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Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 21:31

 

Les réunions en Mayenne avec les partenaires de gauche.

Soirée publique à Bonchamp le 29 mai de la gauche antilibérale, un an après le NON du 29 mai.

 Le comité d’organisation (PCF, collectif du 29 mai, association PRS, MRC, LCR, ATTAC) a fait le bilan le 8 juin.

 D’abord, le bilan financier. La contribution du MRC 53 s’élève à 17,22 € (à régler à PRS 53, chargé de l’organisation et de la trésorerie).

 Ensuite, le bilan médiatique. Un bon article dans Ouest France du 30 mai, qui met côte à côte d’une façon qui nous est plutôt favorable, la réunion de Bonchamp et celle de la Maison de l’Europe à Changé le même soir. Environ 70 personnes présentes à chaque réunion.

 Le bilan politique est positif pour la gauche antilibérale, dans la mesure où plusieurs organisations ont préparé ensemble les interventions, recherchant les points de convergence entre elles, sur les thèmes de l’emploi, des services publics et de l’Europe.

 La gauche du NON a prouvé qu’elle est vivante. Mais ce sont seulement les militants qui se sont déplacés et la difficulté est à venir : comment s’entendre sur des candidatures unitaires ?

 

 Réunion publique à Mayenne, le 31 mai, des organisations ayant milité pour le NON au référendum, à l’appel de citoyens du Nord Mayenne.

Cette réunion-débat a rassemblé 25 personnes. Six organisations se sont exprimées : le PRCF (Renaissance communiste), le MRC, le PT (Parti des travailleurs), l’USR-CGT (Retraités CGT), le Comité Républicain pour le NON, Lutte Ouvrière.

Les organisations de la gauche antilibérale étaient invitées mais ne se sont pas déplacées, en raison de la présence du Comité républicain pour le NON, qui était issu du RPR et proche de Dupont-Aignan (inscrit à l’UMP).

 Réunion des responsables des partis de gauche 53 (PS, PRG, Verts, PCF, MRC) à Laval, au siège du PCF, le 1er juin, dans le prolongement de l’initiative nationale du 8 février (les 5 + cinq mouvements ou associations) visant à une mobilisation unitaire contre la droite et pour organiser des débats avec les citoyens présentant l’ensemble des propositions alternatives pour 2007.

 C’était la seconde rencontre après celle du 30 mars.

 Il s’en est dégagé une volonté de confronter nos propositions lors d’une soirée non publique, de 18h30 à 22h30, sur trois thèmes choisis pour leur importance et l’ampleur de nos différences : la politique économique et l’emploi, les questions énergétiques et l’Europe.

 Cela pourrait se passer dans une maison de quartier de Laval le 28 septembre et réunir 25 à 30 dirigeants des cinq partis (5-6 par organisation…). Avec une pause sandwich.   

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28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 21:17

 

Quelques éléments d’information sur CLEARSTREAM

 Michel Sorin apporte des compléments d’information sur Clearstream, ce qui suscite un débat animé, chacun ayant reçu une copie des déclarations de Vincent Peillon (PS, parlementaire européen) sur cette question qu’il connaît bien (il a été rapporteur de l’enquête parlementaire sur le blanchiment de l’argent sale).

 Il y a trois niveaux dans l’affaire Clearstream :

L’affaire proprement dite, mise en évidence par les publications du journaliste-écrivain Denis Robert en 2001-2002, puis par le rapport de l’enquête parlementaire Montebourg – Peillon, a provoqué un changement de la direction et de l’actionnaire majoritaire de la société luxembourgeoise Clearstream. Celle-ci est une sorte de coopérative bancaire (« chambre de compensation financière ») fondée par les établissements financiers afin de faciliter les transactions financières. L’absence de contrôle et de transparence a favorisé la dissimulation de l’argent du crime.

 L’affaire des frégates marines vendues par la France à Taïwan, au début des années 1990, a donné lieu à des commissions  et rétro-commissions dont le montant est évalué à 900 millions €.  S’agissant du ministère de la Défense, cette affaire de vente d’armes est couverte par le secret-défense qu’aucun ministre de la Défense n’a voulu lever (de hautes personnalités étrangères étant concernées directement, cela aurait des conséquences diplomatiques importantes, la commission de la défense chargée d’éclairer le ministre s’est opposée à la levée du secret-défense).

 L’affaire Villepin-Sarkozy : Sarkozy suspecte de Villepin d’avoir utilisé contre lui des listes informatiques de comptes issus de Clearstream. Le patronyme de Sarkozy figure sur ces listes, mais ceux de Madelin, Strauss-Kahn et Chevènement aussi, de même que diverses personnalités. Des enquêtes judiciaires ont été ouvertes afin de savoir qui est à l’origine de ces listes trafiquées. La  presse a porté sur la place publique des éléments de l’enquête qui tendent à prouver que l’ancien ministre des affaires étrangères, début 2004, aurait cherché à utiliser cette affaire pour déstabiliser le ministre de l’intérieur.

 Les acteurs principaux (Gergorin, Lahoud), proches de Villepin, sont dirigeants ou cadres d’EADS, groupe européen franco-allemand (à parité) issu de regroupements d’entreprises privées et publiques des secteurs de l’aéronautique (Airbus) et de la défense (Lagardère) en 1999. L’Etat français détient 15% du capital d’EADS.

 Gergorin, proche de Jean-Luc Lagardère, a émis des doutes sur les causes de la mort de celui-ci (officiellement, maladie nosocomiale). Il suspecte un empoisonnement par les mafias liées aux activités d’armement et à l’affaire des frégates de Taïwan. Il est persuadé que la piste des fichiers de Clearstream contient des éléments conduisant aux transactions financières réalisées par ces mafias.

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28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 20:50

 

Intervention de Michel SORIN, délégué de la Mayenne.

 Chers Camarades,

 Merci d’avoir donné la parole au représentant d’une petite fédération composée de militants qui ont adhéré au MRC en 2004 au moment où d’autres prenaient le chemin inverse…

 Nous, militants mayennais, avons approuvé les propositions de la direction sortante, en souhaitant que nos amendements soient pris en compte.

 Nos réflexions n’ont pas toutes été présentées sous forme d’amendements. Nous manquons d’expérience sur ce point. Mais elles ont suscité des débats entre nous, ce qui est positif.

 Nous avons pris appui, dans un premier temps, sur les amendements présentés par Patrick Trannoy sur la question sociale.

 Sans être opposés au principe de l’actionnariat salarié, nous pensons que cette proposition comporte trop d’ambiguïtés pour être retenue dans notre projet.

 Sur le droit du travail, nous préconisons de faire un état des lieux de la précarité en France et de ses conséquences sur les conditions de vie des salariés et de leurs familles, avant de proposer de nouvelles mesures se substituant au CPE et au CNE.

