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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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Articles Récents

1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 18:00

 

En décembre, élections régionales , MRC et République moderne

Au début de chaque mois, je reprends les titres des articles parus le mois précédent sur ce blog. Voir Titres des articles du mois précédent. Depuis 2006, 2848 articles - classés en 50 catégories - ont été publiés sur ce blog (en comptant les récapitulatifs mensuels). En 2015, 110 nouveaux articles ont été publiés sur ce blog.

Voici les titres des 15 articles parus en décembre 2015 sur le blog du MRC 53 :

Souveraineté et Europe : Chevènement a relancé République Moderne (31 décembre)

Jean-Pierre Chevènement, séparé du MRC, préside République Moderne (30)

Conseil national MRC : Martine Souvignet évoque l'économie numérisée (29)

Conseil national du MRC : Michel Sorin a parlé au nom du MRC 53 (27)

Elections régionales en Pays de la Loire : la victoire de Bruno Retailleau (27)

Déchéance : c'est la cohésion nationale que met en cause le président (25)

Elections législatives en Espagne : qualité des liens MRC – PODEMOS (24)

Le MRC sera présent en 2017 pour reconstruire une force républicaine (23)

Elections régionales 2015 : bonne stratégie du MRC mais peu d'élus (22)

Le collectif Sauvons le climat décortique l'Accord de Paris sur le climat (15)

Régionales 2015 Pays de la Loire : Clergeau ou Retailleau, président (10)

Régionales 2015 : ce qui s'annonce au second tour dans les régions (09)

Régionales 2015 : communiqué de presse du MRC 53 après le 1er tour (07)

Régionales 2015 : meeting L'Humain d'abord à Nantes le 1er décembre (03)

Régionales 2015 : la contribution de Michel Sorin concernant l'agriculture (02)

 

Cet article est le 87ème paru sur ce blog dans la catégorie Titres des articles du mois précédent

Articles parus en décembre 2015 sur le blog du MRC 53 (Michel Sorin)
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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 18:36

 

Ressourcement républicain de la gauche, RM s'adresse à tous les républicains

 

Après un premier essai manqué, en raison du désistement de Jean-Luc Mélenchon, nous étions nombreux à suivre avec intérêt - le 16 décembre 2015, salle Colbert de l'Assemblée nationale - la première Rencontre de République Moderne.

RM est un club créé en 1983 par Jean-Pierre Chevènement et relancé sur de nouvelles bases après la séparation intervenue avec le Mouvement Républicain et Citoyen, en juin 2015.

Voir renouvellement des instances du club "République moderne"

et Jean-Pierre Chevènement, séparé du MRC, préside République Moderne.

 

Ce club, nous dit Jean-Pierre Chevènement, a vocation à contribuer au ressourcement républicain de la gauche, tout en s'adressant à tous les républicains, y compris ceux qui sont membres du parti « Les Républicains ». Il tient à préciser qu'il n'est pas candidat à l'élection présidentielle de 2017.

République Moderne a prévu d'organiser quatre autres Rencontres d'ici juillet 2016, portant sur les affaires étrangères, les questions économiques et monétaires, les questions sociales, la transmission (notamment, l'école). Cette première traite des questions de souveraineté, de la Nation à l'Europe.

 

Jean-Pierre Chevènement exprime son point de vue. Selon lui, l'Europe s'est construite sur une erreur. Faute de peuple européen (demos), il n'y a pas de démocratie possible à ce niveau. La souveraineté a été transférée à des instances opaques. De plus, à partir de la première guerre du Golfe, les pays européens ont démissionné en ce qui concerne leur défense, s'alignant sur les USA. Ils n'ont pas pris conscience des défis migratoires.

La souveraineté appartient au peuple, c'est lui qui décide. Elle est nationale et populaire, la distinction entre les deux n'a plus de sens. C'est au niveau de la nation que s'exerce le pouvoir d’État. Il peut y avoir des délégations de compétences à des instances européennes mais à condition qu'il y ait un contrôle parlementaire. L'opacité des instances bruxelloises ne leur permet pas d'être efficaces.

Tout doit être passé au crible du doute. Il faut repartir avec des notions simples. L'Europe doit procéder des nations, être à la carte, construire un partenariat stratégique avec la Russie. Il faut la réorienter avec l'objectif qu'elle devienne une Europe européenne, selon l'expression du général de Gaulle, alliée des USA mais pas vassale. La France doit susciter une autre Europe.

Au niveau national, il faut à la France un gouvernement républicain énergique. Il faut changer de logiciel, faire une politique de salut public qui vide le FN de sa substance.

 

Alain Supiot, auteur du livre « La gouvernance par les nombres » (Fayard, avril 2015), observe que les institutions européennes ont démantelé les solidarités nationales sans en reconstruire d'autres. Dans toutes les juridictions européennes, il n'est question que de souveraineté de l'individu, de compétition, de mise en concurrence, avec réduction du social.

L'Union européenne ne connaît que le « doux commerce » ou la guerre civile. Il a été demandé aux grecs, en préalable, de reconnaître leurs torts, puis de faire allégeance. Cela n'a rien à voir avec la souveraineté populaire.

Le tableau actuel de l'Europe, c'est la guerre du dernier mot, la guerre des juges. Le conflit de suprématie au niveau européen crée un blocage, le chaos des sources jurisprudentielles.

