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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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Articles RÉCents

8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 18:40

 

Dans les faits, la parité hommes-femmes est loin d'être respectée

 

Au niveau du principe, l'égalité homme-femme s'est imposée progressivement en France. Mais il reste beaucoup à faire pour la faire entrer dans la pratique.

C'est le sens de ce texte diffusé sur le site du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) par Martine Souvignet, secrétaire nationale à la citoyenneté, à la laïcité et à l'égalité :

 

Vous avez dit égalité réelle ?

 

En cette journée internationale des droits des femmes, le MRC réaffirme sa solidarité et son soutien à toutes les femmes qui luttent pour leur liberté et leurs droits fondamentaux en France et partout dans le monde : droit à disposer de son corps, droit à la contraception, droit à l’IVG, droit à l’éducation, droit au travail rémunéré, à travail égal, salaire égal, droit d’être éligible et d’être élue… 

En France, la laïcité, principe que le MRC a toujours voulu promouvoir en tout temps et en tout lieu, reste un bouclier pour les femmes contre la régression de leurs droits ; c’est un mode d’organisation de la société qui doit permettre aux femmes de prendre leur place dans l’espace public, dans le débat public, quelles que soient leur origine, leur histoire familiale. 

Et pourtant, les inégalités sociales et salariales persistent…L’accès aux responsabilités se heurte toujours au « plafond de verre »…Vous avez dit « égalité réelle » ? Beaucoup de chemin reste à faire en France aussi. 

Une société ne peut être juste que si les femmes y prennent leur juste place, aux côtés des hommes, à tous les niveaux de représentation sociale et démocratique ; en France, dans notre République, c’est la quête d’une représentation paritaire, principe inscrit dans la Constitution mais toujours loin d’être atteint, qui doit être notre objectif. 

La prochaine campagne pour l’élection présidentielle, avec Bastien Faudot, candidat du MRC, devra en être une étape supplémentaire et permettre de faire émerger une nouvelle génération de femmes politiques.

Le MRC a toujours dénoncé le relativisme culturel qui n’a pas sa place dans une société portant haut les valeurs républicaines. Oui, les femmes sont des citoyennes à part entière, elles ne sont pas « la diversité », elles sont le genre humain, elles sont l’Universel !

 

Cet article est le 19ème sur ce blog dans la catégorie Femmes

Martine Souvignet, le 24 mars 2013, intervenant lors d'une séance du Conseil national du MRC

Martine Souvignet, le 24 mars 2013, intervenant lors d'une séance du Conseil national du MRC

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 22:24

 

Une crise agricole d'une gravité sans précédent, accentuée par la libéralisation

 

Le Salon International de l'agriculture, du 27 février au 6 mars cette année, reste « un rendez-vous d’amour entre les citadins et les ruraux avec pour unique fil rouge l’avenir de notre agriculture » (voir aussi les commentaires de RFI Salon de l'Agriculture en France: un bilan en demi-teinte).

La présence des organisations représentatives des agriculteurs Porte de Versailles à Paris a incité Bastien Faudot* à solliciter des rencontres avec leurs responsables. Cela s'est fait lundi 29 février avec l'ensemble des syndicats, la Confédération paysanne (CP), Jeunes Agriculteurs (JA), la Coordination rurale (CR), la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), le Mouvement de défense des exploitations familiales (MODEF), ainsi qu'avec l'Association des producteurs de lait indépendants (APLI).

Le 1er mars, il a publié sur son site de campagne (voir FAUDOT 2017 | Bastien Faudot, la gauche avec le peuple) le texte suivant.

Bastien Faudot s’est rendu au Salon de l’Agriculture lundi 29 février 2016, arpentant les allées de la grand-messe annuelle du monde agricole français pendant près de huit heures.

Si le candidat à la présidence de la République n’a pas manqué de déguster les spécialités gastronomiques de nos terroirs, qui font la fierté de notre pays, ni d’admirer les animaux qui étaient exposés, il a choisi, dans un contexte de crise particulièrement prononcée de la profession, de prendre le temps d’échanger avec l’ensemble des organisations syndicales (Confédération paysanne, Jeunes Agriculteurs, FNSEA, Coordination Rurale, Mouvement de Défense des Exploitants Familiaux, Association des Producteurs de Lait Indépendants).

Si leurs pistes divergent pour sortir de l’impasse, l’ensemble des syndicats agricoles ont insisté sur la gravité d’une crise sans précédent de mémoire d’homme.

Tandis que la financiarisation rend les cours plus volatiles, la surproduction au niveau mondial a provoqué leur effondrement. La concurrence déloyale s’étend pendant que l’Union Européenne protège moins que jamais ses exploitants agricoles. Et alors que la grande distribution et les industriels pressurent les marges des producteurs comme jamais, beaucoup de ceux-ci sont confrontés à l’épuisement du modèle productiviste.

Dans cette superposition de crises, la responsabilité de la classe politique française est grande : ce sont eux qui se sont livrés, depuis plus de trente ans, à la libéralisation effrénée de l’agriculture française. Dans ce secteur économique comme dans les autres, la débâcle en est l’unique et prévisible résultat. Et ils voudraient aller encore plus loin dans l’échec avec le TAFTA !

Face à la menace de disparition pure et simple qui pèse sur de très nombreuses exploitations, l’urgence est à la mobilisation de tous les moyens pour en sauver le plus possible. Les producteurs doivent vendre au minimum à hauteur de leurs coûts de production, ce qui aurait comme incidence sur le prix seulement quelques centimes pour les consommateurs.

Mais une sortie de crise implique également d’inventer le modèle agricole des trente prochaines années.

