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Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
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Articles RÉCents

11 juin 2018 1 11 /06 /juin /2018 17:48

 

Une plate-forme « Nos causes communes » pour l’accueil des militants

 

La salle Médicis du Palais du Luxembourg accueillait samedi 9 juin 2018 la réunion-débat organisée par le Mouvement Républicain et Citoyen, République et Socialisme et « L’Union et l’Espoir ». Voir :

- Le MRC partie prenante de la rencontre-débat du 9 juin 2018

- Samedi 9 juin : Initiative commune "Gauche, année zéro"

A l’issue de cette rencontre fondatrice qui a occupé notre après-midi, cet appel du 9 Juin a été proclamé en conclusion des débats.

Appel du 9 juin de nos "causes communes"

Les forces de gauche et, au-delà, l’idée même de progrès, connaissent un reflux à travers le monde entier : la social-démocratie en Europe, les démocrates en Amérique du Nord, l’expérience bolivarienne en Amérique du Sud, la fin de l’illusion et la chute du bloc soviétique à l’est, les expressions socialistes et laïques dans le monde arabe, sans même parler d’un continent africain passé en un demi-siècle de la cause indépendantiste à la tutelle des marchés.

En France, cela s’est traduit par l’achèvement d’un cycle commencé avec Epinay, qui offrait à la fois une matrice au plan idéologique et un débouché politique à travers la stratégie de l’union des gauches qui a permis la victoire de 1981 et les grandes transformations qui l’ont suivie.

Après 30 années d’offensive des Libéraux, d’affaissement du débat et d’affaiblissement continu de la puissance publique, les forces progressistes sont aujourd’hui marginalisées et « éparpillées façon puzzle ». Les raisons de fond qui nous ont collectivement conduit à l’échec viennent de loin et l’inventaire des carences du mandat de François Hollande ne suffit pas à expliquer la situation actuelle.

La mondialisation n’est pas une catastrophe naturelle. Elle procède de choix délibérés, et de décisions politiques qui ont fait quatre victimes principales :

  • la souveraineté populaire, autre nom de la démocratie, aujourd’hui sous contrôle des oligarchies, de la finance et des multinationales ;

  • la planète et ses ressources, objets d’une prédation qui met en péril la biodiversité et les conditions de vie et de survie de l’humanité avec le changement climatique;

  • le travail et l’économie réelle, soumis aux exigences exorbitantes de la spéculation, de l’appropriation des richesses par une infime minorité ;

  • la laïcité face au retour en force des réflexes identitaires, encouragé par l’affaissement des nations, des valeurs universalistes et le démantèlement des solidarités.

Face à ces désordres majeurs, le vieux monde politique, auquel Emmanuel Macron a donné sa forme la plus aboutie, passe son temps à commenter les conséquences de ce grand déséquilibre (dette, crises migratoires, insécurité, précarité, pauvreté) en prenant soin de ne jamais s’attaquer aux racines du mal : l’explosion des inégalités à l’échelle mondiale.

Nous appelons nos militants et sympathisants, et au-delà, à participer à la plate-forme « Nos causes communes » pour rassembler la gauche républicaine, anti-libérale et écologique. Notre ambition consiste d’abord à réfléchir ensemble, à produire des idées, à provoquer le débat et à contribuer au rassemblement de toutes les forces de progrès qui entendent faire vivre la souveraineté populaire, valoriser le travail et ceux qui travaillent, agir pour un nouveau modèle de développement et défendre une République émancipatrice débarrassée de ses complexes.

Cette gauche a une histoire – le front populaire, le conseil national de la résistance, 1981. Elle a surtout un bel avenir si elle le décide.

