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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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8 décembre 2006 5 08 /12 /décembre /2006 17:02

 

CHEVENEMENT veut peser sur les élections 2007

 Ce matin, sur Europe 1, Jean-Pierre Chevènement s’est déclaré très ouvert à la discussion avec Ségolène Royal, considérant qu’elle avait affirmé clairement, hier devant les socialistes européens à Porto, la nécessité d’une réorientation de la politique européenne.

Ecouter l'entretien sur www.chevenement2007.fr

 Selon le journal Le Monde, daté du 9 décembre, la candidate socialiste « a proposé la création de pôles de compétitivité européens et insisté sur le développement de la recherche, qui serait sortie des critères de Maastricht. Elle s’est attirée les applaudissements de la salle en critiquant la Banque centrale européenne, qui devrait être soumise à des décisions politiques. Ce n’est plus à M. TRICHET, son gouverneur, de commander l’économie de nos pays ! »

 Cette question des discussions avec le PS sera au cœur des débats dimanche à Paris lors de la Convention nationale du Mouvement Républicain et Citoyen (j'y représenterai la Mayenne et ferai une intervention sur la politique agricole).

Bien sûr, à l’issue de cette Convention, Jean-Pierre Chevènement sera officiellement le candidat du MRC à l’élection présidentielle.

 Reste à savoir si de nouveaux contacts et des négociations auront lieu avec le Parti socialiste avant le 22 avril, date du premier tour. La balle est vraiment dans le camp du PS et de sa candidate.

 Jean-Pierre Chevènement a rappelé ce matin que sa volonté est de peser sur les orientations de la gauche afin que celle-ci puisse se rassembler, gagner en 2007, et réussir ensuite afin de ne pas décevoir les Français.  

A ce propos, un précédent article de ce blog, mis en ligne le 3 décembre sous le titre « La gauche gagnera en 2007 avec Jean-Pierre CHEVENEMENT », a suscité un commentaire le 5 décembre sur ce blog, de la part de Malakine, pseudonyme de l’auteur du blog Horizons, qui écrit « La candidature de JPC peut vraiment aller loin » après avoir conseillé la lecture de l’article sur 

 http://horizons.typepad.fr/accueil/2006/11/vers_une_nouvel.html

« Vers une nouvelle primaire à Gauche : Royal – Chevènement »

 Extraits de cet article, concernant la gauche :

 « Une nouvelle primaire qui se dessine à Gauche

 Contrairement à Sarkozy qui s’est imposé comme le candidat naturel de la droite dès 2002, l’ascendant de Ségolène Royal à gauche est récent et reste précaire. Elle a du passer pour une primaire au sein de son parti pour s’imposer, et même si elle est sortie vainqueur, la dynamique de contestation ne s’est pas éteinte pour autant. Ségolène Royal n’a de position hégémonique à gauche, ni sur le plan doctrinal (son travail/famille/Poitou est loin de faire l’unanimité), ni sur le plan historique (c’est sa première candidature), ni sur le plan de son parcours politique (son inexpérience de toute fonctions régalienne).

Le rassemblement de la gauche derrière sa candidature est loin d’être gagné. On voit en ce moment Mélenchon se rapprocher de la gauche extrême. Allègre s’est déclaré en faveur de Jean Pierre Chevènement. Emmanuelli la soutient du bout des lèvres à partir d’un discours politique que l’on entend jamais dans la bouche de sa candidate (protectionnisme européen) …

Une primaire à gauche est donc possible, si elle a en face d’elle un candidat un candidat qui a une légitimité suffisante pour être président de la république et qui peut se démarquer d’elle sur le plan doctrinal pour incarner une ligne différente.

 Et ce compétiteur, il existe en la personne de Jean-Pierre Chevènement !!

L’expérience de JPC sur les fonctions régaliennes n’est plus à démontrer. A coté Ségolène Royal fait figure de novice. C’est sûrement l’un des hommes d’Etat de la Vème qui a occupé le plus de ministère différent (industrie, éducation, défense, intérieur).

 Il incarne en outre bien mieux qu’elle la rupture avec le système politique en place. La carrière politique de JPC a en effet été marquée par une rupture avec le PS avec la création du MDC en 1992 et trois démissions tonitruantes sur des sujets majeurs (l’alignement sur les politiques libérales européennes en 1983, la guerre du golfe et l’alignement de la politique étrangère sur celle des Etats-Unis en 1991, et la défense de l’unité de la République au sujet du dossier corse en 1999). En comparaison, le renouveau incarné par Ségolène Royal, sur autre chose que des questions de forme, reste à démontrer.

 Enfin sur la doctrine, le clivage est clair. L’un a voté non au TCE, l’autre a voté oui. L’un centre sa campagne sur les questions économiques et internationales quand l’autre la construit autour de sujet de société. L’un incarne une présidence active qui trace un chemin quand l’autre dessine une présidence monarchique et une gouvernance empathique. L’un incarne une conception exigeante de la politique quand l’autre est l’incarnation de la démocratie d’opinion.

 En 2002, JPC n’a pas pu imposer de dynamique de primaire. Jospin était trop légitime et il a commis l’erreur stratégique de se positionner non pas comme une l’alternative à gauche, mais comme une alternative au couple Jospin/ chirac. En 2007, la situation est différente. Son parcours politique et la cohérence de sa doctrine peut aisément concurrencer la légitimité partisane de Ségolène Royal. Le clivage idéologique est trop marqué d’autant qu’il s’enracine dans le débat référendaire de 2005 qui a vu la victoire de sa sensibilité.

