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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 21:53

La gauche n’a un avenir qu’en dehors du libéralisme

 

Comment faire comprendre à Martine Aubry qu’elle doit couper le cordon paternel qui la lie au libéralisme européen ? Sans quoi, elle ne réussira jamais à rassembler l’électorat populaire et perdra toutes les élections qui se présenteront.

 

Ses positions sur l’Europe ne la distinguent pas de Bayrou ou de Cohn-Bendit, ce qui explique la déperdition électorale qu’a subie le PS, hier, au bénéfice des écologistes, toutes tendances confondues.

 

L’électorat populaire n’a pas confiance dans ce parti qui n’a pas tenu compte du résultat du référendum du 29 mai 2005 et qui a accepté le subterfuge du traité de Lisbonne. Tant que le PS n’aura pas compris cette vérité de base, son déclin sera irrémédiable.

 

Voici le commentaire de Jean-Pierre Chevènement (sur son blog ce 8 juin) :

 

La droite l'emporte en fait par défaut

 

Les élections européennes n'en finissent pas de battre le record de l'abstentionnisme : 57% en 2004, 60% en 2009. Ce record, largement partagé hors de nos frontières, traduit le triple échec économique, politique et identitaire de l'Europe libérale et technocratique.

 

L'explosion du chômage et la délocalisation de nos industries reflètent la soumission de cette construction européenne au capitalisme financier mondialisé. Les peuples ne se reconnaissent pas dans cette machine d'impuissance, incapable de les défendre des concurrences les plus déloyales, celle du dollar, comme celle des pays à très bas coûts salariaux.

A cet égard, le traité de Lisbonne, véritable déni de démocratie, ne peut rien régler. Il faut tout remettre à plat. Voilà ce qu'ont voulu dire les 3/5 des électeurs qui ont refusé de s'exprimer dans un simulacre d'élection à un simulacre de Parlement.

Le fait dominant est la décomposition de la gauche sociale-libérale. L'échec du PS, en France, reflète son incapacité persistante à faire la critique du tournant libéral et européiste qui depuis les années 80 l'a progressivement coupé des couches populaires.

Le succès apparent de la droite en Europe, et particulièrement de l'UMP en France, doit être relativisé par le niveau sans précédent de l'abstention. Les listes de l'UMP n'ont rassemblé en réalité qu'11,2% des électeurs.

La poussée des écologistes reflète la désagrégation de l'électorat socialiste. Le reste est accessoire : il suffit de rapporter les scores obtenus au nombre des électeurs qui se sont exprimés, moins de deux sur cinq.

Pour la gauche, la solution à l'avenir serait de mobiliser les 3/5 des électeurs qui ont refusé de voter. Le MRC est prêt pour sa part à contribuer à une refondation républicaine dont la nécessité s'impose à l'évidence.

A défaut d'une révolution copernicienne, la gauche me paraît vouée à un déclin inexorable.

 

Le responsable du site Rue89, Pierre Haski, faisait, hier soir, un constat qui va dans le même sens : voir Des électeurs orphelins d'une gauche à reconstruire.

 

Sur le site du quotidien Le Monde, ce 8 juin, Françoise Fressoz ne voit pas d’avenir au PS. Voir Européennes : l'effet boomerang de l'antisarkozysme et"Triste soirée pour la social-démocratie européenne".

 

Sur le site de Libération, ce 8 juin, voir La carte de France des résultats.

 

Cet article est le 31ème paru sur ce blog dans la catégorie Européennes 2009.

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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 22:54

Reconstruire la gauche de fond en comble

 

Dans ce scrutin pour l’élection des représentants au Parlement de l’Union européenne, il est arrivé aux listes PS, ce qui était arrivé en 1994, un transfert partiel de son électorat. Il y a 15 ans, le responsable était Bernard Tapie. Ce soir, c’est Daniel Cohn-Bendit. Des personnalités atypiques, médiatiques, au langage percutant.

D’abord, il faut interpréter les résultats en tenant compte des abstentions, votes blancs et nuls, qui dépassent 60%. Les modalités de la construction européenne et la politique actuelle de l’Union sont en cause dans ce désastre démocratique.

 

Ensuite, il faut noter que les gagnants sont ceux qui se sont investis pleinement dans les questions européennes. Cohn-Bendit et Sarkozy, chacun à sa manière, ont traité de l’Europe, l’un en tant que parlementaire sortant, président de groupe, l’autre en tant que président, au second semestre 2008, du Conseil de l’Union européenne.