Bastien Faudot a défendu sa vision, articulée autour de la souveraineté alimentaire de la France. Il a rappelé n’y avait pas d’indépendance nationale sans autosuffisance agricole. Il a affirmé la nécessité pour l’Europe de remettre à plat sa Politique Agricole Commune, sans écarter la possibilité pour la France de conduire à l’avenir de nouveau sa propre politique agricole nationale si un compromis conforme aux intérêts de notre pays était impossible à trouver.

Bastien Faudot continuera dans les prochains mois à aller à la rencontre du monde agricole dans le cadre de l’élaboration de son projet présidentiel. 

 

* Rappel (8 février 2016) : Bastien Faudot, candidat 2017 pour la République partout et pour tous

Cet article est le 427ème publié sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC

Bastien Faudot, le 29 février 2016, en visite au Salon de l'agriculture, porte de Versailles à Paris

Bastien Faudot, le 29 février 2016, en visite au Salon de l'agriculture, porte de Versailles à Paris

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 16:24

 

Lait, porc : les ministres régulateurs prendront-ils le dessus sur les libéraux ?

 

Il y aurait une opportunité de renversement du rapport de force entre libéraux et régulateurs au sein du Conseil des ministres de l'agriculture de l'Union européenne, qui se réunira à Bruxelles le 15 février 2016.

C'est ce que Stéphane Le Foll a mis en avant en présentant à la presse le memorandum - contenant des pistes de régulation des marchés pour sortir de la crise de l’élevage -  qu'il a transmis à ses homologues de l'UE.

Voici le texte de l'article publié par La France Agricole le 8 février et signé Elsa Casalegno :

Crise de l'élevage - Stéphane Le Foll veut faire bouger les lignes européennes

La France propose notamment de :

« Lever l’embargo sanitaire russe sur le porc (mis en place depuis janvier 2014 après des cas de peste porcine en Pologne), qui aggrave l’embargo politique lié au conflit ukrainien. Une action diplomatique énergique doit être engagée rapidement par la Commission en ce sens », explique le site du gouvernement.

« Débattre de nouveaux outils de régulation des marchés, notamment dans les secteurs du lait et de la viande de porc, afin de limiter la production quand le marché est saturé ». Pour le lait, Stéphane Le Foll proposera des mécanismes de régulation des volumes (sans pour autant revenir aux quotas), éventuellement assortis de compensations financières. En revanche, espérer réguler un secteur aussi dérégulé que le porc semble une mission difficile.

« Mettre en place des mesures ponctuelles de soutien des marchés (poursuite du dispositif de stockage privé, mesure d’indemnisation pour réduction de cheptel, relèvement temporaire du prix d’intervention sur la poudre de lait/beurre) ».

« Développer un véritable outil de crédit export européen qui faciliterait la recherche de débouchés ». Sur le porc en particulier, la recherche de débouchés à l’export vers les pays tiers soulagerait le marché européen.

« Créer un groupe à haut niveau sur le secteur laitier afin de revoir les mécanismes d’intervention, de favoriser la maîtrise de la production en période de prix bas ou encore d’aider à la modernisation du secteur ».

• La directive européenne sur les travailleurs détachés est aussi en ligne de mire. Le ministère de l’Agriculture y travaille avec le ministère du Travail. Leur objectif : une révision de cette directive « afin de faire cesser le dumping social sur les coûts salariaux », explique le Cabinet du ministre.

• Enfin, sur la traçabilité de la viande, Stéphane Le Foll souhaite faire bouger les lignes concernant l’étiquetage de l’origine des viandes dans les plats préparés. Mais ça bloque au niveau de l’Europe, tous les États membres n’ayant pas la même définition de l’origine. En particulier l’Allemagne, qui abat des animaux nés et élevés dans des pays frontaliers. En France, un décret sur l’origine des viandes (avec étiquetage volontaire des viandes fraîches et dans les plats préparés) sera malgré tout déposé et notifié à Bruxelles

Voir aussi, sur le site Alim'agri (ministère de l'agriculture) :

- Plan de soutien à l'élevage : Stéphane LE FOLL dresse un premier bilan de la mise en œuvre des mesures décidées

- Crise de l'élevage - Voir l'intervention de Manuel Valls (vidéo)

Cet article est le 426ème publié sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC

Stéphane Le Foll, le 4 août 2011 dans le Gers, lors des Controverses de Marciac.

Stéphane Le Foll, le 4 août 2011 dans le Gers, lors des Controverses de Marciac.

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 23:31

 

L'histoire n'est pas écrite, ensemble nous pouvons inventer un autre chemin

 

"Je suis candidat à l’élection présidentielle parce que je suis convaincu que l’histoire n’est pas écrite, que le sursaut est possible et qu’ensemble nous pouvons inventer un autre chemin".Ces mots sont de Bastien Faudot, candidat à l'élection présidentielle 2017, investi par le Mouvement Républicain et Citoyen, lors d'un meeting à Paris le 7 février 2016.

MA CANDIDATURE

En France, l’Etat compte beaucoup, davantage qu’ailleurs. Nous comptons sur lui pour nous protéger, garantir la paix civile, assurer la protection sociale et permettre la progression sociale par l’école de la République. Mais aujourd’hui, l’Etat piétine ou échoue. Chaque recul de l’Etat fait avancer la loi de la débrouille et parfois celle de la jungle. Le prochain Président de la République sera d’abord le chef d’un Etat à reconstruire.

