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  • : Michel Sorin
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  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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Laval en Mayenne

Samedi 2 décembre 2006

 

Monsieur d’Aubert n'ignore pas la loi mais ne l’applique pas !

 L’information est largement commentée par le syndicat FO des employés de la ville de Laval, dans son blog http://fo-laval.over-blog.com. En voici un extrait :

 « De quoi s'agit-il ? M. d'Aubert a soulagé le contribuable en grugeant l'usager du service de l'assainissement. Pour tenter de promouvoir son objectif libéral de baisse des impôts, M. d'Aubert a fait supporter à tous les abonnés du service des eaux et de l'assainissement des dépenses que la loi, les réglementations et des jurisprudences constantes obligent d'imputer au budget général de la collectivité et donc au financement par l'impôt.

 Il se trouve qu'à Laval, le service de l'eau et de l'assainissement est depuis toujours géré en régie directe et, à ce titre, comme le confirment toutes les études, le prix de l'eau est moins élevé que dans les villes où ce service est géré par le privé. M. d'Aubert a donc tenté, pour les besoins de sa propagande, de faire supporter aux usagers du service de l'assainissement une dépense indue, étrangère au service rendu aux usagers, et ceci afin de pouvoir continuer à se vanter de réaliser des diminutions d'impôts ».

 On a peine à y croire, mais c’est vrai, puisque c’est une décision du Tribunal administratif de Nantes en date du 10 novembre 2006 : le maire de Laval, François d’Aubert, qui a été auditeur à la cour des comptes et ministre de la République, notamment Secrétaire d’Etat au budget, actuel président départemental de l’UMP, n’appliquait pas depuis 2003 la règle en vigueur en matière de budgets, qui impose de séparer les dépenses relevant du budget général de celles imputables aux budgets annexes eau et assainissement.

 Contraint d’effectuer des travaux de création de bassins d’orages (qui concernent les eaux pluviales) afin de prévenir de nouvelles inondations dans les quartiers, il n’a pas hésité à en faire supporter les charges aux 13 000 abonnés du service assainissement (qui traite les eaux usées).

 S’agissant d’eaux pluviales, il devait les faire supporter par l’ensemble des contribuables à travers le budget principal de la ville (courant ainsi le risque d’alourdir les impôts locaux).

 Evidemment, ce sont, dans les deux cas, les lavallois qui auraient payé. Mais, en ayant fait supporter en moyenne la charge de 379 € aux usagers des services de l’eau et de l’assainissement sur les trois années 2003, 2004 et 2005, le maire a permis sur cette période d’alléger les factures de la taxe d’habitation et des taxes foncières de près de 5 millions € pour tenir ses engagements.

 Au-delà des chiffres, il y a les principes qui dictent à tous les maires d’appliquer les règles. Il est surprenant que les administrations en charge du contrôle de légalité n’aient pas relevé cette infraction et  transmis le dossier elles-mêmes au tribunal administratif de Nantes.

 Il a fallu que ce soit un ancien adjoint au maire de Laval qui, en tant que citoyen de cette ville, en prenne l’initiative. Cela prouve que, vis-à-vis d’une personnalité politique, membre du gouvernement et très proche du premier ministre Raffarin sur la période concernée, la vigilance des préfets en matière de contrôle n’a pas été ce qu’elle aurait dû être. 

 L’opposition municipale n’a pas manqué de demander des comptes au maire de Laval.

 Guillaume Garot avance une autre explication de « cette manipulation budgétaire ». Dans Ouest-France, 1er décembre, il indique : « En effet, Laval étant au taquet au niveau de son endettement, il lui fallait trouver comment financer les réalisations inscrites à son budget ».

 Que peut-il se passer maintenant ? « François d’Aubert, qui a mis la ville dans l’illégalité, va devoir présenter les trois budgets corrigés ». L’élu socialiste demande une séance extraordinaire du conseil municipal, après avoir rappelé que l’opposition, dès 2002, avait alerté le maire sur ce point. Affaire à suivre…

Par SORIN Michel
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Vendredi 20 juillet 2007

 

L’architecte ne peut être l’adjointe au maire

 Révélée ce matin sur les ondes de France Bleu Mayenne, l’information a été relayée aussitôt par le site Internet du syndicat FO des municipaux de Laval http://www.fo-laval.over-blog.com. Elle risque de faire des vagues autour de la mairie, car elle a de quoi surprendre.