 

La question écologiste et climatique, au niveau de la planète, mobilise l’attention des citoyens. Europe-Ecologie, qui rassemblait bien au-delà des Verts, a su capter les regards d’électeurs intéressés à la fois par l’Europe et l’écologie. Mais, comme en 1994, avec la liste Tapie, cela ne garantit pas que les Verts se maintiendront à ce niveau électoral.

 

Il est incontestable, néanmoins, que le PS est un parti menacé d’affaiblissement durable, un peu comme le parti radical dans le passé.

 

Martine Aubry serait bien inspirée d’écouter Marie-Noëlle Lienemann qui, avec Paul Quilès et Gauche Avenir, a proposé une démarche conduisant au rassemblement de la gauche sur des bases nouvelles, de type Front populaire.

 

Je fais partie des signataires de leur appel : Un nouveau Front populaire, par Paul Quilès et Marie-Noëlle Lienemann et j’approuve leur déclaration, ce soir, dès la publication des résultats.

 

Première réaction après les élections européennes

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

de Marie-Noëlle  LIENEMANN et Paul  QUILES, anciens ministres

                                                                (7 juin, 21h30)

 

Après les élections européennes, il faut vite créer

un « comité national pour un nouveau Front Populaire »
 

             Les résultats de ces élections montrent que :

 

Ø  l’écart entre gauche et droite demeure comparable à celui de 2004, mais la droite est plus unie, la gauche explosée et le PS affaibli ;

Ø  les forces qui progressent à gauche sont celles qui ont organisé un certain rassemblement, diversifiant leur influence et qui ont essayé de proposer un projet de société;

Ø  l’abstention a été forte chez les jeunes et dans les couches populaires, alors qu’ils s’étaient mobilisés  lors du référendum constitutionnel (en faveur du Non)  et qu’ils subissent aujourd’hui de plein fouet les effets désastreux de la crise.

 

             Faute de présenter tout à la fois un projet  alternatif et une perspective d’alternance effective, le PS et la gauche n’ont pas su convaincre une partie de leur électorat. En Europe, comme en France, le monde du travail, les couches populaires attendent une gauche forte, claire, unie capable de préparer une nouvelle société, des changements profonds, une vision d’avenir  et de répondre à l’urgence sociale et environnementale.

 

             Pour la gauche, les résultats de ce scrutin sanctionnent donc l’absence d’un projet alternatif et d’une perspective d’alternance. Ils prouvent qu’il est urgent d’engager une stratégie de rassemblement de la gauche pour imposer des décisions immédiates (pouvoir d’achat, emploi, interdiction des licenciements boursiers, abrogation du bouclier fiscal), mais aussi pour présenter un projet de société à nos concitoyens et une perspective de victoire en 2012.   

 

             C’est pourquoi nous demandons aux responsables des organisations de gauche et écologistes d’engager immédiatement la création d’un « Comité pour un nouveau Front populaire», avec le souci d’associer les partis et toutes les forces de gauche et de l’écologie (clubs, associations, mouvements syndicaux …).

 

Ø  Ce comité préparera des « Etats généraux de la gauche », qui dégageront des thèmes fondateurs, en vue de la mise au point, avant mi 2010, d’une charte pour l’élection présidentielle, ambitieuse et novatrice.

Ø  Sur la base de cette charte, seront élaborés le programme d’un candidat unique de la gauche à l’élection présidentielle, ainsi qu’un accord législatif assurant une représentation de la diversité des composantes de la gauche et de l’écologie.

Ø  L’organisation de primaires, où les militants des organisations signataires de la Charte seraient consultés, permettra alors de désigner le candidat qui portera les couleurs de ce nouveau Front populaire.

  

Cet article est le 30ème paru sur ce blog dans la catégorie Européennes 2009.

 

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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 19:24

Le malaise des citoyens se traduit par l’abstention

 

Alors que les derniers votes ont lieu et que nous allons connaître les résultats du scrutin européen dans la soirée, voici quelques éléments d’information et de réflexion puisés dans diverses sources.

 

D’abord, la participation au vote, qui plafonnerait à 40% en France (voir sur le site du quotidien Le Monde, ce soir, un titre rassurant pour présenter une réalité tristounette : Une abstention record qui ne discrédite pourtant pas l'Europe).

 

En fait, l’abstention est un acte politique. Les citoyens veulent manifester leur désaccord avec les modalités de la construction européenne et avec la politique menée par les institutions européennes.

 

Le site Rue89 (David Servenay, 6 juin) s’est efforcé de mettre à la disposition de ses lecteurs les éléments à connaître : Avant de voter aux élections européennes, lisez !

Le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP) a réalisé une enquête dans le but de mieux cerner les pouvoirs réels du Parlement de l’Union européenne (4 juin, voir http://www.m-pep.org/spip.php?article1352).

