Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
  • Contact

Texte libre

Recherche

Courriel

 

 

 

 

Articles RÉCents

15 octobre 2018 1 15 /10 /octobre /2018 21:20

 

Le projet de créer une formation politique nouvelle doit être discuté

 

La direction du Mouvement Républicain et Citoyen avait mis des points importants à l’ordre du jour du Conseil national, hier, ce qui a suscité des débats intenses. Il en est sorti les décisions rapportées ici :

Le Conseil national du MRC donne son aval aux projets de la direction

Voici l’essentiel de mon intervention, qui a consisté à donner mon point de vue sur les trois projets soumis à l’approbation des membres du CN.

J’ai commencé par commenter très brièvement la situation politique. Le président de la République, élu depuis 18 mois, pousse au maximum la société de marché mais se heurte aux résistances de la société politique. Le clivage marché - souveraineté populaire est plus que jamais d’actualité. Pas seulement en France. Cela concerne toute l’Europe.

C’était le thème du principal débat à Marseille de l’université politique de « Nos Causes Communes ». Animé par Catherine Coutard, avec les interventions de Coralie Delaume, Marie-Noëlle Lienemann et Jean-Luc Mélenchon. « La souveraineté populaire face au marché ». Un évènement politique. Des intervenants de très bon niveau lors des ateliers et tables rondes sur les trois journées des 7, 8 et 9 septembre.

Une seule déception : la table ronde sur la planète. Le forfait d’une intervenante a déséquilibré le débat. Le libre-cours des thèses écologistes anti-nucléaires n’a pas été contrebalancé par un point de vue équilibré sur la politique énergétique de l’avenir.

Cela doit nous servir de leçon sur ce point. Mais les autres débats étaient à l’image de ce que nous voulons. Continuons sur ces bases.

Concernant les élections européennes, nous bénéficions de la nouvelle stratégie de Jean-Luc Mélenchon, dont le but est d’élargir sa base électorale. On ne peut pas refuser, pour quatre raisons :

- La proposition de La France Insoumise est la seule dont nous disposons,

- C’est d’eux que nous sommes les plus proches sur la question européenne,

- Ce serait un avantage d’aller sur cette liste de La France Insoumise avec Emmanuel Maurel, qui a un bon bilan de député au parlement européen,

- Ce serait l’occasion pour que Mélenchon et la FI nous connaissent mieux et apprécient ce que nous pouvons leur apporter.

Quant à la création d’une nouvelle formation politique, c’est la demande de nos amis qui quittent la maison PS et ont besoin d’en construire une autre. Cela peut être l’occasion pour nous de fermer boutique, puisque, comme il a été dit, nous sommes sur le déclin depuis notre naissance en 2003…

Serait-ce la bonne décision ? Je ne crois pas…

- Parce que notre déclin était lié à une conjoncture défavorable,

- Parce que nous n’avons jamais pris les moyens de faire du MRC un vrai parti politique. Sous Chevènement comme depuis 2015,

- Parce que ce n’est pas rendre service à Emmanuel Maurel et à Marie-Noëlle Lienemann que de saborder ce qui reste la principale composante républicaine de la future alternative populaire, républicaine, écologiste et socialiste, pourquoi pas communiste…

La réponse que nous pourrions donner à nos amis Maurel et Lienemann, c’est de leur proposer de créer les fondements de leur nouveau parti et que nous fassions avec eux, à parité, une amorce de fédération républicaine et socialiste, qui servirait de plate-forme à la future alternative populaire.

Depuis longtemps, nous parlons de refonder la gauche républicaine, comme base du rassemblement de l’ensemble de la gauche. Enfin, nous y sommes et, par l’intermédiaire de Emmanuel Maurel, nous avons commencé une relation avec Jean-Luc Mélenchon.

Mais, attention, ne ratons pas cette occasion unique qui vient après cinquante années d’un parcours méritant. En voulant aller trop vite dans la création de cette nouvelle formation politique, ou en y allant profondément divisés.

Recherchons les moyens de nous accorder entre membres du MRC, ce qui implique des concessions de part et d’autre. Je suis prêt à apporter mon aide à ce qui permettra de nous rassembler pour faire du MRC un vrai parti de la gauche républicaine.
 

Cet article est le 3102 ème sur le blog MRC 53 - le 239ème dans la catégorie MRC national

L'heure du déjeuner, le 8 septembre 2018, à Marseille, entre les exposés et débats de l'université de rentrée de "Nos Causes Communes"

L'heure du déjeuner, le 8 septembre 2018, à Marseille, entre les exposés et débats de l'université de rentrée de "Nos Causes Communes"

Partager cet article
Repost0
14 octobre 2018 7 14 /10 /octobre /2018 21:59

 

Liste avec LFI aux européennes, club NCC, création d’un nouveau parti

 

Ce dimanche 14 octobre, à Paris, le Mouvement Républicain et Citoyen réunissait son parlement, le Conseil national, pour valider les propositions de son Bureau national.