 Tous les éléments sont donc réunis pour qu’on assiste à une vraie primaire à Gauche. Dès que tout le monde aura compris que la candidature Chevènement n’est pas le leurre que l’on imaginait au début, le débat reprendra de plus belle sur la gauche de l’échiquier politique, au point de focaliser toute l'attention.

 Chevènement apparaîtra vite comme une alternative sérieuse à la reine des sondages et comme le meilleur candidat face à la révolution néo-conservatrice proposée par le candidat Sarkozy ».

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7 décembre 2006 4 07 /12 /décembre /2006 22:03

 

Le blog CFDT Flexlaval 

 

Le 5 décembre, nous avons reçu un commentaire de la section CFDT Flextronics Laval invitant les lecteurs à consulter son blog, « outil de communication pour tous les salariés qui ont quitté l’entreprise ». Ce même jour, elle faisait paraître un article que nous reproduisons ci-après :

 La situation de l’emploi en Mayenne

 « Officiellement, le taux de chômage est de 5,5 %, un des taux les plus bas en France (la Mayenne est le 2ème département français derrière la Lozère).

 Ce taux de chômage (comme celui au niveau national) est en décalage avec la réalité. Au niveau de la Mayenne nous avons mené une étude pour estimer quel était le niveau réel des personnes sans emploi.

 D’abord, une explication sur le taux de chômage officiel, il ne prend en compte que les personnes inscrites à l’ANPE en catégorie 1. En faite, il existe 8 catégories et l’administration a fait preuve d’une imagination sans limite pour faire glisser les inscrits vers les différentes catégories afin de diminuer artificiellement le chiffre du chômage qui est largement diffusé par les médias.

 La catégorie 1 représente environ 58,5% (chiffre fin 2005) des inscrits à l’ANPE.

 Pour la Mayenne, faisons le bilan des personnes sans emploi.

 Chiffre officiel du chômage en Mayenne au 31 août 2006 : 6763 personnes.

 Selon les chiffres officiels des ASSEDIC (accessible sur leur site internet), il y a  8486 personnes au 30 septembre 2006 indemnisées par les ASSEDIC pour un effectif total de 80 954 salariés soit 10,48%

 Décomposition des 8486 personnes indemnisées :

 # 6461 personnes pour ARE (allocation d’Aide au Retour à l’Emploi), on retrouve des personnes en catégorie 1 de l’ANPE.

 # 635 personnes en ARE Formation, AFF(Allocation de Fin de Formation), cette allocation financée par l’État est versée au bénéficiaire de l’ARE qui a épuisé ses droits alors qu’il n’a pas achevé sa formation.

 # 84 personnes en ASR (Allocation Spécifique de Reclassement).

 # 66 personnes en AI (Allocation d’Insertion)

 # 890 en ASS (Allocation Spécifique de Solidarité)

 # 272 en AER (Allocation Equivalent Retraite), pour les personnes de plus de 55 ans qui justifient de 160 trimestres d’assurance vieillesse.

 # 10 AFT (Allocation du Fond Transitoire), pour les intermittents du spectacle.

 Les 149 personnes qui restent indemnisées sont des préretraités (ASFNE, PRP).

  A cela, il faut rajouter les bénéficiaires des minima sociaux dépendant de la CAF (Caisse d’allocation familiale) et de la MSA (pour les salariés agricoles), c’est à dire que ces personnes n’ont plus de droit aux ASSEDICs et ont un revenu de subsistance à défaut d’avoir un revenu lié à leur travail, pour la Mayenne à fin septembre 2006 (Chiffres CNAF + MSA) on a :

 # 2268 bénéficiaires du RMI (Revenu Minimum d’Insertion).

 # 447 bénéficiaires de l’API (Allocation de Parent Isolé).

 # 3162 bénéficiaires de l’AAH (Allocation aux Adultes Handicapés).

 Les bénéficiaires de ces minima sociaux augmentent d’environ de 3% par an depuis 2000.

 Reste à ajouter :

 # les jeunes de moins de 25 ans qui sont sans travail, qui n’ont pas les droits ci-dessus et qui sont à la charge de leurs parents, ce chiffre n’est pas connu.

 # les personnes qui n’ont pas droit au RMI car leur conjoint à un revenu qui dépasse le seuil des ressources, ce sont souvent des femmes et elles aimeraient bien avoir un emploi.

 # les personnes qui ont un temps partiel imposé (contrat de 20 à 30 heures par semaine) et qui souhaiteraient travailler à temps plein (35 heures par semaines).

 Au global on peut estimer qu’environ 15 000 personnes sont sans travail en Mayenne soit autour 15% de la population active ce qui est un bon chiffre par rapport à d’autres départements.

 En conclusion, pourquoi ne trouve-t-on pas ces chiffres pour la Mayenne sur le site de la préfecture ou du conseil général ? Et pourquoi les médias locaux se limitent-ils à relayer que les chiffres du chômage officiel ? »

 A lire sur http://cfdt-flexlaval.over-blog.com 

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4 décembre 2006 1 04 /12 /décembre /2006 09:17

 

Quelles politiques agricoles pour nourrir la planète ?

 Le défi agricole et alimentaire dans le monde. Le constat et la recherche des causes.

