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  • : Politique
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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Régions info ouest

Mercredi 26 juillet 2006 3 26 07 2006 22:57

 La situation politique nationale :

 La situation politique nationale est marquée à droite par un violent débat entre les deux tendances de la droite dans la perspective des élections présidentielles.

 La crise des banlieues est interprétée par Sarkozy et la droite libérale, à la manière de la presse anglo-saxonne, comme le symptôme de l’usure du modèle républicain français. Il faut en changer (la rupture par des réformes libérales) pour aller vers une société à l’américaine utilisant en permanence la stratégie de l’affrontement.

 Chirac et de Villepin sont plus proches des thèses selon lesquelles l’abandon de la République depuis vingt ans (l’école, les inégalités raciales et sociales, les ghettos) et non l’intégration républicaine, a conduit au désastre de la crise des banlieues.

 L’économie, l’Europe, font l’objet d’une confrontation idéologique entre les deux camps pour des raisons électorales (il s’agit de récupérer l’électorat Le Pen par un discours populiste, voire ordurier, Sarkozy et de Villiers étant les plus prompts à utiliser les thèmes de Le Pen).

 La césure, plus feutrée, est aussi à gauche, principalement au PS entre ceux qui accompagnent le libéralisme et ceux qui veulent lui résister (selon des déclarations d’avant-congrès.

 Mais ce clivage est éclipsé par l’enjeu de l’élection présidentielle. En fait, les textes du congrès socialiste du Mans sont d’une grande ambiguïté et la synthèse offre un contenu fade et décevant. Rien n’est tranché sur des questions aussi importantes que l’économie et l’énergie ou encore l’Europe et la « constitution ».

 Le risque existe que la gauche soit disqualifiée au premier tour.

On peut souhaiter que le projet du PS, cette fois-ci, se distingue des illusions libérales, mais ce souhait n’est étayé sur rien jusqu’à présent.

 

Le projet du MRC :

 Notre projet veut introduire la cohérence qui manque à la gauche. C’est un projet antilibéral, surtout républicain. Les média ne s’y intéressent pas. Mais il faut aussi réfléchir sur ce que sont les média aujourd’hui, dont les principaux sont contrôlés par de grands groupes (Dassault, Lagardère, Bouygues) ou sous l’emprise d’une idéologie libérale-gauchiste (Libération-Le Monde), les uns et les autres soutenant Sarkozy et influençant directement les journalistes des radios.

 Le MRC s’accroche à ce qui fait sa force : cohérence et projet.

Les citoyens sont dans un grand désarroi. La gauche et la droite leur semblent très éloignées des réalités.

La gauche britannique soutient la guerre des USA en Irak, la gauche allemande s’aligne sur le programme du MEDEF.

Faut-il s’étonner de la volatilité des électeurs et être surpris que le clivage droite-gauche ne soit pas pris au sérieux ?

 Nous voulons un projet qui réponde aux attentes du peuple. Entre le libéralisme selon Strauss-Kahn et le gauchisme selon Besancenot, il y a place pour la République sociale.

 Nous appelons de nos vœux les états généraux de la gauche afin de débattre, sur le fond, de la réorientation de l’Europe pour relancer l’économie et l’emploi.

 Nous espérons que la gauche sera à la hauteur de ses responsabilités dans la lutte contre le chômage, notamment. Elle doit être capable de tirer les leçons du 21 avril 2002, du 29 mai 2005 et de la crise des banlieues.

 Les pauvres laissés à eux-mêmes, les chômeurs abandonnés par l’Europe, 40% de jeunes chômeurs dans les banlieues : où est la promesse d’égalité de la République ? S’intégrer… mais à quoi ? La fermeté implique une politique d’émancipation.

 

 Allons-nous vers une société de violences et d’exclusions comme aux USA (les émeutes de Los Angeles) ?

Il ne nous reste plus que 4 ou 5 ans pour choisir entre ce modèle et la République sociale.

 

 

Par SORIN Michel - Publié dans : Régions info ouest
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Mercredi 26 juillet 2006 3 26 07 2006 23:26

 

Jean-Yves Autexier répond aux militants sur le projet du MRC

Quel est le sens de la synthèse du congrès du PS ?

Ce congrès a au moins une conséquence : il laisse le futur candidat à l’élection présidentielle libre de définir son programme en fonction de la situation du moment.

 

N’y a-t-il pas des raisons d’espérer ?

Au pessimisme de l’intelligence, il faut ajouter l’optimisme de la volonté.

Le mouvement de mai 1968 est à l’origine de la victoire de la gauche en mai 1981 (renouveau du parti socialiste en 1971).

Les grèves de 1995 sont pour quelque chose dans le vote du 29 mai 2005 (destruction des services publics par l’Europe).

