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Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 18:34

 

Les républicains de gauche doivent s'affirmer face aux républicains de droite

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC 53) était réuni à Saint-Berthevin le 18 janvier 2016, à l'initiative de Michel Sorin, responsable départemental et régional. Il a débattu de la situation politique nationale avant de prendre position sur la candidature MRC à l'élection présidentielle et de décider de l'action à mener au niveau du département de la Mayenne.

- Situation politique nationale :

. Le pays vit une période dangereuse pour la cohésion nationale et le maintien de son identité républicaine et sociale. Le gouvernement est confronté à une évolution du capitalisme et de la mondialisation qu'il n'a pas su décrire et analyser, donnant l'impression d'accompagner les forces néolibérales qui dominent l'économie.

. Un an avant le lancement de la campagne de l'élection présidentielle, le président de la République doit impérativement engager la France dans le rassemblement des forces progressistes afin de consolider le modèle social républicain français.

- Candidature MRC à l'élection présidentielle :

. Le Conseil national du MRC, le 20 décembre 2015, avait adopté un texte d'orientation - dans le prolongement du congrès de juin 2015 - intitulé « Vers la République souveraine », dont les principaux titres sont significatifs :

- Europe, urgence démocratique

- La gauche entre renoncements et espoirs

- S'adresser aux citoyens

- Vers la République souveraine, un projet de renouveau jalonné de dix balises :

- L'alliance des productifs pour le plein emploi

- Un nouveau contrat fiscal

- La préservation des biens communs et le développement des services publics

- L'école et la promesse d'avenir pour la jeunesse

- La fabrique de la République

- Ouvrir un nouvel âge démocratique

- Reconquérir notre souveraineté

- Le choix de la Nation

- Bâtir l'Europe du commun

- Une France indépendante et la coopération comme République universelle

. Le Conseil national du MRC avait également adopté la procédure de désignation du candidat qui portera ce projet lors de l'élection présidentielle.

Un seul candidat s'est fait connaître à l'issue de l'appel à candidatures : Bastien Faudot, 37 ans, élu municipal et départemental à Belfort, porte-parole national du MRC.

Il est demandé aux adhérents de voter lors de réunions organisées par les responsables fédéraux. Le résultat des votes sera connu le 27 janvier et proclamé le 7 février lors d'un meeting national, Paris 19ème.

- Actions à mener en Mayenne vers les citoyens :

Il sera proposé des rencontres locales avec les citoyens afin de débattre avec eux de l'urgence de rassembler les forces progressistes à tous les niveaux de la vie publique.

Rappel :

- 23 décembre 2015 : Le MRC sera présent en 2017 pour reconstruire une force républicaine

Le texte adopté à la majorité (7 abstentions) par le Conseil national vise la reconquête de la souveraineté du peuple français : reconquête de la souveraineté populaire, car la démocratie est mise en cause au niveau européen, et reconquête de la souveraineté nationale, qui est le droit du peuple à décider de son avenir.

- 27 décembre 2015 : Conseil national du MRC : Michel Sorin a parlé au nom du MRC 53

Notre candidature MRC doit être le début du sursaut de la gauche, le déclic qui va conduire au rassemblement des républicains de gauche sur un programme de redressement national et d'affirmation de la souveraineté du peuple français.

Cet article est le 60ème sur ce blog dans la catégorie MRC 53 et Pays de la Loire

Bastien Faudot, le 30 juin 2013, lors du Conseil national du MRC

Bastien Faudot, le 30 juin 2013, lors du Conseil national du MRC

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 23:46

 

La loi incite les élus locaux à fusionner les communes sans l'avis des citoyens

 

Réduire le nombre de collectivités locales est l'obsession du gouvernement, car cela lui permet de montrer à la Commission européenne que la France de François Hollande met en œuvre des réformes.

Avant de voir tous les projets de communes nouvelles qui sont allés au bout, rappelons les articles parus sur les blogs du MRC 53 et de Réseau CiViQ, qui rapportaient le cas des communes de Saint-Berthevin et du Genest-Saint-Isle, près de Laval, en Mayenne, dont les maires avaient pourtant appliqué à la lettre les directives du préfet de la Mayenne.

Leur projet n'a pas abouti parce que des obstacles avaient été sous-estimés, en particulier l'appartenance des deux communes à des intercommunalités différentes d'une part, et la réactivité de citoyens du Genest-Saint-Isle face à la méthode un peu à la hussarde des maires, insuffisamment participative, d'autre part.

- Voir, 31 oct. 2015, (blog CiViQ,) : St-Berthevin et Le Genest : abandon du projet de commune nouvelle et (blog MRC 53) : Commune nouvelle : le projet de St-Berthevin avec Le Genest n'est plus.

- Voir aussi, 9 octobre 2015 (blog MRC 53) : Communes nouvelles : Saint-Berthevin et Le Genest-Saint-Isle se lancent

A noter, un autre cas concret, en Maine-et-Loire, signalé par Daniel Salé*, conseiller municipal d'une des communes engagées (Le Plessis-Macé) dans le projet de commune nouvelle qui a abouti à la création de la commune de Longuenée-en-Anjou.

Voir (Ouest-France, Marianne Deumié, 6 janvier 2015) : Longuenée-en-Anjou. Jean-Pierre Hébé, maire de la commune nouvelle

Déclaration de Daniel Salé : Nous croyons être une assemblée légitime parce que nos votes pour la commune nouvelle étaient majoritaires dans chacune de nos communes. Nous le pensons d’autant plus que ces votes majoritaires ont été actés par le Préfet.

Le problème, c’est que nous n’avons pas été élus par l’ensemble des électeurs de la commune nouvelle, mais par seulement les électeurs de nos communes d’origines. Pour obtenir cette vraie légitimité cela nécessiterait de nouvelles élections municipales. Et ce nouveau conseil municipal pourrait alors délibérer en toute légitimité.

Pendant 4 ans, nous allons nous arroger du vote des électeurs. Cela est difficilement supportable. Et je crois qu’il y a là un déni de démocratie. En conséquence, je m’abstiendrai ou voterai blanc lors des votes.