 Sous-alimentation et pauvreté paysanne de masse. Les inégalités croissantes entre les différentes agricultures dans le monde. Les causes de cette situation : la baisse des prix agricoles liée à la mécanisation et à la domination des marchés. Voir « La fracture agricole et alimentaire mondiale » de Marcel Mazoyer et Laurence Roudart.

 Les perspectives alimentaires mondiales. Trois milliards d’humains en plus. Doubler la production alimentaire. Concilier agriculture productive, respect de l’environnement et gestion des ressources naturelles. Définir des politiques propres à chaque ensemble régional et adaptées aux besoins réels. Voir « Nourrir la planète » de Michel Griffon.

 Les politiques agricoles et alimentaires remises en question par les négociations commerciales internationales (du GATT à l’OMC).  Le libéralisme contre la sécurité alimentaire. Remettre en cause les objectifs actuels de l’OMC et les remplacer par l’objectif de sécurité alimentaire des populations. Voir « Les politiques agricoles et alimentaires au risque des négociations internationales » de Laurence Roudart.

 Comment faire pour relever le défi ? Quelle politique agricole en France et en Europe ?

 Les principes d’une nouvelle politique agricole, alimentaire, environnementale et rurale, applicables dans tous les pays en les adaptant aux réalités locales. Voir « Edgard Pisani, un vieil homme et la terre ».

 La spécificité de la fonction nourricière de l’agriculture. L’objectif d’autosuffisance alimentaire. La justification de l’intervention publique et de la régulation des marchés agricoles en tenant compte de leur grande diversité.

 Quelle politique agricole pour la France et l’Europe ? Satisfaire les besoins quantitatifs et qualitatifs alimentaires des européens en toute sécurité. Favoriser le dynamisme et l’exportation de l’industrie agroalimentaire, sans aides publiques aux produits exportés.

 - Rechercher l’équilibre et l’équité dans la formation des revenus des différents partenaires de la filière agroalimentaire, en permettant des prix suffisamment rémunérateurs à la production agricole.

 - Protection de l’espace européen (distorsions de concurrence, sécurité sanitaire des aliments) par une réglementation en accord avec l’OMC, cette organisation étant chargée de la régulation des échanges internationaux, à l’initiative des Etats.

 - Aides directes aux producteurs réorientées vers les petites et moyennes exploitations agricoles, dans un cadre régionalisé et en prenant en compte des objectifs sociaux et territoriaux (emploi, vie en milieu rural, santé, environnement…).  

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3 décembre 2006 7 03 /12 /décembre /2006 11:13

 

La gauche gagnera en 2007 avec Jean-Pierre CHEVENEMENT

 

Madame, Monsieur le Maire,

 

  A cinq mois de l’élection présidentielle, les enquêtes d’opinion mettent en évidence deux favoris largement en tête au premier tour et quasiment à égalité au second tour.

 Vous savez que je milite pour la victoire de la gauche et je suis persuadé qu’elle seule pourra faire face aux défis que la France devra relever lors des cinq prochaines années.

 Mais, à ce jour, toutes les conditions du succès ne sont pas réunies. Certes, le parti socialiste a désigné sa candidate mais il n’a pas créé les conditions d’une mobilisation populaire de l’ensemble de la gauche.

 

  Les attentes qui montent du pays sont très fortes et, pour y répondre, la gauche devra présenter un projet réaliste et ambitieux. Ce n’est pas encore le cas.

 Le projet du PS est ambigu. Il ne dit rien sur la mondialisation et la politique américaine. Il n’est pas clair sur la politique énergétique et sur la réorientation nécessaire de l’Europe. Il peut inquiéter sur le plan institutionnel en proposant de fait le retour à la IVème République. Sur l’Europe, il propose de remettre en selle une constitution qui a été rejetée par les Français, dans leur majorité, le 29 mai 2005.

 

  Le débat doit avoir lieu afin de préciser les orientations qui seront mises en œuvre par la gauche rassemblée à l’issue de l’élection présidentielle.

 Chacun pense à ne pas renouveler le funeste 21 avril 2002. Mais ce qui a manqué ce jour-là à la gauche, c’est un accord mobilisateur pour un projet de gouvernement. A-t-on oublié les millions d’abstentionnistes et de refus de vote, les voix populaires dispersées sur des candidats qui n’avaient pas vocation à participer aux responsabilités gouvernementales ?

 

   Et puis, depuis 2002, il y a eu le référendum européen et la division de la gauche entre le oui et le non. Pense-t-on que la gauche peut gagner l’élection présidentielle sans tenir compte des fortes réticences du monde du travail à cette Europe qui ne protège pas ?

 Ne renouvelons pas les insuffisances politiques de la gauche en 2002. Cette fois-ci, mettons la gauche à la hauteur de ses responsabilités et des attentes populaires.

 C’est à ce niveau que la candidature de Jean-Pierre Chevènement est utile. Pour faire rebondir la France, il faut réorienter l’Europe et la remettre dans le sens des aspirations républicaines de notre peuple.

 En tant que Maire, vous avez le pouvoir de filtrer les candidatures. Rien ne vous oblige à accorder votre parrainage à quiconque. C’est votre responsabilité personnelle.

 Si vous le faites, autant que ce soit à l’égard d’un candidat dont vous connaissez les qualités et le sens de l’Etat. C’est le cas de Jean-Pierre Chevènement et je me permets de vous demander de lui adresser votre promesse de parrainage.

