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La France se tromperait-elle dans ses choix énergétiques ?
La réalité du réchauffement climatique s’imposant de plus en plus, le collectif* a publié ce nouveau communiqué le 12 mai 2013.
Le seuil symbolique est atteint, la concentration du CO2 dans l’atmosphère de l’hémisphère nord atteint 400 parties par million à Mauna Loa (Hawaï), loin de toute source de pollution. Certes, ce n’est pas encore la moyenne annuelle, ce n’est pas encore la moyenne globale, c’est le pic saisonnier avant que la pousse de la végétation dans l’hémisphère nord ne fasse quelque peu décroître cette valeur pour 6 mois. Mais c’est une valeur que l’homme n’a jamais connue, une valeur que la terre n’a pas connue depuis plusieurs millions d’années.
La conséquence de cette accumulation de CO2 est évidente, un réchauffement global déjà bien perçu avec tous les dérèglements climatiques et leurs conséquences : fonte massive de la banquise arctique, météorologie plus contrastée avec des évènements météorologiques violents plus fréquents1, montée du niveau de la mer, dérèglements de la végétation, migration de la faune …
Les émissions de CO2 ne cessent de croître à un rythme inquiétant. La vitesse d'accroissement de la concentration correspond aux scénarios les plus pessimistes étudiés et pris en compte par les rapports du GIEC2. Si on n'infléchit pas cette tendance, la température en 2100 pourrait augmenter de plus de 10°C en moyenne sur les continents, et davantage dans les régions septentrionales. On est, de toute évidence, bien au-delà du réchauffement global de 2°C évoqué dans les grandes messes politiques mondiales dont les engagements ne sont suivis d'aucun effet. Au niveau global, le charbon est de plus en plus utilisé, et l‘exploitation de pétroles et de gaz non conventionnels est en pleine expansion.
Et en France, les gouvernements successifs agissent peu, sauf en parole (dans un débat verrouillé sur la transition énergétique par exemple). Il y a plus désolant encore pour un pays qui pouvait s’enorgueillir d’avoir un taux d’émission de CO2 par habitant parmi les plus bas des pays développés : pour complaire à l’écologie politique, nos gouvernements n’hésitent pas à favoriser le développement d’énergies émettrices de CO2, soit directement par le chauffage au gaz qu’impose dans la pratique la RT20123 pour les logements neufs, soit par la perspective d'une réduction brutale de la production bien maîtrisée d’une électricité non carbonée, apportée par le nucléaire, à remplacer par des sources coûteuses d’électricité intermittentes (solaire et éolien) qui nécessitent l’appoint de centrales au gaz pour pallier les conséquences de leur irrégularité intrinsèque4.
« Sauvons Le Climat » associe sa voix à celle de tous les climatologues qui réclament à cor et à cris des actions pour laisser à nos enfants une planète sur laquelle il fera encore bon vivre.
1 Selon le réassureur Munich Re, le nombre de catastrophes d’origine climatique a été multiplié par 3 en 30 ans
2 Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat
3Réglementation thermique pour la construction neuve en vigueur depuis le 1er janvier 2013
4 En Allemagne on constate que la consommation de charbon et de lignite augmente parallèlement à l’accroissement de la part des énergies renouvelables intermittentes.
* Le collectif « Sauvons le Climat », association agréée fondée en 2005, regroupe plus de 30.000 membres, directement et à travers les associations partenaires. Indépendant de tout groupe de pression ou parti politique, « Sauvons le Climat » a pour ambition d’informer nos concitoyens sur les problèmes relatifs au réchauffement climatique et sur les solutions proposées pour le limiter au moindre coût. Ses travaux prennent en compte les trois piliers - environnemental, économique et social - du développement durable. Ils sont réalisés sous le contrôle d’un Comité Scientifique composé de personnalités de haut rang, présidé par Michel Petit, ancien responsable du groupe français d’experts au GIEC.
