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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
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17 janvier 2018 3 17 /01 /janvier /2018 22:32

 

Le gouvernement renonce à porter l’intérêt général du Grand Ouest

 

On sentait le coup venir. La désignation de trois médiateurs était faite pour permettre à l’État de se défausser de ses responsabilités en ouvrant une alternative au projet de transfert de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Voir ce communiqué de presse de Bruno Chevalier (MRC 44) ce 17 janvier, sous le titre

NDDL : Chronique d’une mort annoncée

Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage ! Quand on veut enterrer un projet d'aéroport, on nomme des médiateurs proches d'un opposant notoire à l'aéroport, le ministre Nicolas Hulot et on fait un enterrement de première classe tout en disant qu'il était pertinent de le faire mais voilà on ne peut pas le faire, fallait que les autres le fassent avant (sic !). Un discours alambiqué qui traduisait le fait même que celui qui le lisait, le Premier Ministre, était peu convaincu de ses propos !!

Le Gouvernement prend en otage le Grand Ouest pour quelques protestataires, qu'il retrouvera, n'en doutons pas, sur d'autres projets controversés, car la plupart sont des militants de la décroissance ou altermondialistes.

Le Gouvernement dénie la consultation qui a eu lieu et par cela condamne le fait de vouloir passer certains projets par le vote référendaire vu la considération qu'ont les gouvernants pour les résultats de référendum. Il dénie aussi les nombreuses décisions de justices qui ont été rendues contre les divers recours.

L'aménagement de Nantes Atlantique ne peut, c'est une certitude, qu'être transitoire. Les travaux prévus donneront forcément lieu à une enquête d'utilité publique, les proximités de zones Natura 2000 renchériront les travaux sous évalués par les médiateurs et les contribuables se trouveront à payer deux enveloppes, celle du dédit à Vinci et celle des travaux à Nantes Atlantique.

Pour un beau gâchis, c'est un beau gâchis !!

Sur le terrain du droit, nous attendons une réponse ferme du gouvernement pour faire cesser le trouble sur la zone qui doit désormais retourner à l’élevage et l’agriculture.

 

Voir aussi le commentaire de Jean-Luc Laurent, président du Mouvement Républicain et Citoyen :

Aéroport Notre-Dame-des-Landes : un renoncement grave qui met en cause l’autorité de l’Etat et la parole donnée !

L’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes qui avait été validé par les citoyens du département de Loire-Atlantique à 55% et par 150 décisions de justice est une lourde erreur et un grave précédent. 
C’est une décision de renoncement pour motif de petite tambouille politicienne qui abandonne l’intérêt général et conduit à un affaiblissement grave de l’autorité de l’Etat, sans parler du coût pour la collectivité. 
De surcroît, ce renoncement à l’engagement pris par Emmanuel Macron crée un grave précédent qui ne sera pas sans conséquence sur d’autres projets que la puissance publique voudra conduire au service de l’intérêt général et qui seront entravés par des intérêts particuliers et des groupes minoritaires.

Rappel (articles précédents) :

- 21 décembre 2017 : Aéroport de Nantes : une longue histoire depuis presque un siècle

- 23 décembre 2017 : La position du MRC sur le dossier du transfert de l'aéroport de Nantes

Le président du MRC, Jean-Luc Laurent, aura l’occasion de développer son argumentation lors de ses interventions à Nantes, vendredi 19 janvier, devant la presse à 11h et devant les militants à 12h, dans une salle de la brasserie « La Passerelle de Marcel ». Voir : Jean-Luc Laurent, président du MRC, sera à Nantes le 19 janvier 2018
 

Cet article est le 3043 ème sur le blog MRC 53 - le 90ème catégorie MRC 53 et Pays de la Loire

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16 janvier 2018 2 16 /01 /janvier /2018 21:49

 

Il parlera, notamment, de la reconstruction de la gauche et de l’aéroport

 

Jean-Luc Laurent, président du Mouvement Républicain et Citoyen, ancien député du Val-de-Marne, ancien maire du Kremlin-Bicêtre (94), sera présent à Nantes vendredi 19 janvier 2018.

La fédération MRC des Pays de la Loire l'a invité pour parler des orientations adoptées par le Conseil national le 17 décembre 2017, à la suite du constat de désagrégation de la gauche en France. Il s'agit de préparer les conditions de la reconstruction de la gauche, et donc de construire une force politique nouvelle, dans le cadre d'un projet de transformation sociale.
Par ailleurs, Jean-Luc Laurent répondra aux questions concernant l'actualité politique, ce qui inclut la question de l'avenir du projet de transfert de l'aéroport de Nantes.

 

Voici le déroulement de ses interventions, qui auront lieu à la brasserie "La Passerelle de Marcel" - voir le site La Passerelle de MARCEL :

- Rencontre avec la presse à 11h
- Rencontre avec les militants à 12h

 

Cet article est le 3042 ème sur le blog MRC 53 - le 89ème catégorie MRC 53 et Pays de la Loire

Jean-Luc Laurent, président du MRC

Jean-Luc Laurent, président du MRC

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2 janvier 2018 2 02 /01 /janvier /2018 18:17

 

Contribuer à l’émergence d’une nouvelle force politique à gauche

 

Une nouvelle année vient de commencer. Elle sera décisive sur de nombreux points.

- En se référant aux thèmes traités sur ce blog en décembre, il y aura, avant fin janvier, la décision concernant l’aéroport de Nantes. Nous avons indiqué les raisons en faveur du transfert à Notre-Dame-des-Landes.

- Ce 2 janvier, les élus de la nouvelle collectivité de Corse procèdent au lancement de cette structure, qui répond aux aspirations des autonomistes et indépendantistes qui ont gagné ensemble les élections en décembre. La question linguistique est tout aussi lancinante qu’en Catalogne, où la question de l’indépendance a été posée par la précédente assemblée territoriale dans des conditions non acceptables par le pouvoir central espagnol.