J’ai 37 ans et ma génération n’a rien connu d’autre que la France en crise, à laquelle s’est ajoutée, depuis 2012, la menace terroriste. La France est en crise, pas simplement notre économie : cette crise est globale. Cette violence nous la ressentons jusque dans notre vie quotidienne : l’incertitude du lendemain, le sentiment d’abandon et l’augmentation des inégalités. Pendant que dans nos vies de citoyens s’accumulent les peurs et les angoisses.

Je suis candidat à l’élection présidentielle parce que je suis convaincu que l’histoire n’est pas écrite et que le sursaut est possible et qu’ensemble nous pouvons inventer un autre chemin.

Face à cette demande criante de renouveau, que font les politiques ? Dans le passé, ils ont souvent accompagné la chute. Trop souvent, ils se perdent dans des jeux d’appareils et un spectacle médiatique coupé de la réalité. Vous le savez bien, à force de revoir toujours les mêmes têtes sur vos écrans, qui reprennent en refrain des slogans vides de sens, soufflés par des conseillers en communication fatigués. Incapable de résoudre les problèmes de la France et des Français, la classe politique a en revanche parfaitement su verrouiller le débat public.

D’élection en élection, les Français choisissent le changement. Puis la nouvelle majorité sortie des urnes se range à l’idée qu’il n’y a pas d’autre politique possible, trahisse leurs engagements et fait bien souvent le contraire de ce pourquoi elle a été élue ! « Mon adversaire, c’est la finance » disait le candidat François Hollande, avant de faire payer aux Français le prix de la crise. Les banques, elles, ne se sont jamais portées mieux.

Et pendant ce temps, nos élites mondialisées, avec une grande constance, dépossèdent le peuple de sa capacité à maîtriser son destin, en transférant, peu à peu, morceau par morceau, toujours plus de pouvoir aux institutions européennes, pour le plus grand profit des banques et des multinationales. La plupart du temps, elles le font sans jamais nous consulter, et lorsque nous lui signifions notre opposition, comme en 2005 à l’occasion du référendum sur la constitution européenne, ils usent de toutes les moyens pour avancer sans le peuple, contre le peuple !

Aussi, peu à peu, j’ai acquis une certitude : la démocratie est de plus en plus une coquille vide. Nous vivons de mois en moins en démocratie. La France n’est pas le seul pays à vivre une crise post-démocratique comme la désigne le professeur anglais, Colin Crouch.

C’est pour dénoncer cette situation, pour défendre un programme fondé sur la souveraineté du peuple et sur le retour de l’Etat, que j’ai décidé d’être candidat à la présidence de la République.

Je ne crois pas à la fatalité. La France n’a pas vocation à se dissoudre dans la mondialisation, et les Français ne sont pas condamnés à survivre dans le marasme. Ce que les hommes politiques ont fait ou laissé faire, d’autres peuvent le défaire. Il faut avoir du courage, de la volonté, et surtout s’appuyer sur le peuple, sans quoi tout combat est perdu d’avance.

Une année nous sépare de la présidentielle. Tout au long de cette année, je ferai entendre ma voix, je défendrai mes convictions et je serai à votre écoute et au service de notre pays. Telle est mon ambition : porter la cause républicaine, remettre notre nation à l’honneur, défendre les intérêts des citoyens.

Ensemble, nous pouvons ramener la politique sur terre, mettre fin à cette mauvaise pièce de théâtre. Ensemble, nous pouvons reconstruire la République.

Dans la presse

- L'Opinion, 8 février 2016 : « RELEVER LA GAUCHE, ET LA FRANCE AVEC ! »

- L'Obs, 4 février 2016 : « LA GAUCHE DOIT SE RÉEMPARER DE LA NATION »

Cabaret sauvage, Parc de la Villette, Paris 19ème, le 7 février 2016 :

DISCOURS D’INVESTITURE DU 7 FÉVRIER 2016

Rappel (28 janvier 2016) : Bastien Faudot, élu de Belfort, portera les couleurs du MRC en 2017

 

Cet article est le 182ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 7 février 2016, au Cabaret sauvage, parc de la Villette, Paris.

Bastien Faudot, le 7 février 2016, au Cabaret sauvage, parc de la Villette, Paris.

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 18:50

 

En janvier : MRC, agriculture, Europe, communes nouvelles

Au début de chaque mois, je reprends les titres des articles parus le mois précédent sur ce blog. Voir Titres des articles du mois précédent. Depuis 2006, 2855 articles - classés en 50 catégories - ont été publiés sur ce blog (en comptant les récapitulatifs mensuels). En 2015, 110 nouveaux articles ont été publiés sur ce blog. Peu d'articles le mois dernier.

A signaler les deux derniers (27 et 28 janvier) :

- 28 janvier : choix du Mouvement Républicain et Citoyen de présenter un candidat à la prochaine élection présidentielle. C'est Bastien Faudot, 37 ans, porte-parole du MRC, qui a été désigné par les adhérents (il était le seul candidat). Le lancement de la pré-campagne aura lieu le 7 février à Paris, Parc de la Villette (voir sur le site du MRC pour s'inscrire).

- 27 janvier : vous trouverez les liens avec les articles les plus importants que j'ai écrits sur l'agriculture depuis 2005. C'est fait pour servir de base aux travaux d'un groupe de réflexion pour une politique agricole et alimentaire. Avis aux amateurs !