Rappel : la législation du 16 décembre 2010 concernant les Communes nouvelles (voir sur le site du Courrier des maires Communes nouvelles, mode d'emploi) permet aux élus municipaux qui le souhaitent de mettre à l'étude une nouvelle organisation territoriale par rapprochement entre communes. Ensuite, la LOI n° 2015-292 du 16 mars 2015 relative à l'amélioration du régime de la commune nouvelle est incitative par les dotations financières de l’État.

Voir cette présentation faite le 9 décembre 2015 par Localtis des expériences nouvelles : Bouquet d'expériences sur les Communes nouvelles

La loi du 16 mars 2015 relative à "L’amélioration du régime de la commune nouvelle, pour des communes fortes et vivantes" offre des perspectives intéressantes aux communes qui souhaitent se regrouper, sur une base volontaire, pour unir leurs forces, mutualiser leurs moyens et être  mieux représentées auprès des autres collectivités et de l’Etat.
Les communes nouvelles bénéficieront d’un statut plus souple, mieux adapté à leur spécificité et au respect de l’identité des communes fondatrices. Elles bénéficient également de dispositions financières favorables si elles sont constituées avant le 1er janvier 2016.
Le dispositif offre de nombreuses possibilités et les élus pourront déterminer eux-mêmes la gouvernance qu’ils souhaitent mettre en oeuvre, la place des communes fondatrices et le rôle des maires délégués garants de la cohésion communale. 
Les élus qui se sont lancés depuis 2013 ont participé à ces évolutions grâce à leur expérience et les premiers résultats qui en découlent :  mutualisation des services et des équipements,  économie sur les achats, préservation voire augmentation des dotations de l'Etat. Ils souhaitent exister au sein d'intercommunalités plus vastes, se dotent une gouvernance en rédigeant des chartes de fonctionnement, innovent sur le rôle des maires des communes déléguées.

Au 1er janvier 2016, le bilan de la création des communes nouvelles est le suivant :

- En Mayenne, le point était fait par Ouest-France (30 décembre 2015). Voir Quelles communes fusionneront le 1er janvier ?

- En Maine-et-Loire, département le plus créatif de France, le site Le kiosque (6 janvier 2016) annonce Plus que 224 communes au lien de 357 en Maine et Loire

- Au niveau national, le bilan est présenté par :

- Wikipédia : Liste des communes nouvelles créées le 1er janvier 2016

- Maire info (Franck Lemarc, 4 janv. 2016) : 230 communes nouvelles de plus au 1er janvier 2016

Les deux dernières semaines de l’année 2015 ont vu se succéder au Journal officiel, entre le 22 et le 31 décembre, des salves d’arrêtés préfectoraux portant création de communes nouvelles. Il s’agit de la publication officielle d’arrêtés pris tout au long de l’année. Cette dynamique a été impulsée par la loi portée par l'ancien président de l'AMF, Jacques Pélissard (loi relative à l'amélioration du régime de la commune nouvelle du 16 mars 2015, lire Maire info du 17 mars 2015).
230 communes nouvelles ont été officiellement créées dans cette période, consacrant à ce stade la fusion de 772 communes.
Ces 230 communes nouvelles regroupent 815 115 habitants, soit une moyenne de 3 543 habitants par commune nouvelle. Mais cette moyenne recouvre de fortes disparités : la plus petite regroupe 239 habitants (Mièges, dans le Jura), tandis que la plus importante (Cherbourg-en-Cotentin) en compte presque 82 000. 48 communes nouvelles sur 230 comptent moins de 1000 habitants, et 8 seulement plus de 10 000 habitants.
En ce qui concerne le nombre de communes fusionnées, mêmes disparités. En moyenne, les communes nouvelles comptent 3,35 communes fusionnées. La très grande majorité (192 communes nouvelles sur 230) fusionne moins de 5 communes. 9 opérations sont de plus grande envergure, avec 10 communes fusionnées ou plus, dont 4 dans le seul Maine-et-Loire. La plus importante fusion est celle de la commune nouvelle de Petit Caux, en Seine-Maritime, qui regroupe 18 communes (9 213 habitants).
Les tendances observées depuis le début de la dynamique en faveur des communes nouvelles se confirment très nettement : le nombre de créations de communes nouvelles est très inégal d’un territoire à l’autre. C’est la Normandie qui est la championne toute catégorie en la matière, regroupant à elle seule le quart des créations de 2015 (64 sur 230), avec 14 communes nouvelles dans l’Orne, 32 dans la Manche, 15 dans l’Eure. Vient ensuite la région Pays-de-la-Loire, essentiellement grâce au département du Maine-et-Loire qui a vu se créer 21 communes nouvelles. En fin de liste, on trouve la Bretagne (8 créations), le Nord-Picardie (6), Paca (2). Il n’y a eu aucune création de commune nouvelle en Corse.
Pour Vincent Aubelle, enseignant à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée et spécialiste des communes nouvelles, cette inégale répartition n’a rien de surprenant : « Le grand ouest a de toute façon toujours été précurseur en matière d’intercommunalité, explique-t-il ce matin à Maire info.En Normandie notamment, il existe depuis toujours une grande tradition de solidarité entre les communes ». Au-delà, le chercheur note deux phénomènes différents dans ce grand ouest : « La Normandie crée de très nombreuses communes nouvelles, plutôt de petites tailles, ce qui est une façon de répondre à un extrême morcellement des communes. Dans le Maine-et-Loire, c’est un phénomène un peu différent : il y a un peu moins de communes nouvelles créées, mais elles sont beaucoup plus grandes, regroupant souvent plus de dix communes. » Cas presque unique dans le pays : ce sont souvent, en Maine-et-Loire, des communautés de communes entières qui se transforment en communes nouvelles. « Le mouvement, explique Vincent Aubelle, a été lancé par le pays des Mauges, dont les élus ont estimé que cette évolution était nécessaire pour que les plus petites communes puissent continuer d’exister face aux grandes agglomérations de la région, Nantes, Angers ou Cholet. » Et ce n’est pas fini, puisqu’il est déjà prévu que trois EPCI du département basculent en communes nouvelles « d’ici le mois de juin ».
La liste n’est en réalité pas tout à fait complète : selon les derniers chiffres de l’AMF, ce sont 266 communes nouvelles qui ont été délibérées en 2015, pour un total de 950 communes regroupées. La Direction générale des collectivités locales (DGCL) indique que des arrêtés pourront continuer d’être publiés après le 1er janvier 2016. Une trentaine de communes nouvelles supplémentaires devraient donc être officialisées dans les jours qui viennent – à moins que certaines aient été refusées par les préfets, ce qui est toujours possible, mais peu probable. Un cas particulier est enfin à signaler : c’est celui des communes nouvelles qui fusionneraient « à cheval » sur deux départements. Un cas, au moins, se pose, celui des communes d’Ingrandes, dans le Maine-et-Loire, et Fresne-sur-Loire, en Loire-Atlantique. Les conseils municipaux ont délibéré dans ce sens, mais il faut attendre un décret en Conseil d’État pour que les limites des deux départements soient redéfinies.