Le Monde (Arnaud Leparmentier, 6 juin) voit Derrière une campagne atone, deux conceptions de l'Europe s'affrontent.

 

Cet article est le 29ème paru sur ce blog dans la catégorie Européennes 2009.

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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 22:50

La France va-t-elle s’aligner sur tout, tout voile dehors ?

 

Après le discours du Caire, très symbolique de la nouvelle posture diplomatique des USA, le commentaire qu’en a fait à Caen, ce 6 juin, le président français ne manque pas d’étonner.

 

Certes, la question du port du voile à l’école est mineure, comparée à celle du conflit israélo-palestinien, mais elle est significative de la conception française de la laïcité. La déclaration du président Sarkozy confirme qu’il a décidé de la réformer, ce qui veut dire, là comme ailleurs, de s’aligner sur les pays anglo-saxons.

 

D’abord, le très beau discours du Caire du président Obama.

 

Il y a une volonté de rupture avec l’approche de son prédécesseur. Espérons que les pays du Proche Orient, à commencer par Israël, vont saisir la balle au bond. Encore faut-il que les deux grandes formations représentant les Palestiniens, le Fatah et le Hamas, prennent les virages nécessaires à un accord entre elles, compte tenu de l’opportunité historique qui ne se renouvellera pas.

Discours du Caire : Obama inaugure la nouvelle diplomatie américaine (L’Humanité, Jérémy Collado, 5 juin)

Barack Obama dit « Salam alikoum » au monde musulman (Rue89, Pierre Haski, 4 juin)

 

Ensuite, avec le président Sarkozy, la France hors la loi … sur le voile.

 

La phrase de Barack Obama "Il importe que les pays occidentaux évitent d'empêcher les musulmans de pratiquer leur religion comme ils le souhaitent, par exemple en dictant ce qu'une musulmane devrait porter" est apparue comme une réprobation envers la loi française de 2004 concernant le port du foulard dans les écoles.

Arnaud Leparmentier, ce 6 juin, sur le site du quotidien Le Monde, constate que, dans la déclaration de Nicolas Sarkozy, il n’y a « pas un mot pour rappeler que les jeunes filles n'ont pas le droit de porter le foulard dans les écoles publiques ». Le président de la République se met sciemment hors la loi, afin de marquer la similitude de sa pensée avec celle d’Obama.

Sarkozy, "d’accord" avec Obama sur la liberté du port du voile islamique


  La Riposte Laïque est foudroyante ! Voir le texte de Cyrano (Pierre Cassen), qui n’y va pas de main morte, mais c’est la posture de ce remarquable journal en ligne « des esprits libres, pour l’égalité hommes-femmes, pour la République sociale », qui a édité « Les dessous du voile. 1989-2009 : 20 ans d’offensive islamique contre la République laïque ».

Egypte : la forfaiture d’Obama, qui défend le voile, la trahison d’Hillary Clinton, qui le porte


Cet article est le 14ème paru sur ce blog dans la catégorie Laïcité et communautarismes.

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 22:52

Une économie centralisée coopérant avec le capitalisme

 

Nous n’avons pas oublié ce qui s’est passé, il y a vingt ans, place Tiananmen à Pékin. Ce pays, qui occupe une place géostratégique sans égal, continue d’être dirigé de manière autoritaire par le Parti Communiste Chinois. Depuis le 4 juin 1989, les espaces démocratiques ont diminué en Chine, mais l’économie a pris son envol.

Le pouvoir politique n’aime pas être questionné à propos de la répression du mouvement étudiant en 1989. Voir Il y a 20 ans, la répression sur la place Tiananmen (images rappelées sur le site du Nouvel Observateur, 4 juin).

 

Et Pierre Haski, qui dirige Rue89, a fourni, le 4 juin, un document intéressant (extraits) :

 

20 ans après Tiananmen : le spectre de la réforme politique

François Mitterrand déclarait, au lendemain du massacre de Tiananmen : "un régime qui tire sur sa jeunesse n'a pas d'avenir". Vingt ans plus tard, le régime chinois est toujours en place, et a fait de la Chine une puissance économique et politique majeure. Mitterrand a-t-il donc eu tort ?

A voir la nervosité du pouvoir chinois à l'approche de ce vingtième anniversaire, avec une censure draconienne d'internet , l'éloignement de quelques malheureux dissidents de la capitale, et une surveillance policière tous azimuts, on peut se demander si le régime chinois est si sûr de lui et de son avenir.