En résumé, ce qui domine, c'est la compétition et la souveraineté de l'individu, pas la solidarité. Trois propositions :

- Rendre l'économie à la politique,

- Se doter d'objectifs de solidarité (l'unité allemande a été réalisée sur cette base),

- Qui gardera le gardien ? Qui aura le dernier mot ?

 

Stéphane Rozès intervient en tant que consultant. Il constate un lien entre les difficultés françaises et le déclin européen. La gouvernance et la politique européennes ne sont pas adaptées au génie européen. « Chaque nation a une âme » (François Hollande, discours du Bourget). Chaque peuple est en friction avec les autres. A la Renaissance, le génie européen s'est répandu avec l'idée que l'homme est maître de son destin, de la nature.

Après la 2ème guerre mondiale, l'Europe est devenue une entité. Une France universaliste a tendu la main à une Allemagne divisée. L'Europe devait exister sous pression des USA face à l'est. La peur du communisme a favorisé la prospérité et la paix mondiale.

Entre la France et l'Allemagne, l'imaginaire est différent. En France, c'est la raison (Descartes, l'esprit est séparé du corps). En Allemand, il n'y a qu'un mot pour qualifier la culpabilité et la dette. On ne s'approprie pas le réel de la même façon en France et en Allemagne. En France c'est par les statistiques (l'appareil d’État, l'INSEE). En Allemagne, c'est par le bas, les réalités du terrain.

Sur la question de la Grèce, il y a eu un début de discussion et de compréhension mutuelle entre Merkel et Hollande. On ne fera jamais des grecs des allemands. Merkel juge Poutine irrationnel parce qu'il n'a pas cédé aux chiffres. Mais c'est la société qui fait l'économie. Le problème allemand, c'est de civiliser les passions allemandes par l'économie. En France, c'est différent, on passe par le politique.

La crise grecque (le Grexit) a été évitée parce que Hollande a bénéficié de l'aide de Merkel. Il ne l'aurait pas eu si Schäuble avait été à sa place.

Un pacte de sécurité est fait pour protéger. Pour le libéral, l'économie fait la société. Chaque peuple a le droit de défendre son modèle. Les frontières sont faites pour protéger. C'est sur cette base que viendra la renaissance européenne.

La France a un surmoi. Mitterrand disait « La France est notre patrie, l'Europe est notre avenir ». Hollande a constaté que les allemands ne sont pas universalistes, contrairement aux français.

La France est dépendante du fonctionnement de l'Europe. Le Pen instrumentalise, Sarkozy joue au sauveur, Hollande au médiateur. Ils intériorisent les contraintes.

L'élection présidentielle s'offrira à celui qui saura concilier le redressement français avec la renaissance européenne.

La suite dans un prochain article…

Cet article est le 207ème paru sur ce blog dans la catégorie CHEVENEMENT

Autour de Jean-Pierre Chevènement et de Marie-Françoise Bechtel, les intervenants, salle Colbert, Assemblée nationale, 16 décembre 2015

Autour de Jean-Pierre Chevènement et de Marie-Françoise Bechtel, les intervenants, salle Colbert, Assemblée nationale, 16 décembre 2015

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 17:59

 

Une 1ère Rencontre RM a eu lieu le 16 décembre 2015 à l'Assemblée nationale

 

Le congrès 2015 du Mouvement Républicain et Citoyen avait cristallisé le désaccord stratégique entre Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur, et son successeur à la présidence, Jean-Luc Laurent, ce qui avait conduit l'ancien ministre à quitter le MRC. Voir (blog MRC 53, 20 juillet 2015) :

La République moderne de Chevènement pour sortir la France de l'ornière

Pourtant, les deux stratégies pouvaient être mises en œuvre dans la même formation politique car elles sont complémentaires : celle du MRC en tant que parti politique appartenant à la gauche républicaine et celle de Jean-Pierre Chevènement en tant qu'homme politique voulant créer des rapprochements d'idées afin de proposer une alternative républicaine aux politiques néolibérales. Cette alternative implique un ancrage à gauche et une ouverture à toutes celles et ceux pour qui la République est la communauté des citoyens.

Jusqu'à preuve du contraire, le MRC existe dans le prolongement des idées portées par Jean-Pierre Chevènement et ses amis depuis la fondation du CERES (Centre d'études, de recherches et d'éducation socialiste, créé en 1964) et son projet, comme celui de République moderne, n'a de sens et d'avenir qu'en prenant appui sur une double souveraineté, celle du peuple face au capital et celle de la nation citoyenne face à la tentation oligarchique au niveau européen.

On peut regretter la décision de Jean-Pierre Chevènement et de Marie-Françoise Bechtel mais c'est un fait : République moderne (voir La France en grand) et le Mouvement Républicain et Citoyen sont désormais des entités distinctes.

 

La première Rencontre organisée par République Moderne a eu lieu le 16 décembre 2015, salle Colbert à l'Assemblée nationale. Voir Un changement de logiciel pour vider le Front National de sa substance et faire la démocratie républicaine

 

Le club République Moderne dont le président est Monsieur Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre, a organisé une première Rencontre autour de sa vice-présidente Madame Marie-Françoise Bechtel, députée de l’Aisne, de Régis Debray, philosophe, Alain Supiot, professeur au Collège de France, Jacques Mézard, sénateur du Cantal, président du groupe RDSE au Sénat, Pierre-Alain Muet, député socialiste du Rhône, Stéphane Rozès, politologue, et Coralie Delaume, essayiste. 

