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Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
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30 juillet 2018 1 30 /07 /juillet /2018 18:10

 

Derrière l’affaire Benalla, la remise en cause des institutions républicaines

 

La crise des institutions républicaines existait avant le déclenchement de l’affaire Benalla, suite aux révélations de la presse. Mais, comme l’affirmait Christian Hutin, député du Nord et vice-président du Mouvement Républicain et Citoyen, le 24 juillet 2018 : plus que la faute d'un homme, la découverte d'un système.

L’avenir dira s’il s’agit bien d’une affaire d’État, comme le pensent les groupes de gauche à l’Assemblée nationale qui se sont accordés sur le dépôt d’une motion de censure, afin de contraindre le Premier ministre à débattre de la crise politique révélée par cette affaire Benalla. Voir (Le Monde, 28 juillet 2018) : Affaire Benalla : les trois groupes de gauche déposent une motion de censure commune.

Une première depuis 2017 ! C’est une excellente nouvelle qui réjouit les citoyens qui ne veulent pas être condamnés à un deuxième quinquennat d’Emmanuel Macron et ceux qui aspirent comme le MRC à une politique alternative avec une gauche reconstruite et rassemblée. Voir Affaire Benalla : Toute la gauche est rassemblée dans une motion de censure du gouvernement

Les groupes parlementaires Nouvelle gauche, La France insoumise, Gauche Démocratique et Républicaine qui rassemblent les députés de la LFI, du PCF, du PS et DVG, et le MRC avec Christian Hutin, ont déposé une motion de censure dont voici le texte :

« Notre pays traverse une crise politique qui révèle des dysfonctionnements graves au sommet de l’État et au cœur des institutions républicaines. Les auditions des commissions parlementaires et les révélations de la presse attestent de la dérive autocratique et du sentiment d’impunité qui prévalent au plus haut sommet de l’État.

Des employés de l’Élysée, collaborateurs de la Présidence de la République, ont participé à des opérations de police le 1er mai 2018, indépendamment de la hiérarchie préfectorale et policière, en usurpant insignes et fonctions et en faisant preuve d’une violence intolérable à l’égard de citoyens.

Malgré l’illégalité de ces actes, les responsables informés n’ont pas jugé bon d’en référer au procureur de la République comme le leur impose pourtant l’article 40 du Code de procédure pénale. Il apparaît donc que plusieurs responsables au plus haut niveau de l’État ont tenté de dissimuler volontairement des faits qui auraient dû être signalés à l’autorité judiciaire. Ces faits ne peuvent laisser le Parlement indifférent, au moment où le pouvoir exécutif entend de surcroît diminuer ses capacités d’initiative, d’évaluation et de contrôle. Ces circonstances exceptionnelles soulignent combien la teneur du projet de réforme constitutionnelle défendu par la majorité n’est pas à la hauteur de la crise des institutions de la Ve République.

Ces faits interrogent les habitudes du président de la République en matière de sécurité, la pratique gouvernementale en matière d’ordre public, et plus généralement une pratique du pouvoir et des institutions. Ils fragilisent l’autorité de l’État. Ils expriment une irresponsabilité assumée du pouvoir alors que le Premier ministre, selon l’article 21 de la Constitution, assure l’exécution des lois et dirige l’action d’un Gouvernement qui comprend le ministre de l’Intérieur.

Pendant une semaine, le Premier ministre a refusé de s’exprimer devant l’Assemblée nationale, alors qu’il est responsable devant elle selon l’article 20 de la Constitution. Il a notamment décliné les sollicitations émanant des groupes parlementaires, en vertu de l’article 50-1 de la Constitution.

Enfin, cette crise au sommet de l’Etat a atteint l’Assemblée nationale au lendemain de l’intervention du Président de la République devant sa majorité. Depuis, les députés de la République en Marche ont fait obstruction au bon fonctionnement de la commission d’enquête parlementaire, mise en place grâce au volontarisme des groupes d’opposition. Cette commission d’enquête a été verrouillée de telle manière que ses travaux ne permettent pas de faire émerger la vérité.

La confiance que le peuple doit accorder au Gouvernement et dans ses institutions est donc compromise. L’Assemblée nationale doit pouvoir s’exprimer sur la responsabilité du gouvernement et lui retirer la confiance que son comportement a rompue.

Ils ont menti pour se protéger, nous avons cherché la vérité, ils ont refusé de s’expliquer, il ne nous reste plus qu’un moyen : la motion de censure que nous déposons en vertu de l’article 49-2 ».

