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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 21:52

 

Le nouveau ministre de l’agriculture est un partisan de la régulation

 

Que faut-il attendre de Jacques Mézard ministre de l'agriculture ? C’est un homme qui a fait ses preuves au Sénat. Voir (19 mai 2017) : Jacques Mézard, sénateur PRG du Cantal, est ministre de l'agriculture

En attendant qu’il soit confirmé à son poste gouvernemental à l’issue des élections législatives des 11 et 18 juin, voici un texte qui fait le point sur l’évolution de l’agriculture française depuis 50 ans. L’auteur est un ancien haut fonctionnaire qui a exercé des fonctions importantes auprès de la ministre de l’agriculture Edith Cresson sous la première présidence de François Mitterrand (1981-1983).

 

Voir aussi, sur le même thème : Lycée agricole Laval : 50 ans d'agriculture mayennaise (4) par Michel Sorin. A l'occasion des 50 ans du Lycée agricole de Laval (octobre 2014).

 

L'agriculture au péril du libéralisme

 

La Politique Agricole Commune -PAC- a été mise en place dans les années 1960 pour répondre aux objectifs fixés par le traité de Rome : accroître la productivité de l’agriculture; assurer un niveau de vie équitable à la population agricole ; stabiliser les marchés ; garantir la sécurité des approvisionnements ; assurer des prix raisonnables aux consommateurs.

Ces objectifs ont été repris tels quels en 2007 dans le traité de Lisbonne, bien que l'Union Européenne les ait abandonnés quinze ans auparavant pour ouvrir le marché européen sur le marché mondial et favoriser l'inclusion de l'agriculture dans une économie marchande globalisée.

 

A l'origine, un des instruments principaux de la PAC consistait en prélèvements aux frontières destinés, non pas à fermer le marché européen, mais à compenser les différences de coût de revient avec des pays où les contraintes techniques, sociales et environnementales sont bien inférieures à celles imposées aux agriculteurs européens.

 

En 1992, suite à l'accord de Marrakech créant l'Organisation Mondiale du Commerce -OMC-, ces prélèvements ont été supprimés. Pour compenser la baisse des prix, l'UE a mis en place un dispositif d'aides directes assis sur les surfaces consacrées par l'agriculteur aux principales productions, notamment céréalières.

 

En 2003, pour se préparer aux accords OMC de Doha (qui n'ont jamais abouti), la Commission a affirmé que les aides liées à la production seraient considérées comme perturbant les marchés internationaux et qu'il convenait de les remplacer par des aides "découplées" (aides forfaitaires à l'hectare, sans lien avec l'utilisation des surfaces, ni la situation des marchés) à l'image de ce qu'allaient instaurer les USA.

Dès l'origine, il était évident que ce dispositif n'était pas viable, et allait servir de prétexte à de nouvelles restrictions. En effet, on ne peut justifier face à l'opinion publique un dispositif qui, par exemple, a conduit à verser des aides aux producteurs de céréales les années où les prix mondiaux de ces produits ont flambé sous l'effet de la spéculation, en entraînant des crises alimentaires dans plusieurs pays du Sud.

 

D'ailleurs, les USA ont fait machine arrière au bout de deux ans, en revenant à des aides "contra-cycliques", liées à la situation des marchés et donc aux pertes réellement subies par les agriculteurs. Par contre, la Commission européenne a persisté dans son schéma lors de la révision de 2008, pudiquement qualifiée de "revue de santé" de la réforme de 2003. Cette nouvelle réforme a consisté en : une réduction générale du montant des aides ; un durcissement des contraintes environnementales pour en bénéficier, au motif de rendre ces aides plus acceptables par l'opinion publique et de pouvoir mieux les justifier dans les négociations internationales ; mais aussi en la poursuite de la libéralisation du secteur, en supprimant les derniers instruments de régulation, notamment les quotas laitiers, dont la disparition progressive est programmée d'ici à 2015.

 

Le cadre adopté par le Conseil européen en 2013 pour la PAC répond à la même logique, puisqu'il prévoit : une réduction de 14% des crédits pour la période 2014-2020 par rapport à la période précédente ; un nouveau durcissement des conditions environnementales dont va dépendre 30% du montant des aides ; la confirmation du refus de maintenir ou de rétablir les instruments de régulation des marchés.

 

L'évolution de l'agriculture française au cours des quarante dernières années s'inscrit dans ce contexte de concurrence exacerbée qui se traduit notamment par la pression constante que l'industrie de transformation, elle-même poussée par la distribution, exerce sur les prix. Le "productivisme" souvent reproché aux agriculteurs leur est imposé par le système. De 1970 à 2012 le nombre des exploitations agricoles a été divisé par trois et celui des actifs agricoles par quatre.

 

Les comptes de l'agriculture sont le reflet de cette situation et de la capacité de résistance ou d'adaptation des différents secteurs à cette pression. Pendant cette période 1970 - 2012 la part des productions végétales s'est maintenue à 54% des ressources de la "ferme France", alors que la part des productions animales diminue de 42% à 30%. Il n'y a pas de meilleure illustration de la crise de l'élevage, handicapé par des conditions de travail astreignantes et des cycles de production longs le rendant plus vulnérable aux aléas du marché. Dans le même temps, la part des subventions dans ces ressources disponibles pour les agriculteurs a augmenté de 1% à 11%.

 

La marchandisation de l'activité agricole se traduit également par l'augmentation des consommations intermédiaires de 40% à près de 60% de la valeur de la production agricole pendant la même période. Parmi ces consommations intermédiaires, trois postes significatifs augmentent proportionnellement deux fois plus que la moyenne : l'énergie ; les produits phytosanitaires ; les dépenses vétérinaires (alors que la part de la production animale diminue, c'est une illustration supplémentaire des difficultés de l'élevage liées aux problèmes sanitaires des grands troupeaux et à la fragilité des animaux plus productifs).

 

La hausse des consommations intermédiaires a entraîné mécaniquement une érosion de la valeur ajoutée et des résultats : le "résultat agricole", calculé avant rémunération des salariés, est ainsi passé de 48% du produit d"exploitation en 1970 à 33% en 2010. La réduction de la valeur ajoutée entraîne aussi une fragilité du résultat face aux fluctuations du marché. En 2013, une baisse de 3,8% de la valeur de la production a entraîné une diminution de 16,4% du revenu par actif.

