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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 17:40

 

Un gouvernement de transgression du clivage gauche-droite


 

Le gouvernement nommé par Emmanuel Macron le 17 mai 2017, dirigé par Edouard Philippe, est composé - en plus du Premier ministre - de 22 membres (16 ministres, 2 ministres délégués et 4 secrétaires d’État – globalement 11 femmes et 11 hommes). La mixité est aussi politique puisque la moitié de ses membres (11) n’est pas inscrite à un parti politique. L’autre moitié se répartit entre la gauche (4 PS et 2 PRG), le centre (3 MODEM) et la droite (3 LR, le Premier ministre et les deux ministres de Bercy – sur ce point, voir Alternatives économiques, 18 mai 2017 : Passation de pouvoir à Bercy : les mots qui font peur).

Voir (MAIRE info, 18 mai 2017) : Un nouveau gouvernement paritaire de 22 membres

Voir aussi (Le F, 17 mai) : Gouvernement Édouard Philippe : qui sont les ministres de Macron

Rappel (17 mai) : 1er gouvernement Macron-Philippe, libéral, élitaire, franco-européen


 

MAIRE info (18 mai) présente chacun des membres du gouvernement.

 

Qui sont les ministres du gouvernement Philippe ?

 

Gérard Collomb, ministre d’État, ministre de l’Intérieur
À 69 ans, le nouveau numéro 2 du gouvernement n’a jamais encore été ministre. Il est surtout connu en tant que sénateur-maire de Lyon (sénateur depuis 1999 et maire depuis 2001). Depuis 2015, il est président de la Métropole de Lyon, après avoir été président du Grand Lyon de 2001 à 2015. Fils d’ouvrier, Gérard Collomb a été enseignant. Il est conseiller municipal socialiste de Lyon depuis 1977. Il a également été conseiller régional, de 1992 à 1999. Gérard Collomb est le premier élu de grande collectivité à avoir rejoint En Marche !, le mouvement d’Emmanuel Macron, dès juillet 2016.

Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire
Voir Environnement : Nicolas Hulot face à des dossiers brûlants pour les maires

François Bayrou, ministre d’État, ministre de la Justice
À 66 ans, François Bayrou, patron du Modem, a déjà été ministre (de l’Éducation, entre 1993 et 1997). Il a également connu la plupart des fonctions d’élu : maire de Pau depuis 1994, il a également été député, député européen, conseiller général et président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques.
Son premier chantier sera celui de la loi de modernisation de la vie politique, dont le président de la République a toujours dit que ce serait le premier texte déposé – sans doute avant même les élections législatives.

Sylvie Goulard, ministre des Armées
On notera d’abord le retour de la dénomination de « ministère des Armées » en lieu et place de ce qui s’appelle, depuis les débuts de la Ve République, le ministère de la Défense. Ce portefeuille a échu à Sylvie Goulard, 52 ans, membre du Modem, dont le nom a été souvent cité comme potentielle Première ministre. Fervente européenne, Sylvie Goulard est députée européenne depuis 2009. Elle a travaillé au ministère des Affaires étrangères, au Conseil d’État et au Centre de recherches international.

Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères
Pour la première fois dans l’histoire de la République, le Quai d’Orsay change de nom et ne s’appelle plus (seulement) ministère des Affaires étrangères. L’ajout, en première place, de « l’Europe » en dit long sur les convictions du président et du Premier ministre. Le socialiste Jean-Yves Le Drian, 69 ans, quitte donc à la surprise générale la Défense pour entrer au « Quai ». C’est, avec Annick Girardin, l’un des deux ministres rescapés de l’équipe précédente. L’ancien maire de Lorient (1981-1998) et encore président du conseil régional de Bretagne – poste qu’il avait conservé pendant son précédent mandat de ministre – a été ministre de la Défense de façon ininterrompue dans les cinq gouvernements sous la présidence Hollande.

Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires
Ancien journaliste originaire de Rodez, Richard Ferrand, 54 ans, a débuté sa vie politique en 1991 en intégrant le cabinet du secrétaire d’État aux Affaires sociales et à l’Intégration, Kofi Yamgnane. Il a ensuite repris la direction générale des Mutuelles de Bretagne avant d’être élu, en 1998, conseiller général du Finistère puis conseiller régional de Bretagne en 2010. Depuis 2012, il est élu député socialiste de la sixième circonscription du Finistère. Il a été membre de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée et nommé rapporteur, en janvier 2015, de la loi Macron.

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé
Encore un nouvel intitulé pour l’ancien ministère des Affaires sociales et de la Santé. Les chefs de l’exécutif ont fait le choix de la société civile pour cette ministre novice en politique mais très connue dans le milieu de la santé : médecin hématologue rattachée à plusieurs hôpitaux parisiens, elle est également la première femme à avoir été nommée présidente de la HAS (Haute autorité de la santé).

Françoise Nyssen, ministre de la Culture
Société civile encore avec la nouvelle ministre de la Culture. Françoise Nyssen a 65 ans, elle est de nationalité belge et naturalisée française. Elle a passé sa jeunesse en Belgique où elle a obtenu des diplômes de chimie et d’urbanisme. Elle a travaillé à la direction de l’architecture du ministère belge de l’Environnement. Elle est ensuite devenue patronne de la maison d’éditions Actes sud, fondée par son père.

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie
À 48 ans, Bruno Le Maire (Les Républicains, ancien candidat aux primaires de la droite et du centre), devient ministre de l’Économie après avoir été secrétaire d’État aux Affaires européennes et ministre de l’Agriculture sous Nicolas Sarkozy. Normalien et énarque, Bruno Le Maire a également été directeur de cabinet du Premier ministre Dominique de Villepin entre 2008 et 2009. Élu en Normandie, il a été conseiller régional et député de l’Eure de 2012 à 2017.

Muriel Pénicaud, ministre du Travail
Issue de la société civile, Muriel Pénicaud, 62 ans, va être chargée de l’un des premiers chantiers du quinquennat – la deuxième réforme du Code du travail, sujet sur lequel Emmanuel Macron prévoit de légiférer dès cet été par ordonnance. Diplômée en histoire, sciences de l’éducation et psychologie, elle a été un temps administratrice territoriale et cadre au CNFPT. Elle a également été cadre supérieure au ministère du Travail et membre du cabinet de Martine Aubry, ministre du Travail, entre 1991 et 1993. Muriel Pénicaud a également une longue carrière dans le privé : elle a occupé successivement des postes de direction dans les groupes Dassault, Danone, SNCF et Orange.

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale
À 52 ans, ce spécialiste du droit public connaît très bien le monde de l’éducation : il a été recteur de l’académie de Guyane, directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Éducation nationale (2006) et recteur de l’académie de Créteil, et enfin directeur général de l’enseignement scolaire en 2009. Il a également été directeur général de l’Essec (École supérieure des sciences économiques et commerciales).
Son premier acte sera certainement le décret permettant aux maires qui le souhaitent de renoncer à la semaine de 4,5 jours. Il devrait être publié avant l’été.

