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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 13:48

Faire rentrer les recettes, revaloriser le travail et les salaires

 

REsistance SOciale est une association citoyenne présidée par Marinette Bache, conseillère de Paris. Gérard Beillard en est le correspondant en Mayenne.

 

Voici le sommaire de la publication de REsistance SOciale en avril 2012, placée sous cette phrase célèbre de Jean Jaurès « La République sera sociale ou ne sera pas », puis le socle commun :

p.1 : L’édito de Marinette Bache

p.2 : Collectif « Notre santé en danger » : socle commun (voir Socle commun du collectif Notre santé en danger (Résistance sociale) - 10 mai 2012) 

p.3 à 7 : Place au débat : Impact de la crise et de l’austérité sur les femmes / Sauver et reconquérir la Sécurité sociale

Sauver et reconquérir la Sécurité sociale par Jean-Claude CHAILLEY

 

Mme Parisot a lancé un avertissement avant la présidentielle : « LA priorité » du prochain quinquennat (quel que soit le président) doit être « la réforme de l’assurance maladie ». Les médias, sentant la montée de la gauche, enfoncent le clou : « La Dépêche » du 27 mars « L’assurance maladie au bord de la faillite…».  « Les échos » du 26 mars : « Assurance-maladie : les pistes du Haut Conseil face à une situation «extrêmement critique». L’Institut Montaigne (C Bébéar, M. Faugère, directrice générale de l’AP-HP…) fait de la pub sur BFM TV sur la réforme du financement qu’il veut : « la TVA sociale ». Pourquoi ?

 

TVA « SOCIALE » et CSG remplacent la cotisation sociale « patronale  ».

 

De 1983 à 2010, les cotisations patronales ont diminué de 18 points. La part des ménages a augmenté de 19 points sous forme de CSG et impôts/taxes.

 

Le MEDEF, la « troïka » (UE/FMI/ BCE), les marchés financiers, demandent une baisse massive du « coût du travail », notamment des « charges » sociales.

 

Ventilation des cotisations du régime général (source Mutualité)

 

        Cotisations patronales   Cotisations salariales  CSG  Impôts et taxes  Transferts          Autres

 

1983      66 %                                 24 %                  0        2 %                       2 %            6 %

 

2010      48 %                                 11 %                 21 %  11 %                      6 %            3 %

 

De 1983 à 2010 les entreprises ont gagné 18 points, soit 54 Md €

 

Avec la récente TVA « sociale », Sarkozy a décidé d’ajouter 13 Md € d’exonérations de cotisations « patronales ». Pour le MEDEF (et ses nombreux soutiens), ce n’est qu’un début. La branche famille, dit-il, « ne concerne pas l’entreprise », ni la branche maladie. Le MEDEF veut une réforme, idéalement dans la foulée des élections, pour faire disparaître la majeure partie des cotisations sociales « patronales », démantelant la Sécu au profit des assurances privées.

 

Pour nous :

 

► La Sécurité sociale, conquête majeure issue du Conseil national de la Résistance, est un TOUT indissociable (les branches n’existaient pas en 1945, elles ont été créées par ordonnances de Gaulle en 1967) ;

► Les cotisations sociales sont une part de la rémunération du travail qui est collectée par les entreprises et reversée à la Sécu. Ce n'est pas la propriété de l'entreprise mais une cotisation partie du salaire.

Les cotisations dites patronales ne sont pas différentes des cotisations salariales, mais seulement une fiction qui, au moment de leur création a justifié la présence (d'ailleurs contestable) des employeurs dans la gestion des caisses de Sécu.

1/2

Exonérer de cotisations sociales « patronales » c’est coup double pour le MEDEF :

·                     c’est une baisse des salaires, comme en Grèce et ailleurs ;

·                     c’est le démantèlement progressif de la Sécu qui ouvre le « marché » aux complémentaires dont les tarifs explosent depuis plusieurs années.

 

Au nom de la dette qu’ils alimentent en permanence, le gouvernement, la « troïka », font compenser les exonérations de cotisations dites « patronales » par la CSG, les taxes, la TVA « sociale » …

Il y a eu transfert intégral sur les ménages : + 19 points.

 

 

Ménages

Entreprises

Administrations publiques

1983

26 %

61 %

13% 

2010

45 %

45 %

10% 

 

Le patronat ne cesse de répéter que transférer sur la TVA ou la CSG lui est indifférent, car ce sont deux impôts. La CSG, comme la taxe sur le tabac ou l’alcool, est un impôt affecté. C’est un impôt sur les revenus, retenu à la source (d’où les propositions de fusionner impôt sur le revenu et CSG).

Avec la TVA comme avec la CSG, ce sont pour l’essentiel les salariés, retraités, chômeurs qui paient (90 % pour la CSG) ce que les actionnaires gagnent. D’où l’indifférence du CAC 40 !

 

► Nous nous opposons au transfert sur la TVA, et sur la CSG dont le taux est passé de 1,1 % lors de sa création en 1991 à 7,5 %, en parallèle des exonérations de cotisations « patronales » quasi inexistantes à cette époque.

► 20 ans de recul prouvent que l’effet sur l’emploi est inexistant ou négatif par la baisse du pouvoir d’achat, donc de la consommation. L’effet sur la dette est certain. Il est donc temps d’engager le mouvement inverse vers la suppression des exonérations de cotisations sociales patronales, de la CSG, de la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) qui en est la conséquence.

► A fortiori la fusion impôt sur le revenu / CSG n’est pas la solution.

 

PEUT-ON FINANCER UNE PROTECTION SOCIALE DE HAUT NIVEAU ? OUI !

 

1) Le MEDEF demande de revenir à l’équilibre des budgets de la Sécurité Sociale et de l’Etat et exige toujours plus d’exonérations (son objectif est au minimum 100 Md € par an). Ces demandes sont incompatibles sur le plan macroéconomique.

 

2) Le problème n’est pas les dépenses trop élevées, mais le manque (astronomique) de recettes qui devraient normalement revenir à la Sécu.

► Augmenter les salaires et l’emploi (SMIC, revaloriser la grille des salaires, CDI et statut comme contrats normaux…). Potentiel: en dizaines de Md €,  sans compter l’effet relance de l’économie.

► Revenir sur les exonérations de cotisations sociales et une large part des « niches » sociales entreprises (leur total est de 66 Md €).

► Revenir sur le vote des 13 Md € de TVA « sociale », ne pas lui substituer la CSG.

► Combattre la fraude sociale (principalement due aux entreprises) : 15 - 20 Md €.

► Combattre la souffrance au travail : estimée à plusieurs dizaines de Md €.

► Combattre la sous-déclaration des accidents de travail.

► 

 

Dégager les recettes pour mettre pleinement en œuvre le rêve des fondateurs de la Sécurité sociale est uniquement un choix politique.

 

LA SÉCURITÉ SOCIALE PEUT ET DOIT ÊTRE DÉFENDUE ET RECONQUISE. NOUS NE CÉDERONS PAS !

