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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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17 juillet 2006 1 17 /07 /juillet /2006 19:11
L'intervention de Bernard TEPER, lors de la rencontre CIVIQ, le 20 avril 2006 à Laval

 

Bernard Teper présente l’UFAL, mouvement d’éducation populaire laïque et féministe.

Lui-même est membre d’ATTAC (il y représente l’UFAL) et, au sein d’ATTAC, il est membre du Conseil scientifique et coordonnateur national de la commission santé et sécurité sociale.

  

S’adressant aux jeunes qui se sont exprimés auparavant, il considère que le mouvement anti-CPE a été le plus grand mouvement de jeunesse de l’histoire de France. C’est un début de dissidence culturelle. L’union syndicale n’a fonctionné qu’en raison de l’importance de ce mouvement, dans lequel étaient engagés les enfants des responsables syndicaux.

  Que faire ? D’abord, une bonne analyse de la situation, puis proposer des pistes alternatives.

 L’analyse de la situation :

 

Le gouvernement n’est pas isolé. Il met en œuvre la même politique que celle des autres pays, celle qui est préconisée au niveau planétaire. C’est conforme à ce qu’est le capitalisme actuellement, qui exige la suppression des droits sociaux et la « marchandisation » des activités humaines. C’est différent d’il y a vingt ans.

  

Depuis 1945, nous avons observé trois phases dans le capitalisme :

 Les trente glorieuses, jusqu’en 1975,

 

La mondialisation néo-libérale et le consensus de Washington, dans les années 1980 – 90.

Le turbo-capitalisme actuel, caractérisé par :

o       la marchandisation et la privatisation de toutes les activités humaines,

o       la baisse des droits sociaux afin de réduire le coût du travail pour les employeurs (extension du CPE et CNE à tous les salariés) et de résister à la concurrence de la Chine et de l’Inde,

o       la diminution de la part des salaires et cotisations sociales dans la richesse produite chaque année. Cette baisse est environ 10% depuis les années 1970 (155 milliards € par an en moins pour le travail et autant en plus pour les revenus du capital).

A noter que le déficit annuel de la sécurité sociale est évalué à 13 M² €.

 

Dans le même temps, les besoins sociaux ne cessent d’augmenter.

Les dirigeants du monde veulent remplacer le principe de solidarité à l’œuvre dans les services publics par la charité à l’œuvre dans les services rendus par les communautés ethniques et religieuses.

  Face à l’alliance entre le néo-libéralisme et le néo-communautarisme,

 nous préconisons l’articulation entre le combat social et le combat laïque,  comme, déjà, Jean Jaurès il y a cent ans.

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 En dehors de cette réponse, il n’y a que deux modèles qui sont les deux pièces d’une même médaille : le modèle communiste soviétique et le modèle social-démocrate. L’un a failli et l’autre est entre les mains des partis social-libéraux.

 

  Pour ne pas céder au fatalisme, il reste le modèle républicain de Jaurès à actualiser,

 afin de répondre à la question : quel modèle alternatif au néo-libéralisme ?

 On nous dit : vous n’acceptez pas les délocalisations, mais que proposez-vous ?

 

 

  Avec ATTAC, nous faisons le lien entre la vie quotidienne, les délocalisations et les caractéristiques du capitalisme actuel. Nous préconisons de rompre avec le dogme du libre-échange. C’est le même problème qui s’est posé il y a cent ans pour l’éducation : il a fallu rompre avec l’Eglise.

 Il est évident qu’un même produit, s’il est fabriqué en Chine ou en Inde, coûtera beaucoup moins cher que s’il est fabriqué en France.

 

La seule solution, celle du sursaut, c’est de rompre avec les dogmes de l’adversaire : le néo-libéralisme et le libre-échange. C’est de construire l’Europe sur d’autres bases.

Est-il possible de combattre le néo-libéralisme et de maintenir l’Union européenne telle qu’elle est ? Non, il faut combattre les dogmes financiers qui sont dans les traités européens.

   

Comme dans la lutte contre le CPE, une alliance du plus grand nombre est nécessaire pour lutter contre tous les dogmes qu’on nous impose : néo-libéralisme et communautarisme d’une part, libre-échange d’autre part.

 Et proposer quoi ? La 6ème République ? Oui, c’est intéressant, en articulant luttes partielles et lutte contre les dogmes.