Cet article est le 71ème paru sur ce blog dans la catégorie Climat énergies environnement
Une transition énergétique compatible avec les possibilités
Le collectif d’associations adhérentes à « Sauvons le climat » a tenu son Assemblée Générale annuelle le 13 avril. « A cette occasion il a tenu à réaffirmer ses priorités, au moment où le débat national sur la transition énergétique se déroule sans mobiliser les foules ».
Voir le communiqué publié ce 15 avril 2013 par Sauvons le climat.
(…) « Sauvons le Climat » rappelle que la priorité absolue est de réduire les émissions de gaz à effet de serre en menant une « transition énergétique » où le réalisme économique et social doit l’emporter sur les approches idéologiques.
A cet effet il préconise que les options de « transition énergétique » retenues soient compatibles avec les capacités d’investissement des ménages, des entreprises ou des collectivités et ne conduisent pas à devoir remettre en question de façon excessive les libertés et les modes de vie de nos concitoyens. Il en résulte notamment que :
- les programmes d’amélioration de l’habitat doivent être sélectionnés selon leur capacité à réduire les émissions de carbone et leur coût en prenant en compte le critère du coût de la tonne de carbone évité.
- les énergies renouvelables thermiques (solaire, géothermie individuelle et collective, biomasse…) et les biocarburants de deuxième génération doivent être développés. Ces techniques, contrairement aux énergies renouvelables électriques intermittentes, n'affectent pas la sécurité du réseau électrique et n'ont pas le coût exorbitant des énergies bénéficiant de l'obligation d'achat.
- les usages de l’électricité doivent être fortement développés dans les domaines où ils permettent de remplacer les combustibles fossiles : véhicules et transports électriques, pompes à chaleur, chauffage à induction et torches à plasma dans l’industrie, etc… Il est rappelé à cet effet que la production d'électricité non carbonée, grâce au nucléaire et à l’hydraulique, est un des secteurs d’excellence du pays et un grand pourvoyeur d’emplois qui a donné de l’avance à la France dans sa lutte contre les changements climatiques.
Tout un ensemble de propositions cohérentes et efficaces permettant de réussir la division par quatre de nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 sont détaillées dans un scénario énergétique global, NEGATEP. Ce scénario est présenté aux acteurs du débat national sur la transition énergétique. « Sauvons le Climat » ne s’en tiendra cependant pas à cette participation au débat et compte bien se faire entendre lors de la préparation du futur projet de loi d’orientation (…).
« Sauvons le climat » (SLC) est un collectif d’associations et d’adhérents individuels de plus de 30000 membres au total à
fin 2012. SLC cherche à apporter une contribution indépendante, scientifique, cartésienne au débat, en associant des personnes et experts de haut niveau. L’apport de ces experts est totalement
bénévole. Chaque domaine est couvert par des spécialistes expérimentés sous la supervision d’un Conseil Scientifique. SLC se situe hors de tout parti politique.
Photo : Gérard Pierre, membre de "Sauvons le climat" Bourgogne
Rappel : Débat sur la transition énergétique pour une loi de programmation 2013 - 29 nov. 2012
Cet article est le 70ème paru sur ce blog dans la catégorie Climat énergies environnement
Confronter les points de vue et définir l’intérêt général
Le débat national sur la transition énergétique a été lancé ce 29 novembre afin de réfléchir aux moyens pour la France de réduire ses gaz à effet de serre et d’atteindre différents objectifs pour une part contradictoires. C’est l’engagement du président de la République d’organiser un grand débat national débouchant sur une loi de programmation énergétique fin 2013 qui aura comme finalité principale la lutte contre le réchauffement climatique.
Le quotidien d’information en ligne des collectivités locales, Localtis, a résumé ainsi l’évènement dans un article d’Anne Lenormand, ce 29 novembre 2012.
Après quelques couacs, le débat national sur la transition énergétique a été lancé ce 29 novembre au ministère de l'Ecologie. Prévu sur plus de six mois, il doit déboucher sur des recommandations qui alimenteront un projet de loi de programmation attendu à la mi-2013.