Voir sur le site de l'AMF : un dossier très complet

Cet article est le 54ème paru sur ce blog dans la catégorie Collectivités territoriales

Les recommandations du préfet de la Mayenne

Les recommandations du préfet de la Mayenne

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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 23:42

 

Cette Europe ira de plus en plus mal parce que sur des bases supranationales

 

Le 16 décembre 2015, nous avons assisté à la première Rencontre organisée par République Moderne à l'Assemblée nationale sur le thème « Souveraineté et Europe ». Voir, à ce sujet, les deux articles publiés sur le blog du MRC 53 concernant cet évènement :

- (30 déc. 2015) : Jean-Pierre Chevènement, séparé du MRC, préside République Moderne

- (31 déc. 2015 : Souveraineté et Europe : Chevènement a relancé République Moderne

 

Coralie Delaume* intervenait après JP Chevènement, Alain Supiot, Stéphane Rozès, Jacques Mézard, Pierre-Alain Muet et Régis Debray. Marie-Françoise Bechtel était la maîtresse de cérémonie, sous la présidence de Jean-Pierre Chevènement, président-fondateur de République Moderne.

 

* Voir (28 avril 2014) Entretien avec Coralie Delaume sur l'Europe

  Voir aussi (29 mars 2014) Europe, les Etats désunis : premier livre, réussi, de Coralie Delaume

et (26 janvier 2015) Table ronde MRC le 20 sept. 2014 à Caen : Europe, lever les tabous

 

Voici l'essentiel de son intervention le 16 décembre 2015.

 

Au premier tour des élections régionales 2015, le vote FN a été un vote de classe. Les employés et ouvriers, les moins diplômés (sans le baccalauréat), les plus exposés aux effets délétères de la mondialisation, forment les principaux bataillons de cet électorat. Il ne faut pas y voir une pulsion fascisante mais une demande de démocratie.

L'Union européenne est une structure de surplomb qui enferme l'action dans des structures contraignantes. La démocratie n'est pas possible dans ce système, si l'on n'en change pas.

Les votes négatifs de 2005 sont changés en votes positifs en 2008 en France. Ailleurs (Irlande), on fait revoter les peuples.

Par contre, au Danemark, on respecte le vote des citoyens. Tout récemment, un référendum posant la question d'accroître l'intégration dans l'UE (davantage de coopération) a vu une bonne participation au scrutin (72%) et un vote NON (53%).

En Grèce, ce qui s'est passé entre janvier et juillet 2015 (Syriza au pouvoir) est édifiant.

- Le président Juncker de la Commission européenne a affirmé « Il ne peut y avoir de démocratie contre les traités européens ».

- La Banque Centrale Européenne a montré qu'elle pouvait faire sortir un pays de sa propre monnaie s'il n'accepte pas les conditions de l'UE. Il suffit de couper les financements des banques grecques.

Le gouvernement grec a décidé d'organiser un référendum, suite au harcèlement sur Tsipras.

La BCE a fait pression pour sidérer la population, ce qui n'a pas empêché les grecs de voter largement NON. Et le plus incroyable, c'est que la victoire du NON s'est transformée en OUI, le premier ministre, devant le constat de l'affaiblissement des banques de son pays, ayant fini par signer le mémorandum refusé par son peuple.

Ainsi, la preuve a été faite que, dans les conditions d'exercice du pouvoir par les institutions européennes, il ne peut y avoir de choix contre les traités européens. La Grèce a changé de gouvernement afin de mettre en œuvre les décisions européennes.

On observe que les trois institutions indépendantes (Commission, BCE, Cour de justice) européennes se renforcent entre elles. Exemple : le sauvetage de l'euro par la BCE. Celle-ci fait une politique monétaire accommodante, hétérodoxe, pour parvenir à ses fins. Des plaignants allemands ont saisi le tribunal de Karlsruhe contre la BCE, laquelle a demandé à la Cour de justice de Luxembourg de se prononcer. Elle a validé la politique monétaire de la BCE.

Il s'agit de décisions très politiques, que personne ne conteste. Cela vient du fait que les traités ont été ratifiés par les Etats. On peut parler de castration volontaire. Les Etats se sont volontairement rendu impuissants, acceptant des renoncements majeurs. La démocratie est court-circuitée dans les faits, ce qui provoque une frustration chez les citoyens.

Tout va continuer puisque la politique monétaire a été transférée au niveau européen et que la monnaie n'est pas adossée à une institution politique. Pour faire face aux divergences des économies, liées à l'euro, des instruments ont été mis en place (Merkel-Sarkozy) et deux paquets législatifs (two packs et six packs) ont été votés par le Parlement européen, ayant pour effet d'augmenter le pouvoir de la Commission européenne en matière de supervision des budgets des Etats membres, avec sanctions possibles.

Les Etats n'ont plus de pouvoir sur la monnaie et ils en ont moins sur leurs budgets. Ils en viennent à jouer sur le coût du travail pour gagner en compétitivité. Toute réorientation de l'Europe est devenue peu probable.

En conclusion, l'économie et la démocratie s'effondrent parce que l'Europe a été construite sur le mode supranational et non sur le mode international de coopération entre les nations.

Désormais, l'attention doit être portée en priorité sur la zone euro, qui évoluera mal, ce qui mettra en jeu l'existence même de l'euro.