 

  Mais en ayant quels modèles en perspective ? Quelle organisation du service public ?

Pour re-nationaliser EDF-GDF comme avant ? Mais les bourses sont mondiales. En faire une entreprise capitaliste d’Etat ? Il faut innover.

    

Comment organiser la sécurité sociale ?

Elle a été mise en place par les ordonnances des 4 et 19 octobre 1945 sur proposition du Conseil National de la Résistance. Elle a été gérée par les représentants élus des assurés sociaux de 1945 à 1967. C’est d’ailleurs de Gaulle qui a lancé le dispositif et qui y a mis fin. C’était une structure non étatisée, avec des avancées en matière de santé.

  

 Comment les citoyens peuvent peser sur la politique énergétique française ?

 

En 1981, les dirigeants d’EDF-GDF décidaient de la politique énergétique. Les citoyens devraient avoir leur mot à dire. Quel modèle alternatif ? Il ne suffit pas de critiquer. Critiquer, oui, mais en proposant des systèmes alternatifs.

    

L’enjeu est d’articuler les luttes thématiques et le modèle alternatif.

C’est là qu’est la difficulté. Exemple : le 29 mai, le NON de gauche était uni. Nous devons rester unis, mais nous nous divisons quand il s’agit de proposer des alternatives :

·         Croissance-décroissance,

·         Nucléaire- non au nucléaire,

·         Laïcité ou non…

 

 Ayons le courage de dire : voici ce que nous proposons, débattons-en.

 S’il le faut, la décision sera prise par le suffrage universel.  Il faut s’y mettre tous, notamment les jeunes.

 

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17 juillet 2006 1 17 /07 /juillet /2006 18:36
L'intervention de Didier MINOT le 20 avril 2006, lors de la rencontre CIVIQ

Evoquant les manifestations contre le CPE, il a observé trois faits importants :

 ·         la maturité des participants et leur diversité (toutes les classes sociales et tous les âges, y compris les jeunes des banlieues),

 ·         la revendication de tous à  la dignité,

 ·         la quête d’un avenir (« dessine-moi un avenir »).

 Comment en est-on arrivé là ? Il retient quatre raisons principales :

 §         Un gouvernement au service direct du patronat.

 §         Une Europe libérale qui, depuis vingt ans, ne poursuit qu’un seul but : le libre-échange (sans développer les autres dimensions, sociale, culturelle, démocratique) avec le consentement des gouvernements en place (exemples : libéralisation des services publics et réforme des retraites, décidées par les Conseils européens de Lisbonne et de Barcelone). Les lobbies, représentation des forces économiques dominantes, sont plus puissants que le Parlement européen.

 §         Une mondialisation au service des marchés financiers, gouvernée par le droit du plus fort.

 §         Des évolutions technologiques mises au service de l’argent.

 Cela fonctionne avec l’appui de la télévision, de la publicité et des moyens de communication, qui modèlent les imaginaires et l’inconscient des gens, les préparant à accepter les atteintes aux libertés. Mais la résistance à cet asservissement est forte, comme en témoignent la multitude des actions porteuses de solidarité et d'humanité sur le terrain, et les désaveux infligés aux forces dominantes.

 Le NON du 29 mai et le retrait du CPE sont les premiers coups d’arrêt depuis dix ans à cette évolution.

Que pouvons-nous faire nous-mêmes ?

 RECit a réfléchi aux évènements de novembre 2005 - violences urbaines - dans les banlieues.

 Derrière la volonté du gouvernement de durcir l’action policière et de faire voter des lois répressives, il y a un risque grave de mise en cause des libertés publiques, voire d’un retour à la barbarie. L’observation historique des reculs démocratiques dans des pays comme l’Allemagne en 1932, l’Argentine des généraux, la Turquie du début du 20ème siècle vis-à-vis des Arméniens, le Rwanda contemporain, a conduit un auteur américain à mettre en évidence les caractéristiques communes s’appliquant à ces sociétés (Les racines du mal, Ervin Staub).