Avec une bonne semaine de retard sur le calendrier initialement annoncé, le débat national sur la transition énergétique a officiellement
démarré ce 29 novembre au ministère de l'Ecologie. Il doit permettre de réfléchir aux moyens pour la France "à la fois, de respecter ses engagements européens de réduction de gaz à effet de
serre" et "faire évoluer son mix électrique d'ici 2025", a déclaré la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, lors d'une conférence de presse précédant la première réunion du Conseil national du
débat. Il est nécessaire au nom de "la compétitivité des entreprises, de la justice sociale, de la sécurité des approvisionnements et de l'indépendance énergétique", a-t-elle ajouté.
"Toutes les idées pourront être défendues. Ceux qui veulent défendre la sortie du nucléaire, ou l'exploitation des gaz de schiste pourront le faire. Il n'y a pas de sujet tabou et toutes les
idées pourront s'exprimer", a assuré la ministre, prônant "un grand débat citoyen, populaire et accessible à tous". "Ce débat était un engagement du président de la République", a-t-elle encore
rappelé.
Il doit permettre d'étudier plusieurs scénarios avec comme grandes lignes directrices le déploiement d'une politique de sobriété énergétique, une moindre dépendance aux énergies fossiles, dont le
coût se renchérit, le développement des énergies renouvelables. Le tout en étant en ligne avec les objectifs de 2050 (diviser par 4 ou 5 les émissions de gaz à effet de serre). Les travaux, qui
sont désormais engagés, vont durer plusieurs mois pour produire d'ici l'été des recommandations au gouvernement, en vue de la rédaction d'un projet de loi de programmation en juillet.
Après la mise en place un peu laborieuse des différentes instances, et notamment du comité de pilotage chargé d'animer le débat qui a donné lieu à des tensions avec les ONG environnementales, la
première session du Conseil national du débat s'est donc tenue jeudi après-midi à huis clos au ministère de l'Ecologie.
Présenté comme le "parlement" du débat, il réunit 112 membres répartis en sept collèges (Etat, employeurs, syndicats, ONG de défense de
l'environnement, autres associations, associations d'élus locaux et parlementaires). Il doit fixer les grandes orientations du débat et le calendrier. Il procédera à des auditions publiques. A
l'issue du processus, il formulera des recommandations et actera aussi les désaccords.
A ses côtés, siégeront le comité de pilotage, un comité citoyen et un comité d'experts. Le premier est chargé de garantir le pluralisme du débat, de soumettre des questions au Conseil national et
d'encourager la participation du plus grand nombre. Autour de Delphine Batho, il réunit six personnalités désignées par le gouvernement : Bruno Rebelle, consultant et ex-dirigeant de Greenpeace
France, Laurence Tubiana, directrice de l'Institut du développement durable et des relations internationales, le climatologue Jean Jouzel, l'ex-patronne d'Areva Anne Lauvergeon, Michel Rollier,
ex-dirigeant de Michelin, et Georges Mercadal, spécialiste du débat public. Le comité citoyen, qui doit refléter la diversité socioculturelle et géographique française, devra veiller à la prise
en compte de ses questionnements. Présidé par l'économiste Alain Grandjean, le comité des experts, composé de scientifiques français ou étrangers, sera sollicité autant que de besoin par le
Conseil national du débat. Il évaluera notamment les scénarios énergétiques existants.
Enfin, deux "groupes de contacts" vont aussi être mis en place. Le groupe de contact des collectivités, rassemblant les associations nationales d'élus locaux, devra faciliter et coordonner
l'organisation des débats dans les régions tandis que le groupe de contact des entreprises de l'énergie devra assurer le dialogue avec ce secteur, notamment sur les coûts des différentes options.
Un site Internet ouvert à tous les citoyens sera mis en place en janvier, et à partir de février des débats seront aussi organisés dans les régions.
