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Des points essentiels, non dits, dans l’histoire de Salmson
Georges Minzière*, ancien salarié Salmson, syndicaliste, secrétaire du comité central d’entreprise, voulait d’abord réagir à l’article de Ouest-France (voir
Laval. Salmson, des pompes tournées vers l’étranger), afin de rétablir la vérité
concernant le rôle de Robert Buron, ancien ministre et député de la Mayenne, et de Francis Le Basser, sénateur maire de Laval, dans l’implantation de
Salmson à Laval en 1962.
Parler de « copinages » avec Robert Buron pour expliquer la décision d’implanter l’entreprise à Laval, c’est introduire le risque d’un malentendu. Pourquoi ne pas dire clairement que les relations entretenues par Georges Salmson et Robert Buron dans un réseau de Résistance lié au général de Gaulle, en 1942, ont été déterminantes dans ce choix ?
Pourquoi ne pas rappeler les efforts financiers consentis par la ville et, notamment, le rôle décisif du maire, Francis Le Basser, afin de faciliter l’implantation de Salmson à Laval ?
Voir Salmson en Mayenne : comment l'entreprise s'est implantée à Laval - 31 déc. 2012.
Georges Minzière voulait aussi souligner le parcours exceptionnel du fondateur Emile Salmson, sa capacité d’adaptation et d’invention de nouveaux produits, contribuant ainsi à l’effort de guerre entre 1914 et 1918, au service de l’Etat.
Né le 12 septembre 1859 à Paris, il était le fils de Jean-Baptiste Salmson, d’origine suédoise, arrivé à Paris en 1822. Devenu ingénieur, en 1890, Emile installe à Paris une entreprise qui fabrique, notamment, des pompes centrifuges. En 1896, la société devient « Emile Salmson et Cie », ingénieurs constructeurs. L’entreprise emploie dix ouvriers à Paris et dispose d’un magasin d’exposition. Sa production est variée, allant des pompes aux ascenseurs, en passant par les moteurs. Voir les repères historiques sur l’évolution de l’entreprise Salmson dans l’article :
Voir Les 50 ans des Pompes Salmson à Laval : une belle histoire industrielle - 30 déc. 2012.
Georges Minzière ne sait pas ce qui a conduit la famille Salmson à vendre l’entreprise au groupe américain Nash, en 1961, pendant la construction de la nouvelle usine à Laval. Cela ne manqua pas d’inquiéter les élus qui avaient accepté l’implantation de l’entreprise en consentant d’importants efforts financiers, au nom des contribuables lavallois.
Il se souvient de la décision, en 1976, de la holding américaine ITT (téléphonie), de vendre LMT et Salmson, achetées en 1962. ITT voulait vendre LMT (Le Matériel Téléphonique) et garder les Pompes Salmson. Le président Giscard d’Estaing s’y était opposé. Thomson (avec des fonds publics) a tout racheté à ITT.
Par la suite, Salmson a pris le nom de « Société Electro-Hydraulique » au sein du groupe Thomson (téléphonie et mécanique), lequel s’est désintéressé de ce secteur de production. Un PDG, nouvellement embauché, avait licencié 80 personnes (ingénieurs et cadres), ce qui montrait à l’évidence qu’il ne voyait pas d’avenir à Laval pour Salmson. Georges Minzière, secrétaire du comité central d’entreprise (à partir de 1979), était très inquiet de l’évolution de la situation.
Ce qui a sauvé Salmson est la nationalisation du groupe Thomson. Voir Wikipédia Loi de nationalisation du 13 février 1982. Thomson-Brandt et Thomson-CSF (dont fait partie LMT et, donc la SEH, ex-Salmson) sont nationalisés en 1982 et regroupés en un seul groupe, Thomson SA, en 1983, avec organisation autour de deux pôles : l’électronique grand public et l’électronique professionnelle, essentiellement militaire.
Alain Gomez, proche de Jean-Pierre Chevènement (ils avaient créé le CERES ensemble en 1966) est le nouveau président de Thomson en 1982. Il a reçu Georges Minzière**, accompagné d’une délégation du comité d’entreprise, qui veut lui présenter la situation très particulière de la SEH. Un collaborateur du président Gomez, Paul Calandra, qui sera nommé directeur des ressources humaines de Thomson, s’est déplacé à Laval. Il fera en sorte de consolider la SEH avec des investissements. Le PDG de la SEH, qui avait licencié 80 cadres, a disparu de l’organigramme SEH, suite aux protestations des représentants des salariés. Ceux-ci reprennent confiance, car ils sont écoutés par la direction de Thomson. Celle-ci prépare la vente de la SEH, car la fabrication de pompes ne peut pas rester dans le groupe Thomson restructuré.
L’évènement se produit en 1984. L’allemand Wilo (le groupe Opländer, société familiale, Dortmund) est acheteur. Il produit le même type de circulateurs, selon le même brevet de fabrication, qu’à Laval. Les syndicats de Salmson Laval se rendent sur place en Allemagne.
La direction Thomson propose la dénationalisation, démarche complexe qui rend possible la vente de Salmson. Le comité d’entreprise, les syndicats, pouvaient s’y opposer. Ils ne l’ont pas fait.