Les signataires :

André Chassaigne, Jean-Luc Mélenchon, Valérie Rabault, Clémentine Autain, Joël Aviragnet, Ericka Bareigts, Marie-Noëlle Battistel, Huguette Bello, Ugo Bernalicis, Gisèle Biémouret, Christophe Bouillon, Jean-Louis Bricout, Moetai Brotherson, Alain Bruneel, Marie-George Buffet, Luc Carvounas, Éric Coquerel, Alexis Corbière, Alain David, Pierre Dharréville, Jean-Paul Dufrègne, Laurence Dumont, Elsa Faucillon, Olivier Faure, Caroline Fiat, Guillaume Garot, David Habib, Christian Hutin, Régis Juanico, Sébastien Jumel, Marietta Karamanli, Bastien Lachaud, Jérôme Lambert, Michel Larive, Jean-Paul Lecoq, Serge Letchimy, Josette Manin, Jean-Philippe Nilor, Danièle Obono, Mathilde Panot, George Pau-Langevin, Stéphane Peu, Christine Pires Beaune, Dominique Potier, Loïc Prud’homme, Joaquim Pueyo, François Pupponi, Adrien Quatennens, Jean-Hugues Ratenon, Muriel Ressiguier, Fabien Roussel, Sabine Rubin, François Ruffin, Hervé Saulignac, Gabriel Serville, Bénédicte Taurine, Sylvie Tolmont, Cécile Untermaier, Hélène Vainqueur-Christophe, Boris Vallaud, Michèle Victory, Hubert Wulfranc.


Cet article est le 3082 ème sur le blog MRC 53 - le 170ème catégorie Gauche France

Affaire Benalla-Macron : une motion de censure déposée par la gauche
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19 juillet 2018 4 19 /07 /juillet /2018 21:05

 

« Nos causes communes » avec la gauche républicaine

 

Après une rencontre-débat au Sénat, le 9 juin 2018, organisée avec « République et Socialisme » et « L’Union et l’Espoir » (Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann) - voir Appel du 9 juin pour commencer à rassembler la gauche républicaine - le Mouvement Républicain et Citoyen récidive en coorganisant une université de rentrée à Marseille les 7-8-9 septembre.

Voir UNIVERSITÉS DE RENTRÉE 7-8-9 Septembre 2018 à Marseille

L'élection de 2017 a eu pour effet de réaliser la fusion des libéraux de droite et de gauche ce qui a abouti à la fin du cycle d’Epinay. Il est devenu indispensable pour la gauche républicaine de réfléchir de façon ouverte pour produire des idées, provoquer le débat et contribuer au rassemblement de toutes les forces de progrès qui entendent faire vivre la souveraineté populaire, valoriser le travail et ceux qui travaillent, agir pour un nouveau modèle de développement et défendre une République émancipatrice débarrassée de ses complexes. 
C’est dans cette perspective que le Mouvement Républicain et Citoyen a coorganisé le 9 juin dernier une rencontre-débat "Gauche, année 0"  avec L'union et l'Espoir de Emmanuel MAUREL et Marie-Noëlle LIENEMANN, et République et Socialisme. Forts du succès et de l'intérêt suscités par cette initiative, nous avons décidé de mettre en place une plateforme "Nos Causes Communes" et d'organiser ensemble des universités de rentrée les vendredi 7, samedi 8 et dimanche 9 septembre 2018 au Parc des expositions Marseille-Chanot au Prado.

Il s’agira d’un week-end porté sur la réflexion concrète à propos de sujets majeurs tels que la question du travail, la souveraineté populaire ou l’impact du capitalisme sur nos ressources naturelles. 
Vous pouvez dès maintenant vous inscrire à ces universités ici

 

Egalement sur le site du MRC, voir "Résister à Donald Trump" : lettre ouverte à Emmanuel Macron

Lettre ouverte à Emmanuel Macron, le 13 juillet 2018

Extrait. La France ne peut renoncer à défendre une vision multilatérale de l’avenir du Monde. Elle doit mettre toute son énergie à résister à l’œuvre destructrice de Trump, à entraîner ses partenaires européens et bien d’autres sur cette voie. Elle ne peut se dérober à cette responsabilité et renoncer à sa place singulière dans le concert des Nations.