Voir aussi : Colloque "Gauche année 0" : discours introductif du Président du MRC

Cet article est le 3078 ème sur le blog MRC 53 - le 169ème catégorie Gauche France

Salle Médicis du Palais du Luxembourg, débat "Gauche, année zéro", 9 juin 2018

Salle Médicis du Palais du Luxembourg, débat "Gauche, année zéro", 9 juin 2018

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8 juin 2018 5 08 /06 /juin /2018 22:12

 

Le prochain congrès, début décembre, sera nécessairement innovant

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen a commencé sa mue depuis un an. Elle s’achèvera en décembre 2018 avec son congrès. Voir ces deux articles concernant la rencontre qui aura lieu le 9 juin au Sénat, organisée sous le label de la gauche républicaine, anti-libérale et écologique, par trois composantes : le MRC, République et Socialisme, et l’Union et l’Espoir (l’une des sensibilités du PS). Avec le chapeau « gauche année zéro ».

- (31 mai 2018) : Le MRC est engagé dans une démarche de refondation de la gauche

- (5 juin 2018) : Le MRC partie prenante de la rencontre-débat du 9 juin 2018 au Sénat


 

Le congrès 2015 avait été marqué par la décision de son dirigeant historique Jean-Pierre Chevènement de quitter le Mouvement qu’il avait fondé en 2003. Ce départ était lié à un désaccord stratégique avec Jean-Luc Laurent, qui lui avait succédé à la présidence en 2010, celui-ci voulant ancrer le MRC à gauche, ce qu’il était de fait par son vécu historique. Le président d’honneur restait fidèle à sa stratégie de l’élection présidentielle en 2002, qui visait d’abord à unifier les républicains des deux rives.

Le congrès avait accordé une forte majorité (80%) à Jean-Luc Laurent face à Claude Nicolet lors du vote des délégués pour l’élection du président du Mouvement. Ce clivage s’est maintenu ces trois dernières années. La perspective d’un nouveau congrès, qui se déroulera à la fin de l’année, devrait renouveler le débat interne.

L’initiative de la rencontre du 9 juin a été approuvée très nettement par le Bureau du MRC, réuni le 25 mai. Avec la mention que cette initiative n’en excluait pas d’autres.

Le Conseil national du 10 juin va se saisir de ce débat. Il importe qu’il aille au fond des problèmes dans la clarté et le respect des diverses positions en présence. Le MRC doit débattre avec la volonté de se rassembler à l’issue des confrontations d’idées et d’orientations. C’est la condition de son efficacité future, pour ne pas parler de son existence même.
 

Cet article est le 3077 ème sur le blog MRC 53 - le 232ème dans la catégorie MRC national

Christian Hutin, député du Nord (Dunkerque), représente le MRC à l'Assemblée nationale depuis 2007.

Christian Hutin, député du Nord (Dunkerque), représente le MRC à l'Assemblée nationale depuis 2007.

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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 20:14

 

Les inégalités de patrimoine plus marquées que les inégalités de revenu

 

Le 5 juin, l'Insee a présenté à la presse sa livraison 2018 sur « Les revenus et le patrimoine des ménages ». Cette publication fait le point sur les inégalités et la pauvreté, avec un recul historique de plusieurs dizaines d'années. Il inclut quatre dossiers ainsi intitulés :

- Les très hauts revenus en 2015 : 1 % de la population perçoit 7 % des revenus et 30 % des revenus du patrimoine déclarés.
- Ce que coûte un jeune adulte à ses parents.
- Achat d’une résidence principale : entre 2004 et 2015, la crise est passée par là.
- Des
transmissions de patrimoine plus fréquentes mais de montants plus faibles en France que dans les autres grands pays de la zone euro.

Voir Les revenus et le patrimoine des ménages - Insee

Alain Gély, ancien administrateur de l’Insee, a commenté cette publication. En voici des extraits.

Selon l'Insee, les inégalités restent stables alors qu'elles ont augmenté dans la majorité des autres pays de l’Union européenne (UE). Par ailleurs, 14,2 % de la population vit sous le seuil de pauvreté monétaire, soit près de 9 millions de personnes.

De 1970 à 1990, le taux de pauvreté s’était fortement réduit sous l’effet notamment d’une meilleure situation relative des retraités. Le taux de pauvreté de ces derniers a diminué de plus de moitié grâce à l’amélioration des retraites et au minimum vieillesse. Parallèlement, la pauvreté des actifs (hors indépendants) augmente d'un tiers, en partie du fait de la hausse du chômage.