 

En effet, en plus de l'évolution tendancielle déjà décrite, le secteur agricole est confronté à une volatilité croissante des prix, liée à la mise en relation sans précaution du marché européen et du marché mondial. Le graphique ci-dessous illustre l'évolution du résultat courant avant impôt en France. Ce résultat représente ce qui reste à l'agriculteur pour rémunérer son travail et son capital. Une relative stabilité jusqu'en l'an 2000 a été remplacée par des fluctuations de grande amplitude.

 

Les dispositions arrêtées pour 2014 – 2020 ne peuvent qu'accentuer ces difficultés en réduisant le montant des aides et en rendant plus difficile leur obtention, tout achevant l'élimination des dernières mesures de régulation des marchés et en poursuivant l'ouverture aux produits extérieurs grâce à des accords bilatéraux en particulier l'accord transatlantique. La diminution inévitable du revenu des agriculteurs se traduira par une réduction supplémentaire de leur nombre et par une nouvelle diminution de l'auto-approvisionnement alimentaire de l'Europe.

 

Il faut rompre avec cette logique néo-libérale en rétablissant une protection raisonnable aux frontières et en réactivant des outils de régulation du marché et de maîtrise de la production qui ont fait leur preuve, comme les quotas laitiers et sucriers ou les droits de plantation viticoles. Ce retour aux sources bénéficiera aux agriculteurs qui obtiendront des prix rémunérateurs leur permettant de vivre de leur travail. Il bénéficiera également au consommateur en garantissant son approvisionnement à long terme et en lui assurant de disposer de produits alimentaires sains et d'origine garantie.

 

Mise à jour en fonction des comptes provisoires de l'agriculture pour 2015

 

Les chiffres pour 2015 confirment les grandes lignes exposées précédemment.

Deux éléments sont toutefois à relever :

* malgré la baisse des prix de l'énergie, les consommations intermédiaires ont continué à augmenter et ont dépassé pour la première fois 60% (60,4%) de la production agricole aux prix de base (c'est-à-dire avant subventions d'exploitation). En 45 ans, l'agriculture française à perdu 21 points de valeur ajoutée !

* le résultat agricole (avant rémunération des salariés) a continué de diminuer (30,8% des ressources d'exploitation).

Pour le lecteur qui désirerait entrer dans le détail des comptes de l'agriculture, il faut signaler que leur présentation occulte l'importance des subventions dans les produits. En effet, ne sont comptabilisées à ce titre que les subventions liées à la production (1,2 milliard €), alors que les subventions d'exploitation (8,7 milliards €) ne sont introduites qu'après calcul de l'excédent d'exploitation et sont assimilées comptablement à un impôt négatif.

 

Mise à jour en fonction des comptes provisoires de l'agriculture pour 2016

 

L'année 2016 a été marquée par des incidents climatiques qui ont notamment entraîné un recul sensible de la production céréalière. Elle a aussi marqué la première année de la réforme de la PAC et a ainsi connu une réduction, encore modeste, des aides à l'exploitation (8,3 milliards € contre 8,7).

Cet accident climatique a illustré l'extrême vulnérabilité de la ferme France, analysée plus haut.

C'est ainsi que les consommations intermédiaires, en dépit d'une baisse des prix liée notamment aux prix de l'énergie, ont atteint 63,8% de la production agricole aux prix de base ; que le résultat agricole a encore baissé à 26,9% des ressources d'exploitation ; et que le résultat par actif non-salarié a diminué de 25,6% par rapport à 2015 (les auteurs du rapport à la commission des comptes de l'agriculture se sont limités à ce pourcentage, mais cela doit faire environ 18 800€, soit à peu près la moitié du chiffre atteint en 2012).

Dans ces conditions, il ne faut pas s'étonner des difficultés et des drames à répétition que connaît le secteur.

Cet article est le 2998ème sur le blog MRC 53 - le 431ème en catégorie AGRICULTURE et PAC

En Normandie

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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 18:43

 

Non à la politique néolibérale de Macron, oui aux idées neuves du MRC !

 

Serge Maupouet, responsable du MRC 17, n’est pas de ceux qui s’abandonnent au pessimisme dans la vie, y compris dans la vie politique. A l’heure où la gauche est entraînée dans un mouvement de décomposition-recomposition, c’est le moment qu’il choisit pour proposer aux citoyens d’adhérer au Mouvement Républicain et Citoyen. Avec ce tract qui est à voir sur le site de la Fédération MRC de Charente-Maritime.

 

Voir 2017 - 06 juin - tract - avec le MRC 17 prendre ses responsabilités.pdf

 

MRC Mouvement Républicain et Citoyen Charente-Maritime

 

La présidence Macron va creuser les inégalités par sa politique néolibérale.

Il n’y a de fatalités que pour ceux qui renoncent : militez avec nous pour d’autres choix !

 

7 bonnes raisons de s’engager au MRC :

. Non au chômage et à la précarité !

. Revalorisons le travail et les salaires

. Promouvons les services publics

. Garantissons la santé et les retraites

. Soutenons l’Ecole publique

. Renforçons la sécurité et la justice

. Affirmons la voix de la France

 

Avec des idées neuves pour :

- une Nation solidaire

- un Etat stratège

- notre modèle social

- un renouveau démocratique

- le progrès pour tous

 

Je veux agir ! Je prends mes responsabilités, j’adhère au MRC

 

« La République partout, la République pour tous »

 

Cet article est le 2997ème sur le blog MRC 53 - le 219ème dans la catégorie MRC national

Serge Maupouet, au côté de Martine Souvignet, le 26 novembre 2014 à Saintes, lors d'une conférence sur la réforme territoriale

Serge Maupouet, au côté de Martine Souvignet, le 26 novembre 2014 à Saintes, lors d'une conférence sur la réforme territoriale

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 16:18

 

De bonnes raisons de voter le 11 juin pour le candidat MRC

 

En Loire-Atlantique, aux élections législatives 2017, dans la 6ème circonscription (Châteaubriant-Ancenis), Bruno Chevalier est le candidat du Mouvement Républicain et Citoyen, en équipe avec Maëlle Fougère (PCF). Voir le SITE DU CANDIDAT MRC

 

Rappel (22 mai 2017) : Législatives : Bruno Chevalier (MRC), candidat dans la 6ème circ. (44)

 

Voici le texte qu’il a publié sur son site de campagne le 4 juin 2017 :

 

Pourquoi voter pour un candidat de Gauche ?