Elle ne peut perdre son indépendance diplomatique et politique qui plus est dans une partie du monde, le Moyen-Orient, où notre présence a été constante. A cet égard, les déclarations de M. Le Maire, courbant l’échine sous l’injure, sont inacceptables et devraient être désavouées.  
Le problème est bien plus grave qu’une simple blessure d’orgueil. Ne rien faire, c’est laisser penser que la troïka formée par l’extrême droite américaine, la droite israélienne et la monarchie saoudienne peut désormais décider de l’avenir de la région. Cela reviendrait à donner à leurs leaders un blanc-seing pour la guerre et ouvrir la voie à de nouvelles et terrifiantes déstabilisations qui ne nous épargneraient pas. 
La France doit donc changer d’attitude, parler d’une voix forte et agir en conséquence pour rallier tous ceux qui, dans le monde, souhaitent un équilibre plus juste et plus sûr. C’est ce que nous vous demandons. Alignée, la France n’est plus la France : elle perd la maîtrise de son destin.  
« Notre cher et vieux pays » ne peut trahir aujourd’hui l’héritage de générations ayant combattu pour la lui assurer. Il ne peut d’avantage renoncer au rôle particulier que lui confère son histoire, son statut international, et les valeurs qu’il incarne.

Bastien Faudot, porte-parole du MRC, conseiller départemental du Territoire de Belfort,  
Christian Hutin, député MRC du Nord, 
Emmanuel Maurel, député européen PS, 
Jean-Luc Laurent, président du MRC, ancien député-maire du Kremlin-Bicêtre, 
Marie-Noëlle Lienemann, vice-présidente PS du Sénat, 
Angèle Préville, sénatrice PS du Lot, 
Sabine Van Heghe, sénatrice MRC du Pas de Calais.
 

 

Cet article est le 3081 ème sur le blog MRC 53 - le 233ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 9 juin 2018, dans une salle du Sénat, s'exprimant au nom du MRC lors de la rencontre "Gauche, année zéro"

Bastien Faudot, le 9 juin 2018, dans une salle du Sénat, s'exprimant au nom du MRC lors de la rencontre "Gauche, année zéro"

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18 juin 2018 1 18 /06 /juin /2018 22:37

 

Les blocages de raffineries par la FNSEA et JA traduisent un profond malaise

 

Ce sujet a été abordé dans des articles précédents. Voir (CiViQ, 12 juin 2018) : La filière française des agrocarburants en souffrance et (MRC 53, 16 juin) : Le blocage FNSEA-JA des raffineries

Voir aussi (La France Agricole, 11 juin) : Blocage des raffineries : « Coup de semonce » de la FNSEA et (Ouest-France, 14 juin) : Huile de palme : les garanties de Stéphane Travert

 

Une analyse a été faite par un journaliste de Ouest-France, Patrice Moyon (12 juin 2018).

Le grand écart de la France sur les biocarburants

Après avoir encouragé la production de biocarburants, la Commission européenne est aujourd’hui au frein. En 2001, elle souhaitait arriver à un taux d’incorporation de 10 %, ramené ensuite à 7 % de carburant d’origine agricole dans le diesel et l’essence.

Pour le diesel, cette incorporation se fait avec du colza, et pour l’essence à partir de betterave et de blé. Dans un contexte marqué par l’envolée du prix du pétrole, l’objectif était triple : augmenter l’autonomie énergétique de l’Europe, s’inscrire dans une logique de développement durable et offrir de nouveaux débouchés aux agriculteurs.

« Nous avons ainsi limité notre dépendance aux importations de soja OGM pour nourrir nos animaux. La graine de colza est pressée pour faire du biodiesel et le reste de la plante est destiné aux élevages », explique Sébastien Windsor, agriculteur et vice-président de la FOP (Fédération des producteurs d’oléagineux).

16 milliards déjà investis

Après avoir intégré les nouveaux paramètres liés au climat et aux émissions de gaz à effet de serre, la Commission européenne a décidé de revoir ses objectifs pour les biocarburants de première génération. Elle voudrait réduire leur pourcentage à 3,8 % en 2030. Cette proposition fait l’objet de débats acharnés entre le Parlement, la Commission et les Etats membres.

Les producteurs de biodiesel et d’éthanol européens mettent en avant le montant des investissements réalisés dans ce secteur depuis 2003, soit 16 milliards d’euros. Pour l’industrie de l’éthanol, cette mesure menacerait 133 000 emplois en Europe.

Pour corser le tout, la filière naissante des biocarburants européens est aujourd’hui menacée par les importations d’huile de palme et de soja destinées à produire du biodiesel. Les ONG dénoncent depuis plusieurs années ce qu’elles considèrent comme un scandale. L’Indonésie a déforesté pour développer la production d’huile de palme. L’Argentine produit de son côté du soja dans des conditions désastreuses pour les sols et l’environnement.