 Voici le commentaire que j’en ai fait à chaud sur le site de FO.

 « J'ai entendu cette info sur France Bleu Mayenne ce matin. Ma première réaction : comment est-ce possible ? Pas besoin d'être juriste pour penser qu'il y avait un problème de légalité dans cette désignation d'une adjointe au maire comme architecte dans ce dossier ! S'ils l'ont fait, c'est parce qu'ils se sentaient en situation d'impunité. Le grain de sable, c'est la défaite de François d'Aubert le 17 juin. Le rapport de forces n'est plus le même. D'autant plus que le maire de Laval n'a plus ses entrées au sommet de l'exécutif comme du temps de Raffarin. C'est aussi pour cette raison qu'il a été battu le 17 juin. Nous sommes en train de sortir de la féodalité ».

 L’information a été diffusée ce matin sur France Bleu Mayenne (voir site FO).

 Journal de 7 h 00

 "Bonjour ! Un chantier en rade : celui du nouveau tribunal de commerce. Le Ministère de la Justice met un coup d'arrêt au projet. L'architecte en charge du dit-projet est aussi adjointe à la mairie de Laval. Pour la Chancellerie, c'est incompatible, cela s'apparente même à une prise illégale d'intérêt. Plus d'explications sur ce dossier dans une minute.

 Le Ministère de la Justice suspend le projet du nouveau Tribunal de Commerce et du Conseil de Prud'hommes de Laval. A l'origine : l'architecte choisi par la SACOLA pour réaliser le projet. Et cet architecte n'est autre que l'ajointe à la mairie de Laval en charge du patrimoine, Françoise Brisard.

 Et cela pose un gros problème juridique pour le Ministère de la Justice, car le futur tribunal doit être construit par la SACOLA mais loué par le Ministère. Or, la SACOLA est une société anonyme d'économie mixte, une société dirigée par Paul Lépine, qui lui même est adjoint à la mairie de Laval et vice-président de Laval-Agglomération, mais là n'est, en fait, pas le problème. Le problème, c'est que dans le capital de la SACOLA il y a des fonds publics. La Ville de Laval, Laval-Agglomération et le Conseil général interviennent financièrement dans la SACOLA. La SACOLA ne peut donc pas faire travailler un élu. Juridiquement parlant, cela revient à une prise illégale d'intérêt.

 La Chancellerie, en apprenant que c'était Françoise Brisard et non un autre architecte de son cabinet qui était chargée du projet, a donc tout stoppé.

 L'affaire serait en fait partie de Laval. Des personnes auraient fait part au Procureur de la République, Alex Perrin, de leur étonnement sur le choix de Françoise Brisard.

 Alex Perrin aurait fait atterrir le dossier sur le bureau de la Présidente de la Cour d'Appel d'Angers, Elisabeth Linden, dossier qui a, au final, atterri sur le bureau du ministère.

  Aujourd'hui, le projet est suspendu. Une réunion est prévue le mois prochain entre le ministère et la SACOLA pour trouver une solution. La seule qui paraît évidente, c'est de trouver un architecte qui reprenne le projet. La construction du bâtiment, Place St-Tugal, en face du Palais de Justice, doit en effet commencer avant la fin de l'année, mais ce qui reste très étonnant dans cette affaire, c'est qu'aucun acteur du dossier ne se soit étonné de ce conflit d'intérêt avant, et avant tout Paul Lépine, le patron de la SACOLA qui reconnaît qu'il ne savait pas que faire travailler un élu sur un tel projet pouvait poser problème ".

Par SORIN Michel
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Mercredi 25 juin 2008

Des finances au plus mal selon un rapport

 

Le site du syndicat Force Ouvrière Municipaux Laval a fait paraître, le 23 juin dernier, une information qui va faire des vagues. Elle concerne la gestion de la ville de Laval par l’ancien maire (UMP), François d’Aubert.

 

Son successeur (PS) à la mairie et à l’Assemblée nationale, Guillaume Garot, s’y attendait un peu, mais ne pensait probablement pas que la situation financière pouvait être aussi gravement dégradée.

