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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 19:18

Nouveau risque d’inconstitutionnalité pour cette loi

 

Les Sénateurs du groupe CRC-SPG ont présenté une motion d’irrecevabilité de la loi sur la tarification progressive de l’énergie (voir Tarification progressive de l'énergie : motion d'irrecevabilité au Sénat - 24 octobre 2012).

 

Voici leurs arguments (communiqués de presse des 18 et 23 octobre 2012 sur leur site) :

 

Ce texte remet en cause le service public de l’énergie

Le 17 octobre 2012, lors de l’examen en commission des affaires économiques de la proposition de loi sur la tarification progressive de l’énergie du député François Brottes, les sénatrices et sénateurs du groupe Communiste Républicain et Citoyen ont déposé une motion d’irrecevabilité.

En effet, ils estiment ce texte contraire à la Constitution. Il contredit la Déclaration de 1789 qui pose le principe que l’effort doit croître avec l’importance des ressources. Il méconnaît également le principe fondamental d’égalité devant l’accès à l’énergie sur tout le territoire pour l’ensemble des foyers. Ce texte remet plus fondamentalement en cause un des piliers du service public de l’énergie avec la fin de la péréquation tarifaire. C’est pourquoi ils demandent une réécriture complète du texte avec comme fondement premier la lutte contre la précarité énergétique et la garantie du droit d’égal accès de tous à l’énergie sur tout le territoire.

La mise en place d’un bonus-malus apparaît totalement déconnectée de la réalité, inefficace aux regards des objectifs d’économie d’énergie et constitue une double peine pour les familles qui ne peuvent faire face, financièrement, à la rénovation de leurs logements.

Comme nous l’avons déjà dit, l’urgence écologique et sociale mérite mieux qu’un texte élaboré, sans aucune concertation des usagers, de leurs associations, des élus et des organisations syndicales et dont beaucoup dénoncent une impossible application concrète. Il est temps de mettre en œuvre une politique volontariste de l’énergie autour d’un pôle public de l’énergie garant de la pérennité du service public de l’énergie seul à même de répondre au défi de la transition énergétique et d’assurer l’accès à l’énergie pour l’ensemble de nos concitoyens.

L’examen du dispositif bonus-malus a été reporté en commission à la semaine prochaine. Pour les sénatrices et sénateurs du groupe CRC la majorité gouvernementale doit revoir sa copie et proposer, dans l’immédiat, un texte qui réponde avant tout à l’urgence sociale et pose, en particulier, l’interdiction des coupures. Les autres dispositions devront faire l’objet, comme annoncé par le gouvernement, d’un projet de loi sur l’énergie fruit d’une large concertation.

Après le rejet du bonus-malus en commission, nous proposons l'adoption en urgence de l'extension de la trêve hivernale et des tarifs sociaux de l'énergie

Lors de l’examen en commission des affaires économiques de la proposition de loi visant à préparer la transition vers un système énergétique sobre présentée par le groupe socialiste, les membres de la commission ont adopté la motion d’irrecevabilité déposée par les sénateurs du groupe CRC.

En effet, la commission des affaires économiques a reconnu le risque d’inconstitutionnalité de ce texte au regard du respect des principes d’égalité, de péréquation tarifaire, d’exigence de clarté et d’intelligibilité de la loi et du respect par le législateur de sa compétence en matière fiscale.

La commission a estimé que l’instauration d’un bonus-malus s’apparente à une taxe qui ne respecte pas le principe de proportionnalité de l’impôt et des ressources de chacun, en faisant peser une large partie des malus sur les familles qui n’ont pas toujours les moyens de procéder aux travaux d’isolation de leur habitation. En censurant ce texte la commission a dénoncé plusieurs cavaliers législatifs dont la mise en place d’un marché de capacités et la déréglementation de l’implantation des éoliennes.

Enfin, face à l’urgence sociale, les sénateurs du groupe CRC ont déposé une proposition de loi permettant l’extension de la trêve hivernale à tous les usagers, celle des bénéficiaires des tarifs sociaux de l’énergie ainsi que la mise en place d’un service public de la performance énergétique ; mesures qui recueillent l’approbation de l’ensemble des forces de gauche.

 

Cet article est le 48ème paru sur ce blog dans la catégorie République Parlement.

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 16:28

Les grandes lignes de l’action du ministre Guillaume Garot

L’agroalimentaire est un secteur économique de grande importance en France. Il représente 13 500 entreprises et 415 000 emplois, avec un chiffre d’affaires de 41 milliards d’euros et 7,6 milliards d’euros d’excédent commercial en 2011 (voir Vient de sortir : le Panorama 2012 des industries agroalimentaires).
A l’occasion du salon international de l’alimentation (SIAL), Stéphane le Foll, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt et Guillaume Garot, ministre délégué à l’agroalimentaire se sont tous deux engagés dans la lutte contre le gaspillage alimentaire (voir Le ministère de l’agriculture s’engage dans la lutte contre le gaspillage alimentaire).
Les deux ministres ont salué la réussite du SIAL 2012 qui s’est tenu à Villepinte (93) du 21 au 25 octobre. Leur présence sur le salon témoigne de l’importance que le gouvernement français accorde à la filière agroalimentaire, comme un des fers de lance du redressement productif de notre pays (voir Stéphane Le Foll et Guillaume Garot saluent la réussite du SIAL 2012).
Le SIAL 2012 a aussi permis à Guillaume Garot de présenter, avec Nicole Bricq, ministre du commerce extérieur, un plan de conquête à l’export de l’industrie agroalimentaire française, qui passe notamment par l’accompagnement dans la durée des entreprises dans l’élaboration de leur stratégie et leur démarche export, le ciblage de zones prioritaires et de marchés à potentiel, avec une priorité donnée aux marchés d’Asie orientale, la formation des entreprises françaises aux exigences sanitaires des pays tiers, la simplification des procédures douanières et administratives, la mobilisation des services de l’Etat pour obtenir la levée des barrières techniques et sanitaires et le regroupement des forces françaises lors des grands salons internationaux.
Guillaume Garot maire de Laval 081010 TDans un entretien avec des journalistes de L’Usine Nouvelle, publié le 11 octobre 2012, Guillaume Garot avait détaillé les grandes lignes de son action au ministère pour redonner de la compétitivité à l’agroalimentaire français (voir "Un plan national pour l’agroalimentaire au printemps").

L'Usine Nouvelle - L’industrie agroalimentaire française est-elle en danger comme celles de la pharmacie ou de l’automobile ?

Guillaume Garot - L’agroalimentaire est le premier secteur industriel rapporté au PIB, avec 500 000 emplois et une contribution positive à la balance commerciale de plus de 8 milliards d’euros voire 11 milliards si l’on ajoute les céréales. Nous avons des atouts comme les vins et spiritueux ou le lait, mais aussi des secteurs fragilisés comme la volaille. Nous importons 40 % des poulets que nous consommons aujourd’hui. Notre filière s’est fait tailler des croupières depuis dix ans par nos amis allemands notamment. La situation dans le porc est aussi inquiétante. Je me bats pour qu’il n’y ait pas de Doux dans le porc, pour que le secteur génère davantage de valeur ajoutée tout au long de la filière. Cela suppose de nouveaux outils.