Le fait marquant concerne surtout le développement de la pauvreté des familles monoparentales, dont les membres vivent sous le seuil de pauvreté dans près d’un tiers des cas. Les différences entre catégories socioprofessionnelles se sont maintenues, même si la situation des agriculteurs exploitants, les plus touchés par la pauvreté, s’est améliorée et celle des artisans, commerçants et chefs d’entreprise, dégradée.

En 2015,
le niveau de vie médian des personnes vivant dans un ménage de France métropolitaine est de 20 300 euros, soit 1 692 euros par mois. Au total, le niveau de vie médian en 2015 est inférieur à celui de 2008.

Du point de vue de la configuration familiale, la pauvreté a changé de visage depuis 1996. Le taux de pauvreté des couples avec trois enfants ou plus a diminué de quatre points sur la période, tandis que celui des familles monoparentales (dont les personnes de référence sont le plus souvent des femmes) a crû de 5,4 points. En 2015, 2,1 millions de personnes pauvres vivent en famille monoparentale, soit 980 000 personnes de plus qu'en 1996

Il est confirmé que les inégalités de patrimoine sont beaucoup plus marquées que les inégalités de revenus. D'une part, ces inégalités de patrimoine sont globalement moins affectées par les impôts que les revenus (et cela ne va pas s'arranger au vu des mesures fiscales récemment décidées en France !). De plus, les inégalités de patrimoine contribuent puissamment à l'accentuation des inégalités de revenus, à cause des revenus de la propriété et de l'entreprise. Ces inégalités de revenus et de patrimoine se transmettent aux jeunes générations bien avant l'héritage (aide aux études puis à l'entrée dans la vie active, donations pour accéder à la propriété)

La concentration des revenus du patrimoine, et plus encore des plus-values de cessions de valeurs mobilières, indique que
la spéculation demeure une source majeure de revenus. Du moins pour les détenteurs de gros patrimoines financiers qui sont mieux informés et mieux en mesure de peser directement ou indirectement sur le cours des actions que le petit ou moyen boursicoteur. La valeur ajoutée, créée dans l'économie par le travail est ainsi détournée et captée par les grands détenteurs de capitaux.

En indiquant que les revenus de plus aisés sont très dispersés : de 106 210 euros à près de 200 fois plus,
l'Insee révèle indirectement que les plus hauts revenus (ou du moins ceux qui sont déclarés au fisc !) se situent aux alentours de 20 millions d'euros annuels par UC. C'est assez logique si on considère qu'il suffit à un « simple milliardaire » de rentabiliser son capital à hauteur de 2% pour générer un revenu de 20 millions d'euros. Et, on le sait, il existe des multimilliardaires (dès avant l'arrivée d'Emmanuel Macron à la présidence)...

L'action redistributive des collectivités publiques (impôts, cotisations et prestations sociales, auxquelles il faudrait ajouter les services publics, notamment d'éducation et de santé) limite un peu les inégalités. Jusqu'à présent du moins, en France...
Cf la publication annuelle France Portrait social qui montre notamment qu'en écornant un peu l'épargne des ménages aisés, les diverses prestations sociales permettent de tripler le revenu des plus modestes et de les porter ainsi à proximité du seuil de pauvreté.
Outre ses effets sociaux de limitation de la misère, cette redistribution contribue au maintien de la consommation et donc de l'activité, puisque ces ménages dépensent la quasi-totalité de leurs revenus.

 

Commentaires transmis précédemment par Alain Gély :

- (MRC, 27 février 2017) : Résumé de l'enquête Insee sur les conditions de logement en France

- (CiViQ, 18 déc. 2016) : Commentaires de la note de conjoncture de l'Insee - décembre 2016


 

Cet article est le 3076 ème sur le blog MRC 53 - le 145ème catégorie Travail Economie

Alain Gély, musicien (auteur-compositeur-interprète) - photo blog

Alain Gély, musicien (auteur-compositeur-interprète) - photo blog

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5 juin 2018 2 05 /06 /juin /2018 22:33

 

Le travail et la République, thèmes des deux tables rondes de l’après-midi

 

La gauche républicaine cherche la lumière. Voir Le MRC est engagé dans une démarche de refondation de la gauche.