Les Allemands disposent d’un bon système de fabrication et du financement. Ils ont un projet industriel de développement européen à l’international. Les deux entreprises (Wilo et Salmson) conservent leurs spécialités et leurs marchés. Elles restent concurrentes et autonomes, mais pratiquent la coopération au sein du groupe Wilo-Salmson entre les deux entreprises. La langue commune est l’anglais.
La rencontre entre Salmson et Wilo a montré des différences de culture d’entreprises.
- Salmson, qui avait sur le site de Laval, des ingénieurs, des concepteurs, des laboratoires d’essais, savait s’adapter au marché en pratiquant la flexibilité (moins de stocks), avec le travail par équipes. Les salaires et charges étaient 30 % moins élevés qu'en Allemagne.
- Wilo ne travaillait pas le vendredi après-midi, ne pratiquait pas le travail par équipes. Il a été contraint d’évoluer dans son fonctionnement, vers davantage de flexibilité. Le syndicat IG Metal contrôle le recrutement (40 à 50 % des salariés sont syndiqués à IG Metal). Le président est un salarié en Allemagne.
Deux directeurs ont joué un rôle décisif dans la réussite de Wilo et de Salmson, séparément puis ensemble : Messieurs Opländer (Wilo) et Crupaux (Salmson).
Dans l’édito du journal interne de Salmson (n° spécial 41, mai 1995), Paul Crupaux, directeur de
l’entreprise Salmson, mais aussi directeur industriel du groupe Wilo-Salmson, que Georges Minzière qualifie de « vrai patron d’industrie », écrivait,
au moment de prendre sa retraite :
« Il y a déjà 25 ans que je suis arrivé à Laval pour y lancer la fabrication des moteurs électriques de circulateurs (…). 25 années riches d’expériences, de moments forts, d’échanges et de travail axées vers cette même ambition : faire de SALMSON une usine exemplaire, solide et solidaire, une entreprise pérenne et autonome, dont le savoir-faire, la compétence et la performance fûssent incontournables pour le développement de l’entité dont elle allait finalement faire partie, le groupe OPLAENDER. (…).
Primordiale pour la crédibilité de SALMSON, cette capacité d’intégration nous a permis de traverser quelques zones de turbulences dont nous sommes sortis sans aucun licenciement. Mais cette victoire n’aurait sans doute pas été possible sans l’aboutissement de la mission que je m’étais donnée parallèlement : assouplir un mode de gestion sociale demeuré trop longtemps directif pour mettre en place un climat le plus serein possible, par la concertation, l’information et la transparence.
Et peut-être est-ce là le point le plus important de nos 25 années de collaboration : j’ai beaucoup appris de vous ; vous avez, de votre côté, intégré mon message… Tout ceci, tous ces échanges, ont apporté à SALMSON sa force et sa richesse : une véritable culture d’entreprise, une spécificité qui sera un formidable atout pour relever les challenges qui vont désormais se jouer à l’échelle de l’Europe, au sein du Groupe OPLAENDER (…).
En conclusion, Georges Minzière propose de remercier toutes celles et ceux qui ont apporté leur concours à l’implantation de Salmson en Mayenne, puis à la réussite de son parcours industriel depuis 50 ans.
Merci à Robert Buron et à Francis Le Basser. Merci à la femme de ménage d’origine mayennaise qui n’aurait pas été sans influencer Georges Salmson (ou l’un de ses frères…) de choisir la Mayenne.
Merci au président Giscard d’Estaing, qui a permis de maintenir la fabrication de pompes en France, face à ITT, qualifiée de « sauvage »…
Merci aux acteurs de la nationalisation et aux dirigeants du groupe nationalisé Thomson, qui ont sauvé Salmson !
Et merci au remarquable dirigeant industriel que fut Paul Crupaux à Saint-Melaine.
* Voir Georges Minzière, syndicaliste CFDT retraité de l'industrie, citoyen actif - 5 mai 2012
** Depuis 1979, en Mayenne, Georges Minzière était secrétaire fédéral du PS aux entreprises, sous ma responsabilité de 1er secrétaire fédéral, cela jusqu’en 1983, et, en collégialité, de 1983 à 1985.
Cet article est le 13ème paru sur ce blog dans la catégorie Les élus en Mayenne.
Robert Buron et Francis Le Basser, les passeurs décisifs
En lisant l’article paru dans Ouest-France « Mayenne » le 10 décembre 2012 (voir Laval. Salmson, des pompes tournées vers l’étranger), Georges Minzière, ancien salarié de Salmson, a été stupéfait.
Le directeur de l’usine Salmson de Laval, Pierre-Yves Bailly, expliquant pourquoi Salmson est présent en Mayenne depuis 1962, indiquait (entre guillemets) « C’est en
raison des copinages avec Robert Buron ». Et le rédacteur de compléter « l’information » : Robert Buron était « mayennais et ministre des Travaux
publics, des Transports et du Tourisme, à l’époque ». Voir Wikipédia
Robert Buron.
Voir Les 50 ans des Pompes Salmson à Laval : une belle histoire industrielle - 30 décembre 2012.
Qualifier de « copinages » les relations entre Salmson et Robert Buron n’est pas acceptable. Cela peut sous-entendre magouilles ou pratiques de corruption. Or, il s’agit de relations qui sont nées pendant l’Occupation allemande, dans le cadre des actions de résistance (réseau « L’Arche de Noé »).