 12 critères de risque de glissement vers la barbarie, selon Staub :

 1 - des changements sociaux trop rapides, des changements dans les moeurs qui entraînaient une impression de chaos, de désordre et de désintégration d’un monde familier,

 2 - le rêve du retour à un passé plus glorieux ou plus sécurisant,

 3 - un nationalisme qui résulte d’une combinaison entre un sentiment de supériorité et un sentiment de doute sur soi-même,

 4 - une idéologie et des leaders qui répondent à un besoin de valoriser et de protéger le groupe d’appartenance traditionnel,

 5 - l’existence d’un groupe minoritaire à l’intérieur de la société, qui est dévalorisé et paraît menaçant,

 6 -  un contentieux avec le groupe minoritaire qui repose sur des bases historiques,

 7 - des divisions sociales trop importantes : richesse et pauvreté voyantes, difficultés économiques nouvelles,

 8 - une démocratie discréditée et un manque de confiance dans les institutions,

 9 - des personnes actives et militantes dans la haine et des spectateurs passifs et complices, prêts à laisser faire, 10 - un système social qui ne favorise pas l’expression et la coopération,                                                           

 11 - des événements traumatisants,

 12 - une organisation technique et administrative prête à fonctionner au service de la violence.                                       

 

    En France, le risque de basculer dans la barbarie ne peut pas être ignoré. Et nous savons que c’est au départ qu’il faut désamorcer ce type d’évolution, rendu possible par notre passivité. 

C'est pourquoi des initiatives comme CIVIQ sont importantes afin d’exercer une vigilance citoyenne, réfléchir à nos pratiques et nos aspirations, changer nos habitudes personnelles.

 Il faut mesurer la richesse davantage selon des critères de progrès humain, sachant qu’il y a des différences à la source des richesses et que des moyens doivent être pris pour favoriser les convergences au sein d’un pays ou d’un territoire.

Les valeurs communes, actuellement sous-développées, sont le long terme et l’épanouissement des personnes, la solidarité, la responsabilité et la réciprocité, la cohérence entre le dire et le faire.

 

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17 juillet 2006 1 17 /07 /juillet /2006 18:25

Bernard TEPER est l'un des deux conférenciers de la rencontre CIVIQ le 20 avril 2006 à Laval

Bernard TEPER, 58 ans, consultant en stratégie de communication, président national de l'UFAL.

Co-animateur des Etats généraux de la santé et de l'assurance-maladie (EGSAM), coordonnateur national d'ATTAC pour la santé et la sécurité sociale.

Ancien maire-adjoint d'une ville de 85000 habitants, chargé de l'Urbanisme et des travaux.

 L'UFAL : un mouvement d'éducation populaire laïque et familial, tourné vers l'action.

 

 

 :L’UFAL (Union des Familles Laïques) est une association qui rassemble dans toute la France tous ceux qui lient la nécessité du combat laïque et du combat social. Elle mène des campagnes thématiques dans différents domaines : laïcité, féminisme et laïcité, santé et protection sociale, services publics, solidarité, consommation, intégration dans la société du handicap, lutte contre les inégalités sociales, etc.

L’UFAL est membre du Collège des fondateurs d'ATTAC, adhérente à l'UNAF, travaille à engager des solidarités avec les mouvements laïques et féministes sur toute la planète.

est membre du Collège des fondateurs d'ATTAC, adhérente à l'UNAF, travaille à engager des solidarités avec les mouvements laïques et féministes sur toute la planète.

Elle est régulièrement auditionnée par les pouvoirs publics (Conférence de la famille, commissions parlementaires, etc...).

Elle est à l'initiative de la campagne pour la loi contre les signes religieux à l'école, du 15 mars 2004, lancée par une tribune dans Libération le 6 mai 2003 et d'une façon générale porte en elle dans ses actions des réponses laïques et républicaines aux questions posées par les mouvements sociaux.

 Son objectif est de constituer des équipes d'éducation populaire laïque dans toutes les sous-préfectures et préfectures de France dans les 100 départements français d'ici la fin de la décennie. C'est bien parti pour cela !

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17 juillet 2006 1 17 /07 /juillet /2006 18:08

Didier MINOT, l'un des deux conférenciers de la rencontre CIVIQ 

le 20 avril 2006 à Laval

Didier MINOT, ingénieur agronome de formation, a été chargé de mission à la DATAR de 1983 à 1996 et membre de plusieurs cabinets ministériels (agriculture, aménagement du territoire, collectivités locales) dans les années 80. Il a été responsable de l'équipe européenne de la DATAR, directeur du CRIDEL (centre de rencontres et d'initiatives pour le développement local), et de 1996 à 2003 de l'école des territoires (formation au développement local). Il est depuis 2002 président de RECIT, réseau des écoles de citoyens, membre du groupe national formation d'ATTAC et de nombreuses associations citoyennes (MRAP, GREP, etc..)  