Depuis l'élection présidentielle qui s'est traduite par l'élimination historique des partis qui se sont succédé au pouvoir pendant une trentaine d'années, le Mouvement Républicain et Citoyen a décidé d'inscrire son action pour faire émerger une alternative face au libéralisme et reconstruire la gauche.

C’est ainsi que Jean-Luc Laurent, président du Mouvement Républicain et Citoyen, a introduit son invitation à la rencontre-débat du 9 juin au Sénat.

Voir Samedi 9 juin : Initiative commune "Gauche, année zéro"

 

Introduction :

- Lucien Jallamion, secrétaire général de République et Socialisme

- Jean-Luc Laurent, président du Mouvement Républicain et Citoyen

- Marie-Noëlle Lienemann, vice-présidente PS du Sénat


1ère table ronde :

« Fin du travail, triomphe du capital ? Travail, production, redistribution »

. Animatrice : Catherine Coutard, médecin urgentiste, vice-présidente du MRC

. Intervenants : Laurent Baumel, ancien député PS d’Indre-et-Loire, David Cayla, économiste, maître de conférences à l’université d’Angers, Etienne Colin, avocat en droit du travail, Christophe Ramaux, économiste, maître de conférences à l’université Paris 1, Patrice Siard, secrétaire général adjoint de République et Socialisme

Burn-out, impacts négatifs du productivisme sur les conditions de travail et l’environnement, aliénation… Le travail a-t-il perdu toute vertu émancipatrice ? Peut-on le réhabiliter et l’humaniser ? Le droit du travail doit-il céder devant le droit à la concurrence ? Les nouvelles technologies préparent-elles une raréfaction du travail ou sa mutation ? Le travail, les salariés, ne sont-ils qu’un coût ? Peut-on orienter la production des richesses vers l’intérêt général, la couverture des besoins de la population, l’accès aux savoirs et à la culture ? Comment réorienter fondamentalement l’outil de production actuel et quels rôles doivent y jouer l’État, les services publics, les salariés, les citoyens ? Comment effectuer une autre redistribution des richesses directes et indirectes, selon quels critères ?


2ème table ronde :

« République : des paroles aux actes. Citoyenneté, souveraineté, laïcité »

. Animatrice : Martine Chantecaille, professeure de philosophie, conseillère municipale PS de La Roche-sur-Yon

. Intervenants : Gérald Andrieu, journaliste, auteur de « Le peuple de la frontière », Fatiha Boudjahlat (MRC), enseignante et auteure de « Le grand détournement », Virginie Rozière, députée européenne (Radicaux de gauche), Jérôme Sainte-Marie, politologue, président de Polling Vox

Les repères républicains sont aujourd’hui détournés quand ils ne sont pas tout simplement abandonnés. A gauche, en particulier, la laïcité, la souveraineté populaire et l’idée de Nation sont devenus suspects alors que ces concepts sont nés de la Révolution française. Comment comprendre ce grand renversement ? Comment actualiser le combat républicain au XXIème siècle ? La reconquête des classes populaires n’implique-t-elle pas d’avoir une approche enfin décomplexée de ces questions ?


Conclusion

- Béatrice Durand, secrétaire générale de République et Socialisme à Paris

- Bastien Faudot, conseiller départemental (Territoire de Belfort), porte-parole du MRC

- Emmanuel Maurel, député européen PS

 

Cet article est le 3075 ème sur le blog MRC 53 - le 168ème catégorie Gauche France

Le MRC partie prenante de la rencontre-débat du 9 juin 2018 au Sénat
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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 22:10

 

Il faut une alternative républicaine à la politique élitaire de Macron

 

Ce blog existe depuis 2006. Plus de 3 000 articles ont été publiés. Il a continué d’exister après une suspension en 2014, le temps du lancement du blog de Réseau CiViQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne). Plus de 400 articles publiés sur ce blog CiViQ.

