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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 22:08

 

Selon les nouveaux statuts, une fédération inter-départementale est créée

 

Le 27 juin 2015, à Nantes, le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) a mis en œuvre les décisions de son congrès (13-14 juin 2015) sur les départements de la région des Pays de la Loire (Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe, Vendée).

Les comités départementaux sont désormais rassemblés au sein d'une fédération inter-départementale au niveau régional, dirigée par un bureau de cinq membres, dont la composition est la suivante :

- Premier secrétaire : Michel Sorin (Mayenne), ancien conseiller régional des Pays de la Loire, ancien maire de Saint-Berthevin,

- Secrétaire aux relations extérieures et aux élections : Bruno Chevalier (Loire-Atlantique), 
- Secrétaire à l'organisation territoriale : Daniel Salé (Maine-et-Loire), 

- Trésorier : Jean-Luc Pirovano (Loire-Atlantique), 

- Membre de droit : Christine Meyer (conseillère municipale de Nantes, membre du Conseil régional des Pays de la Loire). 

Voir Renouvellement des instances départementales sur le blog du MRC44

 

Cet article est le 41ème sur ce blog dans la catégorie MRC 53 et Pays de la Loire

Autour de Michel Sorin (de gauche à droite) : Christine Meyer, Daniel Salé, Bruno Chevalier et Jean-François Lajeunesse (44)

Autour de Michel Sorin (de gauche à droite) : Christine Meyer, Daniel Salé, Bruno Chevalier et Jean-François Lajeunesse (44)

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 22:43

 

Joël Mekhantar : la motion 3 donne du sens à nos engagements républicains

 

Le congrès 2015 du MRC aura lieu à Paris les 13 et 14 juin. Le Mouvement Républicain et Citoyen a enregistré trois motions (textes d'orientation avec leurs signataires, pour lesquels les adhérents votent lors des congrès locaux), ce qui donne un parfum d'incertitude à ce congrès, pour la première fois depuis la fondation du MRC en 2003.

A la suite de la publication du récapitulatif des articles parus en mai sur le blog du MRC 53, un ancien adhérent, professeur de droit public à l'université de Dijon, a fait savoir son avis personnel sur les motions, à partir du résumé qui en a été fait.

Voir (24 mai) : Congrès MRC 2015 : résumé des motions pour le vote des adhérents

 

Joël Mekhantar explique pourquoi il voterait pour la motion 3 - voir motion 3 (Prod'homme, Lettron, Sorin) s'il était membre du MRC, à jour de ses cotisations.

J'ai lu avec intérêt les résumés des textes des trois motions présentées au prochain Congrès du MRC et dont un camarade du 71 présent au Mont Beuvray m'a parlé.

Si j'étais un militant à jour de cotisation, je voterais la motion 3 qui est celle qui donne un sens concret à nos engagements républicains. En effet cette motion semble être la seule à reparler du pouvoir des citoyens et non pas de leurs élus (si mal élus).

A défaut de proposer un projet pour démocratiser la République, l'ensemble du système représentatif à tous les niveaux - politique ou syndical, avec des élus sans électeurs - sera de plus en plus discrédité, ou délégitimé.

Pourtant ni au MRC, ni dans le reste des forces de progrès cette nécessité de reparler du pouvoir des citoyens n'apparaît. Certes il y a eu quelques belles tentatives de Montebourg chez les socialistes avec la C6R lorsqu'il s'occupait encore de politique, et chez Mélenchon avec le M6R qui peine à s'affirmer. Mais à ce jour il n'y a rien de lisible. Aussi c'est une bonne chose d'en reparler dans la motion 3.

Je pense que la démocratisation des institutions n'est pas un simple thème de débat qu'il faut par convenance présenter à chaque échéance dans les partis républicains des forces de progrès. C'est le sujet, l'outil qui permettra de traiter des autres sujets. Si les citoyens ne contrôlent pas les institutions, ils se trouveront soumis aux forces de l'argent qui finissent toujours par corrompre ceux qui exercent un pouvoir sans contrôle direct du peuple souverain.

Sur les 92 articles initiaux de la Constitution de 1958 approuvés par le Peuple souverain, à l'exception de 30 articles, plus des deux-tiers des dispositions constitutionnelles ont été abrogés ou modifiés sans les citoyens, voire contre eux ! Comment ne pas voir ce détournement du pouvoir constituant dérivé à des fins d'élaboration d'une Constitution nouvelle à plus des deux-tiers différente de la Constitution d'origine en ayant escamoté le Peuple, passé par pertes et profits d'un régime qui n'est plus vraiment démocratique.

Après on s'étonnera que les gens ne viennent plus voter ! On se souvient du référendum de 2005 : votez braves gens ! Nous avons les moyens constitutionnels de contourner votre vote !

Ne pas démocratiser la République, c'est donner les moyens aux forces d'extrême droite d'être légitimes à se revendiquer du pouvoir du peuple. C'est donner du crédit à ceux qui scandent  "Le Pen - Le Peuple". Contre ce danger réel, il ne faut pas avoir honte d'affirmer "La République pour tous, la République par tous, la République partout".

Démocratiser la République pour redonner le pouvoir aux citoyens reste le seul moyen de faire gagner nos idées en faisant reculer celles du libéralisme et du "fascisme tranquille" qui gagnent des voix, élections après élections, en suivant la courbe du chômage. Le progrès électoral des forces des droites résulte moins de l'incapacité du Gouvernement à améliorer la situation économique et sociale du pays que de son incapacité à démocratiser nos institutions pour donner enfin au Peuple souverain le moyen de gouverner.

Il ne s'agit pas de remettre en cause les élus mais de donner aux citoyens, à tous les niveaux de la décision politique (citoyen-constituant, citoyen-législateur, citoyen-délibérant territorial) les moyens de s'approprier des questions qu'ils estiment devoir être tranchées par eux-mêmes. Ce n'est pourtant pas très compliqué, nous avons encore beaucoup à apprendre de nos voisins suisses !

Bonne chance et bon Congrès.

Cet article est le 169ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 18:07

 

Congrès MRC 2015 et interventions d'élus MRC, principaux titres

Au début de chaque mois, je reprends les titres des articles parus le mois précédent sur ce blog (voir Titres des articles du mois précédent).

Depuis 2006, 2790 articles - classés en 50 catégories - ont été publiés sur ce blog.- en comptant les récapitulatifs mensuels. 