 Sur les salaires, la priorité doit être l’augmentation des salaires nets, surtout pour les bas salaires. Toute diminution des charges sociales salariales doit se répercuter complètement sur les salaires nets, au lieu d’être absorbée par l’entreprise.

 Sur les retraites, nous avons souhaité que soient affirmés des principes clairs, tout en sachant que le problème du financement est incontournable. Le projet de retraite progressive doit être assorti du principe « dans le privé comme dans le public, les salariés doivent pouvoir prendre leur retraite à taux plein à 60 ans avec 40 années de cotisations ».

Il faut tenir compte de la pénibilité du travail effectué et revenir sur les réformes Balladur (années de référence, montant et financement des pensions de retraite).

En outre, une revalorisation des petites retraites s’impose car les retraités des milieux populaires perdent du pouvoir d’achat.

 Plus généralement, le projet ne mentionne pas clairement l’apport des organisations syndicales et associatives présentes dans le champ social. Il y a, dans une République sociale, une articulation forte à faire entre le politique et le social, qui n’est pas suffisamment explicite dans le projet. 

Sur les questions d’éducation et de l’apprentissage, nous approuvons les positions développées par la commission Education dans le n°12 de l’école en questions, sur l’apprentissage.

Aucun contrat de qualification ou de formation par alternance ne doit être possible avant 16 ans.

Enfin, sur les questions énergétiques, le texte donne trop l’impression que nous misons démesurément sur l’énergie nucléaire, laquelle ne comporte pas que des avantages. Le traitement non maîtrisé des déchets radioactifs ne doit pas être pris à la légère. Il convient d’attacher autant d’importance et de financement aux recherches concernant les nouvelles énergies renouvelables qu’à celles de l’énergie nucléaire. Sans oublier les efforts en matière d’efficacité énergétique et d’économie d’énergies. Nous devons accentuer la recherche sur les déchets nucléaires mais aussi sur la transformation des déchets ménagers en énergie.

 Dans le texte d’orientation stratégique que nous avons approuvé, nous aurions souhaité qu’un mot, « le mérite », associé au travail dans la République sociale, soit remplacé par « l’expérience et la qualification ». Car c’est un mot qui a pris une connotation négative dans les entreprises, compte tenu de l’utilisation qui en est faite par les employeurs.

 Nous avons donné quitus à la direction sortante pour son action depuis le congrès de 2004.

Notre Mouvement est désormais rassemblé. Il a reconquis sa place auprès des autres partis de gauche, tout en restant lui-même et en étant offensif avant et après le 29 mai 2005 sur la nécessaire réorientation de la construction européenne.

 Le rapprochement avec Laurent FABIUS est une nouvelle étape de notre retour dans le jeu politique. Nous faisons le constat que Jean-Pierre CHEVENEMENT redevient un interlocuteur crédible quand il s’agit de préparer un projet pour la gauche, comme ce fut le cas en 1972 et en 1980.  Ses discours de Perpignan et, tout récemment, de Créteil et Vénissieux, tout comme la déclaration de Georges SARRE lors de la réunion des partis de gauche le 8 février, expriment clairement la stratégie et les orientations de notre Mouvement.

 Tout porte à croire que le mouvement social en cours va nous permettre de mieux nous faire entendre et comprendre. N’oublions pas que la gauche a échoué en 2002 parce qu’elle s’est éloignée des citoyens et, plus particulièrement, des milieux populaires.

  Si j’avais eu un peu plus de temps, j’aurais aimé vous parler de deux autres sujets : CIVIQ et l’agriculture.

Nous avons, en Mayenne, créé en 2002 une association d’éducation à la citoyenneté, « CIVIQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne) », qui est un moyen d’entrer en contact avec les citoyens et les militants engagés dans le mouvement social.

 J’aurais voulu ajouter un mot sur l’agriculture, car c’est ma responsabilité au MRC. J’ai fait des propositions pour réorienter la PAC. J’espère trouver dans les fédérations départementales des interlocuteurs du monde agricole, qui prendront contact avec moi.

  Merci de votre attention.   

  
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28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 20:01

 

Dimanche 2 avril : interventions de Georges Sarre et de Jean-Pierre Chevènement

 Georges SARRE observe, à travers le refus du CPE, que l’on se dirige vers un bras de fer entre le gouvernement et la société française. La France a la fièvre, elle réagit contre le mal, elle veut vivre.  Les échéances électorales 2007 seront difficiles : aggravation des options ultra-libérales et du déclin ou sursaut politique ? Nouvelle crise ou changement profond de politique, avec un projet et un candidat crédibles, une construction réorientée de l’Europe afin de relancer l’économie réelle, l’emploi et la croissance ?

 La défense des acquis sociaux en France et en Europe est impossible sans aborder le problème de la protection de l’économie européenne (tarif extérieur commun, préférence communautaire, recherche…) et sans utiliser tous les leviers nationaux à l’Union européenne et à l’OMC pour contre-carrer les intérêts financiers déconnectés de l’économie réelle.

 Le MRC propose à toute la gauche de se refonder dans une perspective républicaine. Nous soutiendrons un candidat qui se situera dans la suite du NON du 29 mai et portera cette re-fondation républicaine de la gauche. Si les circonstances l’exigent, et si notre candidat JPC le décide, nous devons être en situation de le soutenir.

 « Nous sentons bien que les Français en ont assez de cette politique qui n’en est pas une, de cette politique de soumission, passive, à tous les courants d’air du monde. Les Français veulent le retour de l’Etat protecteur de l’emploi et du progrès social. Ils sentent bien le fossé qui les sépare de plus en plus des élites mondialisées. Mais ils sont soumis aussi à la chape de plomb de l’idéologie de la résignation, et de la prétendue impossibilité d’agir. C’est cette chape de plomb qu’il faut briser : à nous de leur montrer, avec les moyens qui sont les nôtres, que l’avenir a un nom, que l’espérance a un nom, et que ce nom, c’est la France, qui se confond avec la République ! La gauche doit retrouver le chemin du peuple et lui redonner l’espérance ! »

 

 

    Jean-Pierre CHEVENEMENT rappelle, en tant que militant du MRC, que notre force collective vient essentiellement de la cohérence et de l’acuité de notre ligne politique. C’est ce qui nous vaut de larges sympathies, bien au-delà de nos rangs, dans le pays tout entier. Cette ligne nous permet de nous situer par rapport aux évènements du jour. 