Le 29 mai aura des conséquences à long terme. Le vote non a rassemblé les jeunes, les actifs, les milieux populaires. Le vote oui a été majoritaire seulement parmi les plus de 55 ans, les cadres et professions libérales, les diplômés au-delà de bac +2, les ménages ayant un revenu net mensuel supérieur à 3000 €.

Le vote non a rassemblé 62% des électeurs de gauche.

Le peuple a besoin de changement. Quand pourra-t-il se réaliser ? On ne le sait pas mais il se fera.

Ne mettons pas notre drapeau dans notre poche.

Concernant l’Europe, il existe un attachement populaire aux nations et un vif sentiment d’indignation nationale face au bulldozer libéral qui détruit tout. La chute du mur de Berlin, c’était à la fois la liberté et la nation retrouvées.

Lors des prochains votes, les électeurs donneront une prime à la nation démocratique.

 

Affirmons ce qui nous distingue.

Nous ne sommes pas la gauche du PS. Nous sommes un mouvement républicain.

Nous voulons sauver la France par la gauche et sauver la gauche par la France.

Service national.

La revendication de l’égalité va conduire à la proposition d’un service national.

Cohérence : la renationalisation d’EDF, par exemple, est liée au changement de l’architecture de la zone euro, notamment le rôle de la BCE et le pacte de stabilité.

Le déficit de la France (1100 milliards €) est la conséquence de la revalorisation de l’euro vis-à-vis du dollar (+ 50% en 5 ans). Le coût de la re-nationalisation d’EDF est de 7 milliards €. Comment les trouver dans le contexte actuel ?

Le fait que la Banque Centrale Européenne soit déliée de tout engagement concernant la croissance et l’emploi la conduit à donner priorité à la protection de la rente (le capital) par rapport au travail.

La faible croissance de l’économie française (1,6%) est à l’origine du chômage de masse.

C’est pourquoi la défense du service public (EDF) est liée à la politique de croissance, et, donc, à l’architecture de la zone euro (politique de la BCE).

Cohérence : impossible de maintenir un niveau élevé des salaires et de la protection sociale sans changer l’organisation du commerce mondial.

La fabrication d’un téléphone SAGEM peut se faire au Vietnam au coût salarial de 85 € par mois. L’industrie textile française ne peut supporter la concurrence chinoise. Les Tissages de Picardie (Sarkozy frère) en sont un exemple.

Les délocalisations ne sont donc pas évitables si l’on ne change pas la conception actuelle du libre-échange. Il faut limiter celui-ci à l’intérieur d’une zone de développement comparable, par exemple en Europe.

Le libre-échange intégral n’est pas supportable entre l’Europe et l’Asie du sud-est (ou l’Afrique).

L’idéologie de l’Organisation Mondiale du Commerce (l’OMC chère à Pascal Lamy) doit évoluer vers la conception d’un libre-échange modulé par un système d’écluses entre zones de développement différent.

C’est la condition du maintien des salaires et acquis sociaux en France.

Ce point, évoqué avant le congrès du Mans, a été évacué de la synthèse du PS.

La re-fondation républicaine.

La crise des banlieues a donné lieu à une lecture originale de Jean-Pierre Chevènement.

Cette lecture est sociale (chômage, qui renvoie à la croissance) et républicaine (marques de différence entre Ali et Alain) et non ethnique et religieuse.

La France est digne d’être aimée. Assez de repentance ! La France a été coloniale, la Grande-Bretagne aussi. La France a maltraité les colonisés, les USA aussi (encore actuellement). La France n’est ni exemplaire ni damnée.

Notre analyse de la crise des banlieues est sociale et nationale.

Elle n’est ni ethnique ni religieuse. Elle appelle un discours républicain.

Croissance et inégalités.

La croissance produit des inégalités mais, sans croissance, les inégalités sont multipliées par 1000.

A vrai dire, la non-croissance est souvent préconisée par les libéraux.

La croissance produit des déchets, lesquels suscite une industrie pour les transformer.

Nous disons non à l’écologisme et au pessimisme humain. Depuis près de 5000 ans, l’homme crée et forge un rapport entre lui et la nature, laquelle n’est pas immuable.

L’énergie nucléaire.

Le prix du pétrole grimpe et ses ressources sont limitées. En outre, le pétrole et le gaz sont à l’origine d’une pollution de l’atmosphère par le gaz carbonique (effet de serre) qui modifie le climat.

L’énergie nucléaire est propre mais laisse des déchets ultimes radio-actifs (environ 500 tonnes provenant des 32 centrales nucléaires françaises). Ils sont stockés provisoirement en surface en attendant un lieu sûr (argile ou granite, en profondeur) et, si possible, une solution de retraitement.

Capter et enfouir du gaz carbonique en zone profonde, c’est traiter 50 millions de tonnes d’un gaz explosif. Par comparaison, les déchets nucléaires (500 t) ne sont pas plus difficiles à stocker.