Lesquels ?

Il faut porter massivement les efforts sur la recherche et développement. Quand l’industrie consacre en moyenne 1,3 % de son chiffre d’affaires à la R&D, l’agroalimentaire est à 0,7 %. Doux est un exemple frappant du retard d’investissements industriels. Nous avons décidé cet été d’élargir le crédit impôt recherche aux petites PME qui ne pouvaient pas en bénéficier jusqu’à présent. Pour permettre aux entreprises d’accéder aux financements, nous lançons la Banque publique d’investissements (BPI). Il y aura une entrée pour la filière agroalimentaire afin de permettre aux entreprises de bénéficier de fonds spécifiques, dont le montant est aujourd’hui à l’arbitrage.

Et à l’export ?

L’agroalimentaire doit savoir se vendre et développer une stratégie de conquête. Nous avons deux agences, Ubifrance et la Sopexa, qui font un très bon travail mais qui doivent mieux se coordonner. Il faut de la clarté et un seul drapeau France à l’international. Il faut partir aussi des territoires pour construire des parcours d’accompagnement à la carte pour chaque entreprise. Je suis en train de nommer des référents en agroalimentaire dans chaque région dans le cadre des Rencontres régionales de l’agroalimentaire que nous avons lancées fin septembre.

Nous allons définir une première zone de conquête en 2013, vraisemblablement l’Asie. On va déterminer une stratégie par zone, par filière et même par produit. Le foie gras est un bon exemple. Au Japon, les entreprises françaises l’ont d’abord travaillé à la mode japonaise avec un agrume, le yuzu. Aujourd’hui, les Japonais commencent à l’apprécier aussi à la mode française. Dès janvier, je partirai en mission commerciale avec plusieurs fleurons industriels de la gastronomie française.

Quand allez-vous annoncer des mesures pour restaurer la compétitivité du secteur ?

Je souhaite que l’on débouche au début du printemps sur un plan d’actions national, assorti de mesures sur l’emploi, l’export, la recherche et l’investissement. Il y aura une traduction législative dans la loi d'avenir sur l'agriculture, l'agroalimentaire et la forêt prévue pour 2013, une traduction réglementaire par décrets et circulaires et une traduction pour les territoires.

Certaines filières pointent les différences de coût du travail, notamment avec l’Allemagne. Que comptez-vous faire ?

Nous attendons les propositions de Louis Gallois. Le Gouvernement prendra ensuite ses responsabilités. Il y a aussi une conférence sociale en ce moment. La question du financement de la protection sociale est liée à celle de la compétitivité. La question se pose dans le pays mais aussi à l’intérieur des frontières de l’Union et en particulier avec l’Allemagne. Stéphane Le Foll porte d’ailleurs le sujet des contrats de prestation à Bruxelles.

Faut-il réviser la Loi de Modernisation de l’Economie (LME), comme de nombreux industriels le réclament ?

Il faut retrouver un équilibre pour mieux répartir la valeur ajoutée dans la filière. Avec la LME, le partage s’est fait au détriment des producteurs et des transformateurs. Les méthodes de négociations de la grande distribution sont parfois rudes. Il faut donner des marges de manœuvre aux PME pour investir et créer de l’emploi. Une révision de la LME est nécessaire pour éviter la fragilisation de notre industrie. Mais il faut protéger le pouvoir d’achat des consommateurs et ne pas revenir à une spirale inflationniste. Toutes les hypothèses sont ouvertes. Nous allons aussi remettre sur la table l’accord du 3 mai 2011 qui déclenche de nouvelles négociations entre industriels et distributeurs en cas de flambée des matières premières. Il n’est pas satisfaisant, car incomplet. Il ne fixe aucun terme à la négociation. Une réunion aura lieu le 21 novembre avec les acteurs de la filière. Nous souhaitons déboucher au printemps 2013.

Que vous inspire la gestion du dossier Doux ?

C’est un dossier que je suis quotidiennement depuis mon arrivée. Nous n’avons hélas pas pu anticiper les choses. Le dépôt de bilan est intervenu juste après notre arrivée au pouvoir. Nous n’avons pu que traiter l’urgence sociale et trouver des solutions au cas par cas. Je crois qu’il faut réarmer l’Etat pour être dans une médiation active. L’Etat a la responsabilité d’être à l’initiative d’une stratégie de filière, autour de questions comme la façon de traiter l’entrée de gamme, les filières de qualité, la valeur ajoutée, la stratégie à l’export. Il faut orienter l’offre en fonction de la demande des consommateurs et non l’inverse. Dans le porc, je réunis avec Stéphane Le Foll les acteurs de la filière le 30 octobre, précisément pour ne pas connaître ce que nous connaissons sur la volaille.

Le dossier Fralib est au point mort. Faut-il qu’une loi interdise la fermeture d’usines rentables ?

Les Français ne comprennent plus qu’un groupe qui fait des profits ferme un site rentable, et n’ait aucune obligation vis-à-vis des salariés et du territoire. Il y a quelque chose de scandaleux. Il faut redonner des règles. Dans les hypothèses sur lesquelles nous travaillons, il y a l’obligation qui pourrait être donnée à une entreprise de trouver un repreneur. Rien n’est décidé pour l’instant.

Complément d’info

Un rapport (1999-2000) des sénateurs Marcel Deneux, Jean Bizet et Bernard Dussaut. Il est disponible en une seule pageou consulter Rapport d'information sur l'avenir du secteur agro-alimentaire.

Retrouvez la 1ère intervention du ministre en charge de l'agroalimentaire lors de Food Factory 2012 et le discours intégral en pdf : Discours_integral_GGarot_5_07_12.pdf (voir Conférence sur l'agroalimentaire 2030 : c'était le 5 juillet 2012 à Laval - 6 août 2012).

Cet article est le 348ème publié sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC.