RECit, un réseau d’acteurs et de lieux porteurs d’éducation citoyenne.

 RECit (réseau des écoles de citoyens) est né en octobre 2002 d'une prise de conscience : la transmission de la citoyenneté aux nouvelles générations ne se fait plus que très partiellement.

Une contre éducation permanente est développée par l'éducation, la publicité, la marchandisation de toutes choses. Celles-ci font l'apologie de l'intérêt individuel, de la violence et de la compétition et préparent de très graves problèmes pour l'avenir de la démocratie.

 

La question fondatrice de RECit a été : " Comment répondre aux enjeux qui nous attendent et construire un monde à finalité humaine ? Comment chacun peut-il être acteur de sa propre vie et citoyen d'un monde solidaire ? "

Après les deuxièmes rencontres de l'éducation citoyenne, en septembre dernier à Toulouse, RECit rassemble aujourd'hui 230 organisations et 150 expériences porteuses d'une démarche émancipatrice, avec une quinzaine de groupes locaux. Ces initiatives se révèlent largement convergentes dans l'esquisse d'une société plus solidaire.

RECit constitue un réseau d'échanges, de recherche et d'actions commune, largement informel, qui permet à chacun de sortir de son isolement et de se situer dans un mouvement d'ensemble.

Une réflexion transversale y est menée pour mieux mettre en accord les pratiques avec les principes d'actions et les valeurs communes.

 

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17 juillet 2006 1 17 /07 /juillet /2006 17:49

 

La laïcité, condition du VIVRE ENSEMBLE

Nous avons célébré, le 9 décembre 2005, le centenaire de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat, symbole de l’ancrage de la République au principe fondamental de la laïcité. Inscrite aujourd’hui à l’article 1 de la Constitution, la laïcité continue pourtant d’être la cible de nombreuses attaques.  

En effet, si la menace que faisait peser sur les principes laïcs le projet de traité constitutionnel européen a été écartée par le vote du 29 mai, d’autres signes appellent à la vigilance.

Ainsi l’actuel ministre de l’Intérieur a-t-il dit et écrit qu’on pouvait « faire évoluer » le texte de la loi de 1905. En réalité, on perçoit bien ses arrière-pensées : flatter le communautarisme ethnique qui fait la paire avec l’ultralibéralisme économique dans la définition du modèle de société anglo-saxon, si cher au président de l’UMP.

Mais d’autres menaces viennent de certains qui, au nom du progressisme, préfèrent prôner le droit à la différence plutôt que la laïcité.

 Loin d’être un combat d’arrière garde, la laïcité est un mode de vivre ensemble qui laisse les options spirituelles et les identités particulières dans la sphère privée en créant un espace public universel où n'existent que des citoyens libérés.

 Ainsi, garantie d’égalité, elle  assure la paix sociale et l’émancipation des citoyens.

 C’est en quoi elle est une valeur éminemment progressiste.

Progressiste, la laïcité le fut dès l’origine comme arme de lutte contre les discriminations. Héritière des Lumières, elle fut la première protection des religions minoritaires : en cantonnant le fait religieux dans la sphère privée, on garantissait l’égalité des droits.

Progressiste, la laïcité l’est aussi lorsqu’elle accompagne les luttes des femmes pour  leur émancipation : refus du voile religieux lorsqu’il est ressenti comme une oppression, défense de l’IVG comme une liberté pour la femme de disposer de son corps.

Progressiste encore, la laïcité doit parfois aider les avancées de la science : ainsi faut-il rappeler que la Procréation Médicalement Assistée, fort heureusement largement répandue en France, est toujours refusée par l’Eglise catholique. Les questions de bioéthique pourront aussi trouver certaines réponses dans les principes laïcs.