 Ainsi, la crise du CPE renvoie à une précarité plus générale, dont les racines plongent loin dans le passé. Cette précarité ne s’est pas installée par hasard. Aujourd’hui s’exprime l’angoisse diffuse d’une jeunesse qui sent son avenir se dérober sous elle. En ce sens, elle traduit un sentiment plus général : celui d’une France qui, dans la mondialisation, se délite, avec un avenir en peau de chagrin. La crise du CPE porte donc en elle l’exigence d’une réorientation radicale.

  La France vit une crise profonde, à la fois sociale et nationale. Depuis quatre ans, elle va de secousses en secousses et leur rythme s’accélère. Le NON du 29 mai n’était pas un accident de parcours. Il révélait un profond besoin de changement que nos élites, désespérément sourdes et aveugles, se refusent à entendre.

 Depuis un an, ces élites cherchent essentiellement à culpabiliser ce peuple d’ignares qui, décidément, ne comprend rien à l’économie mondialisée… Elles n’imaginent pour lui qu’une précarité toujours accrue, à l’image du CPE. Elles ne veulent surtout pas de « plan B » pour l’Europe. Les marchés financiers sont pour elles l’horizon de l’histoire humaine. 

 Notre tâche historique, la tâche qui incombe à une gauche française refondée dans la République, c’est de montrer qu’il y a un plan B pour la France et pour l’Europe. C’est de donner un contenu positif au vote du 29 mai 2005.

 

 

   Pour ouvrir la voie d’une alternative républicaine, il faut impérativement articuler la critique sociale, ou si l’on préfère antilibérale, de la Constitution européenne et l’exigence démocratique qui est celle de la souveraineté populaire. Là est l’originalité de notre démarche.

 

 

 On ne fera pas l’Europe sans les peuples et encore moins contre eux. C’est cela que le MRC doit faire comprendre à ses partenaires de la gauche. Ce n’est pas facile ! Mais c’est nécessaire !

 

 

 

 

L’analyse du capitalisme d’aujourd’hui (la globalisation, la mondialisation) est la base de toute politique réellement alternative.

Les firmes multinationales grâce à la liberté des mouvements de capitaux mettent en concurrence les territoires et les mains d’œuvre à l’échelle mondiale. D’où les délocalisations industrielles au profit des pays à très bas coût de main d’œuvre.

Les privatisations puis la colonisation du capital de nos grandes entreprises par les fonds de pension et d’investissement anglo-saxons ont abouti à une véritable dictature des marchés financiers. La théorie de l’acquisition de la valeur par l’actionnaire est devenue le maître mot de la finance mondialisée, reléguant à l’arrière plan toute considération du long terme et d’intérêt général sans parler de l’intérêt des salariés, considérés comme produits jetables.

 Le privilège du dollar donne par ailleurs aux Etats-Unis d’Amérique la possibilité de vivre aux crochets du reste du monde, au prix d’un endettement abyssal. Mais cette situation est instable. Le dollar est fragile.

 L’économie mondiale marche sur la tête. Plus des trois quarts de l’épargne mondiale sont captés par les Etats-Unis, la puissance la plus riche du monde. C’est le monde à l’envers ! Les inégalités se creusent, socialement et géographiquement.

 L’Hyperpuissance américaine ne se soutient que par une fuite en avant dangereuse dans une stratégie de guerre préventive. Elle s’enlise aujourd’hui, non seulement en Irak mais dans toute la profondeur du monde musulman. Une nouvelle crise grave au Moyen-orient nous mettrait à la merci d’une envolée encore plus forte du prix du pétrole et d’une plongée du dollar qui asphyxierait l’économie de la zone euro. Une réorientation de la politique américaine est, à terme, inévitable. Elle débouchera sur de nouveaux équilibres à l’échelle du monde. Dans ce monde déjà multipolaire, une Europe indépendante a sa place.

 Or, la crise frappe aujourd’hui particulièrement l’Europe. Le vieillissement de sa population, le coût plus élevé du travail, le niveau de sa protection sociale, l’ouverture incontrôlée de son marché, la surévaluation de l’euro, l’absence d’un gouvernement économique enfin, face à la Banque Centrale indépendante, tout contribue à enfoncer la zone euro dans une stagnation de longue durée.  L’Europe se désindustrialise. Nos groupes sont à la merci d’OPA sauvages. La compétitivité de la Grande-Bretagne, de la France, de l’Italie et plus encore de l’Espagne dont le déficit commercial représente neuf points de PIB, est gravement entamée.

 Celle de l’Allemagne, premier exportateur mondial, avec un excédent de 160 Milliards d’euros ne se soutient que par un freinage salarial qui retentit sur la demande interne. L’Allemagne compte plus de cinq millions de chômeurs. Et le tour de vis que s’apprête à donner la grande coalition CDU-CSU-SPD de Mme Merkel avec le relèvement de deux points de la TVA et d’autres hausses d’impôts supplémentaires, plombera encore plus la conjoncture européenne en 2007.

 C’est cette politique que nous allons rencontrer sur notre route. Mais cette crise européenne nous donne aussi la chance d’un rebond et d’une réorientation de fond.

 De tous les pays européens c’est la France qui traverse la crise la plus profonde, une crise à la fois sociale et nationale.  Car la France, comme le relevait déjà Marx au XIXe siècle, est « la nation politique par excellence ». D’où l’extraordinaire campagne faite pour saper l’idée qu’elle se fait d’elle-même et la faire douter de son avenir. Mais c’est aussi pour cela que le sursaut salvateur peut d’abord se manifester dans notre pays. Le réveil du citoyen est le seul recours contre le triomphe du « tout fric ». L’alternative républicaine se construira d’abord en France.

 La France ne manque pas d’atouts et d’abord la qualité de son peuple. Le peuple français se définit comme un peuple de citoyens, sans distinction d’origine ou de religion. C’est ce qui fait sa force et sa grandeur, héritage de la Révolution de 1789, toujours actuelle même si ses idéaux ne sont pas portés par le vent de la globalisation libérale !  Non, il n’est pas vrai que le modèle républicain soit ringard ! Ceux qui le prétendent sont souvent ceux qui l’ont mis en panne. La France ne se reconnaît pas dans l’addition des communautarismes que M. Sarkozy cherche à s’attacher.

 Disons les choses clairement : notre conception de la nation n’a rien à voir avec la conception ethnique avec laquelle les tenants de la mondialisation libérale veulent la confondre.  Notre conception, c’est celle de la nation républicaine, définie comme communauté de citoyens, ouverte au monde, dont nous avons besoin à l’intérieur pour remettre en marche le modèle républicain. La République c’est d’abord en France qu’il faut la faire vivre !