Cet article est le 208ème paru sur ce blog dans la catégorie CHEVENEMENT

Coralie Delaume, le 20 septembre 2014 à Caen, lors de l'université de rentrée du MRC

Coralie Delaume, le 20 septembre 2014 à Caen, lors de l'université de rentrée du MRC

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1 janvier 2016 5 01 /01 /janvier /2016 18:00

 

En décembre, élections régionales , MRC et République moderne

Au début de chaque mois, je reprends les titres des articles parus le mois précédent sur ce blog. Voir Titres des articles du mois précédent. Depuis 2006, 2848 articles - classés en 50 catégories - ont été publiés sur ce blog (en comptant les récapitulatifs mensuels). En 2015, 110 nouveaux articles ont été publiés sur ce blog.

Voici les titres des 15 articles parus en décembre 2015 sur le blog du MRC 53 :

Souveraineté et Europe : Chevènement a relancé République Moderne (31 décembre)

Jean-Pierre Chevènement, séparé du MRC, préside République Moderne (30)

Conseil national MRC : Martine Souvignet évoque l'économie numérisée (29)

Conseil national du MRC : Michel Sorin a parlé au nom du MRC 53 (27)

Elections régionales en Pays de la Loire : la victoire de Bruno Retailleau (27)

Déchéance : c'est la cohésion nationale que met en cause le président (25)

Elections législatives en Espagne : qualité des liens MRC – PODEMOS (24)

Le MRC sera présent en 2017 pour reconstruire une force républicaine (23)

Elections régionales 2015 : bonne stratégie du MRC mais peu d'élus (22)

Le collectif Sauvons le climat décortique l'Accord de Paris sur le climat (15)

Régionales 2015 Pays de la Loire : Clergeau ou Retailleau, président (10)

Régionales 2015 : ce qui s'annonce au second tour dans les régions (09)

Régionales 2015 : communiqué de presse du MRC 53 après le 1er tour (07)

Régionales 2015 : meeting L'Humain d'abord à Nantes le 1er décembre (03)

Régionales 2015 : la contribution de Michel Sorin concernant l'agriculture (02)

 

Cet article est le 87ème paru sur ce blog dans la catégorie Titres des articles du mois précédent

Articles parus en décembre 2015 sur le blog du MRC 53 (Michel Sorin)
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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 18:36

 

Ressourcement républicain de la gauche, RM s'adresse à tous les républicains

 

Après un premier essai manqué, en raison du désistement de Jean-Luc Mélenchon, nous étions nombreux à suivre avec intérêt - le 16 décembre 2015, salle Colbert de l'Assemblée nationale - la première Rencontre de République Moderne.

RM est un club créé en 1983 par Jean-Pierre Chevènement et relancé sur de nouvelles bases après la séparation intervenue avec le Mouvement Républicain et Citoyen, en juin 2015.

Voir renouvellement des instances du club "République moderne"

et Jean-Pierre Chevènement, séparé du MRC, préside République Moderne.

 

Ce club, nous dit Jean-Pierre Chevènement, a vocation à contribuer au ressourcement républicain de la gauche, tout en s'adressant à tous les républicains, y compris ceux qui sont membres du parti « Les Républicains ». Il tient à préciser qu'il n'est pas candidat à l'élection présidentielle de 2017.

République Moderne a prévu d'organiser quatre autres Rencontres d'ici juillet 2016, portant sur les affaires étrangères, les questions économiques et monétaires, les questions sociales, la transmission (notamment, l'école). Cette première traite des questions de souveraineté, de la Nation à l'Europe.

 

Jean-Pierre Chevènement exprime son point de vue. Selon lui, l'Europe s'est construite sur une erreur. Faute de peuple européen (demos), il n'y a pas de démocratie possible à ce niveau. La souveraineté a été transférée à des instances opaques. De plus, à partir de la première guerre du Golfe, les pays européens ont démissionné en ce qui concerne leur défense, s'alignant sur les USA. Ils n'ont pas pris conscience des défis migratoires.

La souveraineté appartient au peuple, c'est lui qui décide. Elle est nationale et populaire, la distinction entre les deux n'a plus de sens. C'est au niveau de la nation que s'exerce le pouvoir d’État. Il peut y avoir des délégations de compétences à des instances européennes mais à condition qu'il y ait un contrôle parlementaire. L'opacité des instances bruxelloises ne leur permet pas d'être efficaces.

Tout doit être passé au crible du doute. Il faut repartir avec des notions simples. L'Europe doit procéder des nations, être à la carte, construire un partenariat stratégique avec la Russie. Il faut la réorienter avec l'objectif qu'elle devienne une Europe européenne, selon l'expression du général de Gaulle, alliée des USA mais pas vassale. La France doit susciter une autre Europe.

Au niveau national, il faut à la France un gouvernement républicain énergique. Il faut changer de logiciel, faire une politique de salut public qui vide le FN de sa substance.

 

Alain Supiot, auteur du livre « La gouvernance par les nombres » (Fayard, avril 2015), observe que les institutions européennes ont démantelé les solidarités nationales sans en reconstruire d'autres. Dans toutes les juridictions européennes, il n'est question que de souveraineté de l'individu, de compétition, de mise en concurrence, avec réduction du social.

L'Union européenne ne connaît que le « doux commerce » ou la guerre civile. Il a été demandé aux grecs, en préalable, de reconnaître leurs torts, puis de faire allégeance. Cela n'a rien à voir avec la souveraineté populaire.

Le tableau actuel de l'Europe, c'est la guerre du dernier mot, la guerre des juges. Le conflit de suprématie au niveau européen crée un blocage, le chaos des sources jurisprudentielles.

En résumé, ce qui domine, c'est la compétition et la souveraineté de l'individu, pas la solidarité. Trois propositions :

- Rendre l'économie à la politique,

- Se doter d'objectifs de solidarité (l'unité allemande a été réalisée sur cette base),

- Qui gardera le gardien ? Qui aura le dernier mot ?

 

Stéphane Rozès intervient en tant que consultant. Il constate un lien entre les difficultés françaises et le déclin européen. La gouvernance et la politique européennes ne sont pas adaptées au génie européen. « Chaque nation a une âme » (François Hollande, discours du Bourget). Chaque peuple est en friction avec les autres. A la Renaissance, le génie européen s'est répandu avec l'idée que l'homme est maître de son destin, de la nature.

