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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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13 septembre 2018 4 13 /09 /septembre /2018 22:18

 

Congrès 2018 et stratégie de refondation de la gauche républicaine

 

Voici la lettre d’invitation à la rencontre du Mouvement Républicain et Citoyen le 29 septembre 2018 à Saintes. Serge Maupouet (MRC 17) et Michel Sorin (MRC 53) renouvellent leur initiative de 2017.

Rappel : - La rencontre MRC Ouest s'est tenue à Saintes le 8 juillet 2017

- Les responsables Ouest du MRC étaient à Saintes (17) le 8 juillet 2017

- Rencontre MRC Ouest 8 juillet 2017 Saintes - synthèse des échanges

- Le MRC Ouest à Saintes le 29 septembre pour des échanges militants

 

Nous vous proposons une rencontre des adhérents du Mouvement Républicain et Citoyen

samedi 29 septembre 2018 à Saintes (Charente-Maritime)

afin de partager nos ressentis et nos informations après l’université de rentrée à Marseille d’une part, réfléchir aux orientations à prendre par notre Mouvement lors du congrès en décembre d’autre part.

Le 8 juillet 2017, les responsables et militants MRC de l'ouest de la France (de l'Aquitaine à la Normandie) étaient réunis à Saintes, invités par le MRC 17. Jean-Luc Laurent, président du MRC, avait été présent une bonne partie de l'après-midi. Un double compte-rendu en était sorti, l'un complet, l'autre plus synthétique. La satisfaction était générale. Nous avons décidé de renouveler l'expérience.

Ce rendez-vous, cette année, vient après l'université de rentrée de Nos Causes Communes à Marseille les 7, 8 et 9 septembre, organisée conjointement par le MRC et "L'Union et l'Espoir", et avant les réunions MRC d'octobre (séminaire de la direction nationale le 3 octobre, bureau national le 8 octobre, conseil national le 14 octobre) dans le cadre de la préparation du congrès de décembre.
Nous sommes clairement dans une démarche stratégique qui engage l'avenir de notre Mouvement et qui concerne le processus de refondation de la gauche républicaine.

Voici comment est prévue l’organisation de la journée :

- Accueil à partir de 12h (une réunion MRC Limousin-Poitou-Charentes aura lieu en matinée)

Salle de la Récluse, Place de la Commune 1871, 17100 Saintes.

- Déjeuner (plateau repas ou buffet) à partir de 12h30, pendant lequel nous échangerons sur la situation politique nationale et dans nos régions.

Coût du repas (à la charge des participants) : montant maximum de 8 € par personne.

- Echange d’informations sur la situation du MRC et les points en débat.

- Clôture à 17h30.

Les inscriptions des participants sont à faire - par courriel à mrc17@laposte.net

ou - par courrier (Tél : 06 46 24 73 19)

 

Cet article est le 3088 ème sur le blog MRC 53 - le 96ème catégorie MRC 53 et Pays de la Loire

Lors de la rencontre MRC Ouest le 6 juillet 2017 en présence du président du MRC, Jean-Luc Laurent

Lors de la rencontre MRC Ouest le 6 juillet 2017 en présence du président du MRC, Jean-Luc Laurent

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11 septembre 2018 2 11 /09 /septembre /2018 22:39

 

Les 7, 8 et 9 septembre 2018, une belle rencontre pour un nouveau cycle

 

Le parc Chanot de Marseille était inondé de lumière pour accueillir les participants à l’université de rentrée de Nos causes communes pour l'alternative populaire dont la France a besoin.

Voir le Programme de l'Université de rentrée "Nos Causes Communes".

Jean-Luc Laurent, président du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) avait ouvert les débats vendredi en soirée, au côté de Nora Mebarek, responsable PS des Bouches-du-Rhône. Il en a tiré les conclusions dans cette note publiée ce mardi 11 septembre.

Après le succès des Universités de rentrée « Nos Causes Communes »,

poursuivons le travail pour bâtir une alternative et reconstruire la gauche

Ce dernier week-end se sont tenues les Universités de rentrée « Nos Causes Communes » que nous avons eu le plaisir d’organiser avec nos partenaires de « l’Union & l’espoir », courant porté par Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann et auxquelles étaient présentes l’ensemble des forces de gauche (PCF, PS, France Insoumise, République & Socialisme, EELV, Génération.s, Radicaux de Gauche).
De l'avis général des participants, ce fut une belle université politique et une belle rentrée politique qui fera date et j'espère comme Bernard Thibault qu'à l'issue de ces journées, il y aura moins d'orphelins de la gauche !

