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Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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25 juillet 2006 2 25 /07 /juillet /2006 16:03

Cette rencontre, à l'initiative du MRC, mettait face à face Guillaume GAROT et François GLORIA (PS) d'une part, Michel SORIN, Georges MINZIERE et un sympathisant (MRC) - tous les trois, anciens membres et responsables du PS - d'autre part.

Le PS exprimait d'abord sa surprise de constater le positionnement à gauche du MRC, le candidat Chevènement ayant fait campagne sur une position "ni droite, ni gauche" à l'élection présidentielle 2002. Pas question d'oublier. Dialoguer ? Oui.

Le MRC précisait que la position de Chevènement n'était pas "ni droite, ni gauche". En réalité, il défendait, dans le cadre de la campagne présidentielle, l'idée que la France avait besoin de se ressourcer politiquement autour des valeurs et des principes de la République, lesquels étaient au-dessus de la droite et de la gauche.

Le PS exposait ensuite son projet  pour reconstruire la gauche en Mayenne : le groupe des 53, le travail sur tous les sujets de la vie locale, une démarche collective pour réveiller les forces intelligentes de la gauche, le renouvellement des équipes, sa stratégie de rassemblement de la gauche aux élections régionales et cantonales.

Le MRC confirmait sa volonté de prendre part à la re-fondation de la gauche sur des bases républicaines, en tenant compte des aspirations populaires. Il insistait sur l'enjeu européen, qui avait été écarté du débat présidentiel, et qui ne manquerait pas d'apparaître à l'occasion du projet de "Constitution" européenne, suscitant des clivages de fond au sein du PS et de la gauche.

Un bref échange d'informations concernant l'élection dans le canton de St-Berthevin en 2004 montrait que le PS avait pris sa décision de présenter Alain Viot et ne souhaitait pas en discuter avec le MRC.

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25 juillet 2006 2 25 /07 /juillet /2006 15:22

Cette rencontre entre Yannick PELTIER et Jacques POIRIER (PCF) d'une part, Michel SORIN et Georges MINZIERE (MRC) d'autre part, à l'initiative de ceux-ci, avait pour objet d'affirmer l'existence du MRC en Mayenne et d'échanger sur les perspectives politiques départementales.

Accord sur les leçons à tirer de l'échec du 21 avril 2002 et regret de constater la vision différente des autres partis de gauche (PS, PRG, Verts) sur ce point.

Prochaines élections : cantonales (le PCF aura ses propres candidats), régionales (vers une liste commune de la gauche), européennes (vers une liste PCF).

Projet de "Constitution européenne" : déclaration commune du PCF et du MRC au niveau national le 4 décembre 2003, dont la conclusion est la suivante :

"Ce projet est inacceptable. Il constitutionnalise un modèle européen libéral que nous rejetons et il ferme la porte aux transformations démocratiques et sociales que nous appelons de nos voeux.

Nous n'acceptons pas que la Banque Centrale Européenne et le pacte de stabilité déterminent la politique économique de l'Union européenne sans contrôle politique et sans que soit pris en compte le soutien à la croissance et à l'emploi.

Ensemble, dans le respect de nos différences, nous disons non à cette "Constitution" libérale. Nous voulons l'Europe des peuples, du progrès social, de la démocratie, de la solidarité et de la paix.

 Les deux partis conviennent d'exiger un référendum et prévoient d'organiser des débats avec les citoyens sur cette question très importante.

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25 juillet 2006 2 25 /07 /juillet /2006 14:45

Communiqué du MRC 53  - 8 décembre 2003

 Le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) est désormais représenté en Mayenne par un groupe de militants réunis à l’initiative de Georges MINZIERE, Conseiller général de la Mayenne, et de Michel SORIN, Conseiller régional des Pays de la Loire.

 Ces deux élus, qui ont une bonne expérience des responsabilités publiques, ont pensé que leur action serait plus efficace si elle s’exerçait avec l’appui d’un parti politique.

 Leur choix s’est porté sur le MRC, dont les orientations sont les plus proches de leurs idées.

 Le MRC 53 sollicite une rencontre avec les responsables des partis de gauche en Mayenne afin, notamment,  de connaître leurs positions respectives sur la préparation des élections.