Voici les titres des 6 articles parus en janvier 2016 sur le blog du MRC 53 :

Bastien Faudot, élu de Belfort, portera les couleurs du MRC en 2017 (28 janvier)

Agriculture, élevage, alimentation pour la France, l'Europe, le monde (27)

Il y a le feu dans l'élevage français, laitier et porcin, Bretagne en tête (24)

Le MRC 53 favorable à un gouvernement d'union des forces de gauche (19)

En France, 230 communes nouvelles se substituent à 772 anciennes (06)

Rencontre de République Moderne : Coralie Delaume analyse l'Europe (02)

 

Cet article est le 88ème paru sur ce blog dans la catégorie Titres des articles du mois précédent

Articles parus en janvier 2016 sur le blog du MRC 53 (Michel Sorin)
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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 23:40

 

Il y a une place à prendre à gauche pour tenir le flambeau de l'intérêt national

 

La décision du Mouvement Républicain et Citoyen de présenter un candidat à l'Élection présidentielle française de 2017 est stratégique. Elle part du constat qu'il n'y a personne à gauche pour porter l'idée de la souveraineté populaire et nationale, pourtant fondamentale compte tenu de l'histoire de notre pays, de ses racines révolutionnaires et républicaines.

C'est donc pour aller au bout du chemin en avril 2017, sachant que les obstacles à franchir sont très hauts et nombreux. Le MRC, depuis sa création en 2003, n'a pu aller jusqu'au bout d'une élection présidentielle, le candidat Chevènement, en 2012 comme en 2007, se ralliant finalement au candidat du PS, dans le cadre d'un accord politique MRC-PS.

En 2002, la candidature de Jean-Pierre Chevènement se situait différemment, l'objectif étant de constituer un Pôle républicain, au-dessus des partis politiques.

Avec la candidature de Bastien Faudot, nous sommes dans l'innovation politique. La gauche est décomposée, disloquée, à la dérive depuis 1983, emportée par le néolibéralisme et l'utopie européiste. Il faut la réconcilier avec la République et le socialisme dans l'esprit de Jaurès, lui faire aimer la France, regagner la confiance des ouvriers et employés et de tous les citoyens des milieux populaires. C'est une perspective vraiment mobilisatrice.

C'est parti tôt car Bastien Faudot est jeune et a besoin de temps pour être connu. Et il aura beaucoup d'obstacles à franchir pour aller au bout. Mais ses convictions et ses capacités de débatteur, le fait qu'il portera des positions de fond, en rapport avec l'intérêt national, seront les bienvenus dans ce contexte politique dévasté pour la gauche. Bastien va contribuer à rapprocher le peuple de la politique et de la gauche. Soutenons-le ! Participons au meeting de présentation du candidat : Cabaret Sauvage, Paris 19ème, 7 février, de 14h à 17h (inscriptions sur le site du MRC).

Dans la presse :

- France Bleu, 28 janvier 2016 : L'élu belfortain Bastien Faudot candidat à l'Elysée

- France TV info, 27 janvier :

Bastien Faudot, candidat du MRC à la présidentielle 2017: Il manque à gauche une voix qui porte la question nationale

 

Il sera officiellement désigné ce mercredi soir. A 37 ans, Bastien Faudot, conseiller municipal de Belfort et conseiller départemental du Territoire, va représenter le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) à l’élection présidentielle de 2017. Il n’y a pas beaucoup de suspense, il est le seul candidat à la candidature. Il nous a expliqué le sens de cette démarche. Interview.

Quand il est né en 1978 à Belfort, Jean-Pierre Chevènement était déjà député de ce bout de France qu’est le Territoire. Bastien Faudot devrait bientôt porter les idées chevènementistes au plus haut niveau national, pour la présidentielle 2017. Même sans Jean-Pierre Chevènement, qui a quitté son propre mouvement il y a quelques mois, le MRC entend encore agiter la politique française. Jean-Luc Laurent, le président du MRC, l’a dit il y a une dizaine de jours dans Nice-Matin: son parti « doit s’inscrire dans l’exigence de renouvellement de la vie publique ». C’est donc le jeune porte-parole du parti qui portera l’étendard de cette gauche républicaine et souverainiste.

Pourquoi le Mouvement Républicain et Citoyen présente-t-il un candidat à la présidentielle 2017 ?

« Le choix a été fait en juin dernier, lors de notre dernier congrès. Le MRC est un membre critique de la majorité présidentielle. Nous avions décidé de faire partie de la majorité de François Hollande au lendemain du discours du Bourget. Mais la peinture du bureau du président de la République n’était pas encore sèche qu’il revenait sur la question clé de voûte pour nous: la réorientation de la politique européenne. En cédant aux exigences d’Angela Merkel, il a d’emblée écrit la suite du mandat. Tout le reste procède de ce choix originel. On ne peut pas faire peser sur les classes populaires le redressement de la dette, on ne peut pas améliorer les comptes publics, la situation économique, créer de l’emploi, par une politique d’austérité. Et puis il y a une évolution notoire depuis les attentats, un virage néoconservateur. On ne peut pas refermer le débat sur la question économique et sociale. Il manque à gauche une voix qui porte la question nationale, pas de manière honteuse et pas sous l’angle ethnique du Front national. »

Certains demandent une primaire à gauche. Le MRC pourrait-il y participer ?

« Je suis favorable à tout ce qui pourrait servir à déverrouiller le débat. Mais j’ai des doutes sur le périmètre de cette primaire, et le nombre de participants. Sans Mélenchon, sans Hollande, dont je doute fort qu’il se prête au jeu, quelle pourrait être cette primaire?

La dernière fois que le MRC a présenté un candidat à la présidentielle, en 2002, il n’y avait pas de candidat de gauche au second tour. Craignez-vous ce scénario ?

