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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 11:41

Pour un véritable front de gauche, plus large et uni

 

A la suite de la décision prise par le Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen, le 22 mars, de ne pas associer le MRC au Front de gauche porté par le PCF et le PG (voir Elections européennes : la position du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen), le MRC de Charente-Maritime a analysé la situation et adopté ce texte, ci-après, que m’a transmis Alain Girard, responsable MRC 17.

Européennes : Déclaration de la fédération de Charente-Maritime.


"Les militants MRC de Charente-Maritime se sont réunis le 27 mars 2009 afin de débattre de la décision du Conseil national de ne pas donner suite à un éventuel accord concernant les élections européennes avec les différents partis ayant appelé à la constitution d'un front de  gauche.


Après une étude approfondie des textes et du constat expliqué de cet échec, nous exprimons un sentiment de déception profonde de ne pas allier nos forces contre les méfaits des politiques nationales dont les conséquences rassemblent aujourd'hui des millions de personnes dans la rue, ensemble  dans l'action unitaire des syndicats de salariés mais qui va  bien au delà.


Le MRC
qui soutient ces  manifestations aurait pu  dans cette dynamique exprimer davantage encore ses idées et ainsi se présenter aux suffrages des électeurs, compte tenu des prochaines échéances électorales.

Par ailleurs, le MRC17 regrette son retrait du débat  politique sur le plan national concernant un sujet où nous ne manquons pas d’arguments à faire connaître à nos concitoyens. Cette élection européenne importante aurait pu permettre au MRC d'exister sur ses propres bases de mise en cause des orientations européennes actuelles. Les différents traités nous ont amenés, avec d'autres, à combattre une structure européenne contre nature, qui ne prend pas en compte les besoins des différentes nations et des peuples.


Nous estimons qu'il y a eu un manque d'information et d'explication, un manque de consultation et de travail en amont avec les adhérents et militants du MRC, qui, sur le terrain, participent souvent localement à des actions communes avec des représentants des partis concernés. Une meilleure communication interne sur l'avancement des négociations et les points de blocage constatés aurait certainement permis d'éviter une délicate justification après coup de la position adoptée nationalement, en direction de militants parfois déconcertés.


En outre, la décision du Conseil national, bien qu'avalisée démocratiquement, laisse de côté notre travail de conquête sur le terrain auprès des citoyennes et citoyens qui cherchent un parti capable de les mener vers un projet social et républicain.


Cela démontre qu'au MRC nous n'avons pas été jusqu'au bout de notre logique de construction d'un grand parti qui, depuis les derniers congrès, semble soumis à une sorte de centralisme national ne laissant pas encore place au renouvellement possible et nécessaire pour enfin sortir du noir médiatique, et retrouver un parti de militants pourtant disposés à construire une force politique de  gauche respectée et reconnue.


Cependant, et pour être tout à fait objectifs, nous approuvons que le MRC ne puisse s'allier à une démarche de posture politique basée sur une contestation, certes légitime, mais sans lendemain concernant les grandes questions posées : la restructuration de l'Union européenne, le recentrage de l'Etat-nation, la place du citoyen dans une nouvelle gouvernance de gauche - à construire avec qui et comment ? - les réponses aux problèmes soulevés par la mondialisation, la désindustrialisation, le chômage de masse, les communautarismes, l'immigration, etc., etc.


Pour nous, le front de gauche ne peut
se résumer à deux partis, et nous sommes d'accord pour dire que l'avenir passe par un véritable front de gauche plus large et uni - par exemple dans ce grand parti confédéral de toute la gauche souhaité par le MRC - pour une victoire de la gauche en 2012, avec un MRC fort, rassembleur autour de nos valeurs républicaines. C'est la raison pour laquelle nous sommes, à la fois convaincus que dans cette affaire notre stratégie n'a pas été la meilleure, mais que notre désaccord avec le Front de gauche, tel qu'il existe et se positionne aujourd'hui, est aussi un possible argument politique pour les mois qui viennent.


Nous réaffirmons notre adhésion aux principes fondateurs du MRC et notre volonté de participer pleinement à l'indispensable essor de notre parti."


Cet article est le 24ème paru sur ce blog dans la catégorie
Européennes 2009.

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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 17:49

Le gouvernement va-t-il opter pour une réforme radicale ?

 

Les nombreuses critiques qui ont accompagné la présentation du rapport Balladur sur la réorganisation territoriale (voir sur ce blog : Le rapport Balladur remis à l'Elysée a été mis en examen à Matignon - 7 mars 2009) n’ont pas découragé Edouard Balladur, proche du président de la République.

 

Lors d’un entretien avec Alain Auffray, paru le 9 mars 2009 sur le site de Libération (voir «L’avenir est aux régions et à l’intercommunalité»), l’ancien premier ministre était monté au créneau, face aux réactions des élus locaux, considérant que les propositions de son rapport répondent à une forte aspiration au changement dans la population.

 

Les Verts ont volé à son secours et ont voulu lui faire savoir en le recevant, le 1er avril, pour lui dire tout le bien qu’ils pensent de son rapport (voir l’article paru sur le site de Marianne, le 2 avril : Les Verts balladurisés).

 

Jean-Pierre Chevènement est plus nuancé. Il rejette une partie des orientations du rapport et conseille de prendre le temps de la réflexion. C’est ce qu’il a confié dans un entretien à la publication Acteurs publics, n° 53, avril 2009. Voici un extrait du texte paru le 1er avril sur son blog :

Entretien de Jean-Pierre Chevènement à Acteurs publics : "L’administration perd ses moyens et ses compétences"

 

Le sénateur du Territoire-de-Belfort rejette une partie des orientations du rapport Balladur qui place l’échelon régional au cœur de l’organisation territoriale. En période de crise, il appelle le gouvernement à tourner le dos aux "vieilles lunes" libérales et à se montrer pragmatique. Sévère sur la RGPP, qu’il juge "technocratique", l’ancien ministre de l’Intérieur déplore aussi la valse des préfets.

Acteurs publics : Le gouvernement va travailler sur une réforme des collectivités locales basée sur le rapport Balladur. Approuvez-vous les conclusions de l’ancien Premier ministre et de son comité ?


Jean-Pierre Chevènement :
Le rapport Balladur part d’une idée simple qui est de favoriser deux échelons : la région et l’intercommunalité. Je vous rappelle qu’historiquement, la République a fondé l’organisation du territoire sur les communes et les départements. C’est donc un changement d’orientation radical qu’on nous propose.

 

L’échelon régional n’est-il pas aujourd’hui le plus pertinent ?

 
De toutes les collectivités, la région est la plus récente, la moins enracinée et sa pertinence n’est pas toujours évidente. Quant à l’intercommunalité, pour avoir donné un élan vigoureux à cette forme de coopération [allusion à la loi Chevènement de 1999 renforçant l’intercommunalité et créant notamment les communautés d’agglomération, ndlr], je pense qu’il est erroné de la considérer comme un niveau de collectivité territoriale parmi d’autres.