Face à la politique mortifère menée par Emmanuel Macron et son Gouvernement, le rassemblement de la gauche est plus que jamais une nécessité à laquelle nous devons nous employer afin d’opposer à celui-ci un front uni lors des prochaines élections nationales et locales ! Le succès de nos Universités de rentrée et le travail accompli avec nos partenaires donne désormais une base solide à la gauche républicaine sur laquelle nous pouvons nous appuyer afin de poursuivre le travail.

D’autres initiatives seront organisées et je vous invite à prendre une part active dans la construction de la plateforme « Nos Causes Communes ».
Ne nous y trompons pas, c’est une tâche difficile qui s’ouvre et nous devons nous mobiliser afin de prendre pleinement part au processus de reconstruction de la gauche.

Quarante ans après le cycle d’Épinay c’est un nouveau cycle qui doit s’ouvrir pour la gauche et nous avons la charge d’y participer pleinement pour nous inscrire dans ce mouvement qui commence. Cette nouvelle période qui s'ouvre, s'annonce passionnante. Il s'agit de donner de l'espoir aux citoyens qui attendent une alternative à la politique libérale (...)

 

Pour ma part, je retiens quelques temps forts :

- L’intervention de Bernard Thibault, membre du bureau de l’OIT, vendredi 7 septembre,

- L’intervention de Henri Pena Ruiz sur le thème de la laïcité, samedi 8 septembre,

- Les interventions de Aminata Traoré (Mali) et de Kako Nubukpo (Togo), samedi 8 septembre,

- Les invités de Thierry Cotelle pour parler de l’industrie, samedi 8 septembre,

- La projection-débat de Baron noir avec les commentaires de Eric Benzekri, samedi soir 8 septembre,

- Le débat sur l’économie avec David Cayla et Frédéric Farah, dimanche 9 septembre,

- Tous les intervenants sur le thème de la souveraineté populaire face au marché : Catherine Coutard, Coralie Delaume, Marie-Noëlle Lienemann et Jean-Luc Mélenchon, dimanche 9 septembre.

Voir (YOUTUBE) : La souveraineté populaire face aux marchés

Ces rencontres militantes ont été fort utiles pour amorcer le rapprochement des gauches.

 

Cet article est le 3087 ème sur le blog MRC 53 - le 172ème catégorie Gauche France

Jean-Luc Mélenchon, Catherine Coutard, Marie-Noëlle Lienemann et Coralie Delaume, le 9 septembre 2018 à Marseille

Jean-Luc Mélenchon, Catherine Coutard, Marie-Noëlle Lienemann et Coralie Delaume, le 9 septembre 2018 à Marseille

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6 septembre 2018 4 06 /09 /septembre /2018 21:49

 

Un pacte entre agriculteurs, monde rural, département et Etat

Dans le département de la Manche, le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), par communiqué de presse publié le 23 août 2018, a proposé un nouveau pacte agricole et rural. Jacques Declosmenil (voir Saint-Lô (Manche) : itinéraire de Jacques Declosmenil) m’a transmis ce texte intitulé « Pour un nouveau pacte entre agriculteurs, monde rural, département et Etat ».

- AIM à Sainte-Cécile (début 2015, Ségolène Royal, ministre de l'écologie, avait promis une table ronde aux salariés),

- Laiterie à Coutances (interdiction à un éventuel repreneur de fabriquer du fromage),

- Maîtres Laitiers à Méautis (usine inaugurée en septembre 2017 par le président de la République saluant : "une entreprise exemplaire qui construit une entreprise exceptionnelle" ),

le secteur agro-alimentaire du département subit un tsunami qui met en cause des centaines d'emplois... saignée subie comme une fatalité.

 

Rappelons que le Conseil départemental fait de la ruralité une identité à préserver avec pour objectif d'assurer l'avenir de l'agriculture Manchoise, qui, au-delà de la production de biens alimentaires, façonne les paysages, crée de l'emploi localisé et participe à l'attractivité et au développement des territoires ruraux.

Dans le même temps les élus avouent qu'ils n'ont aucune prise sur les décisions des entreprises nationales et internationales et pas davantage les ministres ! Et pourtant les aides publiques pour aider et accompagner les entreprises sont considérables : création, reprises, embauche, investissement, formation, prévention des difficultés...Chaque année, les aides aux entreprises privées se montent à 200 milliards d'euros ! Ce sont nos impôts qui financent les licenciements !