Voir (9 octobre) : Un nouvel avenir se dessine à gauche, avec la participation du MRC

Après des débats, parfois vifs, mais de bonne tenue, pendant près de six heures, les votes ont approuvé les projets de la direction nationale, à la quasi-unanimité pour deux d’entre eux. Le 3ème, beaucoup plus discuté, à la majorité.

- Le premier projet concerne les élections européennes. La procédure est ouverte pour engager des discussions avec La France insoumise. Le secrétariat national a reçu mandat pour conclure. En cas d’accord, il pourrait y avoir une femme MRC en position éligible sur la liste présentée par LFI.

- Le deuxième projet vis à la structuration de « Nos Causes Communes » sous la forme d’une association. Cela concerne le MRC, République et Socialisme et le groupe autour de Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann.

- Le troisième projet validé par le Conseil national est la création d’une force politique nouvelle, à parité entre le MRC et le groupe Maurel-Lienemann qui a décidé de rompre avec le PS.

Le congrès aura lieu les 1er et 2 décembre 2018 à Paris. Trois motions d’orientation* et des contributions ont été enregistrées, en attente de validation le 22 octobre par le secrétariat national.

* Deux motions sont présentées par le président Jean-Luc Laurent et par le député Christian Hutin. Une troisième, présentée par Michel Sorin, veut un accord au congrès entre ces deux motions. Voir (13 octobre) : Projet de motion Sorin-Maupouet au prochain congrès MRC 2018


Cet article est le 3101 ème sur le blog MRC 53 - le 238ème dans la catégorie MRC national

Catherine Coutard, vice-présidente du MRC, animait le débat principal de l'université politique de rentrée de "Nos Cause Communes" le 9 septembre 2018 à Marseille

Catherine Coutard, vice-présidente du MRC, animait le débat principal de l'université politique de rentrée de "Nos Cause Communes" le 9 septembre 2018 à Marseille

Partager cet article
Repost0
13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 13:06

 

La gauche républicaine a besoin d’un MRC rassemblé et dynamique

 

C’était à 12h ce 13 octobre que s’achevait le temps du dépôt des contributions et motions d’orientation en vue du congrès MRC 2018. Serge Maupouet et moi-même avons déposé deux textes :

- une contribution Sorin-Maupouet au débat général, cosignée par Bruno Moschetto et Paul-Henri Pillet, membres du secrétariat national, par Jean-Pierre Lettron, membre du bureau national, par Serge Lezement, membre du conseil national et par des militants départementaux, Gérard Beillard, Roland Daligaux, Jean-Luc Delcampo, André Ducat, Alain Laurent, Ricardo Mella.

- un projet de motion Sorin-Maupouet, cosignée par Gérard Beillard (53), Jean-Luc Delcampo (17) et Ricardo Mella (17), qui sera une motion si elle signée par huit autres membres du Conseil national.

Voici ce texte, intitulé « La gauche républicaine a besoin d’un MRC rassemblé et dynamique »

Dans le cadre du Congrès 2018 du MRC, nous avons signé la contribution intitulée « Rassembler, dynamiser, continuer le MRC pour agir et peser : un impératif pour la refondation républicaine de la gauche ». D’autres signatures se sont jointes aux nôtres, montrant l’intérêt de notre démarche.

 

Mais, au vu des positionnements de la direction sortante autour de Jean-Luc Laurent d’une part, de ses opposants autour de Claude Nicolet d’autre part, nous n’apercevons pas, à l’horizon du 2 décembre, les conditions d’un rapprochement entre les deux motions, que nous considérons pourtant comme étant indispensable pour aborder au mieux les années qui viennent avec l’objectif de refonder la gauche républicaine.

 

C’est pourquoi nous demandons aux membres du Conseil national la permission de présenter cette motion au vote des adhérents. Avec nous, si huit camarades décident de cosigner le présent texte, celui-ci pourra se transformer en motion. Cela implique, bien sûr, la condition qu’ils n’aient pas signé une des deux motions déjà en place.

 

Que voulons-nous dire, qui soit différent de ce que disent les deux autres motions ?

 

Nous nous plaçons dans la perspective de créer les conditions d’une alternative républicaine de gauche aux politiques néolibérales mises en œuvre depuis les années 1990 en France. C’est dans cette perspective que notre Mouvement a clairement opté pour un ancrage à gauche lors de notre précédent congrès en juin 2015.

 

Une telle alternative républicaine de gauche n’est possible qu’en s’alliant avec celles et ceux qui veulent en finir avec le néolibéralisme, cette idéologie implacable qui met en œuvre la société de marché et la soumission du politique aux intérêts des marchés financiers.

 

Qui sont-ils celles et ceux avec qui nous pouvons nous allier ? Les plus proches, autour d’Emmanuel Maurel et de Marie-Noëlle Lienemann, viennent de décider de quitter le Parti socialiste.

Que dit Maurel (Le Monde, 12 octobre 2018) ? « Je ne doute pas un instant que nous soyons au début d’un cycle de recomposition. Il faut travailler au programme qui sera celui de l’alternative républicaine, écologiste et socialiste, qui pourra permettre de gagner en 2022 ».