Rappel : Articles parus en avril 2015 sur le blog du MRC 53

Titres des articles parus en mai 2015 sur http://mrc53.over-blog.com

Crise ukrainienne : Chevènement veut faire de la Russie un partenaire (31 mai)

Les députés MRC à leurs collègues : le déni du 29 mai 2005 doit cesser (31 mai)

29 mai 2005 : le NON du peuple français était visionnaire et déterminé (29 mai)

Congrès MRC 2015 : le MRC 53 pour la motion 3 (Prod'homme-Sorin) - (28 mai)

Congrès MRC 2015 : pourquoi voter la motion 3 (Hugo Prod'homme) - (27 mai)

Congrès MRC 2015 : motion 3 (Prod'homme, Lettron, Sorin) - partie 4 (26 mai)

Congrès MRC 2015 : motion 3 (Prod'homme, Lettron, Sorin) - partie 3 (25 mai)

Congrès MRC 2015 : motion 3 (Prod'homme, Lettron, Sorin) - partie 2 (25 mai)

Congrès MRC 2015 : motion 3 (Prod'homme, Lettron, Sorin) - partie 1 (25 mai)

Congrès MRC 2015 : résumé des motions pour le vote des adhérents (24 mai)

Congrès MRC 2015 : les adhérents votent pour l'une des trois motions (21 mai)

Nous, citoyens, pouvons faire émerger un rassemblement politique (19 mai)

Le professeur d'économie Dominique Plihon (ATTAC) critique Macron (18 mai)

La Grèce se bat pour que sa dignité soit reconnue par ses partenaires (17 mai)

Congrès MRC 2015 : le 1er congrès non piloté par JP Chevènement (16 mai)

Respect du principe de laïcité : l'intervention de MF Bechtel (députée) - 15 mai)

La laïcité, une originalité française, expliquée par Claude Nicolet (MRC) - (14 mai)

Congrès MRC 2015 : le débat d'orientation se fera autour des 3 motions (12 mai)

Cet article est le 82ème paru sur ce blog dans la catégorie Titres des articles du mois précédent

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 22:29

 

L'enjeu est la capacité de l'Europe à s'affirmer comme un acteur indépendant

 

« La russophobie médiatique s'apparente relève d'un formatage de l'opinion comparable à celui qui avait accompagné la guerre du Golfe en 1990-1991. Cette mise en condition de l'opinion repose sur l'ignorance et l'inculture s'agissant des réalités russes contemporaines, quand ce n'est pas sur une construction idéologique manichéenne et manipulatrice ».

Cette citation renvoie à l'excellent texte de Jean-Pierre Chevènement, publié dans le numéro de juin 2015 du Monde Diplomatique. Voir Crise ukrainienne, une épreuve de vérité

Les dirigeants occidentaux ont boycotté les cérémonies du 70e anniversaire de la Libération à Moscou, sous le prétexte de la crise ukrainienne. Afin de résoudre ce conflit, M. Jean-Pierre Chevènement avait rencontré M. Vladimir Poutine le 5 mai 2014, à la demande du président français. Il décrit ici le chemin qui a conduit à la défiance, et dessine les moyens d’en sortir.

APERÇU

Décidée fin 1991 par Boris Eltsine, président de la Russie, et par ses homologues ukrainien et biélorusse, la dissolution de l’Union soviétique s’est déroulée pacifiquement parce que son président, M. Mikhaïl Gorbatchev, n’a pas voulu s’y opposer. Mais elle était grosse de conflits potentiels : dans cet espace multinational, vingt-cinq millions de Russes étaient laissés en dehors des frontières de la Russie (qui comptait 147 millions d’habitants au dernier recensement de 1989, contre 286 millions pour l’ex-URSS), celle-ci rassemblant au surplus des entités très diverses. Par ailleurs, le tracé capricieux des frontières allait multiplier les tensions entre Etats successeurs et minorités (Haut-Karabakh, Transnistrie, Ossétie du Sud, Abkhazie, Adjarie, etc.). Beaucoup de ces Etats multiethniques n’avaient jamais existé auparavant. C’était notamment le cas de l’Ukraine, qui n’avait été indépendante que trois ans dans son histoire, de 1917 à 1920, à la faveur de l’effondrement des armées tsaristes.

 

L’Ukraine telle qu’elle est née en décembre 1991 est un Etat composite. Les régions occidentales ont fait partie de la Pologne entre les deux guerres mondiales. Les régions orientales sont peuplées de russophones orthodoxes. Les côtes de la mer Noire étaient jadis ottomanes. La Crimée n’a jamais été ukrainienne avant une décision de rattachement imposée sans consultation par Nikita Khrouchtchev en 1954. La tradition de l’Etat est récente : moins d’un quart de siècle. Les privatisations des années 1990 ont fait surgir une classe d’oligarques qui dominent l’Etat plus que l’Etat ne les domine. La situation économique est très dégradée ; l’endettement, considérable.

L’avenir de l’Ukraine - adhésion à l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) ou neutralité - est ainsi inséparable de la reconfiguration des rapports de forces à l’échelle européenne et mondiale.

En 1997, M. Zbigniew Brzezinski écrivait déjà que le seul moyen d’empêcher la Russie de redevenir une grande puissance était de soustraire l’Ukraine à son influence. (…)

 

Il est temps qu'une « Europe européenne » se manifeste. Elle pourrait d'abord essayer de convaincre les Etats-Unis que leur véritable intérêt n'est pas de bouter la Russie hors de « l'Occident », mais de redéfinir avec elle des règles du jeu mutuellement acceptables et propres à restaurer une confiance raisonnable

 

- Voir aussi la vidéo YOUTUBE.COM, publiée le 27 mai 2015, reprenant l'entretien avec Jean-Pierre Chevènementréalisé à l'occasion des deuxième Rencontres du Monde diplomatique des 22 et 23 mai à l'Ecole Normale Supérieure (ENS), Paris :

Jean-Pierre Chevènement - Quels sont les responsables de la crise ukrainienne ?

 

- Rappel (blog Réseau CiViQ, 25 septembre 2014) : Chevènement et les sanctions contre la Russie

 

Cet article est le 201ème paru sur ce blog dans la catégorie CHEVENEMENT

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 20:35

 

Rejeter le traité transatlantique pour défendre l'intérêt des peuples européens

 

Nous vivons une crise démocratique qui aurait pu être évitée si les partis au pouvoir avaient su tenir compte du résultat du référendum du 29 mai 2005 (54,5 % des votants contre la ratification du traité constitutionnel européen). Or, d'un commun accord, UMP et PS ont franchi la ligne blanche en tenant pour nul le vote des Français et en acceptant, en février 2008, de ratifier le traité de Lisbonne - qui reprenait pour l'essentiel le même texte - par la voie parlementaire.

Rappel : 29 mai 2005 : le NON du peuple français était visionnaire et déterminé (29 mai 2015)

 

Les trois députés du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC)* ont adressé une lettre à leurs collègues de l'Assemblée nationale, dans laquelle ils constatent que "faute d’avoir été écouté, le peuple français se tourne vers des apprentis sorciers", et notamment le FN. Mais ils ouvrent aussi des perspectives en appelant leurs collègues à se mobiliser aujourd'hui contre le traité transatlantique qui "ne peut être accepté, écrivent-ils, les yeux fermés par notre gouvernement et notre Parlement."

* Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne, Christian Hutin, député du Nord et Jean-Luc Laurent, député du Val-de-Marne.