 Si vous souhaitez en savoir plus sur le candidat et ses propositions, vous pouvez consulter son site Internet de campagne : www.chevenement2007.fr

 Je milite pour rassembler la gauche républicaine en Mayenne autour de sa candidature. Vous pourrez aussi consulter notre blog : http://mrc53.over-blog.com.

 Vous remerciant vivement pour votre attention et votre compréhension, je vous prie de croire, Madame, Monsieur le Maire, à l’expression de mes meilleurs sentiments.

 2 décembre 2006

 Michel SORINAncien maire de Saint-Berthevin

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2 décembre 2006 6 02 /12 /décembre /2006 15:05

 

Monsieur d’Aubert n'ignore pas la loi mais ne l’applique pas !

 L’information est largement commentée par le syndicat FO des employés de la ville de Laval, dans son blog http://fo-laval.over-blog.com. En voici un extrait :

 « De quoi s'agit-il ? M. d'Aubert a soulagé le contribuable en grugeant l'usager du service de l'assainissement. Pour tenter de promouvoir son objectif libéral de baisse des impôts, M. d'Aubert a fait supporter à tous les abonnés du service des eaux et de l'assainissement des dépenses que la loi, les réglementations et des jurisprudences constantes obligent d'imputer au budget général de la collectivité et donc au financement par l'impôt.

 Il se trouve qu'à Laval, le service de l'eau et de l'assainissement est depuis toujours géré en régie directe et, à ce titre, comme le confirment toutes les études, le prix de l'eau est moins élevé que dans les villes où ce service est géré par le privé. M. d'Aubert a donc tenté, pour les besoins de sa propagande, de faire supporter aux usagers du service de l'assainissement une dépense indue, étrangère au service rendu aux usagers, et ceci afin de pouvoir continuer à se vanter de réaliser des diminutions d'impôts ».

 On a peine à y croire, mais c’est vrai, puisque c’est une décision du Tribunal administratif de Nantes en date du 10 novembre 2006 : le maire de Laval, François d’Aubert, qui a été auditeur à la cour des comptes et ministre de la République, notamment Secrétaire d’Etat au budget, actuel président départemental de l’UMP, n’appliquait pas depuis 2003 la règle en vigueur en matière de budgets, qui impose de séparer les dépenses relevant du budget général de celles imputables aux budgets annexes eau et assainissement.

 Contraint d’effectuer des travaux de création de bassins d’orages (qui concernent les eaux pluviales) afin de prévenir de nouvelles inondations dans les quartiers, il n’a pas hésité à en faire supporter les charges aux 13 000 abonnés du service assainissement (qui traite les eaux usées).

 S’agissant d’eaux pluviales, il devait les faire supporter par l’ensemble des contribuables à travers le budget principal de la ville (courant ainsi le risque d’alourdir les impôts locaux).

 Evidemment, ce sont, dans les deux cas, les lavallois qui auraient payé. Mais, en ayant fait supporter en moyenne la charge de 379 € aux usagers des services de l’eau et de l’assainissement sur les trois années 2003, 2004 et 2005, le maire a permis sur cette période d’alléger les factures de la taxe d’habitation et des taxes foncières de près de 5 millions € pour tenir ses engagements.

 Au-delà des chiffres, il y a les principes qui dictent à tous les maires d’appliquer les règles. Il est surprenant que les administrations en charge du contrôle de légalité n’aient pas relevé cette infraction et  transmis le dossier elles-mêmes au tribunal administratif de Nantes.

 Il a fallu que ce soit un ancien adjoint au maire de Laval qui, en tant que citoyen de cette ville, en prenne l’initiative. Cela prouve que, vis-à-vis d’une personnalité politique, membre du gouvernement et très proche du premier ministre Raffarin sur la période concernée, la vigilance des préfets en matière de contrôle n’a pas été ce qu’elle aurait dû être. 

 L’opposition municipale n’a pas manqué de demander des comptes au maire de Laval.

 Guillaume Garot avance une autre explication de « cette manipulation budgétaire ». Dans Ouest-France, 1er décembre, il indique : « En effet, Laval étant au taquet au niveau de son endettement, il lui fallait trouver comment financer les réalisations inscrites à son budget ».

 Que peut-il se passer maintenant ? « François d’Aubert, qui a mis la ville dans l’illégalité, va devoir présenter les trois budgets corrigés ». L’élu socialiste demande une séance extraordinaire du conseil municipal, après avoir rappelé que l’opposition, dès 2002, avait alerté le maire sur ce point. Affaire à suivre…

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1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 18:31

 

« Henri Baron, paysan citoyen » : le livre d’un militant

 J’ai dit oui, spontanément, à Marie qui me demandait, hier, de diffuser des tracts de souscription et de réservation du livre « Henri Baron, paysan citoyen ». Je connaissais le responsable professionnel agricole Henri Baron avant de côtoyer le conseiller régional à Nantes entre 1998 et 2004, au sein du groupe PS.

 Son rôle a marqué les esprits à la tête de la Chambre d’Agriculture de Loire-Atlantique, l’une des très rares en France à être dirigée par la gauche paysanne. Il était leader de la tendance minoritaire au niveau national.

 Bon débatteur, habile stratège, toujours à la recherche de propositions répondant à l’intérêt général, le retraité Henri Baron a continué son action militante en étant très actif au Conseil régional des Pays de la Loire, réussissant assez souvent, sur les questions agricoles, à rassembler la quasi-totalité de l’hémicycle sur ses propositions.