- En France, une loi prendra en compte les réflexions engagées lors des Etats généraux de l’alimentation, initiés par le président de la République.

- « En même temps », la gauche s’efforcera de se reconstruire. Le mouvement Républicain et Citoyen contribuera à l’émergence d’une nouvelle formation politique, capable de rassembler largement les citoyens dans la perspective des prochaines élections nationales.

Engageons-nous résolument dans cette nouvelle année en ayant l’espérance d’un monde meilleur comme moteur de notre action politique. Et en espérant que nous aurons la santé et les conditions matérielles de vie pour être efficaces dans notre action. C’est cela les vœux pour 2018 que nous partageons volontiers.

 

Ce blog existe depuis 2006. Plus de 3 000 articles ont été publiés. Il a continué d’exister après une suspension en 2014, le temps du lancement du blog de Réseau CiViQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne) - plus de 400 articles publiés.

Le rythme de parution des articles est variable. Après les Titres des articles publiés en novembre 2017 sur le blog du MRC 53, voici les titres des articles publiés en décembre 2017.

Titres des 14 articles publiés en décembre 2017 sur le blog du MRC 53

En Espagne, les institutions sont confrontées au souverainisme catalan (30 décembre)

La gauche demain, thème de réflexion de L'Esprit citoyen (29 décembre)

La position du MRC sur le dossier du transfert de l'aéroport de Nantes (23 décembre)

Aéroport de Nantes : une longue histoire depuis presque un siècle (21 décembre)

Le point sur le projet de transfert de l'aéroport Nantes-Atlantique (21 décembre)

Le parlement du MRC adopte un appel à la reconstruction de la gauche (19 décembre)

MRC : contribuer à l'émergence d'une force politique nouvelle à gauche (16 décembre)

OMC : liste des cosignataires de la Lettre ouverte aux gouvernements (12 décembre)

OMC : Lettre ouverte aux gouvernements en réunion à Buenos Aires (12 décembre)

En Corse, la nouvelle collectivité territoriale est quasi indépendantiste (11 décembre)

Le MRC se prépare à appeler à construire une nouvelle force politique (09 décembre)

MRC : comment faire vivre les idées de Chevènement et de Motchane (08 décembre)

Gérard Choplin devant l'association MARS : la PAC vue de l'intérieur (06 décembre)

Emmanuel Macron à Rungis sur les Etats Généraux de l'Alimentation (05 décembre)

 

Cet article est le 3041 ème sur le blog MRC 53 - le 76ème, catégorie Titres des articles du mois précédent

Titres des articles publiés en décembre 2017 sur le blog du MRC 53
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30 décembre 2017 6 30 /12 /décembre /2017 22:03

 

Après les élections catalanes du 21 décembre, la recherche de solutions

Le 1er octobre 2017, le gouvernement catalan était allé au bout de son engagement électoral de 2015 en organisant un Référendum sur l'indépendance en Catalogne (Voir Le Monde, 1er octobre 2017). De son côté, l’État espagnol avait tout fait pour empêcher ce référendum, se prévalant de la légalité. La proclamation de l’indépendance par le parlement catalan avait été jugée illégale et les leaders souverainistes traduits devant la justice (ils ont été emprisonnés ou se sont exilés à Bruxelles).

De nouvelles élections étaient organisées le 21 décembre 2017 par l’État espagnol sur le territoire catalan afin de permettre à la Catalogne de désigner ses représentants légaux (voir le Statut d'autonomie de la Catalogne de 2006). Des précisions sont apportées sur le site Wikipédia concernant les Élections au Parlement de Catalogne de 2017.

Les résultats (non définitifs) annoncés en soirée le 21 décembre - et commentés sur Facebook par Olivier Delorme - indiquaient une très forte participation électorale (presque 82 %, soit près de 7 % de plus qu’en 2015 et, pourtant, ce n’était pas un jour férié) et la reconduction de la majorité souverainiste en sièges (sans avoir la majorité absolue en voix, cet écart étant dû au système électoral qui est favorable aux zones rurales Lérida et Gérona, à forte majorité indépendantiste, plus de 60 %, au détriment des secteurs plus urbanisés de Barcelona et Tarragona où les résultats des indépendantistes sont plus faibles, surtout à Barcelone).

Les rapports de forces indépendantistes-non indépendantistes ne changent pas ( 47,5 % pour les indépendantistes, 43,3 % pour les anti-indépendantistes (Ciudadanos, socialistes et PP) et 7,4 % pour le Podemos catalan et ses alliés, dont la maire de Barcelone, qui sont en baisse, pris entre deux feux car sur une position de compromis, souhaitant l’organisation d’un référendum initié par l’État espagnol) mais il y a d’importants transferts de voix à l’intérieur de chaque camp.

Ce qui est le plus marquant est l’effondrement du parti majoritaire en Espagne, le parti populaire (droite conservatrice), qui perd la moitié de ses voix et les deux tiers de ses députés (de 11 à 4). En fait, c’est le jeune parti de la droite moderniste et libérale catalane, très anti-indépendantiste, Ciudadanos, qui tire les marrons du feu (+ 11 députés) et obtient le plus grand nombre de voix et de sièges.

Chez les partisans de l’indépendance catalane, le résultat de la CUP (gauche radicale) baisse de près de 4 % en raison, probablement, de son intransigeance indépendantiste, alors que les deux principales coalitions (Ensemble pour la Catalogne Junts et la gauche républicaine ERC), plus portées au compromis, sont presque à égalité en voix et en sièges, faisant plus séparément en voix (+ 3,5%) que sur une seule liste en 2015. A noter la très forte progression de ERC et sa déception car les sondages lui donnaient la première place des trois listes indépendantistes.