Le sens politique de ce blog est de contribuer à reconstruire la gauche en s’opposant aux politiques néolibérales que le peuple français subit depuis plus de trente ans. Les deux en même temps, selon l’expression à la mode…

Cette refondation républicaine de la gauche ne doit pas seulement se faire en haut, par les organisations politiques au niveau national, mais elle doit aussi se faire en bas, c’est-à-dire par les militants et les citoyens dans les communes et les départements. En même temps

 

Le rythme de parution des articles est variable. Après les Titres des articles publiés en mars 2018 sur le blog du MRC 53, voici les titres des articles publiés en avril et mai 2018.

 

Titres des articles publiés en avril-mai 2018 sur le blog du MRC 53

Le MRC est engagé dans une démarche de refondation de la gauche (31 mai)

Marcel Collet, retraité mayennais, met en garde contre la loi NOTRe (29 mai)

Des manifestations populaires contre la politique Macron - 26 mai 2018 (28 mai)

Le MRC 53 s'est associé à la manifestation du 26 mai 2018 à Laval (24 mai)

Fonction publique : 22 mai 2018, jour de grèves et de manifestations (23 mai)

Face à la vision Macron, il faut un projet alternatif porté par les citoyens (13 mai)

Pour une alternative républicaine au projet élitaire de Macron 21 avril)

La libéralisation du transport ferroviaire en France : une faute politique (04 avril)


 

Cet article est le 3074 ème sur le blog MRC 53 - 80ème, cat. Titres des articles du mois précédent

Manifestation des syndicats des personnels de la fonction publique devant la préfecture de la Mayenne à Laval le 22 mai 2018

Manifestation des syndicats des personnels de la fonction publique devant la préfecture de la Mayenne à Laval le 22 mai 2018

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31 mai 2018 4 31 /05 /mai /2018 21:31

 

Le 9 juin, sera posé un acte politique fondateur de la gauche républicaine

 

« Gauche, année zéro », tel est le nom de l’initiative commune portée par trois mouvements politiques : « L’Union et l’espoir » (Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann), République et Socialisme (Lucien Jallamion, Marinette Bache), Mouvement Républicain et Citoyen (Jean-Luc Laurent, Catherine Coutard, Bastien Faudot). Avec l’objectif de faire de cette plate-forme commune un point d’appui au dialogue de l’ensemble de la gauche.


 

Lors d’une rencontre-débat, qui aura lieu samedi 9 juin 2018 après-midi au Palais du Luxembourg, sera posé l’acte politique fondateur de la gauche républicaine, anti-libérale et écologique.

Il y aura deux tables rondes successives, l’une sur le travail « Fin du travail, triomphe du capital ? », l’autre sur la République « République : des paroles aux actes ».

Ce devrait être le lancement d’un laboratoire politique d’où sortiront, espérons-le, des actions concrètes dans le sens de la refondation de la gauche.


 

Le MRC a approuvé cette proposition lors de la réunion de son bureau national le 25 mai, sans exclure d’autres initiatives, allant dans le sens du progrès, de l’égalité et de la lutte contre le néolibéralisme.


 

Rappel :

- MRC 53 : de la gauche républicaine, faire émerger une force politique

- L'Appel à la reconstruction de la gauche relayé par le MRC Charentes


 

Cet article est le 3073 ème sur le blog MRC 53 - le 231ème dans la catégorie MRC national

Les dirigeants du MRC (Jean-Luc Laurent, Catherine Coutard et Bastien Faudot, de droite à gauche sur la photo), le 17 décembre 2017

Les dirigeants du MRC (Jean-Luc Laurent, Catherine Coutard et Bastien Faudot, de droite à gauche sur la photo), le 17 décembre 2017

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29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 21:41

 

Cette loi projette la fusion des communes dans les intercommunalités


Marcel Collet, qui vit sa retraite dans une commune rurale du Nord Mayenne (53440 Marcillé-la-ville) - après avoir travaillé et résidé dans la région parisienne (il était élu dans une ville de plus de 100 000 habitants de 1977 à 1983) - continue de militer. Voir sa lettre à Bernard Thibault, publiée sur le blog du MRC 53, le 16 mai 2009 : Marcel Collet, militant syndicaliste CGT 53, interpelle son dirigeant

Le 26 mai 2018, à Laval, Marcel Collet participait à la manifestation populaire contre la politique libérale de Macron. Et il avait la loi NOTRe en ligne de mire, car elle favorise la concentration des collectivités locales. Voir loi NOTRe, loi du 7 août 2015, nouvelle organisation territoriale de la République.

