Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
  • Contact

Texte libre

Recherche

Courriel

 

 

 

 

Articles Récents

18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 23:54

Réunions de concertation : un sentiment de frustration

 

La décision d’application de la réforme des rythmes scolaires est laissée à l’appréciation des collectivités locales : rentrée 2013 ou 2014. De nombreux élus veulent aller vite mais ils sont conscients des incidences importantes sur l’organisation de la vie scolaire et périscolaire.

 

Rappel : Assemblée nationale : Vincent Peillon propose une loi refondant l'école - 15 mars 2013. Voir les principaux points du Projet de loi sur l'école

 

En fait, la question n’est pas simple. Voici deux cas, très différents : à Lille et à Saintes.

 

Lille : les propos de Martine Aubry  

Rythmes scolaires : Aubry repousse l'application de la réforme à Lille en 2014 (Le Monde, 18 mars 2013)

 

Saintes : la concertation laisse parents et enseignants frustrés  

Des parents frustrés (Sud Ouest, 13 mars 2013). Les élus restent dans l’incapacité de répondre aux questions des parents.

 

Les réflexions personnelles de Serge Maupouet, professeur dans un collège de Saintes.

 

Il est assez clair que de nombreux points sont profondément problématiques, aussi bien en primaire que dans le secondaire.

La question des rythmes en primaire, tout spécialement, engage l'Education nationale sur une pente qui peut devenir très dangereuse : inégalités accrues monde urbain-monde rural, horaires d'école et dispositifs péri-éducatifs variant nettement d'une école à l'autre, non-respect des préconisations des chronobiologistes (quoiqu'en disent les promoteurs du décret - samedi délaissé pour le mercredi, horaires de sortie possibles à 15h30 en primaire alors que c'est grosso modo à partir de cette heure-là que les enfants, et en particulier pour les dernières années d'élémentaire, retrouvent un pic d'attention propice aux apprentissages), moins-disant maintenu en terme d'horaires d'enseignement pour tous, possible usine à gaz en construction concernant l'ensemble du péri-éducatif (problèmes de locaux, problèmes de recrutement et de qualification des intervenants, horaires de fin des cours placées non pas en fonction des intérêts des élèves mais de ceux des adultes, problèmes évidents de financement).

Stoppons-là pour faire bref, en évoquant seulement l'inquiétude généralisée des parents : les réunions d'information organisées localement sont révélatrices de leur ampleur, mais aussi des incompréhensions ou des tensions qui s'instaurent entre les élus et différents membres de la communauté éducative (parents inclus). 

 

Certes, certaines organisations soutiennent le processus, et il y a quelques progrès (dont la scolarisation possible dès deux ans, ou le retour aux 9 demi-journées) mais l'impression qui se dégage globalement n'est-elle pas qu'en des lieux éloignés du terrain on continue à avancer alors que sur le terrain l'incompréhension est de plus en plus évidente au niveau de nombreux acteurs, et ce concernant la mise en oeuvre concrète ou bien même les objectifs réellement poursuivis à moyen et long terme ?  

 

Pour ce qu'il est possible de constater ici, localement, il faudrait regarder en face le fait que le sentiment qui se généralise est que ce n'est pas essentiellement pour l'intérêt des élèves que la réforme des rythmes est faite, mais que cet intérêt des élèves dont l'on parle tant est avant tout un alibi pour des réformes poursuivant d'autres objectifs non clairement explicités.

 

Aussi, n'est-il pas à exclure que l'ampleur du malaise puisse apparaître réellement aux alentours de la rentrée, au moment où les faits livreront leur réalité ? Ne vaudrait-il pas mieux en tenir compte dès maintenant, alors qu'il serait encore temporellement possible d'améliorer ce qui doit l'être et de répondre de manière convaincante aux inquiétudes ?  

 

Cet article est le 32ème paru sur ce blog dans la catégorie L'école.

Repost 0
Published by Michel SORIN - dans L'école
commenter cet article
17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 23:15

Le divorce entre la gauche et le peuple est désespérant 

 

Les dix premiers mois au pouvoir du nouveau président de la République se soldent par une insatisfaction croissante de l’électorat de gauche qui a assuré la victoire de François Hollande. Deux Français sur trois sont mécontents et ont l’impression que le changement n’est pas au rendez-vous. Voir La popularité de Hollande chute encore (Le Monde, 17 mars 2013).

 

Récemment, les élections législatives en Italie ont confirmé le sentiment populaire de rejet des élites politiques qui continuent à ne rien vouloir changer comme si la crise n’avait pas été causée par la dérive du système financier avec la complicité des pouvoirs politiques au niveau européen. Comment est-ce possible ? C’est le moment de faire appel à la pensée de Gramsci, cet italien qui mettait l’indignation et la force de la raison pour changer le monde.