 

Cet article est le 60ème paru sur ce blog dans la catégorie Santé et sécu sociale

 

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 22:49

Pour un système de santé public, solidaire, pour tous

 

Le 14 avril 2012, a eu lieu à Paris une manifestation du collectif « Notre santé en danger », composé de nombreuses organisations (107 au niveau national, 125 au niveau local ou régional) pour « défendre, promouvoir et construire démocratiquement un système de santé public, solidaire, pour toutes et tous, partout sur le territoire et à s'opposer à la politique gouvernementale mise en place par les Agences Régionales de Santé ».

 

REsistance SOciale - association citoyenne présidée par Marinette Bache, membre du Conseil de Paris, qui a accueilli la manifestation devant la mairie du 20ème arrondissement - est l’une des organisations qui a signé le socle commun en matière de soins. Gérard Beillard est le correspondant en Mayenne de Résistance sociale.

 

Voici le sommaire de la publication de REsistance SOciale en avril 2012, placée sous cette phrase célèbre de Jean Jaurès « La République sera sociale ou ne sera pas », puis le socle commun :

p.1 : L’édito de Marinette Bache

p.2 : Collectif « Notre santé en danger » : socle commun

p.3 à 7 : Place au débat : Impact de la crise et de l’austérité sur les femmes / Sauver et reconquérir la Sécurité sociale (Jean-Claude Chailley)

p.8 : Actualités internationales / Les bras m’en tombent !

 

COLLECTIF « NOTRE SANTÉ EN DANGER »

 

Socle commun signé entre autres par Résistance Sociale

 

L’accès aux soins de proximité

 

► Ce que nous voulons :

-           l’accès aux soins pour toutes et tous partout et à tout instant.

► Ce que nous refusons :

-  toutes les mesures qui tendent à la sélection et à l’exclusion des patients,

-  les franchises et autres forfaits,

-  les dépassements d’honoraires,

-  le déremboursement des médicaments,

-  les restrictions croissantes sur les Affections de Longue Durée (ALD) telle que l’hypertension artérielle sévère,

-  les restrictions sur la Couverture Maladie Universelle (CMU) et l’Aide Médicale d’État (AME).

 

Un service public présent partout et efficace

 

► Ce que nous voulons :

-  un système public de santé (incluant les soins primaires, la prévention, l’information, la lutte en amont contre les causes des maladies), un secteur médico-social et social, public et associatif, développés sur tout le territoire, dotés de moyens suffisants pour répondre aux besoins de toute la population,

-  un service public de l'hébergement d'urgence et du logement, sans conditions d'accès ni restrictions aucune, pour les droits de tous les précaires,

-  un secteur hospitalier public assurant l’accès à des soins de qualité et de proximité en coordination avec l’ensemble des professionnels de la santé, et avec toutes les parties concernées,

-  le maintien et le développement des structures de proximité : centres de santé, centres d’IVG, centres médico-psychologiques, centres d’accueil d’urgence…,

-  un plan d’urgence pour la médecine scolaire, du travail, et la PMI,

-  un secteur psychiatrique public coordonnant et assurant la continuité des soins,

-  l’augmentation du nombre de professionnels de santé formés, un recrutement à la hauteur des besoins et l’exigence d’une répartition équilibrée sur tout le territoire,

-  une recherche publique indépendante,

-  une politique publique du médicament intégrant la recherche, la production et le contrôle.

 

Ce que nous refusons :

- les suppressions d’emplois, les suppressions d’activités, les fermetures de services, les regroupements autoritaires dans tous les secteurs de la santé, du médico-social et du social,

-  le démantèlement de la psychiatrie publique et toute instrumentalisation sécuritaire de celle-ci,

-  l’application de critères de rentabilité financière à l’hôpital et dans tous les établissements,

-  la privatisation des activités et des établissements.

 

Un financement solidaire

 

► Ce que nous voulons :

-  une protection sociale, ouverte à toute la population, basée sur le principe « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins »,

-  a prise en charge de la perte d’autonomie dans le cadre de la sécurité sociale avec la garantie d’un droit universel assuré à 100%,

-  une évolution vers la suppression de tous les « restes à charge ».

► Ce que nous refusons :

-  tout transfert de prestations de l’assurance-maladie obligatoire vers les complémentaires/assurances privées,

-  les exonérations de la part patronale des cotisations sociales,

-  les enveloppes budgétaires fermées et la tarification à l’activité (T2A) conduisant à l’étranglement financier des établissements et structures.

 

La démocratie

 

► Ce que nous voulons :

-  la définition démocratique des besoins de la population, l’élaboration et le suivi des projets, associant usagers, professionnels, élus, sur un plan d’égalité,

-  une réelle représentativité des usagers, des personnels et des élus dans les instances décisionnelles à tous les niveaux.

► Ce que nous refusons :

-  le tout pouvoir autoritaire des ARS, Agences Régionales de Santé,

-  la nouvelle gouvernance hospitalière,

-  le découpage arbitraire des territoires de santé.

 

C’est pour tout cela que nous exigeons l’abrogation de la loi HPST et l’arrêt immédiat de toutes les fermetures et restructurations.

 

Cet article est le 59ème paru sur ce blog dans la catégorie Santé et sécu sociale.

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 11:34

Non aux traités européens, oui pour ne pas en sortir

 

J’ai beaucoup de considération pour Elie Arié, même si je ne suis pas toujours d’accord avec lui. Il faut lui reconnaître un « bagage » - politique et culturel - impressionnant.

Dans cet article publié ce 9 mai sur le site de Marianne, il met en évidence la complexité du problème de la relation entre la France et l’Europe ainsi que les contradictions de l’électorat (refus de ratifier le traité constitutionnel européen le 29 mai 2005, mais vote du 22 avril 2012 en faveur de deux candidats qui avaient défendu le oui au référendum de 2005 et continuent d’approuver les traités européens). Cet article avait été rédigé avant le second tour de l’élection présidentielle.

 

Le nouveau président sera confronté à la mondialisation

 

C’est indiscutablement la campagne électorale la plus surréaliste que la France ait jamais connue qui vient de s’achever : on pourrait la comparer à l’histoire classique du fou qui cherche ses clés non pas dans la rue où il sait qu’il les a perdues et qu’elles se trouvent forcément, mais dans une autre parce qu’elle est mieux éclairée.
 
La France et l’Europe sont prioritairement confrontées à un grand nombre de difficultés, qui relèvent toutes de la façon dont elles se sont organisées pour faire face à la mondialisation ; cette organisation en fait la zone mondiale où la croissance est la plus faible, et la plus compromise pour l’avenir, tous les autres problèmes qui l’assaillent (hausse du chômage, désindustrialisation, difficultés croissantes à financer ses système de protection sociale, d’éducation, de justice, de sécurité, de défense, etc.) n’en étant que les conséquences ; au point que les écologistes ont dû mettre en sourdine leur discours sur la décroissance, à l’heure où celle-ci et ses effets douloureux s’imposent à tous : faire l’apologie de nos malheurs n’est pas électoralement très porteur !
 