Le Parlement européen a déjà voté contre l’importation d’huile de palme pour les biocarburants. Reste à convaincre la Commission et les Etats membres de le suivre.

La France fait de son côté le grand écart. Hier, le ministre de l’Agriculture a tout à la fois dénoncé le blocage de la raffinerie de La Mède, apporté son soutien à Total au nom d’un accord passé par le gouvernement précédent et apporté son soutien aux producteurs de colza.

Pour avoir une vue plus complète sur cette question :

- Agrocarburants : pas si verts que cela !

- Les biocarburants ou agrocarburants - Bruxelles Environnement

Cet article est le 3080 ème sur le blog MRC 53 - le 447ème, catégorie AGRICULTURE et PAC

Agrocarburants : la France et l'Europe sur des positions contradictoires
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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 22:51

 

Objectif atteint : créer un rapport de forces avec le ministre de l’agriculture

L’action syndicale conduite par les organisations majoritaires de l’agriculture, FNSEA et JA, en direction des raffineries, avait provoqué des réactions critiques, non dénuées d’ironie.

En fait, il s’agissait d’obtenir un rendez-vous avec le ministre de l’agriculture et de l’alimentation et d’améliorer le rapport de force. Voir L’Usine Nouvelle, 13 juin 2018 : La FNSEA et Jeunes Agriculteurs appellent à suspendre les blocages des raffineries
Extraits. La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et Jeunes Agriculteurs (JA) ont rencontré le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, Stéphane Travert, pour trouver un point d'entente sur l'importation d'huile de palme, mais aussi de nombreuses autres revendications. Les deux syndicats appellent désormais à suspendre les blocages des raffineries françaises.

Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, dresse la liste des avancées, déceptions et chantiers ouverts. Le point phare repose sur les "distorsions de concurrence" concernant les produits importés en France et le respect des normes. Les différents accords comme le CETA présentent "des volontés d'ouverture à d'autres pays dont les conditions de production sont différentes de celles qui nous sont imposées en France", précise Christiane Lambert.

Elle ajoute que Stéphane Travert a reconnu les distorsions qui portent principalement sur la viande, le sucre et l'éthanol. Le Ministre est prêt à réagir auprès de l'Union Européenne selon les syndicats (...).


Pour en savoir plus sur les raisons précises des organisations syndicales, voir (CiViQ, 12 juin 2018) : La filière française des agrocarburants et ses soutiens en souffrance

Voir aussi (MRC, 15 juin 2018) : La FNSEA bloque les raffineries pour obliger le gouvernement à la soutenir


Cet article est le 3079 ème sur le blog MRC 53 - le 446ème, catégorie AGRICULTURE et PAC

Le blocage FNSEA-JA des raffineries a été levé au bout de trois jours
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11 juin 2018 1 11 /06 /juin /2018 17:48

 

Une plate-forme « Nos causes communes » pour l’accueil des militants

 

La salle Médicis du Palais du Luxembourg accueillait samedi 9 juin 2018 la réunion-débat organisée par le Mouvement Républicain et Citoyen, République et Socialisme et « L’Union et l’Espoir ». Voir :

- Le MRC partie prenante de la rencontre-débat du 9 juin 2018

- Samedi 9 juin : Initiative commune "Gauche, année zéro"

A l’issue de cette rencontre fondatrice qui a occupé notre après-midi, cet appel du 9 Juin a été proclamé en conclusion des débats.

Appel du 9 juin de nos "causes communes"

Les forces de gauche et, au-delà, l’idée même de progrès, connaissent un reflux à travers le monde entier : la social-démocratie en Europe, les démocrates en Amérique du Nord, l’expérience bolivarienne en Amérique du Sud, la fin de l’illusion et la chute du bloc soviétique à l’est, les expressions socialistes et laïques dans le monde arabe, sans même parler d’un continent africain passé en un demi-siècle de la cause indépendantiste à la tutelle des marchés.

En France, cela s’est traduit par l’achèvement d’un cycle commencé avec Epinay, qui offrait à la fois une matrice au plan idéologique et un débouché politique à travers la stratégie de l’union des gauches qui a permis la victoire de 1981 et les grandes transformations qui l’ont suivie.

Après 30 années d’offensive des Libéraux, d’affaissement du débat et d’affaiblissement continu de la puissance publique, les forces progressistes sont aujourd’hui marginalisées et « éparpillées façon puzzle ». Les raisons de fond qui nous ont collectivement conduit à l’échec viennent de loin et l’inventaire des carences du mandat de François Hollande ne suffit pas à expliquer la situation actuelle.