 

Nous sommes d’accord, à ceci près que le rassemblement devra s’étendre à beaucoup d’autres, à commencer par les communistes, quand ils en auront fini avec leur congrès 2018.

 

Qui peut mieux que nous porter la composante républicaine de cette alternative, sous réserve que nous remplissions deux conditions :

1- que nous décidions de rassembler et dynamiser le Mouvement Républicain et Citoyen, comme nous le demandons par ailleurs dans notre contribution. Cela suppose de prendre en considération les propositions que nous portons depuis le congrès 2010, sans avoir été entendus,

2- que nous décidions ensemble d’argumenter auprès de nos amis Maurel et Lienemann en montrant qu’il serait malvenu de procéder à la création d’une nouvelle formation politique en 2019.

 

Ce n’est pas en fusionnant, de suite, deux courants politiques qui ont cheminé séparément depuis 25 ans que nous préparerons au mieux l’alternative populaire que nous appelons conjointement de nos vœux. Celles et ceux qui ont vécu depuis 25 ans sous le toit d’un PS libéral et fédéraliste (dans le rapport à l’Europe) ont certainement des différences de conception politique avec nous, qui avons adopté le logiciel républicain et souverainiste dès le traité de Maastricht.

 

Le risque serait grand qu’en agissant ainsi, nous perdions beaucoup d’adhérents du MRC, ce qui nous ferait aller à l’inverse de l’objectif de renforcer la composante républicaine de l’alternative de gauche.

Il doit y avoir une possibilité de travailler étroitement ensemble entre les deux composantes, socialiste et républicaine, sans se fondre immédiatement dans une formation nouvelle.

 

La proximité des élections européennes nous rapproche, dans la mesure où un accord est en bonne voie avec La France Insoumise, concernant les anciens membres de « L’Union & l’Espoir » et le MRC, séparément. C’est une bonne décision pour deux raisons :

- C’est la seule proposition qui nous est accessible,

- La France Insoumise est l’organisation politique la plus proche de nos positions européennes.

 

En présentant ce texte de motion, nous voulons contribuer à ce que nos camarades des deux motions existantes acceptent de débattre, dans l’intérêt de notre Mouvement mais aussi de celui du projet d’alternative de gauche auquel tient Emmanuel Maurel. Et nous voulons aboutir au congrès à un compromis le meilleur possible entre les motions en présence.

 

Nous n’abordons pas ici les grands points qui font l’armature intellectuelle de notre mouvement qui reste profondément marquée par les apports successifs depuis le lancement du CERES (Centre d’étude, de recherche et d’éducation socialiste), il y a plus de 50 ans, à l’initiative, notamment, de Jean-Pierre Chevènement et de Didier Motchane.

 

Notre attachement aux idées portées successivement, d’abord au sein de la SFIO et du Parti socialiste, par le CERES, et « Socialisme et République », puis, directement, par le Mouvement des Citoyens et le Mouvement Républicain et Citoyen depuis 1993, motive profondément notre présente initiative. Non seulement nous refusons que soit rompu le lien avec cette histoire commune, mais, plus encore, nous affirmons qu’il faut s’appuyer dessus pour relancer et conforter la composante républicaine et citoyenne de la gauche que nous voulons refonder en vue des prochaines échéances électorales.

 

Rappel articles à ce sujet :

- (9 octobre) : Un nouvel avenir se dessine à gauche, avec la participation du MRC

- (10 octobre) : Le congrès 2018 verra deux motions s'opposer sur le devenir du MRC


 

Cet article est le 3100 ème sur le blog MRC 53 - le 237ème dans la catégorie MRC national

Jean-Luc Laurent, président du MRC, et Marie-Noëlle Lienemann, le 7 septembre 2018 à Marseille

Jean-Luc Laurent, président du MRC, et Marie-Noëlle Lienemann, le 7 septembre 2018 à Marseille

Partager cet article
Repost0
10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 22:04

 

La direction sortante est face à une opposition résolue à en découdre

 

Le congrès 2015 du Mouvement Républicain et Citoyen avait été marqué par le retrait de son fondateur, Jean-Pierre Chevènement. Son successeur à la présidence du MRC depuis 2010, Jean-Luc Laurent, avait tenu à présenter son propre texte, dans lequel l’ancrage à gauche du Mouvement était clairement mise en avant.

Voir l'intervention de Michel Sorin, lors du Conseil national qui précédait le congrès 2015.

Comment se présente le congrès 2018, qui aura lieu à Paris les 1er et 2 décembre ?

La direction sortante (Jean-Luc Laurent, Catherine Coutard, Bastien Faudot) est en contact privilégié depuis un an avec les dirigeants de la sensibilité de gauche du Parti socialiste (Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann). Ceux-ci ont annoncé publiquement leur désaccord avec leurs camarades du PS sur la question européenne. Si le vote des militants sur leur texte pour les élections européennes n’est pas majoritaire (résultat connu à la fin de cette semaine), ils se résoudront à fonder un nouveau parti. Ils souhaitent le faire à parité avec le MRC, lors d’un congrès fondateur au début 2019.