Georges Minzière m’a transmis un journal interne de l’entreprise (St MELAINE INFOS Salmson, n° 24, juillet 1992) qui, page 4, fait un rappel historique des premiers contacts entre des membres de la famille Salmson et Robert Buron.
Puis ce fut au sénateur maire de Laval, Francis Le Basser, de peser en faveur de la décision d’accueillir Salmson à Laval. Pas si simple, car l’Etat a décidé de supprimer les primes d’équipement. C’est ce qu’on apprend en lisant un autre n°, daté de septembre 2000, du journal interne de l’entreprise. Voici un résumé de ces articles, permettant de comprendre comment la décision a été prise.
D’ « ICI LONDRES » A ST MELAINE : AUTOPSIE D’UN CHOIX
1960 : leur usine d’Argenteuil étant devenue trop petite, les fils d’Emile Salmson décident de créer en province une nouvelle unité de production… Ce sera LAVAL, petite ville perdue dans la campagne mayennaise. Le choix peut paraître étonnant : ses racines ne sont rien moins que liées à l’histoire, à la seconde guerre mondiale, à la résistance, à cet idéal prôné par un certain Charles de Gaulle.
Maurice PERCHE évoque quelques points d’histoire. C’est Georges, fils du fondateur Emile Salmson, qui a joué un rôle majeur (auprès de ses frères Jacques et Pierre) dans le choix de Laval comme implantation d’une nouvelle usine, plus fonctionnelle que celle d’Argenteuil.
Pour comprendre cette surprenante option, il faut retourner en arrière, à ces années d’occupation et de résistance qui ont marqué la France, de 1940 à 1945 et que retrace le livre de Marie-Madeleine Fourcade, « L’Arche de Noé », dans la première partie duquel apparaissent Georges et Jean-Philippe Salmson, fils et petit-fils d’Emile.
Ce réseau, « L’Arche de Noé », a été fondé par le commandant Loustaunau-Lacan (pseudonyme Navarre). Georges et Jean-Philippe Salmson ont participé à de nombreuses missions de ce réseau, entre 1940 et 1945. Ils y ont rencontré d’autres combattants de l’ombre. C’est dans ce cadre qu’ils ont noué des relations avec Robert Buron. En 1946, ils ont rejoint la société « Les fils d’Emile Salmson », à Argenteuil, en Ile-de-France. En 1958, quand l’entreprise, qui est en croissance (400 salariés) a besoin d’espace, qu’elle ne trouve pas sur place, les dirigeants de l’entreprise pensent à la décentraliser en province. Mais où ?
Les données sont les suivantes. Logiquement, les pompes Salmson ont intérêt à se rapprocher des lieux de fabrication de la fonte, dans l’est de la France. La nouvelle implantation ne doit pas être éloignée de plus de 300 km de Paris afin de ne pas alourdir le coût des approvisionnements. Les cadres, sondés, préfèrent l’ouest de la France. Georges Salmson reprend contact avec Robert Buron, alors ministre dans le gouvernement présidé par le général de Gaulle.
Connaissant la réputation de Salmson, le ministre propose Laval, dont le maire est Francis Le Basser et lui-même était le député de la circonscription avant devenir ministre. La mairie de Laval offre des conditions avantageuses. Depuis 1957, elle met à la disposition des entreprises une zone industrielle entièrement équipée (Saint-Melaine), avec quasi-gratuité du terrain (1F le m²), prêt à long terme pour financer la construction de l’usine, facilités de logement pour le personnel, recrutement d’ouvriers et d’employés…
Dans le cadre de la décentralisation, pour faciliter le transfert de l’entreprise, l’Etat apporte une prime d’équipement de 50 millions de francs (anciens).
Sur ces bases, le contact est pris entre le PDG de la société, Jacques Salmson, et le sénateur-maire de Laval, Francis Le Basser, à l’automne 1959. A partir de cette première rencontre à Laval, une véritable relation de confiance s’établit entre les deux hommes. Il y a un excellent climat social et de la main-d’œuvre sérieuse et qualifiée disponible. Les efforts financiers de la ville sont très importants, de l’ordre de 45 millions de francs.
Coup de théâtre : l’Etat supprime la prime d’équipement de 50 millions de francs !
Dans le bulletin de l’entreprise, intitulé « L’eau vive », n°73, septembre 2000, est relatée « L’Affaire SALMSON », titre de l’article du 2 novembre 1959 de Ouest-France Laval, qui rendait compte de la séance du 30 octobre du Conseil municipal de Laval.
L’ordre du jour de cette réunion était le vote d’un crédit supplémentaire de 50 millions de francs, suite à la décision de l’Etat de supprimer les primes d’équipement jusqu’alors accordées pour faciliter la décentralisation en province des entreprises localisées dans la région parisienne. Motif : il faut assurer la sauvegarde ou la reconversion des chantiers navals français, ce qui mobilise tous les crédits disponibles de l’enveloppe « Affaires économiques ».