« On n’a déjà même plus de président de gauche, donc ce n’est pas grave. Aux régionales, dans le Nord Pas-de-Calais Picardie et en Paca, on a eu un 21 avril volontaire. »

Aux régionales en Bourgogne Franche-Comté, le MRC a fait liste commune avec plusieurs composantes de la gauche, dont le Parti communiste. Une telle alliance est-elle possible pour une présidentielle ?

« Il faudrait trouver un support politique cohérent. Ce n’est pas impossible mais… Pour une présidentielle, on change d’échelle, avec d’autres questions. On n’est par exemple pas forcément d’accord avec la gauche radicale et son anti-racisme pavlovien, faire de la morale ne suffit pas. Les Français sont attachés à la Nation. Il y a une dérive criminelle, et je pèse mes mots, de la gauche, qui a abandonné les symboles révolutionnaires au profit du Front national. »

Pour être candidat à la présidentielle, il faut 500 signatures d’élus. Est-ce un obstacle pour vous ?

« Lutte ouvrière, le NPA ou Jacques Cheminade y sont arrivés, avec un réseau d’élus moins important que le nôtre et un positionnement politique plus exotique. Si nous n’y arrivons pas, c’est qu’on n’a pas été bon. Et je ne doute pas qu’on le sera. »

 

A lire aussi: Bastien Faudot (MRC) : « L’Europe est dans l’impasse »

 

Cet article est le 181ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, en séance du Conseil national du MRC, le 30 juin 2013

Bastien Faudot, en séance du Conseil national du MRC, le 30 juin 2013

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 14:58

 

Organisons-nous pour proposer une politique à la hauteur des besoins

 

La situation de l'agriculture, de l'élevage tout particulièrement, est une grande source d'inquiétudes, le temps d'espérer un changement de politique agricole européenne étant malheureusement passé. Il faut maintenant prendre le problème à bras-le-corps. En partant des besoins de la population en matière d'alimentation, sans se limiter à l'horizon national et européen. Et en remettant la politique au premier plan. Il y a des choix collectifs à faire après avoir bien mesuré les enjeux et défini les moyens possibles.

Comment faire ? Il y a des bases de réflexion, à partir desquelles des citoyens volontaires pourraient travailler. Je propose de créer un groupe AGRAL (Agriculture et alimentation) qui ferait des propositions en amont des partis politiques.

 

Voici des liens avec des articles agricoles publiés sur les blogs MRC 53 (424 articles agricoles depuis 2006) et CiViQ (96 articles agricoles depuis le début 2014).

Voir (MRC 53) : AGRICULTURE et PAC et (CiViQ) :  Agriculture Alimentation

 

Sélection d'articles

Agriculture Pour une nouvelle PAC (1er mars 2005, site du MRC 92). Réflexions de Michel Sorin, délégué national MRC à l'agriculture

Intervention de Michel Sorin (MRC) sur l'agriculture - Libourne 16 mars 2007 (blog MRC 53, 1er avril 2007). A l'invitation de Patrick Nivet, MRC Gironde.

Intervention prononcée par Michel Sorin, Ingénieur agronome, responsable des questions agricoles au MRC, lors de la table-ronde « Quelle politique agricole au défi de la crise alimentaire mondiale ? » de la Fondation Res Publica, Paris, 9 juin 2008.

Des orientations nouvelles pour l'agriculture (par Michel Sorin, secrétaire national du MRC à l'agriculture, 10 octobre 2009, site MRC)

Agriculture et alimentation : 8 juin 2011 - intervention de Michel Sorin à Surgères (17). Blog MRC 53, 27 juin 2011. Soirée-débat à l'initiative de Serge Maupouet (MRC 17).

Lycée agricole Laval : 50 ans d'agriculture mayennaise (4) par Michel Sorin. A l'occasion des 50 ans du Lycée agricole de Laval (blog CiViQ, 13 octobre 2014).

Atelier Agriculture de l'université de rentrée MRC : éléments de réflexion (21 septembre 2015)

Université de rentrée 2015 MRC : compte rendu de l'atelier Agriculture (28 septembre 2015)

L'agriculture européenne, grande victime de l'accord de libre-échange (22 janvier 2016)

Il y a le feu dans l'élevage français, laitier et porcin, Bretagne en tête (24 janvier 2016)

 

Cet article est le 425ème publié sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC

Les éleveurs européens participant à la grande manifestation devant les bureaux de la Commission européenne à Bruxelles le 7 septembre 2015

Les éleveurs européens participant à la grande manifestation devant les bureaux de la Commission européenne à Bruxelles le 7 septembre 2015

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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 23:52

 

Face à la politique néolibérale européenne, les éleveurs ne sont pas soutenus

 

La situation des éleveurs laitiers est quasi désespérée, car ils ne peuvent compter sur personne. La Commission européenne, qui pilote l'agriculture, a décidé de laisser le pilotage au marché, selon la doctrine néolibérale en vigueur dans cette instance, comme au niveau d'une majorité de chefs d’État et de gouvernement. Cela revient à confier le pilotage aux industriels de l'agroalimentaire, qui jouent la carte de l'exportation de produits laitiers - à des prix qui tirent à la baisse les prix payés aux éleveurs. La grande distribution prend sa part de la valeur ajoutée au passage et les producteurs sont impuissants, n'étant soutenus ni par le gouvernement, ni par leurs représentants professionnels du syndicat majoritaire (FNSEA) car l’État a remis ses pouvoirs aux technocrates libéraux de la Commission européenne et les syndicats majoritaires cautionnent l'orientation néolibérale de la Commission.