FO a analysé le nouveau rapport de la Chambre régionale des comptes Rapport de la CRC 2008, portant sur les années 2001 à 2006 de la gestion municipale de l’ancien ministre (proche de Jean-Pierre Raffarin), qui fut maire de Laval (et président de l’agglomération) de 1995 à 2008.

Le VECTEUR LIBRE ET INDEPENDANT  invite les citoyens à prendre connaissance de son dossier exclusif et un abonnement à ses articles, toujours remarquablement documentés, sur http://www.fo-laval.over-blog.com/.

Par SORIN Michel
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Samedi 20 septembre 2008

Le nouveau maire (PS) confronté à la réalité des comptes

 

Les lecteurs du Vecteur libre et indépendant, le journal des municipaux FO de Laval, ne sont pas surpris par les révélations qui viennent d’être publiées, concernant la situation des comptes de la ville de Laval (se reporter à l’article paru sur ce blog le 25 juin 2008 La gestion d'Aubert, ancien maire de Laval, lourdement mise en cause).

 

Depuis la publication des conclusions du cabinet d’audit, lors de la séance du 15 septembre du Conseil municipal de Laval (en l’absence délibérée des conseillers d’opposition), les langues se délient à propos de la situation financière de la ville. La presse locale (Ouest-France et Le Courrier de la Mayenne) relaie les prises de position des élus et des contribuables.

 

Guillaume Garot, maire (PS) élu en mars dernier, organise des réunions dans les quartiers afin d’informer les lavallois et les préparer à entendre ce qui semble inéluctable : une forte hausse des taux d’imposition (taxe d’habitation et taxe sur le foncier bâti).

 

Le Vecteur n’a pas manqué de porter et de commenter l’information, apportant son éclairage d’acteur engagé sous le titre Audit : La situation financière de la Ville de Laval est catastrophique !

 

Il a relevé aussi le rôle particulier d’un fonctionnaire municipal qui, en tant que contribuable lavallois, a déposé un recours contre une délibération adoptée par le Conseil municipal (cliquez ici).

 

Voir l’ensemble des articles sur ce blog concernant La droite en Mayenne.

Par SORIN Michel
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Mardi 30 septembre 2008

Les contribuables auraient aimé savoir avant le vote

 

La situation financière de la Ville de Laval est beaucoup plus dégradée qu’il n’avait été dit lors de la campagne électorale. Guillaume Garot, élu maire en mars 2008, ne s’attendait pas à trouver un déficit d’épargne et une dette aussi importants. Il en déduit qu’une augmentation des taux d’imposition est incontournable (le cabinet d’audit préconise 26%). François d’Aubert contre-attaque et justifie son bilan financier avec l’aplomb qu’on lui a toujours connu.

 

Je renvoie à l’article paru sur ce blog le 20 septembre 2008, sous le titre Laval : la gestion de l'ancien maire (UMP) mise en cause par un audit.  

 

Le maire en place organise des réunions publiques dans les quartiers et publie le rapport d’audit sur le site de la mairie www.laval.fr avec cette présentation :

« Notre ville est aujourd'hui dans une situation financière grave.

Vous trouverez sur cette page, la synthèse du rapport d'audit et de la prospective financière produit par le cabinet indépendant Ressources Consultants Finances. Reconnu pour son expertise, ce cabinet travaille pour des collectivités publiques de toutes tendances politiques.
Ce rapport nous informe que Laval souffre de deux handicaps majeurs : un très grave déficit d'épargne et une dette très importante, à taux variable ».

 

en savoir plus : Notre ville est aujourd'hui dans une situation financière grave.  

 

Pour sa part, le Vecteur libre et indépendant, l’organe des municipaux FO de Laval, apporte son éclairage, avec sa rigueur habituelle, sur la controverse qui divise les lavallois : Guillaume Garot connaissait-il la gravité de la situation financière quand il était dans l’opposition et candidat aux élections municipales ? Beaucoup pensent qu’il n’aurait pas dû prendre l’engagement de ne pas accroître la pression fiscale.

 

Le Vecteur est sceptique, tout en alignant la liste des bonnes raisons de ne pas avoir vu clair dans les finances opaques de la ville sous la gestion d’Aubert. Mais il suffisait de lire le Vecteur pour être bien informé… Voici ce qu’il en dit (je recommande vivement la lecture du Petit d’Aubert illustré - voir, dernière ligne) !