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 17:43

Accentuation de la crise économique et sociale en Europe

 

Les chiffres du Chômage en France continuent d’être à la hausse (voir Les chiffres du chômage en Mayenne et en France toujours à la hausse - 29 mars 2012). Les prévisions de l’INSEE pour la fin 2012 l’annonçaient clairement (voir Zone euro en récession au 3ème trimestre, France en croissance zéro - 4 octobre 2012).  
Les chiffres du chômage en France pour le mois de septembre ont été publiés ce mercredi 24 octobre 2012. Comme c'était prévisible, ils ne sont pas bons. Ils sont même inquiétants, puisque la hausse s'accélère. Le gouvernement avait préparé les esprits, en prévenant que les chiffres du chômage en France seraient mauvais pendant encore plusieurs mois. Les statistiques pour le mois de septembre ne sont donc pas surprenantes.
Le nombre de chômeurs sans activité en métropole est en hausse de 1,6 %. C'est la plus forte hausse mensuelle depuis mars 2009. Près de 47 000 personnes supplémentaires sont dans ce cas par rapport aux chiffres du mois d'août, qui constituaient déjà un record à plus de 3 millions. La barre symbolique qui a été dépassée en septembre, c'est celle du nombre total des inscrits en métropole, y compris ceux qui exercent une activité partielle. Ils sont plus de 4,5 millions. Le ministère du Travail mise sur les premiers emplois d'avenir qui doivent être signés en novembre pour faire reculer le chômage des jeunes.
Il mentionne aussi les négociations entre partenaires sociaux sur le contrat de génération et la sécurisation de l'emploi. Mais les effets concrets ne devraient pas se faire sentir avant le début de l'année 2013, pour laquelle les prévisions de croissance, éléments déterminants pour l'emploi, ne sont pas particulièrement encourageantes.

 

Guillaume Duval (Alternatives économiques, 13 septembre 2012) l’avait annoncé :

Emploi : tous les clignotants sont au rouge

Malgré le recours accru aux emplois aidés, il est à craindre que la forte restriction budgétaire prévue pour ramener les déficits publics de 4,5 % du PIB en 2012 à 3 % en 2013 entraîne une poursuite, voire une accélération de cette baisse de l’emploi. L'emploi dans le secteur marchand qui s’était remis à augmenter depuis la mi-2010 a recommencé à diminuer au second trimestre 2012, selon les derniers chiffres de l'Insee. L’industrie a perdu 21 000 emplois par rapport au deuxième trimestre 2011 (– 0,7 %), le bâtiment 12 000 (– 0,8 %) et le tertiaire lui-même 6 000, alors qu’il en gagne à peu près toujours. C’est surtout le fort recul de l’intérim qui explique cette baisse. La situation du marché du travail devrait se dégrader encore davantage au troisième puisque, selon la Banque de France, l'économie française, qui stagnait jusque-là, est cette fois entrée elle aussi en récession. Malgré le recours accru aux emplois aidés, il est à craindre que la forte restriction budgétaire prévue pour ramener les déficits publics de 4,5 % du produit intérieur brut (PIB) en 2012 à 3 % en 2013 entraîne une poursuite, voire une accélération de cette baisse de l’emploi, et de la hausse du chômage concomitante.

 

Le même Guillaume Duval (Alternatives économiques, 17 octobre 2012) constate une remontée de l’emploi aux USA : Etats Unis : le chômage baisse-t-il vraiment ?

Au début du mois d’octobre, la publication des chiffres du chômage aux Etats Unis a déclenché une polémique : ce taux était en effet en baisse à 7,8 % et nombre d'observateurs ont soupçonné une manipulation liée à la radiation de chômeurs des statistiques dans le but de  faciliter la réélection de Barack Obama. Dans un pays où les allocations chômage ne durent que quelques mois, le phénomène de retrait du marché du travail pour cause de découragement joue certainement un rôle dans la baisse du chômage enregistrée aux Etats Unis, pour autant on observe bien également une légère mais réelle amélioration de l'emploi américain. C’est ce que montrent en particulier les évolutions des taux d'emploi, c'est-à-dire du pourcentage des personnes âgées de 15 à 64 ans qui occupent un emploi. Le choc de la crise a été beaucoup plus violent aux Etats Unis qu'en Europe : ce taux a baissé de 6 points outre Atlantique entre 2007 et 2009 contre deux « seulement » en zone euro (globalement car dans les pays en crise il a baissé davantage bien sûr). Mais depuis mi 2011, ce taux progresse de nouveau légèrement aux Etats Unis (+ 0,5 points) tandis que de dans le même temps il baissait d’autant en Europe. Les Etats Unis sont encore très loin d'avoir effacé la crise en termes d’emplois mais les évolutions divergentes des taux de chômage entre l'Europe (où il est en forte hausse) et aux Etats Unis (où il baisse légèrement) ne sont donc selon toute vraisemblance pas seulement le résultat de manipulations statistiques préélectorales…


En Mayenne, CÉAS-point-com (n° 473, 19 octobre 2012) présente les statistiques du chômage fin août 2012 et constate une évolution annuelle préoccupante (12,5 %, catégories A, B et C).  

La Mayenne compte, fin août 2012, en données brutes, 18 437 demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi, dont 16 463 (89,3 %) tenus à des actes positifs de recherche d’emploi (catégories A, B et C). Parmi ces quelque 16 500 demandeurs d’emploi, environ 3 300 ont moins de 25 ans et presque autant ont 50 ans ou plus. Les 25 à 49 ans (un peu plus de 10 000) représentent 61 % de l’effectif total des catégories A, B et C.

Concernant ces trois catégories A, B et C, le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté sur un mois (+ 3,8 %), ainsi que sur un an (+ 12,5 %). Cette variation annuelle est très supérieure à celle de la région (+ 8,7 %) ou celle de la France (+ 8,3 %).

Toujours en variation annuelle pour ces trois catégories et pour le département, on constate, sur un an, une augmentation des demandeurs d’emploi âgés de moins de 25 ans (+ 14,3 %). Pour cette tranche d’âge, sur un an, le chômage s’accroît de façon quasiment identique pour les femmes (+ 14,5 %) que pour les hommes (+ 14,0 %). Pour les 25 à 49 ans, l’évolution est plus forte chez les hommes (+ 11,7 %) que chez les femmes (+ 8,9 %). Pour les 50 ans ou plus, on observe l’inverse : l’évolution est plus forte chez les femmes (+ 19,6 %) que chez les hommes (+ 17,7 %).

La Mayenne, comme les Pays de la Loire, se caractérise par une part élevée de femmes et de jeunes de moins de 25 ans parmi les demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi (catégories A, B et C). A contrario, la Mayenne compte proportionnellement moins de demandeurs d’emploi de longue durée.

 

Rappel : Catégorie A : demandeurs d’emploi n’ayant pas travaillé dans le mois, quel que soit le type d’emploi recherché.

Catégorie B : ceux ayant eu une activité de 78 heures au plus dans le mois.

Catégorie C : ceux ayant eu une activité de plus de 78 heures dans le mois.

Dans ces trois catégories, les demandeurs d’emploi sont tenus à des « actes positifs de recherche d’emploi ».

Catégorie D : demandeurs d’emploi non disponibles immédiatement (stage, formation, maladie…).

Catégorie E : ceux ayant un emploi et en recherchant un autre (notamment les bénéficiaires de contrats aidés).

 

Cet article est le 102ème paru sur ce blog dans la catégorie Travail Economie

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 21:27

Réorienter les aides vers les éleveurs et gérer les volumes de lait

 

La page Agriculture de Ouest-France, ce 24 octobre, s’ouvre sur les appels de la Confédération paysanne et de l’Association des producteurs de lait indépendants (Apli) afin de « sauver l’élevage ». Voir La filière agroalimentaire malmenée par la flambée du prix des céréales - 6 octobre 2012

Le quotidien régional du Grand Ouest de la France pose trois questions à Gérard Durand, secrétaire national chargé de l’élevage à la Confédération paysanne. Voir Confédération paysanne : « Sauver l'élevage » :

 

La Confédération paysanne diffuse ce tract aux éleveurs. Voir Sauvons l'élevage : des aides justes, pas juste des aides ...

