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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
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21 septembre 2019 6 21 /09 /septembre /2019 22:24

 

Pour une agriculture plus respectueuse du vivant

 

L'information est diffusée par Facebook. "Le pôle thématique agriculture de la Gauche Républicaine & Socialiste est lancé ! Suivez la Gauche Républicaine et Socialiste - pôle thématique agriculture et rejoignez-nous pour construire ensemble nos propositions pour une agriculture plus respectueuse du vivant, autour de Michel Sorin , coordinateur du pôle thématique agriculture".

Gauche Républicaine et Socialiste - pôle thématique agriculture

Retrouvez le texte fondateur du pôle thématique agriculture de la Gauche Républicaine & Socialiste https://g-r-s.fr/pour-une-agriculture-plus-respectueuse-du vivant

 

POUR UNE AGRICULTURE PLUS RESPECTUEUSE DU VIVANT

 

L’agriculture s’inscrit dans une évolution de la société et des choix politiques. L’ordre actuel du monde entraîne l’humanité sur une voie dangereuse, car il pervertit les bases même de la politique, qui sont de définir des orientations d’intérêt général.

 

Tout concourt – dans la mondialisation financière – pour ne pas tenir compte du parti du vivant. C’est l’inverse qu’il faut faire. Il faut changer l’ordre du monde, prendre le parti du vivant, mettre sous contrôle les puissances économiques et financières, en faisant en sorte que la société soit plus sobre, plus harmonieuse et mieux intégrée dans son environnement.

Changer l’ordre du monde en agriculture, c’est engager une transformation profonde du mode de production actuel, trop soumis à la pression des marchés mondiaux, trop tourné vers des objectifs de productivité du travail et de rentabilité du capital.

 

Livrer l’agriculture au libre-échange mondial et au marché, c’est la mettre dans la main des entreprises multinationales et de la grande distribution. Le revenu des agriculteurs et leur santé ainsi que celle des consommateurs, la pérennité des terres agricoles, sont autant de problèmes qui semblent de plus en plus insolubles. 

 

Depuis le traité de Rome, en 1957, et les accords européens créant la Politique Agricole Commune (PAC) au début des années 1960, l’agriculture française est placée sous gestion européenne. Elle en a bénéficié, ainsi que l’industrie en amont et en aval, mais la PAC se réduit aujourd’hui à des mécanismes, ce n’est plus une politique, en dehors de servir les intérêts des firmes multinationales.

 

Les objectifs initiaux du traité de Rome ont été perdus de vue. Les responsables des Etats se sont privé volontairement des outils de régulation des productions agricoles, de manière à satisfaire l’idéologie libérale des dirigeants institutionnels européens. C’est ainsi que l’agriculture a été livrée au libre-échange et au marché mondial sans protection, avec l’objectif premier de conquérir des parts de marché à l’export, face à la concurrence des marchés américains. 

 

Les conséquences ont été, notamment :

la concentration excessive des moyens de production et des fermes,

la recherche d’une productivité toujours plus grande, délaissant les principes de base de l’agronomie, utilisant à l’excès les produits chimiques,

la tendance généralisée à la baisse et à la variation des revenus agricoles, entraînant de trop nombreuses cessations d’activité et suicides d’agriculteurs,

la dégradation de la capacité de production des sols,

les risques croissants pour la santé des producteurs et des consommateurs. 

 

Ce constat rassemble les différents courants politiques de gauche mais c’est au niveau des moyens à prendre qu’il faudra approfondir les réflexions et les discussions.                                     

Nous affirmons, dans le texte d’orientation de la Gauche Républicaine et Socialiste, intitulé “La grande bifurcation”, qu’il faut “engager la révolution agricole”, en sachant que cela ne concerne pas que l’agriculture, mais aussi les politiques liées à l’alimentation, à la santé, à l’environnement, à la ruralité. 

 

La révolution agricole nécessite de mobiliser l’ensemble des citoyens, concernés en tant que consommateurs de produits alimentaires et au niveau de leur santé. Elle exige une cohérence globale, intégrant les modifications climatiques, le mode de production agricole et la réorientation des aides européennes.

 

La révolution agricole conduit à respecter le principe de la souveraineté alimentaire au niveau le plus approprié, par pays ou par groupe de pays, ou les deux à la fois, la question alimentaire et l’agriculture étant traitées aux deux niveaux, de l’Union européenne et des Etats. 

 

La politique agricole est organiquement liée à la politique alimentaire :

Les consommateurs doivent avoir confiance dans les produits alimentaires.

Les agriculteurs doivent avoir des revenus suffisants pour produire dans des conditions satisfaisantes (qualité, environnement).

 

Il faut donc tirer vers le haut à la fois la qualité de l’alimentation et la qualité des revenus agricoles :

Tenir compte de ce qu’attendent les consommateurs.

Réguler l’offre de produits alimentaires aux niveaux national et européen. 

 

L’assiette du consommateur doit être de meilleure qualité, pas seulement de produits issus de l’agriculture biologique. Il faut une politique publique d’offre alimentaire, sachant que les liens entre aliments et maladies sont très importants (cancers, maladies cardio-vasculaires, notamment). Les aliments ultra-transformés, avec additifs et conservateurs alimentaires, ont des effets sur la santé.

Et il faut agir sur la demande alimentaire :

informer le consommateur, encadrer la publicité,

agir sur les conditions de la production agricole,

faire en sorte que l’Etat ait des moyens de contrôle suffisants.

La question alimentaire a un lien direct avec les conditions sociales (précarité et obésité, mal bouffe). C’est pourquoi il faut une politique agricole et alimentaire, à la fois cohérente et volontariste.

Sur ces bases, il est certainement possible de nouer des accords au sein de la gauche. L’agriculture pourrait être le fer de lance du rapprochement nécessaire des forces de gauche lors des prochaines échéances électorales.

 

Cet article est le 3139 ème sur le blog MRC 53 -  le 177ème catégorie Gauche France

GRS : le pôle thématique Agriculture est lancé depuis le 18 septembre
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4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 15:20

 

Un programme de transformation sociale et de mobilisation populaire

 

C'est au Palais des congrès de Rochefort, en Charente-Maritime, qu'aura lieu l'Université de rentrée de Nos Causes Communes (NCC) et de la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS) les 6, 7 et 8 septembre 2019.

Lire ici LE PROGRAMME complet, dont voici un extrait concernant les séances plénières dans l'auditorium.