L’ancien syndicaliste et élu municipal a écrit une lettre qui concerne les habitants des 240 communes mayennaises dont la population est inférieure à 5 000 habitants. Il voudrait les sensibiliser au danger que constitue cette loi pour les petites communes et ses habitants. En appui, il cite l’exemple du Loir-et-Cher, département rural qui a des points communs avec la Mayenne.

A l’initiative de Maurice Leroy, élu de droite, et avec l’appui de l’administration départementale (Etat, Conseil général), le regroupement de 105 communes (plus du tiers du département) avait été lancé en 2014. Il avait fallu l’opposition d’élus de gauche et sans étiquette, pendant plus d’une année, pour faire échouer ce projet.


Au verso de la lettre, afin de mettre en évidence le danger qui plane sur les petites communes, Marcel Collet a reproduit un article publié par Public Sénat, sous la signature de Natacha Gorwitz, le 6 février 2015). Voir Un rapport préconise la suppression des 36.000 communes

Le commissariat général à l’égalité des territoires (CGET), dans un rapport publié le 21 janvier 2015, a jeté un pavé dans la mare : il ne préconise pas moins, entre les lignes, que la dissolution à terme des 36 000 communes de France dans près d’un millier d’ ‘intercos’, qui seraient élus au suffrage universel.

Tout juste en place depuis fin mars 2014, et placé sous la tutelle du premier ministre, le CGET a été sollicité par le gouvernement en juin dernier, pour apporter son expertise sur les pistes de « rationalisation des intercommunalités », l’un des objectif du projet de loi portant sur la nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe). Dans ce texte, le gouvernement n’a eu de cesse de défendre l’élévation de 5 000 à 20 000 habitants le seuil pour les intercommunalités. Une disposition que les sénateurs ont d’ores et déjà rejetée, à une large majorité, lors de l’examen du projet de loi adopté le 27 janvier dernier.

Or, ce rapport du CGET conforte avec force la position du gouvernement puisqu’il préconise également que ce seuil de 20 000 habitants soit « considéré comme un plancher ». Derrière cette mesure, un objectif : la « mutualisation des moyens ». Cela pourrait concerner près de 14 millions d’habitants qui vivent actuellement dans des intercommunalités de moins de 20 000 habitants.

Mais le rapport va plus loin. Il suggère que le nombre total d’intercommunalités ne devrait pas être supérieur à 1000 (2108 actuellement) et encourage, par conséquent « la fusion de communes », « et surtout les créations de communes nouvelles ».

La réaction des associations d’élus locaux ne s’est pas fait attendre. Surtout qu’à terme, le rapport suggère que la clause de compétence générale des communes soit transférée aux intercommunalités, qui seraient élues au suffrage universel. Derrière « le renforcement de l’échelon intercommunal » préconisé par le rapport, les élus locaux voient le risque de la « désintégration des communes membres ».

L’Association des Maires de France (AMF) et l’Associations des Maires Ruraux de France sont montées au créneau. La première dénonce la « vision dogmatique » de « cénacles parisiens », la seconde condamne « des évolutions hors sols » qui n’obéissent qu’à un principe - « hors concentration urbaine, point de salut ».

« Aucune écoute n’a pas été portée aux associations d’élus » ni aux « maires », précise Vanik Berberian, président de l’AMRF. Ce dernier ironise sur le vocable du rapport qui privilégie la notion de « territoire vécu » à celle, apposée dans le projet de loi de « bassin de vie » pour délimiter les nouvelles intercos. L’AMF craint qu’à terme, la suppression de « la collectivité préférée des Français » ne conduise « à l’impuissance publique, lit de toutes les démagogies ». 