Le thème de la Rencontre était : 

« De la souveraineté nationale à l’Europe européenne »

Des débats qui se sont tenus dans la salle Colbert de l’Assemblée Nationale, entièrement remplie, a émergé l’idée que pour rester une puissance mondiale la France devait promouvoir à la fois une politique étrangère indépendante et l’idée d’une Europe européenne, englobant tous les pays européens, y compris la Russie. Ce point est capital. Car seule une Europe européenne ainsi comprise peut éviter au XXIème siècle un monde bipolaire autour des États-Unis et de la Chine. L’indépendance implique la souveraineté populaire. C’est le peuple qui, en dernier ressort, consent ou révoque les délégations de compétences.

Jean-Pierre Chevènement et Marie-Françoise Bechtel ont lancé un appel aux parlementaires et aux autres invités présents [1], quelle que soit leur origine politique, pour contribuer à l’élaboration d’un nouveau logiciel pour la France. Ils ont appelé à la formation d’un gouvernement de salut public. Celui-ci se distingue de l’union nationale, dès lors qu’il est en rupture avec les politiques erronées qui ont conduit la France là où elle en est aujourd’hui. Une telle refondation permettra à la France de faire vivre chez elle et dans le monde ses valeurs de liberté, de laïcité, d’égalité et de fraternité, qui sont plus que jamais des valeurs d’avenir. Seule une telle réorientation de la politique française autour d’un gouvernement républicain énergique permettra de vider le Front National de sa substance et de faire revivre la démocratie républicaine. » 

[1] Notamment :  M. Arnaud Montebourg, ancien ministre, Mme Marie-France Garaud, ancienne conseillère du Président Pompidou, MM. Gérard Bapt, Jean-Pierre Blazy, Jean-Michel Villaumé, député (PS), Christian Hutin, député (MRC), M. Pierre-Yves Collombat, sénateur (RDSE), M. Jean-Pierre Brard, ancien député-maire de Montreuil (PCF), M. François Morvan, responsable national de DLF, Mme Marielle Boullier-Gallo, ancienne députée européenne.

REVIVEZ LA RENCONTRE RM DU 16 DÉCEMBRE

Voir aussi (JP Chevènement, 7 décembre 2015) : Pour un gouvernement de salut public

 

Cet article est le 206ème paru sur ce blog dans la catégorie CHEVENEMENT

Les intervenants autour de Jean-Pierre Chevènement et Marie-Françoise Bechtel, lors de la 1ère Rencontre de République Moderne, le 16 décembre 2015

Les intervenants autour de Jean-Pierre Chevènement et Marie-Françoise Bechtel, lors de la 1ère Rencontre de République Moderne, le 16 décembre 2015

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 20:50

 

Cette économie, non juridiquement cadrée, peut aussi asservir les citoyens

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) prépare son projet en vue de l'élection présidentielle. Voir (23 décembre 2015) : Le MRC sera présent en 2017 pour reconstruire une force républicaine

Le 20 décembre, il a adopté un texte intitulé « Vers la République souveraine », qui n'a pas été rendu public, car il doit être suivi de discussions complémentaires.

Parmi les nombreuses interventions qui ont précédé l'adoption de ce texte - et avant celle de Michel Sorin qui a parlé au nom du MRC 53 - voici celle de Martine Souvignet, secrétaire nationale à la citoyenneté, à l’égalité et à la laïcité :

Pour une république souveraine, réguler l’économie dite collaborative

Le MRC doit se préoccuper de la numérisation rapide et inéluctable de secteurs entiers de l’économie, dans les services en particulier immobilier, transports, tourisme… Cette « économie dite collaborative ou partagée » ignore les lois fiscales, contourne le code du travail et le salariat.

14% du total des emplois sont « ubérisables » dans le secteur des services et mettent en danger les services publics classiques…Pas négligeable, même si d’autres emplois sont créés mais souvent hors droit du travail.

Des fortunes favorisées par l’économie numérique, les GAFA , se sont construites en 5, 10 ans, alors qu’il fallait 2 ou 3 générations pour faire une dynastie de maîtres de forges ou …les Peugeot ou Michelin…

« Une poignée d’individus détient une puissance financière qui dépasse celle de beaucoup d’Etats… Des entités capables sur une échelle mondiale de développer des actions coordonnées plus efficaces que bien des politiques publiques » écrit Olivier Babeau, professeur à l’Université de Bordeaux, évoquant le don faramineux soi disant philanthropique de Zuckerberg…

 

Ce type d’économie numérisée s’inscrit dans la financiarisation de l’économie et les Etats-nations doivent pouvoir réagir, réguler, fiscaliser ces développements…

Il s’agit aussi pour les militants politiques que nous sommes de dénoncer l’attractivité trompeuse de cette économie numérique hyper ( ou post ?) libérale qui séduit les nouvelles générations car de nouveaux domaines semblent s’ouvrir à la rentabilité capitalistique sans investissements matériels importants et portent l’idée de l’accès mondial et libre de tous à tous les services…

 

La République ne sera souveraine que si elle régule aussi ce type d’activités qui, en période de chômage massif, donne à tout jeune, fasciné par ces acteurs non gouvernementaux (Facebook, Amazon), l’idée d’une création d’entreprise et de richesse hors normes, hors la loi, hors sol, hors droit du travail, hors la République…

 

« En donnant à des intérêts privés le pouvoir d’outrepasser les règles locales et d’interagir directement avec les populations, le numérique crée en effet les conditions d’un affaiblissement inouï des entités politiques traditionnelles », dit M.Babeau…

«  L’alliance des productifs » peut-elle inclure l’économie immatérielle qui ne produit pas mais financiarise des services par un non-salariat qui se développe hors droit du travail ?