 

L’intercommunalité n’est qu’une coopérative de communes. Je suis inquiet à l’idée de l’élection de son président au suffrage universel. Ce choix délégitimerait les maires. Cette élection, même par fléchage, comme le propose le comité Balladur, et même la mission du Sénat sur l’organisation et l’évolution des collectivités locales, va introduire un nouvel esprit, inévitablement plus politicien. Les maires maîtriseront moins bien la représentation de leur commune.

 

Et dans le même temps, le gouvernement va priver les intercommunalités de leur principale ressource, la taxe professionnelle. Cela manque de logique, sauf si on veut casser l’investissement public.

 

Le rapport Balladur fait donc fausse route ?

Tout n’est pas mauvais dans ce rapport, mais nous devons procéder avec beaucoup de précaution. Il faut d’abord achever la carte des intercommunalités avant d’envisager une autre étape. Et surtout, il ne faut pas affaiblir ni dévaloriser la commune et les maires, ni casser le département.

 

La critique des financements croisés est-elle justifiée ?

Je m’élève contre cette critique systématique des financements croisés. L’État en est d’ailleurs à l’origine avec les contrats de plan. Beaucoup de projets n’auraient pas vu le jour sans les financements croisés, notamment dans les communes les plus pauvres. Et que fait l’État quand il demande aux collectivités locales de financer les nouvelles lignes de TGV ?

 

Êtes-vous favorable au rapprochement des régions et des départements ?

Je n’y suis pas hostile. La région a aujourd’hui une représentation un peu hors sol. De plus, la représentation proportionnelle donne la main aux apparatchiks. Je pense que le département pourrait dans certains cas légitimer la région s’il était retenu comme circonscription d’élection des conseillers régionaux.

 

En revanche, il faut réfléchir à deux fois avant de supprimer les cantons, qui sont très utiles en zone rurale. On pourrait peut-être introduire une différence entre les zones rurales et les zones urbaines mais là, je redoute la manipulation politique, puisque les villes votent plutôt à gauche aujourd’hui. Supprimer les cantons dans les villes pourrait se traduire par : "Ce que tu as, je le partage, et ce que j’ai, je le garde"…

 

Adhérez-vous à l’idée du Grand Paris, même si le gouvernement semble vouloir engager la capitale dans la cette voie un peu plus tard ?

Je suis pour. L’idée d’organiser Paris comme ville-monde est une idée de bon sens. Paris étouffe dans sa ceinture périphérique et il est bon d’avoir une organisation à la hauteur des ambitions mondiales d’une grande capitale comme Paris.

 

La crise économique ne nécessite-t-elle pas de prendre des mesures radicales pour mettre fin à l’enchevêtrement des responsabilités locales ?

C’est un diagnostic excessif. En réalité, cela ne fonctionne pas aussi mal qu’on le dit. Les financements croisés sont très utiles pour beaucoup de projets. Le gouvernement veut-il casser l’investissement des collectivités locales ? Au moment où l’on souhaite relancer l’économie, il est paradoxal de vouloir freiner l’investissement local, qui représente 75 % de l’investissement public !

 

Une nouvelle étape dans la décentralisation serait-elle utile ?

Il faut se donner le temps de la réflexion. Regardez l’intercommunalité : c’est une réforme qui s’est faite à relativement bas bruit, mais dont les effets ont été considérables. Parce qu’elle a été votée à la quasi-unanimité du Parlement, parce qu’elle avait été bien étudiée, parce que les dispositifs incitatifs ont bien fonctionné et qu’elle répondait à un besoin évident. Ce n’était pas une réforme prétentieuse, mais elle a changé beaucoup de choses sur le terrain. En matière d’organisation territoriale, soyons pragmatiques et laissons du temps au temps (…).
 

Voir aussi : Politique territoriale : intervention au Sénat de JP Chevènement - 7 décembre 2008

 

Cet article est le 7ème paru sur ce blog dans la catégorie Collectivités territoriales.

 

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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 21:52

Comment un pôle européen de défense est-il possible ?

 

Les 28 dirigeants des Etats membres de l’Alliance atlantique ont fêté dans l’unité le 60ème anniversaire de l’Organisation de défense du monde occidental. Au moment où le monde devient, de fait, multipolaire, la France « reprend toute sa place » dans cette « famille » dont le chef incontesté est le président des Etats-Unis d’Amérique. Elle se place dans un camp et perd ce qui faisait son originalité.

 

C’est un signe hautement symbolique de la disparition du gaullisme en France, initié de manière délibérée (personne ne lui demandait de revenir sur une décision historique du président de Gaulle) par un président de la République, pourtant issu d’un parti gaulliste (voir sur ce blog OTAN : Sarkozy l'occidental rompt avec le consensus sur la défense - 15 mars 2009).

 

Ceux qui veulent un résumé des décisions prises liront l’article paru sur le site du Monde, le 4 avril : Le sommet de l'OTAN s'achève sur un consensus.

 

Pour l’analyse critique, je conseille la lecture des sites de Marianne et de Rue89 :

Turquie : Obama ripe de l'OTAN à l'Union europénne (Antidote, 6 avril)

G20 et sommet de l'Otan : les ambiguïtés du nouveau monde (Pierre Haski, 5 avril).

 

Voici un extrait lu sur ce site Rue89 : L'Otan, gendarme occidental du monde ?

Plus ambigu encore, le deuxième sommet de la semaine écoulée, celui de l'Alliance atlantique, qui célébrait son soixantième anniversaire avec un beau cadeau : le retour complet de la France dans ses structures militaires, tournant ainsi la page gaulliste.

L'Otan est l'enfant de la guerre froide, née pour assurer la défense collective du bloc occidental face à la menace soviétique. En 1989, pendant un bref moment, certains ont rêvé d'une dissolution simultanée des deux blocs. Vaclav Havel, le premier président de la Tchécoslovaquie redevenue démocratique, et pas encore divisée, avait ainsi plaidé en faveur de la dissolution de l'Otan comme du Pacte de Varsovie. Les « vainqueurs » de la guerre froide n'ont pas écouté, et la République tchèque est devenue un membre enthousiaste de l'Alliance atlantique.

Mais depuis vingt ans, l'Otan est une alliance en redéfinition. Après avoir paradoxalement gagné la guerre froide sans tirer un coup de feu, l'Alliance atlantique a commencé à s'engager dans des conflits, de plus en plus durs, de plus en plus loin. Au point d'être en première ligne, aujourd'hui, en Afghanistan, devenu la ligne de front d'un Occident qui se sent menacé (…).