 

Voir Gramsci serait bien utile aujourd'hui à la gauche en Italie et en France - 2 mars 2013.

(…) Sa réflexion foisonnante aborde divers sujets : la religion, le fascisme, le mouvement ouvrier, la paysannerie, la philosophie, la linguistique, la littérature, la politique, l'idéologie, le droit. Il développe le concept d'hégémonie culturelle pour expliquer la domination de la bourgeoisie et celui de praxis en tant que moyen de lutte des masses.

 

Un jeune politologue (35 ans), Gaël Brustier - que j’ai bien connu au sein du Mouvement Républicain et Citoyen, entre 2004 et 2006, quand le MRC était présidé par Georges Sarre - s’appuie sur la pensée de Gramsci dans son livre récent La guerre culturelle aura bien lieu L’occidentalisme ou l’idéologie de la crise. Editions Mille et une nuits, série Essais, février 2013. Page de couverture.

 

La crise est omniprésente. Pourtant, ses conséquences idéologiques sont largement ignorées. Depuis près de quarante ans, toutes sortes de mouvements idéologiques et politiques ont vu le jour, ayant en commun de penser, dans des dimensions variables, que l'Occident vit un "déclin" et qu'il est menacé dans son existence même. Une idéologie - l'occidentalisme - s'est ainsi peu à peu imposée comme l'idéologie de la crise.
De la crise de la social-démocratie à l'émergence du néo-conservatisme, de la flambée des nouvelles droites populistes à l'apparition de l'hédonisme sécuritaire, de l'évolution des mouvements gays ou féministes au détournement de la laïcité, cette idéologie est devenue culturellement hégémonique sans que l'on s'en rende compte. Parsemée de contradictions, se nourrissant des paniques morales des populations de l'Occident face à l'immigration et voyant dans l'islam un danger imminent pour le mode de vie des pays d'Europe notamment, l'idéologie de la crise ne cesse de déterminer, nos débats de société et escamote les problèmes politiques économiques.
Dans cet univers du doute et de la peur, les gauches sont menacées de disparition. Elles assistent, impuissantes, au développement du spontanéisme droitier... Leur vieux fonds idéologique n'a plus guère de prise, elles sont au pied du mur, elles doivent se réinventer, en appliquant la leçon de Gramsci, car la guerre culturelle aura bien lieu.

 

De ce livre, Jean-Louis André - qui a été conseiller municipal de Chalon-sur-Saône de 2008 jusqu’à sa démission en 2011 - en a fait un résumé, que l’on trouve ici Lire à CHALON - La guerre culturelle aura bien lieu (27 février 2013).

 

Autres articles, concernant ce livre :

La gauche et la guerre des idées (Marianne, Aude Lancelin, 16 mars 2013)

La lutte des classes version XXIe siècle sera-t-elle une guerre culturelle ? (Regards-citoyens, 3 mars 2013)

La droite identitaire à la barre (Le Monde, Gaël Brustier, 21 novembre 2012)

 

Autres livres de Gaël Brustier :

Voyage au bout de la droite : des paniques morales à la contestation droitière (livre de Gaël Brustier et Jean-Philippe Huelin, Mille et une nuits, 2011. Page de couverture)

Paniques morales face aux populations issues de l'immigration islamique, crise de l'État-nation dans l'intégration européenne ou hantise du déclassement de la civilisation européenne semblent nourrir constamment l'émergence de mouvements contestataires à l'intérieur d'une droite en recomposition permanente. C'est tout un pan des sensibilités politiques qui s'est laissé déporter par cette puissante dynamique.

Combinant conservatisme et esprit contestataire, monopolisant la définition du débat politique, la droite a gagné le combat pour l'hégémonie culturelle dans les sociétés occidentales, poussant aussi bien les droites conservatrices que les droites extrêmes à opérer de nombreuses mutations.

Les auteurs exposent avec une grande concision les spécificités de la droitisation actuelle, qu'ils observent non seulement aux États-Unis, avec les Tea Parties, mais aussi en Italie, en Allemagne, en Espagne, en Belgique et aux Pays-Bas, en Suisse, en Suède... dans un véritable tour d'Europe, avant d'étudier le cas particulier de la France.

 

Le livre plonge dans l'histoire des néo-conservateurs américains, ces démocrates ralliés à Reagan à la fin des années 1970 : ce sont eux, avec les théoriciens du thatchérisme, qui, sur la base d'un anticommunisme et d'un anti-gauchisme farouches, ont pensé et réussi à propager leur conception droitière dans les années 80 et 90... jusqu'à la flambée qui a atteint l'Europe continentale dans les années 2000.