 

Le MRC dans son projet présidentiel doit pouvoir être à l’avant-garde de cette réflexion et ne pas se cantonner à une réflexion classique sur des secteurs économiques classiques de grandes entreprises.

C’est un combat idéologique autant qu’économique car il s’agit de convaincre la nouvelle génération que la République, la loi, l’intérêt général, l’égalité des citoyens, ne sont pas des valeurs anachroniques et que faire de la politique, c’est pouvoir peser et combattre cette vision libérale apparemment collaborative, dite sympathique et novatrice (voir Blabla car…et son capital accumulé en 5 ans…).

Or, cette économie numérisée non juridiquement cadrée peut asservir le citoyen à terme : retour au travail du journalier sans droits sociaux, libre certes, libre dans la jungle de services numérisés mondialisés non régulés… Le contraire de la République souveraine.

 

Cet article est le 180ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

Martine Souvignet, lors d'une réunion du Conseil national

Martine Souvignet, lors d'une réunion du Conseil national

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 22:25

 

Un candidat MRC en 2017 ? Oui pour rassembler les républicains de gauche

 

En séance du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen, le 20 décembre 2015, Michel Sorin s'est exprimé au nom du MRC 53 en tant que porte-parole de citoyens de son département, la Mayenne. Lire Le MRC sera présent en 2017 pour reconstruire une force républicaine

 

Nous avons souhaité que le texte de la direction nationale prenne en compte la formulation du texte qui nous avait été adressé par Hugo Prod'homme, car il est plus en phase, dans sa première partie, avec ce que vivent les citoyens.

- En outre, nous avons demandé que soit mieux expliqué ce qu'est la gauche et que le texte soit plus facile à lire.

- Nous avons souhaité qu'à la suite de la conférence Climat, le texte prenne en compte la dimension lutte contre le réchauffement climatique et intègre l'écologie scientifique, ce qu'il y a de positif dans les préoccupations des écologistes.

- La dimension laïcité est bien présente et elle est tellement essentielle qu'il faut la mettre systématiquement en avant.

- Nous ne parlons pas assez de la justice, qui ne marche pas et nécessite une réforme profonde.

- Nous sommes faibles sur la sécurité sociale, qui est de plus en plus sous l'influence des assurances privées et nous ne voulons pas aborder la question des retraites. Pourtant, nous pourrions, nous devrions, proposer une réforme profonde qui tiendrait compte de la situation des travailleurs retraités ouvriers qui ne bénéficient pas de tout ce qu'ils ont donné à la société pendant leur vie professionnelle.

 

Concernant les élections régionales, je me limiterai à la Mayenne car Bruno Chevalier va intervenir après moi pour en parler au niveau des Pays de la Loire.

- Nous étions dans une alliance avec le PCF, sans les autres membres du Front de gauche, qui s'étaient désistés et travaillaient contre nous.

- Le MRC a bénéficié d'une meilleure visibilité électorale et pris des bons contacts qui pourront être utiles à l'avenir.

- La liste n'a pas mobilisé les électeurs de gauche tentés par l'abstention. La gauche, dans son ensemble, est en échec. Le PS nous entraîne tous dans sa chute.

 

Cela m'amène à notre stratégie pour 2017.

Avoir notre candidat à l'élection présidentielle est plus que souhaitable. Mais nous n'intéresserons les électeurs de gauche que s'ils voient notre utilité dans le paysage politique.

Il ne suffit pas de parler d'alternative républicaine. Il faudra être capables d'agir sur la façon dont la gauche existera demain.

Et cela commence avec les élections 2017. Le futur candidat Hollande a une stratégie pour être au second tour avec la candidate du FN. Il veut se placer au centre et priver Sarkozy des voix de centre droit.

Dans son optique, les partis de gauche et écologistes sont tellement affaiblis qu'ils ne pourront contrarier cette stratégie et se résoudront à se joindre à lui dès le premier tour ou, sinon, à faire des scores minuscules.

Notre candidature MRC doit être le début du sursaut de la gauche, le déclic qui va conduire au rassemblement des républicains de gauche sur un programme de redressement national et d'affirmation de la souveraineté du peuple français.

Il y a une réelle opportunité politique :

- Le Front de gauche est en voie de dissolution. Le Parti de gauche n'a pas réussi à entraîner le PCF dans son sillage.

- Le PS d'Epinay est en déshérence sous le coup d'un changement d'identité qui perturbe ses adhérents.

- Il y a des expériences en Europe du sud qui peuvent nous inspirer. Podemos parle de « construire le peuple » et de mettre en œuvre les idées de Gramsci. Cela nous intéresse, notre but étant le même.