Ces principes doivent continuer de nous éclairer. En permettant aux citoyens de mettre en avant ce qu’ils ont en commun plutôt que ce qui les distingue, en favorisant l’égalité des droits plutôt que le droit à la différence, en promouvant le lien social plutôt que le repli communautaire, la laïcité est plus pertinente que jamais pour appréhender les problèmes de notre société et réunir les citoyens qui croient en leur destin commun.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 juillet 2006 1 17 /07 /juillet /2006 17:27

Résumé des propositions de Michel Sorin concernant la PAC (31 octobre 2005)

 La France est à l’origine de la PAC. Au début des années 1970, elle n’a pas su  la réformer à temps, avant qu’elle s’enlise dans la bureaucratie et l’impuissance, puis se soumette à la dérive néo-libérale des années 1990… jusqu’à échouer en 2003, défigurée et…découplée, sur les rives du Lac Léman, près du siège de l’OMC à Genève !

 Elle seule, la France, peut la remettre sur pied, en l’adaptant à notre temps et à notre monde, tout en lui insufflant une nouvelle légitimité avec des objectifs sociaux et territoriaux.

 Par sa fonction nourricière, l’agriculture n’est pas une activité comme les autres. Elle ne doit pas entrer dans les échanges commerciaux au même titre que les produits industriels.

 

 Par nature, la filière agroalimentaire touche à tout (la chaîne alimentaire et la santé publique, l’environnement et l’espace rural, l’énergie et l’industrie) et oblige à penser mondial (le commerce, les taxes et protections aux frontières, le développement des pays pauvres, l’aide alimentaire).

 En fait, depuis longtemps, diverses critiques convergent vers l’agriculture et la PAC, provenant :

 v      des paysans eux-mêmes, face aux concentrations et à l’agrandissement des exploitations.

 v      des consommateurs, face aux productions industrielles et aux risques pour la santé.

 v      de la société, face aux effets négatifs du productivisme sur l’environnement.

 v      des pays du Sud, opposés aux exportations subventionnées qui perturbent leurs marchés.

 Certes, nous devons prendre la PAC telle qu’elle est, avec ses lacunes, sa complexité, sa bureaucratie envahissante, ses inégalités flagrantes, ses aides découplées de la production (futurs droits de paiement unique, à partir de 2006), sa soumission aux marchés mondiaux…

 

   … Mais nous voulons la transformer avec l’assentiment des autres pays européens, dans le cadre des nouvelles orientations que nous préconisons pour la France et pour l’Europe.  

Notre approche, radicalement nouvelle, nécessitera une mise en œuvre échelonnée sur dix ans. Elle associera les citoyens et les élus politiques à son fonctionnement par le biais de nouvelles aides publiques, socio-territoriales, qui se substitueront progressivement aux droits à paiement unique. 

      

Afin de relier le revenu agricole au travail effectué et à la production réalisée, et de légitimer les aides publiques attribuées aux paysans en contre-partie de services qu’ils rendent à la collectivité, la PAC réorientée séparera les deux grandes fonctions des agriculteurs-paysans :

Ø       la fonction productive agricole, rémunérée par les ventes de leurs produits,

Ø       la fonction socio-territoriale, financée sur fonds publics, principalement européens.

  

La future PAC réhabilitera les trois principes fondateurs de 1962 et appliquera, en outre, le principe de souveraineté alimentaire, par lequel les pouvoirs publics d’une nation (ou de nations rassemblées) veillent à assurer les conditions optimales d’alimentation (quantité, qualité, sécurité) à leur population. Ce principe est valable autant pour les pays pauvres et en déficit alimentaire que pour l’Europe, à la fois excédentaire et gros importateur de produits agricoles.

 

De nouvelle règles seront établies en ce qui concerne l’importation et l’exportation. Des prix-seuils à l’entrée du territoire européen pour les produits agricoles de base serviront de référence au marché intérieur. Les subventions à l’exportation n’existeront qu’à titre tempora

Les pouvoirs publics français interviendront dans l’organisation et la maîtrise des productions, la garantie de revenus et la répartition de la valeur ajoutée au sein de chaque filière.

En remplacement des offices actuels (sans fonction de régulation), sera créé un office public avec des sections par filière afin de prendre en compte les interactions entre productions.

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17 juillet 2006 1 17 /07 /juillet /2006 16:56

 

Extraits (II-2 D) du projet MRC, adopté en avril 2006,

traitant de l’agriculture. 