Le président, la vice-présidente et le porte-parole, lors d’un séminaire de la direction du MRC, le 3 octobre, puis lors d’un bureau national, le 8 octobre, ont présenté et défendu avec conviction leur projet, qui consiste à :

- transformer « Nos Causes Communes » en association sous la forme d’un club

Voir sur le site du MRC : Après le succès des Universités de rentrée « Nos Causes Communes »

- créer une force politique nouvelle en 2019, à partir de « L’Union & l’Espoir » et le MRC, à parité,

- finaliser l’accord préparé avec La France Insoumise en vue des élections européennes.

Voir : Un nouvel avenir se dessine à gauche, avec la participation du MRC


 

Face à eux, Claude Nicolet et Christian Hutin ont annoncé qu’ils préparaient une motion. Voir Pour agir avec le MRC pour la France et la République, nous déposerons une motion lors de notre congrès.

Une confrontation se prépare lors de la prochaine réunion du Conseil national le 14 octobre.


 

Entre les sortants et les opposants, deux membres du Conseil national proposent une contribution - qui pourrait se transformer éventuellement en motion, s’il y avait dix membres du Conseil national se déclarant signataires. Voir projet de motion Sorin-Maupouet.

Les votes en Bureau national, le 8 octobre, ont été unanimes en faveur de la transformation de « Nos Causes Communes » en association-club, ainsi que sur la participation du MRC aux élections européennes sur la liste de La France Insoumise.

La création d’une nouvelle formation politique avec « L’Union & l’Espoir » sera la question débattue lors du congrès. Il serait très souhaitable qu’il y ait un compromis trouvé sur cette question au congrès car nous défendrons mieux nos idées si nous sommes unis.


 

Cet article est le 3099 ème sur le blog MRC 53 - le 236ème dans la catégorie MRC national

Débat animé par Catherine Coutard (MRC) le 9 septembre 2018 à Marseille dans le cadre de "Nos Causes Communes"

Débat animé par Catherine Coutard (MRC) le 9 septembre 2018 à Marseille dans le cadre de "Nos Causes Communes"

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 16:50

 

Le bureau MRC favorable à une alliance avec La France Insoumise

 

Avant de présenter ses nouvelles orientations au Conseil national le 14 octobre, le président du Mouvement Républicain et citoyen s’est assuré, hier soir, de l’accord du Bureau.

- Pas de difficultés pour avancer dans des rencontres à la base dans le cadre de « Nos Causes Communes » avec les partenaires de « L’union & l’Espoir » et de « République & Socialisme ».

- Accord général également pour engager le MRC sur la liste de La France Insoumise aux élections européennes.

- Le troisième point ne fait pas l’unanimité et sera débattu dans le cadre du congrès qui aura lieu à Paris les 1er et 2 décembre 2018. Il y a une majorité favorable au niveau du Bureau.

Ce 3ème point, c’est la création d’une force politique nouvelle en 2019, qui pourrait être proposée au MRC par la composante de gauche du PS, « L’Union & l’Espoir », si celle-ci venait à décider de quitter le PS. La décision sera prise très prochainement.

Rappelons que le MRC est présidé par Jean-Luc Laurent, ancien député, conseiller municipal du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne). Il est secondé par Catherine Coutard, vice-présidente, chargée des relations extérieures, conseillère municipale de Montélimar (Drôme) et par Bastien Faudot, porte-parole, conseiller départemental et municipal de Belfort (Territoire-de-Belfort). Le MRC compte deux parlementaires, Christian Hutin, député du Nord, et Sabine Van Heghe, sénatrice du Pas-de-Calais.


Cet article est le 3098 ème sur le blog MRC 53 - le 235ème dans la catégorie MRC national

Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 7 septembre 2018 à Marseille, ouvrant l'université de rentrée de "Nos Causes Communes"

Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 7 septembre 2018 à Marseille, ouvrant l'université de rentrée de "Nos Causes Communes"

Partager cet article
Repost0
7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 22:46

 

Un MRC rassemblé, condition de la refondation républicaine de la gauche

 

Serge Maupouet et Michel Sorin étaient les initiateurs des rencontres MRC Ouest à Saintes. Voir A Saintes, le 29 septembre 2018, le MRC Ouest a débattu de son avenir

Ils récidivent en proposant une contribution - pouvant se transformer en motion - dans le cadre du congrès du Mouvement Républicain et Citoyen, qui aura lieu à Paris les 1er et 2 décembre 2018.

Rassembler, dynamiser, continuer le MRC pour agir et peser : un impératif pour la refondation républicaine de la gauche

En 2003, la qualité des fondamentaux mis en œuvre par Jean-Pierre Chevènement donnait au Mouvement Républicain et Citoyen deux décennies d’avance ; les faits ont validé nombre des analyses et la pertinence de la ligne politique que le MRC porte indéfectiblement. Notre doctrine sociale et républicaine, notre objectif de Salut public, notre volonté de refondation républicaine et de reconquête par la France de la maîtrise de son destin sont en prises avec les exigences du temps présent. Les constats qui ont conduit à la nécessité de former le Mouvement des Citoyens puis le Mouvement Républicain et Citoyen restent tangibles. Seul le MRC assume pleinement le positionnement politique qui est le sien. Ce positionnement spécifique du MRC le place au cœur des recompositions politiques en cours. Les clivages politiques actuels rendent encore plus nécessaires et pertinentes l’existence et l’action du MRC en tant que parti.