 

SAMEDI 7 SEPTEMBRE 2019

9h30 - Discours d’ouverture

Accueil des militants et des participants aux universités de rentrée de la Gauche Républicaine et socialiste par Bastien Faudot, animateur national de la GRS, et Mickaël Vallet, maire de Marennes (près de Rochefort).

10h30 - La clé internationale : comment changer le monde ?

L’ordre international forgé après la seconde guerre mondiale traverse une crise profonde. La globalisation financière, la montée en puissance de la Chine, la multiplication de zones de guerre, le dérèglement climatique, les migrations, la marginalisation des organisations internationales, la montée en puissance des nationalismes et des « tribalismes » font voler en éclat le multilatéralisme. La mondialisation sauvage génère partout de l’instabilité. Devant ces menaces, que peut-on faire en France ? En Europe ?

Intervenants : Pascal Brice, ancien directeur de l’OFPRA, auteur de “Sur le fil de l’asile”; Jean-Christophe Cambadélis, ancien 1er secrétaire du PS et ancien député; Gaëtan Gorce, ancien parlementaire, animateur de Nos Causes Communes; Zarina Khan, écrivaine, réalisatrice, nommée au prix Nobel de la Paix; Younous Omarjee, député européen LFI, président de la Commission du développement régional.

14h00 - La clé économique et sociale : répondre à l’urgence sociale

Depuis 40 ans la « politique de l’offre » domine sans partage. Mais ses restrictions budgétaires, sa flexibilisation du travail et sa fiscalité avantageuse pour les détenteurs de capitaux dépriment l’activité économique, maintiennent un fort chômage de masse et aggravent l’urgence sociale. Quelles nouvelles politiques publiques mettre en place pour changer cette donne en profondeur, remettre en cause la mondialisation néolibérale et répondre aux aspirations des peuples ?

Intervenants : Martine Billard, oratrice nationale de la France insoumise, ancienne députée; David Cayla, maître de conférence à l’université d’Angers, membre des économistes atterrés; Catherine Coutard, membre du Comité d’animation national de la GRS (CAN); Anne-Sophie Pelletier, députée européenne LFI; Jacques Rigaudiat, ancien conseiller social de Lionel Jospin et essayiste; un (e) représentant (e) de Génération.s.

15h45 - La clé politique : fédérer pour gagner

Face à la défiance populaire et après les mobilisations des gilets jaunes, quel rôle pour les partis politiques, les syndicats ? Quelle stratégie pour contrecarer les projets de Macron et contenir l’extrême droite ? Quelle méthode pour faire émerger un rassemblement populaire ? Quel programme de transformation sociale ?

Intervenants : Thomas Branthôme, historien, auteur de “L’histoire de la République en France”; David Cormand, secrétaire national d’EELV, député européen; Julien Dray, conseiller régional d’IDF (PS), ancien député; Marie-Noëlle Lienemann, ancienne ministre et sénatrice (GRS); Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement de Lyon, fondatrice du GRAM; Adrien Quatennens, coordinateur national LFI, député; Virginie Rozière, co-présidente des Radicaux de gauche, conseillère régionale Occitanie, ancienne députée européenne.

18h00 - Meeting sur le référendum d’initiative partagée : "Privatiser c’est voler tous les Français !"

La vente d’Aéroports de Paris décidée par l’actuel Gouvernement est devenue en quelques mois le symbole du renoncement à l’idée d’Etat stratège et plus généralement aux principes du service public. Le référendum d’initiative partagée (RIP) est une opportunité pour les Français de s’élever contre cette vision libérale et d’infliger un coup d’arrêt aux privatisations en série. Alors, pourquoi faut-il défendre ADP ? Comment mobiliser nos concitoyens pour obtenir les 4,75 millions de signatures nécessaires au déclenchement du RIP ?

Intervenants : Esther Benbassa, sénatrice EELV; Isabelle Bigand Viviani, syndicaliste CGT chez ADP; Luc Carvounas, fondateur de la gauche “arc-en-ciel”, député PS; Éric Coquerel, député LFI; Didier Dague, membre de la CAN de la GRS, syndicaliste FO Air France; Coralie Delaume, essayiste.

20h00 - Dîner et soirée : "Passons la soirée ensemble !"

Rendez-vous sur la Place Colbert à Rochefort pour un dîner militant.

 

DIMANCHE 8 SEPTEMBRE 2019

10h00 - Le “Produire en France” : l’avenir de notre pays

L’Etat a laissé nos agriculteurs et nos ouvriers seuls face à la concurrence mondiale de travaileurs sous-payés et de produits « low-cost » : abandon de toute souveraineté économique, refus catégorique du protectionnisme qu’il soit agricole ou industriel, abandon et délocalisations de nos usines, impuissance face aux multinationales et aux GAFAM... Le résultat est connu : un gâchis monumental de compétences et des territoires dévastés où l’extrême droite prospère. Face à un tel gâchis, nous devons renouer avec le volontarisme économique : quelles décisions politiques et économiques pour faire du « Produire en France » le cœur de nos politiques industrielle, agricole, économique et environnementale ? Quelles filières d’avenir pour le « Produire en France » ? Le « Produire en France » suppose-t-il le protectionnisme ? La politique commerciale de l’UE est-elle compatible avec l’idée de « Produire en France » ?

Intervenants : Benoît Biteau, député européen EELV, auteur de “Paysan résistant !”; Marie-Claire Cailletaud, responsable industrie à la CGT; Gabriel Colletis, économiste auteur de “L’urgence industrielle”; Thierry Cotelle, chef d’entreprise, conseiller régional membre de la CAN de la GRS; Caroline Fiat, députée LFI; Sébastien Laborde, membre du comité exécutif du PCF; Adel Qalai, cadre chez Sanof.

 

11h30 - Discours Clôture : Emmanuel Maurel

 

Cet article est le 3138 ème sur le blog MRC 53 -  le 176ème catégorie Gauche France

Emmanuel Maurel, député européen, animateur de la GRS, en clôture des Rencontres fondatrices de Valence le 3 février 2019

Emmanuel Maurel, député européen, animateur de la GRS, en clôture des Rencontres fondatrices de Valence le 3 février 2019

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4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 10:00

 

Jeter les fondements d'une liste de rassemblement à gauche

 

Une initiative citoyenne soutenue par des militants politiques a été engagée au coeur de l'été concernant Laval et les communes de l'agglomération lavalloise, dans la perspective des élections municipales qui auront lieu les 15 et 22 mars 2020.