Les paysans doivent pouvoir vivre de leur travail

Revaloriser le travail des paysans face à l'offensive libérale menée par l'OMC est un combat exemplaire pour toute résistance au libéralisme. La réforme de la PAC imposée en 2003 a instauré un " découplage " entre la production et le revenu des paysans.

Désormais l'agriculteur ou l'éleveur, au lieu de vivre de ses produits -dont le prix sera progressivement aligné sur le cours de braderie du marché mondial- vivra d'allocations.

C'est un abandon complet des principes de la PAC, qui était, faut-il le rappeler, la seule politique commune mise en place.

Désormais, l'Union européenne n'a qu'un objectif : aligner l'Europe sur le marché mondial, comme l'y presse l'OMC, laquelle peut compter sur le soutien actif de Tony Blair.

 Contre cette liquidation, il faut réinventer la PAC et les principes qui l'avaient fondée : préférence communautaire, prix rémunérateurs encourageant la qualité, souveraineté alimentaire.

En servant de nouveaux objectifs : agriculture paysanne, sécurité et qualité alimentaires, rejet du dumping vis à vis des agricultures des pays du Sud.

Le refus du découplage des aides va de pair, pour nous, avec la fixation de prix intérieurs européens, en référence aux coûts de production réels et à des codes de bonne pratique.

Le respect de la préférence communautaire garantit ces prix. Dès lors, la limitation par quota de production des restitutions aux exportations est acceptable.

 L'objectif d'autosuffisance alimentaire de l'Europe ne doit pas être perdu de vue. Dans cet équilibre, pourront être menés à bien le passage de la production de masse à la qualité, l'encouragement aux productions agricoles non alimentaires, au respect de l'environnement, le développement des contrats territoriaux d'exploitation, non seulement pour les exploitants bien installés mais pour tous les autres.

 

Des aides directes sont possibles dès lors qu'elles visent à préserver l'environnement et développer les bonnes pratiques. Mais cette réinvention de la PAC doit permettre à l'Europe de se nourrir par elle-même et aux paysans de vivre de leur travail et non de subsides.

  

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17 juillet 2006 1 17 /07 /juillet /2006 15:25
Les REGLES FINANCIERES

 

 

Un compte bancaire a été ouvert au nom du comité départemental de la fédération de la Mayenne du MRC, sous la responsabilité de Michel Sorin, secrétaire fédéral, et de Georges Minzière, trésorier fédéral.

 

 Cotisations : elles sont réglées par chèque bancaire à l’ordre de l’Association de Financement du MRC (AFMRC). Celle-ci conserve la part nationale de la cotisation, fixée en 2007 à 33 € par adhérent (25 € si moins de 25 ans), puis retourne 90% du reste à la fédération départementale (par chèque) dans un délai de trois mois au maximum.

 

   Il existe un barème de cotisations, fixé au niveau national. Ce barème national est progressif et décliné par tranche (comme l'impôt sur le revenu), en fonction du revenu mensuel de l'adhérent.

 

 

  ·          Moins de 500 € de revenu mensuel moyen    :  2%,    soit 10 €/an         revenu de  500 €/mois.

 

 ·          Entre 500 et 1 000 €   «          «               «          : 3.5%, soit 35 €/an   «            «            1000    « 

 

 ·          Entre 1 000 et 1 500 €   «        «               «         : 5%,    soit 75 €/an   «            «             1 500   « 

 

 ·          Entre 1 500 et 2 000 €   «         «              «         : 6%,    soit 120 €/an  «           «             2 000   « 

 

 ·          Entre 2 000 et 3 000 €   «        «               «         : 7%,    soit 210 €/an  «           «             3 000   « 

 

 ·          Entre 3 000 et 4 000 €   «        «               «         : 8%,    soit 320 €/an  «           «             4 000   « 

 

 ·          Plus de 4 000 €             «         «               «         : 9%,    soit  450 €/an  «           «             5 000   « 

 

  Pour toutes les sommes versées à l’AFMRC (cotisations ou dons), il est adressé un reçu fiscal début mars l’année suivante. La réduction d’impôts est égale, selon la législation en vigueur en 2006, à 66% des sommes versées dans l’année à l’AFMRC (plafonnement : 7 500 € et 20% du revenu imposable).