 

A noter que Georges Sarre (MRC) s’exprime ce 6 avril, à ce sujet, sur son blog :

 

À l’OTAN, il n’y a qu’un seul pilote

 

A vouloir poursuivre tous les lièvres à la fois, les États-Unis se sont embourbés au risque d’entraîner le monde dans leurs sables mouvants. À vouloir financer à la fois leur rêve impérial et le rêve américain, ils se sont surendettés et demandent maintenant au monde de payer leurs frasques. À vouloir contrôler en même temps l’Irak et l’Afghanistan, ils risquent de finir par partir de l’un et de l’autre pays comme ils sont déjà partis de Phnom-Penh et de Saigon. Certes, il ne servirait à rien de les accabler en cet instant. Mais, il est encore plus mal venu de liquider à ce moment même l’héritage diplomatique du général de Gaulle.

En réalité, cet alignement, pour ne pas dire cette vassalité, était souhaité depuis longtemps par l’actuel Président de la République. En 2003, Nicolas Sarkozy, alors membre du gouvernement, ne put exprimer ouvertement son désir de voir l’armée française servir de supplétif en Irak. Mais ses amis s’en chargèrent. Les deux hérauts tapageurs de cette soumission ont eu, depuis 2007, des promotions significatives. Axel Poniatowski est devenu président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, Pierre Lellouche* représentant spécial de la France pour l'Afghanistan et le Pakistan. Parmi les partisans de cette guerre, Bernard Kouchner a été choisi comme Ministre des Affaires Etrangères.

Dans le monde incertain qui vient, la France doit être totalement libre de ses mouvements, surtout militaires. Nul ne sait quel peut être le comportement d’une hyper puissance déclinante aux abois. Revenir dans le commandement intégré de l’OTAN, plus qu’une faute, montre une incompréhension du nouvel environnement international. C’est au mieux un comportement d’un autre temps ; au pire, la manifestation d’un esprit d’abandon et de résignation (…).
 

Jean-Pierre Chevènement est parmi les meilleurs spécialistes des questions de défense.

 

Je recommande le débat dans Valeurs actuelles "Fallait-il revenir dans le commandement intégré de l'Otan que de Gaulle nous a fait quitter ?", débat entre Jean-Pierre Chevènement et Thierry de Montbrial (directeur de l'Institut français de relations internationales), Valeurs actuelles n°3775, du 2 avril 2009, pages 12 à 15.

A lire sur le blog du président du Mouvement Républicain et Citoyen, depuis le 3 avril : Le choc Chevènement-Montbrial sur l'Otan dans Valeurs actuelles.

 

Voir aussi l’intervention de Jean-Pierre Chevènement au Sénat, le 25 mars 2009. Voir le texte et la vidéo sur son blog La politique étrangère de la France, après sa réintégration dans l'OTAN

 

Ce qui est essentiel, à mes yeux, est dit en conclusion devant le ministre, atlantiste, des affaires étrangères de la France (voir le site du Sénat : Intervention 11).

 

L’indépendance nationale ne se définit pas contre les Etats-Unis. On peut être indépendant et d’autant mieux allié des Etats-Unis. Je souhaite ainsi que nous venions à l’aide du Président Obama dans un puissant effort de relance coordonné à l’échelle mondiale. Mais dans le monde multipolaire de demain, il y a place pour une France indépendante qui donnerait une voix à l’Europe et contribuerait à l’existence – OTAN ou pas – d’un « pôle européen » capable de peser sur la scène du monde. Votre décision rendra cet objectif beaucoup plus difficilement accessible.

 

* Voir, sur le site de Marianne, ce 6 avril, un extrait de l’émission télévisée Ripostes du 5 avril, dans lequel le député Lellouche s’en prend violemment au sénateur Mélenchon :

«On serait au XIXe siècle, je vous provoquerais en duel et je vous flinguerais ! Et ce serait mérité !» Sur le plateau de Ripostes, le patron du PG et le député UMP à l’atlantisme affirmé se sont violemment affrontés sur l’Otan (…).

 Cet article est le 10ème paru sur ce blog dans la catégorie Justice Police Défense.

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 14:07

La question de la fin de l’étalon-dollar reste taboue

 

La seule question importante, à l’origine de tous les problèmes financiers du monde capitaliste, est celle du rôle du dollar, en tant que monnaie étalon du système monétaire international. La France et l’Allemagne ne l’ont pas posée à Londres, lors de la réunion du G20. C’est la preuve qu’elles ne veulent pas s’attaquer aux causes du mal.

 

Telle est la thèse défendue avec opiniâtreté par Edouard Husson, historien, le 5 avril, dans sa chronique « Ma semaine allemande » sur le site de Marianne (voir aussi Le blog d'Edouard Husson).

 

Merkel et Sarkozy ont raté le rendez-vous de Londres

 

Vendredi 3 avril - Frivolité française et frilosité allemande

Il ne faut pas se fier aux apparences. A lire le communiqué du G20, il n'y a pas de quoi pavoiser pour l'Europe. Et surtout pas pour la France et l'Allemagne. Les deux pays ne font en effet que manifester ensemble à la face du monde qu'ils sont sortis de l'histoire. Le sommet de Londres aurait pu être historique mais Nicolas Sarkozy et Angela Merkel sont sans doute les deux responsables qui auront le plus contribué à son échec. Ils ont opté ensemble pour l'insignifiance. Ils ont laissé à la Chine et à la Russie le soin de poser la seule question intéressante, celle de la refondation du système monétaire international et de la fin de l'étalon-dollar. Ils ont préféré dénoncer les symptômes de la maladie économique mondiale que s'attaquer aux racines du mal.

 

Les paradis fiscaux, les dérèglements de la finance internationale, le crédit incontrôlé ont la même origine : la fabrication monétaire inconsidérée rendue possible depuis des années par le système de l'étalon-dollar.
 
Depuis qu'ils ont aboli le lien entre le dollar et l'or, en 1971, les Etats-Unis ont eu la possibilité de s'endetter sans contrôle, sous prétexte qu'ils fournissaient à l'économie mondiale les liquidités dont elle avait besoin. Les bons du trésor américains ont été le support de la croissance monétaire mondiale en même temps que la garantie du crédit apparemment illimité que s'octroyaient les Etats-Unis.

 

Produisant toujours moins par elle-même, dépensant de plus en plus pour sa défense et important toujours plus, l'économie américaine a pu défier les lois de l'économie pendant plusieurs décennies grâce à l'attirance qu'elle exerçait sur les capitaux étrangers, du fait  de la dérégulation quasi-totale de son système financier et de la croyance insufflée aux élites de la planète en la supériorité absolue de l'American way of life. C'est ce système qui est en train de s'effondrer.
 
La Chine est angoissée à l'idée de voir se déprécier les bons du trésor américain dont elle détient plus de mille milliards de dollars. La Russie voit bien les conséquences des variations de change du dollar pour le montant de ses revenus pétroliers. Les deux grands pays qui ont tâté du communisme au XXè siècle sont vaccinés en matière d'utopie et de manipulation monétaire.