 

Tout cela est le résultat du néolibéralisme doctrine qui domine la commission européenne conformément aux principes de l'Organisation Mondiale du Commerce. L'agriculture européenne est aussi la grande victime du libre échange. Les paroles habituelles de vifs regrets, de compassion et de soutien à l'égard des salariés jetés au chômage, de ceux qui acceptent une mondialisation sans règle (Philippe Bas, Philippe Gosselin... ) sont dérisoires et indécentes. Tant il est vrai que rien ne changera aussi longtemps que le rôle des marchés de capitaux sera l'alpha et l’oméga dans la croissance et le développement économique. Tout au contraire, il faut remettre la politique au premier plan. C'est la souveraineté du citoyen, comme fondement exclusif de toute légitimité, qui redonnera du sens au politique.

 

Dans tous ces dossiers le département a investi des millions d'euros et une large opacité existe sur les tenants et aboutissant de ces orientations. Quel est l'avenir pour les filières si les outils de transformation et de production périclitent ? Il faut maintenant prendre le problème à bras le corps et il y a des choix collectifs à faire après avoir bien mesuré les enjeux et défini les moyens possibles. La politique agricole du Conseil départemental, inscrite dans le libéralisme économique, hypothèque l'avenir. Faire de la politique autrement, c'est mieux valoriser les complémentarités entre activités (agriculture, industries agricoles et alimentaires) et entre exploitations afin de renforcer les solidarités entre agriculteurs pour leur permettre, en lien avec des élus responsables, de participer à l'équité et à l'efficacité de l'intervention publique. Sur cette base, un nouveau pacte entre agriculteurs, le monde rural et le département doit être élaboré.

 

Face à la baisse du nombre des installations, à la destruction massive d'emplois et aux menaces qui planent, le conseil départemental doit manifester ambition, audace et volonté. Considérant que le ministre de l'agriculture est un élu de la Manche, celle-ci devrait obtenir le déploiement par l’État d'une panoplie de moyens d’appui et d'incitations aux initiatives locales qui émergerons du dialogue avec tous ceux concernés par des orientations stratégiques nouvelles pour l'agriculture (démystification du productivisme, filières de proximité...) et les industries agro-alimentaires.
 

Cet article est le 3086 ème sur le blog MRC 53 - le 448ème, catégorie AGRICULTURE et PAC

Jacques Declosmenil, le 17 octobre 2009, lors d'une réunion MRC dans la Manche

Jacques Declosmenil, le 17 octobre 2009, lors d'une réunion MRC dans la Manche

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6 septembre 2018 4 06 /09 /septembre /2018 19:59

 

Le MRC dans une stratégie de refondation de la gauche républicaine
 

Voici le message que j’ai adressé aux militants MRC de l’ouest, en plein accord avec Serge Maupouet, responsable MRC 17 et du MRC Poitou-Charentes-Limousin.
 

Le 8 juillet 2017, à l'initiative de Serge Maupouet et de moi-même, les responsables et militants MRC de l'ouest de la France (de l'Aquitaine à la Normandie) étaient réunis à Saintes, invités par le MRC 17. Jean-Luc Laurent avait été présent une bonne partie de l'après-midi. Un double compte-rendu en était sorti, l'un complet, l'autre plus synthétique (voir synthèse des échanges). La satisfaction était générale.

Nous avons décidé de renouveler l'expérience. La date retenue est samedi 29 septembre 2018 à Saintes, ville de 25 000 habitants dont Serge est conseiller municipal (...).

Ce rendez-vous est important, après l'université de rentrée de "Nos causes communes" à Marseille les 7, 8 et 9 septembre, organisée conjointement par le MRC et le groupe "L'Union et l'Espoir" (voir Nos causes communes), et avant les réunions MRC d'octobre (séminaire de la direction nationale le 3 octobre, bureau national le 8 octobre, conseil national le 14 octobre) dans le cadre de la préparation du congrès qui est prévu la 1ère quinzaine de décembre.
Nous sommes clairement dans une démarche stratégique qui engage l'avenir de notre Mouvement et qui concerne le processus de refondation de la gauche républicaine en France (...).

 

Cet article est le 3085 ème sur le blog MRC 53 - le 95ème catégorie MRC 53 et Pays de la Loire

Jean-Luc Laurent, président du Mouvement Républicain et Citoyen, était présent, au côté de Serge Maupouet, le 6 juillet 2017 à Saintes

Jean-Luc Laurent, président du Mouvement Républicain et Citoyen, était présent, au côté de Serge Maupouet, le 6 juillet 2017 à Saintes

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4 septembre 2018 2 04 /09 /septembre /2018 21:51

 

Un laboratoire de recherche pour mettre la gauche dans le sens de la marche

Comment la gauche pourrait-elle redonner espoir au peuple français ? C’est pour esquisser une réponse à cette question que le Mouvement Républicain (MRC) et les militants de la sensibilité socialiste « L’Union et l’Espoir » organisent l'université de rentrée "Nos Causes Communes" au palais des Congrès de Marseille les 7, 8 et 9 septembre 2018

Voir le Programme de l'Université de rentrée "Nos Causes Communes".