Depuis sa fondation, le MRC n’a jamais organisé de Congrès aussi important que celui de 2018, les 1er et 2 décembre à Paris. Pour mener à bien une stratégie de refondation républicaine de la gauche, deux voies se dessinent.

Une voie, ouverte par la direction sortante de notre Mouvement, propose de s'inscrire dans une alliance à gauche, mais en orientant le MRC vers une existence à court terme, qui ne serait plus conçue que dans l’attente d’un congrès fondateur d’une nouvelle formation politique. Le MRC en serait de fait dévitalisé. En réaction, l’un des participants au séminaire de Direction, le 3 octobre, a déclaré s’opposer à ce que le MRC soit placé sous euthanasie, début 2019, au moment du congrès fondateur d'une telle nouvelle formation politique.

L'autre voie, que nous proposons au Congrès d'ouvrir, doit conduire à ce que la mutation du MRC, engagée depuis 2015, aboutisse à lui donner l'ensemble des caractéristiques et tous les atouts d’un parti politique de plein exercice. Le MRC aurait alors toute capacité à rechercher les rapprochements et alliances nécessaires dans le cadre de le refondation républicaine de la gauche, à participer à un rassemblement des forces progressistes et républicaines, mais en garantissant solidement son identité, sa structure et sa ligne politique. En effet, quelles garanties plus efficaces à la promotion de nos principes fondateurs et à la mise en œuvre de notre projet politique que le maintien de l'identité et de la structure du MRC en tant que parti politique à part entière ? Et ce y compris dans le cadre stratégique de rapprochements ou d'alliances politiques ? S'allier pour se renforcer : oui ! S'allier en risquant sciemment la disparition de notre ligne politique : non !

 

L’enjeu du Congrès est ainsi clairement souligné. Il s'agit de choisir la voie qui permet d'ouvrir un véritable avenir à la ligne politique que tous les militants portent en héritage.
Le projet qui a été présenté le 3 octobre par la direction comporte plusieurs volets qui correspondent à ce qui était attendu après l’Université de rentrée organisée à Marseille les 7,8 et 9 septembre, avec des membres du PS se reconnaissant de la sensibilité « L’Union & l’Espoir » animée par Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann. Le choix de La France insoumise pour engager des discussions en vue des élections européennes est cohérent avec le rapprochement opéré à Marseille. Mais
l’organisation d’un congrès fondateur d’une nouvelle formation politique dès le début de l’année 2019 pour répondre à une demande de nos partenaires de « L’Union & l’Espoir », soumet le MRC à des controverses internes qui risquent de marquer les débats du Congrès. On peut comprendre le besoin ressenti par nos partenaires – s’ils décident de quitter le parti socialiste dans les semaines qui viennent – de créer une structure de remplacement. Mais, dans la mesure où ils affirment vouloir le faire avec le MRC, il ne faut pas agir dans la précipitation. Il convient d'une part de prendre le temps de parler avec nos partenaires, de confronter nos positions et de travailler à l’établissement de convergences dans le cadre de colloques. Il convient d'autre part d'avoir en interne une communication et une attitude qui montrent aux militants qu’ils sont parties prenantes et agissantes d'un mouvement de transformation, ce qui n'est pas le cas du processus tel qu'il est engagé. Il convient enfin de prendre en compte cette évidence que le MRC existe et qu’il peut naturellement accueillir de nouveaux adhérents. Se précipiter, c’est risquer de heurter une grande partie des adhérents du MRC qui redoutent de voir se dissoudre les idées républicaines que Jean-Pierre Chevènement a portées pendant cinquante ans, d’abord à l’intérieur du Parti socialiste (CERES puis Socialisme et République), ensuite à l’extérieur à partir de 1993 (Mouvement des Citoyens puis Mouvement Républicain et Citoyen). Ce risque peut être évité en rassemblant les militants sur des modalités stratégiques largement partagées afin que le MRC sorte renforcé du Congrès. Renforcé pour mieux porter son projet politique.


Le 29 septembre, à Saintes (Charente-Maritime), les militants et responsables du MRC dans les régions de l’ouest de la France (Grande Aquitaine, Pays de la Loire, Normandie), après un débat qui a duré plus de quatre heures, se sont mis d’accord « pour le maintien, la continuation, le développement militant et de l’action du MRC, pour demander au MRC national l’organisation d’un colloque sur l’Europe (...), pour constater la nécessité de contributions thématiques nombreuses pour le Congrès (...), pour demander une formation interne renforcée et décentralisée, dont sur le positionnement concernant la monnaie européenne, pour constater à nouveau la nécessité de concilier le mouvement d’en-haut et le mouvement d’en-bas et d’assurer une animation nationale plus efficiente. » La volonté militante de maintenir et développer le MRC, outil au service d'une ligne politique base de leur engagement, s’exprime clairement et ouvre sur la voie à suivre conduisant à faire du MRC un parti politique à part entière, à réaffirmer la validité de sa ligne politique, à affermir notre confiance dans sa capacité à jouer un rôle en tant que parti acteur des recompositions politiques en cours afin de contribuer à engager la Nation vers un meilleur avenir. Des débats militants peut donc sortir la capacité propulsive nécessaire pour faire du Congrès de décembre un moment fort d'échanges conduisant au rassemblement et à la dynamisation du MRC. Afin de lui donner, et à sa ligne politique, à la fois un débouché politique efficient et une force nouvelle, en achevant sa mutation en parti politique de plein exercice.