 Il souhaite participer au rassemblement de toute la gauche afin de créer les conditions d’une alternative politique au libéralisme.

                                                                      Michel SORIN

                                                                    Conseiller régional

 

 

Objet de la réunion du 4 décembre 2003 : projet de création MRC 53

 Exposé des motifs : l’association Citoyenneté et Vie Quotidienne (CIVIQ) a pour but de promouvoir la citoyenneté. Nous souhaitons la compléter par une structure qui puisse émettre des propositions politiques.

 

 C’est la fonction du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) qui peut faire la jonction entre les aspirations citoyennes (mouvements sociaux, associations, Forum social…) et les organisations politiques dont le rôle est de préparer un projet alternatif aux options libérales du pouvoir actuel.

Les jeunes et les milieux populaires se sont éloignés des partis de l’ex-gauche plurielle, associés à la politique du Gouvernement Jospin. Celle-ci ayant été à l’origine du grave échec du 21 avril 2002, il est vital pour la gauche de définir une nouvelle stratégie en vue des échéances électorales de 2007. En attendant, ce sont les Besancenot , Laguiller et Bové qui intéressent les forces en mouvement contre la mondialisation libérale, sans prétendre à rien d’autre qu’à jouer le rôle de contre-pouvoirs.

La majorité du PS est trop marquée par ses pratiques antérieures pour gagner la confiance des groupes altermondialistes, dont le principal est ATTAC, association citoyenne composée elle-même de nombreux mouvements associatifs et syndicaux.

La fonction du MRC est de favoriser l’émergence d’une stratégie de rassemblement de la gauche, sur la base des idées altermondialistes, ouvrant la voie d’une alternative politique au libéralisme. En effet, il ne suffit pas de préparer une alternance « essuie-glace » mais un projet prenant appui sur les attentes populaires et tenant compte des réalités du monde actuel. Le MRC a montré sa volonté de résister à la mondialisation libérale. Il lui manque sans doute de faire preuve de pédagogie et de capacité à entrer en contact avec les jeunes et les milieux populaires.

 Comment rapprocher ceux-ci de la politique ? C’est la question essentielle. Cela suppose une autre pratique de la politique, en même temps qu’une autre politique. Il faut poser le problème du travail et de la gestion du système économique et social, de la santé et de la protection sociale, de la formation, de la retraite et de l’entrée dans la vie professionnelle, des décisions européennes et  internationales, dont les conséquences se répercutent sur notre vie quotidienne.

 

 Nous en discuterons jeudi 4 décembre avant de décider.

 Georges MINZIERE                           Michel SORIN

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17 juillet 2006 1 17 /07 /juillet /2006 19:26

 

Précisions de Bernard Teper à propos de la laïcité (en clôture des débats, lors de la rencontre CIVIQ le 20 avril 2006 à Laval) :

 Le communautarisme, c’est donner des droits spécifiques à un segment du peuple. Exemple : la mairie de Lille (Martine Aubry) qui réserve des heures d’ouverture spécifiques aux femmes.

 La laïcité, c’est augmenter les libertés alors que le communautarisme les diminue, car il enferme dans des morales contraignantes.

 La laïcité est anti-cléricale mais n’est pas anti-religieuse. Exemple : elle combat le dogme qui veut imposer à une partie de la population le refus de l’IVG et de la contraception.

 

 

 

La laïcité, c’est la séparation de la sphère publique et de la sphère privée, dans la tradition de la Révolution et de la Commune de Paris.

 C’est différent de la tolérance. Exemple : être laïque, c’est être contre les signes religieux à l’école, mais aussi contre les lits privés à l’hôpital.

 La laïcité n’a rien à voir avec la croyance religieuse, mais seulement avec la prétention de la religion d’imposer ses vues.

 En URSS, la laïcité n’était pas respectée (pas de liberté de culte). La laïcité est protectrice des libertés dans la sphère privée. Contre-exemple : en Pologne, actuellement, l’Eglise fait pression pour supprimer le droit à l’avortement.

 La laïcité est la pierre angulaire du service public, alors que le partenariat public-privé a une logique contraire. Il y a un combat laïque à mener dans le domaine économique (exemple : pour la fin des lits et des consultation privés dans les hôpitaux publics).

 La laïcité contient les prémisses d’un modèle politique alternatif au libéralisme.