Evidemment, on peut juger que les deux pays ne vont pas assez loin : les droits de tirage spéciaux du FMI ou le panier de monnaies qui nous sont présentés comme des solutions ne résoudront rien tant qu'on ne remettra pas des biens réels (or, argent, platine) dans la définition des instruments monétaires.

Les responsables du G20 ont dépensé des millions de dollars pour un sommet qui rend plus probable l'aggravation de la crise. Cependant, sachons gré à Moscou et à Pékin d'avoir, avant le sommet, posé la seule question importante, celle de l'instrument monétaire mondial.
 
On aurait pu s'attendre à ce que la France et l'Allemagne les rejoignent dans l'exigence commune d'une réforme du système monétaire. Après tout, les deux pays fondateurs de l'euro n'ont pas intérêt à ce que la montée de son cours par rapport à celui du billet vert finisse par asphyxier les sociétés européennes qui souffrent déjà énormément de l'euro cher.

Mais, que les Américains se rassurent, ils peuvent dormir sur leurs deux oreilles - en attendant l'effondrement de leur monnaie. Peut-être même obtiendront-ils un répit si l'euro éclate suite à une ou plusieurs graves crises sociales. En tout cas, ni Paris ni Berlin ne se joindront à Moscou et Pékin pour exiger la substitution au dollar d'un étalon monétaire qui ne soit plus une monnaie nationale.
 
Nul besoin de s'étendre sur l'incorrigible futilité du président français, uniquement obsédé par la popularité de Barack Obama. La fausse Gründlichkeit (un mot bien plus fort que le  «sérieux» français) de Madame Merkel est, si l'on y réfléchit bien, plus inquiétante encore. Le chancelier allemand expliquait doctement, en début de semaine, au Financial Times que trop de liquidités ont tué la confiance dans le crédit. Bravo Madame ! Mais ne pas en tirer publiquement la conclusion qu'il faut refonder le système monétaire international et se contenter de prôner plus de rigueur monétaire revient à peu près au même que de prêcher la fidélité dans un club échangiste.
 
Seul un front uni des grands pays sur la question monétaire, contre les Etats-Unis, obligerait ceux-ci à mettre fin au dérèglement profond auquel ils se sont habitués : emprunter sans compter et consommer sans produire en se contentant d'entretenir un gigantesque réseau de service à la personne et de logistique de la division internationale du travail  - en se réservant le droit de bombarder ceux qui ne veulent pas se couler dans cet ordre.
 
Il n'y va pas seulement de la prospérité, il y va de la paix du monde. C'est grâce au système de crédit illimité que leur a accordé le reste du monde que Washington et le complexe militaro-industriel américain ont pu développer l'arsenal militaire le plus coûteux de l'histoire. Les «alliés» des Etats-Unis ont financé ce système naguère au nom de la guerre froide, aujourd'hui de la lutte contre le terrorisme.

 

Quel symbole terrible pour l'Europe, pour la France et l'Allemagne en particulier, que le sommet de l'OTAN se tienne immédiatement après celui du G20. Barack Obama est logique : il a obtenu le maintien, au moins provisoirement, du système de financement à crédit de l'économie américaine, il peut demander aux pays membres de l'OTAN de marcher en cadence dans son projet de guerre perpétuelle en Afghanistan.
 
C'est à cause de l'étalon dollar que la planète est instable, que les conflits se multiplient au Moyen-Orient. Et dans l'aggravation de la crise économique, inévitable, germent les violences de masse et les génocides de demain. La cause de la paix et la prévention des génocides sont du côté de ceux qui veulent revenir à un étalon monétaire impartial.

 

Samedi 4 avril 2009 - La crise monétaire et la crise politique sont encore à venir

(…) Il y a bien une intuition juste dans l'attachement de la RFA à la paix depuis sa fondation. Mais l'idéal servi a été progressivement dévoyé. L'Allemagne, sa population comme ses dirigeants, croit qu'il est possible d'éviter l'épreuve de vérité avec  «l'ami américain». Aujourd'hui, faire l'histoire c'est élaborer pacifiquement avec Pékin et Moscou un nouvel équilibre mondial. Cela passera à la fois par la refonte d'un système monétaire international et par la réaffirmation de règles communes à toute l'humanité. Il n'est plus possible, si l'on est un vrai Européen, d'accepter le double langage occidental. Les règles de la  «gouvernance mondiale» ne sont pas respectées par ceux qui les élaborent. C'est cela qui nourrit tous les ressentiments.
 
Faute d'avoir compris cela, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel vont être contraints de subir, dans les mois qui viennent, la détérioration continuée des relations monétaires internationales et ils assisteront impuissants à la remise en cause de la mondialisation américano-centrée.

 

La crise monétaire, qui ne fait que commencer, précédera de peu une crise de tous les repères politiques.  C'est ce malaise qu'expriment déjà les manifestants de Londres et de Strasbourg.

 

 

Cet article est le 69ème paru sur ce blog dans la catégorie Capitalisme .

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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 22:46

En France, face à la crise, le roc de la République

 

Des responsables du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) dans les départements d’Ille-et-Vilaine, de Loire-Atlantique, du Maine-et-Loire et de la Mayenne, étaient cet après-midi réunis à Nantes afin de prendre position sur la question de l’initiative d’une liste citoyenne aux élections européennes dans la circonscription Ouest (voir Européennes : des militants MRC Grand Ouest réunis à Nantes le 28 mars - 28 mars 2009).

 

En préalable, ils se sont posé la question : que représentent ces élections au moment où la crise économique fait sentir de plus en plus durement ses effets sur les Français ?

 

Le mode de scrutin, tel qu’il a été adopté sous le gouvernement Raffarin, pénalise les partis qui disposent de peu de moyens financiers, ce qui est le cas du MRC.

La plupart des futurs élus au Parlement européen porteront une vision libérale et fédérale de l’Europe, celle-là même qui a conduit à la situation de crise que l’on connaît actuellement. 

 

Après avoir réfléchi aux priorités de la période, ils ont souscrit à la décision adoptée lors du Conseil national le 22 mars (voir Elections européennes : la position du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen).

 

La gauche, toute la gauche, a aujourd’hui la responsabilité historique d’apporter une réponse à la crise sans précédent qui frappe et frappera demain encore plus fort, crise historique du capitalisme, résultant elle-même d’une déréglementation généralisée engagée sous l’impulsion des Etats-Unis et dont l’Europe libérale a été depuis vingt-cinq ans le relais.

 

Oui, cette Europe a relayé les politiques de régression sociale, liées au néolibéralisme en vigueur aux Etats-Unis d’Amérique. Elle n’a pas commencé à faire son autocritique et fera tout pour continuer la même politique, quand la crise sera passée.

 

Toutefois, cette crise n’est pas comme les autres. Les milliards de dollars ou d’euros attribués généreusement aux organismes financiers, ceux-là même qui ont une part de responsabilité dans la crise, n’empêcheront pas la récession de se prolonger et de détruire des emplois en grand nombre.