Après la 2ème guerre mondiale, l'Europe est devenue une entité. Une France universaliste a tendu la main à une Allemagne divisée. L'Europe devait exister sous pression des USA face à l'est. La peur du communisme a favorisé la prospérité et la paix mondiale.

Entre la France et l'Allemagne, l'imaginaire est différent. En France, c'est la raison (Descartes, l'esprit est séparé du corps). En Allemand, il n'y a qu'un mot pour qualifier la culpabilité et la dette. On ne s'approprie pas le réel de la même façon en France et en Allemagne. En France c'est par les statistiques (l'appareil d’État, l'INSEE). En Allemagne, c'est par le bas, les réalités du terrain.

Sur la question de la Grèce, il y a eu un début de discussion et de compréhension mutuelle entre Merkel et Hollande. On ne fera jamais des grecs des allemands. Merkel juge Poutine irrationnel parce qu'il n'a pas cédé aux chiffres. Mais c'est la société qui fait l'économie. Le problème allemand, c'est de civiliser les passions allemandes par l'économie. En France, c'est différent, on passe par le politique.

La crise grecque (le Grexit) a été évitée parce que Hollande a bénéficié de l'aide de Merkel. Il ne l'aurait pas eu si Schäuble avait été à sa place.

Un pacte de sécurité est fait pour protéger. Pour le libéral, l'économie fait la société. Chaque peuple a le droit de défendre son modèle. Les frontières sont faites pour protéger. C'est sur cette base que viendra la renaissance européenne.

La France a un surmoi. Mitterrand disait « La France est notre patrie, l'Europe est notre avenir ». Hollande a constaté que les allemands ne sont pas universalistes, contrairement aux français.

La France est dépendante du fonctionnement de l'Europe. Le Pen instrumentalise, Sarkozy joue au sauveur, Hollande au médiateur. Ils intériorisent les contraintes.

L'élection présidentielle s'offrira à celui qui saura concilier le redressement français avec la renaissance européenne.

La suite dans un prochain article…

Cet article est le 207ème paru sur ce blog dans la catégorie CHEVENEMENT

Autour de Jean-Pierre Chevènement et de Marie-Françoise Bechtel, les intervenants, salle Colbert, Assemblée nationale, 16 décembre 2015

Autour de Jean-Pierre Chevènement et de Marie-Françoise Bechtel, les intervenants, salle Colbert, Assemblée nationale, 16 décembre 2015

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 17:59

 

Une 1ère Rencontre RM a eu lieu le 16 décembre 2015 à l'Assemblée nationale

 

Le congrès 2015 du Mouvement Républicain et Citoyen avait cristallisé le désaccord stratégique entre Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur, et son successeur à la présidence, Jean-Luc Laurent, ce qui avait conduit l'ancien ministre à quitter le MRC. Voir (blog MRC 53, 20 juillet 2015) :

La République moderne de Chevènement pour sortir la France de l'ornière

Pourtant, les deux stratégies pouvaient être mises en œuvre dans la même formation politique car elles sont complémentaires : celle du MRC en tant que parti politique appartenant à la gauche républicaine et celle de Jean-Pierre Chevènement en tant qu'homme politique voulant créer des rapprochements d'idées afin de proposer une alternative républicaine aux politiques néolibérales. Cette alternative implique un ancrage à gauche et une ouverture à toutes celles et ceux pour qui la République est la communauté des citoyens.

Jusqu'à preuve du contraire, le MRC existe dans le prolongement des idées portées par Jean-Pierre Chevènement et ses amis depuis la fondation du CERES (Centre d'études, de recherches et d'éducation socialiste, créé en 1964) et son projet, comme celui de République moderne, n'a de sens et d'avenir qu'en prenant appui sur une double souveraineté, celle du peuple face au capital et celle de la nation citoyenne face à la tentation oligarchique au niveau européen.

On peut regretter la décision de Jean-Pierre Chevènement et de Marie-Françoise Bechtel mais c'est un fait : République moderne (voir La France en grand) et le Mouvement Républicain et Citoyen sont désormais des entités distinctes.

 

La première Rencontre organisée par République Moderne a eu lieu le 16 décembre 2015, salle Colbert à l'Assemblée nationale. Voir Un changement de logiciel pour vider le Front National de sa substance et faire la démocratie républicaine

 

Le club République Moderne dont le président est Monsieur Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre, a organisé une première Rencontre autour de sa vice-présidente Madame Marie-Françoise Bechtel, députée de l’Aisne, de Régis Debray, philosophe, Alain Supiot, professeur au Collège de France, Jacques Mézard, sénateur du Cantal, président du groupe RDSE au Sénat, Pierre-Alain Muet, député socialiste du Rhône, Stéphane Rozès, politologue, et Coralie Delaume, essayiste. 

Le thème de la Rencontre était : 

« De la souveraineté nationale à l’Europe européenne »

Des débats qui se sont tenus dans la salle Colbert de l’Assemblée Nationale, entièrement remplie, a émergé l’idée que pour rester une puissance mondiale la France devait promouvoir à la fois une politique étrangère indépendante et l’idée d’une Europe européenne, englobant tous les pays européens, y compris la Russie. Ce point est capital. Car seule une Europe européenne ainsi comprise peut éviter au XXIème siècle un monde bipolaire autour des États-Unis et de la Chine. L’indépendance implique la souveraineté populaire. C’est le peuple qui, en dernier ressort, consent ou révoque les délégations de compétences.

Jean-Pierre Chevènement et Marie-Françoise Bechtel ont lancé un appel aux parlementaires et aux autres invités présents [1], quelle que soit leur origine politique, pour contribuer à l’élaboration d’un nouveau logiciel pour la France. Ils ont appelé à la formation d’un gouvernement de salut public. Celui-ci se distingue de l’union nationale, dès lors qu’il est en rupture avec les politiques erronées qui ont conduit la France là où elle en est aujourd’hui. Une telle refondation permettra à la France de faire vivre chez elle et dans le monde ses valeurs de liberté, de laïcité, d’égalité et de fraternité, qui sont plus que jamais des valeurs d’avenir. Seule une telle réorientation de la politique française autour d’un gouvernement républicain énergique permettra de vider le Front National de sa substance et de faire revivre la démocratie républicaine. » 

[1] Notamment :  M. Arnaud Montebourg, ancien ministre, Mme Marie-France Garaud, ancienne conseillère du Président Pompidou, MM. Gérard Bapt, Jean-Pierre Blazy, Jean-Michel Villaumé, député (PS), Christian Hutin, député (MRC), M. Pierre-Yves Collombat, sénateur (RDSE), M. Jean-Pierre Brard, ancien député-maire de Montreuil (PCF), M. François Morvan, responsable national de DLF, Mme Marielle Boullier-Gallo, ancienne députée européenne.