 

L’élection du Président Macron et la composition du Gouvernement ont créé l’illusion que le clivage gauche-droite avait disparu pour être remplacé par une imposture qui serait le renouveau du « personnel » politique (or Le Drian, Bayrou, Ferrand, sont loin d’être des perdreaux de la veille), le renouveau des pratiques politiques (on verra à l’usage mais l’affaire Ferrand montre qu’il n’en est rien) et l’avènement d’une nouvelle politique tournée vers le « libéralisme heureux » saupoudré de social à la marge.

Le dynamitage en règle des partis existants par le débauchage systématique dans les divers partis (Le Drian, Le Maire, Bayrou...) ou certaines sensibilités (Hulot) tendent à faire accroire que les partis sont en voie de disparition et à remiser à l’aire du paléolithique. Que la « société civile » serait un vivier inexploité et porteur de « vrais vérités ».

Or, les partis sont encore le meilleur endroit pour élaborer des programmes, car ce sont des lieux de débat où certes le fait majoritaire triomphe souvent, mais où la confrontation des idées et le débat font avancer ou évoluer les programmes.

Je n’ai pas de mandat électif, je suis directeur d’une PME et je suis aussi engagé en politique, suis je de la société civile ou d’un parti politique, je vous laisse juger, mais je suis un pur produit de la société civile qui veut s’engager dans la vie de la Cité.

Je crois, n’en déplaise, à l’avenir des partis, l’engagement n’est pas seulement à porter d’un clic, mais correspond à un engagement profond avec des convictions ancrées.

 

Au Mouvement Républicain et Citoyen, nous avons deux slogans : « L’exigence Républicaine » et « La Gauche qui aime la France ».

Ces slogans ne sont pas des mots vains. L’exigence républicaine et l’intérêt général doivent être au cœur de nos préoccupations. La Res Publica doit guider nos pas ! C’est pourquoi je jugerai le gouvernement sur ses actes et approuverai ou le combattrai quand l’intérêt général sera menacé.

La Gauche qui aime la France : qui dit aimer la France, dit la défendre et de faire en sorte que la souveraineté du peuple français soit défendue.

Aimer la France, c’est aussi considérer que tout un chacun ayant la nationalité française doit être traité sans distinction de couleur, de race ou de religion. Que l’accession à la nationalité française doit être facilitée sans être galvaudée. C’est pourquoi je suis opposé à la régularisation des sans-papiers car l’accession à la nationalité française doit se faire sur la base d’adhésion à un projet national.

Aimer la France, c’est assurer à tous nos concitoyens la même égalité devant l’emploi, le travail, la santé et la retraite. Or dans les propositions du Président Macron servant de feuille de route au gouvernement, on peut s’inquiéter sur ces quatre sujets, qu’il faudra défendre pied à pied à l’Assemblée.

Aimer la France, c’est aussi considérer qu’au cours de notre histoire, dont nous héritons, il y a des parts glorieuses et des parts plus sombres. Nous devons être fiers de notre histoire en intégrant les périodes sombres, sans être dans la repentance.

Aimer la France, c’est aussi aimer la loi sur la Laïcité dont nous avons célébré le centenaire. La religion doit être réservée à la sphère privée et ne s’immiscer ni à l’école, ni dans les lieux publics, ni dans les entreprises. Elle ne doit avoir ni plus ni moins d’importance que la libre pensée ou la non croyance. Je défendrai donc ce principe sans faillir à l’Assemblée Nationale.

Aimer la France, c’est défendre les français sur notre sol ou à l’étranger.

Aimer la France, c’est aussi défendre notre industrie quand elle est attaquée par le dumping social qu’il vienne d’ailleurs ou d’Europe. Abolir la directive sur les travailleurs détachés et assurer que les travailleurs de quelques pays que ce soit dès lors qu’ils travaillent sur le sol français contribuent à hauteur des cotisations sociales payées par un travailleur français.

Aimer la France, c’est aussi préserver notre industrie et notre savoir faire et ne pas laisser l’industrie partir à l’encan ou être démantelée (Verreries d’Arques, Seita, Baccarat, STX France).

 

Être de Gauche et Aimer la France, c’est réaffirmer haut et fort que l’économie doit être au service de l’Homme et non le contraire. C’est affirmer que le mot « nationalisation » n’est pas un « gros mot » mais une mesure de sauvegarde pour protéger durablement l’économie de la prédation.

 

Être de Gauche et Aimer la France, c’est aussi se battre pour que les droits sociaux ne soient pas une variable d’ajustement, que le droit du travail qui ne fait que 600 pages et que, s’il dépasse les 1300 pages aujourd’hui, cette augmentation est la part de la jurisprudence souvent provoquée par la dérive ou le contournement indélicat de certains employeurs. Alors, le tailler en pièces, ne se fera pas sans combat à l’Assemblée, dans les commissions ou l’hémicycle. Et dans la rue, si le Gouvernement utilise les ordonnances.

Alors si votre sensibilité est plutôt de Gauche,

Si vous aimez la France ! Votez pour un candidat de Gauche ,

Votez pour Bruno Chevalier et sa remplaçante Maëlle Fougère !

 

Cet article est le 2996ème sur le blog MRC 53 - le 83ème catégorie MRC 53 et Pays de la Loire

Bruno Chevalier, candidat MRC aux législatives 2017 dans la 6ème circonscription de Loire-Atlantique (44, Pays de la Loire)

Bruno Chevalier, candidat MRC aux législatives 2017 dans la 6ème circonscription de Loire-Atlantique (44, Pays de la Loire)

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 22:08

 

Dans un communiqué, le MRC 92 le regrette et explique pourquoi

 

Sur son site, le MRC 92 communique sur les raisons qui l’ont amené à ne pas présenter de candidats aux élections législatives 2017 dans le département des Hauts-de-Seine.