Dès cette décision connue par Jacques Salmson, il écrit au maire de Laval, lui demandant de se substituer à l’Etat défaillant. C’est pourquoi le maire a convoqué cette réunion extraordinaire du Conseil municipal. Les débats ont été houleux entre les « pour » et les « contre » le vote d’une subvention de 50 millions d’anciens francs. « Le représentant de la classe ouvrière » ayant apporté son soutien inconditionnel au maire, Francis Le Basser, le Conseil municipal a fini par décider… de se donner une semaine de réflexion.
En fin de compte, les 50 millions manquants seront accordés, rejoignant les autres aides de la ville, notamment la quasi-gratuité des 7 hectares de terrain. Les travaux ont commencé en janvier 1961.
Dans un autre article, je reprendrai les informations communiquées par Georges Minzière concernant la période où il était secrétaire du comité
central d’entreprise Salmson, dans les années 1970 et 1980. C’est très important et complètement ignoré, notamment :
- le rôle du président Giscard d’Estaing, qui a tenu à ce que Thomson rachète tout à ITT, y compris les pompes Salmson qu’ITT voulait garder,
- le rôle du ministre Chevènement, au moment des nationalisations, et du président Gomez du groupe Thomson (que Georges Minzière avait rencontré), qui a contribué à sauver Salmson,
- le rôle des syndicats de Salmson, qui pouvaient s’opposer à la dénationalisation, en 1984, nécessaire pour que Salmson rejoigne le groupe privé allemand Wilo,
- la complémentarité des groupes Wilo et Salmson et la qualité du projet industriel, à la base de la réussite du groupe Wilo.
Cet article est le 12ème paru sur ce blog dans la catégorie Les élus en Mayenne.
L’implantation de Salmson à Laval, toute une histoire…
Le 50ème anniversaire de Salmson à Laval n’a pas attiré l’attention des médias. Cela s’explique par la date du 1er juin 2012, qui coïncidait avec les élections législatives en France. Toutefois, signalons cet article paru le 4 juin 2012 dans « L’Usine nouvelle » : Les Pompes Salmson
À l’occasion du cinquantième anniversaire de l’usine de Laval, les Pompes Salmson, du groupe allemand Wilo, ouvraient le 1er juin un showroom célébrant les anciens succès de la marque dans l’automobile et l’aéronautique. Et, surtout, lance la production d’une nouvelle génération de moteurs.
"Nous vivons une période particulière, mais captivante pour la France. L’Allemagne a suivi l’élection présidentielle plus que toute autre élection, car les relations franco-allemandes sont de première importance". Oliver Hermes, PDG du groupe allemand Wilo, maison mère des Pompes Salmson depuis 1984, a commencé son intervention - en français - par une ode aux relations franco-allemandes. Il inaugurait le showroom de l’usine de Laval (Mayenne) qui rappelle le glorieux passé de la marque Salmson dans le domaine de l’automobile et de l’aviation et célébrait du même coup le cinquantième anniversaire de l’usine de Laval.
Ce site est en cours de modernisation de sa production. Les anciennes chaînes de fabrication de moteurs traditionnels font place à celles destinées à la fabrication de moteurs à aimants permanents. La directive ErP les rend obligatoires dès le premier janvier 2013 en Europe, pour les circulateurs non-intégrés aux chaudières et deux ans plus tard pour les moteurs intégrés. Cette nouvelle génération de moteurs à pilotage électronique, plus compacts, consomme beaucoup moins grâce à un rendement identique quelle que soit la vitesse de rotation. L’économie d’énergie peut atteindre 70 %.
Cette modernisation est réalisée grâce à un investissement de 50 millions d’euros, répartis sur cinq ans. "Cet effort important était indispensable afin de poursuivre l’activité du site, explique Oliver Hermes. Cela prouve l’importance pour nous du site de Laval. Cela correspond aux valeurs de notre entreprise familiale. Nous voulons consolider nos différents sites en Europe par une production à forte valeur ajoutée. L’enrichissement de notre capital humain en est un des éléments importants." L’usine de Laval, qui emploie environ 700 employés, a embauché 110 ingénieurs et 60 techniciens sur les quatre dernières années et consacre 3 % de sa masse salariale pour la formation.
La société Salmson, dont le siège est à Chatou (Yvelines) a diffusé un communiqué de presse à l’occasion de l’évènement, le 1er juin 2012. Extrait.
Voir SALMSON inaugure son showroom de Laval
A propos de Salmson
SALMSON est une SAS (Société par Actions Simplifiées) française au capital de 16 775 000€, intégrée au groupe allemand WILO SE. Basée à Chatou, la société compte 790 salariés, dont 600 sur le site de production de Laval (53 – Mayenne).
SALMSON fabrique, commercialise et assure la maintenance de pompes et de systèmes de pompage.
SALMSON couvre trois marchés : le Bâtiment, le Cycle de l’Eau et l’Industrie. Son offre, l’une des plus complètes du marché, couvre la quasi-totalité des besoins du génie climatique, du cycle de l’eau, et du péri-process industriel.
SALMSON propose des produits et des solutions pour :
- Le génie climatique, les échanges thermiques : circulateurs et pompes In-line (en ligne).
- L’adduction, la surpression : pompes multicellulaires, surpresseurs.
- Le relevage : pompes et modules pour les eaux claires et chargées.
- L’assainissement : pompes et agitateurs pour les eaux de drainage et les eaux usées.