Jacques Mézard, ministre de l’Agriculture et de l’alimentation
À 69 ans, membre des Radicaux de gauche, Jacques Mézard est sénateur du Cantal depuis 2008. Il également, depuis 2001, président de la communauté d’agglomération du Bassin d’Aurillac. Au Sénat, il est l’auteur de plusieurs propositions de lois –mais aucune qui concerne directement l’agriculture – notamment une proposition de loi relative « au rétablissement des critères de classement des communes situées en zone de revitalisation rurale tels qu'ils existaient avant l'adoption de la loi de finances rectificative du 29 décembre 2015 ». Le fait d’ajouter l’alimentation au ministère de l’Agriculture est une nouveauté. C’est Jacques Mézard qui sera donc en charge du dossier important des circuits courts et de l’alimentation locale dans les cantines scolaires.

Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des comptes publics
À 34 ans, c’est l’un des benjamins du gouvernement qui sera en charge du budget, de la sécurité sociale, de la fonction publique et de la réforme de l’État. Diplômé de l’IEP de Lille, membre du parti Les Républicains, il est maire de Tourcoing (59) depuis 2014 et membre du comité directeur de l’AMF. Élu député de la 10e circonscription du Nord entre 2012, il a démissionné de ce mandat début 2016, après son élection comme vice-président du conseil régional des Hauts-de-France fin 2015. Ce gaulliste social, passionné de géographie et de sociologie électorale, devra démissionner de ses mandats locaux.

Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation
Née le 6 mai 1964 à Monaco, biochimiste, elle présidait depuis 2012 l’université de Nice-Sophia-Antipolis, où elle a exercé les fonctions de maître de conférences et celles de professeur des universités en biochimie, biologie moléculaire et cellulaire. De 1999 à 2003, elle est membre extérieure du conseil scientifique de l'Institut national de recherche médicale.

Annick Girardin, ministre des Outre-mer
Elle a été secrétaire d'État chargée du Développement et de la Francophonie (2014-2016), puis ministre de la Fonction publique à la suite du remaniement du 11 février 2016. Agée de 52 ans, membre du Parti radical de gauche, elle est conseillère territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon depuis 2000 et députée de la circonscription depuis 2007. Elle est candidate à sa succession lors des législatives de juin prochain et devra démissionner du gouvernement en cas de défaite.

Laura Flessel, ministre des Sports
L’exécutif a fait le choix de placer une championne sportive à la tête du ministère des Sports – comme cela avait déjà été le cas dans le passé avec Guy Drut, Bernard Laporte ou David Douillet. À 45 ans, la Guadeloupéenne a été quintuple médaillée olympique et six fois championne du monde à l’épée. Membre du Cese et du Conseil national du Sport, elle est également très investie dans le dossier de candidature de Paris aux JO de 2024.

Élisabeth Borne, ministre auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique, chargée des Transports
Élisabeth Borne, 56 ans, est ingénieure (Polytechnique et Ponts et chaussées), haute fonctionnaire et préfète. Elle a travaillé dans les cabinets des ministères de l’Équipement et de l’Éducation nationale et a été, en 2013, la première femme préfète de région (Poitou-Charentes), avant de devenir pendant un an, directrice de cabinet de Ségolène Royal au ministère de l’Environnement. Elle a une importante expérience des transports, côté opérateurs, puisqu’elle a été directrice à la SNCF et chez Eiffage, avant de devenir patronne de la RATP en 2015.

Marielle de Sarnez, ministre auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée des Affaires européennes
Collaboratrice historique de François Bayrou, dont elle a été directrice de campagne en 2007 et 2012, et directrice de cabinet au ministère de l’Éducation nationale, cette élue parisienne de 66 ans est députée européenne depuis 1999. C’est sa première participation à un gouvernement. Elle est candidate aux législatives à Paris.

Christophe Castaner, secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement
À 51 ans, ce compagnon de la première heure d’Emmanuel Macron occupera donc le poste délicat de porte-parole du gouvernement. Il a été élu député socialiste des Alpes-de-Haute-Provence en 2012 et est maire de Forcalquier depuis 2001. Il a également été vice-président du conseil régional de Paca de 2004 à 2012. Christophe Castaner a été, à l’Assemblée, rapporteur de la loi Macron. Il est candidat à sa succession aux léglislatives.

Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l'Égalité des femmes et des hommes
Marlène Schiappa, 34 ans, s’est fait connaître en animant un blog, « Maman travaille », devenue ensuite un réseau et une association, le « premier réseau des mères actives ». Elle milite notamment pour davantage de transparence dans l'attribution des places en crèches, idée que le candidat Macron a reprise dans son programme. Cette élue locale (adjointe au maire du Mans, en charge de l'égalité, élue communautaire) était responsable du pôle « égalité femmes-hommes » du mouvement politique En Marche !, après un passage éclair au cabinet de Laurence Rossignol en 2016, alors ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes.

Sophie Cluzel, secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées
Elle-même mère d’un enfant handicapé, Sophie Cluzel, 56 ans, a créé différentes associations de scolarisation d’enfants handicapés. Elle a créé l'association « Grandir à l'école » et préside depuis 2011 la Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap (Fnaseph). Sur le site de cette association, elle milite pour des avancées sur la scolarisation en milieu ordinaire.

Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du Numérique
Benjamin du gouvernement, à 33 ans, Mounir Mahjoubi est un proche de François Hollande et de Ségolène Royal, dont il a dirigé la communication numérique pendant leurs campagnes. Il a été nommé en 2016 président du Conseil national du numérique. Il a été créateur et chef d’entreprise (Equanum, BETC Digital et French Bureau). Il aura en charge le lourd dossier de l’accès au numérique des communes rurales. Il est candidat aux législatives à Paris.

 

Cet article est le 2990ème sur le blog du MRC 53 - le 147ème dans la catégorie France et Europe

Qui sont les ministres du premier gouvernement E Macron - E Philippe
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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 23:41

 

La France dispose d’un gouvernement qui est à confirmer par les urnes le 18 juin

 

L’élection de Emmanuel Macron à la présidence de la République, le 7 mai 2017, introduit une nouvelle ère politique pour la France. Après la désignation du Premier ministre, Edouard Philippe, le 15 mai, la composition du nouveau gouvernement a été proclamée ce 17 mai.

Voir (France Info) : Le gouvernement d'Édouard Philippe : 18 ministres et 4 secrétaires d'Etat

Voir aussi (France Inter) : Qui sont les ministres du gouvernement d'Edouard Philippe ?

 

Le constat de Jean-Pierre Chevènement est réaliste. Voir Le gouvernement Philippe met un terme à trente ans d’hypocrisies et de faux-semblants

La répartition des portefeuilles au sein du gouvernement d’Edouard Philippe qui fait une place très substantielle à des ministres issus de la droite et du centre, illustre la profondeur de la recomposition politique qu’a voulue Emmanuel Macron.
Une ère se clôt : cette recomposition met un terme à trente ans d’hypocrisies et de faux-semblants. Le système fondé sur « l’alternance du pareil et du même » a turbulé.
Le paradoxe de la situation tient à ce que le gouvernement d’Edouard Philippe concentre, à gauche et à droite, la quintessence des élites formées à la Doxa maastrichtienne au moment où, justement, le système que symbolisait Maastricht est arrivé à son épuisement. En effet, les problèmes qui ont mis la construction européenne en crise demeurent : déficit démocratique, Brexit, fragilité de la monnaie unique, chômage de masse dans les pays de l’Europe du Sud, insuffisance de la croissance dans la zone euro, réfugiés et migrants, enlisement en Ukraine, etc.
Les héritiers de dogmes européistes ou atlantistes obsolètes vont devoir s’en dégager, car tel est le prix de la réussite. Ils doivent ensemble s’affranchir des tabous d’une vision du monde dépassée pour ouvrir, comme l’a dit le Premier ministre, « une voie difficile et risquée », celle de la réussite, pour eux-mêmes mais aussi, et avant tout, pour la France (...).