 

Voir le Communiqué de la Fédération des Hauts-de-Seine (92) du Mouvement Républicain et Citoyen

Les militants du MRC 92 ont décidé, en accord avec les décisions des instances nationales du MRC, de ne pas présenter de candidats pour les élections législatives des 11 et 18 Juin 2017.

 

(…) Le premier tour des élections législatives est pourtant crucial pour le financement public des partis : une partie de ce financement est, en effet proportionnel aux voix récoltées au premier tour des élections législatives, pour toute la mandature (à savoir 7€ par voix pour les 5 années de la mandature).

L’une des conditions à remplir pour l’obtention de ce financement public pour un parti, est d’avoir présenté au moins 50 candidats recevant plus de 1% des suffrages. La complexité des échanges que nous avons avec nos partenaires de gauche, ainsi que le peu d’écho qui est fait aux propositions de la gauche souverainiste et républicaine que nous représentons contre vents et marées, font en sorte que nous sommes dans l’incapacité aujourd’hui de remplir cette condition sans un accord de notre mouvement avec une autre force politique.

De fait, chaque candidature pouvant engendrer une dépense de 10 000€ non remboursable, nous préférons garder nos réserves financières et nos forces pour le long combat démocratique et politique qui s’annonce contre le gouvernement MACRON qui s’est proclamé délibérément libéral et qui ambitionne, pour cet été, les mesures sociales les plus rétrogrades.

 

Les idées souverainistes et républicaines que les Français ont exprimées lors de leur non au référendum en 2005, ont malheureusement été les grandes perdantes de cette campagne électorale polluée par les affaires et les boniments de la pire espèce. Nous persévérerons à les défendre et à convaincre les Français qu’une autre voie, sociale et républicaine, est possible, dans la grande recomposition politique qui s’annonce durant ce quinquennat.

Pour démarrer cette grande période de recomposition, partout où c’est possible, nous appelons chacune et chacun à se mobiliser partout en France derrière nos candidates et candidats du Mouvement Républicain et Citoyen, parmi lesquels nos deux députés sortants, Jean-Luc Laurent et Christian Hutin.

Nous appelons ceux qui partagent nos convictions et qui ne se retrouvent pas dans l’offre politique aujourd’hui, à venir construire avec nous une force républicaine, sincèrement patriote et véritablement sociale et militante d’une Europe politique des peuples digne de nos valeurs internationalistes de gauche.
 

Cet article est le 2995ème sur le blog MRC 53 - le 218ème dans la catégorie MRC national

Jean-Pierre Lettron, responsable du MRC 92 (photo 30 juin 2013)

Jean-Pierre Lettron, responsable du MRC 92 (photo 30 juin 2013)

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 19:47

 

Pour une gauche laïque et sociale, pour un développement équilibré des territoires


 

Comme partout, en France, les candidats dans la 6ème circonscription de Loire-Atlantique sont désormais connus. Voir Élections législatives de 2017 dans la Loire-Atlantique


 

Dans cette circonscription, Bruno Chevalier est soutenu par le PCF (et sa remplaçante, Maëlle Fougère, est inscrite au PCF). Voir le SITE DU CANDIDAT MRC qui est désormais disponible.

Rappel (18 mai 2017) : Bruno Chevalier (MRC) est candidat en Loire-Atlantique

 

Voici un extrait de sa circulaire électorale.

 

Chères concitoyennes, chers concitoyens,

 

Je suis Bruno Chevalier. J’ai 61 ans, marié, 3 enfants, entrepreneur (courtage d’affrètement maritime), ma suppléante Maëlle Fougère a 28 ans et est ouvrière dans une usine d’agroalimentaire.

Comme en 2012, je brigue le suffrage des électeurs dans cette belle et grande 6e circonscription de Loire-Atlantique.

Comme député, je défendrai de manière acharnée l’équilibre entre territoires périurbains et ruraux.

Je veillerai à la cohésion sociale et je défendrai à l’Assemblée les lois qui vont dans le sens d’une République de Gauche, laïque et sociale.

Sur Notre-Dame-des-Landes, je me suis déjà, à maintes reprises, exprimé sur le projet, je suis favorable à cet équipement structurant pour cette circonscription, porteur d’emploi tout en préservant un développement durable. Je demanderai donc au gouvernement de faire respecter le vote de nos concitoyens qui s’est exprimé lors du référendum départemental.

Candidat du Mouvement Républicain et Citoyen, je suis soutenu par le PCF membre du Front de Gauche.


 

Cet article est le 2994ème sur le blog MRC 53 - le 82ème catégorie MRC 53 et Pays de la Loire

Bruno Chevalier

Bruno Chevalier

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 23:35

 

Une candidature qui s’oppose aux dogmes néolibéraux


Serge Lèzement est candidat MRC aux élections législatives dans la 6ème circonscription du Calvados (Vire) avec Béatrice Dumas-Fournier, remplaçante. Ils rencontreront la presse lundi 22 mai 2017 à 14h30 à Vire. Voici leur communiqué de presse.

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen nous a désignés pour le représenter dans la 6ème circonscription du Calvados.

Nous nous reconnaissons dans les convictions et les combats politiques que Jean-Pierre Chevènement a menés : Non au traité de Maastricht, refus de la guerre du golf en Irak notamment…

Les conséquences des choix néolibéraux européens que nous avions pressentis et dénoncés vigoureusement sont maintenant visibles à la majorité des français : chômage dû à la désindustrialisation et aux délocalisations, services publics compromis par les politiques d’austérité, services de proximité comme la santé fortement affaiblis, hôpitaux des villes moyennes comme Vire remis en cause, écoles fermées…Tout ceci entraîne la désertification du monde rural.

Le nouveau gouvernement est constitué de personnalités venant de la droite et de la gauche formés au néo-libéralisme issu du « Traité de Maastricht ». Ces nominations interviennent au moment où justement ce système est arrivé à son épuisement. Les héritiers de ce dogme vont devoir s’en dégager, car c’est le prix de la réussite.