 

Construire ensemble un MRC renforcé parce que rassemblé, dynamisé par une animation militante placée au cœur de son nouvel essor, capable de fédérer autour de ses principes et analyses au lieu de se dissoudre dans d’autres, ayant évidemment la volonté de participer à des rapprochements, des alliances, des rassemblements, lorsque c’est possible et nécessaire, mais sans jamais renoncer à porter les principes et la ligne politique qui font sa raison d’être pour ses militants, ses sympathisants et pour nos concitoyens. Rassembler, dynamiser, continuer le MRC, pour que son projet politique prenne toute sa place, joue tout son rôle dans la refondation de la gauche républicaine, c'est non seulement possible mais encore c'est indispensable.

 

Le MRC s’est donné pour mission de refonder la gauche républicaine afin de permettre le rassemblement de la gauche dans son ensemble. Ce congrès doit être le moyen de nous unir par un effort, de nous concentrer sur l’essentiel. Le projet qui est présenté par la direction n'est pas à prendre ou à laisser. Il doit être l’occasion de rechercher un compromis dynamique pour nous renforcer, et donner aux principes, aux analyses, à la ligne politique que nous assumons collectivement au MRC les meilleures conditions de réussite.


 

Cet article est le 3097 ème sur le blog MRC 53 - le 234ème dans la catégorie MRC national

Serge Maupouet et Michel Sorin, le 8 juin 2011 à Surgères (Charente-Maritime) lors de la réunion sur le thème de l'agriculture et de l'alimentation

Serge Maupouet et Michel Sorin, le 8 juin 2011 à Surgères (Charente-Maritime) lors de la réunion sur le thème de l'agriculture et de l'alimentation

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2018 2 02 /10 /octobre /2018 15:32

 

La question de la refondation républicaine de la gauche se pose maintenant

 

Ce blog existe depuis 2006. Plus de 3 000 articles ont été publiés. Il a continué d’exister après une suspension en 2014, le temps du lancement du blog de Réseau CiViQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne). Plus de 400 articles publiés sur ce blog CiViQ.

Le sens politique de ce blog est de contribuer à reconstruire la gauche en s’opposant aux politiques néolibérales que le peuple français subit depuis plus de trente ans. Les deux en même temps, selon l’expression à la mode…

Cette refondation républicaine de la gauche ne doit pas seulement se faire en haut, par les organisations politiques au niveau national, mais elle doit aussi se faire en bas, c’est-à-dire par les militants et les citoyens dans les communes et les départements. En même temps…

 

Le rythme de parution des articles est variable. Après les Titres des articles publiés en avril-mai 2018, voici les titres des articles publiés en juin, juillet et septembre 2018.

 

Titres des articles publiés en juin-juillet-août-septembre 2018 sur le blog du MRC 53

André Pflimlin décrit l'influence de la météo sur la crise laitière (30 septembre)

Alerte sanitaire lancée par le directeur général de l'alimentation DGAL (26 septembre)

Le boom du lait infantile en Chine : du rêve au cauchemar avec Synutra (25 septembre)

La politique agricole commune européenne (PAC), monument en péril (24 septembre)

En France, l'agriculture ne rémunère pas correctement ses paysans (23 septembre)

En souffrance, l'agriculture française produit plus pour gagner moins (22 septembre)

Le MRC 17 organise à Saintes une rencontre du MRC Ouest (13 septembre)

A Marseille, les gauches rassemblées par Nos Causes Communes (11 septembre)

Le MRC Manche pour un nouveau pacte départemental, agricole et rural (06 septembre)

Le MRC Ouest à Saintes le 29 septembre pour des échanges militants (06 septembre)

Nos causes communes pour l'alternative populaire dont la France a besoin (04 septembre)

Le député Christian Hutin a présidé la Commission d'enquête Lactalis (31 juillet)

Affaire Benalla-Macron : une motion de censure déposée par la gauche (30 juillet)

Le MRC, coorganisateur de l'université de rentrée à Marseille (8-9 sept) 19 juillet

Agrocarburants : la France et l'Europe sur des positions contradictoires (18 juin)

Le blocage FNSEA-JA des raffineries a été levé au bout de trois jours (16 juin)

Appel du 9 juin pour commencer à rassembler la gauche républicaine (11 juin)

Le MRC doit se ressourcer pour peser sur la refondation de la gauche (08 juin)

Publication INSEE 2018 sur les revenus et le patrimoine des ménages (06 juin)