 

UN PROJET POUR LES PAYSANS

 

La Confédération Paysanne se bat pour redonner aux éleveurs des perspectives, pour maintenir les éleveurs en place et favoriser l’installation de jeunes. Un enjeu vital pour l’avenir des zones d’élevage, comme le Massif Central ! Une politique de l’élevage : assurer le revenu des éleveurs

Le maintien de l’élevage est essentiel au développement des territoires ruraux, et plus encore de certaines zones défavorisées. La concentration rapide des élevages est préjudiciable à l’emploi en milieu rural. Pour la Confédération paysanne :

- le revenu des éleveurs doit d’abord être assuré par des prix, fixés en fonction des coûts de production réels, plus que par des primes ;

- la relocalisation de la production est préférable à une politique centrée sur l’exportation, ce qui suppose un renouvellement des éleveurs et le maintien d’outils de transformation (ex. : abattoirs de proximité) ;

- les élevages de petite ou moyenne taille doivent être soutenus en tant que tels et non exclus (comme dans le cas de la prime Jeunes Bovins) ;

- les systèmes herbagers et autonomes doivent être protégés et soutenus ;

- les normes actuelles ou à venir tout comme les contraintes administratives accentuent la concentration et la disparition des élevages.

 

Pour une PAC réformée et plus favorable aux éleveurs :

 

La prochaine réforme de la PAC doit reconnaître les spécificités des élevages et des territoires concernés (zones de montagne, zones défavorisées…). La Confédération paysanne demande :

- une redistribution des aides PAC, réorientées vers les éleveurs à travers les Primes au maintien des troupeaux ruminants (PMTR) et basées sur l’emploi ;

- un positionnement clair de l’UE en faveur de la souveraineté alimentaire européenne et de la régulation des marchés;

- un soutien spécifique et renforcé pour les zones défavorisées, comme l’Indemnité Compensatoire de Handicaps Naturels (ICHN) ;

- un appui à l’évolution vers des systèmes de production plus autonomes, notamment à travers un « plan protéines ».

- une réforme profonde des critères et du système de contrôle des élevages et de la conditionnalité des aides ; avec dans un premier temps, un moratoire immédiat sur les contrôles conditionnalité, notamment dans les élevages petits ruminants.

 

Prix des matières premières : les éleveurs ne doivent pas payer la note

 

La flambée des matières premières (céréales, soja) pénalise les éleveurs, déjà fragilisés ; elle accentue par ailleurs les risques de crises alimentaires à l’échelle mondiale. Pour la Confédération paysanne :

- l’agriculture et l’alimentation ne peuvent être soumises à un marché libéral et doivent sortir de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) ;

- les aliments de 1ère nécessité comme les céréales ne doivent pas faire l’objet de spéculations, en particulier sur les marchés à terme ;

- les aides doivent être redistribuées en direction des éleveurs. Dans l’attente, il faut taxer les céréales à l’exportation au-delà d’un certain seuil, pour arrêter l'augmentation des prix ;

- il faut arrêter le soutien aux agrocarburants.

AG Apli 120911 001 TDe son côté, l’Apli réagit aux propos du président de la Chambre d’agriculture des Côtes-d’Armor, Olivier Allain, qui souhaite une meilleure répartition des aides PAC en faveur des éleveurs.
Elle souligne qu’une simple régulation européenne par les éleveurs eux-mêmes ne coûterait rien au contribuable. L’unique moyen d’obtenir un prix du litre de lait couvrant les coûts de production, afin d’assurer l’écoulement des volumes transformés, c’est en premier lieu de regrouper tous les éleveurs dans une seule et même organisation de producteurs : France Milk Board (voir Paul de Montvalon (FMBoard) lance ses Organisations de Producteurs - 20 octobre 2012). C’est à eux de prendre en main la quantité de lait à produire au niveau du pays afin de subvenir aux besoins des industriels français.
L’Apli évoque aussi l’Office du lait (voir Paul de Montvalon a présenté l'office du lait aux producteurs à Ernée), où les producteurs gèreront la régulation des volumes produits afin d’assurer l’approvisionnement de la filière tout en garantissant un prix couvrant les coûts de la production des éleveurs et une juste répartition de la valeur ajoutée. Avant de demander encore une fois des aides de l’Etat, de l’Europe, il faut balayer devant chez soi (…).

Cet article est le 347ème publié sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC.

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 18:32

Une loi mal conçue qui détruit l’égalité entre les citoyens  

 

Trop de précipitation au Parlement et inexpérience ministérielle. Voir Logement social : la loi de tous les cafouillages (Le Monde, 24 octobre 2012).

Dans cet article, il est question aussi des avatars au Sénat de la loi sur les tarifs de l’énergie. La loi Brottes sur la tarification progressive de l’énergie souffre d’être mal conçue.

Voir Tarification progressive de l'énergie : 2 objectifs pour une loi complexe - 22 octobre 2012

Tarification progressive de l'énergie : 2 avis et commentaires sur la loi - 23 octobre 2012 

 

Au Sénat, les membres du groupe CRC (Communistes, républicains, citoyens) ont présenté une motion d’irrecevabilité. Voir Proposition de loi Brottes : climat électrique pour l'examen en commission au Sénat (Localtis.info, 17 octobre 2012)

Les sénateurs communistes ont déposé le 17 octobre une motion d'irrecevabilité de la proposition de loi du député PS François Brottes visant à instaurer des tarifs progressifs de l'énergie, lors d'une réunion houleuse de la commission des Affaires économiques. "Ce texte est un mauvais texte, cela va pénaliser les couches populaires, il y a tout à revoir", a déclaré à l'AFP Mireille Schurch (CRC, communiste) lors d'une suspension de séance de la commission. Déjà adoptée par l'Assemblée nationale, la proposition de loi prévoit notamment de créer un bonus-malus sur la facture d'énergie des consommateurs. Les communistes sont farouchement opposés à ce qu'ils considèrent comme "une rupture d'égalité devant l'accès à l'énergie, sur la base de critères contestables".
La discussion du texte en séance au Sénat a déjà été repoussée du 17 au 30 octobre par le gouvernement. La gauche n'est majoritaire dans la Haute Assemblée que de six voix. La droite étant également opposée à cette proposition, la motion d'irrecevabilité a de grandes chances d'être adoptée si le PS n'accepte pas de revoir les dispositions contestées.

 

Le 23 octobre, la commission des affaires économiques du Sénat a à nouveau examiné la proposition de loi. La motion d’irrecevabilité a été adoptée.