Il est très excessif d’affirmer que les non-indépendantistes sont majoritaires en voix car c’est ajouter des partis rivaux (PP, Ciudadanos, PSOE) d’une part et interpréter la position nuancée de Podemos et de ses alliés, qui pourraient jouer un rôle dans la formation d’une majorité avec les indépendantistes au sein du nouveau parlement catalan, d'autre part.

En conclusion, ces élections confirment la profonde division de l’électorat catalan, au sein duquel la question de l’indépendance prend le dessus sur les clivages politiques espagnols qui sont eux-mêmes en pleine mutation depuis quelques années (la droite conservatrice PP, remise en question par la droite moderniste libérale de Ciudadanos d’une part et la gauche socialiste PSOE remise en cause par Podemos d’autre part). Au laboratoire espagnol s’ajoute le laboratoire catalan et qui sait ce qui sortira du bouillonnement politique en cours ?

Ce qui est certain, c’est que le chef du gouvernement espagnol a échoué dans sa tentative de déloger les souverainistes catalans. Ils sont en exil ou en prison mais les électeurs continuent de leur faire confiance pour les représenter au parlement catalan. Certes, le calme est revenu, ce qui était son objectif premier mais cela ne peut durer si une solution politique n’est pas trouvée assez rapidement. Que fera le Premier ministre Rajoy ? Peut-il se hisser à la hauteur de l’enjeu politique ?

De nouvelles élections générales permettraient au futur chef du gouvernement de rétablir le dialogue entre l’État et la Catalogne. A défaut, le roi pourrait intervenir pour débloquer la situation politique catalane, en suggérant aux principaux partis d’entrer dans une démarche de réactualisation des équilibres institutionnels issus de la période qui a suivi la dictature franquiste, il y a quarante ans. Voir la Constitution espagnole de 1978.

Le laboratoire espagnol pourrait apporter des innovations politiques qui seraient bienvenues. En tirant le meilleur de ce que produit le laboratoire catalan. Sinon, le risque est grand pour Felipe VI de voir l’État espagnol et la monarchie se déliter.

Documentation utile :

- Arte, 18 décembre 2017 (visible deux mois) : Catalogne : l'Espagne au bord de la crise de nerfs

- Le Monde, 21 décembre  Elections en Catalogne - Le Monde

- France Info Elections en Catalogne : quatre questions après la victoire des indépendantistes

Cet article est le 3040ème sur le blog MRC 53 - le 64ème dans la catégorie Etats Union européenne

Paysage espagnol (oliviers, Andalousie)

Paysage espagnol (oliviers, Andalousie)

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29 décembre 2017 5 29 /12 /décembre /2017 16:19

 

Serge Maupouet (MRC 17) : renouer avec les citoyens, préalable à la reconstruction


Le Mouvement Républicain et Citoyen en Charente-Maritime - voir Fédération MRC de Charente-Maritime - participe aux travaux de l’association « L’Esprit citoyen », qui a "pour but d’échanger les réflexions sur les enjeux démocratiques et républicains pour développer l’esprit laïque et citoyen".

Voir Le MRC 17 a répondu à l'invitation de "L'Esprit citoyen" pour échanger sur le thème "La Gauche Demain" à FOURAS le 16 décembre 2017

Après les prises de parole initiales de représentants associatifs et de la société civile, les partis politiques étaient invités à réagir à celles-ci.

Le Secrétaire départemental du MRC 17, Serge Maupouet, s'est attaché à intervenir en lien direct avec les éléments d'analyse et questionnements qui venaient à l'instant d'être mis dans le débat. Voici la teneur de son intervention :

L'idée proposée par « l’Esprit citoyen » est de partir des interventions initiales des représentants de la société civile, pour réagir en tant que représentant d’une formation politique. 
Aussi, je vais reprendre chacun des points de l'analyse exposée tout à l'heure par le représentant d’ATTAC, analyse que je considère comme très pertinente. 
1er point, le problème des valeurs.
Il n’y a pas une Gauche, mais des Gauches. La recomposition des Gauches est désormais possible sur des bases redéfinies : des fondamentaux permettent de rebâtir. 
La priorité est de se remettre en accord sur le sens des valeurs que nous portons et des mots que nous utilisons, comme les notions de Citoyen ou de Nation.
Nous utilisons souvent les mêmes mots, mais sans forcément mettre derrière ces mots le même contenu, ce qui peut susciter des incompréhensions à lever. 
Nous devons réfléchir au fait que nous avons perdu des batailles dans le combat du langage.
Les conservateurs utilisent souvent le terme de « bon sens » pour appuyer leur politique ; or est-ce que le bon sens existe vraiment ? et qu’est-ce, véritablement, que le bon sens ? Il n’y a rien d’évident derrière ce terme. Mais il vous souvient sûrement de l’avoir entendu en appui de décisions prises par la Droite, pour les faire accepter comme naturelles. 
Nous en sommes souvent réduits à devoir utiliser les mots de nos adversaires politiques pour décrire certaines réalités, et des mots ambivalents. Ainsi, le libéralisme peut désigner le libéralisme politique, principe fondateur de la démocratie, mais aussi le libéralisme économique que nous combattons. 
L’ambivalence de certains termes, la nécessité actuelle d’utiliser des notions de nos adversaires sont des handicaps. Nous devons travailler à disposer de nos propres mots pour décrire précisément les réalités que nous voulons désigner.
2ème point, le fonctionnement des institutions.
Sur ce point, il faut distinguer la lettre des institutions de l’esprit qui oriente leur application ; cet esprit a beaucoup évolué. La formation insuffisante de la base militante, le retrait de l’éducation populaire, ont ensuite des répercussions au niveau des élus, et jusqu’aux niveaux les plus élevés. 
3ème point, la mondialisation.
La mondialisation actuelle est à associer à la diffusion du néo-libéralisme économique et a été accompagnée d'une mutation sociale-libérale d’une partie de la gauche - décrite par Michel Cabannes -, évolution qu’il ne faut pas dissocier de la question de l’Union Européenne. 
4ème point, l’Europe.
Commençons par utiliser les bons termes pour décrire les réalités. Evidemment l’Europe ... mais l’Union Européenne, et telle qu’elle est, c’est tout autre chose. L’enjeu crucial est de regarder l’Union européenne non pas telle que certains la rêvent, mais telle qu’elle est réellement. Partir du réel pour aller à l’Idéal, cela ramène à la méthode préconisée par quelqu’un ... L’Union européenne réelle est fondée sur le libéralisme économique, il faut la regarder telle qu’elle est. 
5ème point, le rôle de l’État.
Le retrait progressif du rôle de l’Etat va de pair avec le report sur les régions de certaines compétences, mais aussi le déport sur le privé de missions relevant normalement de l’action publique.
Ces constats posent la problématique de l’Intérêt général et de la vision globale de l’action publique, avec des atteintes possibles à l’Egalité.
 