Le MRC partie prenante de la rencontre-débat du 9 juin 2018 au Sénat (05 juin)

Cet article est le 3096 ème sur le blog MRC 53 - 81ème, cat. Titres des articles du mois précédent

Catherine Coutard (MRC) animait le débat principal de "Nos Causes Communes" le 9 septembre 2018 à Marseille

Catherine Coutard (MRC) animait le débat principal de "Nos Causes Communes" le 9 septembre 2018 à Marseille

Partager cet article
Repost0
1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 22:13

 

Au prochain congrès, il sera question de refondation de la gauche républicaine

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen se préoccupe sérieusement de l’avenir de la France et de son peuple. Il réfléchit aux moyens à prendre pour mettre fin aux politiques néolibérales qui sont mises en œuvre dans le cadre des directives européennes. La première condition est de faire cesser la division des forces de gauche, afin de rendre possible une alternative populaire.

Dans l’immédiat, le MRC planche sur la refondation de la gauche républicaine. Pour échanger sur ce point, ses responsables départementaux de l’Ouest de la France (de l’Aquitaine à la Normandie) étaient réunis à Saintes, samedi 29 septembre, à l’initiative de Serge Maupouet et de Michel Sorin, responsables MRC Limousin-Poitou-Charentes et des Pays de la Loire. Comme le 8 juillet 2017.

Voir (13 septembre 2018) : Le MRC 17 organise à Saintes une rencontre du MRC Ouest

De quatre heures de discussion, dont il sera fait un compte rendu, ont émergé cinq points qui concernent l’organisation du MRC :

"Les responsables régionaux, départementaux et militants présents du MRC Ouest, réunis ce 29 septembre 2018, prennent position :
1 – pour le maintien, la continuation, le développement militant et de l'action du MRC,
2 – demandent au MRC national l’organisation d’un colloque sur l’Europe, après le Congrès national du MRC ; un événement pour le MRC, le MRC dans l'Ouest et le débat sur l'Europe,
3 – constatent la nécessité de contributions thématiques nombreuses pour le Congrès afin de préciser, enrichir, actualiser nos positionnements ; afin d’y contribuer, le comité de coordination du MRC Ouest est réactivé ;
4 – demandent une formation interne renforcée et décentralisée, dont sur le positionnement concernant la monnaie européenne ;
5 – constatent à nouveau la nécessité de concilier le mouvement d’en-haut et le mouvement d’en-bas et d’assurer une animation nationale plus efficiente."

Cet article est le 3095 ème sur le blog MRC 53 - le 97ème catégorie MRC 53 et Pays de la Loire

Une partie des participants le 29 septembre 2018, lors de la réunion MRC Ouest à Saintes

Une partie des participants le 29 septembre 2018, lors de la réunion MRC Ouest à Saintes

Partager cet article
Repost0
30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 22:58

 

La gestion de la Commission européenne est vertement critiquée

 

André PFLIMLIN analyse la situation de la production laitière 2018 dans un texte daté du 26 septembre 2018. Il fait le point sur cette crise qu’il avait annoncée mais qui n’a pas eu lieu, en titrant « Collecte laitière européenne : de l’excédent à la «pénurie» mais toujours pas de pilote ! ».

Voir ces deux articles publiés sur le blog CiViQ les 28 et 30 septembre 2018.


 

Cet article est le 3094 ème sur le blog MRC 53 - le 453ème, catégorie AGRICULTURE et PAC

André Pflimlin, le 7 septembre 2015 à Bruxelles lors de la manifestation des éleveurs européens devant les locaux de la Commission européenne

André Pflimlin, le 7 septembre 2015 à Bruxelles lors de la manifestation des éleveurs européens devant les locaux de la Commission européenne

Partager cet article
Repost0
26 septembre 2018 3 26 /09 /septembre /2018 22:04

 

Alimentation ultra-transformée : la DGAL appelle à anticiper les risques

 

Auditionné le 10 juillet 2018 à l'Assemblée nationale par la commission d'enquête sur l'alimentation industrielle, Patrick Dehaumont a lancé l'alerte sur les risques d'une alimentation ultratransformée. Pour le directeur général de l'alimentation (DGAL) au ministère de l'Agriculture, les doutes sur l'utilisation des auxiliaires, des additifs, des composés néoformés pourraient être comparés avec la situation des produits phytosanitaires.

Voir (Agri72, 10 juillet 2018) : Patrick Dehaumont appelle à anticiper les risques pour la santé

Cette information était reprise (édition du 20 juillet 2018) par l’hebdomadaire L’avenir agricole (Pays de la Loire).

Auditionné le 10 juillet à l’Assemblée nationale par la commission d’enquête sur l’alimentation industrielle, le patron de la Direction Générale de l’Alimentation (DGAL, Ministère de l’agriculture) Patrick Dehaumont a alerté les députés sur les risques d’une alimentation ultra-transformée.
« Il y a un champ d’investigation que l’on est en train de découvrir, et il faut s’y pencher de manière sérieuse si on ne veut pas avoir des lendemains qui déchantent », prévient-il.