L’énergie nucléaire est nécessaire pendant 40 ans encore. Développons toutes les énergies renouvelables, en sachant qu’elles ont toutes leurs limites et leurs inconvénients. Par exemple, une éolienne ne peut couvrir les besoins en énergie que d’une centaine de maisons d’habitation.

Priorité n°1 : lutter contre le chômage. Donc, modifier l’architecture de la zone euro.

Les présidents de la BCE et de la Banque de France prétendent avoir de la visibilité sur 10 ans, justifiant ainsi leur indépendance vis-à-vis du suffrage universel.

En réalité, l’architecture actuelle de la zone euro est un affront permanent à la démocratie (le pouvoir est confié à des non élus).

Et si la négociation échouait ? … Est-il envisageable pour la France de sortir de l’euro ?

La France et l’Allemagne sont les deux contributeurs nets majeurs de l’UE. Ils ont un poids particulier et il existe, au sein de la zone euro, d’autres pays mécontents de la gestion actuelle de l’euro.

Avec eux, la France engagerait une concertation dans le but d’établir un rapport de forces face au président Trichet de la BCE. Pas question pour notre pays de sortir seul de l’euro et de s’engager dans une dévaluation compétitive. Ce serait très dangereux ! Nous ne sommes plus en 1991.

Le traité de Maastricht a mis en place une rigidité monétaire qui devient insupportable quand cette politique monétariste s’applique de la même façon à l’Irlande (en pleine croissance + 6%) et à l’Italie (déficit permanent). La solution, c’est de changer l’architecture de la zone euro.

Soutenir l’innovation et la recherche.

Le Conseil européen a décidé, à Lisbonne en 2000, de développer les industries du savoir. Mais ce sont les Etats qui doivent mettre en œuvre et financer cette politique.

Très peu de pays ont une recherche digne de ce nom en Europe. Ceux qui en ont, comme la France, n’ont pas d’argent et ne peuvent investir en raison du pacte de stabilité (verrou à 3% de déficit).

En matière de savoir, il faut aussi commencer par le commencement : savoir lire, écrire et compter en sortant de l’école primaire…

Politique industrielle.

La Commission européenne s’est opposée au ministre des Finances, Sarkozy, quand celui-ci a proposé que l’Etat s’engage dans le capital d’Alstom. Pour cette Europe, seule compte la politique de la concurrence, qui est de sa compétence.

La politique régionale n’est financée que par un ou deux contributeurs.

La proposition concernant l’actionnariat salarié est justifiée par le fait que de nombreuses entreprises ont un actionnariat fragile. Celui-ci serait stabilisé par un actionnariat salarié à hauteur de 10%.

Des services publics modernes.

Le marché a ses avantages mais aussi un gros inconvénient : il est myope. Ce n’est pas un outil adapté quand il s’agit de financer et gérer des équipements à long terme (tunnel sous la Manche, centrales nucléaires, réseau ferroviaire).

Même les capitalistes ont besoin des services publics. Il faut en faire un outil de la croissance, avec garantie pour les citoyens d’y avoir accès.

 

Revaloriser le travail.

D’abord, par de meilleurs salaires perçus par les salariés. Il serait plus juste de transférer les charges sociales, pour partie (charges patronales, sauf les retraites) sur la TVA (la valeur ajoutée, plutôt que l’emploi), pour partie (charges salariales) sur la CSG (tous revenus, y compris du capital).

Il s’agit de revaloriser la rémunération du travail (d’abord, les bas salaires) en priorité sur les revenus de substitution.

L’objectif est d’atteindre un rapport plus équilibré entre le travail et le capital, le travail restant ce qu’il a toujours été : le moyen d’entrer en rapport avec la nature…

S’agissant des paysans, la réforme de la PAC vise l’alignement sur le marché mondial et, par le découplage des aides, cela revient à amener les paysans à vivre d’allocations (voir le texte de Michel Sorin, délégué national à l’agriculture, à ce sujet).

 

Le logement social.

Comment relancer les logements sociaux ? Par la construction publique, alors qu’aujourd’hui la construction privée dicte ses choix. Il faut aussi veiller à la mixité sociale. Le financement devrait être réalisé par la Caisse des Dépôts et consignations en recyclant l’argent du livret A de la Caisse d’Epargne.

Il y a un problème, à Paris et dans les zones urbaines, de crédits publics non consommés

Le plafonnement de l’augmentation des loyers est à remettre à l’ordre du jour afin d’éviter les excès.

Les collectivités locales : loi SRU et ressources stables.

La loi SRU, qui exige dans chaque ville un minimum de 20% de logements sociaux, doit être appliquée, en suspendant les subventions aux communes qui ne le feraient pas.