Mais il n'est pas possible de rassembler le peuple quand on n'est pas capables de rassembler les forces qui font partie de la gauche républicaine.

Aussi, dès février, nous devrons lancer ce rassemblement. Nous devons penser à la présidentielle mais aussi aux législatives en ayant un postulat : le rassemblement des républicains de gauche. Avec l'idée qu'ils se présentent ensemble devant le peuple pour que ce soit le peuple lui-même qui désigne le candidat des républicains de gauche à la présidentielle. Cela s'appelle des primaires. Il y aura un effet médiatique et une dynamique populaire.

Cette perspective doit nous motiver dans notre démarche d'affirmation du MRC, afin que nous puissions jouer notre rôle dans le rassemblement des républicains de gauche.

Cet article est le 59ème sur ce blog dans la catégorie MRC 53 et Pays de la Loire

Michel Sorin était candidat en Mayenne aux élections régionales 2015

Michel Sorin était candidat en Mayenne aux élections régionales 2015

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 19:59

 

La liste d'union de la droite s'est imposée face à l'union de la gauche et au FN

 

Le 13 décembre 2015, la région des Pays de la Loire a basculé à droite, comme annoncé depuis longtemps, le président sortant (2004-2015) Jacques Auxiette (PS) ne se représentant pas.

La victoire de Bruno Retailleau était inscrite comme étant la plus probable pour la droite parmi toutes les régions de France. Toutefois, après le premier tour, le 6 décembre, il y avait un doute. Voir Régionales 2015 Pays de la Loire : Clergeau ou Retailleau, président

Au niveau national (francetvinfo), voir les Résultats élections régionales 2015

 

En Pays de la Loire, « c'est La Liste d'Union de la droite, avec pour tête de liste Bruno RETAILLEAU qui l'emporte avec 42.7% des suffrages exprimés le 13 décembre 2015.

Derrière la liste gagnante, on trouve La Liste d'Union de la gauche avec 37.56% des voix et ayant pour tête de liste Christophe CLERGEAULa Liste du Front national avec 19.74% des voix et ayant pour tête de liste Pascal GANNAT.

Au second tour, le 13 décembre 2015, le taux d'abstention a été de 42.75% contre 50.03% lors du premier tour en Pays-de-la-Loire. En 2010, le taux d'abstention s'était élevé à 51,76% au premier tour, et à 50,68% au second.

Comme quatre autres régions de métropole, les Pays de la Loire ont conservé leurs frontières à l'issue de la dernière réforme territoriale. La région était dirigée par la gauche depuis 2004, mais, à 74 ans, le président PS actuel, Jacques Auxiette, ne se représentait pas. Son premier vice-président, Christophe Clergeau, 46 ans, qui a été investi par les militants socialistes faisait face au second tour au sénateur filloniste Bruno Retailleau, très bien implanté en Vendée, qui mène une liste d'union réunissant l'UDI et les Républicains, et Pascal Gannat, responsable du Front national dans la Sarthe et ancien directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen.

Voir (francetvinfo) : Résultats élections régionales 2015 Pays de la Loire

Et, en Mayenne : Mayenne (53) : Résultats des élections régionales 2015

 

Voir aussi la vidéo Youtube (14 déc. 2015) : Résultats élections régionales 2015 Pays de la Loire

 

Commentaires du quotidien Le Monde :

La fusion des listes PS et EELV, reposant sur un accord ambigu autour du projet du nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes, n’a pas suffi. Après onze ans passés à la tête des Pays de la Loire, la gauche s’incline.

La liste d’union de la droite et du centre, emmenée par le sénateur vendéen Bruno Retailleau (Les Républicains), reconquiert la région. Son équipe obtient 42,7 % des suffrages et rafle ainsi 54 des 93 sièges de l’assemblée régionale. Celle du socialiste Christophe Clergeau recueille 37,56 % des voix et ne compte que 26 élus. Le candidat du FN, le Sarthois Pascal Gannat, finit troisième (19,74 %), mais confirme l’ancrage de son parti dans un territoire jusqu’alors rétif à ses idées. Il dispose de 13 conseillers. La droite l’emporte en Vendée, où Bruno Retailleau obtient la majorité absolue, mais aussi dans le Maine-et-Loire et en Mayenne. La gauche arrive en tête en Loire-Atlantique et dans la Sarthe, ainsi que dans les principales villes. Mais le sursaut de mobilisation a clairement profité au candidat des Républicains. Lequel s’est empressé hier d’exiger du préfet et de Manuel Valls l’expulsion des occupants de la zone destinée au projet de nouvel aéroport.

Cet article est le 58ème sur ce blog dans la catégorie MRC 53 et Pays de la Loire

Le pont de Saint-Nazaire sur l'estuaire de la Loire

Le pont de Saint-Nazaire sur l'estuaire de la Loire

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25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 23:49

 

Pourquoi inscrire dans la Constitution ce qui est du ressort de la loi ?

 

« Dès lors que le président de la République avait annoncé une telle mesure dans son discours solennel devant le Congrès le 16 novembre dernier, il lui était très difficile de revenir dessus. C'est d'ailleurs cette cohérence de la parole présidentielle qui a été mise en avant par le premier ministre mercredi lorsqu'il a annoncé que la mesure figurerait dans le projet de réforme constitutionnelle ».