Cet article est le 3072 ème sur le blog MRC 53 - 59ème dans la catégorie Collectivités territoriales

Marcel Collet, le 24 juin 2010, lors de la manifestation à Laval en faveur des retraites

Marcel Collet, le 24 juin 2010, lors de la manifestation à Laval en faveur des retraites

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28 mai 2018 1 28 /05 /mai /2018 16:56

 

Face au néolibéralisme, construire une alternative populaire républicaine

Ce n’était pas une « marée populaire » - comme il avait été imprudemment avancé par certains - mais c’était un embryon de mouvement populaire organisé dans la perspective de constituer une alternative à la politique néolibérale du président de la République.

Au niveau national, une soixantaine d’organisations étaient parties prenantes des initiatives. En Mayenne, une dizaine. Voir (24 mai 2018) : Le MRC 53 s'est associé à la manifestation du 26 mai 2018 à Laval
A la suite d’un vote interne, la CGT avait accepté de prendre la responsabilité de l’organisation de ces manifestations, avec d’autres organisations syndicales (FSU et Solidaires), les partis politiques et associations étant invités à s’y joindre dans le respect des différences entre les uns et les autres.
En Mayenne, la participation populaire était canalisable... Le MRC était présent. Gérard Beillard a répondu aux questions du journaliste. Voir Ouest-France, 26 mai 2018 : Marée populaire. 300 manifestants anti-Macron à Laval

À l’appel des partis politiques, syndicats et associations de la Mayenne, tous bras dessus, bras dessous, trois cents personnes se sont mobilisées contre la politique du gouvernement, ce samedi 26 mai 2018. Puis ont défilé en centre-ville (...)

« Pour nous, cette grande première est un succès, un signe fort pour Laval et une lueur d’espoir pour l’avenir car les forces progressistes de gauche, partis, syndicats, collectifs, associations, qui pour certaines ne se parlaient plus, se sont toutes rapprochées dans des super-conditions de dialogue afin de construire ce mouvement , estime Jean-Marc Bédue, de la France insoumise.  Dans ce pays, il y a une opposition. L’idée de la mobilisation d’aujourd’hui est de la rendre visible. »

« Même si des gens ne manifestent pas, parce que ce n’est pas dans leurs habitudes, ils sont outrés, désabusés et ont peur » , selon Martine, Jean-Yves et Marie-Annick, de Génération. s Mayenne, qui défilent côte à côte. Il y avait « de la colère » et du « ras-le-bol »dans la bouche de Gérard, 64 ans, un autocollant CGT collé sur la poitrine, rencontré place du 11-Novembre, lieu de rassemblement.

Pourquoi ce Berthevinois militant MRC (Mouvement républicain et citoyen) qui touche une retraite de 1 200 € par mois est-il là ? « Parce qu’on a peur ! Tout ce qu’on a acquis après la guerre est en train de disparaître. La privatisation à tout va, ça suffit ! S’attaquer aux services publics, ça suffit ! Moi, je suis pour une Europe de marché, mais régulée, et je réclame des salaires décents pour tous. »

Cet article est le 3071 ème sur le blog MRC 53 - le 167ème catégorie Gauche France

La tête du cortège à l'entrée du Pont de l'Europe à Laval (Mayenne) lors de la manifestation populaire du 26 mai 2018.

La tête du cortège à l'entrée du Pont de l'Europe à Laval (Mayenne) lors de la manifestation populaire du 26 mai 2018.

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24 mai 2018 4 24 /05 /mai /2018 22:48

 

Se rassembler face à la politique libérale du président Macron

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen milite pour la reconstruction de la gauche sur des bases républicaines. Il prépare une alternative politique au néolibéralisme afin de répondre aux mouvements sociaux et aux aspirations des citoyens.

Dans ce cadre, il participera aux manifestations du 26 mai pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité.