  

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17 juillet 2006 1 17 /07 /juillet /2006 19:11
L'intervention de Bernard TEPER, lors de la rencontre CIVIQ, le 20 avril 2006 à Laval

 

Bernard Teper présente l’UFAL, mouvement d’éducation populaire laïque et féministe.

Lui-même est membre d’ATTAC (il y représente l’UFAL) et, au sein d’ATTAC, il est membre du Conseil scientifique et coordonnateur national de la commission santé et sécurité sociale.

  

S’adressant aux jeunes qui se sont exprimés auparavant, il considère que le mouvement anti-CPE a été le plus grand mouvement de jeunesse de l’histoire de France. C’est un début de dissidence culturelle. L’union syndicale n’a fonctionné qu’en raison de l’importance de ce mouvement, dans lequel étaient engagés les enfants des responsables syndicaux.

  Que faire ? D’abord, une bonne analyse de la situation, puis proposer des pistes alternatives.

 L’analyse de la situation :

 

Le gouvernement n’est pas isolé. Il met en œuvre la même politique que celle des autres pays, celle qui est préconisée au niveau planétaire. C’est conforme à ce qu’est le capitalisme actuellement, qui exige la suppression des droits sociaux et la « marchandisation » des activités humaines. C’est différent d’il y a vingt ans.

  

Depuis 1945, nous avons observé trois phases dans le capitalisme :

 Les trente glorieuses, jusqu’en 1975,

 

La mondialisation néo-libérale et le consensus de Washington, dans les années 1980 – 90.

Le turbo-capitalisme actuel, caractérisé par :

o       la marchandisation et la privatisation de toutes les activités humaines,

o       la baisse des droits sociaux afin de réduire le coût du travail pour les employeurs (extension du CPE et CNE à tous les salariés) et de résister à la concurrence de la Chine et de l’Inde,

o       la diminution de la part des salaires et cotisations sociales dans la richesse produite chaque année. Cette baisse est environ 10% depuis les années 1970 (155 milliards € par an en moins pour le travail et autant en plus pour les revenus du capital).

A noter que le déficit annuel de la sécurité sociale est évalué à 13 M² €.

 

Dans le même temps, les besoins sociaux ne cessent d’augmenter.

Les dirigeants du monde veulent remplacer le principe de solidarité à l’œuvre dans les services publics par la charité à l’œuvre dans les services rendus par les communautés ethniques et religieuses.

  Face à l’alliance entre le néo-libéralisme et le néo-communautarisme,

 nous préconisons l’articulation entre le combat social et le combat laïque,  comme, déjà, Jean Jaurès il y a cent ans.

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 En dehors de cette réponse, il n’y a que deux modèles qui sont les deux pièces d’une même médaille : le modèle communiste soviétique et le modèle social-démocrate. L’un a failli et l’autre est entre les mains des partis social-libéraux.

 

  Pour ne pas céder au fatalisme, il reste le modèle républicain de Jaurès à actualiser,

 afin de répondre à la question : quel modèle alternatif au néo-libéralisme ?

 On nous dit : vous n’acceptez pas les délocalisations, mais que proposez-vous ?

 

 

  Avec ATTAC, nous faisons le lien entre la vie quotidienne, les délocalisations et les caractéristiques du capitalisme actuel. Nous préconisons de rompre avec le dogme du libre-échange. C’est le même problème qui s’est posé il y a cent ans pour l’éducation : il a fallu rompre avec l’Eglise.

 Il est évident qu’un même produit, s’il est fabriqué en Chine ou en Inde, coûtera beaucoup moins cher que s’il est fabriqué en France.

 

La seule solution, celle du sursaut, c’est de rompre avec les dogmes de l’adversaire : le néo-libéralisme et le libre-échange. C’est de construire l’Europe sur d’autres bases.

Est-il possible de combattre le néo-libéralisme et de maintenir l’Union européenne telle qu’elle est ? Non, il faut combattre les dogmes financiers qui sont dans les traités européens.

   

Comme dans la lutte contre le CPE, une alliance du plus grand nombre est nécessaire pour lutter contre tous les dogmes qu’on nous impose : néo-libéralisme et communautarisme d’une part, libre-échange d’autre part.