Voir aussi, pour s’inscrire, https://noscausescommunes.fr/

Le programme est attractif. C'est là que se retrouveront toutes les forces de gauche pour débattre et réfléchir à l'avenir : LFI, PCF, PS, Radicaux de Gauche, EELV, République & Socialisme seront présents.  
  
Le MRC qui a inscrit son action après l'élection d'Emmanuel Macron dans la reconstruction de gauche participe avec "l'Union et l'Espoir" d'Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann à la plateforme "Nos Causes Communes". Ensemble nous organisons cette Université de rentrée. 
  
Les intervenants de qualité venant d'horizon divers et la présence de représentants de toute la gauche font de cette Université l'évènement politique de la rentrée.  

Jean-Luc Laurent, président du MRC, 31 août 2018

 

Rappel : Appel du 9 juin pour commencer à rassembler la gauche républicaine

 

Cet article est le 3084 ème sur le blog MRC 53 - le 171ème catégorie Gauche France

Bastien Faudot (MRC) le 9 juin 2018 au Sénat. Il a préparé avec Emmanuel Maurel l'université de rentrée "Nos causes communes" à Marseille les 7, 8 et 9 septembre 2018.

Bastien Faudot (MRC) le 9 juin 2018 au Sénat. Il a préparé avec Emmanuel Maurel l'université de rentrée "Nos causes communes" à Marseille les 7, 8 et 9 septembre 2018.

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31 juillet 2018 2 31 /07 /juillet /2018 21:39

 

La contamination des boîtes de lait infantile n’était pas accidentelle

Le leader mondial de l’industrie fromagère, Lactalis, dont le siège est à Laval (Mayenne), produisait des laits infantiles dans son usine de Craon (au sud-ouest de ce même département) avant d’être contraint de s’arrêter, suite à la découverte d’une contamination par des salmonelles. Voir Reprise progressive de l'activité à l'usine de Craon.

Pour information, les articles précédents sur les blogs CiViQ et MRC 53 :

- (7 fév. 2018) : La persistance de salmonelles dans l'usine de Craon fait chuter Lactalis

- (8 février) : Les leçons à tirer de l'affaire des laits infantiles contaminés Lactalis

- (20 février) : Lactalis et contamination des laits infantiles : les contrôles en question

 

Lactalis appartient exclusivement à la famille Besnier (dirigeants André, puis Michel, puis Emmanuel). Voir Emmanuel Besnier, cinquième fortune de France.

L’émotion provoquée par la contamination des laits pour bébés a incité les députés à mener leur enquête. C’est Christian Hutin (Mouvement Républicain et Citoyen, apparenté Nouvelle Gauche) qui est le président de la commission d’enquête sur l’affaire Lactalis. Il a présenté récemment son rapport. Voir :

-  (Lcp Assemblée nationale) : Lait infantile : le patron de Lactalis évoque "un accident" et se défend de toute « fraude »

(Europe 1, 18 juillet 2018) : Affaire Lactalis : "Ce n'était pas un accident"

 

Dans « La Voix du Nord » (entretien), le 18 juillet, Christian Hutin espère que sa commission «ne sera pas la dernière avec le même pouvoir d’investigation»

De toutes les mesures préconisées par le rapport, à laquelle tenez-vous le plus ? 

« J’en retiens trois qui me tiennent à cœur : la première est « contrôler les contrôleurs » et « contrôler les contrôlés » ! Dans l’industrie, on marche à l’autocontrôle, ce qui n’est pas satisfaisant. Cela revient à décider soi-même si on est en pleine forme et si on peut conduire ! On veut un système d’État contrôlant les autocontrôles avec de la transparence, des registres à tenir et une communication obligatoire. Pour les laboratoires qui font ces contrôles, il faut regarder s’ils n’ont pas des liens avec les entreprises concernées. La deuxième priorité, c’est qu’on ne trouve plus jamais en France des produits en vente deux semaines après une procédure de retrait-rappel. Nous faisons une vingtaine de propositions sur ce sujet. Je suis personnellement pour une sorte de « crash test ». Qu’à un moment donné, l’État demande le retrait d’un produit dans les deux heures et vérifie ensuite. La troisième priorité c’est de mettre de l’ordre dans la police alimentaire de l’État ». 

 

Qui doit commander cette police alimentaire ? 

« Nous considérons que nous ce qui touche à la santé alimentaire doit être dirigé par la Direction générale de l’alimentation au ministère de l’agriculture même si ça ne fait pas plaisir à Bercy ! Il faut arrêter avec cette armée mexicaine entre trois ministères (santé, agriculture et économie NDLR) ». 