Le 10 décembre 2012, le quotidien Ouest-France, dans ses pages « Mayenne », a publié un article présentant les activités du site de Laval, dans la rubrique « Produit en Mayenne ».
Laval. Salmson, des pompes tournées vers l'étranger
Situé à Laval, le site emploie plus de 600 salariés. Il est spécialisé dans les pompes et les circulateurs de chauffage. 90 % de la production lavalloise est exportée.
Boulevard de l’Industrie à Laval, les 26 000 m² de l’usine de métallurgie Salmson sont bien à l’abri derrière les grillages. Et il faut montrer patte blanche pour pénétrer dans l’enceinte. Pierre-Yves Bailly, le directeur de l’usine depuis 2008, reçoit dans une salle de réunion. Avant de se muer en guide de l’usine. Costard gris anthracite, et chaussures de sécurité de rigueur aux pieds, il explique pourquoi Salmson est présent en Mayenne depuis 1962. « C’est en raison des copinages avec Robert Buron », tranche le directeur. Pour mémoire, Buron était mayennais mais surtout, le ministre des Travaux publics, des Transports et du Tourisme de l’époque.
L’origine de la société remonte au XIXe siècle. Emile Salmson, un industriel français, concurrent de Renault, développe des pompes, des machines à vapeur et des moteurs. Dans les années 50, les ventes s’effondrent et les fils de l’industriel revendent le bébé. A deux groupes américains d’abord, puis en 1984, aux Allemands de Wilo, l’équivalent de Salmson, outre-Rhin. Le siège du groupe est aujourd’hui basé à Dortmund, en Allemagne (…).
Il est nécessaire de compléter les explications du directeur, concernant l’histoire de Salmson. C’est possible, à partir des journaux internes de l’entreprise, qui m’ont été communiqués par Georges Minzière, ancien salarié Salmson, qui fut secrétaire du comité central d’entreprise, dans les années 1970 et 1980.
Dans un autre article, je reprendrai les observations de Georges Minzière, qui
sont tout à fait essentielles pour la bonne compréhension des évènements qui ont émaillé l’histoire de l’entreprise, notamment son implantation en Mayenne. On verra précisément le rôle joué par
Robert Buron dans le choix de la décentralisation à Laval et les efforts réalisés par les contribuables lavallois, qui ont permis cette implantation.
Dans l’immédiat, je me limiterai à présenter un résumé de ce que fut l’itinéraire de la famille Salmson et de l’entreprise depuis 50 ans qu’elle existe sur le site de Laval.
Repères historiques
Emile Salmson (1859-1917), ingénieur, crée en 1890 une entreprise à Paris, qui fabrique, notamment, des pompes centrifuges. Elle devient « Emile Salmson et Cie » en 1896 et s’agrandit, en fabriquant des moteurs.
La « Société des moteurs Salmson » (SMS) s’installe à Boulogne-Billancourt en 1912. Elle travaille pour l’Etat (moteurs d’avion) pendant la guerre. Puis elle s’engage dans la fabrication d’avions en 1916. Les fils Salmson prennent la succession des diverses entreprises, au décès du fondateur, en 1917. Mais, en 1919, ils quittent la SMS, qui choisit la reconversion de ses activités vers la vitesse (automobiles et avions).
En 1921, est créée la SARL des « Fils de Emile Salmson », à Argenteuil. En 1956, elle devient la « Société des pompes Salmson », qui développe les circulateurs de chauffage. L’extension du site d’Argenteuil étant impossible, le choix est fait en 1959 de la décentralisation en province.
Au moment où le projet de transfert d’Argenteuil à Laval se concrétise, la société (450 salariés, multiplication du chiffre d’affaires par 5) est vendue, en 1961, au groupe américain Nash.
Le 19 mai 1962, est inauguré le site de Saint-Melaine à Laval (Mayenne). Mais, cinq mois plus tard, la Société des Pompes Salmson devient une division de LMT (centraux téléphoniques), qui fait partie de la holding américaine ITT (multinationale spécialisée dans les communications téléphoniques).
En 1976, le groupe Thomson reprend LMT, ce qui englobe la Société des pompes Salmson, qui prend le nom de « Société Electro-Hydraulique ».
En 1984, la SEH intègre le groupe Opländer à Dortmund (Allemagne). L’entreprise fabrique le même type de circulateurs que Salmson à Laval. Le site industriel de Laval se transforme. Les deux marques, Salmson et Wilo, continuent séparément.
En 1996, Monsieur Opländer quitte la direction opérationnelle mais reste à la présidence du directoire. Le groupe devient Wilo-Salmson AG. Le site lavallois développe les circulateurs domestiques et les pompes à eau froide. En 2002, le groupe prend le nom de Wilo AG.
En 2011, le chiffre d’affaires du site lavallois est de 222 millions d’euros. Celui du groupe Wilo a franchi la barre du milliard d’euros en 2010.
Cet article est le 11ème paru sur ce blog dans la catégorie Les élus en Mayenne.
Participer à l’élaboration du projet de territoire
Pendant la campagne électorale municipale à Laval, le 7 février 2008, deux associations membres du Conseil de développement de Laval Agglo,
Mayenne Nature Environnement et l’antenne mayennaise de la FNAUT (usagers des transports) avaient lancé un signal d’alarme. « A
Laval : le Conseil de Développement de Laval Agglomération serait-il virtuel ? »
Voir Mais où est donc passé le
Conseil de Développement de Laval ?