 

Le pouvoir politique en place (UMP, Chirac, Sarkozy) et celui qui l’a précédé (Jospin) seront disqualifiés aux yeux des Français pour faire face à la crise. Ceux qui se limitent à des contestations du pouvoir le seront aussi.

 

Le moment approche où le pays, dans ses profondeurs, fera appel à celles et ceux qui ont des propositions sérieuses pour remettre l’économie sur de bons rails, encadrer la finance sous le contrôle de l’Etat, revaloriser le travail et sa rémunération par rapport au capital, remettre sur pied le principe d’égalité.

 

Ceux qui ont fait de la résistance au néolibéralisme seront, comme en 1945, appelés à reconstruire la France et sa République, dans le cadre d’une Europe réorientée profondément. Qu’on ne s’y trompe pas : la comparaison avec la guerre mondiale n’est pas exagérée, quand on s’en tient à l’économie.

 

En dehors de Jean-Pierre Chevènement, qui jouera un rôle majeur, d’autres femmes et hommes se font remarquer pour leurs actes significatifs.  

 

Voir cet article de Julien Martin (Eco89, 2 avril) : Rémunération des patrons : le Parlement fait plier Fillon.

 

Voir aussi l’article paru ce 4 avril sur le site du quotidien Le Monde : M. Bayrou : "On conduit la France vers un modèle qui n'est pas le sien".

 

Et, l’ancienne candidate à la présidence de la République a raison de parler haut et fort dans le Journal du Dimanche, ce 4 avril : Interview JDD : "On se croirait sous l'Ancien Régime".

 

 

Cet article est le 23ème paru sur ce blog dans la catégorie Européennes 2009.

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 22:20

Une amorce de réglementation et de transparence

 

Les 19 Etats les plus puissants du monde et l’Union européenne étaient réunis, hier 2 avril, à Londres, pour réformer la finance mondiale et relancer l’économie. Ils sont confrontés à une crise économique qui n’a pas eu d’équivalent depuis celle de 1929.

 

Voici, à travers une sélection d’articles, comment la presse en a rendu compte.

 

G20 : plus de 1 000 milliards de dollars pour la relance et l'aide aux institutions financières (Site du Monde, 2 avril)

 

G20 : quatre orientations pour tenter de sauver l'économie mondiale (Le Monde, 3 avril)

 

Paradis fiscaux : est-ce vraiment la fin du secret bancaire ? (Hugo Lattard, Le Monde, 3 avril)

 

Le G20 peine à donner le change (L’Humanité, 3 avril)

 

Liste de paradis fiscaux : Suisse, Belgique et Luxembourg outrés (Rue89, 3 avril)

 

G20 : Tout change mais rien ne change (Marianne, 3 avril)


G20 : tout ça pour ça ! (Laurent Pinsolle, pour Marianne, 3 avril)


Conclusions du G20 de Londres : Beaucoup de bruit pour pas grand-chose (ATTAC, 2 avril)


(…) Le G20 ne met en place aucun frein à la circulation des capitaux ; au contraire, il encourage la liberté des marchés et continue de prôner un libre-échange des marchandises dont l’extension démesurée a fragilisé les économies les moins performantes et détruit des pans entiers de leurs activités.

 

Dans un cadre aussi libéralisé, il ne sera pas possible d’instaurer une taxation des transactions financières, qui serait pourtant une nécessité, d’une part pour freiner fortement la spéculation, et d’autre part pour réunir des ressources indispensables à la résolution des problèmes les plus urgents.

Parfaitement cohérent avec lui-même, mais dans l’indifférence totale des aspirations des citoyens, le G20 n’envisage pas d’interdire véritablement les paradis fiscaux et judiciaires, puisque les principaux d’entre eux, à commencer par la City de Londres, poursuivront leurs pratiques (…).

 

Alors que le système monétaire international dans lequel le dollar impose sa loi a failli, le G20 décide de conforter le Fonds monétaire international auquel on doit, avec sa sœur jumelle la Banque mondiale, d’avoir écrasé la plupart des pays du Sud sous le poids de la dette et des plans d’aménagement structurel.

Les velléités de régulation internationale s’évanouissent dès lors qu’est laissée de côté l’extraordinaire explosion des inégalités dans le monde, dont la cause essentielle réside dans un partage indécent de la richesse produite à l’avantage du capital.

 

Ce n’est pas la décision d’injecter 1100 milliards de dollars supplémentaires dans la relance économique et dans le FMI qui sera capable de remédier à cette situation.

 

Au contraire, la fuite en avant d’un système fondé sur le profit et la démesure ne peut qu’aggraver les tensions sociales et les risques écologiques. Les tensions sociales, parce que rien n’est prévu pour stopper la baisse des salaires et de l’emploi et la destruction des systèmes de protection sociale bradés entre les mains des compagnies privées. Les risques écologiques, parce que, pendant que la liberté des marchés financiers est de nouveau proclamée, des fonds spéculatifs d’un genre nouveau apparaissent pour parier sur la dégradation du climat (…).

 

Cet article est le 68ème paru sur ce blog dans la catégorie Capitalisme .


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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 22:02

Jean-Luc Bansard, animateur de l’AFPS 53

 

Les manifestations de solidarité avec Gaza, en janvier 2009 (voir, sur ce blog, Palestine : rencontre avec un palestinien le 24 janvier à 14h à Laval - 22 janvier 2009), ont eu pour effet positif en Mayenne de relancer l’association départementale France Palestine Solidarité.

 

Yvon Mohammad, qui en était le président (voir Gaza : rassemblement le 16 janvier à Laval pour l'arrêt des combats - 16 janvier 2009), a souhaité que Jean-Luc Bansard apporte ses connaissances et son dynamisme à l’association.

Voici la composition du nouveau Bureau de l’association. Présidente : Sylvie Barbé. Trésorier : Yvon Mohammad. Secrétaire : Nicole Lefresne. Secrétaire adjoint : Jean-Luc Bansard. Martine Libot est présidente de la commission de jumelage.

 

Voici le texte que Jean-Luc Bansard a préparé pour le journal « Les 3 mondes ».

 

UNE ASSOCIATION DE SOLIDARITÉ FRANCE PALESTINE existe EN MAYENNE 

 

Créée en 2003, l’association a retrouvé de la vigueur avec les manifestations contre les massacres à Gaza en janvier 2009. L’association mayennaise est affiliée à l’association loi 1901 nationale, AFPS, Association France Palestine Solidarité.


Celle-ci développe ses activités dans quatre domaines :

-          Information et action politique: conférences et débats publics, interventions citoyennes auprès des pouvoirs publics et des élus, campagnes de mobilisation auprès de l’opinion publique...

-          Soutien matériel en faveur des populations palestiniennes en particulier les réfugiés dans les camps: aides d’urgence grâce à la collecte SOS Palestine, parrainages d’enfants en collaboration avec des associations palestiniennes de Cisjordanie, de Gaza et du Liban...