La volonté des signataires est de regrouper les énergies militantes, populaires et sociales, en vue de constituer des listes de rassemblement de la gauche, ouvertes aux citoyennes et citoyens motivés par la gestion des collectivités locales - communales et intercommunales - dans le sens de l'écologie, de la solidarité et de la citoyenneté.

Après l'appel daté du 14 juillet (voir Municipales 2020 : des listes citoyennes de rassemblement de gauche), les citoyennes et citoyens concernés par les élections municipales 2020 dans les communes de Laval Agglomération sont invités à participer aux ateliers citoyens qui auront lieu le 6 septembre 2019 à 18h30 à la Maison de quartier 48 rue d'Hilard à Laval (Mayenne).

La lutte contre les inégalités, l'accès aux services publics locaux, le souci de la cohésion sociale, sont les principales préoccupations des signataires de cet appel, sans oublier l'urgence environnementale.


 

Cet article est le 3137 ème sur le blog MRC 53 - le 27ème, catégorie Municipales et intercommunalité

Manifestation à l'initiative des syndicats de travailleurs contre l'ordonnance travail - Laval, 12 septembre 2017

Manifestation à l'initiative des syndicats de travailleurs contre l'ordonnance travail - Laval, 12 septembre 2017

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31 juillet 2019 3 31 /07 /juillet /2019 15:29

 

Faire naître une nouvelle éducation populaire à la citoyenneté

 

Nous sommes en relation amicale depuis les combats communs contre la ratification du traité constitutionnel européen (TCE) en 2005, après avoir été collègues au Conseil régional des Pays de la Loire à Nantes entre 1998 et 2004. Lui dans la majorité de droite et moi dans l'opposition de gauche.

Il est républicain et admirateur de Charles de Gaulle. Je suis républicain et socialiste, comme l'était Jean Jaurès. Nous pensons l'un et l'autre que la citoyenneté est la base de notre République laïque et sociale comme la souveraineté est indispensable à notre démocratie. C'est pourquoi nous sommes l'un et l'autre en proximité avec la pensée politique de Jean-Pierre Chevènement.

J'avais publié, le 26 juin 2019, un article sous le titre La privatisation des Aéroports de Paris, c'est peut-être la goutte de trop. Philippe Serre m'a fait savoir qu'il préparait, dans le cadre d'un comité d'élus mayennais, un appel au soutien de la procédure de référendum d'initiative partagée (RIP) afin de maintenir la société ADP dans le secteur public.

Nous avons décidé de publier un texte commun. C'est ce qui a été fait sur le site Leglob-journal, le 30 juillet 2019.

Voir Tribune – Aéroports de Paris : Appel pour le Référendum d’initiative partagée

Deux Mayennais, Philippe Serre et Michel Sorin, de sensibilité différente, anciens membres élus du Conseil régional des Pays de la Loire, lancent un appel à signatures en faveur du Référendum d’Initiative Partagée (RIP) pour une « Proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris ». Tribune
Et gauche et droite sur le RIP - Par Philippe Serre et Michel Sorin*

Introduit dans la Constitution française en 2008, avec effet à partir de 2015, le Référendum d’Initiative Partagée (RIP) n’a jamais été utilisé. En fait, il a été conçu pour ne jamais exister ! Sa mise en œuvre suppose en effet le soutien effectif de 20 % des parlementaires nationaux et de 10 % du corps électoral, soit 4 717 396 électeurs.

Mais le mouvement des Gilets Jaunes a porté l’exigence d’une possibilité d’expression directe du peuple, au côté de la démocratie représentative, avec le RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne), qui existe déjà dans d’autres démocraties.

Alors, 248 parlementaires, issus des différentes formations des oppositions républicaines, se sont entendus pour présenter une proposition de loi demandant le maintien des Aéroports de Paris dans le service public national et la mise en œuvre, à cet effet, de la procédure de Référendum d’Initiative Partagée.

C’est là une démarche exemplaire, validée officiellement par le Conseil Constitutionnel le 9 mai 2019, mais elle n’est pas favorisée par le Pouvoir, très opposé à cette procédure démocratique. Les 4,7 millions de soutiens doivent être réunis avant le 12 mars 2020.

 

Peu d’information

L’État – qui veut pourtant désormais dématérialiser toutes les démarches administratives alors qu’il existe toujours une importante « fracture numérique » dans la société – a ouvert un site Internet d’inscription qu’on peut qualifier de vieillot, de poussif et de peu pratique !

De plus, le gouvernement ne met aucun moyen d’information en place pour porter le RIP à la connaissance du public, alors qu’il avait consacré 12 millions d’euros en communication pour le « grand débat ». M. Macron avait personnellement bénéficié de dizaines d’heures en direct sur quatre chaînes TV, pour tenter de sortir de la crise des Gilets Jaunes.

L’objet de cette procédure est de permettre aux citoyens de se prononcer sur la sortie, ou non, du groupe des Aéroports De Paris (ADP) du secteur public. Ces équipements publics, payés par les contribuables, sont la propriété de la Nation et ne doivent en aucun cas tomber entre les mains de sociétés privées, de financiers et de groupes étrangers pour lesquels ce serait une source de profits et l’acquisition de positions stratégiques dans notre pays.

Souvenons-nous du fiasco de la privatisation des autoroutes et de sa conséquence financière pour les contribuables comme pour les usagers. Rappelons-nous du fiasco de la privatisation de l’aéroport de Blagnac…

La Française Des Jeux (FDJ) ne sera pas concernée par le RIP, mais chacun comprend bien l’absurdité de privatiser cette manne financière de l’Etat !

 

« Rejeter la financiarisation de la société »

 

Au travers du Référendum sur ADP, c’est l’occasion pour tous les français attachés au service public de manifester avec force leur rejet de la financiarisation de notre société. C’est l’occasion de marquer un coup d’arrêt à une politique de démantèlement de la puissance publique.

L’un gaulliste, l’autre républicain de gauche, nous avons combattu ensemble le Traité constitutionnel européen en 2005. Aujourd’hui, ensemble, nous demandons aux Mayennaises et aux Mayennais de se mobiliser pour apporter leur soutien à la proposition de Référendum d’Initiative Partagée, enjeu démocratique de première importance. Voici l’adresse du site officiel : ici.


 

Ayez près de vous votre carte d’identité ou votre passeport, dont on vous demandera le n°. Et aussi votre carte d’électeur pour recopier à l’identique (même avec des erreurs pré-existantes !) vos prénoms, sans virgule entre chacun, avec des majuscules…

Et attention, le code qui apparaît derrière le nom de votre commune n’est pas le code postal mais le code INSEE (ainsi Laval 53130 et non 53000). Il vous sera ensuite édité après vérification un récépissé (conservez-le).