Pour reconstruire la Gauche, il est indispensable de repartir des citoyens. D’où l’importance d’initiatives comme celle que l’Esprit citoyen propose aujourd’hui, mettant en lien les citoyens, des représentants de la société civile et des formations politiques. Renouer avec les citoyens est le préalable à la reconstruction et pour se projeter dans l’avenir.

 

Ce texte a été également publié sur le blog CiViQ. Voir La gauche demain, thème de réflexion de l'association L'Esprit citoyen

 

Cet article est le 3039ème sur le blog MRC 53 - le 29ème paru dans la catégorie Régions info ouest

Serge Maupouet, à gauche, au côté de Michel Sorin, le 8 juin 2011 à Surgères (17) - réunion sur le thème "Agriculture et alimentation"

Serge Maupouet, à gauche, au côté de Michel Sorin, le 8 juin 2011 à Surgères (17) - réunion sur le thème "Agriculture et alimentation"

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23 décembre 2017 6 23 /12 /décembre /2017 23:02

 

L’État, pour être cohérent, doit dire oui au projet de Notre-Dame-des-Landes

En tant que responsable du Mouvement Républicain et Citoyen dans les Pays de la Loire, en plein accord avec mes collègues, Bruno Chevalier (Loire-Atlantique 44) et Daniel Salé (Maine-et-Loire 49), j’ai proposé au président de notre Mouvement, Jean-Luc Laurent, une prise de position argumentée sur le dossier de l’aéroport de Nantes. Il m’a donné son accord avec le texte - y ajoutant une précision - et indiqué qu’il serait publié sur le site national du MRC.

C’est fait ce 23 décembre. Voir Le point sur le projet de transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique

 

Voici la première partie du texte, qui porte sur les arguments en faveur d’une décision de transfert de l’aéroport vers Notre-Dame-des-Landes.

 Après de multiples péripéties et tergiversations de l’État, compte tenu des obstacles rencontrés, le temps est venu de la décision dans le projet de transférer ou non l’aéroport de Nantes-Atlantique. Le président de la République, Emmanuel Macron, et le Premier ministre, Edouard Philippe, se sont engagés à le faire avant la fin janvier 2018. 
  
Si l’on en croit le quotidien Ouest-France ( Arnaud Wajdzik, 21 décembre), le président de la République va trancher en faveur de l’abandon du projet de nouvel aéroportEn réalité, en y regardant de près, il est possible de conclure l’inverse. Le président doit opter pour la réalisation du projet de Notre-Dame-des-Landes 

 

D’abord, il  y a le poids des faitsCe projet a été voulu par l’État, dans le cadre de l’équilibre et du développement des territoires (les métropoles d’équilibre de la DATAR dans les années 1960, Olivier Guichard) puis il a été désiré très fortement par les élus locaux et régionaux, à partir de 1998 (métropole nantaise, région des Pays de la Loire, Jean-Marc Ayrault et François Fillon). 
 

Il a été porté par un syndicat mixte de 15 collectivités locales, départementales et régionales. C’est un projet ratifié par l’ensemble des institutions de la nation, par tous les gouvernements qui se sont succédé. Il a été soumis à de multiples recours judiciaires et en est sorti indemne, en étant même amélioré en ce qui concerne les conditions liées à l’environnement. 
 

Si la question est posée au nouveau gouvernement issu des élections de 2017, c’est pour une seule raison : l’État, ces dernières années, sous le quinquennat de François Hollande, a plié devant les occupants illégaux et violents de la ZAD. Il n’a pas su créer les conditions politiques de la mise en œuvre de la décision collective. Il n’a pas été à la hauteur de ses responsabilités. 
 

L’alternative que le gouvernement a demandé aux trois médiateurs d’étudier de manière approfondie - ce qu’ils ont fait - était nécessaire pour pouvoir choisir entre deux options mais c’est oublier que les collectivités territoriales, pendant ces années de tergiversations, ont lancé de nouveaux projets. Un exemple important : la métropole nantaise a prévu de construire un nouvel hôpital sur une partie des terrains, dans l’alignement de l’actuelle piste, ce qui ne serait plus possible en cas de non transfert. 
 

Un autre élément à prendre en considération, c’est la forte croissance du nombre de passagers, qui rendra nécessaire de construire un nouvel aéroport à partir de 2030 si la décision est prise de ne pas construire maintenant. Sans oublier les graves inconvénients de l’aéroport actuel, qui est situé entre deux zones Natura 2000, la Loire et le lac de Grandlieu. Sans oublier non plus que la piste est orientée sud-nord (ce qui crée des difficultés d’atterrissage en cas de gros temps) alors qu’une orientation ouest-est dans le sens des vents dominants est préférable. Sans oublier, encore moins, le risque d’accident en raison du survol de l’agglomération nantaise (deux incidents notables ces cinq dernières années). 
 