REVIVEZ LA RENCONTRE RM DU 16 DÉCEMBRE

Voir aussi (JP Chevènement, 7 décembre 2015) : Pour un gouvernement de salut public

 

Cet article est le 206ème paru sur ce blog dans la catégorie CHEVENEMENT

Les intervenants autour de Jean-Pierre Chevènement et Marie-Françoise Bechtel, lors de la 1ère Rencontre de République Moderne, le 16 décembre 2015

Les intervenants autour de Jean-Pierre Chevènement et Marie-Françoise Bechtel, lors de la 1ère Rencontre de République Moderne, le 16 décembre 2015

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 20:50

 

Cette économie, non juridiquement cadrée, peut aussi asservir les citoyens

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) prépare son projet en vue de l'élection présidentielle. Voir (23 décembre 2015) : Le MRC sera présent en 2017 pour reconstruire une force républicaine

Le 20 décembre, il a adopté un texte intitulé « Vers la République souveraine », qui n'a pas été rendu public, car il doit être suivi de discussions complémentaires.

Parmi les nombreuses interventions qui ont précédé l'adoption de ce texte - et avant celle de Michel Sorin qui a parlé au nom du MRC 53 - voici celle de Martine Souvignet, secrétaire nationale à la citoyenneté, à l’égalité et à la laïcité :

Pour une république souveraine, réguler l’économie dite collaborative

Le MRC doit se préoccuper de la numérisation rapide et inéluctable de secteurs entiers de l’économie, dans les services en particulier immobilier, transports, tourisme… Cette « économie dite collaborative ou partagée » ignore les lois fiscales, contourne le code du travail et le salariat.

14% du total des emplois sont « ubérisables » dans le secteur des services et mettent en danger les services publics classiques…Pas négligeable, même si d’autres emplois sont créés mais souvent hors droit du travail.

Des fortunes favorisées par l’économie numérique, les GAFA , se sont construites en 5, 10 ans, alors qu’il fallait 2 ou 3 générations pour faire une dynastie de maîtres de forges ou …les Peugeot ou Michelin…

« Une poignée d’individus détient une puissance financière qui dépasse celle de beaucoup d’Etats… Des entités capables sur une échelle mondiale de développer des actions coordonnées plus efficaces que bien des politiques publiques » écrit Olivier Babeau, professeur à l’Université de Bordeaux, évoquant le don faramineux soi disant philanthropique de Zuckerberg…

 

Ce type d’économie numérisée s’inscrit dans la financiarisation de l’économie et les Etats-nations doivent pouvoir réagir, réguler, fiscaliser ces développements…

Il s’agit aussi pour les militants politiques que nous sommes de dénoncer l’attractivité trompeuse de cette économie numérique hyper ( ou post ?) libérale qui séduit les nouvelles générations car de nouveaux domaines semblent s’ouvrir à la rentabilité capitalistique sans investissements matériels importants et portent l’idée de l’accès mondial et libre de tous à tous les services…

 

La République ne sera souveraine que si elle régule aussi ce type d’activités qui, en période de chômage massif, donne à tout jeune, fasciné par ces acteurs non gouvernementaux (Facebook, Amazon), l’idée d’une création d’entreprise et de richesse hors normes, hors la loi, hors sol, hors droit du travail, hors la République…

 

« En donnant à des intérêts privés le pouvoir d’outrepasser les règles locales et d’interagir directement avec les populations, le numérique crée en effet les conditions d’un affaiblissement inouï des entités politiques traditionnelles », dit M.Babeau…

«  L’alliance des productifs » peut-elle inclure l’économie immatérielle qui ne produit pas mais financiarise des services par un non-salariat qui se développe hors droit du travail ?

 

Le MRC dans son projet présidentiel doit pouvoir être à l’avant-garde de cette réflexion et ne pas se cantonner à une réflexion classique sur des secteurs économiques classiques de grandes entreprises.

C’est un combat idéologique autant qu’économique car il s’agit de convaincre la nouvelle génération que la République, la loi, l’intérêt général, l’égalité des citoyens, ne sont pas des valeurs anachroniques et que faire de la politique, c’est pouvoir peser et combattre cette vision libérale apparemment collaborative, dite sympathique et novatrice (voir Blabla car…et son capital accumulé en 5 ans…).

Or, cette économie numérisée non juridiquement cadrée peut asservir le citoyen à terme : retour au travail du journalier sans droits sociaux, libre certes, libre dans la jungle de services numérisés mondialisés non régulés… Le contraire de la République souveraine.

 

Cet article est le 180ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

Martine Souvignet, lors d'une réunion du Conseil national

Martine Souvignet, lors d'une réunion du Conseil national

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 22:25

 

Un candidat MRC en 2017 ? Oui pour rassembler les républicains de gauche

 

En séance du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen, le 20 décembre 2015, Michel Sorin s'est exprimé au nom du MRC 53 en tant que porte-parole de citoyens de son département, la Mayenne. Lire Le MRC sera présent en 2017 pour reconstruire une force républicaine

 

Nous avons souhaité que le texte de la direction nationale prenne en compte la formulation du texte qui nous avait été adressé par Hugo Prod'homme, car il est plus en phase, dans sa première partie, avec ce que vivent les citoyens.

- En outre, nous avons demandé que soit mieux expliqué ce qu'est la gauche et que le texte soit plus facile à lire.

- Nous avons souhaité qu'à la suite de la conférence Climat, le texte prenne en compte la dimension lutte contre le réchauffement climatique et intègre l'écologie scientifique, ce qu'il y a de positif dans les préoccupations des écologistes.

- La dimension laïcité est bien présente et elle est tellement essentielle qu'il faut la mettre systématiquement en avant.

- Nous ne parlons pas assez de la justice, qui ne marche pas et nécessite une réforme profonde.