 L’idée d’égalité n’a rien de désuet. Elle peut être immensément mobilisatrice, dès lors que nous saurons rompre avec le différencialisme, de droite ou de gauche, qui, sous prétexte d’exalter les différences, ne fait bien souvent que consacrer la différence des droits ! On ne doit pas admettre l’idée d’une citoyenneté de résidence. La citoyenneté est évidemment liée à la nation.  Mais on peut peut-être admettre qu’à titre propédeutique des étrangers installés depuis longtemps et bénéficiant d’une carte de résident de dix ans puissent participer à des élections municipales.  Puisqu’on l’a admis pour les étrangers communautaires, on peut l’accepter au moins pour ceux qui sont originaires des pays de l’ex-Communauté, héritière de l’Union française et plus généralement pour les étrangers extra-communautaires.

 Mais la question se pose, si nous ne voulons pas mettre le doigt dans un engrenage, sachant très bien où d’autres, comme les Verts, veulent nous emmener. Michel Joblot a eu raison de soulever ce problème qui pourrait figurer à l’ordre du jour d’une Convention Nationale. C’est la valeur d’égalité indissociable de la citoyenneté qui est motrice, pour l’accès à l’emploi et au logement, pour refonder l’Ecole républicaine, pour garantir et moderniser le service public et la protection sociale.

 De la nation républicaine, nous avons aussi besoin vis-à-vis de l’extérieur pour défendre les droits légitimes du peuple français et pour faire avancer une conception progressiste de l’Europe et du monde.

 C’est dans ce contexte qu’il faut analyser le débat sur le patriotisme économique. Les firmes multinationales ont-elles perdu toute nationalité ? La localisation du siège social n’a-t-elle plus d’importance ? Evidemment non ! Nous devons donc rétablir un lien entre les entreprises et les territoires (…).

 Si l’on prend le domaine de l’énergie : il n’y a pas de politique européenne de l’énergie. L’Europe a seulement exigé l’ouverture à la concurrence et la libéralisation des marchés du gaz et de l’électricité. Elle ne s’est pas préoccupée de la sécurité des approvisionnements. Celle-ci, étant donné la dépendance extérieure de l’Europe, ne peut être assurée que par de puissants acteurs énergétiques. Mais cela ne signifie pas que Gaz de France doive abandonner son identité ni les gaziers leur statut (…).

 Réorienter l’Europe.  Le peuple français a rejeté le projet de Constitution européenne le 29 mai 2005. Pour des raisons de forme et pour des raisons de fond. Nous n’accepterons pas qu’on veuille faire rentrer par la fenêtre ce qui a été sorti par la grande porte du suffrage universel.  La priorité n’est pas institutionnelle. Elle est clairement économique et sociale.

Mais comment l’Europe à 27 ou à 28, voire à 30, pourrait-elle être le levier d’une action conséquente dans la durée ? (…)  Il faut changer de méthode : partir de la volonté des peuples, rejeter fermement les dérives libérales, avancer au contraire sur des projets concrets, avec ceux qui s’y prêtent, dans la recherche, la politique industrielle, les transports, l’énergie si possible, les industries de défense, l’aéronautique et l’espace.

 Mais ce que nous devons privilégier avant tout, c’est la mise sur pied d’un gouvernement économique de la zone euro procédant du débat démocratique. L’Eurogroupe doit être doté de compétences précises : coordination budgétaire, convergence en matière fiscale et sociale, harmonisation par le haut et enfin politique monétaire. La réforme des statuts de la Banque Centrale européenne doit être préparée par un groupe de travail de haut niveau mis en place par les Chefs d’Etats des douze pays de la zone euro. Il s’agit de lui donner clairement comme objectif la croissance économique et l’emploi. Je propose également que la Banque Centrale soit habilitée à émettre des euros sur le marché pour empêcher une appréciation excessive de l’euro, ce qu’aujourd’hui elle ne peut faire (…).  D’autres réformes peuvent être engagées à l’occasion d’une relance vigoureuse de l’Europe : institution d’un impôt européen par l’adjonction d’un pourcentage supplémentaire de TVA. Ainsi pourront être financés de grands projets d’intérêt communautaire dans le domaine des grandes infrastructures de transport, de l’énergie, de la recherche, de l’espace, là où l’Europe doit s’affirmer.  Je suggère enfin que prévale l’idée d’une préférence européenne dans le domaine des normes et que l’Europe introduise à l’OMC des clauses sociale et environnementale dans les règles du libre commerce international.

 Je voudrais insister sur l’aspect essentiel de la relation franco-allemande. Nos deux pays sont la vraie charnière de l’Europe. Leurs modèles sont différents mais nos intérêts stratégiques ne peuvent pas être dissociés, à peine de courir à nouveau au devant d’immenses malheurs. 

 

 

  L’Allemagne, industriellement, pèse presque deux fois la France même si le rapport des PNB est de deux à trois. Nos possibilités de coopération industrielle souffrent inévitablement de ce déséquilibre, je pense aux rapports d’Alstom et de Siemens sur lesquels nous nous devons d’être vigilants. Mais il y a tout à faire par ailleurs : dans la recherche, les biotechnologies, l’informatique, l’aérospatiale !

 N’oublions pas cependant que l’Allemagne de Mme Merkel ne remet nullement en cause les règles de la globalisation, ni celles du libre-échange planétaire, ni, contrairement à celle de M. Schröder, la domination de l’Hyperpuissance américaine. Sans doute le peuple allemand a-t-il voté à 51 % pour la gauche en 2005, mais ce n’est pas un gouvernement de gauche qui siège aujourd’hui à Berlin.

 Ce qui se passera en Allemagne sera décisif pour notre propre destin. L’économie allemande est à la merci d’un retournement de la conjoncture mondiale. Avec cinq millions de chômeurs, l’Allemagne peut être tentée de regarder ce qui peut être fait pour redynamiser la demande intérieure en Allemagne et en Europe. C’est là la chance d’une réorientation profonde de toute la construction européenne. Mais pour cela, encore faut-il qu’il y ait une France rassemblée sur la République, sûre de ses valeurs et de son projet !  

 

 

    C’est cela l’alternative républicaine que nous devons construire pour la France et pour l’Europe ! Pouvons-nous créer la dynamique conquérante qui fera bouger les lignes, dans la gauche puis dans le pays tout entier ? (…)

 La seconde partie de son intervention traite de la stratégie politique en France, notamment au sein du PS (convergences, divergences, synthèses possibles, notamment avec Laurent FABIUS).    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 17:54

 

Congrès national MRC à Paris 1er avril 2006 – Extraits du compte rendu

  Jean-Yves AUTEXIER résume les deux textes : le projet, intitulé « Vers un projet républicain exigeant » (19 pages) et le texte d’orientation stratégique (1 p). Le projet tient en trois points : le MRC est là, il a un projet et ce projet peut être porté par un candidat issu de ses rangs.