En réalité, le temps est passé de pouvoir dire non à ce projet. Il fallait le faire quand la question était posée, au moment de l’enquête publique et par divers recours. Le président de la République, nouvellement élu, doit tenir compte de la consultation des citoyens en Loire-Atlantique (26 juin 2016 - 55 % en faveur du projet). Il dispose de l’opportunité de jouer son rôle en optant pour la continuité des décisions prises et l’intérêt général. Il reviendra au gouvernement d’adopter les moyens de mettre en œuvre cette décision en évitant les traumatismes. 

Les occupants de la ZAD n’auront aucune raison de rester sur place et les citoyens aucune raison de les soutenir. Que signifient la République et la démocratie en France s’il n’est pas possible aux autorités publiques de faire appliquer les décisions prises selon les règles institutionnelles ? 

 

Rappel des articles concernant ce dossier de l’aéroport de Nantes (21 décembre 2017).

- Aéroport de Nantes : une longue histoire depuis presque un siècle

- Le point sur le projet de transfert de l'aéroport Nantes-Atlantique


 

Cet article est le 3038ème sur le blog MRC 53 - le 228ème dans la catégorie MRC national

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21 décembre 2017 4 21 /12 /décembre /2017 22:56

 

Un projet de transfert à Notre-Dame-des-Landes d’un demi-siècle

 

Dans un premier article - voir Le point sur le projet de transfert de l'aéroport Nantes-Atlantique - la question du transfert, ou non, de l’aéroport de Nantes-Atlantique a été traitée avec une réponse positive.

Voici maintenant un résumé de ce qui s’est passé depuis presque un siècle concernant l’aéroport de Nantes (Nantes-Atlantique) et depuis un demi-siècle concernant le projet de construction d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

L’aéroport actuel est localisé au sud-ouest de Nantes sur les communes de Bouguenais et de Saint-Aignan-Grandlieu. Voir historique - Ville & Aéroport.

C’était à l’origine, à partir de 1928, un terrain d’aviation à usage essentiellement militaire. Il accueillit ensuite l’une des usines des établissements de la société Louis Breguet. Pendant la guerre, les Allemands occupèrent le site, s’en servant pour aller bombarder l’Angleterre. Les Alliés le détruisirent partiellement en 1943.

Après la guerre, l’Armée de l’air française reprit possession du terrain, le remit en état pour en faire un aérodrome commercial aménagé, plus grand (300 hectares de plus), sous le nom de Aéroport international Château Bougon jusqu'en 1988, année où il fut nommé Nantes-Atlantique.

Jusqu'à fin 2010, l'aéroport Nantes-Atlantique a été géré par la chambre de commerce et d'industrie de Nantes et de Saint-Nazaire (CCI). Depuis le 1er janvier 2011, le gestionnaire est la société Aéroports du Grand Ouest, qui associe Vinci, la CCI de Nantes et de Saint-Nazaire et ETPO (Entreprise de Travaux Publics de l'Ouest).

L’évolution du transport de passagers est plus rapide que prévu. Près de 5,6 millions en 2017, soit une progression de 14 % par rapport à 2016 (+ 8 % en 2016 par rapport à 2015).

Parallèlement, un projet de nouvel aéroport pour le grand ouest (accueil des longs courriers) apparaît en 1964 dans le cadre des réflexions sur les métropoles d’équilibre, à l’initiative du président Olivier Guichard, qui fut le premier dirigeant de la DATAR. Voir (6 décembre 2012) L'aéroport de Notre-Dame-des-Landes un projet vieux de 50 ans

La préfecture de Loire-Atlantique recherche un nouveau site en 1965. En 1967, le site de Notre-Dame-des-Landes est identifié comme étant prioritaire en raison de sa situation au nord de Nantes (proximité de la Bretagne).

En 1970, le schéma d’aménagement de l’aire métropolitaine Nantes-Saint-Nazaire est validé en Comité Interministériel d’Aménagement du Territoire ( CIAT). « Les différentes études concernant le développement des structures aéroportuaires de l’aire métropolitaine Nantes – Saint-Nazaire ont montré la nécessité de prévoir la création d’un nouvel aérodrome, extensible à la catégorie A, afin de pouvoir satisfaire en temps voulu les besoins de la clientèle des avions long-courriers ».

En 1974, les pouvoirs publics décident de créer, par arrêté préfectoral, une  Zone d’Aménagement Différé (ZAD) à vocation aéroportuaire de 1 225 ha au bénéfice du département de la Loire-Atlantique qui se porte acquéreur des terrains nécessaires à cet équipement.

La crise pétrolière des années 1970, et l'opposition de  l’Association de Défense des Exploitants Concernés par l'Aéroport ADECA, créée en 1972 par des agriculteurs, mettront ce projet en veille pendant 25 ans.

En 1998, le projet est relancé à l’initiative conjointe du maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault, et du nouveau président du Conseil régional des Pays de la Loire, François Fillon. Celui-ci convainc son homologue du Conseil régional de Bretagne de soutenir le projet de Notre-Dame-des-Landes contre son propre soutien au projet de Ligne à grande vitesse (LGV) Le Mans-Rennes, très désiré par la Bretagne. Les deux Conseils régionaux sont réunis salle du Triangle à Rennes afin d’officialiser l’accord.

C’est en 2000 que le gouvernement de Lionel Jospin remet le dossier sur la table. Le Comité interministériel du  26 octobre 2000 décide de « réaliser un nouvel aéroport, en remplacement de Nantes-Atlantique, sur le site de Notre-Dame-des-Landes afin de valoriser la dimension internationale et européenne des échanges de l’Ouest Atlantique ».