Celles qui n’auraient pas les moyens financiers peuvent faire jouer la solidarité au niveau de l’agglomération. La loi Chevènement en faveur de la coopération inter-communale est là pour cela.

Les collectivités locales devraient être assurées de ressources stables. Ce n’est plus le cas depuis que les dotations de l’Etat se sont substituées en partie aux impôts locaux (la part des ressources liées à l’impôt soumis à la décision des élus territoriaux est passée de 55% à 30%). Il faut laisser aux communes la fiscalité locale, tout en harmonisant les taux de taxe professionnelle. La liberté des collectivités locales passe par la fiscalité. C’est pourquoi la dérive vers les dotations doit cesser.

Coopération inter-communale : quel mode de scrutin ?

Les conseillers communautaires doivent être élus au suffrage universel direct, le même jour que les conseillers municipaux.

Le dispositif en vigueur à Paris, Lyon et Marseille, avec les arrondissements, pourrait être étendu aux communautés urbaines, communautés d’agglomération et de communes.

Sur chaque liste de candidats au conseil d’arrondissement de Paris, les dix premiers noms sont imprimés en caractères gras, signe qu’ils sont candidats également au conseil de Paris.

 

La citoyenneté et l’égalité : des droits et des devoirs.

Le citoyen dans une collectivité libre (qui se détermine par des lois) est une partie du souverain. L’Europe doit être respectueuse de la souveraineté des peuples et pratiquer la coopération entre les Etats.

La démocratie se situe au niveau des souverainetés nationales. La souveraineté équivaut à la liberté. Le 29 mai, lors du référendum, les lois européennes (directives) n’ont pas été acceptées par les citoyens car elles leur sont extérieures (ils n’en ont pas le contrôle, la maîtrise).

L‘Etat est responsable de l’intérêt général et de l’égalité entre les citoyens.

La décentralisation génère des inégalités. Même les élus n’en veulent plus, sous sa forme actuelle.

L’égalité devant l’emploi, c’est l’enjeu de l’avenir pour les jeunes générations.

Pourquoi pas des CV anonymes, ce qui oblige les employeurs à se poser des questions ?

Il y aura 800 000 fonctionnaires à recruter. Pourquoi pas des classes préparatoires à la fonction publique ?

Nous ne proposons pas la discrimination positive (assimilée à un passe-droit et sans respect de la dignité humaine) mais la promotion sociale volontariste.

Les jeunes ont du talent. Nombre d’exemples le prouvent. Pourquoi pas financer les études supérieures si engagement de servir l’Etat pendant dix ans (ce qui se faisait avec l’IPES) ?

Le respect par l’Etat de la promesse de l’égalité est le meilleur moyen de donner un « coup de jeune » aux services publics et à l’Etat lui-même.

 

L’immigration et la nation : ensemble, faire la France et porter les valeurs de la République.« Français de papier » ? Non, français à 100%. « Votre destin, c’est la France ! ».

Il faut rejeter « l’ethnicisation » de tout, mettre en avant l’égalité. Notre discours doit être pédagogique et optimiste. La France blanche et rurale, c’est le passé.

En 2015, nous serons la première nation d’Europe (la population allemande étant en forte régression). Proposons aux immigrés et à leurs enfants de faire la France avec nous, pas seulement pour faire des affaires, mais pour être des « passeurs » de développement économique entre la France et le Maghreb, par exemple.

La France a une longue histoire et elle ira plus loin. Il ne s’agit pas d’absoudre le crime colonial mais, comme l’Allemagne, la Grande-Bretagne, l’Espagne, le Portugal, l’histoire de France comporte des ombres et des lumières.

La France, c’est un grand projet en commun (Renan) qui porte les valeurs de la République.

 

La laïcité : une loi de liberté.

La laïcité, c’est la distinction entre la sphère publique et la sphère privée.

Il s’agit de rassembler, en mettant en avant ce qui ressemble, plutôt que ce qui distingue.

C’est une loi de liberté : liberté du culte, liberté de s’habiller comme on veut, mais aussi liberté de conscience dans l’espace public. Au 18ème siècle, il s’agissait de casser les prisons communautaires, de libérer l’Homme. Aujourd’hui, la liberté de conscience et de culte est le fondement de la loi de 1905 qu’il faut préserver.

la liberté de conscience et de culte est le fondement de la loi de 1905 qu’il faut préserver.

Refonder l’école.

La société est entrée dans l’école avec ses violences. Le respect du savoir a disparu. La responsabilité se dilue, l’autorité des maîtres est bafouée. C’est le résultat de vingt ans de « pédagogisme », c’est le naufrage de l’école publique en matière de transmission du savoir et de formation du citoyen.

Cohérence républicaine entre politique intérieure et internationale.