Vous avez finalement pu auditionner Emmanuel Besnier. Avez-vous eu le sentiment d’être face à quelqu’un qui fuyait ses responsabilités ? 

« J’ai terminé l’audition en lui disant qu’à un moment, il fallait forcer sa nature. Peut-être ai-je dépassé mon rôle de président mais cela m’a semblé tellement indispensable par rapport aux victimes ! » 
 

Et maintenant quelles suites attendez-vous pour ce rapport ? 

« On a déjà évité qu’il ne soit torpillé ! Il contient de belles propositions qui sont le résultat d’auditions de qualité et de la bonne entente au sein de la commission. Avec le rapporteur Grégory Besson-Moreau (député LaREM de l’Aube) je n’ai eu qu’une petite différence. Je voudrais qu’il y ait plus de fonctionnaires qui travaillent sur le sujet, la République en marche est moins « fonctionnaires » que moi ! Mais quand il n’y a qu’une seule personne pour s’occuper des produits laitiers en Mayenne, c’est peu. Les services sont à l’os… » 
 

Et vous, avez-vous eu assez de moyens pour travailler ? 

« Non. Les moyens des commissions d’enquête sont extrêmement limités. Le rapporteur et moi avons travaillé avec trois administratrices, souvent dans des petits bureaux tard le soir. On est très loin d’une commission d’enquête aux États-Unis. Et surtout il y a un problème majeur de dépendance par rapport à l’exécutif. On doit demander à la Garde des sceaux l’autorisation d’enquêter et les avocats de Lactalis ont essayé de torpiller nos travaux. Heureusement Mme Belloubet et François de Rugy ont résisté. Enfin, j’espère que ma commission ne sera pas la dernière avec le même pouvoir d’investigation. Avec la loi sur le secret des affaires, je ne suis pas certain que je pourrai disposer des mêmes documents. C’est gravissime ».

 

Cet article est le 3083 ème sur le blog MRC 53 - le 75ème dans la catégorie République Parlement

 

Christian Hutin, député MRC du Nord (circonscription de Dunkerque)

Christian Hutin, député MRC du Nord (circonscription de Dunkerque)

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30 juillet 2018 1 30 /07 /juillet /2018 18:10

 

Derrière l’affaire Benalla, la remise en cause des institutions républicaines

 

La crise des institutions républicaines existait avant le déclenchement de l’affaire Benalla, suite aux révélations de la presse. Mais, comme l’affirmait Christian Hutin, député du Nord et vice-président du Mouvement Républicain et Citoyen, le 24 juillet 2018 : plus que la faute d'un homme, la découverte d'un système.

L’avenir dira s’il s’agit bien d’une affaire d’État, comme le pensent les groupes de gauche à l’Assemblée nationale qui se sont accordés sur le dépôt d’une motion de censure, afin de contraindre le Premier ministre à débattre de la crise politique révélée par cette affaire Benalla. Voir (Le Monde, 28 juillet 2018) : Affaire Benalla : les trois groupes de gauche déposent une motion de censure commune.

Une première depuis 2017 ! C’est une excellente nouvelle qui réjouit les citoyens qui ne veulent pas être condamnés à un deuxième quinquennat d’Emmanuel Macron et ceux qui aspirent comme le MRC à une politique alternative avec une gauche reconstruite et rassemblée. Voir Affaire Benalla : Toute la gauche est rassemblée dans une motion de censure du gouvernement

Les groupes parlementaires Nouvelle gauche, La France insoumise, Gauche Démocratique et Républicaine qui rassemblent les députés de la LFI, du PCF, du PS et DVG, et le MRC avec Christian Hutin, ont déposé une motion de censure dont voici le texte :

« Notre pays traverse une crise politique qui révèle des dysfonctionnements graves au sommet de l’État et au cœur des institutions républicaines. Les auditions des commissions parlementaires et les révélations de la presse attestent de la dérive autocratique et du sentiment d’impunité qui prévalent au plus haut sommet de l’État.

Des employés de l’Élysée, collaborateurs de la Présidence de la République, ont participé à des opérations de police le 1er mai 2018, indépendamment de la hiérarchie préfectorale et policière, en usurpant insignes et fonctions et en faisant preuve d’une violence intolérable à l’égard de citoyens.