- Nous sommes faibles sur la sécurité sociale, qui est de plus en plus sous l'influence des assurances privées et nous ne voulons pas aborder la question des retraites. Pourtant, nous pourrions, nous devrions, proposer une réforme profonde qui tiendrait compte de la situation des travailleurs retraités ouvriers qui ne bénéficient pas de tout ce qu'ils ont donné à la société pendant leur vie professionnelle.

 

Concernant les élections régionales, je me limiterai à la Mayenne car Bruno Chevalier va intervenir après moi pour en parler au niveau des Pays de la Loire.

- Nous étions dans une alliance avec le PCF, sans les autres membres du Front de gauche, qui s'étaient désistés et travaillaient contre nous.

- Le MRC a bénéficié d'une meilleure visibilité électorale et pris des bons contacts qui pourront être utiles à l'avenir.

- La liste n'a pas mobilisé les électeurs de gauche tentés par l'abstention. La gauche, dans son ensemble, est en échec. Le PS nous entraîne tous dans sa chute.

 

Cela m'amène à notre stratégie pour 2017.

Avoir notre candidat à l'élection présidentielle est plus que souhaitable. Mais nous n'intéresserons les électeurs de gauche que s'ils voient notre utilité dans le paysage politique.

Il ne suffit pas de parler d'alternative républicaine. Il faudra être capables d'agir sur la façon dont la gauche existera demain.

Et cela commence avec les élections 2017. Le futur candidat Hollande a une stratégie pour être au second tour avec la candidate du FN. Il veut se placer au centre et priver Sarkozy des voix de centre droit.

Dans son optique, les partis de gauche et écologistes sont tellement affaiblis qu'ils ne pourront contrarier cette stratégie et se résoudront à se joindre à lui dès le premier tour ou, sinon, à faire des scores minuscules.

Notre candidature MRC doit être le début du sursaut de la gauche, le déclic qui va conduire au rassemblement des républicains de gauche sur un programme de redressement national et d'affirmation de la souveraineté du peuple français.

Il y a une réelle opportunité politique :

- Le Front de gauche est en voie de dissolution. Le Parti de gauche n'a pas réussi à entraîner le PCF dans son sillage.

- Le PS d'Epinay est en déshérence sous le coup d'un changement d'identité qui perturbe ses adhérents.

- Il y a des expériences en Europe du sud qui peuvent nous inspirer. Podemos parle de « construire le peuple » et de mettre en œuvre les idées de Gramsci. Cela nous intéresse, notre but étant le même.

Mais il n'est pas possible de rassembler le peuple quand on n'est pas capables de rassembler les forces qui font partie de la gauche républicaine.

Aussi, dès février, nous devrons lancer ce rassemblement. Nous devons penser à la présidentielle mais aussi aux législatives en ayant un postulat : le rassemblement des républicains de gauche. Avec l'idée qu'ils se présentent ensemble devant le peuple pour que ce soit le peuple lui-même qui désigne le candidat des républicains de gauche à la présidentielle. Cela s'appelle des primaires. Il y aura un effet médiatique et une dynamique populaire.

Cette perspective doit nous motiver dans notre démarche d'affirmation du MRC, afin que nous puissions jouer notre rôle dans le rassemblement des républicains de gauche.

Cet article est le 59ème sur ce blog dans la catégorie MRC 53 et Pays de la Loire

Michel Sorin était candidat en Mayenne aux élections régionales 2015

Michel Sorin était candidat en Mayenne aux élections régionales 2015

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 19:59

 

La liste d'union de la droite s'est imposée face à l'union de la gauche et au FN

 

Le 13 décembre 2015, la région des Pays de la Loire a basculé à droite, comme annoncé depuis longtemps, le président sortant (2004-2015) Jacques Auxiette (PS) ne se représentant pas.

La victoire de Bruno Retailleau était inscrite comme étant la plus probable pour la droite parmi toutes les régions de France. Toutefois, après le premier tour, le 6 décembre, il y avait un doute. Voir Régionales 2015 Pays de la Loire : Clergeau ou Retailleau, président

Au niveau national (francetvinfo), voir les Résultats élections régionales 2015

 

En Pays de la Loire, « c'est La Liste d'Union de la droite, avec pour tête de liste Bruno RETAILLEAU qui l'emporte avec 42.7% des suffrages exprimés le 13 décembre 2015.

Derrière la liste gagnante, on trouve La Liste d'Union de la gauche avec 37.56% des voix et ayant pour tête de liste Christophe CLERGEAULa Liste du Front national avec 19.74% des voix et ayant pour tête de liste Pascal GANNAT.

Au second tour, le 13 décembre 2015, le taux d'abstention a été de 42.75% contre 50.03% lors du premier tour en Pays-de-la-Loire. En 2010, le taux d'abstention s'était élevé à 51,76% au premier tour, et à 50,68% au second.

Comme quatre autres régions de métropole, les Pays de la Loire ont conservé leurs frontières à l'issue de la dernière réforme territoriale. La région était dirigée par la gauche depuis 2004, mais, à 74 ans, le président PS actuel, Jacques Auxiette, ne se représentait pas. Son premier vice-président, Christophe Clergeau, 46 ans, qui a été investi par les militants socialistes faisait face au second tour au sénateur filloniste Bruno Retailleau, très bien implanté en Vendée, qui mène une liste d'union réunissant l'UDI et les Républicains, et Pascal Gannat, responsable du Front national dans la Sarthe et ancien directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen.

Voir (francetvinfo) : Résultats élections régionales 2015 Pays de la Loire

Et, en Mayenne : Mayenne (53) : Résultats des élections régionales 2015

 

Voir aussi la vidéo Youtube (14 déc. 2015) : Résultats élections régionales 2015 Pays de la Loire

 

Commentaires du quotidien Le Monde :

La fusion des listes PS et EELV, reposant sur un accord ambigu autour du projet du nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes, n’a pas suffi. Après onze ans passés à la tête des Pays de la Loire, la gauche s’incline.