 

 

La nomination d'un Premier ministre libéral de droite ouvre la possibilité pour la gauche de se reconstruire. C’est ce qu’affirme Gaël Brustier dans cet article publié ce 17 mai sur Slate.fr

Extrait. "Si l’on regarde la carte électorale, seule une gauche organisée est véritablement de nature à devenir une opposition susceptible de gagner. Elle est électoralement présente sur tous les territoires d’élection du macronisme, dans la France «optimiste» de l’Ouest, dans les métropoles, dans le Sud-Ouest. La France insoumise a, de surcroît, une capacité de pénétration dans les milieux populaires qui manquait jusqu’ici à la gauche et qui peut s’avérer utile pour ôter au FN le monopole de la contestation".

Voir Emmanuel Macron et Edouard Philippe construisent l’opposition de gauche

Emmanuel Macron élu et son Premier ministre Edouard Philippe nommé, le système partisan de la Ve République apparaît en voie d’effondrement, nous assistons à une mutation plus ou moins rapide des différentes familles politiques. La gauche ne fait pas exception.

Extrait.

(…) À plus long terme, au-delà des prochaines élections législatives, les conditions de la construction d’un nouveau sujet politique sont apparues et révèlent les fondations possibles d’une stratégie de conquête électorale, mais aussi de l’hégémonie à partir de la gauche. Les faits sont là. Plus de 7 millions d’électeurs ont porté leurs voix sur la candidature de Jean-Luc Mélenchon tandis que 2,3 millions d’électeurs portaient leurs suffrages sur la candidature de Benoît Hamon. Étudiants pour Jean-Luc Mélenchon, jeunes diplômés précarisés pour Benoît Hamon constituent le noyau de cette coalition électorale en devenir. La crise, frappant cas catégories jusqu’alors relativement épargnées, a fait éclater le noyau électoral de la social-démocratie des idéopôles et fourni les clés d’une jonction avec des secteurs populaires séduits par la campagne de Jean-Luc Mélenchon et par le versant contestataire de gauche des politiques inspirées par le consensus économique au sein de l’Union européenne. Un front électoral décisif au cœur des métropoles s’est ouvert où elle se trouve en concurrence directe avec le mouvement du nouveau président de la République.

La question de l’égalité apparaît déterminante dans la construction politique de la gauche d’après.

Une gauche à organiser

Le président Macron a délibérément décidé de laisser à la gauche, dans sa diversité, le temps de se retourner. Passé le charme exercé par l’ancien ministre sur les plus sociaux-libéraux des responsables du PS, c’est en effet le cœur du projet politique macronien qui se trouve clairement identifié, révélé, mis en lumière, incarné par la seule personnalité du Premier ministre et des membres de son cabinet.

Si l’on regarde la carte électorale, seule une gauche organisée est véritablement de nature à devenir une opposition susceptible de gagner. Elle est électoralement présente sur tous les territoires d’élection du macronisme, dans la France «optimiste» de l’Ouest, dans les métropoles, dans le Sud-Ouest. La France insoumise a, de surcroît, une capacité de pénétration dans les milieux populaires qui manquait jusqu’ici à la gauche et qui peut s’avérer utile pour ôter au FN le monopole de la contestation. Le PS peut, quant à lui, résister encore dans les idéopôles et le Sud-Ouest. En nommant un Premier ministre de droite, Emmanuel Macron a sans doute désorganisé une droite française déjà en plein chaos mais n’a pas porté l’estocade à la seule opposition véritablement dangereuse pour son pouvoir, celle qui subsiste encore sur son flanc gauche. Cette opposition de gauche pourrait se reconstruire plus vite qu’on ne le pense… sous les coups de fouet du macronisme toujours.

Cet article est le 2989ème sur le blog du MRC 53 - le 146ème dans la catégorie France et Europe

 

1er gouvernement Macron-Philippe, libéral, élitaire, franco-européen
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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 22:56

 

Un vote motivé par les risques liés à la mise en œuvre du programme Le Pen


 

L’élection présidentielle française 2017 a eu lieu le 23 avril. Voir (Le Figaro, 24 avril) Présidentielle 2017 : consultez les résultats définitifs du premier tour. Voir aussi (Huffington Post, 24 avril, carte interactive France info) les résultats Ville par ville.

Le second tour, le 7 mai, opposera Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Retrouvez tous les sondages du second tour Macron-Le Pen


 

Dès connaissance des résultats du premier tour, le 23 avril, le président du Mouvement Républicain et Citoyen, Jean-Luc Laurent, député du Val-de-Marne, a publié ce communiqué de presse

 

Second tour : pour battre l’extrême droite, pas une voix démocrate ne doit manquer à Emmanuel Macron

 

Les deux candidats de gauche sont éliminés dès le premier tour et les Français ont choisi de placer le candidat du centre en tête du premier tour de l’élection présidentielle. C’est un jour sombre pour la gauche terrassée à l’issue du quinquennat de François Hollande.

La qualification de Marine Le Pen n’est pas une surprise tant cette situation a été annoncée par chaque élection intermédiaire depuis 2012. Les échecs de la gauche ont nourri le Front National. Les deux partis censés structurer la vie politique sont éliminés dès le premier tour, c’est un évènement considérable dont il faudra tirer toutes les leçons.

Le résultat du second tour n’est pas assuré et dans l’immédiat, pas une voix démocrate ne doit manquer pour faire battre le Front National qui est le parti de la surenchère identitaire et constitue un danger pour nos institutions, nos droits fondamentaux et la paix civile. J’appelle donc à voter pour Emmanuel Macron.

L’extrême-droite a un projet pour le pays, il est mauvais et dangereux et il faut en exposer sereinement les enjeux et les conséquences à nos concitoyens. Pour des millions de Français, le vote Front National est l’expression d’un ras-le-bol politique auquel il va falloir répondre.


Le renouvellement apporté par Emmanuel Macron reste extrêmement superficiel et ne peut masquer un programme d’alignement européen et libéral que le MRC conteste. Nous n’entendons pas accorder un chèque en blanc à M.Macron et le dernier candidat démocrate en lice a la responsabilité d’ouvrir le dialogue avec l’ensemble des forces politiques.

 

Voir, par ailleurs :

- Les Français ont choisi le renouvellement des visages mais pas la continuité des politiques

- La gauche aborde, dispersée, le premier tour de la présidentielle 2017

 

Cet article est le 2988ème sur le blog MRC 53 - le 216ème dans la catégorie MRC national

Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 27 septembre 2015, à Clermont-Ferrand

Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 27 septembre 2015, à Clermont-Ferrand

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 23:52

 

Hamon rassemble des partis pour gouverner, Mélenchon s’adresse au peuple

 

A deux jours du premier tour, le 23 avril, de l’élection présidentielle 2017, quand on regarde la gauche, le premier constat est celui de la dispersion de son électorat. C’est le signe de sa dislocation, avant une recomposition probable, le cycle de l’après-mai 1968 et d’Epinay étant achevé. La décomposition de la gauche a été accélérée par les options néolibérales défendues par Valls et Macron sous le quinquennat Hollande.