   La cohérence de ce projet est républicaine, dans la continuité de Vincennes (9 septembre 2001 : déclaration de candidature de JPC à l’élection présidentielle) en politique intérieure et extérieure. Cette fois-ci, il s’agit de préparer une nouvelle candidature de JPC (promesses de signatures de maires, financements, projet républicain), en lui laissant le soin de décider en novembre-décembre 2006, en fonction de la possibilité ou non de soutenir, le cas échéant, une candidature de rassemblement (par exemple, Laurent FABIUS) portant le NON du 29 mai.

 Ensuite, la présidente de séance installe les deux commissions des résolutions, l’une sur le projet et la motion (rapporteur Jean-Yves AUTEXIER), l’autre sur les statuts (Françoise DAL), qui sont chargées d’étudier les amendements produits par les comités locaux. Ces commissions se réunissent en mairie du 11ème arrondissement le reste de la matinée. Michel SORIN est désigné parmi la vingtaine de membres de la commission sur le projet (voir les commentaires, plus loin, au moment de l’adoption du rapport de cette commission).

 Le débat général commence par une intervention de Georges SARRE.

 Pour lui, l’enjeu des élections 2007 est le suivant : la France s’enfoncera-t-elle dans la crise ou serons-nous capables de changer la donne ? Le sursaut est-il possible ?

 Depuis 2002, nous avons subi une campagne odieuse visant JPC, campagne partie de l’île de Ré (Jospin), relayée par la rue Solférino (PS) et amplifiée par les medias.

 Aujourd’hui, nous sommes présents, rassemblés, fiers de nos idées, prêts à les défendre en 2007. Depuis le NON du 29 mai, apparemment rien n’a changé et, pourtant, tout a changé. Il existe un esprit de révolte (banlieues, CPE).  Ne comptons que sur nous-mêmes. Notre priorité est de créer une dynamique en faveur de la candidature de JPC.

 Michel JOBLOT (Rhône) et Michel SORIN (Mayenne) interviennent ensuite avant de participer à la commission des résolutions. Ils présentent les amendements adoptés dans leurs fédérations (voir, par ailleurs, le texte de l’intervention du délégué de la Mayenne).

 Le débat général se prolonge le reste de la matinée et en début d’après-midi. Parmi les interventions de l’après-midi, citons des extraits de quelques-unes.

 Catherine COUTARD (Drôme) regrette que le rassemblement interne amorcé lors du dernier Conseil national n’ait pas été mené à son terme, faute d’entente sur la composition du secrétariat national. Avec ses amis qui ont signé la contribution « Un MRC offensif et fier de son idéal », elle ne participera pas au secrétariat national.

 Michel VIGNAL (Aisne) évoque la crise de l’école et de la jeunesse (banlieues, CPE), crise multiforme liée à une société de chômage de masse et d’inégalités sociales. Les solutions de la droite, c’est toujours plus de précarité. Les jeunes refusent la barbarie néo-libérale. La jeunesse résiste, défend le droit du travail, fait corps avec l’histoire de notre pays. Depuis 20 ans, l’éducation accumule les faux remèdes : autonomie des établissements, réduction des dépenses d’éducation, déqualifications, adaptation à l’Europe libérale (stratégie de Lisbonne). Par certains aspects, la loi d’orientation Fillon serait acceptable. Le « différentialisme socio-culturel » n’est pas acceptable. Il faut aider les élèves qui ont besoin de soutien, soutenir l’autorité des enseignants, résister à l’air du temps… C’est la substance même de la République.

 Patrick QUINQUETON (Moselle) revient d’abord sur le CPE et les raisons de la mobilisation de la jeunesse : angoisse des jeunes face à un avenir en pointillé, impuissance vis-à-vis du chômage de masse, découragement devant le fait que vivre de ses rentes rapporte plus que travailler. Mais le mouvement social ne dessine pas une politique. Les partis ne doivent être ni commentateurs ni suivistes. Ils doivent dire ce qu’ils feront s’ils gagnent les élections.

 Puis il constate que, depuis le NON du 29 mai, le désenchantement est réel, l’Europe est en panne, sans projets. A noter que le 1er ministre du Luxembourg, Jean-Claude Juncker, a semblé rallier le camp du patriotisme économique (Libération, 24/03/06).

 L’élection présidentielle suscite une course à l’échalote à droite derrière la rupture, mais la gauche n’est pas gaillarde avec une candidate portée par les sondages mais sans projet. Il rappelle que la République c’est un projet, et un programme républicain c’est répondre aux problèmes du pays.

 Après le rapport de Françoise DAL sur les statuts, c’est au tour de Jean-Yves AUTEXIER de présenter le rapport de la commission des résolutions sur le projet et la motion stratégique.

 Les amendements portaient essentiellement sur le projet. Le rapporteur avait réalisé une nouvelle rédaction, intégrant certains amendements. Ce sont d’abord ceux-ci que la commission a étudiés, puis les amendements repoussés par le rapporteur ont été examinés.

 Le principal débat en commission a porté sur l’amendement présenté par la fédération du Rhône (Michel JOBLOT) et soutenu par la fédération de Loire-Atlantique (Christine MEYER).

 L’objet de cet amendement « La citoyenneté est un bloc. Il ne saurait y avoir de citoyenneté par la résidence » est de réaffirmer le lien entre citoyenneté et nationalité afin de rejeter la notion de citoyenneté de résidence, préconisée non seulement par les Verts, mais aussi par le PCF à Nantes.

 Cet amendement est contesté par certains membres de la commission, qui font la différence entre la citoyenneté de résidence et le vote des étrangers aux élections locales dans certaines conditions. Nous excluons la citoyenneté de résidence mais pas nécessairement le vote des étrangers aux élections locales, lequel est lié à la réciprocité (par exemple, l’Algérie n’accepte pas la réciprocité). L’amendement a été rejeté à la majorité des membres de la commission.

 Les réflexions et amendements 53 ont connu peu de succès pour diverses raisons :

 La première : seuls les amendements formalisés ont été pris en considération (les réflexions sur la précarité ou l’action des syndicats ne remplissaient pas cette condition). La seconde : certaines réflexions 53 étaient proches du projet national (salaires, apprentissage). Sur les retraites, le rejet est lié à l’insuffisance d’argumentation en matière de financement (problème délicat). Sur l’actionnariat salarié, le rapporteur a maintenu la version initiale. Sur les questions énergétiques, par contre, le sens de notre amendement a été pris en compte, car d’autres amendements allaient dans le même sens. La nouvelle rédaction est la suivante : « L’avenir du nucléaire doit être préparé et un vrai débat public en est le meilleur moyen (…). Le souci de l’environnement, la préparation de l’avenir et l’intérêt national se rejoignent pour conjuguer le développement du nucléaire avec les énergies renouvelables et une politique sérieuse de maîtrise des dépenses énergétiques. »

  En ce qui concerne la motion stratégique, la formule « République sociale fondée sur le travail et le mérite » est extraite des textes officiels, ce qui a motivé le rejet de notre amendement.