 

Cette lettre est reproduite sur le site de Marianne (30 mai 2015) sous le titre : 29 mai 2005 – 29 mai 2015 : et maintenant ?

 

Chers collègues,

Le 29 mai 2005, le peuple français dans sa majorité disait « non » au projet de Constitution européenne. Dix ans après, la portée de ce vote crève les yeux.

D’abord, par la justesse du diagnostic populaire. A travers la mobilisation d’un électorat à la fois progressiste et républicain, majoritairement composé de jeunes actifs, s’exprimait le rejet d’une Europe dans laquelle ni la démocratie, ni la prospérité n’avaient trouvé leur compte.

Prémonitoire, cet avis de tempête l’était effectivement. Depuis 2005, la crise aidant, l’affaissement de nombreuses économies européennes, l’incapacité de ses institutions à donner un projet d’avenir à l’Union européenne, la grave crise de l’euro qui n’est pas terminée, tout cela questionne en profondeur le projet européen lui-même.

Qui pourrait feindre de ne pas voir les conséquences de ces dérives ? Les tendances centrifuges, souvent contradictoires, qui travaillent des Etats membres de l’UE (Grèce, Royaume-Uni, Europe du Nord, demain peut-être l’Espagne), n’existeraient pas sans la panne du projet européen. De même d’ailleurs, la conscience par l’Allemagne de sa position dominante fonde une nouvelle politique d’intérêt national bien loin de la « solidarité européenne », branche morte à laquelle on ne s’accroche plus que par peur du vide.

 

En France, cette tendance centrifuge est incarnée par le Front national. Il est inutile de rappeler combien la progression de ce parti doit à ses choix anti-européens. Mais il est juste aussi de constater que le détournement de la volonté populaire n’a pas été pour rien dans ce succès. En votant le traité de Lisbonne, la classe politique et notamment les grands partis de gouvernement ont assumé une responsabilité politique très lourde.

C’est bien parce que cette même classe politique ne veut pas poser le problème européen dans les bons termes qu’elle laisse un boulevard au Front national, lequel pose ce problème dans les mauvais termes.

Seul le diagnostic est juste : l’abandon de la Nation, renforcé par la mondialisation, est organisé par l’Europe contre les peuples au détriment de la prospérité. Mais le Front national ne fait qu’alimenter de faux espoirs. Il n’offre aucune alternative quant à ce que pourrait vraiment devenir l’Europe : une Europe démocratique, progressiste, respectueuse des souverainetés, ce qui ne l’empêche nullement de coopérer étroitement dans de grands projets d’avenir. Les solutions du Front national sont irresponsables. Mais le danger est là. Faute d’avoir été écouté, le peuple français se tourne vers des apprentis sorciers.

 

Et maintenant ? Dix ans après le déni infligé par le Congrès à la souveraineté populaire, il n’est plus temps de se morfondre. Il est temps pour une classe politique dont l’opinion publique se méfie et, au besoin se venge, de redresser la tête. Une occasion lui est donnée aujourd’hui de le faire.

Le traité transatlantique négocié en lieu et place des Etats par une Commission européenne tout acquise à la domination américaine ne peut être accepté les yeux fermés par notre gouvernement et notre Parlement. Car de quoi s’agit-il réellement ? D’offrir aux Etats-Unis un complément au Trans-Pacific Partnership (TPP)  lancé en 2011 permettant à ce pays d’assurer son hégémonie des deux côtés du monde. Simultanément, nous sommes au cœur de l’offensive des grandes firmes internationales pour s’affranchir de ce qui reste de la tutelle des Etats. L’agriculture, l’industrie, la santé, les services publics, la défense même, tout est dans le paquet. L’alignement total de l’Europe sur l’ordre libéral s’achèvera avec la possibilité de permettre aux grands groupes multinationaux de contester devant les tribunaux de leur choix ce qui restera de la réglementation des Etats. Ce serait rendre définitivement impossible « l’Europe européenne », ce continent qui pourrait faire briller dans le monde un modèle différent,  fondé sur ses grandes conquêtes sociales, technologiques et culturelles.

Ensemble, ne renonçons pas. Appelons l’exécutif et le législateur, chacun dans le cadre ses compétences, à veiller de la manière la plus active à ce que les intérêts du peuple français et des peuples européens ne soient pas une fois encore foulés aux pieds.  

Voilà un projet qui rassemblerait les Français. Il devrait parler à tous ceux qui, de bonne foi, ne veulent pas l’abaissement de notre continent, pas plus que celui de notre pays. Quel message ce serait pour un peuple en perte de repères !

 

Voir aussi (Claude Nicolet) : - 29 mai 2005-29 mai 2015, la République piégée et confisquée

- (Francis Daspe, l'Humanité, 26 mai 2015) : La gauche et le trou noir du 29 mai

- (Coralie Delaume , 29 mai 2015) : Référendum volé de 2005 : joyeux anniversaire à tous les démocrates !

 

Cet article est le 139ème paru sur ce blog dans la catégorie France et Europe

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 22:35

 

La méthode communautaire et la stratégie fédéraliste sont dans une impasse

 

Le NON retentissant (à 54,5%) du peuple français à la ratification du traité constitutionnel européen, le 29 mai 2005, fut l'un des hauts faits de l'histoire de France. Nous en étions conscients, comme le montre le communiqué de presse du MRC 53, publié le lendemain du référendum. Voir Bilan du référendum européen 2005 - MRC 53

C’est une véritable performance électorale que les Français ont réalisée le 29 mai en refusant de ratifier le traité institutionnel, qualifié abusivement de « Constitution européenne ». 

Ce NON retentissant restera dans l’histoire comme la première intrusion des peuples dans la construction européenne et le début de la résistance populaire au néo-libéralisme en Europe. 

Enfin, l’Europe va entrer de plain-pied dans le débat politique national, ce qui n’était pas le cas en 2002 lors de la calamiteuse élection présidentielle sans débat, dominée par le verrouillage Chirac-Jospin. 

La gauche a manqué de lucidité, puis de courage politique, dans les années 1980 et surtout 1990, face à la dérive néo-libérale des institutions communautaires européennes. Sa politique s’est limitée à l’accompagnement de la mondialisation. 

 Le 29 mai ouvre de nouvelles perspectives pour la gauche.  

Il lui faut être fidèle à ses principes, à ses valeurs, et faire preuve d’imagination et de détermination afin de bâtir un projet répondant aux attentes citoyennes et apte à rassembler les énergies populaires.

C’est le début de la reconquête du pouvoir, un peu comme dans les années 1970, lorsque les socialistes se sont rassemblés autour d’un projet fédérateur.

On parlait alors de changer la vie et de rompre avec la logique capitaliste.  Il s’agit aujourd’hui de refonder la gauche sur des bases républicaines et de ne pas décevoir l’espérance du peuple, quand elle sera aux responsabilités aux niveaux national et européen.