C'est ainsi que Laurent Bouvet introduit l'entretien qu'il a accordé à Alexandre Devecchio, publié le 23 décembre 2015 sur le site du Figaro sous le titre Pourquoi la République française n'est pas qu'une affaire de papiers. Extraits.

Pour Laurent Bouvet*, l'affaire de la déchéance de nationalité révèle les contradictions d'une gauche fâchée avec la République et la nation.

(…) Concernant la déchéance de nationalité, chacun s'accorde, le premier ministre en tête, sur l'inefficacité de la mesure en matière de lutte contre le terrorisme et donc, sur son caractère purement symbolique. Dès lors, en quoi est-ce du pragmatisme? Comment justifier une mesure qui ne rompt pas seulement avec un discours mais avec les principes mêmes défendus par la gauche et plus largement par tous les républicains cohérents ?

Je considère depuis longtemps en effet, à travers mes travaux et mes interventions publiques, que la gauche française gagnerait à se réapproprier de manière très volontariste les principes et symboles républicains (Nation, drapeau tricolore, Marseillaise, laïcité… mais aussi égalité, solidarité, lien indéfectible entre nationalité et citoyenneté…) qu'elle n'a pas su, pu ou voulu défendre et promouvoir depuis des années, et qu'elle a même, pour une partie de cette gauche, sciemment abandonnés. Cet oubli et cet abandon ayant principalement bénéficié au FN. On voit hélas aujourd'hui les conséquences de cette dérive dans l'installation du FN dans le paysage politique même s'il ne franchit pas encore la barrière électorale ultime. Il est très difficile aujourd'hui de voir comment va se recomposer la gauche française. (...)

C'est pour cela qu'il faut réinvestir massivement la République au quotidien, la République concrète, à la fois en termes de droits, d'égalité et de solidarité, pour tous les Français sans aucune exception, en même temps qu'en termes de devoirs et d'exigence au regard de ce commun dont nous sommes tous à la fois dépendants et garants. La République, notre commun, n'est pas qu'une affaire de papiers (carte d'électeur, carte d'identité ou carte de sécurité sociale…), c'est une affaire de volonté et de détermination. Il faut la faire vivre, chaque jour. C'est la tâche des élus bien sûr mais aussi de chacun de nous, les citoyens.

* Laurent Bouvet est professeur de science politique à l'UVSQ-Paris Saclay. Son dernier ouvrage, L'insécurité culturelle, est paru chez Fayard.

Voir aussi dans la presse :

- Le juge Trévidic, Francetvinfo, 24 décembre 2015 : Déchéance de nationalité : "On n'exporte pas un terroriste

- Patrick Weil, L'opinion, Jean-Dominique Merchet, 16 décembre 2015 : « Le projet de déchéance de nationalité crée de la suspicion à l'encontre d'une partie des Français

Depuis 1938, la déchéance de la nationalité des binationaux fait partie du droit français, mais son inscription dans la Constitution irait à l’encontre de la cohésion nationale, explique l’historien.

BFMTV, 24 décembre 2015 : Déchéance de nationalité: "Cette mesure va créer des divisions entre Français dans la Constitution", Patrick Weil

 

Commentaire politique :

 

Ce n'est sans doute pas par hasard si cette proposition de déchéance de nationalité, jusqu'à présent mise en avant par la droite et l'extrême droite, avait été introduite dans le discours solennel du président de la République devant le Congrès le 16 novembre 2015. Celui-ci cherche à apparaître comme le principal concurrent au FN dans la perspective du premier tour de l'élection présidentielle en 2017.

Ayant le sentiment qu'il est le seul à pouvoir représenter valablement la gauche dans cette élection et que le vote utile s'imposera en 2017 aux électeurs de gauche afin d'éviter l'élimination de la gauche au soir du premier tour, François Hollande prépare le rassemblement des libéraux derrière sa candidature face à la candidate du FN, dès le premier tour et surtout au second tour de l'élection présidentielle.

C'est ce qui justifiait, de son point de vue, la décision de retrait des listes PS qu'il a imposé après le premier tour des élections régionales dans les régions Nord-Pas-de-Calais-Picardie et PACA. Il s'agit d'une tentative de sauvetage de cette gauche qui, en 1983, s'est ralliée au néolibéralisme européen sans combattre et qui est de plus en plus contestée par le peuple français.

Cela justifie évidemment la décision du Mouvement Républicain et Citoyen de présenter un candidat à l'élection présidentielle. Voir (blog du MRC 53, 23 décembre 2015) : Le MRC sera présent en 2017 pour reconstruire une force républicaine.

 

Cet article est le 71ème paru sur ce blog dans la catégorie République Parlement

Article paru le 25 décembre 2015 sur http://mrc53.over-blog.com

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 15:18

 

« Construire le peuple » : avec ce concept, Podemos a réussi sa percée

 

En séance du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen, le 20 décembre 2015, Ladislas Polski, secrétaire national aux relations internationales, a rendu compte des contacts noués avec Podemos à Murcie et à Valence le 18 décembre à l'occasion des meetings électoraux de cette jeune formation politique (Podemos « Nous pouvons » a été créé début 2014).

 

Le 26 septembre 2015, Lola Banon, professeur à Valence, était intervenue au nom de Podemos lors de l'université de rentrée du MRC, à Clermont-Ferrand. Engagée dans l'organisation de la campagne de Podemos, elle a invité le MRC à participer aux derniers meetings.