 Et proposer quoi ? La 6ème République ? Oui, c’est intéressant, en articulant luttes partielles et lutte contre les dogmes.

 

  Mais en ayant quels modèles en perspective ? Quelle organisation du service public ?

Pour re-nationaliser EDF-GDF comme avant ? Mais les bourses sont mondiales. En faire une entreprise capitaliste d’Etat ? Il faut innover.

    

Comment organiser la sécurité sociale ?

Elle a été mise en place par les ordonnances des 4 et 19 octobre 1945 sur proposition du Conseil National de la Résistance. Elle a été gérée par les représentants élus des assurés sociaux de 1945 à 1967. C’est d’ailleurs de Gaulle qui a lancé le dispositif et qui y a mis fin. C’était une structure non étatisée, avec des avancées en matière de santé.

  

 Comment les citoyens peuvent peser sur la politique énergétique française ?

 

En 1981, les dirigeants d’EDF-GDF décidaient de la politique énergétique. Les citoyens devraient avoir leur mot à dire. Quel modèle alternatif ? Il ne suffit pas de critiquer. Critiquer, oui, mais en proposant des systèmes alternatifs.

    

L’enjeu est d’articuler les luttes thématiques et le modèle alternatif.

C’est là qu’est la difficulté. Exemple : le 29 mai, le NON de gauche était uni. Nous devons rester unis, mais nous nous divisons quand il s’agit de proposer des alternatives :

·         Croissance-décroissance,

·         Nucléaire- non au nucléaire,

·         Laïcité ou non…

 

 Ayons le courage de dire : voici ce que nous proposons, débattons-en.

 S’il le faut, la décision sera prise par le suffrage universel.  Il faut s’y mettre tous, notamment les jeunes.

 

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17 juillet 2006 1 17 /07 /juillet /2006 18:36
L'intervention de Didier MINOT le 20 avril 2006, lors de la rencontre CIVIQ

Evoquant les manifestations contre le CPE, il a observé trois faits importants :

 ·         la maturité des participants et leur diversité (toutes les classes sociales et tous les âges, y compris les jeunes des banlieues),

 ·         la revendication de tous à  la dignité,

 ·         la quête d’un avenir (« dessine-moi un avenir »).

 Comment en est-on arrivé là ? Il retient quatre raisons principales :

 §         Un gouvernement au service direct du patronat.

 §         Une Europe libérale qui, depuis vingt ans, ne poursuit qu’un seul but : le libre-échange (sans développer les autres dimensions, sociale, culturelle, démocratique) avec le consentement des gouvernements en place (exemples : libéralisation des services publics et réforme des retraites, décidées par les Conseils européens de Lisbonne et de Barcelone). Les lobbies, représentation des forces économiques dominantes, sont plus puissants que le Parlement européen.

 §         Une mondialisation au service des marchés financiers, gouvernée par le droit du plus fort.

 §         Des évolutions technologiques mises au service de l’argent.

 Cela fonctionne avec l’appui de la télévision, de la publicité et des moyens de communication, qui modèlent les imaginaires et l’inconscient des gens, les préparant à accepter les atteintes aux libertés. Mais la résistance à cet asservissement est forte, comme en témoignent la multitude des actions porteuses de solidarité et d'humanité sur le terrain, et les désaveux infligés aux forces dominantes.

 Le NON du 29 mai et le retrait du CPE sont les premiers coups d’arrêt depuis dix ans à cette évolution.

Que pouvons-nous faire nous-mêmes ?

 RECit a réfléchi aux évènements de novembre 2005 - violences urbaines - dans les banlieues.

 Derrière la volonté du gouvernement de durcir l’action policière et de faire voter des lois répressives, il y a un risque grave de mise en cause des libertés publiques, voire d’un retour à la barbarie. L’observation historique des reculs démocratiques dans des pays comme l’Allemagne en 1932, l’Argentine des généraux, la Turquie du début du 20ème siècle vis-à-vis des Arméniens, le Rwanda contemporain, a conduit un auteur américain à mettre en évidence les caractéristiques communes s’appliquant à ces sociétés (Les racines du mal, Ervin Staub).