 Le rapport de la commission des résolutions (projet et motion stratégique) a été adopté à la quasi-unanimité.

 Puis il est procédé à l’élection du Premier Secrétaire, à bulletins secrets. Un seul candidat : Georges SARRE. Rappel : le MRC a eu, jusqu’à présent, deux Premiers Secrétaires : Jean-Luc LAURENT (2003-2004) et Georges SARRE (2004-2006).

 Résultat du vote en séance : 245 délégués votants (certains délégués n’ont pas pris part à ce vote) ; 29 bulletins blancs ou nuls ; 216 bulletins pour Georges SARRE (88,16%).

 Georges SARRE est réélu Premier Secrétaire, Jean-Pierre CHEVENEMENT restant Président d’honneur du MRC, en premier dans l’organigramme.

 Le Premier Secrétaire fait une courte intervention, remerciant les délégués et déclarant : Ce congrès se déroule dans de bonnes conditions, certaines critiques étant inhérentes à la démocratie. Demain, nous serons en ordre de bataille. Une nouvelle équipe, profondément remaniée*, va diriger le MRC jusqu’au prochain congrès. *Certains membres sortants du Secrétariat national n’ont pas souhaité continuer (notamment, les signataires de la contribution « Un MRC offensif et fier de son idéal »).

 Puis il présente la liste des membres du secrétariat national, laquelle est approuvée par le congrès (2 contre, 9 abstentions, 4 refus de vote).     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 17:27

 

Elections législatives 2007 en Mayenne.

 En marge de la réunion du Conseil national le 18 12 05, Jean-Pierre Chevènement avait demandé à Michel Sorin de se préparer à être candidat aux élections législatives dans la première circonscription de la Mayenne. C’est une question qui doit être débattue au sein du comité, l’intéressé, pour sa part, ne souhaitant pas, à nouveau, être candidat dans des conditions comme celles de 2002.

En fait, les élections législatives seront très dépendantes de l’élection présidentielle. Le comité considère que 2007 ne ressemblera pas à 2002. Cette fois-ci, des discussions existent entre les partis au niveau national. La décision de candidature sera prise le moment venu par le MRC en fonction de la situation concrète. 

C’est pourquoi, dans le cadre des orientations définies par le Conseil national, et après en avoir délibéré, le comité demande à Michel Sorin, déjà candidat en 1993 (PS), en 1997 (PS - 46,5% au second tour) et en 2002, de solliciter auprès des instances nationales l’investiture du MRC dans la première circonscription de la Mayenne.

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28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 16:43

L’essentiel de cette réunion

Principales décisions :

  Mise en place d’une commission de révision des statuts, en vue du congrès (1er et 2 avril). 

 

 

  Adoption d’une motion d’orientation stratégique très courte (ci-après) qui résulte d’un accord impulsé par JP Chevènement, rassemblant les deux premiers secrétaires successifs du MRC, depuis sa création en janvier 2003, Jean-Luc Laurent et Georges Sarre, ainsi que leurs proches. 

Ce texte stratégique sera soumis au vote des militants, accompagné du texte rédigé par Jean-Yves Autexier, intitulé « Vers un projet républicain exigeant » (les deux premières parties sont connues, pas la 3ème qui va être écrite prochainement).

Des amendements pourront être votés sur ces deux textes (motion d’orientation et projet). Des contributions nationales seront également adressées aux militants avec l’ensemble des textes, dans un numéro spécial « Citoyens militants ». 

 Cette motion d’orientation donne des indications sur la façon dont le MRC aborde les discussions avec les autres partis de gauche.

 Oui à une plate-forme commune, mais sur la base d’un accord politique qui « réponde aux attentes des électeurs le 29 mai et aux défis auxquels le pays doit faire face dans un monde livré à la dictature du capital financier ».

 

 

 Cela suppose « une profonde réorientation de la construction européenne », la rupture avec « une mondialisation financière qui fait fi des intérêts du monde du travail ». 

 Le MRC doit se préparer à soutenir un candidat, issu ou non de ses rangs, selon le résultat des discussions avec les partenaires de la gauche.

« Une convention nationale, réunie avant décembre 2006, déterminera la position du Mouvement ».

 Sans attendre, une première liste de candidats aux élections législatives 2007, proposés par les instances départementales, sera soumise à l’investiture des instances nationales.

 

 

 

Intervention de JP Chevènement (extraits) :

 Il insiste sur l’importance de ce congrès, pour lequel il faut se rassembler afin de créer les conditions de peser sur ce qui va se passer d’ici l’élection présidentielle.

La situation est très difficile. Il ne suffit pas d’avoir raison. Notre problème, c’est que notre identité n’est pas bien perçue.

 

 

 

La République a deux composantes, l’une utopique (Jaurès), l’autre ascétique (l’intérêt général, le patriotisme).        

L’exigence républicaine, c’est la justice sociale et le patriotisme. Dans le passé, peu d’hommes d’Etat ont été à la hauteur de cette exigence.

De Gaulle et Mendès-France ont eu un regard lucide (décolonisation, Europe).

Le programme du Conseil National de la Résistance en 1945 était le plus à gauche que la France ait connu.

En France, un parti politique qui ne pèse pas sur l’élection présidentielle n’existe pas.

 Au sein du PS, quel sera le résultat de Laurent Fabius dans le vote des militants ? S'il n'est pas candidat, le vote NON socialiste du 29 mai risque de se retrouver orphelin. Dans ce cas, il faudra réfléchir, voir le rapport de forces fin 2006. Le MRC sera-t-il capable de peser ?…

 

 

  Il nous faut tirer du MRC le meilleur. Nous n’avons pas de désaccords sur le fond entre nous. La question de l’équipe de direction est importante. Elle devra travailler « collectif », sinon rien n’est possible. Georges Sarre et Jean-Luc Laurent doivent être tous les deux aux responsabilités principales. Pour ma part, je m’impliquerai davantage.

En 2002, la liste de mes désaccords avec Jospin était longue ! Il m’a fait porter le chapeau. C’était plus facile que de remettre en cause la direction du PS.

Il n’y a aucune raison que nous disparaissions. Nous méritons d’exister, cent fois plus que d'autres ! Comme l’écrivait Victor Hugo, « vivre, c’est lutter ». 

 Les trois mots clés sont : unité, responsabilité, rassemblement.