Malgré l’illégalité de ces actes, les responsables informés n’ont pas jugé bon d’en référer au procureur de la République comme le leur impose pourtant l’article 40 du Code de procédure pénale. Il apparaît donc que plusieurs responsables au plus haut niveau de l’État ont tenté de dissimuler volontairement des faits qui auraient dû être signalés à l’autorité judiciaire. Ces faits ne peuvent laisser le Parlement indifférent, au moment où le pouvoir exécutif entend de surcroît diminuer ses capacités d’initiative, d’évaluation et de contrôle. Ces circonstances exceptionnelles soulignent combien la teneur du projet de réforme constitutionnelle défendu par la majorité n’est pas à la hauteur de la crise des institutions de la Ve République.

Ces faits interrogent les habitudes du président de la République en matière de sécurité, la pratique gouvernementale en matière d’ordre public, et plus généralement une pratique du pouvoir et des institutions. Ils fragilisent l’autorité de l’État. Ils expriment une irresponsabilité assumée du pouvoir alors que le Premier ministre, selon l’article 21 de la Constitution, assure l’exécution des lois et dirige l’action d’un Gouvernement qui comprend le ministre de l’Intérieur.

Pendant une semaine, le Premier ministre a refusé de s’exprimer devant l’Assemblée nationale, alors qu’il est responsable devant elle selon l’article 20 de la Constitution. Il a notamment décliné les sollicitations émanant des groupes parlementaires, en vertu de l’article 50-1 de la Constitution.

Enfin, cette crise au sommet de l’Etat a atteint l’Assemblée nationale au lendemain de l’intervention du Président de la République devant sa majorité. Depuis, les députés de la République en Marche ont fait obstruction au bon fonctionnement de la commission d’enquête parlementaire, mise en place grâce au volontarisme des groupes d’opposition. Cette commission d’enquête a été verrouillée de telle manière que ses travaux ne permettent pas de faire émerger la vérité.

La confiance que le peuple doit accorder au Gouvernement et dans ses institutions est donc compromise. L’Assemblée nationale doit pouvoir s’exprimer sur la responsabilité du gouvernement et lui retirer la confiance que son comportement a rompue.

Ils ont menti pour se protéger, nous avons cherché la vérité, ils ont refusé de s’expliquer, il ne nous reste plus qu’un moyen : la motion de censure que nous déposons en vertu de l’article 49-2 ».

Les signataires :

André Chassaigne, Jean-Luc Mélenchon, Valérie Rabault, Clémentine Autain, Joël Aviragnet, Ericka Bareigts, Marie-Noëlle Battistel, Huguette Bello, Ugo Bernalicis, Gisèle Biémouret, Christophe Bouillon, Jean-Louis Bricout, Moetai Brotherson, Alain Bruneel, Marie-George Buffet, Luc Carvounas, Éric Coquerel, Alexis Corbière, Alain David, Pierre Dharréville, Jean-Paul Dufrègne, Laurence Dumont, Elsa Faucillon, Olivier Faure, Caroline Fiat, Guillaume Garot, David Habib, Christian Hutin, Régis Juanico, Sébastien Jumel, Marietta Karamanli, Bastien Lachaud, Jérôme Lambert, Michel Larive, Jean-Paul Lecoq, Serge Letchimy, Josette Manin, Jean-Philippe Nilor, Danièle Obono, Mathilde Panot, George Pau-Langevin, Stéphane Peu, Christine Pires Beaune, Dominique Potier, Loïc Prud’homme, Joaquim Pueyo, François Pupponi, Adrien Quatennens, Jean-Hugues Ratenon, Muriel Ressiguier, Fabien Roussel, Sabine Rubin, François Ruffin, Hervé Saulignac, Gabriel Serville, Bénédicte Taurine, Sylvie Tolmont, Cécile Untermaier, Hélène Vainqueur-Christophe, Boris Vallaud, Michèle Victory, Hubert Wulfranc.


Cet article est le 3082 ème sur le blog MRC 53 - le 170ème catégorie Gauche France

Affaire Benalla-Macron : une motion de censure déposée par la gauche
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19 juillet 2018 4 19 /07 /juillet /2018 21:05

 

« Nos causes communes » avec la gauche républicaine

 

Après une rencontre-débat au Sénat, le 9 juin 2018, organisée avec « République et Socialisme » et « L’Union et l’Espoir » (Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann) - voir Appel du 9 juin pour commencer à rassembler la gauche républicaine - le Mouvement Républicain et Citoyen récidive en coorganisant une université de rentrée à Marseille les 7-8-9 septembre.