Or, on a vite constaté que tous ceux qui prônent une « autre logique » sous la forme de « la démondialisation et de la fin de l’Union Européenne sous sa forme actuelle» ont plutôt perdu du terrain en 10 ans (présidentielle de 2002):
 
- aussi bien à « droite de la droite » où Marine Le Pen (avec ses 17,9%) a fait un peu moins bien que Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégret (total cumulé de 19,2 %),
 
- qu’en dehors de l’extrême-droite, où Mélenchon, Dupont-Aignan, Poutou et Arthaud (avec leur total cumulé de 14,6%) ont fait moins bien que Laguillier + Chevènement + Hue + Besancenot + Glucksmann (19,14%) ; quant à Montebourg, il a vite oublié le terme de « démondialisation » qui lui avait assuré un succès relatif aux primaires socialistes ;

- et, au total, on si on additionne tous ceux, qu’ils soient de droite ou de gauche, qui veulent « sortir de la mondialisation et de l’orthodoxie budgétaire du traité de Maastricht », on voit qu’ils sont passés, en dix ans, de 38,34% à 32,5%...avec l’intermède contradictoire, en 2005, du NON au référendum sur le TCE.

Très vite aussi, les sondages, confirmés ensuite par le premier tour de l’élection, ont détaché du lot les deux candidats entre lesquels se jouerait la Présidence : Hollande et Sarkozy, les deux mêmes qui s’étaient fait  photographier  ensemble à la Une de Paris-Match pour prôner le OUI au référendum sur le TCE ; or, il faut bien être conscient de ce paradoxe : ce sont les mêmes électeurs qui ont assez massivement (par 55% de leurs voix) répondu NON au TCE et qui portent aujourd’hui nettement en tête de la présidentielle les deux champions du OUI qu’ils avaient désavoué lors de ce référendum ; tout se passe comme s’il y avait, dans la majorité de l’électorat,  une dissociation entre ce qu’on juge souhaitable et ce qu’on juge possible, entre le rêve et la réalité...
 
D’où cette étrange campagne, où les deux seuls candidats susceptibles d’être élus auront parlé de tout, y inclus du prix du permis de conduire et de l’immunité juridique du président de la République, mais pas de l’essentiel : quelles modifications des principes sur lesquelles l’Union européenne est si mal organisée pour affronter l’inévitable mondialisation et  sur les raisons de la crise des dettes souveraines qui nous condamnent à l’austérité ? Ils ne l’ont abordé que sous l’angle du rythme auquel il faut réduire nos dépenses ou augmenter nos recettes, de la nécessité d’inscrire l’équilibre budgétaire dans la Constitution ou la croissance dans un nouveau traité européen, à défaut de débattre sur la façon concrète d’ atteindre des objectifs sacralisés par leur inscription dans un texte...Voilà qui rappelait beaucoup le programme du regretté Ferdinand Lop, éternel candidat farfelu à toutes les élections dans les années 1950, qui préconisait l’extinction du paupérisme tous les soirs après 20 heures, sans expliquer comment : mais lui, au moins, c’était de l’humour !
 
Mais au lieu de vouer aux gémonies les deux candidats que nous avons nous-mêmes désignés pour le deuxième tour, il faudrait être bien conscient qu’il ne s’agit là que des conséquences du choix de l’électorat, de notre choix majoritaire, et de l’illustration de toutes nos contradictions que nous n’arrivons pas à surmonter : NON aux traités européens, OUI à ceux qui ne veulent pas en sortir.

 

Cet article est le 50ème paru sur ce blog dans la catégorie Présidentielle 2012

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 21:46

Le message du ministre et les mots de Sylvine Thomassin

 

StB-ceremonie-8-mai-080512-002-T.jpgCe matin, avait lieu au monument aux morts de ma ville, Saint-Berthevin, la cérémonie commémorative du 67ème anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945.

 

J’ai écouté le maire Lire (voir ci-après) le message du secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants :

 

Nous sommes aujourd'hui réunis pour commémorer le 67ème anniversaire de la victoire remportée par les armées françaises et alliées sur la barbarie nazie.

Après plus de cinq longues années de guerre, le nazisme est anéanti. C'est la fin du cauchemar que l'Europe a enfanté, qu'elle a traversé, qu'elle a vaincu. A l'Ouest, les démocraties sont victorieuses. La liberté l'a emporté.

L'hitlérisme ne menace plus l'Europe et le reste du monde. Si l'humanité découvre l'enfer des camps de concentration et d'extermination, leur oeuvre de destruction monstrueuse a enfin cessé.

Tout au long de ce conflit, les Français ont vécu, ou survécu, entre crainte et espoir. En 1942, dont nous commémorons cette année le 70ème anniversaire, ces deux sentiments sont mêlés comme jamais.

1942, c'est en effet le temps de la honte, avec la mise en oeuvre de la Shoah, le port de l'Etoile jaune, les grandes rafles, les premiers convois vers Auschwitz. C'est le temps de la faim, de la peur, du mépris, celui des fusillades d'otages, de la Relève, de la conscription obligatoire – avant le S.T.0. – pour aller travailler en Allemagne.

Mais 1942, c'est aussi le temps des espérances : les premières ripostes alliées, l'arrêt de la pénétration allemande sur le front russe, et la lueur d'espoir qui naît dans le désert libyen quand, à Bir Hakeim, des soldats de la France libre enrayent l'avance ennemie ; c'est aussi le débarquement allié en Afrique du Nord, prélude à la reconstitution de l'armée d'Afrique. C'est enfin l'année où, dans l'ombre, se multiplient les contacts entre mouvements et réseaux clandestins qui vont renforcer la

Résistance intérieure.

Le 8 mai 1945, c'est la fin de ce temps de la crainte, l'aboutissement de ce temps de l'espoir, la Victoire.

En France, cette victoire est le fruit de l'effort, du courage, du sacrifice de toutes celles et de tous ceux qui n'ont jamais désespéré. A l'instar du Général de Gaulle, tous ont eu foi en notre pays, en sa capacité à mener le juste combat contre tout ce que le XXème siècle connaissait de plus absurde et de plus monstrueux.

Grâce à ces hommes et à ces femmes, différents par leurs origines, leurs histoires, leurs cultures, mais réunis par un idéal commun, la France a pu, après la guerre, retrouver pleinement son rang dans le concert des Nations.

Leur exemple a toujours valeur d'actualité. Car ils nous ont prouvé ce qu'une Nation riche de son histoire, portée par une même aspiration, unissant ses forces, est capable de réaliser pour surmonter l'insurmontable.

 

En complément, voici les mots adressés ce 8 mai 2012 à ses concitoyens par Sylvine Thomassin, maire de Bondy, conseillère générale de Seine-Saint-Denis, lors de la cérémonie. Voir 8 mai 1945 

 

8 mai 1945...Ce travail de mémoire que nous avons le devoir de transmettre...