Nous entendons engager le débat sur toutes les questions majeures qui seules peuvent assurer le redressement du pays.


- Un autre candidat MRC : dans la 1ère circonscription de la Manche (Saint-Lô, 50), Philippe Reto, titulaire, et Caroline Costerousse, remplaçante.

 

Cet article est le 2993ème sur le blog MRC 53 - le 217ème dans la catégorie MRC national

Serge Lèzement (au milieu), le 8 novembre 2016, lors de la visite de Bastien Faudot dans la ferme de Mickaël et Michel Lepage à Changé (Mayenne)

Serge Lèzement (au milieu), le 8 novembre 2016, lors de la visite de Bastien Faudot dans la ferme de Mickaël et Michel Lepage à Changé (Mayenne)

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 20:04

 

Une personnalité rassurante par son bon sens et son efficacité


 

Le nom de Jacques Mézard n’était pas parmi ceux couramment cités pour être nommés au ministère de l’agriculture. Pourtant, il avait été l’un des premiers parlementaires à rejoindre Emmanuel Macron. Il faisait partie - aux côtés de Gérard Collomb et de Nicole Bricq - de sa garde rapprochée au Sénat. De plus, il avait été l’un des principaux rédacteurs du programme agricole du candidat à la présidence de la République. Toutefois, son âge (69 ans) ne contribuait pas à le placer parmi les favoris.


 

C’est pourtant lui qui a été choisi par le président Macron et le premier ministre, Edouard Philippe, pour être le nouveau ministre de l’agriculture et de l’alimentation. Ce titre est bienvenu parce que l’une ne va pas sans l’autre, comme est bienvenue cette nomination de Jacques Mézard, qui fut au Sénat un proche de Jean-Pierre Chevènement, surtout depuis 2011, lorsque le sénateur du Cantal devint président du groupe RDSE (Rassemblement démocratique et social européen).


 

Voici plusieurs articles de presse qui permettent de faire connaissance avec le ministre. En attendant de le voir à l’oeuvre.

- Ouest-france : Jacques Mézard, un cantalien ministre de l'Agriculture

- Huffington Post : Qui est Jacques Mézard le nouveau ministre de l'Agriculture

- L’Usine Nouvelle : Jacques Mézard dévoile ses priorités

- Paysan Breton :L’agenda chargé du nouveau ministre de l’agriculture


 

Cet article est le 2992ème sur le blog MRC 53 - le 430ème en catégorie AGRICULTURE et PAC

Jacques Mézard (à droite sur la photo), le 16 décembre 2015, à l'Assemblée nationale lors d'un débat organisé par Jean-Pierre Chevènement

Jacques Mézard (à droite sur la photo), le 16 décembre 2015, à l'Assemblée nationale lors d'un débat organisé par Jean-Pierre Chevènement

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 22:41

 

Avec le soutien du PCF dans la 6ème circonscription 44 (Chateaubriant)

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) en Pays de la Loire soutient la candidature aux élections législatives de son responsable en Loire-Atlantique, Bruno Chevalier.

Voir le site du Mouvement Républicain et Citoyen 44

 

ELECTIONS LEGISLATIVES 2017 - MRC 44


 

Face à un gouvernement désormais formé et qui a montré sa couleur politique, plutôt droite que centre, qui a montré aussi qu’il continuerait à suivre la doxa maastrichtienne, au moment même où le système mis en place depuis Maastricht est arrivé à son épuisement.

Le Mouvement Républicain et Citoyen 44 présentera un candidat dans la 6e circonscription où nous étions déjà présents en 2012. C’est une circonscription symbolique puisque le candidat adoubé en 2012 par le PS et élu grâce aux voix de gauche, a désormais la casaque de REM.

Les électeurs de cette circonscription ont montré qu’ils étaient attachés aux valeurs de Gauche.

Comme nous ne sommes pas le mouvement des alliances bric-à-brac, et fort du travail entrepris aux Départementales et aux Régionales, le PCF a décidé de nous soutenir dans cette circonscription et donc ne présentera pas de candidat. Il en sera de même dans la 1ère circonscription de Nantes où nous soutiendrons le PCF représenté par Aymeric Seassau et ne présenterons pas de candidat.

La France a besoin d’une Gauche forte à l’Assemblée pour contrecarrer les projets libéraux de la majorité hétéroclite qui peut être se dégagera. Les Français sont assez clairvoyants pour ne pas donner les pleins pouvoirs à M. Macron et son gouvernement Macron1 et saurons rééquilibrer dans les urnes, comme notre constitution le permet, les pouvoirs entre le Gouvernement et le Parlement. Le Gouvernement sera alors dissuadé de gouverner par ordonnances et tiendra compte de la colère et des frustrations qui se sont exprimées durant la campagne présidentielle.

 

Candidat titulaire sur la 6e circonscription : Bruno Chevalier MRC 61 ans, marié, 3 enfants Entrepreneur - Courtage d'Affrètement Maritime

Candidate remplaçante sur la 6e circonscription : Maëlle Fougère PCF 28 ans ouvrière d'une usine agro-alimentaire.

Tous deux demeurant en Loire Atlantique. Important de le préciser tant les candidats nomades seront nombreux de Gauche comme de Droite.

 

Le candidat et sa suppléante vont désormais faire une campagne active sur le terrain et convaincre les électeurs que d’autres voies sont possibles que celles, mortifères du libéralisme économique.

 

Cet article est le 2991ème sur le blog MRC 53 - le 81ème catégorie MRC 53 et Pays de la Loire

Législatives : Bruno Chevalier (MRC) est candidat en Loire-Atlantique
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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 17:40

 

Un gouvernement de transgression du clivage gauche-droite


 

Le gouvernement nommé par Emmanuel Macron le 17 mai 2017, dirigé par Edouard Philippe, est composé - en plus du Premier ministre - de 22 membres (16 ministres, 2 ministres délégués et 4 secrétaires d’État – globalement 11 femmes et 11 hommes). La mixité est aussi politique puisque la moitié de ses membres (11) n’est pas inscrite à un parti politique. L’autre moitié se répartit entre la gauche (4 PS et 2 PRG), le centre (3 MODEM) et la droite (3 LR, le Premier ministre et les deux ministres de Bercy – sur ce point, voir Alternatives économiques, 18 mai 2017 : Passation de pouvoir à Bercy : les mots qui font peur).