On entre dans la  phase d’études active. En janvier 2002, pour rendre possible le pilotage du projet par l’État, 15 collectivités vont créer le Syndicat Mixte d'Études de l'Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : les régions  Bretagne et  Pays de la Loire, les départements d'Ille-et-Vilaine,  de Loire  Atlantique,  du Maine-et-Loire, de la Mayenne,  du Morbihan,  de la Sarthe et de Vendée, ainsi que six agglomérations et intercommunalités. Un débat public mené jusqu’en 2003 ne débouche sur aucun consensus.

Le  préfet de la région Pays-de-la-Loire reçoit le rapport reconnaissant l'utilité publique de ce projet le 13 avril 2007. La contestation avait repris depuis 2000 mais l’État confirme la validité du rapport d’utilité publique malgré les conclusions du Grenelle de l’Environnement, en 2007, qui excluent la création de zones aéroportuaires nouvelles.

Avis favorable du Conseil d’État en janvier 2008. Puis, le 10 février 2008, parution du décret déclarant d’utilité publique le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Le projet est jugé démesuré, inutile et dangereux pour l’environnement, par des militants qui commencent à occuper la ZAD en août 2009 après un « camp action climat ». La ZAD devient une « Zone A Défendre » avec la ferme volonté de s’opposer au projet d’aménagement (la ZAD est faite pour permettre d’acheter les terrains nécessaires à l’opération).

En décembre 2010, Vinci gagne l’appel d’offres pour la conception, le financement, la construction et l’exploitation du futur aéroport sur une période de 55 ans.

Fin 2012, le gouvernement Ayrault suspend l’opération qui visait à déloger les occupants de la ZAD et met en place une « commission du dialogue ». Celle-ci conclut, en avril 2013, à l’utilité du projet, en recommandant une amélioration des compensations environnementales.

Le 30 octobre 2015, la préfecture de Loire-Atlantique annonce la reprise des travaux en 2016 quand le Premier ministre Valls aura donné son feu vert, après rejet des recours environnementaux.

Le 25 janvier 2016, la justice valide l’expulsion des occupants de la ZAD.

Le 26 juin 2016, les électeurs de Loire-Atlantique votent majoritairement (55%) en faveur de la construction du nouvel aéroport, lors d’une consultation décidée par le président Hollande dans des conditions contestées par les opposants au projet.

Le 13 décembre 2017, les trois experts nommés - dans un souci d’ultime médiation avant décision - par le nouveau gouvernement issu des élections, remettent leur rapport après un travail de six mois. Il leur était demandé de faire en sorte qu’existe une alternative au projet de nouvel aéroport. Ils ont donc étudié les conditions dans lesquelles l’aéroport actuel pourrait être maintenu en activité. Et ils concluent que les deux options ont des avantages et des inconvénients, laissant le champ libre aux décideurs politiques. Voir (Ouest-France, 21 décembre 2017) : « Notre-Dame-des-Landes n’est pas l’aéroport du XXIe siècle »

Voici des compléments d’information :

- Projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes | CNDP – Commission nationale du débat public

- Aéroport du Grand Ouest – Wikipédia

 

Cet article est le 3037ème sur le blog MRC 53 - le 88ème catégorie MRC 53 et Pays de la Loire

 

Aéroshow en Mayenne, à Laval-Entrammes, le 17 septembre 2017

Aéroshow en Mayenne, à Laval-Entrammes, le 17 septembre 2017

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21 décembre 2017 4 21 /12 /décembre /2017 22:05

 

Transfert ou non à Notre-Dame-des-Landes : décision de l’État avant fin janvier 2018

 

Après de multiples péripéties et tergiversations de l’État, compte tenu des obstacles rencontrés, le temps est venu de la décision dans le projet de transférer ou non l’aéroport de Nantes-Atlantique. Le président de la République, Emmanuel Macron, et le Premier ministre, Edouard Philippe, se sont engagés à le faire avant la fin janvier 2018.

Si l’on en croit le quotidien Ouest-France ( Arnaud Wajdzik, 21 décembre), le président de la République va trancher en faveur de l’abandon du projet de nouvel aéroport. Voir Notre-Dame-des-Landes. Et maintenant, que va faire Macron ?

 

En réalité, en y regardant de près, il est possible de conclure l’inverse. Le président doit opter pour la réalisation du projet de Notre-Dame-des-Landes.

D’abord, il y a le poids des faits. Ce projet a été voulu par l’État, dans le cadre de l’équilibre et du développement des territoires (les métropoles d’équilibre de la DATAR dans les années 1960, Olivier Guichard) puis il a été désiré très fortement par les élus locaux et régionaux, à partir de 1998 (métropole nantaise, région des Pays de la Loire, Jean-Marc Ayrault et François Fillon).

Il a été porté par un syndicat mixte de 15 collectivités locales, départementales et régionales. C’est un projet ratifié par l’ensemble des institutions de la nation, par tous les gouvernements qui se sont succédé. Il a été soumis à de multiples recours judiciaires et en est sorti indemne, en étant même amélioré en ce qui concerne les conditions liées à l’environnement.

Si la question est posée au nouveau gouvernement issu des élections de 2017, c’est pour une seule raison : l’État, ces dernières années, sous le quinquennat de François Hollande, a plié devant les occupants illégaux et violents de la ZAD. Il n’a pas su créer les conditions politiques de la mise en œuvre de la décision collective. Il n’a pas été à la hauteur de ses responsabilités.

L’alternative que le gouvernement a demandé aux trois médiateurs d’étudier de manière approfondie - ce qu’ils ont fait - était nécessaire pour pouvoir choisir entre deux options mais c’est oublier que les collectivités territoriales, pendant ces années de tergiversations, ont lancé de nouveaux projets. Un exemple important : la métropole nantaise a prévu de construire un nouvel hôpital sur une partie des terrains, dans l’alignement de l’actuelle piste, ce qui ne serait plus possible en cas de non transfert.