 Je n’ai pas lu son livre, ce qui ne m’empêche pas de faire sa promotion, car, connaissant l’homme, je suis persuadé qu’il ne peut pas décevoir.

 Le prix de souscription, jusqu’au 5 décembre, est 16 € (prix de vente public : 19 €).

 C’est un beau livre de format 16 x 24 cm, broché, 324 pages, avec 50 illustrations, édité par les éditions Siloë, 18 rue des Carmélites, 44000 Nantes.

 Pour recevoir le livre, ajouter 3 € de port, et indiquer, bien sûr, son adresse. Libeller le chèque à l’ordre des Editions Siloë.

 L’auteur présentera son livre vendredi 8 décembre, de 15h à 18h, à la Maison de l’Agriculture de Nantes et samedi 9 décembre, de 15h à 18h, à la maison régionale d’agriculture à Châteaubriant.

Adresse : Henri Baron, 8 rue des œillets, 44660 Fercé.

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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 20:30

 

Le parti antilibéral de gauche réalise une percée spectaculaire

 La presse et les partis politiques français ont peu commenté les élections législatives du 22 novembre aux Pays-Bas. Et, pourtant, nous avons une bonne raison de nous intéresser à ce pays qui avait refusé par référendum (près de 62%) de ratifier le traité constitutionnel européen, trois jours après le NON français du 29 mai 2005 (près de 55%).

 Avant d’évoquer les résultats de ces élections, je ferai référence à un article du Monde, daté du 30 mai 2006 (un an après le référendum), qui rapporte les propos de Paul Scheffer, sociologue, professeur à l’université d’Amsterdam.

 Cet entretien aide à comprendre les sentiments des Néerlandais vis-à-vis de l’Union européenne.

  « Les Néerlandais aspirent à une Europe plus protectrice »

 Le titre de l’article est éloquent. Le sociologue explique : « L’Europe ne doit pas être seulement un espace de libéralisation économique mais un espace de protection (…).

 Le sentiment majoritaire est que le préalable constitutionnel n’est pas nécessaire et que des progrès peuvent être enregistrés, sans ce texte, dans des domaines essentiels : la recherche, les sciences, l’immigration ou la politique extérieure (…). C’est uniquement une Europe se définissant comme au service des démocraties nationales, sources de souveraineté » qui peut s’imposer, affirme M Scheffer.

 Depuis 2003, un équilibre gouvernemental fragile

 Les élections législatives précédentes, qui avaient eu lieu en janvier 2003 (scrutin proportionnel à un seul tour), avaient abouti à la formation d’un gouvernement dirigé par la droite chrétienne-démocrate, alliée au parti libéral et à un petit parti réformateur. La majorité était fragile (deux sièges sur 150 dans la Deuxième Chambre).

 Ce gouvernement n’a pu aller au bout de la mandature, suite à une motion de défiance votée fin juin par les élus du petit parti réformateur.

 Des élections 2006 qui confirment l’éclatement du paysage politique

 Les élections anticipées, le 22 novembre, n’ont pas été favorables à la majorité sortante mais la principale formation d’opposition, le parti travailliste, a chuté encore plus lourdement. « Une droite éclatée, une gauche extraordinairement éclatée », selon le commentaire du vice-premier ministre, libéral. L’ancien responsable du parti réformateur « a déploré la qualité d’une campagne qui n’a que rarement mis en avant les questions de fond et s’est limité à l’émotion, l’amusement et l’infantilisation » (Le Monde du 24 novembre dernier).

 Victoire des antilibéraux de gauche

 Le principal gagnant est le SP, formation antilibérale de gauche, qui « triple sa représentation (de 9 à 26 sièges) et devient le troisième parti du royaume. Issue de la gauche maoïste des années 1970, cette formation, qui a joué un rôle important dans la victoire du non à la Constitution européenne lors du référendum de 2005, plaide pour un pays plus humain, plus social, plus solidaire.

 Le SP a basé une partie de son succès sur son opposition à l’Europe de Bruxelles, qui incarne à ses yeux l’ultralibéralisme et une menace pour les conquêtes sociales néerlandaises ».

 Le premier ministre sortant, Jan Peter Balkenende, à la tête du groupe chrétien démocrate (41 sièges) fera-t-il alliance avec le parti travailliste (32 sièges), ce qui ne suffira pas, cependant, pour constituer une majorité (76 sièges) ?

 Un pays difficilement gouvernable

 On peut retenir de ce scrutin hollandais que le pays est difficilement gouvernable, les principaux partis de droite et de gauche, qui approuvaient le traité constitutionnel européen, ayant perdu des sièges. Le SP, principal vainqueur, a bénéficié du mécontentement des citoyens, dans le prolongement du NON du 1er juin 2005. Reste à savoir ce que ce parti fera de sa victoire.

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29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 15:15

 

Le texte complet de l’intervention de JP Chevènement est à voir sur le site du candidat www.chevenement2007.fr

 Ci-après, la seconde partie sous le titre

 Faire respecter le vote du 29 mai 2005

« La situation est grave, beaucoup plus encore qu’en 2002. Ce sont les mêmes problèmes qui se posent mais considérablement aggravés.

 Au plan international d’abord : au Moyen-Orient où la funeste « guerre des civilisations » décrétée au lendemain des attentats du 11 septembre a détruit l’Irak et nous fait côtoyer le précipice de nouveaux conflits qui ne nous laisseraient pas indemnes.