A la volonté du progrès social à l’intérieur, correspond la souveraineté et la liberté des peuples à l’extérieur (refus des empires).

Par SORIN Michel - Publié dans : Régions info ouest
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Jeudi 27 juillet 2006 4 27 07 2006 10:26

 

Bilan des assises

Ces assises ouest étaient initiées par la direction nationale du MRC et organisées par le MRC de Loire-Atlantique sous la responsabilité de Jean-Louis Le Bouëdec, en relation avec le coordonnateur régional, Michel Sorin (MRC 53), qui animait la réunion.

 Les partis de gauche avaient été invités afin d’exprimer leurs positions en vue des échéances électorales 2007. En outre, un intervenant national représentatif du mouvement social et associatif allait apporter son éclairage sur ce sujet, mais aussi sur le thème de la laïcité, au moment du centenaire des lois laïques de 1905.

Une quarantaine de personnes étaient présentes dans la salle des Associations, dont une douzaine de militants MRC issus de plusieurs départements de l’ouest (Finistère, Morbihan, Mayenne, Vienne, Calvados).

 

 

 Commentaires du MRC 53 lors de sa réunion le 19 janvier 2006

 

"Dans le cadre d’une décision nationale, afin de préparer les états généraux de la gauche, le MRC a décidé d'organiser une réunion publique dans chaque grande région correspondant à la circonscription créée à l’occasion des élections européennes (pour nous : Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes) en invitant les autres partis de gauche.

 

Cette réunion à Nantes était co-organisée par Jean-Louis Le Bouëdec (MRC 44) et Michel Sorin (MRC 53, coordonnateur). Le premier était chargé de la préparation matérielle et des contacts politiques et médiatiques locaux, et le second des contacts nationaux et régionaux ainsi que l’animation de la réunion. 

 

Le 16 décembre, en plus des représentants des partis, Michel Sorin avait sollicité Bernard Teper, président de l’UFAL, pour intervenir sur le thème de la laïcité en raison du centenaire de la loi de 1905.

 

Les interventions à la tribune de Patrick Trannoy (secrétaire national du MRC), de Michel Rica (1er secrétaire départemental 44 du PCF), de Stéphane Junique (secrétaire fédéral 44 du PS) ont été complétées par les interventions dans la salle de Jean-Yves Corbière (pour les Radicaux de gauche 44) et de Jean-Claude Hervé (vice-président ATTAC 44) et celles de nombreux militants. 

 

Une conférence de presse avait permis d’avoir une présentation de la réunion dans les éditions de Ouest-France et Presse-Océan en Loire-Atlantique. Toutefois, la belle salle des associations de Nantes aurait pu accueillir beaucoup plus que la quarantaine de personnes présentes, dont une douzaine venue d’autres départements – le Finistère, le Morbihan, la Vienne et le Calvados. La Mayenne était représentée par Gérard Beillard, Georges Minzière et Michel Sorin. 

 

Les différents intervenants, à la tribune et dans la salle, ont pu exprimer clairement leurs points de vue et débattre dans un climat chaleureux d’attention, d’écoute et de respect.

Tout en percevant des différences entre les positions du PCF, du MRC et de Bernard Teper  d’une part, du PS d’autre part, chacun ressentait le besoin d’unité de la gauche autour d’un projet 2007 réellement alternatif, à préparer d’urgence.

En prenant l’initiative de ces assises régionales, le MRC a contribué à faire avancer cette idée de rassemblement autour d’un projet construit et partagé par l’ensemble de la gauche".

Texte d’invitation aux assises régionales ouest

Quelle République voulons-nous pour la France ?

 

 Cette question est posée à tous les Français, qu’ils soient de droite ou de gauche.

 D’ailleurs, est-il si facile de se dire de droite ou de gauche aujourd’hui, au vu de ce que nous offrent les partis dirigeants et, surtout, compte tenu de la politique qu’ils ont menée depuis vingt ans ?

 La droite, qui a répudié ce qu’il y avait de positif dans le gaullisme, a choisi la stratégie de l’affrontement et nous invite à laisser tomber le vieux modèle républicain, usé et démodé, pour aller vers une société à l’américaine, libérale et violente, mais douce pour les riches.

Cette droite veut en finir avec l’hypocrisie : elle utilise un discours populiste outrancier, voire ordurier, afin d’obtenir les faveurs d’électeurs attirés par ce type de langage. Au risque de se montrer telle qu’elle est, arrogante et méprisante.

 La gauche est emberlificotée dans un clivage politique flou que personne ne comprend car elle n’a pas le courage d’affronter la réalité et de dire la vérité : sa propre démission depuis vingt ans face au pouvoir financier mondial .

L’enjeu présidentiel ayant pris le dessus sur les questions de fond, la synthèse socialiste du Mans est un compromis qui laisse au futur candidat la liberté de choix de son programme.