Aucune menace réelle ne justifie aujourd'hui un tel verrouillage, alors que la jeunesse actuelle a eu le cerveau vidé de toute référence au Printemps de Pékin, que le reste du monde se tait pour ne pas provoquer l'ire de Pékin, et que la population chinoise s'inquiète plus des conséquences de la crise mondiale que de réclamer des comptes sur le passé.

Le refus de tourner la page de 1989

Alors pourquoi cette obstination à ne pas vouloir tourner la page de 1989, à refuser de reconnaître les morts de 1989 malgré l'exemplaire mobilisation des Mères de Tiananmen , et à refuser de revenir sur le jugement de "mouvement contrerévolutionnaire" porté à l'époque, et qui continue de pénaliser la vie de nombreuses personnes ? (…)

Cette nervosité permanente se comprend mieux quand on découvre les mémoires d'outre-tombe de Zhao Ziyang, le Secrétaire général du Parti communiste chinois au moment du Printemps de Pékin, limogé pour s'être opposé à l'usage de la force contre les étudiants qui occupaient la place. Zhao Ziyang, un réformateur qui aurait pu être dans d'autres circonstances le "Gorbatchev chinois", a été assigné à résidence pendant dix-sept ans, jusqu'à sa mort en 2005.

Mémoires d'outre-tombe de Zhao Ziyang*

Pendant toutes ces années de silence, Zhao Ziyang a néanmoins enregistré ses mémoires, dictées sur des cassettes de musique pour enfants afin de contourner la surveillance dont il faisait l'objet. Ces mémoires, qui viennent de sortir aux Etats-Unis et à Hong Kong, ont été authentifiées par Bao Tong, le secrétaire particulier de l'ancien numéro un, lui aussi en résidence surveillée depuis vingt ans.

Zhao Ziyang, c'est le "fantôme de Tiananmen" qui vient hanter les dirigeants actuels, dont la légitimité remonte au choix de la force fait en 1989 par Deng Xiaoping, le vieux patriarche communiste que les membres du Bureau Politique, divisés sur la suite des événements, sont allés sortir de sa retraite et de ses parties de bridge, pour lui demander de trancher. L'homme que le monde vénère pour son choix des réformes économiques à la mort de Mao Zedong, trancha pour la force contre ceux qui défiaient le PCC : assurer le pouvoir par-dessus tout.

C'est lui qui, en effet, décida de faire donner l'armée contre les étudiants, comme l'avaient déjà révélé les "Archives de Tiananmen", sorties clandestinement de Chine en 2000. Et on y relevait déjà cette prise de position de Zhao Ziyang, dans son "autocritique" du 23 juin 1989, au lendemain du massacre : "Longtemps je me suis considéré comme un réformateur économique et un conservateur politique. Mais ma pensée a changé ces dernières années. A présent, je sens que la réforme politique doit être une priorité."

Le spectre de la réforme politique

La "réforme politique", cette hydre qui ressurgit à intervalles réguliers dans le débat chinois, depuis près d'un siècle comme l'avait montré le sinologue Jean-Philippe Béjadans son livre "A la recherche d'une ombre chinoise - le mouvement pour la démocratie en Chine [1919-2004], (Seuil 2004)…

Après Tiananmen, tirant les leçons du Printemps de Pékin mais aussi de l'effondrement du communisme à Moscou et en Europe, le pouvoir conclut un nouveau "contrat social" avec la classe moyenne urbaine : l'enrichissement et la fierté d'être chinois, en échange d'une paix politique et sociale. Ce Pacte informel a fonctionné pendant une douzaine d'années, mais montre aujourd'hui ses limites.

Aujourd'hui encore, alors que les dirigeants communistes ne cessent de réaffirmer que la "démocratie chinoise" ne sera pas calquée sur le modèle occidental, ils ont vu surgir en décembre dernier la "Charte08", initiée par une poignée de dissidents, et qui réclame rien de moins que l'application en Chine des valeurs universelles, la liberté d'expression et d'association, le multipartisme…

Ce 4 juin 2009 n'est finalement pas tant un jour de mémoire pour les familles des victimes qu'un jour symbolique de peur pour un régime qui n'arrive pas à se débarrasser de ce fantôme de la réforme politique, dont beaucoup de Chinois pensent qu'elle est la clé d'une modernisation réelle de leur pays.

* Sur le site du quotidien Le Monde, le 16 mai, Tiananmen : le brûlot posthume de Zhao Ziyang.

 

 

Pour prendre connaissance d’éléments économiques et financiers concernant la Chine :

 

- La Chine va moins bien qu'avant, mais mieux que les autres (Le Monde, 17 avril 2009)

 

- Le yuan, future monnaie internationale (Le Monde, 27 avril 2009)

 

- La Chine : scénario pour le futur : Intervention de Claude Martin, Ambassadeur de France, au colloque organisé par la Fondation Res Publica le 8 septembre 2008 sur le thème L'Asie vue d'Europe.