-          Coopération et aide au développement en partenariat avec des organisations de la société civile palestinienne, dans les domaines de la santé,de l’éducation,de l’agriculture (huile d’olive) ou des droits de la personne...

-          Connaissance et échanges mutuels : Expositions, rencontres, cycle de formation sur les réalités du peuple palestinien.


L’AFPS est un rassemblement de personnes physiques attachées au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à la défense des droits humains. L’AFPS est organisée en groupes locaux. Il en existe actuellement plus de 70 en France, dont un en Mayenne. Chaque groupe local fonctionne librement dans le cadre de la charte et des statuts nationaux. L’AFPS a pour vocation le soutien au peuple palestinien notamment dans sa lutte pour la réalisation de ses droits nationaux.


L’AFPS agit pour une paix réelle et durable fondée sur l’application du droit international en lien avec le peuple palestinien et ses représentants légitimes.


L’AFPS agit également avec des militants israéliens opposés à l’occupation.

Pour atteindre ce but, l’AFPS exige : la fin de l’occupation de tous les territoires envahis en 1967 et le démantèlement de toutes les colonies ; la création d’un Etat palestinien indépendant souverain et viable avec Jérusalem-Est pour capitale ; la reconnaissance du droit au retour des réfugiés conformément à la résolution 194 votée par l’Assemblée générale de l’ONU. la protection internationale du peuple palestinien et des sanctions contre Israël, dont le gel de l’accord d’association Union Européenne-Israël.


En France
, l’AFPS est membre actif de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine qui regroupe 39 associations (organisations de solidarité internationale, de défense des droits de la personne, comités divers...) et encourage ses adhérents à participer aux collectifs de soutien au peuple palestinien.


L’AFPS fait partie du Collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens
et encourage ses groupes locaux à participer aux collectifs de soutien au peuple palestinien.

Sur le plan européen, l’AFPS est un membre actif du Comité Européen de Coordination pour la Palestine dont le siège est à Bruxelles et qui intervient auprès des instances de l’Union Européenne.

En Palestine et en Israël, l’AFPS coopère avec les associations dont l’objectif clairement exprimé est le soutien aux droits nationaux du peuple palestinien, notamment en organisant avec elles les missions en Palestine.


L'association mayennaise, dans une lettre ouverte a écrit aux cinq députés et Sénateurs mayennais pour leur demander d'intervenir activement auprès du gouvernement français pour exiger
: La mise en place d’une commission d’enquête internationale concernant « l’opération Plomb durci » à Gaza. La fin de l’embargo et du blocus de Gaza. L’abolition des entraves à la libre circulation du peuple palestinien (Barrages, check-point). Le démantèlement du mur dit « de protection » qui enferme les Palestiniens dans des sortes de « bantoustans ». Le remplacement par un navire hôpital de la frégate française « Germinal » envoyée le 23 janvier devant Gaza. L’envoi sur place d’une force d’interposition internationale chargée de maintenir la paix et de protéger les peuples. La mise en œuvre de négociations visant à la création d’un Etat palestinien indépendant et viable, au côté de l’Etat israélien, dans le respect de toutes les résolutions de l’ONU." La suspension du processus de « rehaussement » des relations Israël-UE, l’arrêt de toute forme de coopération militaire et stratégique avec Israël. L’inscription du respect des droits humains et du droit humanitaire dans toute forme de partenariat avec Israël.


Les prochaines manifestations du groupe mayennais :

- au Lycée agricole, soutien à l’organisation par des lycéens de deux soirées Palestine : le 23 avril cinéma palestinien et débat ; le 29 avril Contes et Poésies de Palestine et débat,

- intervention auprès du conseil municipal de Laval pour faire nommer citoyen d’honneur de la ville, le jeune franco palestinien de 24 ans SALAH HAMOURI, détenu illégalement en Israël depuis 2005 et condamné sans preuve ni procès à 7 ans de prison.

- élaborer un pré-projet de jumelage avec un camp de réfugiés ou une ville palestinienne pour tisser à long terme des liens avec ce peuple frère.

- organisation d’une journée de formation intitulée « CINÉMA ET HISTOIRE DU CONFLIT ISRAÉLO-PALESTINIEN » à partir de films documentaires réalisés par l’israélienne Simone Bitton. Cette formation organisée conjointement avec les 3 mondes aura lieu le samedi 20 juin de 14h à 18h30 au petit théâtre jean macé.


Au programme :
de 14h à 16h la période de 1895 à 1967 à partir du décriptage du film documentaire  « Histoire d’une terre » de Simone Bitton. 16h à 16h30 pause puis de 16h30 à 18h30 étude de la période de 1967 à nos jours à partir de documents d’archives. Inscription au stage auprès des 3 MONDES.


Pour contacter l’association Mayennaise de Solidarité Palestine
 : Par électronique afps53@yahoo.fr. Adresse postale : AFPS 53 Maison de quartier des Fourches, place Pasteur 53000 LAVAL.

 

Cet article est le 15ème paru sur ce blog dans la catégorie Proche Moyen Orient.

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 10:34

Le MRC et les élections européennes, la crise financière et économique

 

Depuis 19 mois, au début de chaque mois, je reprends les titres des articles parus le mois précédent sur http://mrc53.over-blog.com. C’est l’occasion d’adresser un courriel aux amis inscrits sur mes listes de distribution, afin de les informer des thèmes abordés sur ce blog. Ceux-ci évoluent dans le temps, selon l’actualité et mes priorités.  

 

Les titres en mars se répartissent ainsi :

 

- Européennes : le MRC et les négociations avec le Front de gauche (12 articles),

- USA : le cœur de la crise financière (5 articles),

- Social : les manifestations des syndicats de salariés (3 articles),

- Organisation territoriale : le rapport Balladur (3 articles)

- Outre Mer (Guadeloupe et Mayotte) et Madagascar (3 articles),

- Chevènement : la gauche, la crise et l’OTAN (3 articles),

- Droit des femmes : l’apport des élections présidentielles (1 article),

- La protection sociale : un droit humain, selon Gérard Beillard (1 article),

- Laval : des impôts locaux en forte hausse (1 article).

 

Depuis près de trois ans, 1100 articles - classés en 50 catégories - sont parus sur ce blog.