 12 critères de risque de glissement vers la barbarie, selon Staub :

 1 - des changements sociaux trop rapides, des changements dans les moeurs qui entraînaient une impression de chaos, de désordre et de désintégration d’un monde familier,

 2 - le rêve du retour à un passé plus glorieux ou plus sécurisant,

 3 - un nationalisme qui résulte d’une combinaison entre un sentiment de supériorité et un sentiment de doute sur soi-même,

 4 - une idéologie et des leaders qui répondent à un besoin de valoriser et de protéger le groupe d’appartenance traditionnel,

 5 - l’existence d’un groupe minoritaire à l’intérieur de la société, qui est dévalorisé et paraît menaçant,

 6 -  un contentieux avec le groupe minoritaire qui repose sur des bases historiques,

 7 - des divisions sociales trop importantes : richesse et pauvreté voyantes, difficultés économiques nouvelles,

 8 - une démocratie discréditée et un manque de confiance dans les institutions,

 9 - des personnes actives et militantes dans la haine et des spectateurs passifs et complices, prêts à laisser faire, 10 - un système social qui ne favorise pas l’expression et la coopération,                                                           

 11 - des événements traumatisants,

 12 - une organisation technique et administrative prête à fonctionner au service de la violence.                                       

 

    En France, le risque de basculer dans la barbarie ne peut pas être ignoré. Et nous savons que c’est au départ qu’il faut désamorcer ce type d’évolution, rendu possible par notre passivité. 

C'est pourquoi des initiatives comme CIVIQ sont importantes afin d’exercer une vigilance citoyenne, réfléchir à nos pratiques et nos aspirations, changer nos habitudes personnelles.

 Il faut mesurer la richesse davantage selon des critères de progrès humain, sachant qu’il y a des différences à la source des richesses et que des moyens doivent être pris pour favoriser les convergences au sein d’un pays ou d’un territoire.

Les valeurs communes, actuellement sous-développées, sont le long terme et l’épanouissement des personnes, la solidarité, la responsabilité et la réciprocité, la cohérence entre le dire et le faire.

 

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17 juillet 2006 1 17 /07 /juillet /2006 18:25

Bernard TEPER est l'un des deux conférenciers de la rencontre CIVIQ le 20 avril 2006 à Laval

Bernard TEPER, 58 ans, consultant en stratégie de communication, président national de l'UFAL.

Co-animateur des Etats généraux de la santé et de l'assurance-maladie (EGSAM), coordonnateur national d'ATTAC pour la santé et la sécurité sociale.

Ancien maire-adjoint d'une ville de 85000 habitants, chargé de l'Urbanisme et des travaux.

 L'UFAL : un mouvement d'éducation populaire laïque et familial, tourné vers l'action.

 

 

 :L’UFAL (Union des Familles Laïques) est une association qui rassemble dans toute la France tous ceux qui lient la nécessité du combat laïque et du combat social. Elle mène des campagnes thématiques dans différents domaines : laïcité, féminisme et laïcité, santé et protection sociale, services publics, solidarité, consommation, intégration dans la société du handicap, lutte contre les inégalités sociales, etc.

L’UFAL est membre du Collège des fondateurs d'ATTAC, adhérente à l'UNAF, travaille à engager des solidarités avec les mouvements laïques et féministes sur toute la planète.

est membre du Collège des fondateurs d'ATTAC, adhérente à l'UNAF, travaille à engager des solidarités avec les mouvements laïques et féministes sur toute la planète.

Elle est régulièrement auditionnée par les pouvoirs publics (Conférence de la famille, commissions parlementaires, etc...).

Elle est à l'initiative de la campagne pour la loi contre les signes religieux à l'école, du 15 mars 2004, lancée par une tribune dans Libération le 6 mai 2003 et d'une façon générale porte en elle dans ses actions des réponses laïques et républicaines aux questions posées par les mouvements sociaux.

 Son objectif est de constituer des équipes d'éducation populaire laïque dans toutes les sous-préfectures et préfectures de France dans les 100 départements français d'ici la fin de la décennie. C'est bien parti pour cela !