 

Cet article est le 5ème sur ce blog dans la catégorie Asie.

 

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 22:52

Faudra-t-il 20 ans et une guerre mondiale pour en sortir ?

 

Ce soir, je mets bout à bout trois documents :

 

- Deux dossiers qui m’ont été transmis par Loïc Daguzan, syndicaliste à la Banque de France, coordonnateur du collectif « Pas touche au Livret A ! » : l’un met en évidence la croissance rapide des dossiers de surendettement des ménages (Vivapresse, 2 juin), l’autre décrit l’évolution prévisible du chômage au niveau mondial (AP, 3 juin).

 

- Le troisième provient du responsable de La Chronique Agora, qui compare la crise actuelle à celle de 1929 (Bill Bonner, 4 juin).

Le surendettement explose

Depuis leur création, en 1990, les commissions de surendettement n’ont jamais vu cela : le nombre des dossiers a augmenté de près d’un tiers en un an…

La Banque de France vient de publier des chiffres inquiétants sur le surendettement. Les cas ont augmenté de 30% en un an. Le nombre de dossiers présentés auprès des commissions départementales de surendettement a explosé depuis le début de l’année et atteint des niveaux record en mars, avec 21 747 dossiers déposés. Le montant moyen de l’endettement a lui aussi augmenté (26% en trois ans). Il est en moyenne de 40 000 euros. Du jamais vu depuis la création des commissions, en 1990. Les plans sociaux, l’augmentation du chômage durable, technique ou partiel, la fin des contrats d’intérim sont bien sûr en cause.

Pour payer le loyer

Mais les commissions voient de plus en plus arriver des travailleurs pauvres, et particulièrement des jeunes de 25 à 30 ans dont les maigres revenus ne leur permettent pas de faire face à leurs charges. Les retraités affluent également. Il s’agit généralement de femmes seules dont la retraite oscille autour de 800 euros ; totalement insuffisant lorsqu’on est locataire. Aujourd’hui, ce n’est pas pour acheter une voiture ou un téléviseur dernier cri que l’on s’endette, mais simplement pour assurer l’ordinaire : payer son loyer, régler un Caddie.

Principaux incriminés dans cette spirale d’endettement : les crédits renouvelables (ou revolving), ces réserves d’argent prêtées à des taux avoisinant les 20% et octroyées sans vérification, par les établissements de crédit, de la situation de l’emprunteur. Ils sont impliqués dans la quasi-­totalité des dossiers. Les naufragés du crédit en ont en général au moins cinq, mais parfois beaucoup plus. Les établissements de crédit font état d’une forte progression des incidents de paiement.

La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a présenté le 22 avril un projet de loi sur le crédit à la consommation, et notamment le revolving, afin de mieux prévenir le surendettement des ménages. La réforme encadre la publicité, qui ne devra plus encourager les consommateurs à souscrire ce type de crédits en insistant sur la simplicité des démarches : « en un clic ou sur un simple coup de fil ».

Peut encore (mieux) faire

La loi porte aussi le délai de rétractation de sept à quatorze jours et oblige les établissements de crédit à consulter le fichier des incidents de paiement afin de ne plus accorder un prêt à un emprunteur déjà endetté. Enfin, elle prévoit le remboursement par l’emprunteur d’une partie du capital à chaque échéance.

Pour les associations de consommateurs, si cette loi est un progrès, elle reste insuffisante. Elles espèrent des propositions plus audacieuses lors de la présentation du texte à l’Assemblée nationale, cet été.


Chômage : la crise pourrait durer de six à huit ans, selon le chef de l'OIT

L
a crise de l'emploi et la protection sociale provoquée par la crise économique mondiale actuelle pourrait durer six à huit ans, a mis en garde mercredi le directeur général de l'Organisation internationale du Travail (OIT) Juan Somavia.

Devant les délégués de la 98e Conférence internationale du travail, il a appelé à l'adoption d'un pacte mondial pour l'emploi.

Avec quelque 45 millions de personnes qui entrent chaque année sur le marché du travail, le monde aura besoin de créer 300 millions de nouveaux emplois d'ici 2015, rien que pour les taux de chômage restent stables, a-t-il prévenu.

Or "les choses vont dans la direction opposée", a constaté Juan Somavia, lors de l'assemblée annuelle de l'organisation onusienne qui regroupe 183 pays.