Voir UNIVERSITÉS DE RENTRÉE 7-8-9 Septembre 2018 à Marseille

L'élection de 2017 a eu pour effet de réaliser la fusion des libéraux de droite et de gauche ce qui a abouti à la fin du cycle d’Epinay. Il est devenu indispensable pour la gauche républicaine de réfléchir de façon ouverte pour produire des idées, provoquer le débat et contribuer au rassemblement de toutes les forces de progrès qui entendent faire vivre la souveraineté populaire, valoriser le travail et ceux qui travaillent, agir pour un nouveau modèle de développement et défendre une République émancipatrice débarrassée de ses complexes. 
C’est dans cette perspective que le Mouvement Républicain et Citoyen a coorganisé le 9 juin dernier une rencontre-débat "Gauche, année 0"  avec L'union et l'Espoir de Emmanuel MAUREL et Marie-Noëlle LIENEMANN, et République et Socialisme. Forts du succès et de l'intérêt suscités par cette initiative, nous avons décidé de mettre en place une plateforme "Nos Causes Communes" et d'organiser ensemble des universités de rentrée les vendredi 7, samedi 8 et dimanche 9 septembre 2018 au Parc des expositions Marseille-Chanot au Prado.

Il s’agira d’un week-end porté sur la réflexion concrète à propos de sujets majeurs tels que la question du travail, la souveraineté populaire ou l’impact du capitalisme sur nos ressources naturelles. 
Vous pouvez dès maintenant vous inscrire à ces universités ici

 

Egalement sur le site du MRC, voir "Résister à Donald Trump" : lettre ouverte à Emmanuel Macron

Lettre ouverte à Emmanuel Macron, le 13 juillet 2018

Extrait. La France ne peut renoncer à défendre une vision multilatérale de l’avenir du Monde. Elle doit mettre toute son énergie à résister à l’œuvre destructrice de Trump, à entraîner ses partenaires européens et bien d’autres sur cette voie. Elle ne peut se dérober à cette responsabilité et renoncer à sa place singulière dans le concert des Nations.

Elle ne peut perdre son indépendance diplomatique et politique qui plus est dans une partie du monde, le Moyen-Orient, où notre présence a été constante. A cet égard, les déclarations de M. Le Maire, courbant l’échine sous l’injure, sont inacceptables et devraient être désavouées.  
Le problème est bien plus grave qu’une simple blessure d’orgueil. Ne rien faire, c’est laisser penser que la troïka formée par l’extrême droite américaine, la droite israélienne et la monarchie saoudienne peut désormais décider de l’avenir de la région. Cela reviendrait à donner à leurs leaders un blanc-seing pour la guerre et ouvrir la voie à de nouvelles et terrifiantes déstabilisations qui ne nous épargneraient pas. 
La France doit donc changer d’attitude, parler d’une voix forte et agir en conséquence pour rallier tous ceux qui, dans le monde, souhaitent un équilibre plus juste et plus sûr. C’est ce que nous vous demandons. Alignée, la France n’est plus la France : elle perd la maîtrise de son destin.  
« Notre cher et vieux pays » ne peut trahir aujourd’hui l’héritage de générations ayant combattu pour la lui assurer. Il ne peut d’avantage renoncer au rôle particulier que lui confère son histoire, son statut international, et les valeurs qu’il incarne.

Bastien Faudot, porte-parole du MRC, conseiller départemental du Territoire de Belfort,  
Christian Hutin, député MRC du Nord, 
Emmanuel Maurel, député européen PS, 
Jean-Luc Laurent, président du MRC, ancien député-maire du Kremlin-Bicêtre, 
Marie-Noëlle Lienemann, vice-présidente PS du Sénat, 
Angèle Préville, sénatrice PS du Lot, 
Sabine Van Heghe, sénatrice MRC du Pas de Calais.
 

 

Cet article est le 3081 ème sur le blog MRC 53 - le 233ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 9 juin 2018, dans une salle du Sénat, s'exprimant au nom du MRC lors de la rencontre "Gauche, année zéro"

Bastien Faudot, le 9 juin 2018, dans une salle du Sénat, s'exprimant au nom du MRC lors de la rencontre "Gauche, année zéro"

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18 juin 2018 1 18 /06 /juin /2018 22:37

 

Les blocages de raffineries par la FNSEA et JA traduisent un profond malaise

 

Ce sujet a été abordé dans des articles précédents. Voir (CiViQ, 12 juin 2018) : La filière française des agrocarburants en souffrance et (MRC 53, 16 juin) : Le blocage FNSEA-JA des raffineries

Voir aussi (La France Agricole, 11 juin) : Blocage des raffineries : « Coup de semonce » de la FNSEA et (Ouest-France, 14 juin) : Huile de palme : les garanties de Stéphane Travert

 

Une analyse a été faite par un journaliste de Ouest-France, Patrice Moyon (12 juin 2018).