Un autre élément à prendre en considération, c’est la forte croissance du nombre de passagers, qui rendra nécessaire de construire un nouvel aéroport à partir de 2030 si la décision est prise de ne pas construire maintenant.

Sans oublier les graves inconvénients de l’aéroport actuel, qui est situé entre deux zones Natura 2000, la Loire et le lac de Grandlieu. Sans oublier non plus que la piste est orientée sud-nord (ce qui crée des difficultés d’atterrissage en cas de gros temps) alors qu’une orientation ouest-est dans le sens des vents dominants est préférable.

En réalité, le temps est passé de pouvoir dire non à ce projet. Il fallait le faire quand la question était posée, au moment de l’enquête publique et par divers recours.

Le président de la République, nouvellement élu, dispose de l’opportunité de jouer son rôle en optant pour la continuité des décisions prises et l’intérêt général. Il reviendra au gouvernement d’adopter les moyens de mettre en œuvre cette décision en évitant les traumatismes.

Les occupants de la ZAD n’auront aucune raison de rester sur place et les citoyens aucune raison de les soutenir. Que signifient la République et la démocratie en France s’il n’est pas possible aux autorités publiques de faire appliques les décisions prises selon les règles institutionnelles ?

 

Dans un article à suivre, l'historique de l'aéroport de Nantes et du projet de transfert.

 

Cet article est le 3036ème sur le blog MRC 53 - le 87ème catégorie MRC 53 et Pays de la Loire

Le 17 septembre 2017, Aéroshow en Mayenne, à Laval-Entrammes

Le 17 septembre 2017, Aéroshow en Mayenne, à Laval-Entrammes

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19 décembre 2017 2 19 /12 /décembre /2017 20:41

 

Deux impératifs : l’unité de la gauche et une nouvelle doctrine du progrès social

Le Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen, réuni le 17 décembre 2017, a adopté un texte de fond précisant sa vision de la reconstruction de la gauche et appelant les citoyens, militants et élus faisant partie de la gauche républicaine, à avancer vers la construction d’une force politique nouvelle qui devra avoir l’ambition, à terme, de rassembler toute la gauche.

Projet d’appel retenu par le Conseil national du MRC le 17 décembre 2017

L’élection d’Emmanuel Macron a consacré la fusion des libéraux de gauche et de droite. Privé d’adversaire depuis la chute du bloc soviétique, l’imaginaire libéral a envahi les partis de gouvernements qui ont mené des alternances sans alternatives. Réduits à une opposition artificielle, les libéraux de chaque camp ont trouvé cette fois un débouché politique commun avec En Marche et la victoire de son leader au printemps.

 

Cette victoire cache pourtant une contradiction : l’élection du nouveau président de la République procède d’un désir réel de renouveau de la politique et en même temps il incarne le prolongement et l’approfondissement des solutions libérales essayées depuis 30 ans. Un tel malentendu originel ne peut que conduire à de grandes désillusions parce que les mêmes solutions produiront mécaniquement les mêmes résultats.

 

Pour l’heure, l’irruption de cette offre nouvelle est venue troubler le paysage traditionnel. Pour autant, le clivage gauche-droite ne s’évaporera pas. L’émergence d’un pôle libéral rassemblé et décomplexé offre à la gauche l’opportunité de se refonder, à condition toutefois qu’elle intègre la nécessité de redéfinir son contenu.

 

La fin du cycle d’Epinay nous met devant un défi majuscule : inventer une réponse politique à la hauteur face au modèle libéral qui conduit à l’atomisation des corps sociaux et à la dévitalisation des démocraties. A défaut, elle laissera le champ libre à une droite radicalisée autour des questions identitaires.

 

L’immense chantier de la reconstruction de la gauche sera assorti de deux impératifs : la stratégie de l’unité, qui s’inscrit dans une opposition déterminée au gouvernement d’Edouard Philippe, et la construction d’une doctrine de progrès social adaptée au XXIème siècle.

 

Le choix de l’unité est précisément rendu aujourd’hui possible par la réunification des libéraux qui débarrasse la gauche de ses faussaires. Mais celles et ceux qui privilégient la guerre de tranchées et le sectarisme condamnent la gauche à la marginalisation, donc l’impuissance. Notre tâche consiste à bâtir une majorité de transformation.

 

Pour y parvenir, l’invention d’un nouveau logiciel politique est décisive car la crise politique que nous traversons est d’abord une crise de la pensée politique. Les libéraux ont imposé une hégémonie intellectuelle, culturelle et morale qui soumet l’ensemble de nos vies à la loi du marché. Cette idéologie se déploie sans trouver face à elle de résistance organisée après les échecs successifs des projets communiste et social-démocrate. Un débat éclairé, sans tabou, doit être organisé pour bâtir une nouvelle compréhension du monde, une vision commune et un projet crédible. La crise du travail, la crise environnementale, la crise de la démocratie et la crise de la Nation imposent d’imaginer enfin une Europe au service des peuples qui la composent.

 

Le temps presse. Dans un premier temps, l’objectif de rassemblement des familles de la gauche républicaine doit être considéré comme prioritaire à partir de trois considérations : la souveraineté populaire comme source de la légitimité politique, la Nation citoyenne et laïque comme espace de la démocratie et l’internationalisme comme horizon.

 

Au-delà, la gauche républicaine, sociale et souverainiste que nous incarnons est disponible pour contribuer à l’émergence d’une force politique nouvelle qui doit avoir pour ambition de rassembler toute la gauche. Nous appelons tous les citoyens révoltés par les injustices d’un monde conçu par et pour les puissants, les militants politiques fatigués par la sclérose des vieilles boutiques, les responsables et élus conscients de l’impasse dans laquelle se trouve aujourd’hui la gauche, à ouvrir enfin une ère nouvelle sans laquelle les citoyens resteraient privés de perspective pour longtemps.
 