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17 juillet 2006 1 17 /07 /juillet /2006 18:08

Didier MINOT, l'un des deux conférenciers de la rencontre CIVIQ 

le 20 avril 2006 à Laval

Didier MINOT, ingénieur agronome de formation, a été chargé de mission à la DATAR de 1983 à 1996 et membre de plusieurs cabinets ministériels (agriculture, aménagement du territoire, collectivités locales) dans les années 80. Il a été responsable de l'équipe européenne de la DATAR, directeur du CRIDEL (centre de rencontres et d'initiatives pour le développement local), et de 1996 à 2003 de l'école des territoires (formation au développement local). Il est depuis 2002 président de RECIT, réseau des écoles de citoyens, membre du groupe national formation d'ATTAC et de nombreuses associations citoyennes (MRAP, GREP, etc..)  

RECit, un réseau d’acteurs et de lieux porteurs d’éducation citoyenne.

 RECit (réseau des écoles de citoyens) est né en octobre 2002 d'une prise de conscience : la transmission de la citoyenneté aux nouvelles générations ne se fait plus que très partiellement.

Une contre éducation permanente est développée par l'éducation, la publicité, la marchandisation de toutes choses. Celles-ci font l'apologie de l'intérêt individuel, de la violence et de la compétition et préparent de très graves problèmes pour l'avenir de la démocratie.

 

La question fondatrice de RECit a été : " Comment répondre aux enjeux qui nous attendent et construire un monde à finalité humaine ? Comment chacun peut-il être acteur de sa propre vie et citoyen d'un monde solidaire ? "

Après les deuxièmes rencontres de l'éducation citoyenne, en septembre dernier à Toulouse, RECit rassemble aujourd'hui 230 organisations et 150 expériences porteuses d'une démarche émancipatrice, avec une quinzaine de groupes locaux. Ces initiatives se révèlent largement convergentes dans l'esquisse d'une société plus solidaire.

RECit constitue un réseau d'échanges, de recherche et d'actions commune, largement informel, qui permet à chacun de sortir de son isolement et de se situer dans un mouvement d'ensemble.

Une réflexion transversale y est menée pour mieux mettre en accord les pratiques avec les principes d'actions et les valeurs communes.

 

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17 juillet 2006 1 17 /07 /juillet /2006 17:49

 

La laïcité, condition du VIVRE ENSEMBLE

Nous avons célébré, le 9 décembre 2005, le centenaire de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat, symbole de l’ancrage de la République au principe fondamental de la laïcité. Inscrite aujourd’hui à l’article 1 de la Constitution, la laïcité continue pourtant d’être la cible de nombreuses attaques.  

En effet, si la menace que faisait peser sur les principes laïcs le projet de traité constitutionnel européen a été écartée par le vote du 29 mai, d’autres signes appellent à la vigilance.

Ainsi l’actuel ministre de l’Intérieur a-t-il dit et écrit qu’on pouvait « faire évoluer » le texte de la loi de 1905. En réalité, on perçoit bien ses arrière-pensées : flatter le communautarisme ethnique qui fait la paire avec l’ultralibéralisme économique dans la définition du modèle de société anglo-saxon, si cher au président de l’UMP.

Mais d’autres menaces viennent de certains qui, au nom du progressisme, préfèrent prôner le droit à la différence plutôt que la laïcité.

 Loin d’être un combat d’arrière garde, la laïcité est un mode de vivre ensemble qui laisse les options spirituelles et les identités particulières dans la sphère privée en créant un espace public universel où n'existent que des citoyens libérés.

 Ainsi, garantie d’égalité, elle  assure la paix sociale et l’émancipation des citoyens.

 C’est en quoi elle est une valeur éminemment progressiste.

Progressiste, la laïcité le fut dès l’origine comme arme de lutte contre les discriminations. Héritière des Lumières, elle fut la première protection des religions minoritaires : en cantonnant le fait religieux dans la sphère privée, on garantissait l’égalité des droits.

Progressiste, la laïcité l’est aussi lorsqu’elle accompagne les luttes des femmes pour  leur émancipation : refus du voile religieux lorsqu’il est ressenti comme une oppression, défense de l’IVG comme une liberté pour la femme de disposer de son corps.

Progressiste encore, la laïcité doit parfois aider les avancées de la science : ainsi faut-il rappeler que la Procréation Médicalement Assistée, fort heureusement largement répandue en France, est toujours refusée par l’Eglise catholique. Les questions de bioéthique pourront aussi trouver certaines réponses dans les principes laïcs.