Voir (MAIRE info, 18 mai 2017) : Un nouveau gouvernement paritaire de 22 membres

Voir aussi (Le F, 17 mai) : Gouvernement Édouard Philippe : qui sont les ministres de Macron

Rappel (17 mai) : 1er gouvernement Macron-Philippe, libéral, élitaire, franco-européen


 

MAIRE info (18 mai) présente chacun des membres du gouvernement.

 

Qui sont les ministres du gouvernement Philippe ?

 

Gérard Collomb, ministre d’État, ministre de l’Intérieur
À 69 ans, le nouveau numéro 2 du gouvernement n’a jamais encore été ministre. Il est surtout connu en tant que sénateur-maire de Lyon (sénateur depuis 1999 et maire depuis 2001). Depuis 2015, il est président de la Métropole de Lyon, après avoir été président du Grand Lyon de 2001 à 2015. Fils d’ouvrier, Gérard Collomb a été enseignant. Il est conseiller municipal socialiste de Lyon depuis 1977. Il a également été conseiller régional, de 1992 à 1999. Gérard Collomb est le premier élu de grande collectivité à avoir rejoint En Marche !, le mouvement d’Emmanuel Macron, dès juillet 2016.

Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire
Voir Environnement : Nicolas Hulot face à des dossiers brûlants pour les maires

François Bayrou, ministre d’État, ministre de la Justice
À 66 ans, François Bayrou, patron du Modem, a déjà été ministre (de l’Éducation, entre 1993 et 1997). Il a également connu la plupart des fonctions d’élu : maire de Pau depuis 1994, il a également été député, député européen, conseiller général et président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques.
Son premier chantier sera celui de la loi de modernisation de la vie politique, dont le président de la République a toujours dit que ce serait le premier texte déposé – sans doute avant même les élections législatives.

Sylvie Goulard, ministre des Armées
On notera d’abord le retour de la dénomination de « ministère des Armées » en lieu et place de ce qui s’appelle, depuis les débuts de la Ve République, le ministère de la Défense. Ce portefeuille a échu à Sylvie Goulard, 52 ans, membre du Modem, dont le nom a été souvent cité comme potentielle Première ministre. Fervente européenne, Sylvie Goulard est députée européenne depuis 2009. Elle a travaillé au ministère des Affaires étrangères, au Conseil d’État et au Centre de recherches international.

Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères
Pour la première fois dans l’histoire de la République, le Quai d’Orsay change de nom et ne s’appelle plus (seulement) ministère des Affaires étrangères. L’ajout, en première place, de « l’Europe » en dit long sur les convictions du président et du Premier ministre. Le socialiste Jean-Yves Le Drian, 69 ans, quitte donc à la surprise générale la Défense pour entrer au « Quai ». C’est, avec Annick Girardin, l’un des deux ministres rescapés de l’équipe précédente. L’ancien maire de Lorient (1981-1998) et encore président du conseil régional de Bretagne – poste qu’il avait conservé pendant son précédent mandat de ministre – a été ministre de la Défense de façon ininterrompue dans les cinq gouvernements sous la présidence Hollande.

Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires
Ancien journaliste originaire de Rodez, Richard Ferrand, 54 ans, a débuté sa vie politique en 1991 en intégrant le cabinet du secrétaire d’État aux Affaires sociales et à l’Intégration, Kofi Yamgnane. Il a ensuite repris la direction générale des Mutuelles de Bretagne avant d’être élu, en 1998, conseiller général du Finistère puis conseiller régional de Bretagne en 2010. Depuis 2012, il est élu député socialiste de la sixième circonscription du Finistère. Il a été membre de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée et nommé rapporteur, en janvier 2015, de la loi Macron.

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé
Encore un nouvel intitulé pour l’ancien ministère des Affaires sociales et de la Santé. Les chefs de l’exécutif ont fait le choix de la société civile pour cette ministre novice en politique mais très connue dans le milieu de la santé : médecin hématologue rattachée à plusieurs hôpitaux parisiens, elle est également la première femme à avoir été nommée présidente de la HAS (Haute autorité de la santé).

Françoise Nyssen, ministre de la Culture
Société civile encore avec la nouvelle ministre de la Culture. Françoise Nyssen a 65 ans, elle est de nationalité belge et naturalisée française. Elle a passé sa jeunesse en Belgique où elle a obtenu des diplômes de chimie et d’urbanisme. Elle a travaillé à la direction de l’architecture du ministère belge de l’Environnement. Elle est ensuite devenue patronne de la maison d’éditions Actes sud, fondée par son père.

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie
À 48 ans, Bruno Le Maire (Les Républicains, ancien candidat aux primaires de la droite et du centre), devient ministre de l’Économie après avoir été secrétaire d’État aux Affaires européennes et ministre de l’Agriculture sous Nicolas Sarkozy. Normalien et énarque, Bruno Le Maire a également été directeur de cabinet du Premier ministre Dominique de Villepin entre 2008 et 2009. Élu en Normandie, il a été conseiller régional et député de l’Eure de 2012 à 2017.

Muriel Pénicaud, ministre du Travail
Issue de la société civile, Muriel Pénicaud, 62 ans, va être chargée de l’un des premiers chantiers du quinquennat – la deuxième réforme du Code du travail, sujet sur lequel Emmanuel Macron prévoit de légiférer dès cet été par ordonnance. Diplômée en histoire, sciences de l’éducation et psychologie, elle a été un temps administratrice territoriale et cadre au CNFPT. Elle a également été cadre supérieure au ministère du Travail et membre du cabinet de Martine Aubry, ministre du Travail, entre 1991 et 1993. Muriel Pénicaud a également une longue carrière dans le privé : elle a occupé successivement des postes de direction dans les groupes Dassault, Danone, SNCF et Orange.