Tarifs de l'énergie : le texte "irrecevable" au Sénat

Court-circuit au Sénat. La commission des affaires économiques a déclaré "irrecevable", mardi 23 octobre, la proposition de loi du député (PS) François Brottes sur la transition énergétique, adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale et qui doit être examinée en séance au Sénat le 30 octobre. La motion d'irrecevabilité présentée par le groupe Communiste, républicain et citoyen (CRC) a été adoptée par 20 voix contre 19, les sénateurs de la droite et du centre ayant joint leurs voix à celles des 2 communistes.

 

L’avis de Gérard Pierre, responsable du pôle Energies au Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) :

Cette loi, poudre aux yeux, ne sert qu’à faire plaisir à EELV. Elle aura comme résultat, comme la RT2012*, de réorienter la consommation énergétique vers la consommation d’énergie émettrice de gaz à effet de serre. De plus, elle détruit l’égalité entre les citoyens. Revenons aux principes fondamentaux du Conseil National de la Résistance.

Elle est inefficace, très difficile à mettre en œuvre, antisociale et de surcroît anti-écologique dans la mesure où elle contribuera à augmenter les émissions de gaz à effet de serre. Il faut de toute urgence s’opposer à cette loi, mal conçue, déposée à la va-vite.

Il est plus urgent de préparer avec sérieux la transition énergétique. Avec comme critères : l’indépendance nationale, le déficit du commerce extérieur, le développement industriel, le coût de l’énergie pour les particuliers et les entreprises, la diminution des émissions de gaz à effet de serre, la prise en compte de la raréfaction des énergies fossiles.

* Voir Réglementation thermique 

 

Cet article est le 68ème paru sur ce blog dans la catégorie Climat énergies environnement

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 22:46

Cette loi favorisera les énergies fossiles polluantes

 

Des réactions de Jean-Pierre Lettron (Hauts-de-Seine) et de Hervé Nifenecker (Isère), ce 23 octobre, à l’article Tarification progressive de l'énergie : 2 objectifs pour une loi complexe - 22 octobre 2012. Elles apportent un éclairage complémentaire.

 

Jean-Pierre Lettron

 

Sachez que le projet prévoit pour la fixation des tarifs de l’électricité (et ensuite pour le Gaz peut-être), outre les paramètres climatiques du point de livraison, la surface du logement, son niveau d’isolation, le nombre d’habitants et la nature du parc des appareils électriques du logement. En plus une liste non exhaustive d’appareils qui pourront apporter des dérogations.

Bref un casse tête pour établir les contrats. Au lieu de prendre 3 à 5 minutes pour une mise en service cela prendra entre 3 ou 4 fois plus de temps avec des prises de tête incalculables entre le conseiller client d’EDF et les clients. Ceci entraînera le triplement des effectifs des services clients…qui va payer ?

 

Au-delà des difficultés humaines et informatiques, ce projet ouvre la voie à la connaissance des modes de vie de chaque citoyen par une entreprise commerciale. Dérive qui, une fois faite pour EDF et GDF, pourra s’étendre à bien d’autres sociétés.

Fondamentalement, ce projet ne sert ni la Nation ni les Citoyens, ce n’est qu’un nouvel avatar des anti-nucléaires pour réduire la part de l’électricité dans la consommation globale d’énergie en France, quitte à  favoriser les énergies fossiles émettrices de CO2.  Cet été, la banquise n’a pas souffert du nucléaire mais bien du réchauffement climatique...

Ce projet est fondamentalement anti-républicain ; alors, préparons nous à le combattre avec détermination !

 

Hervé Nifenecker

Il semble que le MRC soit le seul parti qui sache conserver la tête froide dans l'état de confusion qui règne dans la société française: sur le nucléaire, certes, mais aussi sur le rôle des experts et de l'expertise, sur les OGM, sur le gaz de schiste, etc.  Les Ver(t)s sont en train de ronger les fondements mêmes de la République, la rationalité et le cartésianisme. Tout en réclamant une réindustrialisation, on s'acharne contre les industries qui marchent le mieux, qui sont nos atouts dans la compétition internationale (EDF, GDF-Suez, Areva, Total etc.). Et nous faisons de même avec l'agriculture (ceux qui ne font pas de bio pour les bobos sont mis au pilori). Les scientifiques et techniciens n'en peuvent plus de ces discours de méfiance qui les accusent de malhonnêteté. Le résultat est qu'il est de plus en plus difficile de recruter des étudiants dans les matières scientifiques et techniques.

En ce qui concerne la loi dite "Brottes" c'est, effectivement, une machine à gaz qui mélange plusieurs objectifs qui pourraient être louables s'ils n'étaient pas contradictoires. La précarité énergétique est un vrai problème qui devrait être traité en soi, après consultation des organismes sociaux et des associations qui s'en soucient vraiment. Il serait bien préférable, par exemple, d'utiliser une CSPE (réformée pour s'étendre à toutes les consommations énergétiques des secteurs résidentiels et tertiaires comme le gaz et le fioul) pour lutter contre cette précarité plutôt que de favoriser les spéculations sur l'éolien et le photovoltaïque.

Un système de bonus malus pourrait être utilisé de façon intelligente pour encourager les propriétaires à améliorer les performances thermiques des logements. Mais cela n'est possible que si l'industrie est capable de réaliser les rénovations nécessaires. Or cette industrie n'est, actuellement, capable de rénover qu'au maximum 600 000 logements par an alors que la loi Brottes distribuerait près de 12 millions

de malus !

 

Cet article est le 67ème paru sur ce blog dans la catégorie Climat énergies environnement

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 22:14

De bonnes intentions mais des difficultés d’application

 

La proposition de loi instaurant une tarification progressive de l’énergie a été adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale le 4 octobre 2012.

De quoi s’agit-il ? Voir Proposition de loi instaurant une tarification progressive de l'énergie

 

Cette proposition de loi présente un mécanisme de bonus-malus destiné à inciter les ménages à modérer leur consommation d’énergies de réseaux (eau, électricité et chaleur). Pour chaque résidence principale, il serait ainsi attribué des quantités d’énergie nommées « volumes de base ». Ces volumes seraient modulés notamment en fonction du nombre d’occupants du logement, de la zone climatique et des modes de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire. Les ménages consommant moins que le volume de base attribué verraient leur facture allégée par l’application du bonus tandis que ceux dont la consommation serait supérieure à ce volume paieraient un malus alourdissant le montant de leur facture. Par ailleurs, ce texte propose l’extension du champ des bénéficiaires des tarifs sociaux. Enfin, ce texte prévoit d’appliquer une trêve hivernale à tous les consommateurs d’électricité et de gaz.

 

Laurent Pinsolle, le 21 octobre, sur son Blog gaulliste libre, tournait en dérision ce projet des députés. Voir Ubu fixe les tarifs de l'électricité.

 

Le 25 septembre, l’association « Sauvons le climat » exprimait, pour sa part, des objections importantes en ce qui concerne les modalités d’application de cette loi, souhaitant que le Parlement en reporte l’adoption après connaissance des conclusions de la Conférence Environnementale chargée de définir les divers aspects d’une transition énergétique.