 

Hamon et le PS ont passé des accords avec plusieurs partis (EELV, PRG, UDE) dans la perspective des élections législatives des 11 et 18 juin 2017. S’y ajoute le Mouvement Républicain et Citoyen qui appelle à voter B Hamon sur la base d'un accord avec le PS.

 

Ce rassemblement ne peut masquer l’incertitude stratégique du PS. Entre la ligne Hamon (les « frondeurs ») et la ligne gouvernementale Hollande-Valls, on devine le partage des ralliements, les uns vers Mélenchon (ligne républicaine populaire de gauche) et les autres vers Macron (ligne démocrate libérale centriste). Ceux-ci attendent la qualification de Macron au second tour, ce qui est annoncé par les sondages avec une forte probabilité.

 

Il est clair que le remarquable parcours de Mélenchon lors de cette campagne présidentielle, qui peut déboucher sur sa qualification au second tour (faible probabilité, toutefois), a contribué aussi à affaiblir la candidature Hamon. Il renforce la ligne républicaine de gauche dans la recomposition qui commencera dès que les résultats seront connus, le 23 avril au soir.

 

La décomposition concerne l’ensemble du système politique. Voir, à ce sujet, ce qu’en disait, hier, Gérard Courtois (Le Monde) : "L’indécision actuelle de bon nombre d’électeurs résulte d’une situation de décomposition accélérée du paysage politique. Bien des ressorts habituels d’une présidentielle se sont détraqués. Elimination de bon nombre de favoris (Juppé, Sarkozy, Valls), renoncement du président sortant à se représenter, candidate du Front national en position de favorite, affaires judiciaires mettant en cause deux des principaux candidats, fractures de la gauche après un quinquennat raté : il n’est pas très surprenant que bien des Français soient désorientés et tourneboulés". A propos de ceux qui hésitent entre Macron et Mélenchon,"il est pour le moins paradoxal, par exemple, d’hésiter entre Mélenchon et Macron tant leur programme et leurs orientations sont opposées".

 

Voir aussi, et surtout, le livre de B. Amable et S. Palombarini, L’Illusion du Bloc Bourgeois. Sur son nouveau blog, LEMOUVEMENTREEL.COM, Romaric Godin en parle savamment : Comprendre la crise politique française.

Ce livre aide à comprendre l'évolution de la vie politique française. La présidentielle contribue à faire évoluer les clivages autour de personnalités politiques mais l'essentiel va venir avec les élections législatives qui vont suivre immédiatement. Le clivage gauche-droite ne va pas disparaître. Il va se refonder en tenant compte du clivage UE-nation. Hamon et le PS vont-ils choisir la gauche ou l'UE ?

 

Voir aussi, pour comprendre la situation politique actuelle, le texte de Serge Halimi dans Le Monde Diplomatique (avril 2017) : Et cette fois encore, le piège du vote utile ?

Extrait. L’Union européenne était devenue indifférente aux choix démocratiques de ses peuples, assurée que les orientations fondamentales des États membres étaient verrouillées par des traités. Depuis le vote du « Brexit » et la victoire de M. Trump, la politique prend sa revanche. Une Union désormais fébrile observe chaque scrutin national comme si elle y jouait sa peau. Même la victoire d’un des candidats français qu’elle a adoubés ne la rassurerait pas longtemps.

 

La position de Jean-Pierre Chevènement s’inscrit dans le cadre de cette décomposition politique.

Chevènement hésite entre Mélenchon (vote "idéologique") et Macron (vote "politique"). Il décidera au dernier moment le 23 avril. En fait, il voudrait que son vote pèse pour ce qui se passera dans les cinq ans. Voir (Le Figaro, 19 avril 2017) : Présidentielle : les hésitations de Jean-Pierre Chevènement.

A noter que cet article met en évidence sa divergence avec le choix stratégique MRC du congrès 2015, qui était de participer à la recomposition de la gauche.

 

Chevènement a beaucoup évolué à l’égard des positions de Mélenchon. Voir (22 avril 2010) : Chevènement et Mélenchon : deux républicains, vus par Michel Sorin

De nombreux adhérents du Mouvement Républicain et Citoyen ont annoncé leur vote Mélenchon le 23 avril. Voir, par exemple, le texte de Françoise Dal (Nord), publié sur le blog de Jean-Pierre Lettron le 20 avril 2017 : Lettre ouverte aux citoyens qui voteront Dimanche à l’élection présidentielle

 

A noter que des économistes, dont David Cayla, répondent aux critiques de Guillaume Duval (Alternatives économiques) sur le programme économique du candidat de la France insoumise. Voir Oui, Jean-Luc Mélenchon est une alternative crédible.

 

Cet article est le 2987ème sur le blog MRC 53 - le 159ème catégorie Gauche France

Jean-Luc Mélenchon, le 23 octobre 2008 à Laval (Mayenne). C'était deux semaines avant sa démission du PS

Jean-Luc Mélenchon, le 23 octobre 2008 à Laval (Mayenne). C'était deux semaines avant sa démission du PS

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Published by Michel SORIN - dans Gauche France
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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 16:55

 

Il y aura des candidats MRC avec le soutien du PS aux législatives

 

Il y a un mois, Bastien Faudot, candidat MRC à l’élection présidentielle, annonçait le retrait de sa candidature. Voir Présidentielle : B Faudot se retire et prépare un accord avec B Hamon

 

Le 13 avril, dans un communiqué du Mouvement Républicain et Citoyen, le président Jean-Luc Laurent a confirmé que Le Mouvement Républicain et Citoyen apporte son soutien à Benoit Hamon.

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen apporte son soutien à Benoît Hamon, candidat du Parti Socialiste, de l’UDE, du PRG et d'EELV à l’élection présidentielle.
La gauche au pouvoir a trop souvent renoncé à son idéal
ces cinq dernières années, naviguant de Charybde en Scylla tant sur le plan européen que sur le plan social. L’extrême-droite progresse, nourrie par les renoncements politiques et un discours mâtinée de vernis républicain. Le camp libéral pousse toujours plus en avant ses pions en faveur des élites économiques.
Comment ne pas penser également aux soupçons qui pèsent sur certains candidats dont l’orgueil et la déconnexion les conduisent à renoncer à toute éthique politique, alors que les Français font face à une incertitude quant aux lendemains qui seront les nôtres et la crainte du déclassement pour les générations à venir ?
Le MRC ne se reconnaît entièrement dans aucun des programmes des candidats de gauche, mais le dialogue continu et les combats partagés ces dernières années à l'assemblée nationale avec Benoît Hamon nous conduisent à soutenir sa candidature.
Nous appelons les Français à déjouer et démentir les sondages.

 

Ce soutien officiel à Benoît Hamon est assorti d’un accord pour les élections législatives (dont les deux députés sortants, Christian Hutin dans le Nord et Jean-Luc Laurent dans le Val-de-Marne), ainsi que d’un accord financier portant sur la mandature.