La mondialisation n’est pas une catastrophe naturelle. Elle procède de choix délibérés, et de décisions politiques qui ont fait quatre victimes principales :

  • la souveraineté populaire, autre nom de la démocratie, aujourd’hui sous contrôle des oligarchies, de la finance et des multinationales ;

  • la planète et ses ressources, objets d’une prédation qui met en péril la biodiversité et les conditions de vie et de survie de l’humanité avec le changement climatique;

  • le travail et l’économie réelle, soumis aux exigences exorbitantes de la spéculation, de l’appropriation des richesses par une infime minorité ;

  • la laïcité face au retour en force des réflexes identitaires, encouragé par l’affaissement des nations, des valeurs universalistes et le démantèlement des solidarités.

Face à ces désordres majeurs, le vieux monde politique, auquel Emmanuel Macron a donné sa forme la plus aboutie, passe son temps à commenter les conséquences de ce grand déséquilibre (dette, crises migratoires, insécurité, précarité, pauvreté) en prenant soin de ne jamais s’attaquer aux racines du mal : l’explosion des inégalités à l’échelle mondiale.

Nous appelons nos militants et sympathisants, et au-delà, à participer à la plate-forme « Nos causes communes » pour rassembler la gauche républicaine, anti-libérale et écologique. Notre ambition consiste d’abord à réfléchir ensemble, à produire des idées, à provoquer le débat et à contribuer au rassemblement de toutes les forces de progrès qui entendent faire vivre la souveraineté populaire, valoriser le travail et ceux qui travaillent, agir pour un nouveau modèle de développement et défendre une République émancipatrice débarrassée de ses complexes.

Cette gauche a une histoire – le front populaire, le conseil national de la résistance, 1981. Elle a surtout un bel avenir si elle le décide.

Voir aussi : Colloque "Gauche année 0" : discours introductif du Président du MRC

Cet article est le 3078 ème sur le blog MRC 53 - le 169ème catégorie Gauche France

Salle Médicis du Palais du Luxembourg, débat "Gauche, année zéro", 9 juin 2018

Salle Médicis du Palais du Luxembourg, débat "Gauche, année zéro", 9 juin 2018

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8 juin 2018 5 08 /06 /juin /2018 22:12

 

Le prochain congrès, début décembre, sera nécessairement innovant

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen a commencé sa mue depuis un an. Elle s’achèvera en décembre 2018 avec son congrès. Voir ces deux articles concernant la rencontre qui aura lieu le 9 juin au Sénat, organisée sous le label de la gauche républicaine, anti-libérale et écologique, par trois composantes : le MRC, République et Socialisme, et l’Union et l’Espoir (l’une des sensibilités du PS). Avec le chapeau « gauche année zéro ».

- (31 mai 2018) : Le MRC est engagé dans une démarche de refondation de la gauche

- (5 juin 2018) : Le MRC partie prenante de la rencontre-débat du 9 juin 2018 au Sénat


 

Le congrès 2015 avait été marqué par la décision de son dirigeant historique Jean-Pierre Chevènement de quitter le Mouvement qu’il avait fondé en 2003. Ce départ était lié à un désaccord stratégique avec Jean-Luc Laurent, qui lui avait succédé à la présidence en 2010, celui-ci voulant ancrer le MRC à gauche, ce qu’il était de fait par son vécu historique. Le président d’honneur restait fidèle à sa stratégie de l’élection présidentielle en 2002, qui visait d’abord à unifier les républicains des deux rives.

Le congrès avait accordé une forte majorité (80%) à Jean-Luc Laurent face à Claude Nicolet lors du vote des délégués pour l’élection du président du Mouvement. Ce clivage s’est maintenu ces trois dernières années. La perspective d’un nouveau congrès, qui se déroulera à la fin de l’année, devrait renouveler le débat interne.

L’initiative de la rencontre du 9 juin a été approuvée très nettement par le Bureau du MRC, réuni le 25 mai. Avec la mention que cette initiative n’en excluait pas d’autres.

Le Conseil national du 10 juin va se saisir de ce débat. Il importe qu’il aille au fond des problèmes dans la clarté et le respect des diverses positions en présence. Le MRC doit débattre avec la volonté de se rassembler à l’issue des confrontations d’idées et d’orientations. C’est la condition de son efficacité future, pour ne pas parler de son existence même.
 

Cet article est le 3077 ème sur le blog MRC 53 - le 232ème dans la catégorie MRC national

Christian Hutin, député du Nord (Dunkerque), représente le MRC à l'Assemblée nationale depuis 2007.