 

Tarification progressive de l'énergie

 

Proposition de loi établissant une tarification progressive de l’énergie : remarques pratiques à destination des députés.

 

Les députés François Brottes et Bruno Leroux, ainsi que l’ensemble des députés PS et apparentés, ont déposé une proposition de loi établissant une tarification progressive de l’énergie. Il s’agit essentiellement d’instaurer un système de bonus-malus, visant à inciter les propriétaires à investir dans la rénovation thermique des logements et bâtiments, associé à des mécanismes permettant de lutter contre la précarité énergétique.

 

« Sauvons le Climat » apprécie les intentions de cette proposition de loi. Toutefois les modalités pratiques proposées par ce projet sont discutables.

 

Sans vouloir entrer dans les détails de la réglementation et en s’en tenant au niveau des principes, « Sauvons le Climat » pose quelques remarques fondamentales :

 

- Comme le mentionnent ses auteurs, la loi sera complexe. Cette complexité résulte précisément du mélange de deux objectifs : l’amélioration des performances énergétiques et la lutte contre la précarité. Mélanger ces objectifs, conduit à une loi complexe, voire illisible. La variété des situations est tellement grande que tout barème sera forcément très injuste pour certains et trop favorable pour d'autres.

 

- Il eut sans doute été préférable d’ouvrir un débat sur la précarité énergétique et les différents moyens de la rendre plus supportable avant de privilégier l’instrument proposé par la loi, ceci dans l’esprit de concertation prôné par le Président et le Premier ministre lors de la récente Conférence Environnementale. Au passage, on peut déplorer que la précarité énergétique soit restée le parent pauvre de la CSPE (Contribution au service public de l’électricité) - autour de 2% du montant annuel ! - et qu’elle a peu mobilisé la classe politique. On constatera qu’il y a eu bien moins de textes législatifs ou règlementaires sur cette question que sur l’obligation d’achat de l’électricité produite par les énergies renouvelables… L’extension de la CSPE à toutes les énergies devrait être envisagée.

 

- L’instauration du système de bonus-malus tel que proposé est très discutable. Dans son principe, ce système peut être intéressant s'il conduit à une action à courte échéance. Dans le cas particulier de la loi projetée le nombre de malus imposés étant bien supérieur au nombre de rénovations thermiques pouvant être réalisées annuellement, certains propriétaires devront attendre fort longtemps (disponibilité financière ou charge des entreprises) avant de pouvoir effectuer les travaux leur permettant d’échapper au malus[1]. Ce ne sera donc plus un malus mais bien une sanction.

En sens inverse, les bonus distribués aux propriétaires de logements déjà aux normes ne serviront à rien. Il est vraisemblable que ce ne seront pas les plus pauvres qui auront accès à un tarif avantageux mais ceux dont les logements sont bien isolés. Surprotéger certains aux dépens des autres aura nécessairement un effet pervers.

 

- Si la charge de la gestion est transférée aux distributeurs, le risque est grand de les voir se saisir de cette opportunité pour peser sur le prix de l'énergie. Il semblerait par contre que les services fiscaux soient parfaitement équipés pour ce faire. Il leur serait facile de faire peser directement le malus sur les propriétaires, seuls en mesure d’effectuer les investissements nécessaires.

 

- L’examen de la loi au regard de sa compatibilité avec le droit communautaire ne sera sans doute pas superflu. Rappelons que notre tarif réglementé, qui est déjà une dérogation au droit communautaire, devrait être supprimé en 2014.

 

- Le projet de loi parle d’augmentation « inéluctable » du prix de l’énergie. « Sauvons le Climat » rappelle que si transition énergétique il y a, cette transition doit nécessairement se traduire par une diminution des émissions de CO2 dans l’atmosphère. A cette occasion l’instauration d'une taxation différentielle des sources d'énergie tenant compte de leur contenu en gaz à effets de serre, (autrement dit une taxation du carbone) devrait s’imposer.

 

A l’évidence, les remarques qui précédent n’ont pas la prétention d’être exhaustives.

 

En conclusion, « Sauvons le Climat » estime que le vote de ce projet de loi est prématuré. Il devrait, ce qui serait à la fois plus logique et plus démocratique, prendre place à l’issue des débats de la Conférence Environnementale chargée de définir les divers aspects d’une transition énergétique.

Pour notre association, cette Conférence devra, de manière prioritaire, se préoccuper d’évaluer comparativement (calcul du coût du carbone évité) les moyens les plus appropriés pour réduire les émissions de gaz à effet de serre au regard de la précarité des plus démunis.

 

[1] En effet, le nombre de logements anciens pouvant être rénovés thermiquement dépassera difficilement 500 000 par an, alors que le nombre de malus distribués devrait être de l’ordre de

20 millions. Certains propriétaires devraient donc attendre près de 40 ans avant de pouvoir réaliser les investissements leur permettant d’échapper au malus.

 

Rappel : MRC et Res Publica : éléments d'une nouvelle politique énergétique - 26 juin 2011

Chevènement rejette la sortie du nucléaire, atout industriel de la France - 25 octobre 2011 

 

Cet article est le 47ème paru sur ce blog dans la catégorie République Parlement.

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 11:26

Une OP Grand Ouest des éleveurs laitiers indépendants

 

Les éleveurs sont asphyxiés, selon Paul de Montvalon, président de France MilkBoard (voir Paul de Montvalon, paysan, président : fédérer les producteurs de lait - 2 janvier 2012).

 

AG Apli 120911 001 TDans l’hebdo « Paysan Breton » (19-25 octobre 2012), l’éleveur du Maine-et-Loire, membre de l’Association des producteurs de lait indépendants (APLI), exprime le ras-le-bol d’une profession qui risque de sombrer dans le désespoir.

Destinée à devenir «l’Organisation des producteurs de lait indépendante des éleveurs laitiers du bassin ouest », dès son agrément par le ministère de l’Agriculture, cette association veut proposer « un modèle alternatif » à la filière laitière, explique Paul de Montvalon, président de France MilkBoard. Jusqu’à aujourd’hui, l’ensemble des OP (Organisations de producteurs) créé en France étaient verticales (les producteurs adhérents à ces organisations livrent tous au même industriel). C’est ce modèle que les membres de France MilkBoard souhaitent casser. C’est ainsi la 4e OP transversale (réunissant les producteurs d’un territoire, quel que soit leur collecteur) que lance FMB, après FMB Sud-Est, Sud-Ouest, FMB Normandie et FMB Grand Ouest. « On est persuadé que le système qui se met en place, des OP verticales avec une cogestion syndicale, va être une catastrophe », juge Paul de Montvalon.