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen avait pris la décision (Conseil national, 12 mars 2017) de rechercher un accord avec Benoît Hamon et le PS. Cela vient d’être confirmé par Jean-Luc Laurent et Bastien Faudot dans une lettre aux adhérents, le 12 avril. Extrait :

« Pendant un an, le Mouvement Républicain et Citoyen a mené campagne, à la rencontre des Français, dans les villes et dans les campagnes, pour faire entendre la voix de la gauche qui aime la France.
L’élection présidentielle apparaît de plus en plus décevante. Le grand débat n’a pas lieu en raison des affaires des uns, de la confusion entretenue par d’autres, des divisions de la gauche et de la crainte légitime qu’alimente la force acquise par le Front national depuis cinq ans. Dans ce contexte inédit, notre Mouvement, parce qu’il ne renonce pas à son idéal de transformation sociale, a fait le choix de soutenir la candidature de Benoît Hamon.
La gauche au pouvoir a trop souvent renoncé à son idéal ses cinq derniers années, naviguant de Charybde en Scylla tant sur le plan européen que sur le plan social. Aujourd’hui il est temps d'énoncer des bases saines et solides pour penser à l’avenir. C’est ce que notre candidat a fait durant cette campagne avec notre projet pour la France.
Le MRC, qui entend participer au débat sur la recomposition politique et contribuer demain à une reconstruction de la gauche, inscrit son action au-delà de la présidentielle. Tel est le sens de l’accord électoral conclu avec Benoît Hamon. Il est temps que la gauche renouvelle ses pratiques, ses visages et plus encore son projet politique pour parler enfin de l’avenir en posant la question centrale du travail et des mutations qu’il connaît déjà ; à travers une modernisation de la Vème République pour la rendre plus proche des Français ; par la nationalisation de l’euro et la remise en cause du TSCG.
Ce combat que nous menons depuis des années appelle notre implication pour faire vivre nos idées lors des législatives et au-delà
».

 

Benoît Hamon, le candidat issu de la primaire citoyenne organisée par le PS, est nettement devancé maintenant dans les sondages par Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la France insoumise. Voir Présidentielle 2017 : résultat du dernier sondage, tout est possible.

Voir aussi ce qu’il en dit lors d’un entretien avec les journalistes de Libération (14 avril 2017) :

Benoît Hamon «Je refuse de m’accrocher au monde ancien, je me projette»

 

Des voix se sont élevées, au sein du MRC, pour contester la décision prise de s’accorder avec Benoît Hamon et le PS. Un accord avec Jean-Luc Mélenchon leur semblait plus compatible avec le programme de Bastien Faudot, notamment ce qui concerne les options de politique européenne et internationale. Il sera important, à l’avenir, de faire en sorte que les décisions d’alliances soient bien débattues dans les instances de délibération du MRC.

 

Cet article est le 2986ème sur le blog MRC 53 - le 215ème dans la catégorie MRC national

Jean-Luc Laurent et Bastien Faudot, le 12 décembre 2016, à Paris, devant l'entrée des bureaux du Parti socialiste

Jean-Luc Laurent et Bastien Faudot, le 12 décembre 2016, à Paris, devant l'entrée des bureaux du Parti socialiste

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 23:47

 

Benoît Hamon rassemble une partie de la gauche et des écologistes

 

Après une année de campagne, Bastien Faudot* a retiré sa candidature à l’élection présidentielle, ayant échoué dans sa quête de parrainages d’élus.

 

Voici le texte de sa déclaration après le Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen, le 12 mars 2017 :

"Après un an de campagne, la situation politique gravissime que nous traversons et l'impossibilité de réunir les parrainages requis me conduisent à retirer ma candidature et à favoriser le seul impératif qui vaille aujourd'hui : empêcher la disparition de la gauche à l'issue du premier tour.

Élection inouïe, l'élection présidentielle de 2017 met notre pays en danger. Chaque responsable politique sera comptable de son propre résultat mais aussi de la situation globale que nous connaîtrons en juin prochain.

Benoît Hamon, candidat issu de la primaire citoyenne, a pris l'initiative d'une discussion avec nous. Ces échanges n'étant pas aboutis aujourd'hui, le Conseil National du MRC a décidé à 69 % de reporter sa décision. Nous avons des divergences et je refuse de mettre en scène des convergences réelles pour dissimuler des désaccords de fond, en particulier sur la question européenne et sur certains combats républicains.

Toutefois, nous partageons une même critique de la dérive sociale-libérale de François Hollande et des conséquences désastreuses d'un suivisme européen de la France qui s'est soumise à l'ordre européen de Bercy, Bruxelles et Berlin. Les échanges avec Benoît Hamon prolongent plusieurs années de travail commun, en particulier avec les parlementaires du MRC, lorsque nous nous sommes opposés en septembre 2012 à la ratification du traité budgétaire européen, mais aussi à la loi Travail en 2016.

Les mauvais choix initiaux, pris dès juin 2012 à l'Élysée, ont condamné la gauche à l'échec et sont naturellement repris par le candidat de la confusion des centres, Emmanuel Macron, ancien secrétaire général adjoint de l'Élysée. Pour l'heure, il dépasse les clivages en rassemblant pour l'essentiel les opportunistes de chaque camp.

Nous avons par ailleurs quelques accords avec Jean-Luc Mélenchon qui pose les enjeux du rapport de force en Europe au bon niveau, mais son entreprise obstinée conduira à la liquidation de la gauche et à une marginalisation durable qui soumettra la France à l'aggravation des purges libérales. Cette stratégie de la terre brûlée est irresponsable.

Je veux remercier tous les militants, les sympathisants, les maires, les citoyens, les donateurs qui se sont montrés intéressés par mon projet, l'ont porté dans le débat politique et ont consacré du temps à défendre nos idées. La gauche qui aime la France ne renonce pas, ce combat que nous avons initié depuis un an dépassera la seule élection présidentielle, car c'est le combat d'une génération tout entière".

 

A ce jour, les discussions engagées par Bastien Faudot avec Benoît Hamon - candidat élu lors des primaires citoyennes organisées par le PS - n’ont pas abouti à l’accord espéré par les deux parties. Elles continuent.

L’objectif du candidat PS est de rassembler la gauche. Voir (11 février 2017) : Présidentielle 2017 : Benoît Hamon cherche à rassembler la gauche

 

Après les écologistes (EELV), les radicaux de gauche (PRG) ont annoncé un accord.

Voir (Le Monde, 15 février 2017) : Présidentielle : le Parti radical de gauche de Sylvia Pinel décide de soutenir Benoît Hamon

 

* Voir (4 mars 2017) : Présidentielle : les 7 points essentiels des propositions FAUDOT 2017

et (25 février 2017) : Présidentielle 2017 : le programme du candidat Bastien Faudot (MRC)


 

Cet article est le 2985ème sur le blog MRC 53 - le 214ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), présentant son projet pour la France

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), présentant son projet pour la France

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 23:44

 

Retrait de la candidature de Bastien Faudot, discussions avec Benoît Hamon
 

En séance du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen, le 12 mars 2017, Bastien Faudot a annoncé le retrait de sa candidature à l’élection présidentielle et fait le point sur les discussions engagées avec Benoît Hamon, candidat du PS.