 Aux Etats-Unis, la conjoncture économique se retourne et l’année 2007 s’annonce difficile. Le dollar baisse et l’euro cher asphyxie l’économie européenne.

 En France même, que voyons-nous ?

 Quasi stagnation économique depuis cinq ans, l’euro cher – 60 % de plus qu’en l’an 2000, 1 dollar 32 centimes au lieu de 80 centimes de dollars – accélère les délocalisations, pénalise les exportations, décourage l’investissement ; un chômage de masse s’est installé, qui ne recule pas, malgré les statistiques trompeuses, comme le sont aussi celles qui concernent le pouvoir d’achat. Depuis l’instauration de l’euro, le prix du café au comptoir a plus que doublé et celui du litre d’huile a augmenté de 82 % !

 Jamais les inégalités n’ont été aussi profondes et aussi scandaleuses entre les salaires faramineux des grands patrons et les salaires de misère des travailleurs pauvres – 7 millions qui gagnent moins de 700 euros par mois. Rockefeller, qui n’était pas un anticapitaliste forcené, déclarait jadis qu’il ne devait pas y avoir entre son salaire et celui de l’ouvrier le moins payé un écart supérieur à 40 : nous en sommes loin ! Entre le salaire de M. Tchuruk et celui d’un ouvrier d’Alcatel le rapport est de 1 à 1500 !

 L’injustice triomphe. La jeunesse piétine devant un avenir bouché. L’ascenseur social ne fonctionne plus. L’intégration des jeunes issus de l’immigration est de plus en plus difficile. La peur et la rancœur dominent trop souvent le paysage de nos banlieues. La République s’efface devant la montée des communautarismes.

 Or, les candidats en lice ne proposent aujourd’hui que des remèdes ordinaires, voire de simples placebos.

 Dans la psychologie des Français, deux tendances se manifestent, si je mets à part les rentiers de la finance, les classes moyennes en effet dans leur appréhension de l’avenir, rejoignent de plus en plus les classes populaires.

 Nous observons d’une part une tendance au sauve-qui-peut, caractéristique de l’hyper individualisme libéral, au triomphe de l’égoïsme individuel et à la résignation collective. Ce fatalisme, ce « no future », est terriblement inquiétant, quand il touche tout un peuple, comme ce fut le cas à la fin des années trente.

 Mais d’autre part il y a dans notre pays un refus de l’écrasement, une aspiration au changement. Il peut certes prendre la forme du rejet, mais le rejet n’est-il pas déjà la manifestation en creux de l’espoir en l’avenir ? Depuis le 21 avril 2002, la société française nous dit que cela ne peut plus durer. Ne l’a-t-elle pas manifesté de manière éclatante, le 29 mai 2005, en rejetant le projet de « Constitution européenne » ? Son adoption aurait signé l’arrêt de mort de la démocratie républicaine et l’acquiescement à l’ordre de plus en plus injuste du monde, à cette dictature du capitalisme financier qui s’est progressivement installée depuis deux décennies.

 Tout l’enjeu de cette campagne présidentielle est de savoir quelle tendance l’emportera. D’un côté, la résignation à subir. Ou de l’autre, l’espoir du changement ?

 Oui, l’enjeu de cette campagne est d’armer la volonté de notre peuple et d’abord pour faire respecter son vote du 29 mai 2005.

 Quelle suite aujourd’hui a-t-elle été donnée au vote de nos concitoyens ? Quelles propositions ont été faites à nos partenaires européens ?

 Nous avons eu droit aux mines contrites, défaites, de nos dirigeants qui cherchaient à s’excuser à Bruxelles du vote de leur peuple. Ils avaient honte de leur propre peuple !

 Notre pays en a assez de ces hommes politiques qui s’excusent des choix de la France, que ce soit contre la guerre d’Irak ou à propos du référendum. Il est temps de renouer la confiance entre les citoyens et leurs dirigeants.

 Il est temps que celles et ceux qui ont la charge de la France commencent par en être fiers !

 Les citoyens français n’ont pas dit Non pour des prunes !

 Qui aujourd’hui est en mesure de prendre appui sur le vote populaire pour sortir de l’ornière et ouvrir le chemin de l’avenir ?

 J’entends parler d’un candidat antilibéral, à vrai dire introuvable … Mais le candidat antilibéral, c’est moi !

 Depuis des années, de toutes mes forces, j’ai averti mes concitoyens sur les périls d’une intégration aveugle, sur le contenu du traité de Maastricht, sur la manière absurde dont était conçue la monnaie unique, sur la politique dogmatique et dangereuse de la concurrence.

 Avec le temps, les Français ont à présent établi le lien entre ces choix européens qui n’eussent pas été possibles sans la confiscation de la souveraineté populaire et les délocalisations, le chômage de masse, la liquidation des services publics. Voilà pourquoi je vous propose de conduire le pays vers des choix novateurs, de tirer l’Europe libérale de son impasse, pour impulser les électrochocs nécessaires et redresser enfin l’entreprise et cela dans l’intérêt de la France et de l’Europe elle-même.

 Oui je suis le seul candidat antilibéral et républicain à la fois.

 Car l’antilibéralisme n’est pas en soi un programme, si on n’affirme pas en même temps la responsabilité du citoyen.