 

Dix ans après, l'urgence de repenser l'Europe va finir par s'imposer, du moins peut-on l'espérer. Mais nous n'y sommes pas, comme l'écrit Jean-Pierre Chevènement dans une Tribune publiée par le quotidien La Croix ce 29 mai 2015. Voir Une décennie après, repenser l'Europe

Le rejet du projet de traité constitutionnel européen par le peuple français, par 55 % des suffrages exprimés, a exercé sur le gouvernement français un effet de tétanie jusqu’à l’élection présidentielle de 2007. Il est vrai aussi que le camp du non n’a pas su proposer une alternative sérieuse, faute que son candidat naturel, Laurent Fabius, se soit porté candidat à l’élection présidentielle de 2007. 
Candidat à l’élection présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy prétendait surmonter la difficulté par un « court traité ». En fait, le traité de Lisbonne, adopté en 2008 quand il fut élu président, a repris la quasi-intégralité du texte du « projet de traité constitutionnel », répondant ainsi au vœu exprimé par Angela Merkel d’en voir préservée « la substance ». Un Congrès fut réuni à Versailles pour adopter à la majorité des deux tiers la révision constitutionnelle nécessaire. Il faut le dire : ce véritable déni de démocratie n’a été rendu possible que par l’accord de l’UMP et du PS, et d’abord de leurs chefs. 

Or, c’était bien le manque de démocratie des institutions européennes qui était la principale motivation des partisans du non. Le message était clair : il n’y a pas de démocratie qui vaille en dehors d’un puissant sentiment d’appartenance que la France suscite mais que l’Europe – qu’on le déplore ou qu’on s’en félicite – ne suscite pas. 
Le déni de démocratie qu’a constitué le traité de Lisbonne ne pouvait qu’en aggraver la crise. Nous y sommes. Quel parcours chaotique depuis dix ans ! Crise économique de 2009, crise de l’euro depuis 2010, traité budgétaire européen coercitif en 2012 dépouillant les Parlements du cœur de leurs prérogatives, signé par Nicolas Sarkozy en mars et adopté tel quel en octobre sans avoir été renégocié. Sous la pression de la Commission européenne, le chef du gouvernement italien et le président grec sont remplacés. 
En 2015, la Grèce vote Syriza mais Bruxelles et Berlin, « les puissances décisionnaires », restent sourdes à l’expression de la volonté populaire. « Il n’y a pas de démocratie, déclare le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, en dehors des traités européens. » Par ailleurs, la crise ukrainienne, parfaitement évitable, aboutit à un conflit qui dresse l’Europe contre la Russie, inféodant ainsi durablement la première aux États-Unis. La sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne (le « Brexit ») fera l’objet d’un référendum en 2016 ou 2017. 
Le centre de gravité de l’Europe s’éloigne ainsi toujours plus vers l’est, loin de la France et de ses intérêts fondamentaux. 
Cette impasse impose que la construction de l’Europe soit, pour l’avenir, entièrement repensée. Pour renouer avec la démocratie, il faut à la fois un objectif et une méthode. 
Un objectif : « L’Europe européenne » qu’appelait jadis de ses vœux le général de Gaulle, alliée mais non vassale des États-Unis, bref maîtresse de ses décisions. 
Une méthode : la démocratie et par conséquent la méthode confédérale, s’appuyant sur les nations où vit la démocratie, et donc à géométrie variable. Une Europe recentrée sur l’essentiel : l’économie, l’emploi, l’industrie, l’énergie, la défense et la politique extérieure. À partir d’un noyau dur : celui de l’Europe originelle à Six mais sans exclusive. 
Si on veut mettre de l’ordre dans la maison européenne, il faut outiller le seul organe légitime – le Conseil européen – pour qu’il puisse donner une impulsion politique continue, ramener la Commission à un rôle d’administration, rapprocher le Parlement européen des parlements nationaux et surtout transformer la monnaie unique en monnaie commune, réservée aux échanges internationaux. 
En réintroduisant de la flexibilité à l’intérieur du système monétaire européen grâce à un SME bis, on redonnera à chaque pays la compétitivité qui était la sienne en 1999. On fera l’économie de dévaluations internes ruineuses et désta­bilisatrices. Au lieu que l’euro fracture l’Union européenne, comme aujourd’hui, une monnaie commune permettra à chaque nation de retrouver un équilibre entre la valeur de sa monnaie et son niveau d’activité. En même temps un signe fort sera donné : le cap de l’unité européenne sera maintenu. 

Enfin, il va de soi qu’une « Europe européenne » doit se faire en partenariat avec la Russie, en faisant de l’Ukraine un terrain de coopération plutôt que d’affrontement. 
Le choix de la méthode confédérale peut aller de pair avec la reprise du legs communautaire dans ce qu’il a d’essentiel : le marché commun et les normes communes qu’il implique. Mais la méthode communautaire, elle, a fait son temps, c’est-à-dire la captation du pouvoir par vingt-huit commissaires que, dans la meilleure hypothèse, personne ne connaît et qui appliquent aveuglément des traités néolibéraux obsolètes et n’expriment en rien une quelconque volonté populaire.

Voir aussi (Jean-Luc Laurent, président du MRC) : 2005-2015 : Bastille ou Versailles

Le 29 mai 2005, les Français choisissaient de dire « non » à la Constitution européenne. Nous célébrons aujourd’hui une grande victoire démocratique contre la fatalité et la résignation, contre la fuite en avant obligée vers le fédéralisme européen, ce qu’on appelle l’européisme. 

Déjugé par le peuple, vaincu, le camp du « oui » n’a jamais cherché à en tirer les conséquences ou à répondre au rejet de la construction européenne libérale. Le camp du « oui » a temporisé un peu et saisi la première occasion pour faire adopter un Traité de Lisbonne en 2008. La méthode retenue pour déjuger le peuple souverain fut celle de la ratification par le Parlement réuni en Congrès à Versailles pour déjuger le peuple souverain : Versailles contre la Bastille. 

L’Europe n’est pas un complot extérieur, à chaque grande étape nous retrouvons des Français aux postes-clefs : Jean Monnet, Jacques Delors, Valéry Giscard d’Estaing… Bercy et Bruxelles vivent en symbiose depuis longtemps. L’Europe n’est pas un complot extérieur mais le champ de bataille d’une impitoyable lutte des classes, bien mise en évidence par le scrutin du 29 mai 2005. 

Depuis la crise des dettes souveraines, le leadership allemand est assumé et le couple franco-allemand n’est plus qu’un fantôme. Nicolas Sarkozy a consacré le suivisme français. Le traité budgétaire TSCG a été négocié à la va-vite pour finir de verrouiller les souverainetés budgétaires nationales. En 2012, la promesse non-tenue de renégociation constitue comme une réplique de la trahison de 2008, moins grave sur le plan des principes mais plus lourdes de conséquences. Depuis trois ans, ce renoncement européen condamne la gauche à décevoir et à mener des politiques contre-nature sous le drapeau de la « modernité » et de la « réforme ». La situation du pays est calamiteuse, celle de la gauche est le simple reflet de cette impasse. 