Voir (4 mars 2017) : Présidentielle : les 7 points essentiels des propositions FAUDOT 2017

 

Je suis intervenu dans le débat, à peu près en ces termes.

 

Je tiens d’abord à saluer le travail effectué par Bastien Faudot et l’équipe de campagne depuis un an. Les orientations de notre congrès de juin 2015 ont ainsi été respectées mais nous n’avons pu aller au bout de la candidature à l’élection présidentielle, probablement parce que nous n’en avons pas pris les moyens suffisamment tôt.

 

Comme en 2007 et en 2012 avec Jean-Pierre Chevènement, nous sommes sous le coup de notre constante contradiction entre une grande ambition politique (logiciel, programme) et l’extrême faiblesse de nos moyens sur le terrain électoral, qui nous empêche d’aller au bout de nos ambitions et nous renvoie dans la recherche d’un accord - qui ne peut être que déséquilibré - avec le PS.

 

Le choix stratégique du congrès était le bon. Le choix du candidat aussi. Mais nous avons démarré trop tard et sans une organisation efficace entre la direction de la campagne et l’action militante sur le terrain.

 

Il est logique que nous soyons en rapport avec Hamon, pas seulement parce qu’il est le seul à vouloir un accord avec nous, mais parce qu’il est en capacité de rassembler la gauche de gouvernement en France, ce qui est pour nous l’essentiel.

 

Au-delà des nombreux désaccords que nous avons avec lui - sur l’Europe et la conception de la République notamment - Benoît Hamon a eu le mérite de sortir vainqueur de la primaire du PS en présentant un projet politique rénové, nettement non libéral sur le plan économique, ce qui le place en position de rassembler la gauche républicaine et sociale.

 

Nous ne savons pas dans quel état la gauche sortira de l’élection présidentielle. Comme ce fut le cas le plus souvent dans l’histoire, le PS sera tenté par l’alliance avec le centre - si celui-ci est présent au second tour de la présidentielle - en vue de prendre part à une majorité de centre gauche aux législatives.

 

Notre cap est la refondation de la gauche sur des bases républicaines. Cela ne se fera pas autour d’une alliance Macron-PS. Ce n’est possible que sur la base d’un rapprochement de l’ensemble de la gauche autour de l’axe Hamon-Mélenchon, dans lequel nous serions la composante républicaine et souverainiste.

 

Dans cette perspective, nous devons prendre la ferme résolution d’organiser notre Mouvement républicain et citoyen en vue d’en faire un vrai parti politique républicain et social, présent parmi les jeunes et les composantes populaires, acteur de la recomposition de la gauche, efficace dans la communication interne et externe, mettant en avant la nécessité d’une réelle implantation militante sur l’ensemble du territoire.

C’est parce que je me situe dans cette perspective que je voterai la proposition de notre direction nationale de continuer la discussion avec Hamon - c’est la seule possible - avec décision à prendre par le secrétariat national.


 

Cet article est le 2984ème sur le blog MRC 53 - le 213ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, à Laval le 8 novembre 2016, lors de sa journée en Mayenne

Bastien Faudot, à Laval le 8 novembre 2016, lors de sa journée en Mayenne

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 18:40

 

Faudot a écrit à Hamon et à Mélenchon pour unir la gauche

 

La candidature de Bastien Faudot s’inscrit dans une démarche de rassemblement de la gauche. A cette fin, le candidat du Mouvement Républicain et Citoyen* a écrit à Benoît Hamon et à Jean-Luc Mélenchon. Le président du MRC, Jean-Luc Laurent, de son côté, a écrit au dirigeant du PCF, Pierre Laurent.

Voir les COURRIERS AUX FORCES DE GAUCHE.

 

Avec Benoît Hamon, la discussion est engagée depuis un mois, à l’initiative du candidat du PS. Après plusieurs rencontres, le moment est venu de savoir si, au-delà des bonnes intentions de part et d’autre, un accord est possible entre lui et Bastien Faudot.

 

Dans un souci de clarification, le candidat du Mouvement Républicain et Citoyen a choisi de concentrer ses analyses et propositions en sept questions majeures : les questions institutionnelles ; l’avenir de l’Europe ; la question sociale et le travail ; l’environnement et les enjeux énergétiques ; l’école ; la nation et la laïcité ; l’unité de la République et l’aménagement du territoire.

 

1- Sur les questions institutionnelles

Partant de l’idée qu’il s’agit davantage d’une crise politique que d’une crise de régime, il retient des ajustements institutionnels ciblés de nature à refonder le pacte démocratique, plutôt qu’un changement de constitution qui ne lui semble pas prioritaire par rapport à la question de l’emploi.

La proposition essentielle est la journée référendaire chaque année à date fixe afin de connecter la souveraineté populaire aux grandes décisions en cours de mandat. L’objectif est de garantir aux citoyens qu’ils sont les décideurs en dernier ressort.

De plus, il propose des dispositions pour renforcer le rôle du parlement et déconnecter le mandat du président de la République du mandat législatif, de manière à favoriser la démocratie.

 

2- Sur l’avenir de l’Europe

Le minimum proposé est de s’affranchir du traité et des règles budgétaires qui installent la stagnation à perpétuité et condamnent toute politique de relance.

En matière monétaire, la stratégie que défend Bastien Faudot est en deux temps (plan A et plan B), en sachant que le plan A (réorientation de la politique monétaire) est peu réaliste. Le plan B consiste en la nationalisation de l’euro, combinée à un système de change souple au moins à titre temporaire.

La crise de la dette est d’abord une crise monétaire, liée aux conditions de naissance de l’euro. L’idée est de sortir du cercle vicieux dans lequel nous sommes : la volonté de sauver à tout prix l’euro justifie les politiques restrictives qui dégradent les comptes publics des nations.

Le projet européen ne pourra être sauvé que par la mise en œuvre de politiques publiques qui contribuent à bâtir du commun entre les nations européennes. Il est proposé un grand plan d’investissement européen fondé sur l’Europe des projets, se substituant à l’Europe intégrée à marche forcée, de plus en plus rejetée par les peuples. Le processus d’Europe à géométrie variable est préconisé afin de favoriser la convergence des nations européennes dans la durée.

 

3- Sur la question sociale et le travail

Le revenu universel doit s’articuler avec l’ambition de la formation universelle et du travail universel. Le travail est vecteur d’émancipation dès lors qu’il permet l’autonomie financière des ménages et, surtout, offre la reconnaissance de l’utilité sociale pour chacun.

Il faut un droit à la formation à tous les âges de la vie pour débloquer l’ascenseur social et renforcer la compétitivité de notre économie. Le plein emploi doit être l’obsession des politiques publiques. La répartition du travail n’est pas la réduction du travail, c’est la volonté de travailler davantage collectivement, de produire plus et mieux.

 

4- Sur l’environnement et les enjeux énergétiques

La priorité de la lutte contre le réchauffement climatique nous amène à aborder la question de la production d’énergie de façon rationnelle. Les énergies renouvelables et l’énergie nucléaire doivent être combinées intelligemment compte tenu des limites des unes et des dangers de l’autre. Seul un opérateur public de l’énergie peut aujourd’hui assurer la sécurité de la production et de la distribution.