Je suis heureuse de pouvoir commémorer aujourd’hui avec vous toutes et tous la victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre mondiale.

En 1981, François Mitterrand, alors nouveau président de la République, avait pris une double décision : il rétablit la commémoration du 8 mai 1945 et en fit un jour férié, ce qui n'était plus le cas depuis 1959, à l'exception de l'année 1965. Depuis la loi du 23 septembre 1988, le 8 mai est un jour férié célébrant la commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Le 8 mai…C’était il y a 67 ans, c’était hier… Grâce à l’union des Forces Françaises Libres, des mouvements de Résistance intérieurs, de l’Armée d’Afrique et avec le concours ô combien précieux des armées alliées, l’Europe obtenait la capitulation de l’Allemagne signée à Berlin et se libérait du joug nazi.

55 millions de victimes, 3 millions de disparus, 1,5 millions de personnes tuées lors des bombardements aériens, 30 millions de civils tués, 6 millions de juifs traqués, pourchassés, lâchement assassinés.

A cause d’une idéologie barbare, folle, destructrice, fondée sur la soi-disant supériorité d’une race, la race aryenne, et qui engendra la Shoah, entraîna l’Europe dans une spirale de l’horreur, où nos valeurs furent piétinées sauvagement.

Ce travail de mémoire que nous avons le devoir de transmettre, doit s’exercer au nom de toutes ces victimes, il doit également intégrer les raisons pour lesquelles le monde en est arrivé là. La misère sociale qui a asphyxié l’Allemagne dans l’entre deux guerres, la folie des possédants qui ont soutenu l’arrivée au pouvoir des nazis pour préserver et accroître leur richesse – ne disait-on pas « plutôt Hitler que le Front Populaire », la lâcheté des puissances européennes qui n’ont pas voulu, quand il était encore temps, choisir clairement l’opposition à cette dictature, ont également entraîné le monde dans ce cataclysme.

C’est aussi un immense espoir qui est né des idéaux de la résistance, matérialisé par le programme élaboré par le conseil national de la résistance, à l’origine de nos nombreux acquis sociaux, menacés jusqu’à présent et qu’il nous faut aujourd’hui défendre avec détermination, pour que les sacrifices de nos aînés ne soient pas balayés au simple profit des plus puissants.

Il faut le dire, peu nombreux étaient ceux au début qui entendirent le 18 juin et les jours suivants les paroles d’un général de brigade quasiment inconnu, du nom de De Gaulle.

Il y eut ceux qui entrèrent dans la milice, collaborant sans honte avec l’ennemi, pourchassant et tuant les résistants, traquant et déportant les juifs. Et puis il y eut ceux qui refusèrent d’aller en Allemagne, réfractaires au Service du Travail Obligatoire; ceux qui organisèrent des réseaux pour créer de faux papiers ; ceux qui cachèrent des enfants, des femmes, des hommes, parfois des familles entières de compatriotes pourchassés parce que nés juifs, et qu’on appelle du beau nom de « Justes ».

C’est à cette France combattante, cette France qui ne renonça pas, cette France résistante que nous rendons hommage. Je veux rappeler en cette occasion que rien n’est jamais définitif. Il suffit de peu de mots, de quelques phrases ou d’actes assassins pour que le poison du nationalisme, du négationnisme et de l’antisémitisme s’insinue. A nous tous d’être unis et vigilants pour condamner tout agissement contraire à nos valeurs.

Enfin, je ne pouvais pas terminer ce discours sans rendre hommage à Raymond Aubrac* qui nous a quitté le 10 avril dernier, ce grand homme, ce grand résistant. Raymond Aubrac soulignait dans ses mémoires que sa rencontre avec Lucie Aubrac avait été une étape décisive dans son itinéraire. Cette « union fut — et est toujours restée — heureuse et fondée sur une profonde connivence : il n'est pas de décision qui n'ait été prise en commun », disait-il…

Je veux donc lui rendre hommage en citant celle qui a partagé sa vie et qui a prononcé cette belle phrase pleine de sens et de vérité : « Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent. » Souvenons-nous toujours de ces idéaux portés et défendus par la Résistance, car ils sont le fondement et le ciment de notre République.

 Vive la Paix ! Vive la République ! Vive la France !

* Voir Raymond Aubrac, résistant, patriote républicain, est décédé à 97 ans -  11 avril 2012  

 Cet article est le 21ème paru sur ce blog dans la catégorie Personnalités et célébrations

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 18:16

Partout, en Europe, il faut le rassemblement de la gauche

 

Les élections législatives du 6 mai en Grèce ont mis en évidence le désespoir du peuple grec, la perte de confiance dans les partis politiques qui se sont succédés au pouvoir depuis des décennies et gouvernent ensemble depuis décembre 2011, étant les seuls à avoir accepté les politiques d’austérité imposées par l’Union européenne, la Banque Centrale européenne et le Fonds Monétaire International - voir Le Monde, Alain Salles, 8 mai En Grèce, l'austérité fatale aux partis historiques :

C'est comme si une bombe avait explosé dans les urnes grecques. Aucune majorité ne semble en mesure de pouvoir gouverner la Grèce en crise au lendemain des élections législatives du 6mai, qui traduisent un rejet des politiques d'austérité et des deux partis qui gouvernent ensemble depuis décembre 2011, le Pasok (Parti socialiste) et Nouvelle Démocratie (droite). Ils réunissent à eux deux moins de 33% des suffrages (contre plus de 77% en 2009) et 149 députés (sur 300). Autres leçons historiques du scrutin, la gauche radicale du Syriza dépasse les socialistes du Pasok et une vingtaine de députés issus d'un groupuscule d'extrême droite à tendance néonazie entrent au Parlement.

Le parti de droite Nouvelle Démocratie, arrivé en tête, d’abord chargé de rechercher une coalition majoritaire, a très vite renoncé, aucune autre formation représentée au parlement (en dehors des deux qui étaient associées au gouvernement) n’acceptant le plan de redressement de la « troïka » (UE, BCE, FMI).

Selon les règles en vigueur en Grèce, c’était au tour de Syriza, le parti de la gauche radicale -  l’équivalent du Front de gauche en France mais sans le KKE (parti communiste), celui-ci refusant d’entrer dans une coalition de gauche - arrivé en 2ème position, de rechercher une coalition rassemblant au moins 151 députés sur 300, après avoir posé ses conditions (Le Monde, 8 mai) : Tsipras exclut un gouvernement de coalition soutenant l'austérité  

Le chef du parti grec de la gauche radicale grecque du Syriza, Alexis Tsipras, propulsé deuxième parti grec après les législatives de dimanche, a exclu mardi 8 mai de participer à un gouvernement de coalition qui soutiendrait le plan de redressement du pays dicté par l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI). La Grèce n'est plus liée par ses engagements envers l'UE et le FMI après le rejet par les électeurs des partis favorables aux plans de renflouement, a encore estimé le chef de file du Syriza. "Le verdict du peuple (...) exclut un gouvernement qui applique le mémorandum [la feuille de route d'austérité dictée à Athènes par ses bailleurs de fonds] et l'accord de prêt", a-t-il déclaré.