Quand ce parcours du combattant sera effectué, ce sera la plus belle manif que vous aurez faite pour dire « STOP, M. MACRON ! »…


 

*Michel Sorin est socialiste républicain, ancien responsable du PS en Mayenne, membre du Mouvement Républicain et Citoyen, en responsabilité dans le nouveau parti de la Gauche Républicaine et Socialiste. Il a été maire de St-Berthevin de 1990 à 2001.

 

*Philippe Serre est gaulliste. Il a été le secrétaire départemental du RPR de 1991 à 1999, et membre du Comité politique de ce parti jusqu’à sa disparition en 2002.


 

Cet article est le 3136 ème sur le blog MRC 53 -  le 44ème catégorie Services publics

Aéroports de Paris : appel de Philippe Serre et Michel Sorin pour le RIP
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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 15:24

 

Le 14 juillet, un appel a été lancé sur les communes de Laval Agglo

 

Une initiative citoyenne soutenue par des militants politiques a été engagée au coeur de l'été concernant Laval et les communes de l'agglomération lavalloise, dans la perspective des élections municipales qui auront lieu les 15 et 22 mars 2020.

La volonté des signataires est de regrouper les énergies militantes, populaires et sociales, en vue de constituer des listes de rassemblement de la gauche, ouvertes aux citoyennes et citoyens motivés par la gestion des collectivités locales - communales et intercommunales - dans le sens de l'écologie, de la solidarité et de la citoyenneté.

Voici le texte de cet appel publié le 14 juillet 2019 et la liste des premiers signataires, comportant autant de femmes que d'hommes, des militants associatifs et syndicaux.

Pour une liste de rassemblement des forces de gauche dans les communes de Laval-agglomération

Au moment où tant de citoyen-ne-s espèrent plus de justice face aux politiques libérales du gouvernement, les communes de l’agglomération doivent devenir des lieux de construction pour améliorer le quotidien de tous, en portant des ambitions environnementale, économique et sociale,

avec l’objectif d’en finir avec les inégalités, de renforcer l’accès aux services publics locaux et de conduire une véritable politique de cohésion sociale au service de toutes les populations.

 

Nous, militant-e-s et acteur-rice-s, associatif-ve-s, culturel-le-s, syndicales-aux, sportif-ve-s et politiques, souhaitons contribuer à l’engagement et au rassemblement de toutes les énergies pour les élections municipales de 2020. Ces listes oeuvreront pour une politique écologique, sociale, solidaire et citoyenne et constitueront une alternative aux politiques menées actuellement.

 

Nous voulons créer une démarche populaire pour l’élaboration des projets municipaux et d’agglomération, la conduite de la campagne, le choix des candidatures, ce jusqu’à la mise en oeuvre collective des engagements pris.

 

Premiers signataires : Guillaume Agostino, Michèle Blot, Delphine Cornilleau, Bruno Do Nascimiento, Brigitte Gautier, Aurélien Guillot, Claudette Lefebvre, Emmanuel Lory, Patrice Louis, Patrice Morin, Camille Pétron, Gérard Pigois, Martine Queffelec, Steve Rattier, Catherine Romagné, Fabienne Roussel, Catherine Roy, Michel Sorin

 

Cet article est le 3135 ème sur le blog MRC 53 - le 26ème, catégorie Municipales et intercommunalité

L'ex-voie ferrée Laval-Renazé, réaménagée pour les promeneurs, ici sur la commune de Saint-Berthevin, en bordure de la forêt de Concise

L'ex-voie ferrée Laval-Renazé, réaménagée pour les promeneurs, ici sur la commune de Saint-Berthevin, en bordure de la forêt de Concise

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27 juin 2019 4 27 /06 /juin /2019 15:25

 

Du MRC à la GRS et aux européennes en passant par les Gilets jaunes
 

Ce blog existe depuis 2006. Plus de 3 100 articles ont été publiés. Il a continué d’exister après une suspension en 2014, le temps du lancement du blog de Réseau CiViQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne). Plus de 460 articles publiés sur ce blog CiViQ.

Le sens politique de ce blog est de contribuer à reconstruire la gauche en s’opposant aux politiques néolibérales que le peuple français subit depuis plus de trente ans.

Cette refondation républicaine de la gauche ne doit pas seulement se faire en haut, par les organisations politiques au niveau national, mais elle doit aussi se faire en bas, c’est-à-dire par les militants et les citoyens dans les communes et les départements.

Le rythme de parution des articles est variable. Après les Titres des articles publiés en octobre 2018 sur le blog du MRC 53, voici les titres des articles publiés de novembre 2018 à juin 2019.

 

Titres des articles publiés de novembre 2018 à juin 2019 sur le blog du MRC 53

La privatisation des Aéroports de Paris, c'est peut-être la goutte de trop (26 juin 2019)

Belfort : comprendre comment on est passé d'Alstom à General Electric (25 juin)

Européennes 2019 : réunion de la liste Manon Aubry le 14 mai à Laval (17 mai)

Bilan de presse pour la Gauche Républicaine et Socialiste en Mayenne (16 mai)

Ouest-France s'est fait l'écho de la naissance de la GRS en Mayenne (15 mai)

Européennes 2019 : appel des élus locaux à voter pour Manon Aubry (13 mai

Européennes : appel d'anciens élus à voter pour la liste Manon Aubry (13 mai)

L'Europe divise la gauche et rapproche la GRS de la France insoumise (11 mai)

La Gauche Républicaine et Socialiste en Mayenne est dans la presse (11 mai)

Européennes Laval : réunion publique de la liste Manon Aubry le 14 mai (11 mai)

Gauche Républicaine et Socialiste : bientôt un pôle thématique agricole (10 mai)

La Gauche Républicaine et Socialiste existe désormais en Mayenne (09 mai)

A l'issue des Rencontres Fondatrices de la GRS, la double vie du MRC (07 mars)

L'intervention de Michel Sorin (Mayenne) au congrès 2018 du MRC (23 décembre 2018)

Congrès MRC 2018 : créer l'alliage d'une nouvelle gauche républicaine (18 décembre)

Congrès MRC 2018 : rassembler la gauche républicaine et populaire (17 décembre)

Bruno Moschetto (MRC) : les Gilets jaunes et l'austérité économique (29 novembre)