Audit des finances de la Ville de Laval

SAVAIT ? SAVAIT PAS ?

 

Au cours des réunions de quartiers qu'il organise, comme dans ses interviews dans la presse locale, Guillaume Garot fait état d'une relative méconnaissance de la réalité de la situation financière de la Ville de Laval, avant la publication du rapport de la Chambre Régionale des Comptes et l'Audit effectué par un cabinet privé.
L'augmentation de 26% des impôts locaux apparaît désormais indispensable.

Ses interlocuteurs lui font toutefois observer qu'il siégeait au Conseil municipal depuis 2001, et certains autres élus de gauche avec lui.

Ainsi, dans Ouest France du 19 septembre 2008 :

"Vous étiez conseiller municipal, vous deviez savoir que la ville était endettée ?

-Je ne pouvais pas le savoir. Quand on a construit notre projet, on s'est appuyé sur le compte administratif 2006… Nous ne connaissions pas la dette de la SACOLA, un outil que François d'Aubert utilisait pour réaliser des investissements. On nous avait virés du conseil d'administration en 2005. Je rappelle aussi que l'opposition n'était pas représentée au conseil de l'Agglo
".

De même, répondant au Courrier de la Mayenne du 25 septembre 2008 :

"Vous avez annoncé lors de votre campagne un gel des taux d'imposition, que vous ne pouvez pas honorer. Plusieurs de vos conseillers siégeaient pourtant jusqu'au début de l'année dernière au conseil municipal, vous n'étiez pas au courant de ces difficultés ?


-Nous avons pris nos engagements de campagne fin 2007, sur la base des documents que nous avions en notre possession, à savoir le compte administratif 2006. A l'époque, la situation se tenait, avec une évolution plutôt légèrement favorable…"

Qu'en conclure ? Savait-il, ne savait-il pas ?

Il est indiscutable que le Système d'Aubert était particulièrement opaque, et les circuits financiers particulièrement tordus ; certains même ont été déclarés illégaux par la justice dans le cas précis de certains bassins d'orage réalisés non par financement sur le budget général mais en prélevant le budget assainissement.

Il est vrai que l'opposition, écartée du conseil d'administration de la SACOLA, et en l'absence même de présentation des CRAC (Comptes rendus d'Activité à la Collectivité), pourtant obligatoire, avait du mal à appréhender la réalité de cette Société d'Économie Mixte Locale.

Il est vrai aussi que d'Aubert avait refusé la présence d'élus lavallois de l'opposition au sein du Conseil d'Agglo, écartant ainsi la représentation de 45 % des lavallois de cette assemblée qui vote des impôts et de gros investissements.

Il est vrai aussi que les procédés d'externalisation de la dette employés par le Système d'Aubert (par la Sacola notamment) masquaient la réalité des comptes municipaux.

Il est vrai enfin que d'Aubert avait des facilités intellectuelles qui lui permettaient de bien présenter les choses, et il ne faisait pas bon contester ou contredire sa gestion.

QUI SAVAIT ?  LE VECTEUR !

Mais tous les lavallois, et les nouveaux élus, pouvaient en savoir beaucoup en lisant le Vecteur Libre et Indépendant !

Début 2003, le Vecteur avait publié une étude de 45 pages, renvoyant également à plus de 100 pages de documents et d'articles, intitulée "Le Petit d'Aubert illustré".

Analysant les rapports de la Chambre Régionale des Comptes de la Ville, de la Communauté de Communes et de la Sacola pour la période 1996-1999, révélant plusieurs affaires non connues par la CRC, ce document démontait le système d'Aubert et prévoyait ce que découvrent seulement aujourd'hui les nouveaux élus et la population.

D'Aubert agissait sous l'œil bienveillant d'un contrôle de légalité dont le responsable, le Préfet, était nommé en Conseil des Ministres, alors même que d'Aubert était ministre ! C'est là le résultat des disfonctionnements d'une décentralisation mal contrôlée, qui a permis la reconstitution de féodalités au détriment de l'état républicain. Les liens étaient si forts que l'on vit même une préfète de la Mayenne, sitôt en retraite, adhérer à "l'Association des Amis de François d'Aubert".

Lisez, ou relisez "Le Petit d'Aubert illustré" (publié début 2003) et faites vous votre opinion !

Par SORIN Michel
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