 

 

Titres des articles parus en mars 2009 sur http://mrc53.over-blog.com

 

31 mars 2009 - Laval : hausse de 26% des taux d'imposition, votée par les Conseillers

 

31 mars 2009 - La départementalisation de Mayotte creuse le fossé avec les Comores

 

30 mars 2009 - Industrie automobile : Chevènement prône une protection raisonnable

 

29 mars 2009 - Le MRC a une excellente ligne politique, qui n'est pas mise en valeur

 

28 mars 2009 - Européennes : des militants MRC Grand Ouest réunis à Nantes le 28 mars

 

27 mars 2009 - USA : Obama nationalise les pertes et satisfait les marchés financiers

 

26 mars 2009 - Européennes : raisons de l'échec des négociations du MRC avec le FG

 

25 mars 2009 - Européennes Grand Ouest : il faut innover dans cette circonscription

 

24 mars 2009 - MRC Européennes : Michel Sorin est intervenu lors du Conseil national

 

23 mars 2009 - MRC Européennes : Michel Sorin se distingue de Jean-Pierre Chevènement

 

22 mars 2009 - Européennes : le MRC rompt les négociations avec le Front de gauche

 

21 mars 2009 - USA : l'effondrement du dollar aurait de graves conséquences en Europe

 

20 mars 2009 - USA : le capitalisme a perdu la tête, l'économie est en chute libre

 

19 mars 2009 - A Laval et ailleurs, ce 19 mars, le monde du travail était dans la rue

 

18 mars 2009 - Michel Sorin : le pouvoir politique doit entendre le mouvement social

 

17 mars 2009 - USA : la politique agricole devra répondre aux attentes de la société

 

16 mars 2009 - Madagascar : le peuple en colère contre le président entrepreneur

 

15 mars 2009 - OTAN : Sarkozy l'occidental rompt avec le consensus sur la défense

 

14 mars 2009 - Chevènement, dans Marianne, énonce pourquoi la gauche est muette

 

13 mars 2009 - Les manifestations du 19 mars sous le signe d'un ras-le-bol général

 

12 mars 2009 - Européennes : les discussions MRC - PCF - PG avancent lentement

 

11 mars 2009 - Européennes : militants MRC, en attente de clarification stratégique

 

9 mars 2009 - Européennes : Michel Sorin souhaite que le MRC montre le chemin

 

8 mars 2009 - L'évolution des droits des femmes au fil des élections présidentielles

 

7 mars 2009 - Le rapport Balladur remis à l'Elysée a été mis en examen à Matignon

 

6 mars 2009 - Guadeloupe : la question du développement économique en suspens

 

5 mars 2009 - Européennes : le MRC dans l'attente du texte commun MRC - PCF - PG

 

4 mars 2009 - Walter Benn Michaels : la diversité permet de gérer les inégalités

 

3 mars 2009 - Gérard Beillard (MRC 53) : la protection sociale est un droit humain

 

2 mars 2009 - Elections européennes : têtes de liste du front de gauche dévoilées

 

2 mars 2009 - Le rapport du comité Balladur bouleverse l'organisation territoriale

 

1 mars 2009 - Le rapport Balladur dévoilé avant sa présentation à l'Elysée le 5 mars

 

 

Cet article est le 19ème paru sur ce blog dans la catégorie Titres des articles du mois précédent

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 22:56

Un héritage de la municipalité précédente, bien mal venu

 

Il y avait forte affluence, hier soir, à l’hôtel de ville de Laval, pour assister à la séance du Conseil municipal. Les contribuables* ont voulu prendre la parole, mais le maire, Guillaume Garot (PS), a répondu qu’il la leur donnerait après le vote des taux d’imposition 2009.

 

Pour bien comprendre le problème lavallois, voir Laval, souffrant de l'endettement, augmente les taux d'imposition - 28 décembre 2008.

 

Voici un extrait de l’article du quotidien Ouest-France, paru ce 31 mars, sous le titre

Impôts : la Ville récupère 5,6 millions d'€ de plus

Impôt

L'impôt, c'est le résultat d'un taux par une base. Les bases, connues en mars, sont fixées par l'État et correspondent à la valeur du bien. Les taux sont votés par les collectivités territoriales (commune, Département et Région).

À Laval, ces taux d'imposition (habitation, foncier, foncier non bâti) augmentent de 26 %. La recette fiscale supplémentaire se monte à 5,6 millions d'euros, pour atteindre 27,175 millions d'euros. Les taux lavallois restent dans la moyenne des villes de même taille.

Recettes supplémentaires

La recette de 5,6 millions d'euros comble les 2,9 millions d'euros de « déficit » de fonctionnement de 2007 et 2008.

Les recettes supplémentaires compensent également le désengagement de l'État (500 000 €), la baisse des droits de mutation due à la chute des transactions immobilières (500 000 €), la baisse des cessions immobilières de la Ville (1 000 000 €), le capital d'emprunt à rembourser (500 000 €) et le coût des dettes « toxiques » (100 000 €).

Exemple : Pour un appartement de 56 m2 (voir l'infographie), la hausse de l'impôt (foncier et habitation) atteint 124 € et la « douloureuse » passe de 481 à 605 €.

C'est comparable à Saint-Brieuc (607 €) mais moins qu'à Lorient (718 €) ou Rennes (744 €) mais plus qu'à Vannes (480 €) ou Saint-Malo (596 €).

Il convient de préciser que ces chiffres sont ceux de l'an dernier sauf pour Laval (hausse incluse).

Dette « toxique »

Près de 66 % de la dette avait été négociée à taux variable ou liée à des produits structurés. Après restructuration, la Ville conserve encore 46 % de produits variables ou toxiques. Le reste de la dette a été consolidé, à taux fixe.

La Ville n'a pas voulu résilier ces contrats « dangereux » avec Dexia, pour éviter d'avoir à payer des pénalités. L'évolution actuelle des taux (en baisse) donne raison pour l'heure à l'équipe dirigeante.

 

* Les contribuables se sont regroupés derrière le collectif de citoyens qui a lancé la pétition "Non à l'augmentation des impôts locaux".

 

Voir, à ce sujet, le blog des municipaux FO de Laval qui, le 29 mars, a titré Qui va banquer ? Extraits :

 

Ce comité a pour objectif "l'annulation de la hausse de 26 % de la taxe d'habitation et de la taxe foncière par le moyen de l'annulation des intérêts et des pénalités indus réclamés par les banques à la ville et réalisés en accordant des "crédits toxiques" qui ne sont que des outils spéculatifs."

Ce collectif a rencontré le maire de Laval le 13 mars 2009. Le collectif souhaitait notamment que M. Garot s'associe à la démarche entreprise par son collègue Maurice Vincent, maire PS de Saint Etienne, qui, confronté à une situation semblable, envisage d'aller devant les tribunaux pour obtenir l'annulation de ces crédits toxiques (
voir article de presse).

Le Vecteur Libre rend public
l'intégralité du contenu du  compte rendu de  cette rencontre, établi par le collectif lavallois.

Il en ressort qu'il est manifeste que le maire exonère un peu facilement les banques ayant proposé ces crédits toxiques de leurs responsabilités dans la situation financière tendue que connaît la Ville de Laval.