Juan Somavia a déclaré que l'économie mondiale allait se contracter de 1,3% cette année et que le chômage risquait d'augmenter encore en 2010 et peut-être en 2011. Les faillites augmentent de façon "exponentielle", a-t-il mis en garde, la pauvreté augmente et les classes moyennes sont fragilisées.

Le diplomate chilien, qui dirige l'OIT depuis 1999, appelle les gouvernements à prendre des mesures pour soutenir l'emploi et la protection sociale en plus des plans de relance qui se sont concentrés sur le sauvetage des banques et des entreprises.

Si le G-20 a pris des mesures audacieuses pour lutter contre la crise financière, a-t-il expliqué, la situation de l'emploi ne se rétablit généralement après une crise qu'au bout de quatre à cinq ans. Dans le cas présent, "le monde fait peut-être face à une crise des emplois et de la protection sociale d'une durée de six à huit ans", a-t-il estimé. "Faire passer en premier les personnes, pas seulement le dire mais le faire, doit être la priorité".


2009 continue de ressembler au Krach de 1929


En 1930, six mois après que le front orageux initial se soit éloigné, la production mondiale avait baissé de 15% environ. On en est environ au même chiffre aujourd'hui. Les marchés n'avaient perdu que 20% au milieu des années 30. Aujourd'hui, ils en sont à -35% par rapport à leurs sommets. Et le commerce mondial a diminué de 15% durant les six mois qui ont suivi l'arrivée du Krach de 1929. Aujourd'hui, il est en baisse de 25%


Pour lire la suite...


Cet article est le 56ème paru sur ce blog dans la catégorie Travail Economie
.

 

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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 22:52

Déclin américain, la balle dans le camp de la Chine

 

 

 

Sans surprise, General Motors s’est mis sous la protection de la loi américaine sur les faillites. La fin d’un monde et d’un symbole (Claude Nicolet et Bernard Maris). L’Etat fédéral sauve l’entreprise, mais pas tous les emplois, loin de là. Et les perspectives ne sont pas bonnes pour le dollar, comme le souligne Jean-Luc Gréau. L’inflation est au bout du chemin, comme le prévoit Philippe Béchade.

 

Voir Claude Nicolet (MRC Nord), ce jour, sur son blog :

 

General Motors: la fin d'un monde et d'un symbole.

La multinationale de l'industrie automobile, la General Motors est en faillite depuis hier. Voilà qu'une entreprise géante, la première de sa catégorie depuis soixante dix ans, est obligée de disparaître et de se mettre sous la protection en particulier du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites.

Lire la suite...


Voir aussi le texte de Bernard Maris (France Inter et Marianne, 2 juin) :


USA, Allemagne, la bataille de General Motors
 

 

Le symbole du triomphe américain fait faillite. L'administration Obama emploie les grands moyens avec la nationalisation du géant automobile et le gouvernement allemand fait tout pour préserver ses intérêts. Explications. 

 

Lire la suite dont la phrase : « Ce qui est bon pour General Motors est bon pour l’Amérique » (Charlie Wilson, pdg du groupe en 1955). 

 

 

Jean-Luc Gréau, économiste indépendant, dans un entretien avec Philippe Cohen (Marianne, 28 mai), évoque les conséquences éventuelles d’une implosion du dollar :

 

Gréau : pourquoi la bombe dollar plane au dessus de nos têtes

 

Et si le dollar implosait ? La Chine, qui soutient l'économie américaine en achetant des centaines de milliards de bons du trésor, développe des velléités d'émancipation monétaire. Jusqu'où ?...  

 

Lire la suite

 

 

Philippe Béchade, rédacteur de la Chronique Agora (diffusion gratuite par courriel), analyste des marchés,  a imaginé ce que seront les trois prochaines années :

 

Cet article est le 9ème paru sur ce blog dans la catégorie Amérique.

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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 15:28

Le MRC, les élections européennes, l’agriculture et l’économie, principaux titres

 

Depuis 21 mois, au début de chaque mois, je reprends les titres des articles parus le mois précédent sur ce blog (voir Titres des articles du mois précédent).  C’est l’occasion d’adresser un courriel aux amis inscrits sur mes listes de distribution, afin de les informer des thèmes abordés sur ce blog. Ceux-ci évoluent dans le temps, selon l’actualité et mes priorités.  

 

Les titres en mai se répartissent ainsi :

 

- Le MRC et Jean-Pierre Chevènement (7 articles),

- L’Europe et les élections européennes (5 articles),

- L’agriculture, la PAC, la crise laitière (4 articles),

- Le capitalisme, l’emploi et les luttes sociales (4 articles)

- Le jumelage entre Saint-Berthevin et Wehingen (2 articles),

- Les services publics (1 article),

- La crise énergétique en vue (1 article),

- Le processus de Bologne et la laïcité (1 article).