Cela fait presque trois ans que le Conseil de Développement de Laval Agglomération ne s’est pas réuni c’est un paradoxe alors que les candidats aux élections municipales redoublent d’attention pour recueillir les avis de leurs concitoyens et que l’actuel maire de Laval et à ce titre Président de Laval Agglo, redécouvre les qualités du dialogue social et des rencontres avec les habitants.
Laval : une exception en Pays de La Loire
C’est que jusqu’en décembre 2004 Laval faisait exception dans les Pays de la Loire ; c’était la seule agglomération de taille importante à ne pas s’être dotée spontanément de cette instance de démocratie participative (Nantes, Angers, Le Mans … même Châteaubriant et Ancenis avaient leur Conseil de Développement et en Mayenne le Pays de la Haute Mayenne s‘était doté de cette instance de concertation…).
Les Conseils de Développement ont été institués par la Loi d’Orientation pour l’Aménagement et le Développement Durable du Territoire (LOADDT) dite loi Voynet du 25 juin 1999. Le Conseil de développement est une instance qui permet d'associer la société civile à l'élaboration et au suivi des projets concernant une agglomération ou un Pays.
C’est un lieu de dialogue entre les acteurs économiques, sociaux, associatifs afin de faire émerger des idées, des propositions pour un développement durable du territoire. Il est en quelque sorte un outil d’aide à la décision des élus.
Le contraste est fort avec le Pays de Haute Mayenne, qui a su se doter d’un Conseil de développement efficace (président : Jean-Claude Louarn ; chargée de mission : Anne Amblès)
Le Conseil de développement invite les habitants de Haute Mayenne à s'exprimer sur leur avenir collectif. Il se penche sur les problématiques prioritaires et réunit des " représentants " de toutes les catégories d'habitants et d'organismes concernés, dont des élus. Les participants sont des volontaires qu'il sollicite ou qui viennent spontanément. C'est ouvert à tous.
Il travaille en lien étroit avec les élus pour que des propositions issues de ses rencontres de travail soient prises en compte dans les décisions du Pays de Haute Mayenne, des communautés de communes et des communes qui le composent. Il s'appuie sur la Charte du Pays. Cette concertation produit de l'intelligence collective : c'est plus que la somme des intelligences individuelles, c'est une vision nouvelle et globale de la question.
Voir Réforme territoriale : les Pays Voynet (ex : Haute Mayenne) sur le qui vive - 28 septembre 2010
Guillaume Garot
(photo), élu maire de Laval en mars 2008 et
président de Laval Agglo (voir Laval Agglo a élu son nouveau président, Guillaume Garot, et ses 27 vice-présidents - 18 avril 2008), a mis en place les assemblées de quartiers, le conseil des sages, le conseil des jeunes citoyens et
les assises de la culture.
Il lui restait à recréer le conseil de développement, « dernière étape du renouveau du dialogue démocratique » (Emmanuel Blois, Courrier de la Mayenne, 7 octobre 2010). C’est fait depuis son installation, le 29 septembre 2010 à l’hôtel de ville de Laval.
Il est composé de « 50 membres - désignés pour trois ans - 30 représentant les syndicats, associations, chambres consulaires et 20 étant des personnalités locales reconnues pour leurs expertises. Le conseil se réunira au moins deux fois par an en séance plénière.
Représentant les organisations : Jean-Louis Dautin (Clarté), Michel Foucher (Chambre d’agriculture), Michel Gougeon (Chambre de métiers), Laurent Lachaze (Jeune Chambre économique), Hervé Lepert (Centre des jeunes dirigeants), Gérard Marchand (Chambre du commerce et de l’industrie), Sébastien Gageot (Grandes écoles ESEIA et ESTACA), Yves Guillotin (Université du Maine), Catherine Le Souder (Conservatoire national des arts et métiers), Brigitte Maudet (Association pour la formation professionnelle des adultes), Michel Rose (Fédération des associations laïques), Alain Tancrel (Comité départemental olympique et sportif), Gérard Bardoux (Méduane Habitat), Marie-France Gourmelon (Association départementale Information Logement), Philippe Mottier (Place au vélo), Béatrice Orliaguet (Office du tourisme), Nicole Pillet (Habitat jeunes Laval), Louis Racine (Mayenne Nature Environnement), Franck Bouteiller (Associations familiales), Christel Fouache (Instance régionale d’éducation et de la promotion de la santé), Michèle Morato (Caisse d’allocations familiales), Samuel Tarlé (Centre local d’information et de coordination gérontologique), Pascaline Clavier (syndicat de salariés UNSA), Jérôme Deniau (syndicat patronal CGPME), Gérard Goupil (syndicat Force ouvrière), Bénédicte Moutin (CFDT), Samuel Tual (Medef), Isabelle Vitry-Brochard (CGT).
A titre personnel : Didier Chastel, Marcel Chesnay, Patrice Deniau, Roland Dumet, Pascal Durand, Patrick Génin, François Gloria, Alain Guidoux, Fatiah Hamadaïne, Yvette Hautbois, Victor Landais (président), Claudine Livet, Colette Lolon, Louis Nezan, Philippe Noury, Jacques Poirier, Dominique Walkstein.