 

Le point de vue de Gérard Filoche (Marianne, 7 mai) - Voir le blog de Gérard Filoche :

Certes, la montée de l’organisation néo-nazie « Aube dorée » a de quoi inquiéter (…) Il faut ajouter à ce panorama de la droite de la droite les 10,60 % de voix (33 sièges) obtenus par la formation « Grecs indépendants », une scission de droite du principal parti de droit grec, Nouvelle Démocratie. Si les principaux médias mettent l’accent sur la montée de l’organisation néo-nazie, c’est pour ne pas mettre en évidence les trois éléments essentiels de ce scrutin.

Premier élément : la montée de l’abstention

En 2009, l’abstention s’élevait à 29,08 % des électeurs inscrits quand le Pasok de Papandréou avait été élu contre la « démocratie nouvelle » de Caramanlis. En 2010, elle avait atteint 70,92 % aux municipales de 2010 quand le Pasok avait capitulé devant les exigences des banques, de la troïka, de Merkozy… . En 2012, elle atteint 34,87 %. Ce qui indique que, malgré la crise aiguë que traverse la Grèce, un recul important de l’idée que la politique puisse changer la réalité.
Il est évident que le PASOK (Parti socialiste grec), qui était majoritaire au Parlement et dont le leader Georges Papandréou dirigeait le gouvernement grec jusqu’à ce que la Finance le chasse et le remplace par Lucas Papadémos, porte une très lourde responsabilité dans ce désarroi d’une partie de l’électorat grec.

Deuxième élément : la déroute des partis qui avaient accepté le « mémorandum », le diktat de la troïka UE/BCE/FMI

Le Pasok qui recueillait 43,92 % des suffrages en 2009 n’en obtient plus que 13,67 % en 2012. Il perd 30, 25 % de ses voix. Il ne détient plus que 41 sièges au Parlement, au lieu de 160. Une déroute complète.
La Nouvelle Démocratie (droite) qui atteignait 33,48 % des suffrages en 2009, plafonne à 18,87 % en 2012. Elle perd 14,51 % de ses voix. Une déroute limitée par l’attribution de 50 sièges supplémentaires au Parlement grec au parti arrivé en tête.
Les partis favorables au « mémorandum » signé avec la troïka par ne recueillent plus que 32,54 % des voix en 2012. Ces deux partis représentaient 77,4 % des voix en 2009. Une perte totale de 45 %.
Malgré la prime de 50 sièges supplémentaires, la Nouvelle Démocratie et la PASOK ne disposent que de 149 sièges au Parlement. Or, le Parlement compte 300 députés et il faut 151 députés pour obtenir la majorité. Il manque donc deux sièges aux deux partis favorables au mémorandum pour atteindre la majorité des députés (151 sur un total de 300).
La Grèce paraît être aujourd’hui un pays « ingouvernable », ce qui affole la Finance, les banques et les marchés boursiers.

Troisième élément : la montée de SYRIZA

Syriza est un parti à la gauche du Pasok qui s’oppose à la signature du mémorandum et veut qu’une partie de la dette grecque soit annulée. En 2009, il atteignait 4,60 % des voix. En 2012, 16,77 %. Il devient le 2e parti et gagne 12,17 % de voix.
Syriza est un parti proche du Front de Gauche Français, à une différence près, essentielle en l’occurrence : le parti communiste grec, le KKE n’en fait pas partie. Les conséquences de cette absence du KKE ne sont pas sans importance.
Le total des voix de Syriza et du KKE (8,67 %) atteint 25,44 % des suffrages et 78 sièges. S’ils avaient présenté une formation commune, elle aurait été la première formation grecque (loin devant Nouvelle Démocratie) et aurait obtenu la prime de 50 sièges supplémentaires réservée à la formation arrivée en tête.
Avec 128 sièges, ils n’auraient pas atteint la majorité, mais ils auraient pu passer un accord avec la Gauche démocratique (19 sièges) qui veut renégocier le mémorandum et, peut-être, réussi à faire bouger les députés du Pasok qui doivent sans doute commencer à comprendre combien leur orientation est suicidaire, pour eux-mêmes, leur parti, la gauche grecque et même la démocratie grecque. 

 

Partis représentés au Parlement            % de voix          Nombre de sièges   

  

Aube dorée                                                 6,97 %                             21   
Grecs indépendants                                   10,60 %                             33   

Nouvelle Démocratie                                  18,87 %                             58 + 50 (prime) = 108    
Pasok                                                       13,19 %                             41   
Gauche démocratique                                  6,10 %                             19   

Syriza                                                       16,76 %                             52   

KKE                                                           8,47 %                             26  

 

Le prix payé par le Pasok s’ajoute aux prix payés par les socialistes espagnols et portugais. Qui trahit son peuple et capitule devant les exigences des intégristes néo-libéraux, qui accepte l’austérité imposée par les requins des marchés et des banques, est sanctionné par son peuple. 

 

Papandréou n’a pas envisagé de résister et de défendre son peuple, il a même essayé de « profiter » de la crise pour liquider nombre de droits sociaux, sans oser s’en prendre à l’oligarchie qui, elle, était coupable de tout ce qui arrivait. Il a connu une forte résistance dans le Pasok, mais celle-ci après avoir rassemblé jusqu’à 60 députés, s’est usé, puis divisée : lorsque Papandréou a annoncé le « referendum » qu’il avait promis, lorsque Sarkozy et Merkel ont imposé le 9° plan de destruction social de la Grèce, il n’y a eu que 21 députés Pasok qui ont résisté. Ils ont été exclus par Papandréou qui été écarté à son tour, par Papedemos, puis par Venizelos ! C’est une tragique déroute qui doit servir de leçon. Car cela arrivera inéluctablement à tout autre parti membre du Parti Socialiste Européen (PSE) qui prendra la même voie. À quoi ça sert d’être socialiste, de gauche, de gagner les élections, de promettre le changement si c’est pour exécuter les volontés de Merkel, de la BCE, du FMI ? 

 

Voilà la leçon grecque. Ce n’est pas la montée d’un groupuscule nazi délirant, mais la poussée à gauche qui est le fait marquant. 44,52 % des voix c’est le total des voix des partis qui se réclament de la gauche. Mais le Pasok qui n’a rien compris se propose d’essayer de gouverner… avec la droite et continuer la destruction sociale du pays aux ordres de la troïka. On a aussi un exemple d’une autre gauche qui pourrait diriger si elle s’unissait, car elle dispose de 31, 33 % des voix et serait de loin le principal parti. Le refus de l’austérité, le refus de capituler devant les requins des banques et des marchés, vont de pair avec l’exigence de l’unité de la gauche, là-bas comme partout en Europe.