 Comment s’étonner, dans ces conditions, que les citoyens soient en plein désarroi !

La gauche et la droite leur semblent très éloignées de ce qu’ils vivent.

Et, pour beaucoup d’entre eux, le clivage droite-gauche est fortement brouillé,

ce qui justifie leurs votes de plus en plus volatils et zappeurs.

 Reconnaissons-leur des excuses, tant le monde politique s’est éloigné du monde réel. Mais ramenons-les à leurs responsabilités de citoyens dans une République où le peuple est souverain.

 Dans quel type de société voulons-nous vivre ?

 Le modèle américain proposé par la droite (liberté pour les forts et inégalités pour tous) ?

Le modèle français républicain à réinventer (liberté et égalité pour tous, solidarité)  ?

Disons-le clairement : si nous laissons faire, le risque est grand que les inégalités et les injustices croissantes, les exclusions et les violences, nous conduisent bientôt vers une société à l’américaine.

 C’est pourquoi nous demandons aux Socialistes et à la gauche de tirer vraiment les leçons du 21 avril 2002, du 29 mai 2005 et de la crise des banlieues, symptômes du mal être français.

 La promesse républicaine de l’égalité doit être tenue, sinon les libertés ne sont plus que formelles.

La fermeté doit être assortie d’une politique d’émancipation pour tous.

 Les difficultés de la France et des Français ne sont pas à prendre à la légère.

Le sursaut ne peut venir que de la rencontre entre la gauche et le peuple, autour d’un projet républicain exigeant et cohérent. N’oublions pas que la nation démocratique est le cadre historique du développement du progrès social. Face aux menaces de toutes sortes et aux dérives néo-libérales,

 Citoyennes, citoyens, la République vous appelle !

 Après plusieurs mois d’informations, de débats publics et privés, de sondages et de menaces… Qui a voté non le 29 mai ?

Le monde du travail actif, jeune, avec diplômes et revenus peu ou moyennement élevés.

Aux yeux du peuple, ce vote conscient était manifestement un feu rouge pour cette Europe d’inspiration néo-libérale soutenue principalement par la droite en France.

Aux yeux des décideurs, c’était un feu clignotant, qui n’interdit pas de passer…à condition d’avancer prudemment et habilement !

 Nous affirmons que le peuple doit avoir le dernier mot dans une démocratie.

Encore faut-il qu’il soit vigilant, rassemblé et mobilisé pour se faire respecter !…

C’est pourquoi nous proposons les états généraux de la gauche, préparés par

les lieux d’échanges et de débats que sont les assises régionales.

 Au point où nous en sommes, chacun doit être conscient que l’enjeu des élections nationales au printemps 2007 sera de décider dans quelle République nous voulons vivre : celle qui accepte la domination du pouvoir financier sur toutes les activités humaines, ou celle qui met en œuvre la liberté, l’égalité et l’émancipation pour tous.

 Comme dans les grands moments de notre histoire, il importe que des hommes et des femmes, armés de leur lucidité et de leur courage, se mettent en mouvement…

Pour défendre et promouvoir une République vivante, laïque, sociale, démocratique.

Cet appel s’adresse à tous ceux qui pensent que la gauche doit se rassembler et préparer

une véritable alternative aux politiques néo-libérales de la droite,

en sachant que cela ne pourra se faire qu’avec la participation active des citoyens.

Assises régionales de la gauche

Vendredi 16 décembre 2005 à 20h30 à NANTES

Grande salle de la Manufacture, boulevard Stalingrad.

Thème principal de ces assises, en relation avec le centenaire des lois sur la laïcité :

Thème principal de ces assises, en relation avec le centenaire des lois sur la laïcité :

La République sociale et laïque

 

Par SORIN Michel - Publié dans : Régions info ouest
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Jeudi 27 juillet 2006 4 27 07 2006 10:57

 

Intervention de Bernard Teper, président de l’Union des Familles Laïques (UFAL).

 L’UFAL est dans le champ social, pas dans celui de la politique.

 Il ne peut y avoir de projet alternatif à la droite si ce n’est pas une alternative au libéralisme.

 

 Après l’implosion du communisme soviétique, le « turbo-capitalisme » (selon l’analyse de l’UFAL) ou, plus généralement, la « mondialisation néo-libérale » ( qui commence au milieu des années 1970 et a été théorisée par ATTAC) ont été porteurs de  privatisations et de « marchandisation » des activités humaines, par le biais de décisions aux niveaux mondial et européen (directives).

 L’affaissement de la part des salaires et cotisations sociales dans les richesses produites (- 10%, en faveur des profits) est à l’origine des problèmes de financement des services publics et de la sécurité sociale. Il en a résulté l’accroissement de la pauvreté et des inégalités sociales.