MOTION D’ORIENTATION

 Le MRC doit se mettre en ordre de bataille. Il doit d’abord porter son message et rien que son message pour se faire entendre de la gauche et du pays.

 L’élaboration d’une plate-forme commune avec d’autres partis de gauche n’a de sens que si c'est sur la base d’un accord politique ; des primaires peuvent être organisées afin que les sympathisants de gauche eux-mêmes départagent les candidats. Ces primaires favoriseront, si elles sont organisées, une mobilisation politique et feront bouger les lignes.

 Des groupes de travail peuvent être constitués entre partis de gauche. Des assises régionales ou départementales de la gauche peuvent être réunies, de préférence avant le mois de juillet 2006. Ces débats permettront de cerner les enjeux de la présidentielle et des élections législatives de 2007.

 Il ne s’agit pas seulement de gagner les élections mais de faire que les solutions que la gauche propose répondent aux attentes que les électeurs ont manifestées le 29 mai 2005 et aux défis auxquels le pays doit faire face dans un monde livré à la dictature du capital financier.

 

 

Une profonde réorientation de la construction européenne s’impose par la renégociation des traités (statut de la Banque Centrale européenne notamment). En tous domaines, un gouvernement de gauche devra agir pour rompre avec le cours d’une mondialisation financière qui fait fi des intérêts du monde du travail.

 

 

 

Tout devra être fait pour remettre en marche le modèle républicain sur la base des fondamentaux que la gauche doit se réapproprier : nation républicaine conçue comme articulation du particulier et de l’universel, souveraineté populaire et nationale, itoyenneté comme ensemble indissociable de droits et de devoirs. Ecole ayant pour mission la transmission du Savoir et la formation de l’esprit critique, inséparable de celle du citoyen ; laïcité de l’Etat, refus des communautarismes, volontarisme républicain pour donner aux jeunes nés de l’immigration toutes leurs chances, droit à la sûreté garanti à tous, Etat modernisé garant du long terme, services publics performants équilibrant le marché, décentralisation républicaine et solidaire, respectueuse de l’unicité de la loi.

Politique industrielle s’appuyant sur la priorité donnée à la formation et à la recherche. Politique énergétique soucieuse de l’indépendance et de l’environnement (limitation de l’émission de gaz à effet de serre). République sociale fondée sur le travail et le mérite, solidarité active vis-à-vis des plus démunis. Défense et modernisation de la Sécurité sociale, fût-ce au prix de prélèvements accrus.

En politique étrangère la France doit rester une grande puissance politique capable d’œuvrer à la construction d’un monde multipolaire, d’une Europe indépendante et d’une réelle priorité accordée aux pays du Sud (Afrique notamment). Pour cela, elle maintiendra l’indépendance de sa défense et de sa diplomatie.

D’ici la fin de l’année 2006 de nombreux aléas peuvent se produire. Le MRC doit donc se préparer à l’hypothèse où il devra soutenir un candidat, de préférence issu de ses rangs. Une Convention Nationale, réunie avant décembre 2006, déterminera la position du Mouvement. Sans attendre des candidats aux élections législatives seront proposés par les instances départementales à l’investiture du prochain Conseil National.    

 

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28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 16:25

Le début d’un processus de refondation de la gauche ?

 Cette rencontre aura peut-être une importance historique si elle est le début d’un processus de re-fondation et de rassemblement de la gauche autour d’un projet alternatif aux politiques néo-libérales. Au-delà des péripéties qui l’ont précédée, constatons que le MRC est réintégré dans le jeu par un PS dont le centre de gravité a glissé vers la gauche sur quelques points importants, liés à la synthèse du congrès du Mans. Le NON du 29 mai commence à produire ses effets. Mais tout reste à faire.

 

A l’issue de cette première réunion, les points d’accord sont peu nombreux : 

mobilisation unitaire contre le CPE et la politique de l’emploi, mais le MRC n’a pas obtenu dans

l’immédiat que l’on propose une autre politique,

mise en place d’une structure de liaison pour riposter à la politique de la droite,

création d’un comité national pour organiser le débat citoyen sous forme de rencontres

publiques au cours desquelles seront présentées les propositions alternatives pour 2007.

 

Enfin, les faucheurs OGM, condamnés lourdement, ont eu le soutien de tous les participants, c’est-à-dire les cinq partis (PS, PRG, MRC, Verts, PCF) et les cinq autres organisations : la Gauche républicaine et le Mouvement pour une Alternative Républicaine et Sociale (qui soutenaient Chevènement en 2002), Alternative citoyenne (proche du PCF), les Alternatifs et Régions et peuples solidaires (autonomistes, proches des Verts).   

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28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 09:04

Manifestation le 11 février à Laval contre le projet de directive Bolkestein, organisée par le collectif 53 des organisations signataires au niveau national.

 Georges Minzière et Michel Sorin représentaient le MRC à la réunion du collectif, le 2/02/06 à Laval, animée par Jacques Omnès, au titre du « collectif mayennais pour une Europe sociale, solidaire, démocratique et pacifique ».

 

Les autres organisations signataires sont : ATTAC, Confédération paysanne, le syndicat enseignant FSU, la LCR, le PCF, Pour une République Sociale, la CGT, l’Union syndicale Solidaires, les Verts. 

 Il s’agissait de préparer la présence militante dans les rues de Laval le 4 février annonçant la manifestation du 11 février d’une part, et le déroulement de celle-ci d’autre part.  

 Jacques Omnès a présenté le projet de programme de l’après-midi du 11 février : 

d’abord, un récital de 5 chansons composées par lui sur des airs connus : Monsieur Chirac avait promis… sur l’air de la Carmagnole. La complainte de Frits Bolkestein… sur l’air de la complainte de Jean Quémeneur. Il court, il court Bolkestein… sur l’air de Il court, il court le furet. La tactique de Bolkestein… sur l’air de la tactique du gendarme. C’est la directiv’ Bolkestein… sur l’air du petit bout de la queue du chat –F Jacques).

 puis une animation autour de la statue d’Ambroise Paré et la pose de papiers pour fleurir les arbres (de l’hiver- libéral   au printemps - social), ensuite, un défilé en chantant vers la préfecture et, à 17h, la réception, par la directrice de cabinet du Préfet, de dix délégués, dont Michel Sorin pour le MRC. 

 

Une quarantaine d’organisations ont signé, au niveau national, l’appel de mobilisation unitaire contre le projet de directive Bolkestein. Ce projet de libéralisation des services au sein du marché intérieur européen sera examiné par le Parlement européen le 14 février à Strasbourg.

Le texte initial de la Commission européenne, du nom du commissaire néerlandais Frits Bolkestein, introduisait le « principe du pays d’origine (PPO) », dans l’esprit de l’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS) adopté par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Le PPO, c’est le respect de la législation du pays d’origine par un prestataire de services.                                  