 

Rappel : Mikis Theodorakis : appel à l'union du peuple grec contre l'austérité - 23 février 2012 

Moody's et la Grèce : une histoire datant de 1931 selon Xavier Tracol - 16 février 2012 

Chevènement : l'Allemagne ne joue pas son rôle, il faut refaire l'Europe - 30 avril 2010 

 

Cet article est le 50ème sur ce blog dans la catégorie Etats Union européenne

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 21:25

Sarkozy conserve l’avantage mais la gauche progresse

 

Les résultats du second tour de l’élection présidentielle en Mayenne ont été analysés par Jean-Yves Delort, journaliste, ancien rédacteur en chef de l’hebdomadaire « Le Courrier de la Mayenne ».

 

Après le 1er tour (voir Présidentielle 2012 en Mayenne : le regard de JY Delort sur le 1er tour - 24 avril 2012), il s’était risqué à un pronostic pour le 6 mai : « La droite a toujours devancé la gauche au second tour en Mayenne, même en 1988 lors de la réélection de François Mitterrand. On peut penser que le résultat du second tour dans le département ne devrait pas être très éloigné de celui de 2007 : 55% pour la droite, 45% pour la gauche ». 

 

L’analyste électoral avait sous-estimé le peu d’entrain, voire le mécontentement, des électeurs mayennais à l’égard du président sortant. Il est à 53 %, perdant 9 000 voix par rapport à 2007, alors que Hollande (47 %) fait le même total enregistré par Royal en 2007. La participation électorale est la même (84 %).

 

En 1981, la Mayenne était sur le podium des départements les plus à droite. En 2012, elle en est loin, l’ouest de la France s’étant déporté à gauche pendant que le sud-est prenait un virage à droite très prononcé.

Les quatre départements bretons sont largement pour Hollande, ainsi que les départements les plus urbains des Pays de la Loire (Loire-Atlantique et Sarthe) et de la Basse-Normandie (Calvados). La Vendée, le Maine-et-Loire et la Mayenne (Pays de la Loire), l’Orne et la Manche (Basse-Normandie) sont majoritairement pour Sarkozy.

 

Voici le texte que m’a transmis Jean-Yves Delort.

François Hollande profite de l’antisarkozysme

La Mayenne a voté dimanche à 53,07% en faveur de Nicolas Sarkozy alors que la France entière a choisi François Hollande (46,93% en Mayenne). Elle se retrouve donc pour cinq ans dans l’opposition au Président de la République.

Le score est favorable à la gauche alors que François Mitterrand en 1981 n’avait même pas atteint les 40% des suffrages. Dimanche les villes de Laval et Mayenne ont voté largement à gauche tandis que Château-Gontier a choisi la droite. D’où la légitime explosion de joie dimanche soir chez les socialistes mayennais.

Quelle est l’ampleur du vote Hollande en Mayenne ? Le candidat l’avait emporté dans 37 communes au premier tour ; cette fois-ci il est en tête dans 42 communes. Progression mais pas raz-de-marée. L’arrondissement de Laval accorde sa préférence, de justesse, à François Hollande alors que le nord et le Sud Mayenne se sont montrés les plus favorables à l’ancien président ; il atteint 55% des voix dans l’arrondissement du Nord Mayenne, 58% dans le Sud.

Pourtant, la gauche n’obtient pas un triomphe exceptionnel. François Hollande récolte exactement le même nombre de suffrages que Ségolène Royal il y a 5 ans : 81.000. La différence, c‘est que Nicolas Sarkozy a perdu près de 9.000 voix. Le vote de dimanche est d’abord un vote de mécontentement à l’égard du président sortant boudé par une partie de la droite. L’anti-sarkozysme a pesé très fort dans cette campagne. Comme la droite a perdu des voix, la gauche grimpe dans les pourcentages : alors que Ségolène Royal atteignait 44% des suffrages, François Hollande atteint presque 47% des voix.

La Mayenne se situe à contre-courant du vote français ; mais ce n’est pas une nouveauté. Le résultat de dimanche confirme un ancrage à droite qui est très ancien ; dans toutes les élections présidentielles depuis 1965, la Mayenne a opté pour le candidat de droite au second tour. Elle a voté Giscard d’Estaing en 1974 et 1981, puis Chirac contre Mitterrand en 1988, Chirac contre Jospin en 1995, Sarzozy contre Royal en 2007 et dans un autre contexte Chirac contre Le Pen en 2002.

D’un tour à l’autre, la participation n’a pas varié (84%). Alors comment les électeurs mayennais qui n’avaient pas voté au premier tour pour les deux finalistes ont-ils fait leur choix ? A gauche, François Hollande semble avoir récupéré sans problème les voix de Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly, Philippe Poutou et Nathalie Arthaud (ce qui aboutit à un total mathématique de 70.000 voix environ) ; à cela s’ajoutent 11.000 voix provenant sans doute d’électeurs centristes. Nicolas Sarkozy a gagné 36.000 voix au centre et à l’extrême droite : on peut estimer que les voix centristes se sont réparties entre un tiers pour Hollande, deux tiers pour Sarkozy ; les voix de Marine Le Pen ont dû aller pour deux tiers à Nicolas Sarkozy, un tiers pour l’abstention. Le nombre de bulletins blancs ou nuls fait plus que doubler ; il passe de 4713 à 11501 : là, il s’agit sans doute d’électeurs du Front national.

La droite mayennaise s’est-elle mobilisée à fond pendant cette campagne électorale ? Pas vraiment. L’UMP mayennaise est restée très discrète, organisant peu de meetings, étant presque absente pour distribuer des tracts sur les marchés ou dans les boites aux lettres. On a même vu de futurs candidats aux législatives afficher le planning de leurs réunions pour les élections de juin avant le deuxième tour. Nicolas Sarkozy n’a jamais été la grande passion des militants UMP locaux, qui ont toujours regretté la personnalité de Jacques Chirac.

A gauche, il y a eu une unité totale derrière François Hollande. Des Verts au Front de gauche, du Parti radical au MRC, la mobilisation a été sans faille. Mais il s’est surtout agi d’une mobilisation contre le président sortant. Cette unité pourra t-elle subsister lors des prochaines échéances législatives ? C’est là toute la question. 

Aussi bien à droite qu’à gauche, de nombreux électeurs nous ont confié avoir fait leur choix “du bout des doigts“, un peu contraints et forcés. A gauche, bien des électeurs restent prudents vis à vis des orientations social-démocrates et pro-européennes de François Hollande, jugées parfois trop prudentes. A droite, des centristes ont regretté les positions trop “droitières“ de Nicolas Sarkozy. D’autres électeurs lui ont reproché l’absence de positions fermes sur les “valeurs“ pendant le quinquennat, un style présidentiel trop “agité“ et un accent mis trop exclusivement sur l’économie. L’élection présidentielle impose toujours un choix… 

Cet article est le 49ème paru sur ce blog dans la catégorie Présidentielle 2012

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 17:12

La gauche et les républicains, ensemble pour relever les défis

 

Au lendemain du 2ème tour de l’élection présidentielle, voici les communiqués de Jean-Pierre Chevènement, de Jean-Luc Laurent, président du MRC, et de Michel Sorin, au nom du MRC 53.