 

 En fonction de sa situation personnelle, chacun peut ajouter un don à la cotisation. Seuls les dons de personnes physiques sont autorisés.

 

Dans le cas où une réduction fiscale est possible, un versement de 100 € ne coûte en réalité que 34 € à l’adhérent.

 Barème national adopté par le MRC 53 

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17 juillet 2006 1 17 /07 /juillet /2006 14:08

 

CIVIQ : des conférences-débats et des groupes de réflexion autonomes

Des conférences-débats ou rencontres CIVIQ (publiques), organisées sur un thème précis, avec intervenants extérieurs, préparées en concertation avec les associations et autres organismes, présents sur le terrain et concernés par ce thème.

Les groupes de réflexion CIVIQ, autonomes dans l’organisation de leur action interne, en liaison avec l’association quand ils interviennent dans le champ public.

 

    CIVIQ  -  Citoyenneté et Vie Quotidienne

 Le réseau associatif de l’éducation citoyenne pour tous !

            Président : Michel Sorin

         Trésorier : Georges Minzière  

 

 

  ---------------------------Coupon à découper et retourner à Michel Sorin -----------------------

 CIVIQ : j’adhère, je cotise (8 € par an), ou je demande un complément d’informations.

 Nom – Prénom – Adresse – Tél – Courriel :

 

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Published by SORIN Michel - dans Rencontres CIVIQ
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17 juillet 2006 1 17 /07 /juillet /2006 12:28

CIVIQ : l’éducation citoyenne pour que le peuple se fasse entendre.

Le peuple est au cœur de la démocratie. La citoyenneté est au cœur de la République. Le principe de la République française est « le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple ».

 Dans la réalité, qu’en est-il ? Le peuple a-t-il réellement les moyens de s’exprimer et de se faire entendre des pouvoirs publics ? L’éducation à la citoyenneté a-t-elle la place qu’elle devrait avoir ?…

 q       Le malaise démocratique du peuple français, sa défiance vis-à-vis des élites et des responsables institutionnels, sont le signe d’une crise profonde.

 La société, dominée par un capitalisme prônant désormais la « globalisation » des marchés financiers qui ignore les territoires et les nations, exprime ainsi une forme de résistance à l’égard d’une logique dogmatique qui « confine » les pouvoirs publics et les partis de gouvernement dans un rôle d’exécution des volontés des firmes multinationales, sous l’autorité vigilante des USA.

 

 Le néo-libéralisme est cette doctrine issue du « consensus de Washington » qui a imprégné les élites économiques et politiques depuis vingt ans (réduction des dépenses et protections publiques, privatisations, déréglementations, libéralisation du commerce…).

 Elle se traduit par la domination de la finance sur l’économie à l’échelle planétaire, dans le but d’accroître et sécuriser les profits des actionnaires boursiers.

 q       Le NON du 29 mai 2005 au projet de « constitution européenne » a marqué le refus du peuple français de ratifier la suprématie des dogmes néo-libéraux au niveau européen.

 

    Une première ! Et une date historique pour les citoyens, qui ont su faire preuve de lucidité et de clairvoyance vis-à-vis d’une tentative d’anesthésie politique des nations européennes.

 

 

 

 Notre République tend à devenir une République « néo-libérale », dans laquelle le qualificatif « néo-libéral » fixe le cadre duquel la politique ne peut sortir (comme en République « islamiste » où les religieux ont le dernier mot, et dans l’ex-URSS où le parti communiste avait le pouvoir absolu).

 v      Nous militons pour une République laïque, donc libre, car elle préserve le champ politique des dogmes de toutes sortes (religieux, idéologiques ou autres) et est une condition de l’égalité.

 

  Le dogme du libre échange, porté par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et relayé avec zèle par les institutions européennes, est aussi pesant sur les choix politiques français que l’était le phénomène religieux il y a un ou deux siècles.

 v      Nous militons pour une République sociale, qui favorise l’organisation de la vie collective et la cohésion de la société autant que le développement de l’initiative et de la liberté individuelle.

 

  L’individualisme, qui vise l’émancipation des personnes, doit être contenu dans des règles de vie en société et dans le cadre formalisé d’objectifs collectifs à atteindre par la nation.  

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Published by SORIN Michel - dans Rencontres CIVIQ
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