 Les marchés financiers ne sont pas l’horizon de l’Humanité. Ceux qui ont décrété la fin de l’Histoire se trompent et vous trompent. Le capitalisme patrimonial chanté par Alain Minc n’est pas le terminus de l’Histoire. Ce sont les peuples qui font l’Histoire, à commencer par le nôtre, le peuple français, qui n’a pas dit son dernier mot ».

 Voir www.chevenement2007.fr

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28 novembre 2006 2 28 /11 /novembre /2006 19:35

 

Chevènement : la solution pour la France et le plan B pour l’Europe !

La prochaine élection présidentielle, dans cinq mois, aura un enjeu énorme pour la France et pour l’Europe.

 Comment ne pas voir que la France a besoin de se donner, enfin, les moyens de traiter la question de son avenir. Depuis de Gaulle, puis Mitterrand les premières années de son premier septennat, elle n’a plus été conduite. Elle a subi les évènements, mal à l’aise mais incapable d’affronter la réalité. Cela fait plus de vingt ans que la gauche et la droite trichent et font semblant de diriger le pays.

 En votant majoritairement NON le 29 mai 2005, les citoyens ont affirmé leur volonté  d’être gouvernés. Ce vote était le produit du refus de la suprématie européenne libérale sur la France et du rejet de la politique de la droite au pouvoir en France.

 Ce NON du 29 mai était à la fois démocratique et social. Il marquait une volonté mais n’indiquait pas la direction à prendre. Deux ans plus tard, l’élection présidentielle est là pour que la France prenne une nouvelle direction et, par là même, réoriente la construction européenne.

 La gauche est placée en position d’assumer cette responsabilité. Encore faut-il qu’elle affirme clairement son intention et sa détermination en ce sens. C’est là que la candidature de Jean-Pierre Chevènement est intéressante.

 Nouvelle politique pour la France et réorientation de l’Europe vont de pair. C’est ce que dira le maire de Belfort ce soir dans ce gymnase Japy, où a eu lieu les 1er et 2 avril 2006 le congrès du MRC… mais surtout, c’est à cet endroit que s’est fait le rassemblement des Socialistes en 1905. Tout un symbole !

Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Parisien / Aujourd'hui en France

« Mon but est de peser »
 Entretien avec Jean-Pierre Chevènement, Le Parisien. Propos recueillis par Nathalie Segaunes, 28 novembre 2006
 Le Parisien : Vous lancez ce soir votre campagne par un premier meeting. Serez-vous candidat quoi qu'il arrive ?
Jean-Pierre Chevènement. Je lance ma campagne ce soir pour porter des idées qui aujourd'hui ne sont pas présentes dans le débat. Et en particulier pour faire respecter le vote que le peuple français a émis le 29 mai 2005 pour réorienter la construction européenne, de quoi tout le reste ou presque dépend. Je n'ai pas de raison de retirer ma candidature. Mon but est de peser, pas de témoigner.

La désignation de Ségolène Royal comme candidate du PS ne vous incite pas à renoncer ?
J'apprécie son caractère, je mesure ce qu'elle peut apporter au succès de la gauche. Mais la reconquête de l'électorat populaire doit s'enraciner dans un projet cohérent et construit. Pour le moment, Ségolène Royal s'est mise dans une position d'écoute. Moi, j'ai choisi de parler aux Français.
 Pour autant, elle porte des valeurs proches des vôtres...
Il est vrai que la sensibilité de Ségolène Royal sur bien des sujets - la nation républicaine définie comme communauté de citoyens, la lutte contre l'insécurité, ce qu'elle appelle l'ordre juste et qui pour moi est l'ordre républicain - rejoint les positions que j'ai prises dans le passé. A elle comme à moi, il en a coûté d'avoir brisé quelques tabous. Toutefois, le problème de fond me paraît être celui des délocalisations industrielles, et de la façon dont nous faisons face à une mondialisation libérale sans règles.

Ne risquez-vous pas de provoquer un nouveau 21 avril en vous présentant ?
Cet appel au vote utile fait partie de l'arsenal de propagande du PS. Or on ne sait même pas si Le Pen obtiendra ses parrainages ! Et j'aimerais que le Parti socialiste fasse campagne pour qu'il ne les ait pas. Si le PS craignait tellement un nouveau 21 avril, il aurait demandé qu'on modifie la disposition qui prévoit que seuls peuvent se maintenir au second tour les deux candidats arrivés en tête au premier. Or ni le PS ni l'UMP d'ailleurs n'ont agi en ce sens.

Le PS vous accuse de faire tout cela pour avoir des députés...
C'est ridicule, nous nous battons pour nos idées. J'observe que le PS a privilégié le Parti radical de gauche, avec lequel il n'a pas réellement de divergence, mais qu'avec le MRC les choses se passent tout autrement. Il est vrai que nous avons des sujets à débattre avec le PS, sur l'Europe notamment.

Il n'y a toujours pas de discussion aujourd'hui entre vous et les socialistes ?
Aucune. Je n'ai pas revu François Hollande depuis le mois de juin.

Quand Hollande dit qu'il vaut mieux des députés MRC et une présidente de gauche qu'un président de droite et aucun député MRC...
... Il a raison. Mais, le Parti socialiste ayant fait battre tous nos parlementaires en s'alliant le cas échéant avec la droite en 2002, il faut qu'il prenne en compte nos intérêts légitimes.