Dans le quotidien Les Echos, le 28 juillet 2015, un article de Nicolas-Jean Brehon* posait bien le problème. Voir La mauvaise bataille des producteurs de lait

Extrait. (…) La France est le pays qui a le plus de potentiel laitier : l'eau, l'herbe, le climat, l'histoire, des groupes internationaux, une image d'excellence, des fromages réputés. Mieux, les barrages se déroulent dans la région qui a tous les atouts. Normand, qu'as-tu fait de tes talents ? C'est aussi simple que ça.

Et pendant ce temps, nos concurrents se frottent les mains. La fin des quotas libère les dynamiques laitières. Trois grands pays laitiers s'enfoncent dans la brèche; l'Allemagne, les Pays- Bas et l'Irlande. « Produisez tout ce que vous pouvez, on prend tout », disent les laiteries aux éleveurs. Quand les Français doutent encore du fameux potentiel du marché chinois et ne savent pas ce qu'ils vont faire, les concurrents se préparent. C'est aussi simple que ça.

Enfin, le monde politique a été d'une incroyable lâcheté. Chaque camp se renvoie la responsabilité de la fin des quotas laitiers. Cette guéguerre politique est pitoyable. L'abandon des quotas laitiers a été initié, acté, formalisé, et rappelé par des gouvernements de gauche et de droite. Pis, on continue de tromper le monde de l'élevage. Les quotas laitiers ont assuré une production laitière partout en France. Aujourd'hui, alors que le cadre réglementaire a changé, on continue à faire croire aux éleveurs que cela va durer.

Les gouvernants ont un choix simple : ou jouer la carte économique de la compétitivité, miser sur les dynamiques laitières et accepter les concentrations de la production dans le Grand Ouest, ou jouer la carte politique de l'équilibre du territoire et tout faire pour préserver les fermes et l'outil de transformation, y compris dans les régions en déprise laitière. Mais il faut assumer ce choix et assumer les coûts (800 millions par an dans les deux cas). Qui va choisir, qui va payer ? Qui osera poser le problème en ces termes ?

La profession a moins besoin de prix que d'un cap. C'est aussi simple que ça.

* Nicolas-Jean Brehon est professeur à l'Idrehea, institut des hautes études de droit rural et d'économie agricole.

 

Revue de presse (Ouest-France) :

- 7 janvier 2016, Hervé Plagnol : Agriculture. Ces éleveurs inquiets de ne pas passer 2016

- 13 janvier 2016, Antonin Garnier : Agriculture. Toute l'Europe prise dans la tourmente

- 13 janvier 2016, Xavier Bonnardel :Les légumiers eux aussi embourbés dans la crise

- 14 janvier 2016, Christophe Violette : Crise du porc. Les raisons de la colère

- 15 janvier 2016, Guillaume Le Du : Le marché du lait se dégrade

- 21 janvier 2016, Christophe Violette : Crise agricole. Le spectre de la faillite hante les éleveurs

 

Rappel :

- Vidéo de l'INA (1982) sur la grève du lait (1972) : Historique de la grève du lait, il y a dix ans

- Université de rentrée 2015 MRC : compte rendu de l'atelier Agriculture

Cet article est le 424ème publié sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC

Manifestation des éleveurs européens le 7 septembre 2015 devant les bureaux de la Commission européenne à Bruxelles

Manifestation des éleveurs européens le 7 septembre 2015 devant les bureaux de la Commission européenne à Bruxelles

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 18:34

 

Les républicains de gauche doivent s'affirmer face aux républicains de droite

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC 53) était réuni à Saint-Berthevin le 18 janvier 2016, à l'initiative de Michel Sorin, responsable départemental et régional. Il a débattu de la situation politique nationale avant de prendre position sur la candidature MRC à l'élection présidentielle et de décider de l'action à mener au niveau du département de la Mayenne.

- Situation politique nationale :

. Le pays vit une période dangereuse pour la cohésion nationale et le maintien de son identité républicaine et sociale. Le gouvernement est confronté à une évolution du capitalisme et de la mondialisation qu'il n'a pas su décrire et analyser, donnant l'impression d'accompagner les forces néolibérales qui dominent l'économie.

. Un an avant le lancement de la campagne de l'élection présidentielle, le président de la République doit impérativement engager la France dans le rassemblement des forces progressistes afin de consolider le modèle social républicain français.

- Candidature MRC à l'élection présidentielle :

. Le Conseil national du MRC, le 20 décembre 2015, avait adopté un texte d'orientation - dans le prolongement du congrès de juin 2015 - intitulé « Vers la République souveraine », dont les principaux titres sont significatifs :

- Europe, urgence démocratique

- La gauche entre renoncements et espoirs

- S'adresser aux citoyens

- Vers la République souveraine, un projet de renouveau jalonné de dix balises :

- L'alliance des productifs pour le plein emploi

- Un nouveau contrat fiscal

- La préservation des biens communs et le développement des services publics

- L'école et la promesse d'avenir pour la jeunesse

- La fabrique de la République

- Ouvrir un nouvel âge démocratique

- Reconquérir notre souveraineté

- Le choix de la Nation

- Bâtir l'Europe du commun

- Une France indépendante et la coopération comme République universelle

. Le Conseil national du MRC avait également adopté la procédure de désignation du candidat qui portera ce projet lors de l'élection présidentielle.

Un seul candidat s'est fait connaître à l'issue de l'appel à candidatures : Bastien Faudot, 37 ans, élu municipal et départemental à Belfort, porte-parole national du MRC.

Il est demandé aux adhérents de voter lors de réunions organisées par les responsables fédéraux. Le résultat des votes sera connu le 27 janvier et proclamé le 7 février lors d'un meeting national, Paris 19ème.