Déjà, en février 2018, une étude des chercheurs de l’Inserm, de l’Inra et de l’université Paris 13, suggérait, sans pouvoir l’affirmer, un lien entre la consommation d’aliments « ultra-transformés » et un sur-risque de développer un cancer. Les chercheurs avaient eux-mêmes prévenu que les résultats devaient être considérés comme une première piste d’investigation, dans l’attente d’être confirmés dans d’autres populations d’étude.

Pour Patrick Dehaumont, les doutes liés à la multiplication des produits auxiliaires (non consommés), des additifs, des composés néoformés (produits apparaissant durant la transformation comme les acrylamides) pourraient être comparés avec la situation des produits phytosanitaires. « Nous avons une production végétale qui a pu être développée en quantité et en qualité grâce à l’usage de phytos », dit-il en rappelant que ceux-ci permettent de lutter contre des organismes nuisibles pour la plante, et parfois pour l’homme.

« Aujourd’hui, on déchante car d’autres signaux sur la santé apparaissent, avec les faibles doses, les effets cocktails, les combinatoires des effets biologiques… L’étude de l’Inserm et de l’Inra le montre bien. Dans la foulée, Patrick Dehaumont prévient. « J’ai l’impression que pour les aliments ultra-transformés, on pourrait se retrouver dans la même logique ». Quid de la « multiplication des auxiliaires,des additifs, des composés néoformés, de certains effets perturbateurs endocriniens », s’interroge Patrick Dehaumont ? « Je n’ai pas la réponse mais j’ai le sentiment qu’il qu’on se préoccupe de ces questions-là ».

Qu’est-ce qu’un aliment ultra-transformé ? L’étude conduite par l’Inserm, l’Inra et l’Université Paris 13 cite notamment les pains et brioches industriels, les barres chocolatées, les biscuits apéritifs, les sodas et boissons sucrées aromatisées, les nuggets de volaille et de poisson, les soupes instantanées, les plats cuisinés congelés ou prêts à consommer, et tous produits transformés avec avec ajout de conservateurs autres que le sel. Des colorants, émulsifiants, texturants, édulcorants et d’autres additifs, sont souvent ajoutés à ces produits.

Ce 26 septembre 2018, la presse a fait état des travaux de la Commission d'enquête sur l'alimentation industrielle. Voir (Le Monde, Pascale Santi) : Un rapport sur l’alimentation

Loïc Prud'homme, président de la Commission chargée d’enquêter sur l’alimentation industrielle (qualité nutritionnelle, rôle dans l’émergence de pathologies chroniques, impact social et environnemental de sa provenance) s’est exprimé sur la radio de service public. Après six mois de travail et une quarantaine d’auditions, la commission devait voter son rapport ce 26 septembre à l’Assemblée nationale. Additifs, aliments trop sucrés, trop salés, transformés sont dans la ligne de mire de cette commission, constituée à la demande du groupe de La France Insoumise (LFI).

Le rapport présente des pistes pour une alimentation plus saine, inciter le secteur agroalimentaire à mettre moins de sel, de gras, de sucre et d’additifs dans ses produits, et éduquer les enfants à bien manger.

Dès le 6 juin 2018, sur le site Nouvelobs.com, Anne Crignon expliquait Pourquoi il faut dire halte aux aliments ultra-transformés.

Chercheur en alimentation préventive nutritionnelle à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), Anthony Fardet était invité ce mercredi à l’Assemblée dans le cadre d'une commission d’enquête dirigée par Loïc Prud’homme. Cette commission va évaluer les travaux du chercheur sur les aliments ultra-transformés et leur rôle éventuel dans la survenue de plus en plus massive de maladies graves et chroniques - obésité, diabète, certains cancers.

Les parlementaires ont découvert les travaux de ce chercheur en janvier dernier à l’occasion d'un entretien à "BibliObs", suite à la parution de son livre "Halte aux aliments ultra-transformés". Une interview vidéo mise en ligne peu après a été vue 4,6 millions de fois sur Facebook. Le signe que les aliments ultra-transformés, déversés dans nos supermarchés depuis les années 80 et plébiscités jusqu’à remplacer peu à peu l’alimentation traditionnelle, suscitent le plus vif intérêt.

Dans Halte aux aliments ultra transformés ! Mangeons vrai, Anthony Fardet détaille la classification NOVA, qui ne tient pas compte des valeurs nutritionnelles mais du degré de transformation des aliments.

Les préconisations d’Anthony Fardet dans son livre :

  •  Réviser les recommandations nutritionnelles à la population française.

  •  Abandonner l’étiquetage nutritionnel Nutri-Score, non validé scientifiquement, pour un étiquetage beaucoup plus simple et beaucoup plus efficace basé sur le degré de transformation des aliments.

  • Encourager les industriels à proposer des aliments peu transformés, avec moins d’additifs.

     

    Cet article est le 3093 ème sur le blog MRC 53 - le 76ème dans la catégorie République Parlement

Patrick Dehaumont, actuel directeur général de l'alimentation (capture image 2010)

Patrick Dehaumont, actuel directeur général de l'alimentation (capture image 2010)

Partager cet article
Repost0