Ces principes doivent continuer de nous éclairer. En permettant aux citoyens de mettre en avant ce qu’ils ont en commun plutôt que ce qui les distingue, en favorisant l’égalité des droits plutôt que le droit à la différence, en promouvant le lien social plutôt que le repli communautaire, la laïcité est plus pertinente que jamais pour appréhender les problèmes de notre société et réunir les citoyens qui croient en leur destin commun.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 juillet 2006 1 17 /07 /juillet /2006 17:27

Résumé des propositions de Michel Sorin concernant la PAC (31 octobre 2005)

 La France est à l’origine de la PAC. Au début des années 1970, elle n’a pas su  la réformer à temps, avant qu’elle s’enlise dans la bureaucratie et l’impuissance, puis se soumette à la dérive néo-libérale des années 1990… jusqu’à échouer en 2003, défigurée et…découplée, sur les rives du Lac Léman, près du siège de l’OMC à Genève !

 Elle seule, la France, peut la remettre sur pied, en l’adaptant à notre temps et à notre monde, tout en lui insufflant une nouvelle légitimité avec des objectifs sociaux et territoriaux.

 Par sa fonction nourricière, l’agriculture n’est pas une activité comme les autres. Elle ne doit pas entrer dans les échanges commerciaux au même titre que les produits industriels.

 

 Par nature, la filière agroalimentaire touche à tout (la chaîne alimentaire et la santé publique, l’environnement et l’espace rural, l’énergie et l’industrie) et oblige à penser mondial (le commerce, les taxes et protections aux frontières, le développement des pays pauvres, l’aide alimentaire).

 En fait, depuis longtemps, diverses critiques convergent vers l’agriculture et la PAC, provenant :

 v      des paysans eux-mêmes, face aux concentrations et à l’agrandissement des exploitations.

 v      des consommateurs, face aux productions industrielles et aux risques pour la santé.

 v      de la société, face aux effets négatifs du productivisme sur l’environnement.

 v      des pays du Sud, opposés aux exportations subventionnées qui perturbent leurs marchés.

 Certes, nous devons prendre la PAC telle qu’elle est, avec ses lacunes, sa complexité, sa bureaucratie envahissante, ses inégalités flagrantes, ses aides découplées de la production (futurs droits de paiement unique, à partir de 2006), sa soumission aux marchés mondiaux…

 

   … Mais nous voulons la transformer avec l’assentiment des autres pays européens, dans le cadre des nouvelles orientations que nous préconisons pour la France et pour l’Europe.  

Notre approche, radicalement nouvelle, nécessitera une mise en œuvre échelonnée sur dix ans. Elle associera les citoyens et les élus politiques à son fonctionnement par le biais de nouvelles aides publiques, socio-territoriales, qui se substitueront progressivement aux droits à paiement unique. 

      

Afin de relier le revenu agricole au travail effectué et à la production réalisée, et de légitimer les aides publiques attribuées aux paysans en contre-partie de services qu’ils rendent à la collectivité, la PAC réorientée séparera les deux grandes fonctions des agriculteurs-paysans :

Ø       la fonction productive agricole, rémunérée par les ventes de leurs produits,

Ø       la fonction socio-territoriale, financée sur fonds publics, principalement européens.

  

La future PAC réhabilitera les trois principes fondateurs de 1962 et appliquera, en outre, le principe de souveraineté alimentaire, par lequel les pouvoirs publics d’une nation (ou de nations rassemblées) veillent à assurer les conditions optimales d’alimentation (quantité, qualité, sécurité) à leur population. Ce principe est valable autant pour les pays pauvres et en déficit alimentaire que pour l’Europe, à la fois excédentaire et gros importateur de produits agricoles.

 

De nouvelle règles seront établies en ce qui concerne l’importation et l’exportation. Des prix-seuils à l’entrée du territoire européen pour les produits agricoles de base serviront de référence au marché intérieur. Les subventions à l’exportation n’existeront qu’à titre tempora

Les pouvoirs publics français interviendront dans l’organisation et la maîtrise des productions, la garantie de revenus et la répartition de la valeur ajoutée au sein de chaque filière.

En remplacement des offices actuels (sans fonction de régulation), sera créé un office public avec des sections par filière afin de prendre en compte les interactions entre productions.

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Published by SORIN Michel - dans AGRICULTURE et PAC
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