"Nous voulons un débat ouvert, riche et transparent", a déclaré Jean Jouzel. Selon Anne Lauvergeon, "il y aura une confrontation des points de vue pour favoriser la recherche de convergences et
définir l'intérêt général de la Nation". Tout cela n'ira pas sans friction, tant les positions sont, sur certains dossiers comme le nucléaire ou les gaz de schiste, radicalement différentes. Le
projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes risque aussi d'être mis sur la table. Greenpeace et Les Amis de la Terre ont d'ailleurs estimé que les conditions d'un débat sur une "réelle transition
énergétique (n'étaient) pas réunies" et ont renoncé à participer. Quelques militants de Greenpeace étaient d'ailleurs mobilisés jeudi devant le ministère de l'Ecologie au moment même où le débat
commençait.
Pour sa part, l’association Sauvons le climat avait publié, le 6 octobre 2012, une réflexion scientifique de Gilbert Ruelle (Académie des technologies, Commission énergie et changement climatique)
La transition énergétique est à l'ordre du jour
Voir Discours d'ouverture de François Hollande à la Conférence environnementale
Rappel : MRC et Res Publica : éléments d'une nouvelle politique énergétique - 26 juin 2011
Cet article est le 69ème paru sur ce blog dans la catégorie Climat énergies environnement
Une loi mal conçue qui détruit l’égalité entre les citoyens
Trop de précipitation au Parlement et inexpérience ministérielle. Voir Logement social : la loi de tous les cafouillages (Le Monde, 24 octobre 2012).
Dans cet article, il est question aussi des avatars au Sénat de la loi sur les tarifs de l’énergie. La loi Brottes sur la tarification progressive de l’énergie souffre d’être mal conçue.
Voir Tarification progressive de l'énergie : 2 objectifs pour une loi complexe - 22 octobre 2012
Tarification progressive de l'énergie : 2 avis et commentaires sur la loi - 23 octobre 2012
Au Sénat, les membres du groupe CRC (Communistes, républicains, citoyens) ont présenté une motion d’irrecevabilité. Voir Proposition de loi Brottes : climat électrique pour l'examen en commission au Sénat (Localtis.info, 17 octobre 2012)
Le 23 octobre, la commission des affaires économiques du Sénat a à nouveau examiné la proposition de loi. La motion d’irrecevabilité a été adoptée.
Tarifs de l'énergie : le texte "irrecevable" au Sénat
Court-circuit au Sénat. La commission des affaires économiques a déclaré "irrecevable", mardi 23 octobre, la proposition de loi du député (PS) François Brottes sur la transition énergétique, adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale et qui doit être examinée en séance au Sénat le 30 octobre. La motion d'irrecevabilité présentée par le groupe Communiste, républicain et citoyen (CRC) a été adoptée par 20 voix contre 19, les sénateurs de la droite et du centre ayant joint leurs voix à celles des 2 communistes.
L’avis de Gérard Pierre, responsable du pôle Energies au Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) :
Cette loi, poudre aux yeux, ne sert qu’à faire plaisir à EELV. Elle aura comme résultat, comme la RT2012*, de réorienter la consommation énergétique vers la consommation d’énergie émettrice de gaz à effet de serre. De plus, elle détruit l’égalité entre les citoyens. Revenons aux principes fondamentaux du Conseil National de la Résistance.
Elle est inefficace, très difficile à mettre en œuvre, antisociale et de surcroît anti-écologique dans la mesure où elle contribuera à augmenter les émissions de gaz à effet de serre. Il faut de toute urgence s’opposer à cette loi, mal conçue, déposée à la va-vite.
Il est plus urgent de préparer avec sérieux la transition énergétique. Avec comme critères : l’indépendance nationale, le déficit du commerce extérieur, le développement industriel, le coût de l’énergie pour les particuliers et les entreprises, la diminution des émissions de gaz à effet de serre, la prise en compte de la raréfaction des énergies fossiles.