Christian Hutin, député du Nord (Dunkerque), représente le MRC à l'Assemblée nationale depuis 2007.

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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 20:14

 

Les inégalités de patrimoine plus marquées que les inégalités de revenu

 

Le 5 juin, l'Insee a présenté à la presse sa livraison 2018 sur « Les revenus et le patrimoine des ménages ». Cette publication fait le point sur les inégalités et la pauvreté, avec un recul historique de plusieurs dizaines d'années. Il inclut quatre dossiers ainsi intitulés :

- Les très hauts revenus en 2015 : 1 % de la population perçoit 7 % des revenus et 30 % des revenus du patrimoine déclarés.
- Ce que coûte un jeune adulte à ses parents.
- Achat d’une résidence principale : entre 2004 et 2015, la crise est passée par là.
- Des
transmissions de patrimoine plus fréquentes mais de montants plus faibles en France que dans les autres grands pays de la zone euro.

Voir Les revenus et le patrimoine des ménages - Insee

Alain Gély, ancien administrateur de l’Insee, a commenté cette publication. En voici des extraits.

Selon l'Insee, les inégalités restent stables alors qu'elles ont augmenté dans la majorité des autres pays de l’Union européenne (UE). Par ailleurs, 14,2 % de la population vit sous le seuil de pauvreté monétaire, soit près de 9 millions de personnes.

De 1970 à 1990, le taux de pauvreté s’était fortement réduit sous l’effet notamment d’une meilleure situation relative des retraités. Le taux de pauvreté de ces derniers a diminué de plus de moitié grâce à l’amélioration des retraites et au minimum vieillesse. Parallèlement, la pauvreté des actifs (hors indépendants) augmente d'un tiers, en partie du fait de la hausse du chômage.

Le fait marquant concerne surtout le développement de la pauvreté des familles monoparentales, dont les membres vivent sous le seuil de pauvreté dans près d’un tiers des cas. Les différences entre catégories socioprofessionnelles se sont maintenues, même si la situation des agriculteurs exploitants, les plus touchés par la pauvreté, s’est améliorée et celle des artisans, commerçants et chefs d’entreprise, dégradée.

En 2015,
le niveau de vie médian des personnes vivant dans un ménage de France métropolitaine est de 20 300 euros, soit 1 692 euros par mois. Au total, le niveau de vie médian en 2015 est inférieur à celui de 2008.

Du point de vue de la configuration familiale, la pauvreté a changé de visage depuis 1996. Le taux de pauvreté des couples avec trois enfants ou plus a diminué de quatre points sur la période, tandis que celui des familles monoparentales (dont les personnes de référence sont le plus souvent des femmes) a crû de 5,4 points. En 2015, 2,1 millions de personnes pauvres vivent en famille monoparentale, soit 980 000 personnes de plus qu'en 1996

Il est confirmé que les inégalités de patrimoine sont beaucoup plus marquées que les inégalités de revenus. D'une part, ces inégalités de patrimoine sont globalement moins affectées par les impôts que les revenus (et cela ne va pas s'arranger au vu des mesures fiscales récemment décidées en France !). De plus, les inégalités de patrimoine contribuent puissamment à l'accentuation des inégalités de revenus, à cause des revenus de la propriété et de l'entreprise. Ces inégalités de revenus et de patrimoine se transmettent aux jeunes générations bien avant l'héritage (aide aux études puis à l'entrée dans la vie active, donations pour accéder à la propriété)

La concentration des revenus du patrimoine, et plus encore des plus-values de cessions de valeurs mobilières, indique que
la spéculation demeure une source majeure de revenus. Du moins pour les détenteurs de gros patrimoines financiers qui sont mieux informés et mieux en mesure de peser directement ou indirectement sur le cours des actions que le petit ou moyen boursicoteur. La valeur ajoutée, créée dans l'économie par le travail est ainsi détournée et captée par les grands détenteurs de capitaux.

En indiquant que les revenus de plus aisés sont très dispersés : de 106 210 euros à près de 200 fois plus,
l'Insee révèle indirectement que les plus hauts revenus (ou du moins ceux qui sont déclarés au fisc !) se situent aux alentours de 20 millions d'euros annuels par UC. C'est assez logique si on considère qu'il suffit à un « simple milliardaire » de rentabiliser son capital à hauteur de 2% pour générer un revenu de 20 millions d'euros. Et, on le sait, il existe des multimilliardaires (dès avant l'arrivée d'Emmanuel Macron à la présidence)...