Le grand écart de la France sur les biocarburants

Après avoir encouragé la production de biocarburants, la Commission européenne est aujourd’hui au frein. En 2001, elle souhaitait arriver à un taux d’incorporation de 10 %, ramené ensuite à 7 % de carburant d’origine agricole dans le diesel et l’essence.

Pour le diesel, cette incorporation se fait avec du colza, et pour l’essence à partir de betterave et de blé. Dans un contexte marqué par l’envolée du prix du pétrole, l’objectif était triple : augmenter l’autonomie énergétique de l’Europe, s’inscrire dans une logique de développement durable et offrir de nouveaux débouchés aux agriculteurs.

« Nous avons ainsi limité notre dépendance aux importations de soja OGM pour nourrir nos animaux. La graine de colza est pressée pour faire du biodiesel et le reste de la plante est destiné aux élevages », explique Sébastien Windsor, agriculteur et vice-président de la FOP (Fédération des producteurs d’oléagineux).

16 milliards déjà investis

Après avoir intégré les nouveaux paramètres liés au climat et aux émissions de gaz à effet de serre, la Commission européenne a décidé de revoir ses objectifs pour les biocarburants de première génération. Elle voudrait réduire leur pourcentage à 3,8 % en 2030. Cette proposition fait l’objet de débats acharnés entre le Parlement, la Commission et les Etats membres.

Les producteurs de biodiesel et d’éthanol européens mettent en avant le montant des investissements réalisés dans ce secteur depuis 2003, soit 16 milliards d’euros. Pour l’industrie de l’éthanol, cette mesure menacerait 133 000 emplois en Europe.

Pour corser le tout, la filière naissante des biocarburants européens est aujourd’hui menacée par les importations d’huile de palme et de soja destinées à produire du biodiesel. Les ONG dénoncent depuis plusieurs années ce qu’elles considèrent comme un scandale. L’Indonésie a déforesté pour développer la production d’huile de palme. L’Argentine produit de son côté du soja dans des conditions désastreuses pour les sols et l’environnement.

Le Parlement européen a déjà voté contre l’importation d’huile de palme pour les biocarburants. Reste à convaincre la Commission et les Etats membres de le suivre.

La France fait de son côté le grand écart. Hier, le ministre de l’Agriculture a tout à la fois dénoncé le blocage de la raffinerie de La Mède, apporté son soutien à Total au nom d’un accord passé par le gouvernement précédent et apporté son soutien aux producteurs de colza.

Pour avoir une vue plus complète sur cette question :

- Agrocarburants : pas si verts que cela !

- Les biocarburants ou agrocarburants - Bruxelles Environnement

 

Cet article est le 3080 ème sur le blog MRC 53 - le 447ème, catégorie AGRICULTURE et PAC

Agrocarburants : la France et l'Europe sur des positions contradictoires
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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 22:51

 

Objectif atteint : créer un rapport de forces avec le ministre de l’agriculture

 

L’action syndicale conduite par les organisations majoritaires de l’agriculture, FNSEA et JA, en direction des raffineries, avait provoqué des réactions critiques, non dénuées d’ironie.

En fait, il s’agissait d’obtenir un rendez-vous avec le ministre de l’agriculture et de l’alimentation et d’améliorer le rapport de force. Voir L’Usine Nouvelle, 13 juin 2018 : La FNSEA et Jeunes Agriculteurs appellent à suspendre les blocages des raffineries
Extraits. La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et Jeunes Agriculteurs (JA) ont rencontré le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, Stéphane Travert, pour trouver un point d'entente sur l'importation d'huile de palme, mais aussi de nombreuses autres revendications. Les deux syndicats appellent désormais à suspendre les blocages des raffineries françaises.

Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, dresse la liste des avancées, déceptions et chantiers ouverts. Le point phare repose sur les "distorsions de concurrence" concernant les produits importés en France et le respect des normes. Les différents accords comme le CETA présentent "des volontés d'ouverture à d'autres pays dont les conditions de production sont différentes de celles qui nous sont imposées en France", précise Christiane Lambert.

Elle ajoute que Stéphane Travert a reconnu les distorsions qui portent principalement sur la viande, le sucre et l'éthanol. Le Ministre est prêt à réagir auprès de l'Union Européenne selon les syndicats (...).


Pour en savoir plus sur les raisons précises des organisations syndicales, voir (CiViQ, 12 juin 2018) : La filière française des agrocarburants et ses soutiens en souffrance

Voir aussi (MRC, 15 juin 2018) : La FNSEA bloque les raffineries pour obliger le gouvernement à la soutenir


Cet article est le 3079 ème sur le blog MRC 53 - le 446ème, catégorie AGRICULTURE et PAC

Le blocage FNSEA-JA des raffineries a été levé au bout de trois jours
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