Le 29 mai 2005, les Français ont porté un coup à l’européisme. On n’entendra pas parler de si tôt de Constitution ou d’Etat européen mais l’adversaire s’est vite rétabli. Le combat continue contre une Europe qui se fait dans le dos des peuples, contre les peuples. Faire avancer l’Europe en 2015 implique de sortir des politiques d’austérité et transformer la monnaie unique en monnaie commune.

Et le courrier des députés MRC, Marie-Françoise Bechtel, Christian Hutin et Jean-Luc Laurent, aux députés au sujet des 10 ans du "non" au traité constitutionnel européen. Voir 29 Mai 2005 29 Mai 2015 Et Maintenant

Cet article est le 138ème paru sur ce blog dans la catégorie France et Europe

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 22:54

 

Sauver la politique en créant un parti de citoyens, républicains de gauche

 

Ce 28 mai, les adhérents mayennais* du Mouvement Républicain et Citoyen étaient réunis en congrès départemental avant le congrès national qui aura lieu les 13 et 14 juin 2015 à Paris.

Ils ont débattu à partir des textes d'orientation (motions) avec les explications de Michel Sorin, responsable MRC 53 et membre du Conseil national.

Rappel : (21 mai) :Congrès MRC 2015 : les adhérents votent pour l'une des trois motions  :

- Motion 1 : « La gauche républicaine - Résister, transmettre, inventer », présentée par Jean-Luc Laurent et le Secrétariat national élargi,

- Motion 2 : « Notre chemin », présentée par Claude Nicolet, Marie-Françoise Bechtel et Christine Meyer,

- Motion 3 : « Le courage d’avancer », présentée par Hugo Prod’homme, Jean-Pierre Lettron et Michel Sorin.

 

C'est la motion 3 qui a emporté les suffrages, à l'unanimité. Voir les arguments en faveur de cette motion : Congrès MRC 2015 : pourquoi voter la motion 3 (Hugo Prod'homme) - 27 mai 2015.

 

Michel Sorin sera délégué du MRC 53 au congrès. Il portera les idées développées dans la motion 3 en recherchant un accord avec les représentants des deux autres motions.

Le but est de mettre le MRC en capacité de jouer un rôle moteur dans la refondation d'une gauche proche du peuple et capable de rassembler les citoyens sur le thème du redressement national, dans le cadre d'une Europe réorientée, respectant la démocratie qui vit dans les nations qui la composent.

La synthèse doit se faire au congrès sur le diagnostic de l'état de la politique en France. Il faut sauver la politique et en discuter avec les citoyens, car la reconstruction se fera avec les citoyens, ce qui est le principe de base de la République.

Les partis ont failli, en s'éloignant des citoyens et en se rapprochant d'une Europe néolibérale. Mais tout n'est pas à jeter dans leurs propositions. Le débat doit avoir lieu avec les organisations de gauche qui partagent le diagnostic du MRC. Sur quelles bases réformer le pays, réorienter l'Europe ? Comment faire une vraie politique sociale, qui respecte la responsabilité des citoyens, et qui réduise effectivement les inégalités sociales, tout en favorisant le développement économique ?

* Rappel de la réunion précédente : voir MRC 53 : débat sur le rôle du MRC afin de peser sur la politique en 2017 (29 avril 2015)

Cet article est le 40ème sur ce blog dans la catégorie MRC 53 et Pays de la Loire

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 22:25

 

On ne peut plus attendre, les citoyens demandent l'alternative républicaine

 

Les congrès départementaux précèdent le congrès national du Mouvement Républicain et Citoyen, qui aura lieu à Paris les 13 et 14 juin 2015. Trois motions sont en compétition. Ce sont les adhérents qui, par leur choix, contribuent à définir l'orientation qui sera donnée au MRC lors des deux prochaines années.

Rappel : (21 mai) :Congrès MRC 2015 : les adhérents votent pour l'une des trois motions  :

- Motion 1 : « La gauche républicaine - Résister, transmettre, inventer », présentée par Jean-Luc Laurent et le Secrétariat national élargi,

- Motion 2 : « Notre chemin », présentée par Claude Nicolet, Marie-Françoise Bechtel et Christine Meyer,

- Motion 3 : « Le courage d’avancer », présentée par Hugo Prod’homme, Jean-Pierre Lettron et Michel Sorin.

Concernant la motion 3, voir le résumé des motions pour le vote des adhérents (24 mai) et le texte de la motion, réparti en 4 articles (25 et 26 mai) : Congrès MRC 2015 : motion 3 (Prod'homme, Lettron, Sorin) - partie 4.

 

Hugo Prod'homme (Nord), premier signataire de la motion 3, a transmis aux autres signataires ce texte dans lequel il indique les arguments qui incitent à voter cette motion.

 

Pourquoi voter et faire voter pour la Motion « Le Courage d'Avancer » ?

 

- Tout d'abord, parce qu'il y a des éléments d'analyse de la situation de notre pays qui sont absents des autres motions, ou trop insuffisamment développées :

La France est devenue une nation désunie. Il existe une rupture profonde en son sein, entre les citoyens, et ce qu'on peut nommer la « communauté politique ». Cette « communauté » se compose évidemment des élites politiques, économiques et médiatiques, mais, beaucoup plus largement, tous les élus (nationaux ou locaux), tous les partis et même tous les syndicats y sont inclus. Ils sont tous désavoués par les citoyens, par le peuple, qui ne voient plus en eux des représentants, mais seulement une « oligarchie » qui se sert avant de servir la Nation.

Cette rupture est visible dans les urnes, évidemment, avec des records d'abstention, et un vote Front National qui est un vote contestataire. Elle est visible également au contact des citoyens, qui ne se sentent souvent plus concernées par les décisions politiques, car ils ne les voient pas comme les décisions de notre nation, mais comme celles des marchés financiers, des technocrates de Bruxelles ou de Bercy, ou encore des « experts » soit-disant indépendants.

Et pourtant, la volonté de changement existe. Le peuple a vu alterner des gouvernements de « droite », de « gauche », mais l'alternative n'est jamais venue ! Et pourtant, cette alternative est présente chez nos concitoyens. Au lendemain du 7 janvier, nous étions nombreux à descendre dans la rue pour défendre des idées communes, simples mais fortes : liberté, égalité, fraternité et laïcité. Ces attentats meurtriers ont rappelé au peuple français pourquoi il s'est organisé en République, et pourquoi ce projet est toujours actuel.