 

Une délégation composée de Bastien Faudot, de Ladislas Polski et de David Bouderballa, est arrivée en Espagne jeudi et a pu dialoguer avec Pablo Iglesias. Voir (site MRC, 20 déc.) : Podemos : une histoire espagnole, une leçon pour l’Europe

 

Voir aussi le communiqué du MRC (Ladislas Polski et Bastien Faudot), le 21 déc. 2015 :

La montée de Podemos annonce d'autres changements politiques de grande ampleur

Les résultats des élections générales en Espagne ont placé la droite en tête, mais le vainqueur de la soirée est indiscutablement la formation politique PODEMOS qui talonne le Parti Socialiste espagnol. 

C'est une situation historique : dans la quatrième puissance économique de la zone euro, la souveraineté du peuple espagnol s'affirme face aux politiques d'austérité qui sévissent partout sur le continent. Le mouvement de Pablo Iglesias est parvenu à faire émerger de la colère des « Indignés » de 2011 une alternative politique crédible en 2015, imposant la question sociale au cœur de la campagne. 

Cette performance est d'autant plus significative que ''La remontada'' s'est concrétisée dans les urnes malgré les intimidations de la Troïka et les pressions exercées cet été sur le peuple grec et son gouvernement. La logique de la contrainte choisie par Bruxelles est aujourd'hui désavouée. 

Demain, PODEMOS se confrontera peut-être à l'exercice du pouvoir. D'ores et déjà, cette alternative sonne le glas du bipartisme qu'a connu l'Espagne depuis la chute du franquisme. La social-démocratie en sort particulièrement affaiblie. C'est une réalité que l'on observe ailleurs en Europe, dans des configurations certes différentes, mais qui annoncent d'autres changements politiques d'ampleur. 

En 2017, c'est sur cette capacité à incarner un véritable espoir pour une République souveraine que les Français nous jugeront.   

 

Lu dans la presse :

 

- Francetvinfo, 21 déc. 2015 : Les trois enseignements des élections historiques en Espagne

- Slate, 17 déc. 2015, Gaël Brustier, «Construire le peuple»: Iñigo Errejon, l’homme qui bouscule les certitudes des gauches européennes

(…) A l’heure où les social-démocraties européennes sont en panne idéologique, stratégique ou en péril électoral, où les gauches radicales sont confrontées à la réalité du pouvoir et au développement des moyens de coercition exercés par l’Union européenne hors le champ démocratique, l’apport d’Errejon est essentiel. Il a vocation à susciter, en Europe, un grand débat stratégique. Une forme d’intelligence politique retrouve vie. Pour Errejon assurément, Gramsci n’est pas le penseur d’hier, mais bien plus sûrement celui de demain.


 

Cet article est le 179ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

Ladislas Polski et Lola Banon, le 26 septembre 2015 à Clermont-Ferrand, lors de l'université de rentrée du MRC

Ladislas Polski et Lola Banon, le 26 septembre 2015 à Clermont-Ferrand, lors de l'université de rentrée du MRC

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 16:07

 

Une candidature à l'élection présidentielle sera officialisée le 7 février 2016

 

Lors de son congrès de juin 2015, le Mouvement Républicain et Citoyen avait enregistré la démission de son président d'honneur et fondateur, ancien ministre, Jean-Pierre Chevènement, et de sa première vice-présidente, Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne.

Ce départ sanctionnait un désaccord stratégique entre eux et le président Jean-Luc Laurent, député du Val-de-Marne. La divergence portait sur la portée - en termes d'alliances - de l'alternative républicaine revendiquée par le MRC. La majorité voulait la limiter à la gauche alors que les deux personnalités n'excluaient pas de l'ouvrir à droite, notamment vers Debout la France.

 

Lors du congrès de Paris, en juin 2015, Jean-Luc Laurent avait été réélu président par 80 % des délégués en donnant comme objectif l'engagement du MRC dans la campagne de l'élection présidentielle. Cet engagement a été confirmé le 20 décembre - lors de la réunion du Conseil national - par le vote d'un texte précisant les orientations du MRC et lançant la procédure de désignation d'un candidat ou d'une candidate à l'élection présidentielle.

Les candidats doivent se faire connaître d'ici le 5 janvier avec déclaration de candidature, profession de foi et une liste d'au moins 10 membres (titulaires) du Conseil national qui présentent la candidature. Entre le 7 et le 27 janvier, les adhérents voteront dans les départements et régions, selon l'organisation retenue par les responsables locaux.

 

Le résultat des votes sera communiqué aux adhérents après le 27 janvier et avant la réunion de présentation du (ou de la) candidat(e), qui aura lieu le 7 février 2016 à partir de 14h au Cabaret Sauvage, Parc de la Villette, dans le 19ème arrondissement de Paris.

 

Ainsi, le MRC s'engage résolument sur la voie de la liberté, qui est la plus exigeante car elle implique de réunir plusieurs conditions, celle des 500 parrainages d'élus, celle du projet politique et celle de la méthode - nécessairement collective et innovante - pour atteindre l'objectif, qui est d'être présent à l'élection présidentielle, ce que le MRC n'a pu faire depuis sa création en 2003. Lors des élections précédentes, en 2007 et en 2012, il avait dû se résoudre à soutenir le candidat du PS avec, à la clé, un accord électoral et politique sur la mandature.