Message du MRC 50 aux Gilets jaunes et à ceux qui les soutiennent (25 novembre)

Réflexions du comité MRC 50 relatives au mouvement des Gilets jaunes (20 novembre)

Les Gilets jaunes pourraient faire converger les électorats populaires (19 novembre)

Les Gilets jaunes expriment l'exaspération populaire face à la politique (18 novembre)

Congrès MRC 2018 : le choix stratégique de fonder un nouveau parti (12 novembre)
 

Cet article est le 3134 ème sur le blog MRC 53 - 83ème, cat. Titres des articles du mois précédent

Photo Gérard Beillard. Le 14 mai 2019, à Laval, Emmanuel Maurel entouré de militants mayennais de la Gauche Républicaine et Socialiste

Photo Gérard Beillard. Le 14 mai 2019, à Laval, Emmanuel Maurel entouré de militants mayennais de la Gauche Républicaine et Socialiste

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26 juin 2019 3 26 /06 /juin /2019 21:58

 

La procédure de référendum d'initiative partagée contrarie le gouvernement
 

Le président de la République dispose d'une majorité parlementaire qui a voté la privatisation des Aéroports de Paris (ADP), plus exactement leur mise sous forme de concession pendant 70 ans.

Dans le cadre d'une procédure qui n'a pas encore été utilisée - et elle a été conçue pour ne pas l'être - avant la parution des décrets d'application, 248 parlementaires des différentes oppositions ont déposé un projet de loi visant à empêcher cette privatisation, car aboutissant à déclarer ADP non privatisable.
 

Cette procédure ne peut aboutir que sous certaines conditions, la première ayant été obtenue par la validation du Conseil Constitutionnel. La suivante est la possibilité que ce projet de loi soit soumis à référendum, si l'une au moins des deux Chambres parlementaires refuse de l'examiner alors que la demande en aura été faite par, au moins, 10 % du corps électoral (électeurs inscrits), soit 4,73 millions d'électrices et d'électeurs ayant signifié leur volonté dans les conditions organisées par le gouvernement, dans les 9 mois prévus à cet effet, à compter du premier jour qui était le 13 juin 2019.
 

Coralie Delaume a été parmi les premiers à réagir contre la loi votée par le Parlement, en faisant signer une pétition.

Voir cet entretien accordé au quotidien Le Figaro (10 avril 2019) : Coralie Delaume : "Un référendum sur la privatisation d'ADP permettrait au moins d'en débattre !"

Puis cet autre article sur le site de Marianne (13 juin 2019) : Stopper la privatisation d'ADP c'est possible... et ça commence ce 13 juin !
 

Comme au moment de réunir les 248 signatures, c'est avec un plaisir non dissimulé que les parlementaires ont lancé la période de signatures citoyennes.

Voir (18 juin, Les Inrockuptibles) : A l’initiative de François Ruffin, la gauche se rassemble contre la privatisation d’ADP

Voir aussi (19 juin, France Inter) : Des Insoumis aux Républicains, le front commun des politiques contre la privatisation d'ADP

 

Pour sa part, la Gauche Républicaine et Socialiste en a fait son cheval de bataille.

Voir Privatisation d’ADP : la campagne de signatures pour le référendum est lancée !

Et ce tract TÉLÉCHARGEZ LE PDF

 

ADP, c’est notre affaire à tous

Privatiser, c'est voler tous les Français


 

EXIGEONS UN RÉFÉRENDUM ! SIGNONS !

Le référendum d’initiative partagée (RIP), c’est quoi ?

Le gouvernement a fait voter une loi l’autorisant à privatiser le groupe Aéroports De Paris. Grâce à 248 parlementaires, la procédure de Référendum d’Initiative Partagée a été déclenchée pour soumettre cette décision au peuple ! Nous devons maintenant recueillir 4,73 millions de signatures de citoyennes et citoyens inscrits sur les listes électorales pour organiser ce référendum. Pour que le peuple ait la parole, cela dépend de nous ! Signons et faisons signer !

Pourquoi nous devons TOUS défendre Aéroports de Paris ?

1. ADP n’est pas seulement l’aéroport des Parisiens, c’est une entreprise à capitaux publics, le principal hub français et le n°1 mondial de la gestion aéroportuaire.

2. La vente d’ADP c’est le symbole de la destruction de nos services publics et de notre patrimoine national. Pour Emmanuel Macron, l’Etat n’a AUCUN rôle à jouer dans l’économie, c’est cette idée que nous combattons !

3. ADP c’est 180 000 000 € de dividendes payés à l’Etat chaque année et ça va augmenter dans l’avenir. Les actionnaires privés vont s’enrichir sur le dos des Français. Vendre ADP c’est priver l’Etat de ressources que les impôts des citoyens viendront combler !

4. Vendre ADP c’est perdre la pleine maîtrise de notre première frontière nationale et de l’organisation du transport aérien en France. C’est une perte de souveraineté.

5. Vendre ADP c’est laisser aux intérêts privés la main sur l’aménagement du territoire et la protection de l’environnement dans un contexte de croissance du trafic aérien. C’est aussi un enjeu écologique !

Privatiser une telle entreprise est une absurdité. Nous, citoyens, nous pouvons dire non !

LE RÉFÉRENDUM D’INITIATIVE PARTAGÉE COMMENT ÇA MARCHE ?

Je veux signer pour le référendum, comment je fais ?

Avant tout - Munissez-vous de votre carte d’identité ou de votre passeport - Allez sur le site www.referendum.interieur.gouv.fr

1. Cliquez sur « déposer un soutien à la proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris » ;

2. Cochez la case « Je soutiens » puis cliquez sur « suivant » ;

3. Renseignez tous les champs : département et commune où vous êtes inscrits sur les listes électorales ; Votre Nom et tous vos prénoms inscrits sur votre acte de naissance (Attention ! Pas de virgule entre les prénoms) ; votre sexe ; votre date, pays et commune de naissance… puis cliquez sur « suivant » ;

4. Indiquez votre n° de carte d’identité ou de passeport ; sa date et son département de délivrance ; indiquez votre adresse électronique puis cliquez sur « validez votre soutien » ; 5. Recopiez le code de vérification affiché en bas de la page pour confirmer ;

5. Téléchargez le récépissé indispensable pour vérifier que votre soutien a été pris en compte.

Si vous n’avez pas d’ordinateur, vous pouvez vous rendre dans votre mairie et demander le formulaire CERFA lié à la procédure référendaire. Une fois signé celui-ci est à déposer physiquement auprès d’un agent communal

Je veux aider à recueillir des signatures, comment je fais ?