 Les néo-libéraux, minoritaires, ont besoin d’alliés. Il leur faut compenser la réduction des services publics par les actions de charité des communautés ethniques et religieuses (le lien religieux, véhiculé par Sarkozy).

 C’est ainsi que le néo-libéralisme est allié au néo-communautarisme.

 D’où la stratégie nécessaire de lier le combat laïque au combat social, comme Jean Jaurès, qui disait « le socialisme, c’est la république poussée jusqu’au bout ».

 Il y a une double articulation à faire : l’union des anti-libéraux dans le champ social et l’union des gauches dans le champ politique, qui recoupe l’articulation entre le mouvement d’en haut et le mouvement d’en bas. Les partis doivent discuter avec les organisations syndicales et associatives. Et l’éducation populaire, laïque et républicaine, doit renouer le lien qu’elle avait auparavant avec les citoyens.

 Le combat social, c’est l’alliance entre les couches populaires et moyennes, mais aussi avec le « lumpenprolétariat ».

 Ce gouvernement, mais aussi les gouvernements de gauche depuis 20 ans à un moindre niveau, portent la responsabilité de la mise à l’écart des couches populaires.

 Le programme politique doit trouver sa source dans le mouvement social. Par exemple, nous avons réfléchi (ATTAC) à une démarche programmatique pour la santé dans les Etats généraux de la santé et de l’assurance-maladie (ils rassemblent une centaine d’organisations). On ne se reconnaît pas dans les positions « santé et sécurité sociale » des partis politiques.             

 Autre exemple : l’initiative « services publics en milieu rural » (Convergence nationale services publics), après la manifestation de Guéret, a ouvert un lieu pour le dialogue.

 Comme me l’a demandé Michel Sorin, je vais développer la question de la laïcité. Tous les Français sont pour la laïcité… mais que mettent-ils derrière ce mot ?

 La définition historique, c’est la séparation de la sphère publique et de la sphère privée, dans les domaines idéologiques et religieux institutionnels et, aussi, économiques.

 La loi du 9 décembre 1905, c’est la liberté de conscience et la liberté de culte.

 La laïcité n’est pas anti-religieuse (la liberté du culte est protégée, ce qui n’est pas le cas en Iran, qui n’est pas un pays laïque) mais elle peut-être anticléricale (exemple : loi 1967-1975 sur le droit à l’avortement, qui allait à l’encontre de la position de l’Eglise catholique).

 La laïcité est née en France, plus grand pays d’immigration d’Europe (depuis Louis XIV), qui se distingue par son caractère de nation républicaine, différent de la nation ethnique (Allemagne).

 La laïcité est un combat universel qui progresse (l’UFAL a des contacts avec 80 pays).

 La Suède a adopté une nouvelle Constitution dans laquelle la laïcité est présente.

 Au Portugal, il y a un début de séparation entre la sphère publique et la sphère privée.

 En Grèce, où la religion orthodoxe est très présente, une loi est en préparation.   

 La loi intervient pour préciser les conditions d’application de la laïcité à l’école.

 Une circulaire de Jean Zay, ministre SFIO du Front populaire, indiquait en 1937 aux enseignants la conduite à tenir face à l’expression des signes religieux à l’école.

Le ministre Lionel Jospin du gouvernement Rocard faisait voter la loi du 10 juillet 1989 sur l’orientation scolaire, qui dans son article 10, libéralisait cette expression au sein des établissements scolaires.

 La loi du 15 mars 2004 revenait aux principes définis par la circulaire Jean Zay.

 La laïcité est un concept extensible.

 La séparation des sphères publique et privée peut aussi s’appliquer aux lits privés dans l’hôpital public. L’eau est-elle un bien commun ou une denrée (à laquelle s’applique la loi du marché) ?

 Il faut éviter que le champ politique soit soumis à des dogmes. Ainsi, celui du libre-échange fait autant de mal que les dogmes religieux il y a 100 ou 200 ans. Avec le dogme de la concurrence, s’appliquant partout, y compris aux pays du Sud, cela nous conduit au capitalisme sauvage.

D’autres dogmes ont conduit à généraliser la sphère publique au détriment de la liberté dans la sphère privée (cas du communisme soviétique).

 Il faut respecter le résultat du 29 mai : il y avait un oui de gauche et un non de gauche.

 Le non de gauche a été majoritaire dans le non et dans la gauche. Cela doit être respecté.

 Et dans les 31% du corps électoral qui a voté non, il n’y avait pas que des MRC + PCF + LCR.

 Il y avait aussi d’autres forces. Il faut les respecter si on veut vraiment une alternative.

 C’est ensemble (partis + organisations du mouvement social) qu’il faut penser une alternative au néo-libéralisme, en faisant une alliance entre les précaires et « sans » (exclus) et les couches populaires et moyennes. Le mouvement social a une influence sur la société, que les partis auraient tort de négliger.