Son analyse des causes de la dette est la suivante :
"Le maire reprendra l'argumentation qu'il a maintes fois développée dans les organes de presse (responsabilité de la municipalité précédente sur l'aggravation de la dette de la ville, explosion des frais de fonctionnement de + 2,5 millions d'euros entre 2006 et 2008, primes versées aux agents, augmentation des subventions aux associations, étalement de la dette en contractant des prêts à taux structurés exposant la Ville à un retournement de conjoncture)"

Sur la question de l'importance des prêts toxiques, il indique :

"J'ai cherché toutes les solutions pour éviter ce "crève coeur" qu'est pour moi l'augmentation de 26 %, contraire à mes promesses de campagne, mais aucune solution crédible n'a été dégagée.
Je m'emploie à renégocier les prêts pour "sécuriser" la dette.

J'ai fait le choix de consacrer mon énergie sur des projets porteurs pour la ville plutôt que d'engager une démarche près de la préfecture en entamant un combat que je ne vois pas gagnant.
Mon collègue de Saint Etienne n'est pas au bout de ses peines.
L'effacement des pénalités auquel je ne crois pas ne changerait guère la situation.
Pour moi l'urgent est de sortir la ville de la zone rouge.
"

Le maire de Laval en vient ensuite aux mesures qui lui permettraient de sortir du rouge. Il détaille le contenu de son "plan de redressement" et notamment :

"- Maîtrise de la masse salariale et de toutes les charges. Le maire expose qu'il passe son temps à dire Non. Pour exemple, il indique que le matin même, il vient de refuser le retour à temps plein d'une employée municipale à 90 %."

 

Avant de conclure, le syndicat met en cause le maire de Laval :

 

Enfin, il convient de mettre un terme à une légende : M. Garot était parfaitement informé de la situation des finances de la ville, malgré l'opacité. De nombreux acteurs de la vie municipale l'avaient alerté.
Dès 2003, le Vecteur avait publié un ouvrage de 45 pages intitulé "
Le petit d'Aubert illustré", qui dénonçait les pratiques financières du système.

 

Cet article est le 7ème paru sur ce blog dans la catégorie Laval en Mayenne.

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 21:37

 

Une situation complexe par l’histoire et la géographie

 

Ce petit territoire de l’Océan indien, mais situé entre Madagascar et le Mozambique, faisait partie des îles comoriennes (la Grande Comore, Anjouan, Moheli et Mayotte) jusqu’en 1974. A cette date, le référendum d’autodétermination organisé dans l’archipel, sous la présidence de Giscard d’Estaing, donne un résultat baroque : Mayotte opte pour la France et les trois autres îles pour l’indépendance.

 

On apprend beaucoup en lisant l’article paru le 29 mars sur le site Rue89, sous la plume avisée de Pierre Haski (cliquer sur le titre).

 

Pourquoi faire de Mayotte le 101e département français ?

 

Voici la 3ème partie, qui vient après les deux précédentes, intitulées : le poids de l’histoire et le fossé avec les autres îles des Comores.

 

La départementalisation, solution miracle ?

Pourquoi cette départementalisation de Mayotte ? Pour tenir une promesse faite aux Mahorais, répond le gouvernement. Et, de fait, on voit bien que l'ensemble des acteurs politiques de l'île y sont favorables, pour des raisons évidentes : entre la misère et l'incohérence politique des Comores, et la prospérité relative et les institutions républicaines, il n'y a pas photo.

Mais comment gérer les conséquences de cette décision ?

Elle coule dans le bronze le choix contesté de 1975 de séparer l'archipel des Comores, et accentue le décalage régional entre les départements français de La Réunion et de Mayotte, et une région qui se débat dans d'inextricables problèmes de développement et de stabilité politique, comme viennent de le montrer les derniers développements à Madagascar.

Rendre Mayotte aux Comores serait arbitraire et antidémocratique

Aucun homme politique, Mahorais ou métropolitain, n'a de réponse à cette question. Tous savent pourtant qu'elle ne disparaîtra pas comme par enchantement vu le décalage croissant qui va découler de la départementalisation, conduisant à d'inévitables drames et à des politiques de contrôle de moins en moins humaines.

L'alternative, qui serait de « rendre » Mayotte aux Comores contre la volonté des Mahorais serait tout aussi arbitraire et antidémocratique.

Le piège créé par Giscard en 1974 se referme aujourd'hui. Seule une politique régionale cohérente, qui permettrait de codévelopper la région en harmonie et pas en érigeant des murs de Berlin impossibles en haute mer, serait de nature à éviter les tragédies qui s'annoncent. Mais elle n'est pas sur la table, pas même réaliste en l'état.

Au coeur de la crise économique et sociale, il est clair que l'enjeu est minime vu de métropole. On a cependant bien vu récemment avec la Guadeloupe que les « confettis de l'empire », pour reprendre la formule de Jean-Claude Guillebaud, savent se rappeler au bon souvenir de leurs « maîtres » de temps en temps...

En attendant, en l'absence de vrai débat, comme le soulignait Jean-Louis Le Moing, membre d'une mission du PCF revenue très critique d'un voyage à Mayotte : « Les Français vont découvrir que la France s'agrandit lors du JT de 20 heures »... Le sens de l'histoire, décidément, ne sait plus où il en est.

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

 

Départementalisation de Mayotte : les frontières coloniales renforcées ?

Mayotte : les relents néocolonialistes de la départementalisation

La presse de l'Océan indien se déchaîne sur le sort de Mayotte

A Mayotte, dérapages face aux "sans-papiers" comoriens

Tous les articles de Rue89 sur Mayotte

 

 

Pour compléter ces informations :

 

-          L’article de Jérôme Manouchian, paru ce 31 mars (ReSPUBLICA) : 

Mayotte a voté à oui 95,2 % pour devenir le 5ème DOM et le 101ème département français.

C'est un enjeu important pour un territoire qui a un PIB 3 fois inférieur à l'Ile de la réunion, mais 9 fois supérieur au reste des Comores. Ces derniers s'enfoncent dans la misère et la pauvreté en ayant suivi les indépendantistes qui n'ont aucun plan d'avenir en dehors de l'indépendance et de l'obscurantisme.

C'est une bonne nouvelle pour Mayotte qui va leur faire bénéficier de la solidarité nationale. Mais pourquoi avoir prévu un délai de 20 ans pour faire les rattrapages institutionnels et sociaux? Dommage! Tout ce qui peut contribuer à développer les territoires du Sud par des décisions démocratiques est bon à prendre.

Il est à noter également que la départementalisation évitera la mise en place de dispositifs anti-républicains comme la remise en cause du droit du sol pour Mayotte souhaitée par François Baroin, ministre français de l’Outre-mer, en 2005.

 

-          Les articles de Christine Tasin, parus le 29 et le 30 mars, sur son blog :

 

Mayotte 101° département français ? Avec un texte de Gérard Couvert Mayotte, un revers de l’Histoire ?

C'est quoi être Français pour un Mahorais ?



Cet article est le 21ème paru sur ce blog dans la catégorie République Parlement
.

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