Des comités nationaux et locaux se lancent partout en France pour organiser la collecte des signatures et convaincre nos concitoyens d’apporter leur soutien au référendum sur ADP. La Gauche Républicaine & Socialiste participe à plusieurs d’entre eux et mènera également plusieurs actions.

Vous rencontrez des difficultés pour signer ? Vous avez besoin d’information ? Contactez-nous à cette adresse : contact@g-r-s.fr
 

Cet article est le 3133 ème sur le blog MRC 53 -  le 43ème catégorie Services publics

La privatisation des Aéroports de Paris, c'est peut-être la goutte de trop
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25 juin 2019 2 25 /06 /juin /2019 16:00

 

La destruction de l'industrie française est en cours depuis longtemps

 

Samedi 22 juin à Belfort. Plusieurs milliers de manifestants dans les rues en soutien à l'emploi fortement menacé dans les usines de General Electric.

Voir Le Monde, 22 juin 2019 : General Electric à Belfort : « On est en train de détruire toute l'industrie française

Pour comprendre ce qui s'est passé, il faut découvrir (L'USINE NOUVELLE, 16 janvier 2019) L'éclairant calvaire de Frédéric Pierucci, lampiste et appât de l'affaire Alstom.

Bastien Faudot (Gauche Républicaine et Socialiste GRS) en avait parlé, début mai, lors de son Point Politique et Populaire en évoquant les élections européennes 2019.

Arnaud Montebourg, ancien ministre de l'économie, s'est montré très précis à l'antenne de France Inter le 14 juin 2019. Voir Francetvinfo : General Electric : "On peut encore racheter des parties d'Alstom

Dans une Tribune publiée sur le site de Marianne le 31 mai 2019, les quatre principaux responsables de la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), Bastien Faudot, Emmanuel Maurel, Jean-Luc Laurent et Marie-Noëlle Lienemann pointaient la responsabilité de l'actuel président de la République dans le fiasco de Belfort.

Voir General Electric : un désastre dont Macron est le nom ou, sur le site du MRC : General Electric : un désastre dont Macron est le nom

Le Président porte une lourde responsabilité dans la casse sociale et technologique en cours à Belfort. Il a désormais le devoir d’agir pour empêcher la poursuite du démantèlement. 

L’ultime épisode du sinistre feuilleton « Alstom – General Electric » est désormais connu : en annonçant mardi 28 mai la suppression de 1050 emplois, pour l’essentiel dans l’entité Gaz de GE, la direction du groupe a confirmé ce que l’intersyndicale du site belfortain redoutait depuis des mois. C’est, pour l’un des principaux bassins industriels français, un séisme d’une ampleur sans précédent, car à ce millier d’emplois, s’ajoute en réalité 750 suppressions de postes qui ont déjà cours, en catimini, notamment dans la sous-traitance interne. Si l’on y ajoute l’ensemble des emplois induits*, c’est au bas mot, 7 à 8.000 familles qui subiront les effets de la restructuration de General Electric, qui signifie en fait une délocalisation massive de la production. 

Ce carnage au plan social s’ajoute au gâchis technologique et industriel : la suppression d’activité va demain engendrer une perte de savoir-faire et de métiers pour lesquels la puissance publique a investi en formations, en infrastructures, en recherche. Ce sont des centaines et des centaines d’ingénieurs ou d’ouvriers qualifiés qui vont demain être privés d’emplois, qui vont devoir engager une reconversion, ou déménager pour tenter leur chance ailleurs. C’est une perte de richesse incalculable pour la communauté nationale. 

L’affaire Alstom-General Electric vient de loin. Car le discours fataliste des libéraux ne doit pas dissimuler une réalité concrète : la désindustrialisation en France n’est pas une catastrophe naturelle. Elle est le produit de priorités politiques, de choix délibérés en haut lieu qui sont la cause première du désastre social que subissent ceux qui n’ont que leur travail pour vivre. De ce point de vue, le cas Alstom-General Electric est un cas d’école : l’abandon par l’Etat de notre fleuron Alstom a rendu possible la liquidation des emplois chez General Electric. 

L’Etat, ici, a un nom : Emmanuel Macron. Car depuis le début de l’affaire, tous les fils mènent à l’actuel président de la République qui a agi avec persévérance… contre nos intérêts nationaux. 

Printemps 2014 : le jeune secrétaire général adjoint de l’Elysée s’oppose d’une formule lapidaire à la proposition d’Arnaud Montebourg de nationaliser Alstom pour éviter de brader le groupe au géant américain qui a fait une offre : « On n’est quand même pas au Venezuela ! ». C’est la ligne Macron qui l’emporte à l’Elysée. Cette option satisfait en réalité tous les libéraux, jusqu’au maire LR de Belfort qui applaudit des deux mains. 

Avant cela, à l’automne 2013, le même Emmanuel Macron commanditait un rapport secret au cabinet américain A.T. Kearney qui détaille le scénario du démantèlement du groupe français et recommande que Bouygues cède les parts qu’il détient dans Alstom à… General Electric. Devant la commission d’enquête parlementaire, M. Macron ose soutenir pourtant que l’Etat a été « mis devant le fait accompli » ! Dans ce dossier, Alstom et Bouygues ont le même banquier, la maison Rothschild, employeur d’Emmanuel Macron jusqu’en 2012. 

4 novembre 2014 : arrivé entre
-temps à Bercy, Emmanuel Macron signe l’accord du gouvernement pour la cession au groupe américain. La logique du circuit court prévaut : celui qui fut le promoteur de l’opération a eu le privilège de la valider… 

28 mai 2015 : le ministre de l’économie se rend à Belfort pour rencontrer les salariés d’Alstom Transport et leur déclare : « Votre activité a une importance stratégique pour la France et sera donc défendue ». Cette déclaration n’empêche pas le volte-face deux ans plus tard : fra
îchement élu président de la République, Emmanuel Macron soutient la vente du groupe français à l’Allemand Siemens en prétendant bâtir un « airbus du rail ». Mais la commission européenne met un terme à ce projet en février 2019 pour éviter une position monopolistique. L’arroseur arrosé. 

Juin 2018 : General Electric, qui avait assorti l’acquisition d’Alstom énergie d’une promesse de création de 1000 emplois en France, annonce finalement que cet engagement ne sera pas honoré. Le gouvernement de M. Macron répond qu’il restera « vigilant » ! 