 

Depuis trois ans, 1157 articles - classés en 50 catégories - sont parus sur ce blog.

 

  Titres des articles parus en mai 2009 sur http://mrc53.over-blog.com

 

 

31 mai 2009 - Processus de Bologne : Georges Sarre (MRC) craint pour la laïcité

 

30 mai 2009 - Chômage en croissance forte et durable en France et dans le monde

 

29 mai 2009 - Européennes : 4 ans après le 29 mai 2005, l'Europe dans l'impasse

 

28 mai 2009 - De crise en crise, le capitalisme vit pour le profit maximum immédiat

 

27 mai 2009 - Crise laitière : libéralisation de la filière, ambiguïté du ministre

 

26 mai 2009 - B Le Godais et Jean Chauvin (St-Berthevin) : témoignages à Wehingen

 

25 mai 2009 - Jumelage entre Wehingen et Saint-Berthevin : une belle oeuvre d'art

 

20 mai 2009 - France - Allemagne : la crise incite au rapprochement entre les 2 pays

 

20 mai 2009 - Services publics : Michel Vauzelle propose de les constitutionnaliser

 

19 mai 2009 - Michel Sorin (MRC) : la baisse brutale du prix du lait, inadmissible

 

18 mai 2009 - Le MRC a organisé une table ronde sur Cuba le 17 mars 2009 à Paris

 

17 mai 2009 – La mouvance Chevènement cherche des perspectives pour la gauche

 

16 mai 2009 - Marcel Collet, militant syndicaliste CGT 53, interpelle son dirigeant

 

15 mai 2009 - La Fondation Terra Nova cherche la voie qui mène à l'Europe fédérale

 

14 mai 2009 - Européennes : Chevènement et le MRC appellent à voter blanc ou nul

 

12 mai 2009 - Jancovici : préavis de crise énergétique, appel aux consommateurs

 

11 mai 2009 - La médecine Chevènement : reconstruire l'Etat et l'Europe autrement

 

10 mai 2009 - Les élections européennes, temps fort de l'information sur l'Europe

 

9 mai 2009 - Démantèlement de la PAC : l'Union européenne persiste dans l'erreur

 

8 mai 2009 - MRC : intervention de Michel Sorin lors du séminaire du 6 mai 2009

 

7 mai 2009 - MRC : pour Chevènement, priorité à la refondation de la République

 

5 mai 2009 - La gauche devrait mettre en avant Chevènement pour contrer Bayrou

 

4 mai 2009 - PAC : aides publiques agricoles, vraiment publiques depuis le 30 avril

 

3 mai 2009 - Michel Sorin (MRC) : proposer le système républicain d'économie mixte

 

2 mai 2009 - Un 1er mai mutant après les mobilisations du 29 janvier et du 19 mars

 

 Cet article est le 21ème paru sur ce blog dans la catégorie Titres des articles du mois précédent

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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 22:54

Marché unique européen et respect de la laïcité

 

J’avais relevé, lors de sa parution, le 13 mai dernier, le texte paru sur le site de Georges Sarre concernant les incidences des décisions prises dans le cadre du processus de Bologne.  Jean-Louis Apeçanera (MRC Gironde) m’en a parlé depuis. Voici ce texte et les liens pour mieux comprendre de quoi ce processus est fait.

 

Quand l’Europe sert à nouveau de cheval de Troie aux adversaires de la laïcité

 

Dans l’optique d’un marché unique européen « où la concurrence est libre et non faussée », il faut un marché du travail fluide, et une employabilité immédiate des travailleurs. Telle est la doctrine néo-libérale européenne. Et c’est sur cette base que le « processus de Bologne » prévoit la construction d’un « espace européen de l’enseignement supérieur » d’ici 2010, autrement dit, la reconnaissance automatique des diplômes étrangers entre tous les Etats signataires.

Ceci pose question. S’agit-il de reconnaître les diplômes obtenus à l’étranger, et dont on s’est assuré de l’équivalence entre Etats ? On pourrait juger cela comme une avancée, même sans être un chaud partisan du marché européen concurrentiel, ne serait-ce que parce que cette reconnaissance permet à un étudiant de connaître différentes étapes dans son parcours universitaire, dans différents pays, plus facilement que dans le cadre des conventions entre Universités.

Mais s’agit-il aussi de reconnaître les diplômes obtenus dans son pays, pour nous en France, auprès d’Universités ou écoles étrangères installées sur le sol national ? C’est manifestement le cas, et nous allons tout droit, dès lors, vers un système de mise en concurrence des systèmes universitaires.