 

- Ensuite, parce que dans les textes qui nous ont été proposés, il est question d'attendre le moment opportun. Celui où, enfin, nous pourrons être écoutés. Ce moment est arrivé ! Il ne faut plus attendre ! Le peuple français demande la République ! Dans une étude d'entretiens réalisés avec un échantillon de français des classes moyennes, ils sont nombreux à demander une alternative républicaine. Avec comme marqueurs forts, notre devise, nos valeurs premières. Mais cette alternative ne viendra pas par le haut ! Ce n'est pas Hollande, ce n'est pas Valls, ce n'est pas Sarkozy qui nous écouteront, au pied du mur. Ce sont les français ! Ce sont les citoyens. Car ces mêmes interrogés n'ont plus aucune confiance en nos élites. Ils demandent même un « coup d'état citoyen ».

La motion Courage d'Avancer porte cette idée que le temps est venu. Que nous ne devons plus attendre, et que notre parti se doit de revenir vers le peuple, lui faire prendre conscience qu'en République, il est souverain. Et pour cela, nous devons en appeler aux citoyens. Car c'est la communauté des citoyens qui sera seule capable de faire revenir la souveraineté du peuple et de la nation. Souveraineté du peuple face au capital, à la richesse, et souveraineté de la Nation face aux technocrates de Bruxelles, et à tous ceux qui veulent imposer aux peuples leurs idées.

Mais pour revenir aux citoyens, nous devons être fiers du projet que nous portons, et de lui être fidèle. Nous devons être fiers de dire que l'intégrisme et le communautarisme doivent être combattus. Nous devons être fiers de dire que l'Ecole doit former des citoyens libres, égaux et émancipés de leurs conditions, de tout dogme et de tout stéréotype. Nous devons être fiers de dire que ce ne sont pas les actionnaires, les créanciers, mais les travailleurs et les forces productives qui doivent maîtriser l'outil de production. Nous devons être fiers de dire qu'avoir la même monnaie que la Lituanie, qui a un salaire minimum de 300€ et un salaire moyen de 3,44€ euros brut de l'heure est inacceptable et intolérable si le marché doit être commun.
Et nous devons être fidèles à ce projet, car nous ne devons plus accepter l'inacceptable sous prétexte qu'il n'y aurait pas d'autres alternatives. Nous reprochons à nos élites de nous asséner cette assertion de Margareth Thatcher, mais nous-mêmes nous l’assénons en nous imposant, encore et toujours, de rester la caution républicaine et souverainiste d'un parti libéral de droite complexé. C'est pourquoi la motion « Courage d'Avancer » propose d'abord de rompre avec la majorité de François Hollande. Parce que nous ne pouvons pas apparaître en quelque point similaire de nos gouvernants, ou des aspirants gouvernants comme Jean-Vincent Placé, Benhamias et consorts... Les français ne pourraient que nous rejeter. Et ils auraient raison de le faire.

 

- Enfin, il faut voter et faire voter pour la motion Courage d'Avancer parce que nous portons l'idée que notre parti peut et doit sortir de l'idée, fataliste, que nous ne sommes là que pour gérer le patrimoine intellectuel de Jean-Pierre Chevènement. Nous ne sommes pas que des avoués qui récolteraient quelques intérêts (quelques strapontins) à gérer, du mieux possible, l'héritage intellectuel et politique de JPC. Car Jean-Pierre Chevènement n'est pas éternel, et que notre Nation lui survivra. Et que ce capital s'éteindra au fur et à mesure que de nouvelles générations de citoyens qui n'ont jamais connu Jean-Pierre Chevènement ministre, ou candidat à la présidentielle, peupleront les bureaux de vote. C'est ici la raison de notre engagement dans ce congrès, et du titre de notre motion. Nous voulons que notre parti avance, et nous voulons lui donner le courage qu'il lui faut.

 

Cet article est le 168ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 16:44

Réviser le fonctionnement interne et fixer un calendrier à l'horizon 2017

Le congrès du Mouvement Républicain et Citoyen aura lieu à Paris les 13 et 14 juin 2015.

 

Rappel : (21 mai) :Congrès MRC 2015 : les adhérents votent pour l'une des trois motions  :

- Motion 1 : « La gauche républicaine - Résister, transmettre, inventer », présentée par Jean-Luc Laurent et le Secrétariat national élargi,

- Motion 2 : « Notre chemin », présentée par Claude Nicolet, Marie-Françoise Bechtel et Christine Meyer,

- Motion 3 : « Le courage d’avancer », présentée par Hugo Prod’homme, Jean-Pierre Lettron et Michel Sorin.

 

Après la 1ère partie de la motion 3 (Prod'homme, Lettron, Sorin) - partie 1,

Et la 2ème partie de la motion 3 (Prod'homme, Lettron, Sorin) - partie 2,

Puis la 3ème partie de la motion 3 (Prod'homme, Lettron, Sorin) - partie 3,

Voici la 4ème et dernière partie de la motion 3 « Le courage d’avancer », présentée par Hugo Prod’homme (Nord), Jean-Pierre Lettron (Hauts-de-Seine) et Michel Sorin (Mayenne).

3. Réviser le fonctionnement du parti

Le fonctionnement interne de notre mouvement, au regard de nos ambitions nouvelles, demande à être revu. Il nous faut permettre aux militants de débattre de nos orientations, et aux nouveaux adhérents de mieux s'y intégrer. En dehors du Secrétariat national, le débat est quasiment inexistant. Notre communication doit être portée à un meilleur niveau, rendue plus claire et efficiente. Nous ne réussissons guère à informer les adhérents des initiatives des militants du parti et à porter nos idées fortes auprès des citoyens.

 

Voici quelques pistes afin de retrouver efficacité et clarté.

 

a) Restructurer le MRC

La restructuration interne du MRC passe par plusieurs points. Nous devons respecter nos statuts, en consacrant les Congrès et les Conventions nationales comme des instances ultimes de décision. Le Conseil national, parlement du parti, doit être plus mobilisé par la direction.

Nous proposons :

- de construire une véritable démocratie interne. Les fédérations et comités doivent tous être en mesure de prendre part au débat, à la discussion avec le Secrétariat National. L’élaboration d’une plateforme intranet nous permettrait de solliciter le plus souvent possible l’opinion des adhérents du MRC ;

- d'associer pleinement les comités locaux et nationaux du MRC à l’action du parti. Le « Citoyen Militant » doit relayer les actions des instances locales (comités, fédérations, unions régionales) et nationales (association des élus, comité jeunes, secteur monde du travail...), et les contributions des militants. Des rencontres régulières entre les représentants de ces instances et le Secrétariat national sont nécessaires à la vie de notre mouvement.

 

b) Repenser notre communication

Le MRC n'est pas suffisamment efficace en matière de communication. Nous restons largement inconnus du grand public. Nous n'évoquons pas suffisamment les actions concrètes que nous avons portées et fait avancer dans les exécutifs locaux ou au sein des différents gouvernements auxquels nous avons participé.