Printemps 2019 : Prétextant un effondrement du marché des turbines à gaz, le groupe américain décide d’une restructuration et programme les annonces pour le 30 avril, qu’il repoussera à deux reprises, sous la houlette du nouveau directeur général qui vient d’être nommé et qui n’est autre que l’ancien conseiller d’Emmanuel Macron au ministère des finances, Hugh Bailey… Ultime arrogance, la suppression des 1050 emplois intervient tranquillement 48 heures après un scrutin européen décisif pour le parti du président. 

Un tel scénario relève du thriller hollywoodien. Comment un chef d’Etat a pu couvrir, encourager, justifier, organiser un tel désastre ? A chaque étape, à chaque échelon des cha
înes de décision, Emmanuel Macron n’a pas seulement laissé faire, il a agi de façon délibérée en bradant des technologies décisives (et l’ensemble des brevets) pour notre indépendance nationale : les turbines Arabelle qui équipent nos centrales nucléaires, le propulseur du porte avion Charles de Gaulle ou encore les turbines de nos quatre sous-marins nucléaires sont désormais sous bannière américaine ! 

Aujourd’hui, le plan de licenciement dans la division Gas Power de GE est assorti de mensonges éhontés. D’une part, GE a enregistré en 2018 le plus grand nombre de commandes de turbines à gaz. D’autre part, la consommation de gaz dans le monde ne cesse d’augmenter. De surcro
ît, la complémentarité de ces turbines avec les énergies renouvelables est attestée. Enfin et surtout, les activités produites à Belfort ne sont pas, contrairement à la communication officielle du groupe, supprimées, mais relocalisées pour partie aux Etats-Unis et délocalisées en Inde, au Mexique et en Hongrie. 

Dans cette affaire, les intérêts des salariés du site et ceux de la Nation se confondent. Pour les salariés comme pour la Nation toute entière, le président de la République a aujourd’hui le devoir de mobiliser tous les moyens de l’Etat pour réparer les fautes qui procèdent de sa responsabilité personnelle. 

 

Cet article est le 3132 ème sur le blog MRC 53 -  le 148ème catégorie Travail Economie

A Belfort, le 22 juin 2019, contre le millier de licenciements annoncé par General Electric

A Belfort, le 22 juin 2019, contre le millier de licenciements annoncé par General Electric

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17 mai 2019 5 17 /05 /mai /2019 22:17

 

Emmanuel Maurel : "Pour obéir au peuple, se préparer à désobéir aux traités"

 

La réunion publique organisée en Mayenne par la France insoumise et la Gauche Républicaine et Socialiste a eu lieu à Laval le 14 mai. Voir (11 mai) : Européennes Laval : réunion publique de la liste Manon Aubry le 14 mai.

Voir aussi (11 mai) : L'Europe divise la gauche et rapproche la GRS de la France insoumise
 

Christelle Hunault a lancé la réunion, parlant des résistances en Mayenne menées contre les politiques libérales, notamment concernant les services publics. Puis se sont succédé les trois candidats, Matthias Tavel, Edith James et Emmanuel Maurel, avant de répondre aux questions de la cinquantaine de personnes présentes.
 

Matthias Tavel commence par indiquer que la diversité des candidats ici présents est à l'image de la composition de la liste conduite par Manon Aubry. Il souhaite que les Gilets jaunes soient aussi nombreux à mettre des bulletins dans les urnes qu'ils l'étaient sur les rond-points.

Des phrases-choc. La politique est l'affaire de tous. Le vote-sanction contre Macron est un vote de légitime défense. Quand tout sera privé, on sera privé de tout.

L'un des enjeux de ces élections, c'est le maintien ou non de l'austérité budgétaire et de la course au moins-disant fiscal. L'UE nous touche au quotidien. Elle fait une politique qui profite aux riches, pas au peuple. Macron et Le Pen sont les Dupont et Dupond de la politique. Il y a un lien entre ces politiques et la démocratie. Pour eux, le peuple est un problème, pour nous il est la solution.

Le traité budgétaire de 2012 a institué le semestre européen, qui contraint les Etats à perpétuer des politiques d'austérité. Comment, dans ces conditions, investir dans la transition énergétique ?

Nous avons le choix entre le modèle actuel du tout-marché et le modèle républicain. Voter pour notre liste le 26 mai, c'est dire stop à Macron, envoyer à Strasbourg des députés de combat et préparer le futur de la France.
 

Edith James se présente comme étant une militante de base, intervenant pour la 3ème fois seulement en public, intéressée surtout par la transition écologique et énergétique.

Elle cite en exemples le combat du groupe des 17 députés LFI à l'Assemblée nationale pour l'urgence climatique.et celui mené par Younous Omarjee, député LFI au Parlement européen, pour interdire la pêche électrique.

Elle défend la règle verte, qui consiste à ne pas prendre à la nature plus qu'on ne peut lui restituer.
 

Emmanuel Maurel commence par évoquer le "hold-up" de Macron, le combat des Gilets jaunes, la sanction électorale le 26 mai contre Macron. Notre maître-mot, c'est la souveraineté, économique, alimentaire, diplomatique et en défense (pas l'OTAN).

Nous ne sommes pas hostiles à l'idée européenne mais nous ne voulons pas de cette Europe à côté ou contre les peuples. Nous refusons le traité de Lisbonne après le NON au référendum de 2005. Nous n'acceptons pas ce qui a été fait à la Grèce en 2015 et la réponse de Juncker, qui fait passer le respect des traités avant la démocratie.

Nous disons le contraire. Nous voulons obéir au peuple et nous sommes prêts à désobéir aux traités. Car ces traités figent dans le marbre des orientations politiques qui obligent à l'austérité budgétaire, ce qui a pour effets de fermer des hôpitaux, des coupes dans les services publics. Le principe de la concurrence libre et non faussée interdit les aides d'Etat à l'économie. La Cour de justice refuse les aides publiques au logement social pour ne pas introduire des distorsions de concurrence. Il commande de privatiser les barrages hydroélectriques comme les autoroutes, les biens communs que sont l'eau et l'énergie. Le marché libre implique la libre circulation des capitaux, non seulement au sein de l'UE mais aussi avec les pays tiers. C'est ainsi que la Chine peut acheter des terres agricoles en France, des ports, des aéroports. Les impôts sur les sociétés tendent vers zéro. Des pays comme le Luxembourg, les Pays-Bas, Malte, l'Irlande, font du dumping fiscal.