De surcroît, et c’est ce qui commence à faire polémique, l’un des Etats signataires de l’accord est… le Vatican. Etat, mais aussi autorité confessionnelle s’il en est, il donne son habilitation aux Universités et écoles catholiques à travers le monde, et notamment dans les pays européens signataires de l’accord de Bologne.

 

Et voilà comment la République française se retrouve en situation, selon la volonté du très laïc Nicolas SARKOZY, de reconnaître désormais les diplômes catholiques, sans aucun contrôle de l’Etat, en banalisant l’acte au nom du « processus de Bologne ».

On savait que l’Europe telle qu’elle est était le pire ennemi de la République sociale. On ne peut que voir aussi qu’elle se montre le pire ennemi de la République laïque.

 

Sur la Toile : Processus de Bologne et EurActiv.com - Le Processus de Bologne [FR] | EU - European ...

 

Cet article est le 13ème paru sur ce blog dans la catégorie Laïcité et communautarismes.

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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 15:24

La récession économique produit des fruits amers

 

 

L’économie française est en récession depuis le second semestre 2008. Pour une durée indéterminée. Si la crise financière était suivie d’une crise monétaire (effondrement du dollar, euro beaucoup trop fort), il y aurait un grand risque de dépression, avec des conséquences encore plus désastreuses pour l’emploi.

 

Les chiffres du chômage, selon les statistiques officielles (Le Monde, 29 mai)

 

Voir Le nombre de chômeurs en hausse de 58 500 en avril. Extraits.

La montée du chômage s'est poursuivie en avril en France, le nombre de demandeurs d'emploi progressant de 2,4 % par rapport au mois précédent (+58 500 personnes) pour franchir la barre des 2,5 millions, selon les données publiées vendredi 29 mai par le ministère de l'économie et Pôle emploi.

 

Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi, qui avait augmenté de 63 400 personnes en mars, après 79 900 en février et une hausse record de 100 400 personnes en janvier, s'inscrit ainsi en progression de 24,6 % sur un an (…).

 

Fin avril 2009, en France métropolitaine, 3 571 500 personnes inscrites au Pôle emploi étaient "tenues de faire des actes positifs de recherche d'emploi" (3 785 600, DOM compris), dont 2 506 700 étaient sans emploi (catégorie A) et 1 604 800 exerçaient une activité réduite courte ou longue (catégories B et C), précise le ministère dans un communiqué.

 

Le nombre de demandeurs d'emploi toutes catégories confondues, y compris les personnes dispensées de recherche d'emploi, a franchi en avril le seuil des 4 millions de personnes à 4 003 500 personnes.

 

Selon les dernières prévisions publiées par l'Unedic, le nombre de demandeurs d'emploi, toutes catégories confondues, pourrait augmenter de près de 640 000 personnes cette année et celui des demandeurs d'emploi indemnisés de 411 000 allocataires.

 

Le chômage des jeunes, contre lequel le gouvernement a annoncé fin avril un plan d'urgence, enregistre une nouvelle augmentation en avril avec 20 800 demandeurs d'emplois de catégorie A supplémentaires dans la tranche d'âge des moins de 25 ans (+4,6 % sur le mois, +39,9 % sur un an).

 

Au niveau mondial (Le Monde, 28 mai), Le chômage pourrait toucher 239 millions de personnes en 2009.

 

Le rôle des Etats. Sur le même site, le 29 mai, Anne Rodier répond à la question Chômage : que peuvent faire les Etats ?

 

Concernant les jeunes, qui subissent le plus fortement les conséquences de la crise, Antoine Reverchon, le 18 mai, pour Le Monde, s’en prenait à Dix idées reçues sur le chômage des jeunes.

 

Pôle Emploi. Une chose est sûre (Le Monde, 29 mai) : "Le système du Pôle emploi est clairement surchargé". Ce sont les demandeurs d’emploi qui le disent.


Créé en décembre 2008, le Pôle emploi, qui réunit Assedic et ANPE, a pour but de simplifier les démarches des demandeurs d'emploi en leur permettant de n'avoir plus qu'un seul interlocuteur. Alors que le nombre de chômeurs ne cesse d'augmenter – il vient de franchir la barre des 2,5 millions – Pôle emploi est-il suffisamment efficace ? Les témoignages de demandeur d'emploi, lecteurs du Monde.fr, montrent que si le système gagne parfois en rapidité, il perd souvent en humanité et en simplicité.

 

Cet article est le 55ème paru sur ce blog dans la catégorie Travail Economie.

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