Aussi :

- notre communication globale doit se montrer plus dynamique. Pour défendre efficacement nos positions et les intérêts des citoyens, il faut mettre fin à la tempérance qui nous caractérise depuis trop longtemps et partir à la conquête des médias. Sans présence médiatique, nous n’existons pas dans l'opinion publique, et nous serons incapables, sur le long terme, de porter notre message au peuple. Les tours de passe-passe sémantiques n’ont aucun pied dans la réalité ;

- mettons en avant nos propositions et nos actions passées et présentes. Lorsque nous sommes invités à débattre dans un média, ou lors des interventions à l’Assemblée Nationale, revendiquons notre programme. Il faut mettre en exergue les actions des exécutifs locaux où le MRC est présent et celles de nos précédents ministres.

 

4. Fixer un calendrier pour l’horizon 2017

 

Notre dernière pleine campagne présidentielle remonte à 2002. Pour réitérer, obtenir les 500 signatures requises est difficile, que ce soit par manque de visibilité du MRC, ou que ce soit par lien avec nos alliances politiques.

Pour les présidentielles, le candidat investi ou soutenu devra d'abord avoir une vision de l'avenir, une capacité à fixer les repères, des compétences, ne pas être la femme ou l'homme d'un groupe fermé et bien évidemment disposer de talents d’orateur, de communicant et de charisme, capable de porter ce constat que le MRC, ayant toujours refusé les abandons, est un parti de l'avenir.

Voici quelques pistes que nous proposons pour surmonter ces obstacles :

- fixer un calendrier rigoureux. Nous ne pouvons envisager la campagne présidentielle à la légère. Non seulement cela nécessitera une organisation exigeante, mais aussi de préparer des événements, des coups médiatiques, afin de peser constamment lors des futurs débats ;

- investir ou soutenir un candidat qui « rafraîchisse » l’image du parti. C’est à travers l'excellente image de Jean-Pierre Chevènement que les gens connaissent le MRC, mais nos détracteurs nous reprochent souvent d’être un club de réflexion désuet.

Ce congrès clôt une longue période de 50 ans de vie politique active de Jean-Pierre Chevènement. Il va continuer à être présent mais différemment. Nul doute que ses analyses politiques seront toujours aussi appréciées. Mais il ne sera plus en première ligne. Il avait espéré que le Temps des Citoyens viendrait dans les années qui ont suivi la création du Mouvement des Citoyens, en 1993. Il a tout fait pour mettre la citoyenneté et la République en avant lors de la campagne de l'élection présidentielle de 2002. Ce n'était pas encore l'heure. Celle-ci est peut-être venue. C'est le moment de donner un coup de jeune à notre Mouvement et de le relancer ;

- rendre accessible notre programme. Notre lutte contre le communautarisme, notre position envers l’Union Européenne, nos propositions sur la sécurité, la justice, l’organisation territoriale, sont des éléments majeurs qui nécessitent un travail d'explicitation poursuivi dans la durée. Utiliser, dans notre communication, un langage à la fois précis, clair et accessible est une nécessité absolue pour partager avec tous nos concitoyens, sans exclusive, et convaincre.

 

Conclusion

Le MRC et la France sont à la croisée des chemins. Comme le disait Gramsci, « La crise consiste dans le fait que l'ancien se meurt, le nouveau ne parvient pas à voir le jour, et c'est dans ce clair-obscur que naissent les monstres ».

Revenons à Jean Jaurès, qui a su rassembler les socialistes au début du XXème siècle en s'appuyant sur la République. Ce serait un bon moyen de renforcer les fondations historiques du Mouvement au niveau des militants et de favoriser le rassemblement des citoyens autour d'un projet social républicain se substituant au social libéralisme qui est aux commandes de notre pays et qui a échoué.

L'idéologie libérale est consciemment organisée de façon autonome pour faire pression sur les pouvoirs et les gouvernements. Le MRC doit être un outil efficace permettant l'entrée en scène des citoyens dans le champ politique en tant qu'entité collective.

Nous devons être les militants du réel en politique, dans les domaines qui comptent : le travail et la formation dans le cadre d'une économie en harmonie avec la société, la démocratie nationale dans le cadre d'une Europe européenne, respectueuse des peuples qui la composent, le vivre ensemble dans le cadre républicain laïque.

Au moment où les libéraux conservateurs s'habillent en « Républicains » et les socialistes se comportent comme des démocrates à l'américaine, et que l'extrême droite populiste est en crise identitaire, nous devons être les « Citoyens », porteurs de la reconstruction du pays après l'avoir libéré de son emprise néolibérale et financière sur les rouages économiques.

Soyons à l'initiative du mouvement citoyen d'en bas qui va conduire au rassemblement de la gauche, celle qui aura rompu avec la logique du capitalisme financier.

Vive le parti des citoyens !

Cet article est le 167ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 22:13

Clarifier et actualiser le message politique de la gauche républicaine

 

Le congrès du Mouvement Républicain et Citoyen aura lieu à Paris les 13 et 14 juin 2015.

 

Rappel : (21 mai) :Congrès MRC 2015 : les adhérents votent pour l'une des trois motions  :

- Motion 1 : « La gauche républicaine - Résister, transmettre, inventer », présentée par Jean-Luc Laurent et le Secrétariat national élargi,

- Motion 2 : « Notre chemin », présentée par Claude Nicolet, Marie-Françoise Bechtel et Christine Meyer,

- Motion 3 : « Le courage d’avancer », présentée par Hugo Prod’homme, Jean-Pierre Lettron et Michel Sorin.

 

Après la 1ère partie de la motion 3 : Congrès MRC 2015 : motion 3 (Prod'homme, Lettron, Sorin) - partie 1 (25 mai),

 

Et la 2ème partie de la motion 3 : Congrès MRC 2015 : motion 3 (Prod'homme, Lettron, Sorin) - partie 2 (25 mai),

 

Voici la 3ème partie de la motion 3, présentée par Hugo Prod’homme (Nord), Jean-Pierre Lettron (Hauts-de-Seine) et Michel Sorin (Mayenne).

QUELLE PLACE POUR LE MRC ?

1. La perspective de la présidentielle en 2017

Si la situation n'évolue pas, le parti socialiste ne pourrait gagner l'élection présidentielle en 2017 que s'il réunissait la gauche dès le premier tour et s'il était capable de rassembler son électorat autour d'un projet social et républicain de redressement de la France. Ce n'est pas la voie choisie par le Président de la République, qui a opté pour un gouvernement dont la ligne politique est minoritaire à gauche. Celle-ci consiste à satisfaire les volontés des forces libérales au sein des institutions européennes, ce qui va à l'encontre des attentes de l'électorat de gauche et des intérêts du peuple français. La division des forces politiques de gauche, que l'on a constatée encore lors des élections départementales le 22 mars, s'explique par la nature de la politique économique menée par le gouvernement, qui refuse le principe même d'une confrontation au niveau européen.