Les éleveurs sont « asphyxiés »

Une catastrophe déjà amorcée, à en croire les 200 éleveurs, accompagnés d’une quarantaine de tracteurs, qui ont manifesté ce 11 octobre dans les Deux-Sèvres, à l’appel de France MilkBoard. « On se fout de la gueule des éleveurs ! », fulmine Paul de Montvalon. « Ce n’est qu’un premier avertissement, un cri de désespoir. Nous préparons d’autres actions, pires que celle-là », menace-t-il. En effet, pour le président de FMB, la hausse des charges des éleveurs et les baisses de prix infligé par Terra Lacta, Sodiaal, Lactalis, ou encore Coralis « asphyxient » les éleveurs. « Nous sommes dans une situation pire qu’en 2009, la trésorerie des exploitations est beaucoup moins bonne qu’à l’époque. Les gens sont désespérés », se désole Paul de Montvalon. Et ce ne serait que par ces fameuses OP transversales que les éleveurs pourraient négocier une meilleure rémunération auprès de l’industrie agroalimentaire. Mais pour réellement peser, les OP auront surtout besoin d’adhérents. Nationalement, plus de « 1500 éleveurs ont donné leur mandat de négociation » assure Paul de Montvalon.

Cet article est le 346ème publié sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC.

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 22:48

L'amorce d'une révolution morale et sociale…

 

Il persiste et signe… Dans le Nouvel Observateur daté du 1er mars 2012, le démographe et politologue, Emmanuel Todd, affirmait « Grâce à sa "souplesse d'esprit" et sous la pression des classes moyennes et supérieures, le candidat socialiste ne sera pas un nouveau Mitterrand ».

Voir Emmanuel Todd : "Je parie sur l'hollandisme révolutionnaire !" et l’article publié le 9 mars 2012 S'il était élu, le président François Hollande ferait ce qu'il a annoncé

Durant la présidentielle, mon hypothèse était - et reste - que François Hollande commencerait son quinquennat de manière relativement conventionnelle - sur l'Europe, nous sommes servis - tout en marquant son attachement aux valeurs d'égalité - tout va bien de ce côté, la presse de droite hurle «Maman !» parce que les classes moyennes supérieures vont payer des impôts supplémentaires. Mais, au bout d'un an ou deux, Hollande devra opérer le tournant radical rendu inévitable par l'approfondissement de la crise. Je m'en tiens à ce parallèle inversé : nous sommes encore dans la phase conformiste de l'hollandisme. Et je discerne quand même déjà des aspects positifs, dont certains constituent l'amorce d'une révolution morale et sociale...

Cet extrait de l’article paru dans le n° 808 de Marianne du 13 octobre 2012 le confirme : Emmanuel Todd ne retire rien en octobre de ses propos de mars. C’est un long entretien avec Philippe Cohen et Aude Lancelin paru le 16 octobre sur le site Marianne2. En voici deux extraits significatifs.

Cinq mois après la victoire de la gauche, l'intellectuel antisarkozyste le plus écouté du précédent quinquennat dresse en exclusivité pour «Marianne» un premier bilan de la présidence socialiste.

Emmanuel Todd : Dans cinq ans, Hollande sera un géant ou un nain 

 

Marianne : Le moral du pays est au plus bas et nous sommes en plein «Hollande blues». Les critiques viennent de la droite, ce qui est logique, mais aussi des médias et de la gauche. Vous avez exprimé l'idée, durant la campagne électorale, que François Hollande pourrait devenir un Roosevelt français. On n'y est pas, non ?

Emmanuel Todd : Ce blues est journalistiquement correct, mais historiquement absurde. Je suis historien et toujours dans le bonheur d'être débarrassé de Sarkozy. C'est quand même quelque chose qu'on peut déguster, non ? Si le président sorti avait été réélu, nous ne pourrions pas aujourd'hui débattre des problèmes économiques de la France. Nous serions encore en train de piapiater sur l'identité nationale, les Roms, les musulmans, les enseignants, les chômeurs et autres boucs émissaires, oubliant la débâcle industrielle et le déficit commercial. Vous vous rendez compte qu'Hollande a gagné la présidentielle malgré l'affaire Merah, malgré l'affaire du droit de vote des étrangers aux élections locales ? Comment être pessimiste dans ce pays qui a compris que les ultrariches, plutôt que les pauvres, les fonctionnaires ou les étrangers, étaient responsables de la crise, dans cette nation qui a rejeté, il y a cinq mois, le côté obscur de la force. S'il le veut, quand il le voudra, Hollande pourra s'appuyer sur des forces sociales profondes et positives.

Je voudrais rappeler comment mon hypothèse d'un «hollandisme révolutionnaire» avait été formulée pour maintenir sa validité : j'avais évoqué un mitterrandisme à l'envers. En 1981, Mitterrand arrive au pouvoir avec un programme très à gauche, de nationalisations, d'augmentations des salaires et des avantages sociaux. En 1983, tournant de la rigueur, adhésion du socialisme français au néolibéralisme, probablement inévitable dans le contexte mondial.

Durant la présidentielle, mon hypothèse était - et reste - que François Hollande commencerait son quinquennat de manière relativement conventionnelle - sur l'Europe, nous sommes servis - tout en marquant son attachement aux valeurs d'égalité - tout va bien de ce côté, la presse de droite hurle «Maman !» parce que les classes moyennes supérieures vont payer des impôts supplémentaires. Mais, au bout d'un an ou deux, Hollande devra opérer le tournant radical rendu inévitable par l'approfondissement de la crise. Je m'en tiens à ce parallèle inversé : nous sommes encore dans la phase conformiste de l'hollandisme. Et je discerne quand même déjà des aspects positifs, dont certains constituent l'amorce d'une révolution morale et sociale... (…)

Ne pensez-vous pas quand même que ces économistes américains sont plus réalistes que les fanatiques de la rigueur quand ils parlent de l'économie de marché ?

E.T. : Ils sont particulièrement inutiles en Europe. Le gouvernement français ne maîtrise plus l'outil monétaire - merci, l'euro -, et toute relance serait nécessairement financée par l'emprunt. Mais, la relance par l'emprunt, c'est la politique qu'adorent les riches et les banques. Le monde entier souffre d'une suraccumulation de richesses en haut de la structure sociale. Il est rempli de nantis qui ne savent plus quoi faire de leur pognon et qui rêvent de prêter aux Etats. La politique de rigueur actuelle ne s'attaque pas en priorité à l'éducation et aux services sociaux, elle tente d'augmenter les impôts des plus riches, elle est un pas en avant par rapport au conformisme relanciste. Avec Hollande, l'Etat ne supplie plus les riches de bien vouloir lui prêter de l'argent ; l'Etat réaffirme son droit à reprendre aux riches le trop d'argent qu'ils ont accumulé en tondant la société. Quelle merveilleuse pédagogie démocratique !

Certes, mais l'austérité aujourd'hui imposée en Europe n'est-elle pas suicidaire ?