Concentrer nos efforts sur la décarbonisation de nos activités implique que la priorité soit mise sur la fermeture des huit centrales au fioul et au charbon - plutôt que celle de la centrale nucléaire de Fessenheim - et au maintien des barrages hydro-électriques dans le giron de l’opérateur public. Le développement de notre capacité en matière de nucléaire civil va de pair avec le maintien de la dissuasion nucléaire.

 

5- Sur l’école

Elle doit avoir pour mission principale d’instruire, de transmettre les connaissances et de former les futurs citoyens. L’apprentissage des savoirs et des savoir-faire implique de faire confiance aux professionnels de l’éducation que sont les professeurs, agents de l’émancipation sociale et de l’égalité réelle. Leurs traitements doivent être revalorisés.

Par ailleurs, afin que la mixité sociale soit une réalité, il convient de redessiner et affermir la carte scolaire, tout en soumettant l’école privée sous contrat à l’obligation d’accueil d’élèves boursiers.

Et, aussi, le retour à la semaine de 26h dans le primaire est une priorité absolue afin de renforcer l’enseignement du français pour se rapprocher de l’égalité des chances entre tous les enfants.

 

6- Sur la nation et la laïcité

Il y a aujourd’hui une offensive obscurantiste, certes minoritaire mais bien réelle. Les convictions religieuses ne sauraient faire reculer la République en matière d’égalité des femmes et des hommes.

La laïcité, définie par l’esprit de la loi de 1905, est notre atout le plus précieux. Elle doit être appliquée de façon sereine, sans faiblesse à l’égard des lobbyings, en refusant les accommodements plus ou moins raisonnables. Le moment est venu de mettre un terme au concordat Alsace-Moselle.

 

7- Sur l’unité de la République et l’aménagement du territoire

La France du monde rural et des petites villes de province fait aussi partie, avec les quartiers et banlieues des grandes métropoles, des territoires perdus de la République qui décrochent face au phénomène de métropolisation en subissant la désindustrialisation et la crise du monde agricole.

Il convient de mobiliser des moyens exceptionnels de l’État pour lancer une grande initiative en faveur de l’égalité territoriale combinant : services publics, police de proximité, carte médicale, télétravail et coworking en zone rurale, déconcentration de l’appareil d’État, investissements dans les infrastructures de transports et de télécommunication, ainsi que renationalisation des autoroutes.

Concernant l’organisation territoriale, un moratoire sur la décentralisation est nécessaire pour stabiliser les différents niveaux de compétences. Le maintien du département est essentiel pour l’équilibre et la solidarité territoriale. Il faut mettre un terme aux expérimentations hasardeuses et aux systèmes dérogatoires qui concurrencent et affaiblissent l’État. Le modèle français, depuis la Révolution, tient sa force du fait que la République est une et indivisible.

 

* Voir Présidentielle 2017 : le programme du candidat Bastien Faudot (MRC)

 

Cet article est le 2983ème sur le blog MRC 53 - le 212ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), présentant son projet pour la France

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), présentant son projet pour la France

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 16:52

 

Tout le programme du candidat Bastien Faudot (MRC) à la présidentielle

 

Ce blog a plus de 10 ans et s'approche des 3 000 articles publiés. Son existence continue après une suspension en 2014, le temps du lancement du blog de Réseau CiViQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne).

 

Le rythme de parution des articles est variable. Après les Titres des articles parus en nov. et déc. 2016 sur le blog du MRC 53, voici les titres des 29 articles publiés en janvier et février 2017. Pour l’essentiel, ils portent sur le programme du candidat MRC à l’élection présidentielle, Bastien Faudot.

 

Liste des articles publiés en janvier et février 2017 sur le blog du MRC 53

 

Résumé de l'enquête Insee sur les conditions de logement en France (27 février)

Réflexions de Gérard Beillard (MRC 53) en lien avec des retraités (26 février)

Présidentielle 2017 : le programme du candidat Bastien Faudot (MRC) - (25 février)

Présidentielle : Bastien FAUDOT veut une France libre et indépendante (25 février)

Présidentielle : au programme de FAUDOT, les principes républicains (25 février)

Présidentielle : au programme de Bastien FAUDOT, une société unie (24 février)

Présidentielle : au programme de Bastien FAUDOT, l'autorité de l’État (24 février)

Présidentielle - B FAUDOT : l'enseignement supérieur et la recherche (23 février)

Présidentielle - B FAUDOT : l'école (2) de la maternelle au secondaire (23 février)

Présidentielle : FAUDOT pour une école républicaine émancipatrice (23 février)

Présidentielle : pour FAUDOT, la culture est une part de la vie sociale (22 février)

Présidentielle : FAUDOT veut lutter contre le réchauffement climatique (22 février)

Présidentielle : Bastien FAUDOT pour la défense de notre contrat social (21 février)

Présidentielle : B FAUDOT lie République sociale et économie sociale (20 février)

Présidentielle : B FAUDOT veut rééquilibrer le rapport capital-travail (20 février)

Présidentielle : Bastien FAUDOT veut mettre tous les actifs au travail (19 février)

Présidentielle : l'industrie c'est notre avenir, selon Bastien FAUDOT (19 février)

Présidentielle : par l'action de l'Etat, FAUDOT veut la fin de l'austérité (19 février)

Présidentielle : FAUDOT veut dé-fédéraliser les institutions européennes (18 février)

Présidentielle : Bastien FAUDOT propose de refonder notre démocratie (18 février)

Présidentielle : FAUDOT veut placer le citoyen au coeur des institutions (17 février)

Présidentielle : FAUDOT pour un aménagement du territoire équilibré (17 février)

Présidentielle : FAUDOT sur le chemin de la souveraineté alimentaire (16 février)

Présidentielle 2017 : Benoît Hamon cherche à rassembler la gauche (11 février)

Présidentielle : le MRC invite les maires à parrainer Bastien FAUDOT (06 février)

Le programme de Bastien FAUDOT pour l'élection présidentielle 2017 (04 février)

Michel Sorin (MRC) et la présidentielle en 2017 : il faut un électrochoc (28 janvier)

Mayenne (53) - 8 nov. 2016 - ce que Bastien Faudot a dit à la presse (13 janvier)

Présidentielle, Bastien Faudot : communiqué de presse du MRC 53 (09 janvier)


 

Cet article est le 2982ème sur le blog MRC 53 - le 72ème, catégorie Titres des articles du mois précédent

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016, à Malakoff (92), présentant son projet pour la France

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016, à Malakoff (92), présentant son projet pour la France

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 22:38

 

En 30 ans, les locataires se sont appauvris relativement au reste de la population

 

Voici un texte rédigé par Alain Gély, ancien salarié de l’Insee. C’est un résumé de la publication de l’Insee (21 février 2017) concernant l’enquête sur

Les conditions de logement en France

 

C'est le premier du genre. Il s'appuie notamment sur les enquêtes Logement. Outre une vue d'ensemble sur « Le logement en France depuis trente ans », il inclut de nombreux tableaux :

  • le parc de logements,

  • les caractéristiques des résidences principales, avec entre autres des précisions sur leur coût

  • les propriétaires et les locataires, avec des indications sur les « difficultés de logement » de toutes sortes

  • les logements dans les DOM

  • des comparaisons internationales...