Communiqué de Catherine Coutard, vice-présidente du MRC

Le modèle social français est l’outil pour que l’Égalité, valeur centrale de notre devise républicaine, s’inscrive dans la réalité. Ce modèle social a été redéfini dans ses moyens et ses objectifs par le programme du Conseil National de le Résistance. Il est au cœur de la cohésion nationale. Pourtant, notre modèle social appuyé sur des services publics, subit depuis bientôt 30 ans des réformes qui au final le font régresser alors que de nouvelles solidarités sont à inventer (4ème âge…)  et que le chômage de masse entraîne toujours plus de familles dans la pauvreté. 
Le MRC appelle à participer aux manifestations du 26 mai 2018 avec de nombreuses organisations politiques, syndicales et associatives  qui sont rassemblées contre la politique libérale d'Emmanuel Macron et de son gouvernement, et sont unies pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité. 

 

En Mayenne, le MRC 53 s’est associé aux organisations qui souhaitent participer à une manifestation à Laval (CGT, FSU, Solidaires, France Insoumise, PCF, Générations, UNLSD, ATTAC et les Verts).

Dans une situation où les résistances à la politique gouvernementale se multiplient, un collectif national regroupant syndicats, associations et mouvements politiques a lancé un appel à une marée populaire pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité.

En Mayenne, la CGT, la FSU, Solidaires, la France Insoumise, le PCF, le MRC, Générations, l’UNLSD, ATTAC et les Verts appellent l’ensemble de la population à déferler dans les rues de Laval avec leurs instruments de musique, leurs slogans, leurs pancartes, leurs banderoles…

SAMEDI 26 MAI, 10h30 place du jet d’eau et à 12h au square de Boston pour un pique-nique citoyen et solidaire.

 

Cet article est le 3070 ème sur le blog MRC 53 - le 166ème catégorie Gauche France

Manifestation des personnels de la Fonction publique à Laval le 22 mai 2018

Manifestation des personnels de la Fonction publique à Laval le 22 mai 2018

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23 mai 2018 3 23 /05 /mai /2018 22:15

 

Contre les réformes libérales et pour la reconquête des services publics

Hier, les syndicats de la fonction publique appelaient les agents à faire grève et à manifester dans la rue.

En Mayenne :

- Voir France Bleu, 22 mai : Plus de 700 personnes dans les rues de Laval pour défendre la fonction publique

- Voir aussi Ouest-France, 22 mai : Plus de 500 personnes mobilisées pour le service public à Laval

Au niveau national :

- Les syndicats avaient lancé cet appel le 15 mai :

Les 9 organisations représentatives de la Fonction publique ont été reçues par Olivier Dussopt ce jour concernant leur préavis de grève du 22 mai prochain.

Elles ont rappelé au Ministre les principales raisons de cette grève : nécessité d’un dialogue social respectueux des représentants des personnels, rejet du projet de suppression de 120 000 emplois et d’un recours accru au contrat, désaccord sur la remise en cause des CAP et CHSCT... et leur exigence de mesures permettant une réelle amélioration du pouvoir d’achat pour toutes et tous et les agent-es.

Le Ministre n’a apporté aucune réponse satisfaisante aux organisations. Cela confirme qu’il n’y a pas de véritables concertations ouvertes par le gouvernement.

Les organisations syndicales attachées à une Fonction publique rendant des services de qualité à toutes et tous les usager-es sur l’ensemble du territoire, aux valeurs et principes d’égalité, ́ de solidarité et de justice sociale, à la nécessité aussi de conforter les agent-es dans leurs rôles et dans leurs missions réaffirment la nécessité d’une forte mobilisation le 22 mai prochain.

Elles appellent toutes et tous les agent-es à être en grève et à manifester pour faire entendre leurs exigences.

- Voir aussi l’Appel de la Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics

Cet article est le 3069 ème sur le blog MRC 53 - le 42ème catégorie Services publics

Le 22 mai 2018, à Laval (Mayenne), devant la gare ferroviaire, départ de la manifestation organisée par les syndicats représentatifs du personnel de la Fonction publique

Le 22 mai 2018, à Laval (Mayenne), devant la gare ferroviaire, départ de la manifestation organisée par les syndicats représentatifs du personnel de la Fonction publique

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