Ce projet avait provoqué des réactions virulentes, qui n’ont pas été sans conséquences sur le rejet du traité constitutionnel européen le 29 mai. Il était, en effet, l’illustration parfaite de la volonté néo-libérale de dumping social et fiscal (tirer l’Europe vers le bas).                                       

 Des amendements en cours, en vue du vote du Parlement européen le 16 février, vont modifier le texte (suppression du PPO) contre l’avis des plus libéraux, mais sans rendre le texte acceptable pour autant. A suivre…

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27 juillet 2006 4 27 /07 /juillet /2006 21:29

Les points essentiels de la réunion du Conseil national 

Principales décisions :

 Une résolution du Conseil national a été adoptée (voir ci-après).

 

Création d’une université permanente du MRC (responsable : Patrick Quinqueton).

Fixation des prélèvements nationaux 2006 sur les cotisations et dons (dans le cadre des dispositions fiscales en vigueur) : 33 € sur chaque cotisation (au lieu de 40 € ces deux dernières années), 25 € pour  les jeunes (< 25 ans) ; retenue de 10% des dons.

Congrès avancé de novembre à avril (31 mars, 1er et 2 avril 2006 à Paris) afin de mettre le MRC en ordre de marche, peser sur le projet présidentiel (avril-mai 2007), désigner nos candidats aux élections législatives (juin 2007) et les chefs de file aux élections municipales (mars 2008), tout cela dès le premier semestre 2006. 

 

Intervention de Jean-Pierre Chevènement :

 La France vit une vraie crise sous des formes multiples.

 

C’est une crise sociale dure et longue, avec chômage de masse, désindustrialisation (les entreprises s’éteignent les unes après les autres).

Elle est due à des choix « européistes » des gouvernements de droite et de gauche, acceptant la mise en œuvre du « consensus de Washington » sous l’autorité de la Commission européenne, de l’OCDE et de l’OMC : monnaie forte, mondialisation libérale déséquilibrée (sans défense), perte de confiance dans la France.

C’est d’abord une crise nationale : les élites ne croient plus en l’avenir, alors qu’en dehors de l’Europe continentale, il y a un regain de l’affirmation des nations (Grande-Bretagne, Inde, Chine…).

 En Europe, les horreurs sans nom des deux guerres mondiales ont débouché sur l’idée européenne avec la volonté de marginaliser les nations, sous l’influence de Jean Monnet, dans la perspective d’Europe fédérale. Même Jacques Delors ne croit plus à celle-ci, car elle n’est pas compatible, à court et moyen termes, avec la démocratie (compte tenu du nombre et de la diversité des peuples européens).

 On confond volontiers nation et nationalisme, lequel est effectivement malsain (le pangermanisme, à l’origine de la première guerre mondiale, puis de la seconde, en est une forme extrême).

 Pour nous, la nation est vue dans une optique universaliste, avec des possibilités de coopération entre nations et, même, de gestion de compétences déléguées démocratiquement par les nations (ce que nous proposons pour réorienter l’Europe).

 Candidature de Jean-Pierre Chevènement à l’élection présidentielle ? Il répond :

 

 

 

Aujourd’hui, les conditions n’existent pas pour cette candidature. Mais, fin 2006, si le candidat PS ne proposait pas un véritable changement, le désarroi des électeurs laisserait un espace pour une candidature républicaine, de gauche. Il faut penser le progrès en France pour 30-40 ans, afin de redonner confiance au pays.

Le congrès du MRC devra contribuer à créer un rapport de forces : fermeté sur le fond, ouverture pour permettre le rassemblement. Sans ce rapport de forces, le MRC ne pourra présenter un candidat.

Résolution du Conseil National – 18 décembre 2005

Les Conseillers Nationaux du Mouvement Républicain et Citoyen, réunis en Conseil National ce jour, ont adopté la résolution suivante.

  Une mondialisation libérale et déséquilibrée conduit à la déconstruction républicaine de la France. Notre société subit :  Une désindustrialisation accélérée, un chômage de masse, la précarité, le développement de la pauvreté, l’accroissement des inégalités sociales ; Le discrédit des pouvoirs publics et des partis dits « de gouvernement », engoncés dans une impuissance consentie vis-à-vis du capitalisme financier mondialisé et de l’Empire américain, qui étendent leur domination sur le monde via le dollar, l’O.M.C. le F.M.I., et le conditionnement idéologique. De cette domination, l’Europe intégrée, libérale et atlantiste, est le relais ; La perte du sentiment d’appartenance à la même Nation citoyenne, la France étant la cible permanente de campagnes de repentance à répétition, souvent outrancières, et privant notre peuple de la raisonnable confiance en soi dont elle a besoin pour construire son avenir ; la hiérarchie de l’Education Nationale renonce trop souvent à transmettre des principes civiques et moraux.

 La dégradation de la  situation économique et sociale pèse sur la vie quotidienne des citoyens, et détruit la cohésion de la société. Le discrédit de l’Etat aggrave la perte des repères républicains. L’effacement voulu de la Nation génère le délitement du lien civique et social.

 Cette situation ne peut que faire le lit des tentations communautaristes.

 Il est décisif que la crise sociale et nationale où se débat le pays depuis déjà très longtemps puisse trouver une issue républicaine. Le MRC entend conjurer le risque d’une radicalisation à droite et préparer une issue républicaine. Le MRC portera ce sursaut à travers son projet et ses prises de positions, pour une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Une République en actes. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : il faut remettre en marche la République que nos élites ont mise en panne.

 Le MRC mettra ce projet au cœur du débat qu’il souhaite conduire avec toute la Gauche, à travers des Etats-Généraux, auxquels il appelait dès le 30 mai 2005, idée qui semble peu à peu faire son chemin. Il affirme d’ores et déjà sa volonté de peser sur les échéances électorales de 2007-2008, à commencer par la présidentielle.

 Le Conseil National a décidé, en vue de mettre le parti en ordre de bataille, de tenir son congrès statutaire du vendredi 31 mars au dimanche 2 avril 2006.

 

 

 

 

 

Pour se mettre en ordre de marche le MRC décide :  d’adopter son projet, en discussion depuis l’Université d’été de Perpignan de se faire entendre lors de l’élection présidentielle de désigner ses candidats aux élections législatives de désigner ses chefs de file aux élections municipales.

 Le congrès d’avril entamera ce processus qui devra être conduit à son terme avant la fin juin. Plus que jamais, la Gauche et  France ont besoin de l’exigence républicaine que porte le MRC et autour de lui une mouvance citoyenne toujours plus large. Ils seront aux rendez-vous de 2007 et 2008.

 

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