En liant le combat féministe, social, laïque, sans se limiter à des incantations,

nous devons ensemble construire une autre République.

Par SORIN Michel - Publié dans : Régions info ouest
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Jeudi 27 juillet 2006 4 27 07 2006 11:27

 

Intervention de Patrick Trannoy, Secrétaire national MRC.

 Respecter le NON du 29 mai 2005, éviter la répétition de l’échec du 21 avril 2002 (en rappelant, au passage, que celui-ci n’était pas dû à Jean-Pierre Chevènement, dont le projet était différent de celui de Lionel Jospin), cela passe par un nouveau chemin : pluralisme dans les médias, souveraineté populaire, lutte contre la directive Bolkestein et la politique de la BCE, pour la République et la démocratie et la prise en compte de l’exigence sociale.

La dette est forte parce que la croissance est faible. Il faut donc une relance concertée des économies européennes et de l’investissement public (recherche, infrastructures, logement) et, aussi, garantir les services publics.

 Avec quel financement ? Il faudra sortir du pacte de stabilité budgétaire (au moins, en sortir les investissements) et une politique fiscale juste.

Nous serons dans le cadre d’une économie ouverte soumise à la mondialisation et à la logique financière.

Nous refuserons la concurrence libre et non faussée, le dumping social. Il faudra sauvegarder les emplois et préserver les savoir-faire de la concurrence déloyale, en recherchant le co-développement. La politique de désinflation compétitive conduite depuis 1983 devra cesser.

 Choisir entre la République et le chômage de masse ? Nous choisissons la République car nous refusons cette société disloquée qui laisse monter le communautarisme, les violences et les égoïsmes  et ne voit plus d’horizon collectif. L’intégration des immigrés est plus difficile dans ce type de société.

 A la République des mots (de Villiers), nous devons préférer la République des actes.

 La gauche a des différences. Elle doit faire converger des priorités se concrétisant dans les politiques monétaire et budgétaire.

 Patrick Trannoy propose aux partenaires de la gauche de se mettre d’accord sur 7 priorités :

 Changer de politique monétaire en mettant la BCE sous tutelle de l’Eurogroupe,

 Changer de politique budgétaire en renégociant le pacte de stabilité ou en s’affranchissant de ses règles,

 Changer de politique commerciale pour nous protéger des délocalisations (emplois, savoir faire),

 Changer de politique éducative pour assurer réellement la promotion de tous, grâce à l’exigence républicaine,

 Rétablir les conditions minimales de la démocratie réelle (pluralisme des médias, représentation partiellement proportionnelle),

 Réaffirmer les principes républicains de laïcité, et enrayer la dérive communautaire,

 Respecter l’unité de la République, en cessant la frénésie décentralisatrice et en condamnant les expériences du type processus de Matignon en Corse.

 Il conclut sur un souhait : si l’on peut faire cela demain ensemble, il y a un espoir de retrouver les classes populaires et d’empêcher la droite de se maintenir au pouvoir.

  Précisions de Patrick Trannoy (dans le débat) :

 La synthèse du Mans du congrès PS prévoit la possibilité de mettre en œuvre des moyens, douaniers par exemple, qui pourraient amorcer la rupture avec le libre-échangisme.

 En ce qui concerne la re-nationalisation d’EDF, le MRC est favorable à la fusion EDF-GDF et à la création d’un Etablissement public national de l’énergie. Actuellement, c’est la politique de la concurrence qui est mise en œuvre dans le secteur de l’énergie, chaque acteur faisant de l’électricité et du gaz.

 Nous préconisons la relance de l’économie (politique keynésienne) par un emprunt public et en utilisant toutes les ressources de la politique fiscale.

Nous sommes favorables à la création d’un pôle bancaire public (autour de la Caisse des Dépôts et Consignations) et à la constitution d’une épargne de précaution populaire.

 Nous ne voulons pas de « la concurrence libre et non faussée » (rupture avec le libre-échangisme).

 Patrick Trannoy (MRC) pense que le pari de la renégociation européenne est raisonnable. L’Allemagne subit autant que la France les conséquences de la politique monétaire. On ne peut pas continuer l’euro sur les mêmes bases. Ce n’est possible qu’à nos conditions.

 

   Patrick Trannoy (MRC) rappelle son opposition au Traité Constitutionnel européen parce qu’il n’y a pas un peuple européen, mais 25 peuples européens, voire plus. La politique européenne ne peut être la recherche d’un consensus autour d’un intérêt général européen qui n’existe pas actuellement. Chaque pays défend ses intérêts. A propos du bilan de la période 1997-2002, on peut considérer que la première partie (1997-2000) a été positive. 

Par SORIN Michel - Publié dans : Régions info ouest
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