Ouest-France, le 1er octobre : Un conseil de développement pour l'Agglo
Les nouveaux conseillers ont découvert leurs chantiers : agriculture, cohésion, économie, emploi industriel. Le conseil de développement de l'Agglo, installé mercredi soir à l'hôtel de ville de Laval, regroupe cinquante personnes désignées par Laval.
Trente d'entre elles représentent des syndicats (CGT, CFDT, FO, Medef, Unsa, CGPME), des associations comme Mayenne environnement ou Place aux vélos, l'Université du Maine, des chambres consulaires... Les vingt autres sont « des personnalités locales reconnues pour leurs expertises. » Sur la liste de 45 noms, on compte 13 filles. Les gars ont su sauvegarder leurs prérogatives. Bravo !
Ces conseillers, nommés pour trois ans, siégeront deux fois par an en plénière et travailleront en commission. Victor Landais, ancien maire de Louverné, ancien directeur de la MSA, en retraite depuis 1998, présidera les débats. Guillaume Garot, président de Laval Agglo, dont on connaît l'attachement à la démocratie participative, explique qu'il s'agit de « faire vivre la démocratie de l'agglomération en mobilisant ses forces vives ».
Les missions du conseil concernent l'aménagement ou le développement durable. Pour 2010-2011, il s'agit de participer à l'élaboration du projet de territoire de Laval Agglo. Les chantiers concernent l'agriculture, la cohésion du territoire, le soutien à l'économie sociale et solidaire, le développement de l'emploi industriel (…).
Le recrutement du chargé de mission est lancé (Gazette des communes du 13/09/2010)
Description : Titulaire de la fonction publique territoriale, catégorie A (attaché ou ingénieur) ou contractuel
Sous l'autorité du Directeur Général des Services, vous animez et coordonnez les travaux du conseil de développement.
Vous procédez à l'élaboration et à la transmission d'outils méthodologiques et initiez des actions tendant à renforcer la participation de la population à la vie
du territoire.
Vous contribuez à la production et à la rédaction de rapports d'étude et de comptes rendus.
Vous coordonnez des travaux de communication (lettre d'information, site Internet...) et assurez le suivi et le pilotage de projets. Poste à temps plein, à
pourvoir pour le 1er décembre 2010.
Cet article est le 10ème paru sur ce blog dans la catégorie Les élus en Mayenne.
Laval et la Mayenne confortent leur attractivité
Le très haut débit va irriguer les agglomérations de Laval, Mayenne et Château-Gontier, dans la perspective d’une couverture totale du département de la Mayenne, par la suite.
Dans cette décision, la réflexion de l’association Mayenne Point Org, présidée par Rodolphe Chauvelier, a pesé car elle avait émis des réserves (voir Mayenne Point Org s'interroge : Fibre Optique - Trés haut débit ...) sur la première décision de Laval Agglomération (Ouest-France, 24 septembre 2009 Le très haut débit arrivera dans l'agglo en 2012) et avait été reçue par les élus de Laval Agglo.
Dans un Communiqué de Presse du 25 Avril 2010, Mayenne Point Org expliquait la position de son conseil d’administration :
Notre association fait vivre depuis 10 ans un débat sur la nécessité ou non du très haut débit au service des mayennais. Elle a répondu aux invitations de l’AMF, puis à la mission de Laval agglomération afin d’expliquer au élus les tenants et aboutissants de THD au service de tous les mayennais. Elle c’est faite amplificateur de débats dans la presse locale, nationale et internationale, mais aussi lors de soirées de mutualisation et naturellement sur le web.
Avant tout, l'association Mayenne Point Org n'est pas contre un débat public et y participera volontiers si celui-ci a lieu. Elle tient à affirmer sans équivoque sa position en faveur du très haut débit. Elle rappelle à nouveau son souhait de participer à un groupe de travail départemental ouvert à tous les acteurs du département (collectivités, institutionnels, entreprises, professionnels....)
Il ne s'agit plus de s’interroger sur la nécessité de ce projet, adopté en 2007, mais sur la manière dont il sera réalisé.
Notre société évolue dans un cadre technologique en perpétuelle mutation et difficile à appréhender, car il est trop souvent incompréhensible, dissimulé par un vocabulaire trop technique pour le grand public. Il vaut mieux procéder par analogie ou métaphore pour comprendre ce dont il s’agit et s’imprégner du concept des « autoroutes de l’information », déjà énoncé dans les années 90 :
Envisagerions-nous aujourd’hui de construire et de rouler sur des chemins d'un autre temps ou des rues pavées, de construire un lotissement sans y prévoir un aménagement de qualité pour la chaussée ?
Tout réside dans la façon de réaliser ce projet, c’est la clé de sa réussite, tout en préservant les finances de la collectivité et en entraînant une croissance économique et sociale. Il faut commencer par construire les routes qui seront empruntées en envisageant les augmentations de trafics et les développements futurs, éviter les péages trop chers, ne pas faire deux routes qui relient le même endroit, ne pas connecter uniquement les entreprises entre elles, penser aux particuliers qui ont besoin de se déplacer.