- Actions à mener en Mayenne vers les citoyens :

Il sera proposé des rencontres locales avec les citoyens afin de débattre avec eux de l'urgence de rassembler les forces progressistes à tous les niveaux de la vie publique.

Rappel :

- 23 décembre 2015 : Le MRC sera présent en 2017 pour reconstruire une force républicaine

Le texte adopté à la majorité (7 abstentions) par le Conseil national vise la reconquête de la souveraineté du peuple français : reconquête de la souveraineté populaire, car la démocratie est mise en cause au niveau européen, et reconquête de la souveraineté nationale, qui est le droit du peuple à décider de son avenir.

- 27 décembre 2015 : Conseil national du MRC : Michel Sorin a parlé au nom du MRC 53

Notre candidature MRC doit être le début du sursaut de la gauche, le déclic qui va conduire au rassemblement des républicains de gauche sur un programme de redressement national et d'affirmation de la souveraineté du peuple français.

Cet article est le 60ème sur ce blog dans la catégorie MRC 53 et Pays de la Loire

Bastien Faudot, le 30 juin 2013, lors du Conseil national du MRC

Bastien Faudot, le 30 juin 2013, lors du Conseil national du MRC

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 23:46

 

La loi incite les élus locaux à fusionner les communes sans l'avis des citoyens

 

Réduire le nombre de collectivités locales est l'obsession du gouvernement, car cela lui permet de montrer à la Commission européenne que la France de François Hollande met en œuvre des réformes.

Avant de voir tous les projets de communes nouvelles qui sont allés au bout, rappelons les articles parus sur les blogs du MRC 53 et de Réseau CiViQ, qui rapportaient le cas des communes de Saint-Berthevin et du Genest-Saint-Isle, près de Laval, en Mayenne, dont les maires avaient pourtant appliqué à la lettre les directives du préfet de la Mayenne.

Leur projet n'a pas abouti parce que des obstacles avaient été sous-estimés, en particulier l'appartenance des deux communes à des intercommunalités différentes d'une part, et la réactivité de citoyens du Genest-Saint-Isle face à la méthode un peu à la hussarde des maires, insuffisamment participative, d'autre part.

- Voir, 31 oct. 2015, (blog CiViQ,) : St-Berthevin et Le Genest : abandon du projet de commune nouvelle et (blog MRC 53) : Commune nouvelle : le projet de St-Berthevin avec Le Genest n'est plus.

- Voir aussi, 9 octobre 2015 (blog MRC 53) : Communes nouvelles : Saint-Berthevin et Le Genest-Saint-Isle se lancent

A noter, un autre cas concret, en Maine-et-Loire, signalé par Daniel Salé*, conseiller municipal d'une des communes engagées (Le Plessis-Macé) dans le projet de commune nouvelle qui a abouti à la création de la commune de Longuenée-en-Anjou.

Voir (Ouest-France, Marianne Deumié, 6 janvier 2015) : Longuenée-en-Anjou. Jean-Pierre Hébé, maire de la commune nouvelle

Déclaration de Daniel Salé : Nous croyons être une assemblée légitime parce que nos votes pour la commune nouvelle étaient majoritaires dans chacune de nos communes. Nous le pensons d’autant plus que ces votes majoritaires ont été actés par le Préfet.

Le problème, c’est que nous n’avons pas été élus par l’ensemble des électeurs de la commune nouvelle, mais par seulement les électeurs de nos communes d’origines. Pour obtenir cette vraie légitimité cela nécessiterait de nouvelles élections municipales. Et ce nouveau conseil municipal pourrait alors délibérer en toute légitimité.

Pendant 4 ans, nous allons nous arroger du vote des électeurs. Cela est difficilement supportable. Et je crois qu’il y a là un déni de démocratie. En conséquence, je m’abstiendrai ou voterai blanc lors des votes.

Rappel : la législation du 16 décembre 2010 concernant les Communes nouvelles (voir sur le site du Courrier des maires Communes nouvelles, mode d'emploi) permet aux élus municipaux qui le souhaitent de mettre à l'étude une nouvelle organisation territoriale par rapprochement entre communes. Ensuite, la LOI n° 2015-292 du 16 mars 2015 relative à l'amélioration du régime de la commune nouvelle est incitative par les dotations financières de l’État.

Voir cette présentation faite le 9 décembre 2015 par Localtis des expériences nouvelles : Bouquet d'expériences sur les Communes nouvelles

La loi du 16 mars 2015 relative à "L’amélioration du régime de la commune nouvelle, pour des communes fortes et vivantes" offre des perspectives intéressantes aux communes qui souhaitent se regrouper, sur une base volontaire, pour unir leurs forces, mutualiser leurs moyens et être  mieux représentées auprès des autres collectivités et de l’Etat.
Les communes nouvelles bénéficieront d’un statut plus souple, mieux adapté à leur spécificité et au respect de l’identité des communes fondatrices. Elles bénéficient également de dispositions financières favorables si elles sont constituées avant le 1er janvier 2016.
Le dispositif offre de nombreuses possibilités et les élus pourront déterminer eux-mêmes la gouvernance qu’ils souhaitent mettre en oeuvre, la place des communes fondatrices et le rôle des maires délégués garants de la cohésion communale. 
Les élus qui se sont lancés depuis 2013 ont participé à ces évolutions grâce à leur expérience et les premiers résultats qui en découlent :  mutualisation des services et des équipements,  économie sur les achats, préservation voire augmentation des dotations de l'Etat. Ils souhaitent exister au sein d'intercommunalités plus vastes, se dotent une gouvernance en rédigeant des chartes de fonctionnement, innovent sur le rôle des maires des communes déléguées.