Les traités de libre-échange pour faciliter le commerce sont la religion de l'UE. Au moment du TAFTA négocié entre l'UE et les USA, même les députés européens membres de la commission du commerce (dont Emmanuel faisait partie) n'avaient pas accès aux documents de négociation. Ils l'ont obtenu dans des conditions très restrictives (fouille, salle sécurisée). Leur ténacité a permis l'interruption des négociations. Mais elles sont actuellement relancées. L'UE réintroduit le TAFTA par la fenêtre.

La logique du libre-échange est absurde (prix, coûts). Ainsi les importations de lait (19 000 km). Il faut faire l'inverse, relocaliser la production : c'est le protectionnisme solidaire. Un autre traité, le TISA, négocié en Suisse, concerne les services (eau, santé, déchets), dans le but d'introduire déréglementations et dérégulations.

Le Parlement européen a le pouvoir de refuser par le vote les traités de libre-échange. La libéralisation du fret ferroviaire a été votée par 24 voix de majorité.

Voter pour notre liste, c'est voter pour des députés qui auront la capacité de se battre, de renverser la table, de faire en sorte que les rouages tournent moins vite. Vous pouvez compter sur nous. Nous comptons sur vous.

Ensuite, les candidats ont répondu aux questions de la salle.

Cet article est le 3131 ème sur le blog MRC 53 -  le 152ème , catégorie France et Europe

Le 14 mai 2019, salle du Palindrome à Laval, de gauche à droite : Emmanuel Maurel, Christelle Hunault, Matthias Tavel et Edith James.

Le 14 mai 2019, salle du Palindrome à Laval, de gauche à droite : Emmanuel Maurel, Christelle Hunault, Matthias Tavel et Edith James.

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16 mai 2019 4 16 /05 /mai /2019 21:51

 

Nous sommes confrontés aux réticences des médias établis

 

Le moment est venu de faire le bilan de la façon dont les médias départementaux ont couvert deux évènements politiques qui concernaient directement la Gauche Républicaine et Socialiste, nouvelle formation politique au niveau national (ce parti est né à Valence le 3 février 2019) et au niveau départemental (lancement de l'équipe départementale en mai).

- Le premier était la conférence de presse, le 9 mai, à Laval, de lancement de la GRS 53.

- Le second était la réunion publique, le 14 mai à Laval, de la liste conduite par Manon Aubry et portée par La France insoumise, à laquelle la GRS est associée, en ayant plusieurs représentants sur cette liste, dont Emmanuel Maurel, député européen sortant, coprésident de la GRS, l'un des candidats présents et intervenant lors de la réunion publique.

Le service public de radio, France Bleu Mayenne, ne s'est pas déplacé, ni pour la conférence de presse, ni pour la réunion publique. Sa contribution à l'information aura été d'annoncer sur son site Internet l'existence de la GRS en Mayenne.

. Voir Le parti de la Gauche Républicaine et Socialiste s'établit en Mayenne

. Voir aussi l'article publié sur ce blog le 9 mai : La Gauche Républicaine et Socialiste existe désormais en Mayenne

La presse écrite généraliste à Laval, c'est un quotidien, Ouest-France, et un hebdomadaire, Le Courrier de la Mayenne. Ils étaient présents le 9 mai à la conférence de presse, ainsi que le journal électronique, Leglob-journal, qui se présente comme un "Journal indépendant d’informations, d’investigations, d’analyses et d’opinions en Mayenne".

- C'est Leglob-journal qui publiait le premier, dès le 10 mai, un article qui était présenté sous la forme d'un entretien avec les responsables de la GRS 53 (Guillaume Agostino, Steve Rattier et Michel Sorin). Un remarquable rendu de nos interventions. Voir La GRS : pour « un nouveau Front populaire et l’écosocialisme ». Voir aussi l'article publié le 11 mai sur ce blog : La Gauche Républicaine et Socialiste en Mayenne est dans la presse.

- Puis c'était au tour de Ouest-France le 14 mai. Voir Ouest-France s'est fait l'écho de la naissance de la GRS en Mayenne

- Et, enfin, Le Courrier de la Mayenne le 16 mai par cet article intitulé "Un nouveau parti de gauche en Mayenne". En voici le texte.

Un nouveau parti de gauche en Mayenne

"La maison socialiste n'est plus celle que nous avons connue", lancent Guillaume Agostino et Steve Rattier. Ces deux Lavallois de 32 et 34 ans sont des anciens membres du Parti socialiste. Avec trois ex-membres du PS, ils lancent une section en Mayenne de la Gauche républicaine et socialiste (GRS).

Ce parti créé par l'aile gauche du PS et le député européen Emmanuel Maurel, souhaite "rassembler la gauche. Le PS ne peut plus être le point de fixation des gauches. Nous voulons en être le pivot".

Ces "déçus" du Parti socialiste sont rejoints par le Mouvement républicain et citoyen, dont fait partie l'ex-maire de Saint-Berthevin, Michel Sorin. "La GRS souhaite une rupture avec l'Europe libérale, qui transforme notre politique nationale", indique Michel Sorin.

"La plupart des candidats aux européennes font une liste au Père Noël. Ils ne pourront pas appliquer leurs propositions parce qu'elles n'entrent pas dans le cadre de l'Europe", ajoute Guillaume Agostino.

Pour ces raisons, les membres de la GRS soutiendront la France insoumise lors des élections européennes. Emmanuel Maurel est en 6ème position sur cette liste.

L'objectif de la GRS est aussi de préparer les municipales. A Saint-Berthevin, Michel Sorin estime que sa ville est "gérée comme une entreprise sans prendre en compte le citoyen".

Contact : grs.mayenne@gmail.com ou g-r-s.fr

En ce qui concerne la réunion publique de la liste Manon Aubry avec trois candidats présents, Matthias Tavel (Sarthe), Edith James (Loire-Atlantique) et Emmanuel Maurel, les organes de presse ont boycotté l'évènement.
 

Cet article est le 3130 ème sur le blog MRC 53 - le 15ème, catégorie Partis de gauche 53 rencontres

Photo Leglob-journal. Les responsables mayennais de la GRS (de gauche à droite, Guillaume Agostino, Michel Sorin et Steve Rattier) posaient pour la presse le 9 mai 2019 à Laval

Photo Leglob-journal. Les responsables mayennais de la GRS (de gauche à droite, Guillaume Agostino, Michel Sorin et Steve Rattier) posaient pour la presse le 9 mai 2019 à Laval

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