Cette fois-ci, les divergences sont trop fortes et trop nombreuses avec le PS, qui entraîne la gauche dans sa chute. Les citoyens expriment leur désarroi en faisant la grève de la citoyenneté au moment des élections. C'est un acte politique dont il faut impérativement tenir compte.

 

Le texte adopté à la majorité (7 abstentions) par le Conseil national vise la reconquête de la souveraineté du peuple français :

- reconquête de la souveraineté populaire, car la démocratie est mise en cause au niveau européen,

- reconquête de la souveraineté nationale, qui est le droit du peuple à décider de son avenir.

+ Il faudra revenir sur la trahison du peuple en 2008 qu'a été la ratification d'un traité quasi semblable à celui refusé par référendum en 2005.

+ Il faudra cesser de subir la domination des marchés financiers et des agences de notation.

+ Il faudra changer de monnaie s'il est impossible de changer la monnaie unique en monnaie commune de la zone euro.

 

Concernant l'élection présidentielle, voir Élections présidentielles en France – Wikipédia.

Voir aussi la critique portée par Christian Hutin, député MRC du Nord, le 16 décembre, sur la proposition de loi visant la Modification des règles de l'élection présidentielle : une tentative de verrouillage

 

Rappel (4 oct. 2015) : Le MRC veut définir un projet républicain et le porter à la présidentielle

 

Cet article est le 178ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, porte-parole du MRC, a été proposé par le président Jean-Luc Laurent - et il a accepté - pour être candidat MRC à l'élection présidentielle

Bastien Faudot, porte-parole du MRC, a été proposé par le président Jean-Luc Laurent - et il a accepté - pour être candidat MRC à l'élection présidentielle

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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 21:52

 

L'alliance avec le PCF dans 6 régions mieux vécue que celle avec le PS dans 4

 

Les élections régionales des 6 et 13 décembre 2015 ont rendu leur verdict.

Voir Résultats élections Régionales 2015 - Francetv info

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen, qui était présent sur des listes PS en 2010 et avait obtenu 14 élus, avait davantage de candidats en 2015 (voir Régionales 2015 : le MRC sur des listes PS ou PCF selon les régions) mais se retrouve avec 3 élus dans les conseils régionaux (deux en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, un en Ile-de-France). Cette situation s'explique par la défaillance de la majorité des listes de gauche, toutes tendances confondues en 2015, alors qu'en 2010, la gauche avait gagné la quasi-totalité des régions.

Rappel (communiqués MRC) :

- (6 décembre 2015) : Régionales : situation critique, sursaut nécessaire

- (6 déc. 2015) : Régionales : résultats des listes soutenues par le MRC

- (8 déc. 2015) : Second tour des élections régionales: position du MRC et soutien à J-P Masseret

- (13 déc. 2015) : Le problème reste entier

 

Lors du Conseil national du MRC, le 20 décembre, le président, Jean-Luc Laurent, a jugé que la stratégie était bonne, les résultats n'étant pas liés à la stratégie. Le MRC s'est fait connaître. Mais on a vu une certaine forme de vote utile dans plusieurs régions. Le vote FN est beaucoup plus présent dans les communes de moins de 500 habitants (en moyenne, 33%) que dans les villes de plus de 50 000 habitants (en moyenne, 19%).

- Les listes PCF où le MRC était présent ont souvent eu des résultats légèrement inférieurs à 5 %, sauf en Rhône-Alpes-Auvergne (5,3%) où le MRC a joué un rôle dans la qualification au second tour.

- Les listes PS où le MRC était présent ont eu des fortunes diverses. Aux retraits de listes (sans tenir compte de l'avis défavorable du MRC et du PS régional) dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Provence-Alpes-Côte-d'Azur, s'est ajoutée la défaite en Ile-de-France. En Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, le résultat est positif.

Dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, le retrait de la liste PS a été vécue par le MRC comme une mutilation politique et la préfiguration d'une alliance entre libéraux de droite et de gauche au Parlement, pour que rien ne change. De nombreux bulletins blancs ou nuls. Un bon score de Xavier Bertrand au second tour dans les villes (à Lille, 80%).

En PACA, le MRC a été associé de manière très plaisante à la campagne, d'autant mieux que le PS est faible dans cette région, notamment dans les Bouches-du-Rhône. La tête de liste était très respectable mais peu connue. Plus de 20 % de bulletins blancs ou nuls au second tour.

Dans les régions où le MRC était associé au PCF, il a été constaté la profonde division du Front de gauche, voire la division interne au PCF, mais une évolution positive de celui-ci (rajeunissement).

Dans la région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardennes, la campagne a été très formative, grâce au PCF, mais l'extrême gauche libertaire a donné une image déplorable (en matière de sécurité, notamment). Au second tour, Jean-Pierre Masseret a sauvé l'honneur de la gauche, tenant bon pour recevoir les suffrages des gens qui n'acceptent pas que la gauche reste sans voix.

Cet article est le 177ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

Meeting régional à Nantes le 1er décembre 2015 de la liste "L'humain d'abord" conduite par Alain Pagano (PCF)

Meeting régional à Nantes le 1er décembre 2015 de la liste "L'humain d'abord" conduite par Alain Pagano (PCF)

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