Au 1er janvier 2016, le bilan de la création des communes nouvelles est le suivant :

- En Mayenne, le point était fait par Ouest-France (30 décembre 2015). Voir Quelles communes fusionneront le 1er janvier ?

- En Maine-et-Loire, département le plus créatif de France, le site Le kiosque (6 janvier 2016) annonce Plus que 224 communes au lien de 357 en Maine et Loire

- Au niveau national, le bilan est présenté par :

- Wikipédia : Liste des communes nouvelles créées le 1er janvier 2016

- Maire info (Franck Lemarc, 4 janv. 2016) : 230 communes nouvelles de plus au 1er janvier 2016

Les deux dernières semaines de l’année 2015 ont vu se succéder au Journal officiel, entre le 22 et le 31 décembre, des salves d’arrêtés préfectoraux portant création de communes nouvelles. Il s’agit de la publication officielle d’arrêtés pris tout au long de l’année. Cette dynamique a été impulsée par la loi portée par l'ancien président de l'AMF, Jacques Pélissard (loi relative à l'amélioration du régime de la commune nouvelle du 16 mars 2015, lire Maire info du 17 mars 2015).
230 communes nouvelles ont été officiellement créées dans cette période, consacrant à ce stade la fusion de 772 communes.
Ces 230 communes nouvelles regroupent 815 115 habitants, soit une moyenne de 3 543 habitants par commune nouvelle. Mais cette moyenne recouvre de fortes disparités : la plus petite regroupe 239 habitants (Mièges, dans le Jura), tandis que la plus importante (Cherbourg-en-Cotentin) en compte presque 82 000. 48 communes nouvelles sur 230 comptent moins de 1000 habitants, et 8 seulement plus de 10 000 habitants.
En ce qui concerne le nombre de communes fusionnées, mêmes disparités. En moyenne, les communes nouvelles comptent 3,35 communes fusionnées. La très grande majorité (192 communes nouvelles sur 230) fusionne moins de 5 communes. 9 opérations sont de plus grande envergure, avec 10 communes fusionnées ou plus, dont 4 dans le seul Maine-et-Loire. La plus importante fusion est celle de la commune nouvelle de Petit Caux, en Seine-Maritime, qui regroupe 18 communes (9 213 habitants).
Les tendances observées depuis le début de la dynamique en faveur des communes nouvelles se confirment très nettement : le nombre de créations de communes nouvelles est très inégal d’un territoire à l’autre. C’est la Normandie qui est la championne toute catégorie en la matière, regroupant à elle seule le quart des créations de 2015 (64 sur 230), avec 14 communes nouvelles dans l’Orne, 32 dans la Manche, 15 dans l’Eure. Vient ensuite la région Pays-de-la-Loire, essentiellement grâce au département du Maine-et-Loire qui a vu se créer 21 communes nouvelles. En fin de liste, on trouve la Bretagne (8 créations), le Nord-Picardie (6), Paca (2). Il n’y a eu aucune création de commune nouvelle en Corse.
Pour Vincent Aubelle, enseignant à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée et spécialiste des communes nouvelles, cette inégale répartition n’a rien de surprenant : « Le grand ouest a de toute façon toujours été précurseur en matière d’intercommunalité, explique-t-il ce matin à Maire info.En Normandie notamment, il existe depuis toujours une grande tradition de solidarité entre les communes ». Au-delà, le chercheur note deux phénomènes différents dans ce grand ouest : « La Normandie crée de très nombreuses communes nouvelles, plutôt de petites tailles, ce qui est une façon de répondre à un extrême morcellement des communes. Dans le Maine-et-Loire, c’est un phénomène un peu différent : il y a un peu moins de communes nouvelles créées, mais elles sont beaucoup plus grandes, regroupant souvent plus de dix communes. » Cas presque unique dans le pays : ce sont souvent, en Maine-et-Loire, des communautés de communes entières qui se transforment en communes nouvelles. « Le mouvement, explique Vincent Aubelle, a été lancé par le pays des Mauges, dont les élus ont estimé que cette évolution était nécessaire pour que les plus petites communes puissent continuer d’exister face aux grandes agglomérations de la région, Nantes, Angers ou Cholet. » Et ce n’est pas fini, puisqu’il est déjà prévu que trois EPCI du département basculent en communes nouvelles « d’ici le mois de juin ».
La liste n’est en réalité pas tout à fait complète : selon les derniers chiffres de l’AMF, ce sont 266 communes nouvelles qui ont été délibérées en 2015, pour un total de 950 communes regroupées. La Direction générale des collectivités locales (DGCL) indique que des arrêtés pourront continuer d’être publiés après le 1er janvier 2016. Une trentaine de communes nouvelles supplémentaires devraient donc être officialisées dans les jours qui viennent – à moins que certaines aient été refusées par les préfets, ce qui est toujours possible, mais peu probable. Un cas particulier est enfin à signaler : c’est celui des communes nouvelles qui fusionneraient « à cheval » sur deux départements. Un cas, au moins, se pose, celui des communes d’Ingrandes, dans le Maine-et-Loire, et Fresne-sur-Loire, en Loire-Atlantique. Les conseils municipaux ont délibéré dans ce sens, mais il faut attendre un décret en Conseil d’État pour que les limites des deux départements soient redéfinies.

Voir sur le site de l'AMF : un dossier très complet

Cet article est le 54ème paru sur ce blog dans la catégorie Collectivités territoriales

Les recommandations du préfet de la Mayenne

Les recommandations du préfet de la Mayenne

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