MRC national 002Jean-Pierre Chevènement : La belle victoire de François Hollande

 

Cette belle victoire est d’abord celle de François Hollande, de la force tranquille qu’il a exprimée avec talent et constance, à partir des orientations tracées dans son discours du Bourget le 22 janvier 2012. Il a su opérer les corrections nécessaires par rapport à certaines dérives et se situer au-dessus des partis. C’est cette posture présidentielle et ce sens des responsabilités conforme à l’esprit des institutions, qui lui ont fait gagner l’élection.

En ce sens, cette victoire est aussi plus que la victoire de la gauche : elle est celle de tous les républicains. Elle témoigne d’un esprit de rassemblement qu’il faudra préserver pour la suite. François Hollande a appelé à plus de justice. C’est la condition d’un effort partagé qui sera nécessaire compte tenu de l’ampleur des défis.

Pour ma part, j’apporterai au Président Hollande « le soutien ferme, sans démagogie, mais les yeux ouverts », que j’ai affirmé dans ma déclaration du 13 mars dernier, après que j’ai retiré ma candidature à son profit.

L’échec de Nicolas Sarkozy exprime le rejet du néolibéralisme et d’une politique européenne à courte vue, telle que l’a manifestée le traité européen signé le 2 mars dernier. Je mesure l’amertume qui peut être celle du Président sortant, qui n’avait pas que des défauts. Mais le peuple français a parlé. Il appartient désormais à tous les citoyens de servir ses intérêts.

Maintenant les choses sérieuses vont commencer car la campagne ne permettait sans doute pas de traiter au fond les problèmes nés de la crise de la monnaie unique.

Le Président Hollande aura à créer avec l’Allemagne le rapport de convictions qui amènera celle-ci à accepter de revoir le rôle de la Banque Centrale européenne, à la fois pour casser la spéculation contre l’euro et pour en abaisser le cours, aujourd’hui surévalué. C’est ainsi seulement qu’on pourra prévenir une rechute de la crise de l’euro et faire souffler sur l’Europe une brise de croissance dont elle a bien besoin.

Le Président Hollande saura, j’en suis sûr, dessiner le projet de redressement européen à travers lequel la France pourra continuer son Histoire. Les semaines qui viennent seront décisives. Je souhaite qu’une large majorité de Français lui donne aux élections des 10 et 17 juin prochains, les moyens de relever ce superbe défi.

 

Université d'été MRC 2010 021 TJean-Luc Laurent : Le changement, c'est aujourd'hui

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen salue la victoire historique de la gauche. Le peuple français a choisi de tourner la page de dix ans de sarkozysme en confiant la présidence de la République à François Hollande. Le Mouvement Républicain et Citoyen qui l'a soutenu dès le premier tour s'inscrira naturellement à ses côtés, dans la majorité présidentielle qui sera issue des élections législatives de juin.

La France demande à respirer après cinq ans d'hyper-présidence et une politique de division et de stigmatisation. Cette stratégie a échoué car elle heurte profondément les principes républicains qui vivent en chaque citoyen. Aujourd'hui, nous comptons sur François Hollande pour refonder la République, la remettre d'aplomb et lui redonner l'ambition de traduire sa devise en actes.

Aujourd'hui, nous comptons sur François Hollande pour sortir la France de l'impasse dans laquelle elle se trouve. C'est une occasion historique d'abandonner la stratégie suicidaire d'austérité budgétaire qui échoue partout en Europe. Cela passera par une renégociation du récent traité européen et par un dialogue sérieux avec l'Allemagne et l'ensemble de nos partenaires européens. Aujourd'hui, nous comptons sur François Hollande pour faire le choix de la justice, de l'intérêt général et de l'activité contre la rente, les privilèges et les inégalités.

La mise en œuvre du programme très clair qu'il a présenté aux Français nécessitera demain une ferme volonté politique pour convaincre mais aussi faire plier les oppositions. L'histoire de la gauche au pouvoir est rarement celle d'un long fleuve tranquille, une nouvelle page va s'écrire maintenant: le président de la République peut compter sur le Mouvement Républicain et Citoyen.

 

Michel SorinMichel Sorin : Libérer la jeunesse de la tutelle de la finance sur la politique

 

La victoire de François Hollande est celle de la gauche et de tous les républicains qu’il a su rassembler après une campagne électorale remarquablement menée. Il faut préserver cet esprit de rassemblement populaire lors des élections législatives des 10 et 17 juin afin de relever collectivement les défis de la réorientation européenne et du redressement de l’économie.

 

François Hollande veut être le président de la jeunesse et de la justice. Cet engagement, nous voulons l’aider à le tenir durant les cinq prochaines années. Nous qui avons connu la renaissance de la gauche dans les années 1970 et la victoire de François Mitterrand en 1981, nous voulons accompagner les jeunes citoyens et citoyennes dans leur quête de vie meilleure pour tous et de libération politique à l’égard de la finance.

 

Pour info (Le Monde, 7 mai) : Tous les résultats du second tour de l'élection présidentielle

Pour Hollande, Berlin doit accepter les obligations européennes ou le renflouement des Etats

Rappel : Présidentielle 2012 en France : victoire historique de François Hollande - 6 mai 2012

 

Cet article est le 48ème paru sur ce blog dans la catégorie Présidentielle 2012

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 22:53

C’était d’abord un rejet de la politique de Sarkozy

 

Après le 10 mai 1981 qui ouvrait, enfin, de nouveaux horizons pour la gauche en France,  le 6 mai 2012 restera une date historique, pas seulement pour la gauche mais pour la France, qui se libère d’une politique qui n’était pas faite pour elle. Cette date marque le retour de la politique en France et de la République.

Voici la déclaration de François Hollande à Tulle (Corrèze) ce 6 mai (Le Monde)

François Hollande : "Je m'engage à servir mon pays avec dévouement et exemplarité"

 

Université d'été MRC 2010 042 TFrançois Hollande, qui a mené remarquablement sa campagne électorale, était conscient depuis le début que la France actuelle n’est pas majoritairement à gauche. Elle est largement sous l’emprise du capitalisme financier qui domine le monde. C’est pourquoi sa campagne était contre Sarkozy sans s’avancer sur des propositions politiques ambitieuses.

 

Voir l’analyse de Philippe Cohen ce soir sur le site de Marianne :

François Hollande : la vraie victoire est devant lui : Le candidat socialiste avait vu juste en analysant l'élection comme un référendum anti-Sarkozy. Il l'a remporté de façon plus serrée que prévu. Il sera attendu d'abord sur sa capacité à réorienter l'Europe et à redonner foi à la vie en commun à une France larguée tentée par le populisme.