La liste d’union de la droite et du centre, emmenée par le sénateur vendéen Bruno Retailleau (Les Républicains), reconquiert la région. Son équipe obtient 42,7 % des suffrages et rafle ainsi 54 des 93 sièges de l’assemblée régionale. Celle du socialiste Christophe Clergeau recueille 37,56 % des voix et ne compte que 26 élus. Le candidat du FN, le Sarthois Pascal Gannat, finit troisième (19,74 %), mais confirme l’ancrage de son parti dans un territoire jusqu’alors rétif à ses idées. Il dispose de 13 conseillers. La droite l’emporte en Vendée, où Bruno Retailleau obtient la majorité absolue, mais aussi dans le Maine-et-Loire et en Mayenne. La gauche arrive en tête en Loire-Atlantique et dans la Sarthe, ainsi que dans les principales villes. Mais le sursaut de mobilisation a clairement profité au candidat des Républicains. Lequel s’est empressé hier d’exiger du préfet et de Manuel Valls l’expulsion des occupants de la zone destinée au projet de nouvel aéroport.

Cet article est le 58ème sur ce blog dans la catégorie MRC 53 et Pays de la Loire

Le pont de Saint-Nazaire sur l'estuaire de la Loire

Le pont de Saint-Nazaire sur l'estuaire de la Loire

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25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 23:49

 

Pourquoi inscrire dans la Constitution ce qui est du ressort de la loi ?

 

« Dès lors que le président de la République avait annoncé une telle mesure dans son discours solennel devant le Congrès le 16 novembre dernier, il lui était très difficile de revenir dessus. C'est d'ailleurs cette cohérence de la parole présidentielle qui a été mise en avant par le premier ministre mercredi lorsqu'il a annoncé que la mesure figurerait dans le projet de réforme constitutionnelle ».

C'est ainsi que Laurent Bouvet introduit l'entretien qu'il a accordé à Alexandre Devecchio, publié le 23 décembre 2015 sur le site du Figaro sous le titre Pourquoi la République française n'est pas qu'une affaire de papiers. Extraits.

Pour Laurent Bouvet*, l'affaire de la déchéance de nationalité révèle les contradictions d'une gauche fâchée avec la République et la nation.

(…) Concernant la déchéance de nationalité, chacun s'accorde, le premier ministre en tête, sur l'inefficacité de la mesure en matière de lutte contre le terrorisme et donc, sur son caractère purement symbolique. Dès lors, en quoi est-ce du pragmatisme? Comment justifier une mesure qui ne rompt pas seulement avec un discours mais avec les principes mêmes défendus par la gauche et plus largement par tous les républicains cohérents ?

Je considère depuis longtemps en effet, à travers mes travaux et mes interventions publiques, que la gauche française gagnerait à se réapproprier de manière très volontariste les principes et symboles républicains (Nation, drapeau tricolore, Marseillaise, laïcité… mais aussi égalité, solidarité, lien indéfectible entre nationalité et citoyenneté…) qu'elle n'a pas su, pu ou voulu défendre et promouvoir depuis des années, et qu'elle a même, pour une partie de cette gauche, sciemment abandonnés. Cet oubli et cet abandon ayant principalement bénéficié au FN. On voit hélas aujourd'hui les conséquences de cette dérive dans l'installation du FN dans le paysage politique même s'il ne franchit pas encore la barrière électorale ultime. Il est très difficile aujourd'hui de voir comment va se recomposer la gauche française. (...)

C'est pour cela qu'il faut réinvestir massivement la République au quotidien, la République concrète, à la fois en termes de droits, d'égalité et de solidarité, pour tous les Français sans aucune exception, en même temps qu'en termes de devoirs et d'exigence au regard de ce commun dont nous sommes tous à la fois dépendants et garants. La République, notre commun, n'est pas qu'une affaire de papiers (carte d'électeur, carte d'identité ou carte de sécurité sociale…), c'est une affaire de volonté et de détermination. Il faut la faire vivre, chaque jour. C'est la tâche des élus bien sûr mais aussi de chacun de nous, les citoyens.

* Laurent Bouvet est professeur de science politique à l'UVSQ-Paris Saclay. Son dernier ouvrage, L'insécurité culturelle, est paru chez Fayard.

Voir aussi dans la presse :

- Le juge Trévidic, Francetvinfo, 24 décembre 2015 : Déchéance de nationalité : "On n'exporte pas un terroriste

- Patrick Weil, L'opinion, Jean-Dominique Merchet, 16 décembre 2015 : « Le projet de déchéance de nationalité crée de la suspicion à l'encontre d'une partie des Français

Depuis 1938, la déchéance de la nationalité des binationaux fait partie du droit français, mais son inscription dans la Constitution irait à l’encontre de la cohésion nationale, explique l’historien.

BFMTV, 24 décembre 2015 : Déchéance de nationalité: "Cette mesure va créer des divisions entre Français dans la Constitution", Patrick Weil

 

Commentaire politique :

 

Ce n'est sans doute pas par hasard si cette proposition de déchéance de nationalité, jusqu'à présent mise en avant par la droite et l'extrême droite, avait été introduite dans le discours solennel du président de la République devant le Congrès le 16 novembre 2015. Celui-ci cherche à apparaître comme le principal concurrent au FN dans la perspective du premier tour de l'élection présidentielle en 2017.

Ayant le sentiment qu'il est le seul à pouvoir représenter valablement la gauche dans cette élection et que le vote utile s'imposera en 2017 aux électeurs de gauche afin d'éviter l'élimination de la gauche au soir du premier tour, François Hollande prépare le rassemblement des libéraux derrière sa candidature face à la candidate du FN, dès le premier tour et surtout au second tour de l'élection présidentielle.

C'est ce qui justifiait, de son point de vue, la décision de retrait des listes PS qu'il a imposé après le premier tour des élections régionales dans les régions Nord-Pas-de-Calais-Picardie et PACA. Il s'agit d'une tentative de sauvetage de cette gauche qui, en 1983, s'est ralliée au néolibéralisme européen sans combattre et qui est de plus en plus contestée par le peuple français.

Cela justifie évidemment la décision du Mouvement Républicain et Citoyen de présenter un candidat à l'élection présidentielle. Voir (blog du MRC 53, 23 décembre 2015) : Le MRC sera présent en 2017 pour reconstruire une force républicaine.

 

Cet article est le 71ème paru sur ce blog dans la catégorie République Parlement

Article paru le 25 décembre 2015 sur http://mrc53.over-blog.com

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