L'action redistributive des collectivités publiques (impôts, cotisations et prestations sociales, auxquelles il faudrait ajouter les services publics, notamment d'éducation et de santé) limite un peu les inégalités. Jusqu'à présent du moins, en France...
Cf la publication annuelle France Portrait social qui montre notamment qu'en écornant un peu l'épargne des ménages aisés, les diverses prestations sociales permettent de tripler le revenu des plus modestes et de les porter ainsi à proximité du seuil de pauvreté.
Outre ses effets sociaux de limitation de la misère, cette redistribution contribue au maintien de la consommation et donc de l'activité, puisque ces ménages dépensent la quasi-totalité de leurs revenus.

 

Commentaires transmis précédemment par Alain Gély :

- (MRC, 27 février 2017) : Résumé de l'enquête Insee sur les conditions de logement en France

- (CiViQ, 18 déc. 2016) : Commentaires de la note de conjoncture de l'Insee - décembre 2016


 

Cet article est le 3076 ème sur le blog MRC 53 - le 145ème catégorie Travail Economie

Alain Gély, musicien (auteur-compositeur-interprète) - photo blog

Alain Gély, musicien (auteur-compositeur-interprète) - photo blog

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5 juin 2018 2 05 /06 /juin /2018 22:33

 

Le travail et la République, thèmes des deux tables rondes de l’après-midi

 

La gauche républicaine cherche la lumière. Voir Le MRC est engagé dans une démarche de refondation de la gauche.

Depuis l'élection présidentielle qui s'est traduite par l'élimination historique des partis qui se sont succédé au pouvoir pendant une trentaine d'années, le Mouvement Républicain et Citoyen a décidé d'inscrire son action pour faire émerger une alternative face au libéralisme et reconstruire la gauche.

C’est ainsi que Jean-Luc Laurent, président du Mouvement Républicain et Citoyen, a introduit son invitation à la rencontre-débat du 9 juin au Sénat.

Voir Samedi 9 juin : Initiative commune "Gauche, année zéro"

 

Introduction :

- Lucien Jallamion, secrétaire général de République et Socialisme

- Jean-Luc Laurent, président du Mouvement Républicain et Citoyen

- Marie-Noëlle Lienemann, vice-présidente PS du Sénat


1ère table ronde :

« Fin du travail, triomphe du capital ? Travail, production, redistribution »

. Animatrice : Catherine Coutard, médecin urgentiste, vice-présidente du MRC

. Intervenants : Laurent Baumel, ancien député PS d’Indre-et-Loire, David Cayla, économiste, maître de conférences à l’université d’Angers, Etienne Colin, avocat en droit du travail, Christophe Ramaux, économiste, maître de conférences à l’université Paris 1, Patrice Siard, secrétaire général adjoint de République et Socialisme

Burn-out, impacts négatifs du productivisme sur les conditions de travail et l’environnement, aliénation… Le travail a-t-il perdu toute vertu émancipatrice ? Peut-on le réhabiliter et l’humaniser ? Le droit du travail doit-il céder devant le droit à la concurrence ? Les nouvelles technologies préparent-elles une raréfaction du travail ou sa mutation ? Le travail, les salariés, ne sont-ils qu’un coût ? Peut-on orienter la production des richesses vers l’intérêt général, la couverture des besoins de la population, l’accès aux savoirs et à la culture ? Comment réorienter fondamentalement l’outil de production actuel et quels rôles doivent y jouer l’État, les services publics, les salariés, les citoyens ? Comment effectuer une autre redistribution des richesses directes et indirectes, selon quels critères ?


2ème table ronde :

« République : des paroles aux actes. Citoyenneté, souveraineté, laïcité »

. Animatrice : Martine Chantecaille, professeure de philosophie, conseillère municipale PS de La Roche-sur-Yon

. Intervenants : Gérald Andrieu, journaliste, auteur de « Le peuple de la frontière », Fatiha Boudjahlat (MRC), enseignante et auteure de « Le grand détournement », Virginie Rozière, députée européenne (Radicaux de gauche), Jérôme Sainte-Marie, politologue, président de Polling Vox

Les repères républicains sont aujourd’hui détournés quand ils ne sont pas tout simplement abandonnés. A gauche, en particulier, la laïcité, la souveraineté populaire et l’idée de Nation sont devenus suspects alors que ces concepts sont nés de la Révolution française. Comment comprendre ce grand renversement ? Comment actualiser le combat républicain au XXIème siècle ? La reconquête des classes populaires n’implique-t-elle pas d’avoir une approche enfin décomplexée de ces questions ?