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27 novembre 2006 1 27 /11 /novembre /2006 23:21

 

Il faut une véritable loi fondatrice sur les biotechnologies
J’ai trouvé dans « Le Monde diplomatique » de novembre 2006, sous le titre « La poudre aux yeux de l’évaluation des OGM », une bonne description de la confusion qui règne actuellement dans le domaine des Organismes Génétiquement Modifiés. Voici un résumé de cet article.
 L’auteur, Aurélien BERNIER, relève « l’absence de procédure indépendante d’évaluation des effets des plantes transgéniques sur la santé et l’environnement, alors que se produit un début de prolifération, soit officiellement par des autorisations délivrées par les pouvoirs publics sous la pression des entreprises multinationales, soit clandestinement par la contamination de filières alimentaires ».
 Et, pourtant, le site interministériel du gouvernement français sur les OGM, dans une rubrique intitulée « Evaluer un OGM avant sa mise sur le marché » se montre irréprochable : « L’analyse des risques pour la santé et l’environnement est l’élément fondamental et préalable à toute autorisation de mise sur le marché d’OGM. Elle est fondée sur des éléments scientifiques pertinents et pluridisciplinaires, et est confiée à des comités d’experts indépendants ». C’est trop beau pour être vrai… En effet, la réalité est bien différente.
 Une technologie nouvelle, datant de la seconde moitié du 20ème siècle.
 La « trans-genèse » consiste à insérer artificiellement dans une cellule une construction génétique étrangère. Une telle opération sur des êtres vivants oblige à mettre en place une évaluation spécifique des impacts, ce qui n’a jamais été fait. Dans le pays pionnier, les USA (à partir de la fin des années 1970), les autorités ont adopté des règles, en 1986, qui les conduisaient à fermer les yeux, décidant ainsi « d’ignorer les méthodes de production des OGM et leurs conséquences éventuelles sur l’environnement et l’alimentation ».
 L’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE), sur proposition des USA, avait anticipé une extension internationale du développement des OGM. Un livre bleu, publié en 1983, concluait « Il n’y a aucune justification scientifique à l’adoption d’une législation visant spécifiquement les organismes à ADN recombinés ». L’élimination des risques de distorsion de concurrence et d’entrave à la libre circulation des marchandises doit prévaloir sur toute autre considération.
 L’Union européenne a opté pour « une évaluation au cas par cas » puis, sous la pression de l’opinion, en 2003, elle adoptera un règlement qui impose l’étiquetage de produits contenant une proportion d’OGM supérieure à 0,9%. Mais « la fiabilité du système européen est douteuse. En effet, il n’est pas prévu ni exigé d’expertise indépendante. Toutes les informations sont communiquées par les multinationales (Monsanto, Pioneer, Biogemma) », lesquelles ne font pas de zèle pour fournir des dossiers complets…
 La conclusion s’impose :
 « Jamais les plantes transgéniques ou les aliments qui en sont issus n’ont été sérieusement évalués sur les plans de la santé et de l’environnement. L’absence d’outils objectifs d’expertise légitime l’opposition à la dissémination des OGM dans l’environnement.
 Il y a urgence à reprendre de zéro tout le processus d’évaluation des organismes issus de la trans-genèse, en développant un véritable service public dont la neutralité soit inattaquable et qui intègre des paramètres socio-économiques, absents actuellement des travaux de la Commission du génie biomoléculaire (CGB) ou de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) ».
 Le gouvernement a renoncé à soumettre à l’Assemblée nationale le projet de loi adopté en première lecture par le Sénat en mars 2006. Il s’agissait de mettre en conformité le droit français avec la directive européenne qui, notamment, introduit un principe de coexistence entre les filières OGM et non-OGM.
 En l’absence de texte légal d’encadrement, la culture des plantes transgéniques continue de manière sauvage. Le ministre de l’agriculture autorise illégalement des expérimentations en toute impunité. Il refuse d’entendre l’opposition massive des citoyens aux OGM. Dans ces conditions, il faut espérer que les dirigeants qui seront élus en 2007 sauront présenter et faire adopter par le Parlement une véritable loi fondatrice sur les biotechnologies qui permettra de prévenir toute dissémination dans l’environnement.
 Faut-il avoir peur des OGM ? Axel Kahn donne son point de vue.
 Cette question, parmi d’autres, était posée par « l’Humanité Dimanche » (10 au 23 août 2006) au professeur Axel Kahn. Voici ses réponses.
 « D’abord, il faut noter que le problème porte uniquement sur les plantes transgéniques, et non sur l’ensemble des organismes génétiquement modifiés. Les OGM sont massivement utilisés en pharmacie et personne n’est contre.
 Concernant les plantes transgéniques, il faudrait aborder le problème point par point (…). Sont-elles un moyen pour régler les problèmes agricoles dans le monde ? La réponse est non.
 Sont-elles dangereuses ? Font-elles courir un risque à l’environnement ? Pour ces deux questions, il faut considérer les choses au cas par cas.
  Font-elles courir un risque économique ? Oui, il y a un risque d’augmenter le pouvoir des grands semenciers sur les filières agricoles.
 Sont-elles développées pour répondre aux besoins des populations ? La réponse est évidemment non. Elles sont développées par de grandes sociétés capitalistes qui le font avant tout pour gagner de l’argent.
 Compte tenu des défis posés par la faim dans le monde, faut-il renoncer à utiliser les plantes transgéniques ? Je ne pense pas. Les défis actuels sont considérables (…). La qualité génétique des variétés est l’un des moyens d’augmenter la productivité des terres cultivées ».
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