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale
À 52 ans, ce spécialiste du droit public connaît très bien le monde de l’éducation : il a été recteur de l’académie de Guyane, directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Éducation nationale (2006) et recteur de l’académie de Créteil, et enfin directeur général de l’enseignement scolaire en 2009. Il a également été directeur général de l’Essec (École supérieure des sciences économiques et commerciales).
Son premier acte sera certainement le décret permettant aux maires qui le souhaitent de renoncer à la semaine de 4,5 jours. Il devrait être publié avant l’été.

Jacques Mézard, ministre de l’Agriculture et de l’alimentation
À 69 ans, membre des Radicaux de gauche, Jacques Mézard est sénateur du Cantal depuis 2008. Il également, depuis 2001, président de la communauté d’agglomération du Bassin d’Aurillac. Au Sénat, il est l’auteur de plusieurs propositions de lois –mais aucune qui concerne directement l’agriculture – notamment une proposition de loi relative « au rétablissement des critères de classement des communes situées en zone de revitalisation rurale tels qu'ils existaient avant l'adoption de la loi de finances rectificative du 29 décembre 2015 ». Le fait d’ajouter l’alimentation au ministère de l’Agriculture est une nouveauté. C’est Jacques Mézard qui sera donc en charge du dossier important des circuits courts et de l’alimentation locale dans les cantines scolaires.

Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des comptes publics
À 34 ans, c’est l’un des benjamins du gouvernement qui sera en charge du budget, de la sécurité sociale, de la fonction publique et de la réforme de l’État. Diplômé de l’IEP de Lille, membre du parti Les Républicains, il est maire de Tourcoing (59) depuis 2014 et membre du comité directeur de l’AMF. Élu député de la 10e circonscription du Nord entre 2012, il a démissionné de ce mandat début 2016, après son élection comme vice-président du conseil régional des Hauts-de-France fin 2015. Ce gaulliste social, passionné de géographie et de sociologie électorale, devra démissionner de ses mandats locaux.

Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation
Née le 6 mai 1964 à Monaco, biochimiste, elle présidait depuis 2012 l’université de Nice-Sophia-Antipolis, où elle a exercé les fonctions de maître de conférences et celles de professeur des universités en biochimie, biologie moléculaire et cellulaire. De 1999 à 2003, elle est membre extérieure du conseil scientifique de l'Institut national de recherche médicale.

Annick Girardin, ministre des Outre-mer
Elle a été secrétaire d'État chargée du Développement et de la Francophonie (2014-2016), puis ministre de la Fonction publique à la suite du remaniement du 11 février 2016. Agée de 52 ans, membre du Parti radical de gauche, elle est conseillère territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon depuis 2000 et députée de la circonscription depuis 2007. Elle est candidate à sa succession lors des législatives de juin prochain et devra démissionner du gouvernement en cas de défaite.

Laura Flessel, ministre des Sports
L’exécutif a fait le choix de placer une championne sportive à la tête du ministère des Sports – comme cela avait déjà été le cas dans le passé avec Guy Drut, Bernard Laporte ou David Douillet. À 45 ans, la Guadeloupéenne a été quintuple médaillée olympique et six fois championne du monde à l’épée. Membre du Cese et du Conseil national du Sport, elle est également très investie dans le dossier de candidature de Paris aux JO de 2024.

Élisabeth Borne, ministre auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique, chargée des Transports
Élisabeth Borne, 56 ans, est ingénieure (Polytechnique et Ponts et chaussées), haute fonctionnaire et préfète. Elle a travaillé dans les cabinets des ministères de l’Équipement et de l’Éducation nationale et a été, en 2013, la première femme préfète de région (Poitou-Charentes), avant de devenir pendant un an, directrice de cabinet de Ségolène Royal au ministère de l’Environnement. Elle a une importante expérience des transports, côté opérateurs, puisqu’elle a été directrice à la SNCF et chez Eiffage, avant de devenir patronne de la RATP en 2015.

Marielle de Sarnez, ministre auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée des Affaires européennes
Collaboratrice historique de François Bayrou, dont elle a été directrice de campagne en 2007 et 2012, et directrice de cabinet au ministère de l’Éducation nationale, cette élue parisienne de 66 ans est députée européenne depuis 1999. C’est sa première participation à un gouvernement. Elle est candidate aux législatives à Paris.

Christophe Castaner, secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement
À 51 ans, ce compagnon de la première heure d’Emmanuel Macron occupera donc le poste délicat de porte-parole du gouvernement. Il a été élu député socialiste des Alpes-de-Haute-Provence en 2012 et est maire de Forcalquier depuis 2001. Il a également été vice-président du conseil régional de Paca de 2004 à 2012. Christophe Castaner a été, à l’Assemblée, rapporteur de la loi Macron. Il est candidat à sa succession aux léglislatives.

Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l'Égalité des femmes et des hommes
Marlène Schiappa, 34 ans, s’est fait connaître en animant un blog, « Maman travaille », devenue ensuite un réseau et une association, le « premier réseau des mères actives ». Elle milite notamment pour davantage de transparence dans l'attribution des places en crèches, idée que le candidat Macron a reprise dans son programme. Cette élue locale (adjointe au maire du Mans, en charge de l'égalité, élue communautaire) était responsable du pôle « égalité femmes-hommes » du mouvement politique En Marche !, après un passage éclair au cabinet de Laurence Rossignol en 2016, alors ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes.

Sophie Cluzel, secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées
Elle-même mère d’un enfant handicapé, Sophie Cluzel, 56 ans, a créé différentes associations de scolarisation d’enfants handicapés. Elle a créé l'association « Grandir à l'école » et préside depuis 2011 la Fédération nationale des associations au service des élèves présentant une situation de handicap (Fnaseph). Sur le site de cette association, elle milite pour des avancées sur la scolarisation en milieu ordinaire.

Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du Numérique
Benjamin du gouvernement, à 33 ans, Mounir Mahjoubi est un proche de François Hollande et de Ségolène Royal, dont il a dirigé la communication numérique pendant leurs campagnes. Il a été nommé en 2016 président du Conseil national du numérique. Il a été créateur et chef d’entreprise (Equanum, BETC Digital et French Bureau). Il aura en charge le lourd dossier de l’accès au numérique des communes rurales. Il est candidat aux législatives à Paris.