Conclusion

- Béatrice Durand, secrétaire générale de République et Socialisme à Paris

- Bastien Faudot, conseiller départemental (Territoire de Belfort), porte-parole du MRC

- Emmanuel Maurel, député européen PS

 

Cet article est le 3075 ème sur le blog MRC 53 - le 168ème catégorie Gauche France

Le MRC partie prenante de la rencontre-débat du 9 juin 2018 au Sénat
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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 22:10

 

Il faut une alternative républicaine à la politique élitaire de Macron

 

Ce blog existe depuis 2006. Plus de 3 000 articles ont été publiés. Il a continué d’exister après une suspension en 2014, le temps du lancement du blog de Réseau CiViQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne). Plus de 400 articles publiés sur ce blog CiViQ.

Le sens politique de ce blog est de contribuer à reconstruire la gauche en s’opposant aux politiques néolibérales que le peuple français subit depuis plus de trente ans. Les deux en même temps, selon l’expression à la mode…

Cette refondation républicaine de la gauche ne doit pas seulement se faire en haut, par les organisations politiques au niveau national, mais elle doit aussi se faire en bas, c’est-à-dire par les militants et les citoyens dans les communes et les départements. En même temps

 

Le rythme de parution des articles est variable. Après les Titres des articles publiés en mars 2018 sur le blog du MRC 53, voici les titres des articles publiés en avril et mai 2018.

 

Titres des articles publiés en avril-mai 2018 sur le blog du MRC 53

Le MRC est engagé dans une démarche de refondation de la gauche (31 mai)

Marcel Collet, retraité mayennais, met en garde contre la loi NOTRe (29 mai)

Des manifestations populaires contre la politique Macron - 26 mai 2018 (28 mai)

Le MRC 53 s'est associé à la manifestation du 26 mai 2018 à Laval (24 mai)

Fonction publique : 22 mai 2018, jour de grèves et de manifestations (23 mai)

Face à la vision Macron, il faut un projet alternatif porté par les citoyens (13 mai)

Pour une alternative républicaine au projet élitaire de Macron 21 avril)

La libéralisation du transport ferroviaire en France : une faute politique (04 avril)


 

Cet article est le 3074 ème sur le blog MRC 53 - 80ème, cat. Titres des articles du mois précédent

Manifestation des syndicats des personnels de la fonction publique devant la préfecture de la Mayenne à Laval le 22 mai 2018

Manifestation des syndicats des personnels de la fonction publique devant la préfecture de la Mayenne à Laval le 22 mai 2018

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31 mai 2018 4 31 /05 /mai /2018 21:31

 

Le 9 juin, sera posé un acte politique fondateur de la gauche républicaine

 

« Gauche, année zéro », tel est le nom de l’initiative commune portée par trois mouvements politiques : « L’Union et l’espoir » (Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann), République et Socialisme (Lucien Jallamion, Marinette Bache), Mouvement Républicain et Citoyen (Jean-Luc Laurent, Catherine Coutard, Bastien Faudot). Avec l’objectif de faire de cette plate-forme commune un point d’appui au dialogue de l’ensemble de la gauche.


 

Lors d’une rencontre-débat, qui aura lieu samedi 9 juin 2018 après-midi au Palais du Luxembourg, sera posé l’acte politique fondateur de la gauche républicaine, anti-libérale et écologique.

Il y aura deux tables rondes successives, l’une sur le travail « Fin du travail, triomphe du capital ? », l’autre sur la République « République : des paroles aux actes ».

Ce devrait être le lancement d’un laboratoire politique d’où sortiront, espérons-le, des actions concrètes dans le sens de la refondation de la gauche.


 

Le MRC a approuvé cette proposition lors de la réunion de son bureau national le 25 mai, sans exclure d’autres initiatives, allant dans le sens du progrès, de l’égalité et de la lutte contre le néolibéralisme.


 

Rappel :

- MRC 53 : de la gauche républicaine, faire émerger une force politique

- L'Appel à la reconstruction de la gauche relayé par le MRC Charentes


 

Cet article est le 3073 ème sur le blog MRC 53 - le 231ème dans la catégorie MRC national

Les dirigeants du MRC (Jean-Luc Laurent, Catherine Coutard et Bastien Faudot, de droite à gauche sur la photo), le 17 décembre 2017

Les dirigeants du MRC (Jean-Luc Laurent, Catherine Coutard et Bastien Faudot, de droite à gauche sur la photo), le 17 décembre 2017

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