* Voir Réglementation thermique
Cet article est le 68ème paru sur ce blog dans la catégorie Climat énergies environnement
Cette loi favorisera les énergies fossiles polluantes
Des réactions de Jean-Pierre Lettron (Hauts-de-Seine) et de Hervé Nifenecker (Isère), ce 23 octobre, à l’article Tarification progressive de l'énergie : 2 objectifs pour une loi complexe - 22 octobre 2012. Elles apportent un éclairage complémentaire.
Jean-Pierre Lettron
Sachez que le projet prévoit pour la fixation des tarifs de l’électricité (et ensuite pour le Gaz peut-être), outre les paramètres climatiques du point de livraison, la surface du logement, son niveau d’isolation, le nombre d’habitants et la nature du parc des appareils électriques du logement. En plus une liste non exhaustive d’appareils qui pourront apporter des dérogations.
Bref un casse tête pour établir les contrats. Au lieu de prendre 3 à 5 minutes pour une mise en service cela prendra entre 3 ou 4 fois plus de temps avec des prises de tête incalculables entre le conseiller client d’EDF et les clients. Ceci entraînera le triplement des effectifs des services clients…qui va payer ?
Au-delà des difficultés humaines et informatiques, ce projet ouvre la voie à la connaissance des modes de vie de chaque citoyen par une entreprise commerciale. Dérive qui, une fois faite pour EDF et GDF, pourra s’étendre à bien d’autres sociétés.
Fondamentalement, ce projet ne sert ni la Nation ni les Citoyens, ce n’est qu’un nouvel avatar des anti-nucléaires pour réduire la part de l’électricité dans la consommation globale d’énergie en France, quitte à favoriser les énergies fossiles émettrices de CO2. Cet été, la banquise n’a pas souffert du nucléaire mais bien du réchauffement climatique...
Ce projet est fondamentalement anti-républicain ; alors, préparons nous à le combattre avec détermination !
Hervé Nifenecker
Il semble que le MRC soit le seul parti qui sache conserver la tête froide dans l'état de confusion qui règne dans la société
française: sur le nucléaire, certes, mais aussi sur le rôle des experts et de l'expertise, sur les OGM, sur le gaz de schiste, etc. Les Ver(t)s sont en train de ronger les fondements mêmes de la République, la rationalité et le cartésianisme. Tout en réclamant une
réindustrialisation, on s'acharne contre les industries qui marchent le mieux, qui sont nos atouts dans la compétition internationale (EDF, GDF-Suez, Areva, Total etc.). Et nous faisons de même
avec l'agriculture (ceux qui ne font pas de bio pour les bobos sont mis au pilori). Les scientifiques et techniciens n'en peuvent plus de ces discours de méfiance qui les accusent de
malhonnêteté. Le résultat est qu'il est de plus en plus difficile de recruter des étudiants dans les matières scientifiques et techniques.
En ce qui concerne la loi dite "Brottes" c'est, effectivement, une machine à gaz qui mélange plusieurs objectifs qui pourraient être louables s'ils n'étaient pas contradictoires.
La précarité énergétique est un vrai problème qui devrait être traité en soi, après consultation des organismes sociaux et des associations qui s'en soucient vraiment. Il serait bien préférable,
par exemple, d'utiliser une CSPE (réformée pour s'étendre à toutes les consommations énergétiques des secteurs résidentiels et tertiaires comme le gaz et le fioul) pour lutter contre cette
précarité plutôt que de favoriser les spéculations sur l'éolien et le photovoltaïque.
Un système de bonus malus pourrait être utilisé de façon intelligente pour encourager les propriétaires à améliorer les performances thermiques des logements. Mais cela n'est possible que si
l'industrie est capable de réaliser les rénovations nécessaires. Or cette industrie n'est, actuellement, capable de rénover qu'au maximum 600 000 logements par an alors que la loi Brottes
distribuerait près de 12 millions
de malus !
Cet article est le 67ème paru sur ce blog dans la catégorie Climat énergies environnement
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