 

2. Redéfinir notre ligne politique

Nous devons clarifier et actualiser notre message politique. Pour faire face à la démission de la majorité socialiste, mais aussi au pillage – purement rhétorique – de concepts pourtant nés à gauche par les forces les plus réactionnaires, notamment par le Front National qui récupère ainsi des électeurs de gauche en les trompant sur ses objectifs véritables. Le MRC porte, lui, véritablement et inlassablement, les valeurs de la gauche républicaine : nous devons nous réapproprier nos valeurs, et avoir le courage d’avancer.

 

a) Redonner à notre message sa clarté

Le MRC manque de visibilité : sa position au sein de la majorité et son alliance avec le Parti socialiste ont brouillé notre position sur l’échiquier politique. Les alliances avortées avec le Front de Gauche en 2009 ou Debout la République en 2014 n'ont fait qu'accentuer ce flou tactique. Pour retrouver une ligne politique claire, nous devons nous réaffirmer : nous sommes un parti d'avenir ambitieux.

Voici ce que nous proposons pour atteindre ces objectifs :

- prendre acte que la majorité présidentielle n'est plus représentative de l'accord PS-MRC de 2012.

C'est la majorité socialiste qui nous a quittés ! La « reprise en main des acteurs de la finance », la « politique de croissance » de l'activité, la « justice fiscale », la « réindustrialisation », « une parité monétaire plus juste », sont autant de « clés de notre avenir » qui n'ont pas été respectées. L'accord a été sacrifié sur l'autel de la règle des 3 % et du néo-libéralisme imposés par la commission européenne. Rappelons que cet accord qualifiait d'« inacceptable » le pacte européen, signé par François Hollande après sa prise de fonction. Cette majorité nous a trahis. Nous devons en prendre acte, publiquement et fortement, dès maintenant et refuser toute alliance avec des partis qui n'ont aucun regard critique sur le tournant libéral de 1983 et sur la construction d'institutions néolibérales et anti-démocratiques à l'échelle européenne. Nous devons dire clairement que le maintien de la France et de l'Union européenne dans un état de semi-apesanteur démocratique n'est plus acceptable. La France doit reconquérir la plénitude de sa souveraineté politique, ce qui impose la vigilance face à des délégations de souveraineté consenties par référendum ;

- vérifier si des convergences sont possibles avec des partis ou mouvements de la gauche de la gauche , avec ceux qui, au parti socialiste, savent que les engagements n'ont pas été tenus et que le prix à payer est lourd.;

- tant que le monde et l'Europe restent dominés par le libre-échangisme, affirmer que nous défendons un protectionnisme raisonné devant se construire prioritairement dans l'espace européen et qui ne saurait se confondre avec le protectionnisme isolationniste de l'extrême droite ;

- être les meilleurs défenseurs de la laïcité et de la République.

Nous devons prendre en compte les leçons des attentats de janvier 2015 à Paris. Crise de la laïcité, crise de la République, crise de la démocratie. Relevons le défi. L'idéal laïque est un point d'appui essentiel. La laïcité est la croyance en la raison naturelle et en la capacité des citoyens à s'entendre sur une idée du bien commun dans un espace public soustrait à l'empire des dogmes. La crise de la démocratie est plus sensible encore dans une République laïque comme la nôtre. Le triomphe d’idéologies obscurantistes résulte de l’abandon ou de la méconnaissance de la laïcité. C’est cette idée d’un bien commun qu’il faut relever. Un bien commun à tous les hommes et non à une partie des hommes, par exemple à l’Occident. Il faut rejeter l’occidentalisme et penser un avenir de progrès pour tous, y compris le monde arabo-musulman. La modernité du capital financier mondialisé suscite partout un immense rejet. C’est une autre modernité qu’il faut promouvoir. Il faut aussi expliquer la République et la

laïcité, redonner sens au combat républicain – inséparable du combat pour la justice – en France et dans le monde. Ce qui unit doit être plus fort que ce qui divise ;

- faire le lien entre politique et économie productive à tous les niveaux institutionnels

territoriaux.

La République doit faire de l'emploi, notamment dans l'économie productive, de la qualification professionnelle, de la qualité de l'instruction et d'une formation initiale ambitieuse pour tous, l'objectif n° 1 ; relever en même temps l’École de la République et la République elle-même pour ouvrir les portes de l'avenir à la jeunesse ;

- réfléchir aux conséquences sociales du développement accéléré de l'économie numérique dans les secteurs des communications, de l'énergie et des transports.

Ce peut être le moyen d'affaiblir le capitalisme financier et d'aller vers une économie plus citoyenne ;

- définir les grandes lignes de notre programme sous forme de slogans forts, les répéter, sont des éléments basiques pour retrouver une clarté politique. Chaque thématique politique ou économique doit trouver une accroche qui fait écho à une de nos propositions, afin que les citoyens puissent cerner le mieux possible qui nous sommes.

 

b) Autour du MRC, construire une dynamique de rassemblement

La reconquête de l’opinion publique ne doit pas être vue comme une démarche électorale,mais comme la diffusion de nos idées, de débats de fonds, d’implication dans la vie citoyenne locale, afin de permettre le rassemblement des Français autour de ce qui les unit, alors que les partis majoritaires concourent à leur division.

Le MRC doit :

- s’impliquer dans les collectifs anti-TAFTA. Ses élus locaux doivent porter le débat au sein des assemblées locales où ils siègent. Le vote de motions anti-TAFTA, bien que symbolique, peut être un bon moyen de diffuser l’alerte sur ce traité qui détruira notre modèle social et économique ;

- retrouver l’esprit des clubs de réflexions propre à la France, notamment lors de la Révolution de 1789. Cela passe par l’implication de politiques au sein d’associations locales, aussi bien citoyennes que culturelles, afin de nourrir débat, clé de voûte d'un renouveau politique en France ;

- encourager les fédérations à soutenir les initiatives locales, notamment celles qui visent le rassemblement des citoyens, par exemple la tenue de référendums locaux lorsque les élus bafouent les intérêts de leurs administrés. La mission historique du MRC est d'amorcer le rassemblement des citoyens pour construire une alternative sociale et républicaine à la politique libérale en vigueur depuis 1983. Le congrès 2015 doit être décisif sur ce point ;

- mobiliser autour du 10ème anniversaire du non au Traité constitutionnel. Le MRC pourrait soutenir l'idée – lancée par Le Monde Diplomatique – d'organiser des manifestions autour du 10ème anniversaire du refus du peuple français de ratifier le traité constitutionnel européen. Le non républicain et le non antilibéral pourraient se rapprocher afin de préparer ensemble un projet social et républicain, en rupture avec les politiques néolibérales. Le MRC doit discuter avec le plus grand nombre et faciliter le débat démocratique ;

- permettre aux fédérations de s'impliquer dans l'élaboration de listes citoyennes aux élections régionales. Cette démarche doit permettre de populariser nos positions auprès des citoyens et de créer des dynamiques autour des idées du MRC. Notre congrès donne mandat aux délégués régionaux pour explorer cette voie. Le Conseil National d'automne devra se réunir afin de débattre du compte rendu de ces démarches.

 

Cet article est le 166ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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