Voir aussi l’analyse ce soir de Eric Dupin, journaliste à Rue89 :

François Hollande a été élu, ce 6 mai, le septième président de la Ve République avec autour de 52% des suffrages exprimés. C’est la conclusion d’une longue bataille électorale dans laquelle le Président sortant n’aura jamais réussi à prendre le dessus (…).

Un contexte périlleux pour le vainqueur

Ce résultat relativement décevant ne va pas faciliter l’alternance. Le deuxième Président de gauche de la Ve République sait qu’il arrive au pouvoir dans un contexte périlleux. Les électeurs lui auraient-ils réservé une « victoire empoisonnée » en le propulsant à la tête de l’Etat au milieu d’une profonde crise économique, dans une Europe à la cohésion rudement secouée, et porté par une majorité, tant électorale que politique, limitée et hétérogène ? (…)

Cet article est le 47ème paru sur ce blog dans la catégorie Présidentielle 2012

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 22:55

Revivre, Conférence santé, Aide aux seniors, Conseil des sages

 

Récemment, j’ai fait le point avec Georges Minzière concernant ses responsabilités citoyennes, qui sont diversifiées. On peut parler de retraité pluriactif… Il continue de militer au Mouvement Républicain et Citoyen (MRC 53) - voir MRC 53 : des comités de citoyens pour la victoire de François Hollande 31 mars 2012.

 

Nous avons milité ensemble au Parti socialiste (courant Chevènement) dès les années 1970 et nous continuons dans les années 2010.

Voir Propositions institutionnelles de Michel Sorin et Georges Minzière 

Georges Minzière veut renforcer la légitimité des comités de locataires 

 

Georges Minzière 26 03 09Georges a été conseiller municipal et adjoint au maire de Laval, conseiller régional des Pays de la Loire, puis conseiller général de la Mayenne.

Auparavant, il avait exercé des responsabilités de syndicaliste et de secrétaire du comité d’entreprise puis inter-entreprises du groupe métallurgique Salmson.6 Il était le responsable départemental de la section métallurgie de la CFDT. A partir du moment où il a eu des mandats politiques, il a abandonné ses mandats syndicaux, ce qui est la règle dans ce syndicat.

 

Venons-en aux activités en cours, en commençant par la responsabilité la plus difficile à assumer dans les conditions actuelles : la présidence de l’association Revivre. Voir Hébergement d'urgence à Laval (Mayenne) : Revivre manque de crédits - 5 mai 2012 

 

Ensuite, la vice-présidence de la conférence de territoire santé sur le département de la Mayenne. Il y est en tant que délégué des retraités CFDT. Voir l’Arrêté de composition de la conférence de territoire et les Conférences de territoire - Voir aussi le programme régional santé et le Programme territorial de la mayenne - ARS Pays de la Loire.

Les débats ont porté jusqu’à présent sur l’opportunité de conserver les deux services Urgences et Chimiothérapie au Centre hospitalier et à la Polyclinique du Maine (pour le moment, l’Agence régionale de santé a décidé de les maintenir) et de maintenir la permanence des soins le samedi matin (l’ARS étudie le dispositif en place).

 

Par ailleurs, Georges est actif au sein de l’association de quartier Agir (maison de quartier Saint-Nicolas) pour l’aide aux seniors. Afin de lutter contre l’isolement et de favoriser les liens entre les habitants du quartier, des visites sont organisées chaque mois en Mayenne ou dans les départements voisins. Cela permet de découvrir des activités économiques.

 

Le plus novateur concerne l’échange de savoir faire (informatique, Internet) entre les retraités et les jeunes. Cette idée est née dans le cadre de l’association Mayenne-point-org.

- Une première expérience avait été conduite il y a deux ans entre des retraités CFDT et le lycée Douanier Rousseau, celui-ci mettant à disposition une salle équipée d’ordinateurs pour la formation d’un groupe d’une vingtaine d’anciens à l’utilisation d’Internet, avec l’appui d’un professionnel chargé de l’animation, les plus expérimentés aidant ceux qui le sont moins.

- Ensuite, avec le lycée Robert Buron, une expérience d’encadrement des anciens par des jeunes est en cours depuis une année, sur le thème de l’utilisation d’un ordinateur. Le bilan sera fait le 29 juin ; d’ores et déjà, la méthode est validée et un accord a été donné pour continuer l’expérience pendant une autre année.

- Un projet existe aussi avec le lycée Réaumur : mise à disposition de salles équipées d’ordinateurs pour des groupes de 15 à 20 personnes, avec encadrement par des jeunes en formation BTS. Il s’agit bien d’échange de savoir faire dans les deux sens entre jeunes et anciens.

 

 

Cet article est le 36ème sur ce blog dans la catégorie MRC 53

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 11:26

L’Etat et la ville de Laval : 70 000 euros en moins en 2011

 

Georges Minzière 26 03 09Georges Minzière ne cache pas son mécontentement. Il se démène avec l’équipe de salariés et les administrateurs de l’Association REVIVRE pour faire face aux besoins des gens à la recherche d’un logement d’urgence. La demande d’accueil est en forte augmentation mais les subventions ont sensiblement diminué en 2011. Au côté de Pierre Navarro, directeur de l’association, il a rencontré récemment Apolline Bouchery, journaliste à Ouest-France, qui a publié cet article le 26 avril 2012.

 

Année noire pour l’hébergement d’urgence

 

L’an dernier, l’association Revivre a enregistré une explosion de la demande d’accueil mais une baisse de ses subventions.

 

Héberger

Miser sur le logement de courte durée et un accompagnement personnalisé, c’est l’objectif de Revivre. «  Installer des personnes désociabilisées dans un logement permanent, ce n’est pas les aider, explique Pierre Navarro, directeur de l’association. Il faut surtout leur réapprendre à être citoyen ». Cela passe par des gestes de base : « se lever le matin, nettoyer une table, communiquer… Certains ont oublié les réflexes sociaux ». Une équipe d’éducateurs veille à redynamiser leur quotidien.

 

Demande

« La demande d’accueil a explosé l’an dernier », constate Georges Minzière, président de l’association. La faute à la crise qui touche surtout les jeunes et les femmes. Le nombre d’expulsions et de cas de surendettement augmente. Les personnes que l’association accompagne cumulent souvent problèmes sociaux et psychologiques. « Le premier mal dont ils souffrent est la perte d’estime de soi », confie Pierre Navarro.

 

Déficit

L’association prévoit un déficit de 5 % pour l’année 2012. Revivre est financée par l’Etat, dont les dotations ont diminué de 7 % en 2011 : ce sont 55 632 € en moins pour l’association. Elle touche aussi des aides du conseil général. La municipalité de Laval a supprimé sa participation de 16 300 €.

 

Projet

« Cette année, nous espérons relancer nos ateliers », explique Georges Minzière. Informatique, jardinage, bricolage. « Il faut leur prouver qu’ils sont capables d’accomplir des choses ». Pour mieux les réinsérer dans la vie sociale.

 

Cet article est le 25ème sur ce blog dans la catégorie Le logement

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