 

Il présente aussi quatre dossiers :

  • Être locataire, une situation plus durable dans le secteur social que dans le secteur libre

  • L’accès à la propriété en recul depuis la crise de 2008

  • Ça déménage ? La mobilité résidentielle et ses déterminants

  • Les déterminants du statut d’occupation des logements et de la mobilité résidentielle des ménages immigrés

Résumé assorti de quelques commentaires

 

Principal enseignement :

La catégorie des locataires s’est paupérisée relativement au reste de la population, car elle s’est progressivement vidée des ménages les plus aisés, qui ont pu accéder à la propriété.

Les dépenses des locataires (loyers, charges, chauffage, taxe d’habitation) ont évolué plus rapidement que leurs revenus depuis 2001.

Le taux d’effort, c’est-à-dire la part du revenu consacrée aux dépenses de logement des locataires, a fortement augmenté. Il est de 28,4 % en 2013 dans le secteur libre et de 24,1% en secteur social.

L’accroissement de l’effort a davantage pesé sur les plus modestes (+ 7,8 points pour les locataires du secteur libre du premier quartile de revenu par unité de consommation et + 5,1 points pour ceux du secteur social), malgré la contribution des aides personnelles au logement qui pour eux représentent plus de 30 % du montant des dépenses en 2013.

En 2013, 4,5 % des locataires sont en situation d’impayé de loyer ou de charges, une proportion comparable à 2006.

 

Autres enseignements de cette publication :

 

- La localisation est la source essentielle des écarts de prix et de loyers : le coût pour se loger est plus élevé dans les endroits proches des emplois ou les plus agréables à habiter. Coexistent ainsi des zones « tendues » et d'autres où les logements vacants sont nombreux.

 

- La croissance du nombre de logements (+80 % en 45 ans) a été supérieure à celle de la population (+30 %). Il y a donc moins de personnes par logement qu’autrefois (un peu plus de deux au lieu de trois). Responsables de cette « décohabitation » : le vieillissement de la population et en second lieu les « recompositions familiales ».


 

- Le surpeuplement est défini selon la surface du logement (18 m² par personne) et le nombre de ses pièces en fonction des caractéristiques du ménage. Le surpeuplement affecte désormais 8 % des ménages. Il a été divisé par 2 depuis 1984, mais concerne encore 21 % des ménages dans l’unité urbaine de Paris et 18 % des plus modestes.

 

- 82 000 adultes sont sans domicile dans les agglomérations de 20 000 habitants et plus, dont 8 000 dormant dans des lieux non prévus pour l'habitation ; par ailleurs, 450 000 sont privés de logement personnel (hébergés chez des amis, par de la famille ou à l'hôtel).

 

- L'accès à la propriété est devenu plus sélectif. Ceux qui n’y ont pas accès se trouvent de plus en plus parmi les plus modestes. L’allongement de la durée des emprunts et la baisse des taux d’intérêt n’ont qu’en partie compensé la hausse des prix. Pour un accédant récent à la propriété, le prix d’achat représentait 3,3 années de revenu à la fin du siècle dernier, il correspond à 4,7 années en 2013. La baisse relative du revenu des locataires entraîne une hausse de leur effort budgétaire pour se loger. Le « taux d'effort excessif » affecte désormais plus de quatre millions de ménages.

 

- Les ménages aisés et modestes n’occupent pas le même parc social ; les premiers, ayant plus de possibilité de choix, ne restent dans leur logement que si sa qualité et son environnement leur conviennent. Les seconds n’ont pas ce choix.


 

- En 2013, la majorité des ménages de France métropolitaine sont propriétaires de leur résidence principale. Leur part s’est nettement accrue durant les dernières décennies. La proportion de ceux qui sont devenus propriétaires, alors qu’ils ne l’étaient pas quatre ans avant, oscille depuis les années 1980 entre 10 % et 15 %. Elle se situe un peu au-dessus de 11 % en 2013, en baisse par rapport au point haut de 2001. Mais cette diminution du taux d'accès ne se traduit pas, et ne se traduira pas nécessairement dans l'avenir, par une une baisse de la proportion de propriétaires.

Au niveau local, la mobilité est plus faible dans un environnement plus favorisé mais aussi dans les communes à bas revenus.

 

- Les ménages immigrés sont en moyenne plus jeunes, vivent davantage en couple ou en famille monoparentale et plus souvent dans les grandes unités urbaines que les ménages non-immigrés.

Ils sont aussi moins diplômés et ont un revenu plus faible. Ces caractéristiques sociodémographiques jouent un rôle essentiel dans les différences de conditions de logement - locataire ou propriétaire - entre ménages immigrés et ménages non immigrés.

 

- Remarque d'ordre général : cette publication offre une description détaillée, avec souvent un recul historique appréciable, des logements et de leurs occupants. Mais elle n'a pas pour objet de fournir des explications - même si celles-ci apparaissent parfois assez clairement... - ni a fortiori des prévisions.

En particulier, l'Insee ne reprend pas à son compte les notions de crise du logement ou de déficit (selon lequel il « manquerait » 800.000 logements, voire un million...). Par ailleurs, le concept de mal-logement n'est pas repris ici : l'Insee préfère fournir des informations détaillées sur les difficultés de logement, qui sont de nature assez différente (de l'absence de domicile au « taux d'effort excessif » en passant par le surpeuplement et les logements « privés de confort »).

 

- Remarque « technique » : il n'y a absolument pas coïncidence entre les logements vacants et les logements mobilisables pour un hébergement de personnes en recherche de logement. D'une part, les logements vacants inoccupés peuvent être proposés à la vente, à la location, voire déjà attribués à un acheteur ou un locataire et en attente d'occupation, ou encore en attente de règlement de succession, voire inhabitables en raison de leur vétusté. En revanche, il existe des constructions existantes qui ne sont pas répertoriées comme des logements mais peuvent l'être ou le devenir assez rapidement.

 

Les chiffres clés des dossiers

. En 2013, sur 28 millions de résidences principales métropolitaines, 11 millions sont occupées

par des locataires.

. En 2013, les 10 % des ménages les plus pauvres sont très majoritairement locataires (74 %),

ce qui n’était pas le cas trente ans plus tôt.

. Les ménages propriétaires occupants constituent 58 % des ménages en 2013, en France

métropolitaine, soit environ 10 points de plus qu'en 1973.

. Entre 2009 et 2013, environ un ménage sur cinq a changé au moins une fois de logement.

. Les mobilités résidentielles vont de pair avec les transitions familiales et sont presque doublées après l’arrivée d’un enfant.

. En 2013, 2,7 millions de ménages immigrés et 25,3 millions de ménages non immigrés vivent en France métropolitaine. Entre 2009 et 2013, comme les ménages non immigrés, un ménage immigré sur cinq a déménagé.

- Rappels : un immigré est une personne née étrangère à l’étranger. Elle peut être de nationalité française en cas de naturalisation. Un ménage immigré est un ménage dont la « personne de référence » est immigrée.

 

Cet article est le 2981ème sur le blog MRC 53 - le 36ème sur ce blog dans la catégorie Le logement

Logements nouveaux au centre de Saint-Berthevin (Mayenne)

Logements nouveaux au centre de Saint-Berthevin (Mayenne)

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