Cet article est le 3035ème sur le blog MRC 53 - le 227ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, Catherine Coutard et Jean-Luc Laurent, lors du Conseil national du MRC le 17 décembre 2017

Bastien Faudot, Catherine Coutard et Jean-Luc Laurent, lors du Conseil national du MRC le 17 décembre 2017

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16 décembre 2017 6 16 /12 /décembre /2017 15:46

 

Préparer un projet crédible pour en finir avec l’hégémonie de la loi du marché

Le Mouvement Républicain et Citoyen réunit son parlement - le Conseil national du MRC - dimanche 17 décembre 2017. Voir le texte décrivant la situation politique après les élections 2017 : Faire vivre la gauche républicaine avec un projet pour la France

Dans l’article publié le 9 décembre, sous le titre Le MRC se prépare à appeler à construire une nouvelle force politique, était résumée la proposition intitulée « Appel du MRC » présentée par le président Jean-Luc Laurent et le porte-parole Bastien Faudot.

Voici le texte complet de ce projet, tel qu’il a été adressé aux membres du Conseil national.

Appel du MRC (projet)

L’élection d’Emmanuel Macron a consacré la fusion des libéraux de gauche et de droite. Privé d’adversaire depuis la chute du bloc soviétique, l’imaginaire libéral a envahi les partis de gouvernements qui ont mené des alternances sans alternatives. Réduits à une opposition artificielle, les libéraux de chaque camp ont trouvé cette fois un débouché politique commun avec En Marche et la victoire de son leader au printemps.

 

Cette victoire cache pourtant une contradiction : l’élection du nouveau président de la République procède d’un désir réel de renouveau de la politique et en même temps il incarne le prolongement et l’approfondissement des solutions libérales essayées depuis 30 ans. Un tel malentendu originel ne peut que conduire à de grandes désillusions parce que les mêmes solutions produiront mécaniquement les mêmes résultats.

 

Pour l’heure, l’irruption de cette offre nouvelle est venue troubler le paysage traditionnel. Pour autant, le clivage gauche-droite ne s’évaporera pas. L’émergence d’un pôle libéral rassemblé et décomplexé offre à la gauche l’opportunité de se refonder, à condition toutefois qu’elle intègre la nécessité de redéfinir son contenu.

 

La fin du cycle d’Epinay nous met devant un défi majuscule : inventer une réponse politique à la hauteur face au modèle libéral qui conduit à l’atomisation des corps sociaux et à la dévitalisation des démocraties. A défaut, elle laissera le champ libre à une droite radicalisée autour des questions identitaires.

 

L’immense chantier de la reconstruction de la gauche sera assorti de deux impératifs : la stratégie de l’unité, qui s’inscrit dans une opposition déterminée au gouvernement d’Edouard Philippe, et la construction d’une doctrine de progrès social adaptée au XXIème siècle.

 

Le choix de l’unité est précisément rendu aujourd’hui possible par la réunification des libéraux qui débarrasse la gauche de ses faussaires. Mais celles et ceux qui privilégient la guerre de tranchées et le sectarisme condamnent la gauche à la marginalisation, donc l’impuissance. Notre tâche consiste à bâtir une majorité de transformation.

 

Pour y parvenir, l’invention d’un nouveau logiciel politique est décisive car la crise politique que nous traversons est d’abord une crise de la pensée politique. Les libéraux ont imposé une hégémonie intellectuelle, culturelle et morale qui soumet l’ensemble de nos vies à la loi du marché.

 

Cette idéologie se déploie sans trouver face à elle de résistance organisée après les échecs successifs des projets communiste et social-démocrate. Un débat éclairé, sans tabou, doit être organisé pour bâtir une nouvelle compréhension du monde, une vision commune et un projet crédible.

La crise du travail, la crise environnementale, la crise de la démocratie et la crise de la Nation imposent d’imaginer enfin une Europe au service des peuples qui la composent.
 

Le temps presse. La gauche républicaine, sociale et souverainiste que nous incarnons est disponible pour contribuer à l’émergence d’une force politique nouvelle qui doit avoir pour ambition de rassembler toute la gauche.

Nous appelons tous les citoyens révoltés par les injustices d’un monde conçu par et pour les puissants, les militants politiques fatigués par la sclérose des vieilles boutiques, les responsables et élus conscients de l’impasse dans laquelle se trouve aujourd’hui la gauche, à ouvrir enfin une ère nouvelle sans laquelle les citoyens resteront privés de perspective pour longtemps.

 

A n’en pas douter, cette séance du Conseil national revêt une grande importance dans la perspective du prochain congrès, qui aura lieu en 2018. Elle sera introduite par Catherine Coutard, vice-présidente du MRC, qui présentera les travaux du jour, ainsi que leur contexte politique. Ensuite, Jean-Luc Laurent et Bastien Faudot présenteront leur projet d’Appel du MRC, avant le débat général. Puis il y aura des décisions à prendre concernant le congrès.


 

Le précédent congrès, en juin 2015, avait placé clairement le MRC dans le camp de la gauche avec l’objectif de désigner - ou soutenir - une candidature à l’élection présidentielle 2017. Le prochain congrès devra se prononcer sur la contribution du MRC à l’émergence d’une force politique nouvelle ayant l’ambition de rassembler toute la gauche, condition à réunir pour gagner les élections, présidentielle et législatives, en 2022.

Auparavant, il y aura les élections européennes en mai 2019 et les élections municipales en 2020, qui seront des échéances décisives pour l’implantation de cette nouvelle formation politique.

 

Cet article est le 3034ème sur le blog MRC 53 - le 226ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, porte-parole du MRC - Conseil national MRC le 4 décembre 2016.

Bastien Faudot, porte-parole du MRC - Conseil national MRC le 4 décembre 2016.

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