 

Cet article est le 2990ème sur le blog du MRC 53 - le 147ème dans la catégorie France et Europe

Qui sont les ministres du premier gouvernement E Macron - E Philippe
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Published by Michel SORIN - dans France et Europe
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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 23:41

 

La France dispose d’un gouvernement qui est à confirmer par les urnes le 18 juin

 

L’élection de Emmanuel Macron à la présidence de la République, le 7 mai 2017, introduit une nouvelle ère politique pour la France. Après la désignation du Premier ministre, Edouard Philippe, le 15 mai, la composition du nouveau gouvernement a été proclamée ce 17 mai.

Voir (France Info) : Le gouvernement d'Édouard Philippe : 18 ministres et 4 secrétaires d'Etat

Voir aussi (France Inter) : Qui sont les ministres du gouvernement d'Edouard Philippe ?

 

Le constat de Jean-Pierre Chevènement est réaliste. Voir Le gouvernement Philippe met un terme à trente ans d’hypocrisies et de faux-semblants

La répartition des portefeuilles au sein du gouvernement d’Edouard Philippe qui fait une place très substantielle à des ministres issus de la droite et du centre, illustre la profondeur de la recomposition politique qu’a voulue Emmanuel Macron.
Une ère se clôt : cette recomposition met un terme à trente ans d’hypocrisies et de faux-semblants. Le système fondé sur « l’alternance du pareil et du même » a turbulé.
Le paradoxe de la situation tient à ce que le gouvernement d’Edouard Philippe concentre, à gauche et à droite, la quintessence des élites formées à la Doxa maastrichtienne au moment où, justement, le système que symbolisait Maastricht est arrivé à son épuisement. En effet, les problèmes qui ont mis la construction européenne en crise demeurent : déficit démocratique, Brexit, fragilité de la monnaie unique, chômage de masse dans les pays de l’Europe du Sud, insuffisance de la croissance dans la zone euro, réfugiés et migrants, enlisement en Ukraine, etc.
Les héritiers de dogmes européistes ou atlantistes obsolètes vont devoir s’en dégager, car tel est le prix de la réussite. Ils doivent ensemble s’affranchir des tabous d’une vision du monde dépassée pour ouvrir, comme l’a dit le Premier ministre, « une voie difficile et risquée », celle de la réussite, pour eux-mêmes mais aussi, et avant tout, pour la France (...).

 

 

La nomination d'un Premier ministre libéral de droite ouvre la possibilité pour la gauche de se reconstruire. C’est ce qu’affirme Gaël Brustier dans cet article publié ce 17 mai sur Slate.fr

Extrait. "Si l’on regarde la carte électorale, seule une gauche organisée est véritablement de nature à devenir une opposition susceptible de gagner. Elle est électoralement présente sur tous les territoires d’élection du macronisme, dans la France «optimiste» de l’Ouest, dans les métropoles, dans le Sud-Ouest. La France insoumise a, de surcroît, une capacité de pénétration dans les milieux populaires qui manquait jusqu’ici à la gauche et qui peut s’avérer utile pour ôter au FN le monopole de la contestation".

Voir Emmanuel Macron et Edouard Philippe construisent l’opposition de gauche

Emmanuel Macron élu et son Premier ministre Edouard Philippe nommé, le système partisan de la Ve République apparaît en voie d’effondrement, nous assistons à une mutation plus ou moins rapide des différentes familles politiques. La gauche ne fait pas exception.

Extrait.

(…) À plus long terme, au-delà des prochaines élections législatives, les conditions de la construction d’un nouveau sujet politique sont apparues et révèlent les fondations possibles d’une stratégie de conquête électorale, mais aussi de l’hégémonie à partir de la gauche. Les faits sont là. Plus de 7 millions d’électeurs ont porté leurs voix sur la candidature de Jean-Luc Mélenchon tandis que 2,3 millions d’électeurs portaient leurs suffrages sur la candidature de Benoît Hamon. Étudiants pour Jean-Luc Mélenchon, jeunes diplômés précarisés pour Benoît Hamon constituent le noyau de cette coalition électorale en devenir. La crise, frappant cas catégories jusqu’alors relativement épargnées, a fait éclater le noyau électoral de la social-démocratie des idéopôles et fourni les clés d’une jonction avec des secteurs populaires séduits par la campagne de Jean-Luc Mélenchon et par le versant contestataire de gauche des politiques inspirées par le consensus économique au sein de l’Union européenne. Un front électoral décisif au cœur des métropoles s’est ouvert où elle se trouve en concurrence directe avec le mouvement du nouveau président de la République.

La question de l’égalité apparaît déterminante dans la construction politique de la gauche d’après.

Une gauche à organiser

Le président Macron a délibérément décidé de laisser à la gauche, dans sa diversité, le temps de se retourner. Passé le charme exercé par l’ancien ministre sur les plus sociaux-libéraux des responsables du PS, c’est en effet le cœur du projet politique macronien qui se trouve clairement identifié, révélé, mis en lumière, incarné par la seule personnalité du Premier ministre et des membres de son cabinet.

Si l’on regarde la carte électorale, seule une gauche organisée est véritablement de nature à devenir une opposition susceptible de gagner. Elle est électoralement présente sur tous les territoires d’élection du macronisme, dans la France «optimiste» de l’Ouest, dans les métropoles, dans le Sud-Ouest. La France insoumise a, de surcroît, une capacité de pénétration dans les milieux populaires qui manquait jusqu’ici à la gauche et qui peut s’avérer utile pour ôter au FN le monopole de la contestation. Le PS peut, quant à lui, résister encore dans les idéopôles et le Sud-Ouest. En nommant un Premier ministre de droite, Emmanuel Macron a sans doute désorganisé une droite française déjà en plein chaos mais n’a pas porté l’estocade à la seule opposition véritablement dangereuse pour son pouvoir, celle qui subsiste encore sur son flanc gauche. Cette opposition de gauche pourrait se reconstruire plus vite qu’on ne le pense… sous les coups de fouet du macronisme toujours.

Cet article est le 2989ème sur le blog du MRC 53 - le 146ème dans la catégorie France et Europe

 

1er gouvernement Macron-Philippe, libéral, élitaire, franco-européen
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Published by Michel SORIN - dans France et Europe
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