E.T. : C'est une évidence : la politique menée avec tous les autres Européens va précipiter la crise du système. Mais Hollande ne pourra bouger dans le bon sens qu'une fois le désastre accompli, mettons, à 4 millions de chômeurs. Il est élu pour cinq ans et, au rythme actuel, nous y serons avant. La cruelle vérité, c'est qu'aucune politique économique ne peut marcher si on laisse en l'état deux règles du jeu économique : l'euro et le libre-échange intégral.

Etes-vous devenu favorable à une sortie de l'euro ?

E.T. : C'est un sujet sur lequel j'ai longtemps hésité. Je pensais tout d'abord, dans les années 90, que l'euro était impossible ; puis je me suis résigné ; ensuite je me suis dit qu'un protectionnisme mené à l'échelle européenne pourrait rendre l'euro viable. Nous devons désormais accepter la réalité : l'euro ne marche pas, il est essentiellement producteur de dysfonctions - ici je suis d'accord avec les économistes anglo-saxons, de gauche ou de droite. La déroute de l'industrie française, notre entrée en déficit commercial massif sont le produit des années euro. Cette invention monétaire multiplie les aberrations : les taux d'intérêt montent dans les pays faibles alors qu'il y a une surabondance d'épargne sur les marchés. Comment les socialistes auraient-ils le temps de penser une politique industrielle si l'activité principale des gouvernements européens est de sauver une monnaie qui ne marche pas ?

L'euro ne marchera jamais. Il faut être lâche, corrompu ou schizophrène pour ne pas l'admettre - l'idéologie permet d'être les trois à la fois. La priorité, c'est la fin de l'euro. Il y a deux conditions pour que la présidence socialiste ne soit pas un désastre : sortir de l'euro et déclarer que des secteurs d'avenir technologiques, comme les énergies renouvelables, doivent être protégés comme les biens culturels.

Vous ne militez donc plus pour un protectionnisme européen ?

E.T. : Nous n'avons plus le temps d'y contraindre les Allemands. Après la fin de l'euro peut-être. Il y a une conséquence de la mondialisation que je n'avais pas vue venir - je ne suis pas le seul. Nous vivions un lieu commun : l'union fait la force, l'Europe sera plus puissante pour se défendre qu'un pays isolé. Mais la politique menée par l'Allemagne en Europe, ou par la Chine en Asie, montre que la globalisation ne jette pas, seulement ou même prioritairement, les émergents contre les développés. La globalisation conduit à l'affrontement entre voisins. Quand les Allemands mènent une politique de compression salariale pour abaisser le coût du travail, l'impact est nul sur l'économie chinoise, mais considérable pour ses partenaires de la zone euro. Quand la Chine manipule le yuan, c'est contre la Thaïlande, l'Indonésie ou le Brésil, ses concurrents en main-d'œuvre à bas coût. Ce que nous constatons, c'est une tendance des émergents à se battre entre eux et des développés à s'exterminer industriellement entre eux, avec comme objectif d'être le dernier à sombrer. Ce mécanisme a fait de la zone euro un piège, avec l'Allemagne, dont l'économie est la plus puissante, en renard dans le poulailler (…).
 

Cet article est le 135ème paru sur ce blog dans la catégorie Gauche France

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 21:35

Un délicat problème à résoudre pour l’Europe

 

Lors d’un voyage que j’avais effectué en Roumanie, en août 1991, avec une délégation municipale de Saint-Berthevin, afin de prendre contact avec les élus de la commune de Recas, près de Timisoara, nous avions constaté un rejet viscéral des Roms qui étaient venus s’implanter sur la commune.

 

L’actualité française en 2010 a mis en exergue cette population. Voir Polémique Roms et Gens du voyage : le récit de Bernard Cossée (2) - 17 novembre 2010. Bernard Cossée est président de l’Association mayennaise d’action auprès des gens du voyage (AMAV) et trésorier de la Fédération nationale des associations solidaires d’action avec les Tsiganes et les Gens du voyage (Fnasat Gens du voyage).

Voir aussi LES ROMS, POPULATION DANGEREUSE OU POPULATION EN DANGER ? (PDF Le Monde Education, 2010-2011).

Les Roms roumains sont nombreux à souhaiter émigrer. Voir Ouest-France, 18 octobre 2012 :

Les Roms appartiennent à la communauté des Tziganes venus d’Inde au XIVème siècle. Ils vivent en Roumanie, Hongrie, Bulgarie, Serbie, Kosovo… C’est la plus importante minorité transnationale d’Europe.

Environ 2 millions de Roms en Roumanie

- 50 % sont sans travail

- 25 % des enfants ne vont pas à l’école

- 70 % vivent sous le seuil de pauvreté

1 Rom roumain sur 4 émigre (32 % en Italie, 19 % en France, 12 % en Espagne)

 

Les Roms de Roumanie rêvent de partir à l'étranger (Ouest-France, Marc Mahuzier, 18 oct. 2012)

Ils s’en vont à cause d’une vie sans espoir. La France est une des destinations les plus fréquentes. Quand ils rentrent au pays, ils n’ont qu’une idée : le quitter.

 

Des réseaux clandestins très organisés…

 

L’émigration ne se réduit pas à une équation Rom = misère. Selon une étude récente, la moitié des deux millions de Tziganes roumains auraient un travail régulier. Même si l’illettrisme fait toujours des ravages (25 % d’analphabètes), une élite rom commence à voir le jour, dans le milieu des affaires, du spectacle, du sport. Fata Luncii, à Craiova, est le plus grand quartier rom de Roumanie. De grandes maisons luxueuses côtoient d’humbles habitations. Construites avec quel argent ? Difficile de répondre.

 

Qu’ils soient en France, en Italie ou en Espagne, beaucoup vivent exploités par des réseaux criminels qui tirent d’énormes profits de la mendicité, de la prostitution ou des vols. Selon cette source française très bien informée à Bucarest, plus de la moitié des migrants seraient pris en main par « un système délictueux très bien organisé, avec des spécialités village par village, chef de clan par chef de clan : la mendicité des enfants, le vol à la tire, la récupération de métaux ». Un système qui est en fait une traite d’êtres humains.

 

Mais, en Roumanie, quand on leur en parle, c’est le mutisme total. Même les travailleurs sociaux ont tendance à nier le phénomène. L’un d’eux nous a parlé de « rumeur ». Alors que des enquêtes ont montré combien ces réseaux sont puissants et protégés, y compris au plus haut niveau. « Ils ont des appuis chez les politiciens, dans la police. Si on veut toucher au réseau, il faut taper haut », dénonce Marion Mandache, de l’ONG Romani Criss.

 

Omerta ? Certainement. Par peur des représailles, parce que le journaliste est d’abord un gadjo, un non-rom, à qui on ne va pas dire ces choses-là. « Et aussi parce que beaucoup n’ont pas le sentiment d’être exploités, avance la sociologue Ana Ivasiuc. Pour eux, celui qui prête de l’argent pour partir ou qui organise leur vie sur place, les aide. Et ils trouvent normal de payer en retour, même si c’est très élevé ».

 

Cet article est le 108ème paru sur ce blog dans la catégorie France et Europe

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