La réserve que nous émettons sur le projet actuel du déploiement du très haut débit en Mayenne est qu’il semble être conçu en priorité pour les entreprises. On l'a constaté : la réussite du développement du haut débit par l’Adsl est le fait des particuliers qui représentent la grande majorité des abonnements.
Il faut avoir conscience dès maintenant que le très haut débit est l’affaire de tous.
Le 27 octobre 2010, Patrick Richard adressait ce
message aux adhérents de www.association.mayenne.org : « Je suis heureux, en tant
qu'élu communautaire, membre de la commission
innovation et enseignement supérieur de Laval agglomération, de vous annoncer 100% de couverture en Très Haut débit à l'horizon 2017 (…).Le membre fondateur est heureux
d'avoir porté les valeurs de notre association,
c'est un petit bout de Mayenne-point-org qui était
présent ».
Photo : Guillaume Garot, maire de Laval, président de Laval Agglo (voir Laval Agglo a élu son nouveau président, Guillaume Garot, et ses 27 vice-présidents - 18 avril 2008)
Le 26 octobre, Ouest-France avait publié cet article :
Pourquoi ? Comment ? Pourquoi le très haut débit ?
L'idée est d'être plus compétitif, en attirant les entreprises mais aussi les particuliers. « Laval sera leader en France sur le numérique, aime à rappeler Guillaume Garot, le président de Laval agglo. Nous serons l'égal de Paris, en proposant du 100 mégabits à tous nos habitants ».
Qu'est-ce que c'est ? Grâce à des fibres optiques enterrées dans le sol, le débit Internet va augmenter de manière considérable. On va passer d'une moyenne de 4 mégabits maximum, à 100 méga bits. Les temps de chargement, et d'envoi de données s'en trouveront améliorés.
Quels avantages ? Les particuliers disposeront tous sans exception de l'offre triple play : Internet, télévision, Internet. Et d'un confort accru, grâce à des connexions beaucoup plus rapides. Quant aux entreprises, elles pourront se servir de la visioconférence, transférer des fichiers très lourds (plans, imageries médicales...). « Quand il fallait 19 minutes pour charger un fichier, il ne faudra plus que 0,06 » précise Idir Aït Arkoub, vice-président de Laval agglo.
À quelle date ? 100 % du territoire doit être couvert dans 7 ans. Le chantier se fera par étape. « Mais tous les foyers et entreprises auront un débit de 2 mégabits par seconde, d'ici à 18 mois » précise Guillaume Garot.
Quel prix ? L'investissement total revient à 28,6 millions d'euros. L'agglomération prend 9,8 millions à sa charge. « Nous demanderons un pourcentage de subventions compris entre 0 et 33 % », a déclaré Jean-Christophe Boyer, le vice-président de l'agglo, en charge des finances.
Quel opérateur ? La concession est accordée à France Télécom pour une durée de 25 ans. « Mais ils devront ouvrir leurs lignes à au moins deux fournisseurs Internet, précise Guillaume Garot. De manière à maintenir de la concurrence. »
Le 27 octobre, également, Patrick Richard adressait un second message aux adhérents de Mayenne Point Org, concernant, cette fois-ci, les villes de Mayenne et de Château-Gontier..
« Je suis heureux en tant qu'élu communautaire - commission innovation et enseignement supérieur de Laval agglomération - siégeant en tant que suppléant de Idir AIT ARKOUB au syndicat GIGALIS http://www.gigalis.org/ de vous faire part de la liaison en fibre optique de la ville de Mayenne et de la ville de Château-Gontier.
La mission confiée par Laval agglomération m'a autorisé à imaginer que l'on pouvait dépenser de l'argent dans une liaison inter ville. Gigalis réalisait un économie de 7M€ en choisissant un axe de backbone différent, en choisissant "Nantes Rennes Laval" en place de "Nantes Châteaubriant Laval". Je me suis alors autorisé à déroger à ma mission en prenant la parole en place des représentants de Mayenne et de Château-Gontier pour faire part de la nécessité de relier ces deux villes. Une solidarité numérique départementale.
L'économie réalisée pouvait servir au maillage du département de la Mayenne, c'est l'esprit MAYENNE-POINT-ORG qui m'a poussé à cette mutualisation. J'ai ensuite conseillé aux élus de chacune des communes de prendre contact avec le président du syndicat, yann HELARY.
http://www.gigalis.org/-L-equipe-Gigalis-.html. La suite est à venir dans les nouveaux usages à développer.
Le membre fondateur est heureux d'avoir porté une deuxième fois les valeurs de mutualisation de notre association. MAYENNE-POINT-ORG force tranquille de propositio ».
Le 29 octobre, Ouest-France (page Mayenne ville) titrait « Le très haut débit pour la fin de l’année. Il arrive via la fibre optique, pour un accès à Internet et des échanges de données plus rapides. Il desservira zones d’activités, collèges et lycées publics ainsi que l’hôpital » (…).
« En mégabits, 100 est le seuil à partir duquel on parle de très haut débit. Le mégabit est l’unité de mesure du volume d’information qui passe dans une connexion Internet en une seconde. Actuellement, une connexion standard, c’est 8 mégabits, et 18 au maximum ».
Cet article est le 9ème paru sur ce blog dans la catégorie Les élus en Mayenne.
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