Recherche le peuple désespérément (Gaël Brustier et  Jean-Philippe Huelin, François Bourin éditeur, 2009. Page de couverture)   

Pourquoi les hommes politiques ne comprennent-ils plus la société française ? Depuis trente ans, les changements profonds que la France a connus ont conduit à une rupture entre les élites et le peuple... Une gauche enfermée dans les centres-villes a perdu le contact avec son électorat traditionnel populaire. Elle ne sait plus où il se trouve. Pour redonner du sens à une politique au service des couches populaires, les auteurs de Recherche le peuple désespérément ont analysé la géographie sociale de la France d'aujourd'hui. Des centres de nos villes aux zones rurales en passant par les banlieues ou les quartiers pavillonnaires, les auteurs entraînent le lecteur à la redécouverte d'une France qui réserve bien des surprises. Conçu comme un manuel de survie pour une gauche en péril ou pour les républicains soucieux de voir leur pays renouer avec son histoire, cet essai est un outil indispensable et original pour tous ceux qui croient encore que le peuple est au coeur de toute démocratie.

 

Les socialistes, les altermondialistes et les autres (Gaël Brustier, Edition Bruno Leprince, 2008. Commentaires de Samir Amin, Le Monde Diplomatique, décembre 2008)

 

Ce livre, qui analyse les raisons de l’abandon d’un projet socialiste en France, met d’emblée en cause l’adoption d’une « idéologie européaniste ». Conçue pour rendre le socialisme illégitime, voire illégal, cette idéologie de substitution annihile tout espoir social. De surcroît, plus l’Europe sera capitaliste, moins son capitalisme sera européen. L’atlantisme, indissociable de l’européanisme, ruine toute perspective internationaliste des travailleurs et des peuples. La refondation socialiste en France passe donc par la déconstruction de l’Europe. Il n’y a plus en France de parti des ouvriers et des employés (60 % de la nation) depuis que le Parti socialiste (PS) a choisi de ne s’adresser qu’aux classes moyennes. En contrepoint des thèses d’Antonio Negri, l’auteur invite les contre-pouvoirs à envisager l’exercice du pouvoir. Il propose une géopolitique alternative à l’euro-atlantisme fondée sur le rapprochement entre Paris, Berlin et Moscou, renforcée par des alliances avec les peuples d’Amérique latine. Peut-être pourrait-il prolonger l’axe de libération de la tutelle de Washington jusqu’à Pékin, et celle des alliances anti-impérialistes en direction des pays d’Asie et d’Afrique.

 

Cet article est le 136ème paru sur ce blog dans la catégorie Gauche France

Repost 0
Published by Michel SORIN - dans Gauche France
commenter cet article
16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 23:52

 

Hollande s’appuie sur ce vote pour renégocier le budget

 

Les prochaines élections des députés au Parlement européen auront lieu en juin 2014. François Hollande considère qu’une réorientation de la politique européenne en faveur de la croissance et de la transition écologique passe par une nouvelle majorité parlementaire, laquelle permettra une Commission en phase avec cette majorité. C’est pourquoi il est allé à Strasbourg le 5 février 2013, exprimer sa vision de l’Europe devant les députés au Parlement européen, juste avant la réunion du Conseil des chefs d’Etat et de gouvernement les 7 et 8 février 2013 à Bruxelles.

Voir la VIDEO. Le discours de François Hollande au Parlement européen

 

De nombreux Groupes politiques du Parlement européen avaient fort bien accueilli le discours du président français le 5 février. Il suffit de regarder les interventions des présidents de groupes pour s’en convaincre. François Hollande, en acceptant le mauvais compromis budgétaire, le 8 février, savait que cette décision serait remise en cause par le vote du Parlement. Voir Révolte du Parlement de Strasbourg contre le projet de budget européen (Le Monde, 13 mars 2013).

C’est ainsi que peut s’expliquer la position de Harlem Désir. Voir Le rejet du budget européen replonge le PS dans un débat sans fin (L’Express, 14 mars 2013).

 

La position de Patrick Le Hyaric (13 mars 2013) n’a pas la même ambiguïté. Voir Véto au budget d’austérité européen !

 

Le Parlement vient d’adopter à 582 voix contre 86 et 67 abstentions une résolution sur le prochain budget européen 2014-2020 critiquant fortement les coupes programmées par les gouvernements européens tout comme l’approche prise pour nous l’imposer.

Le 8 février les chefs de gouvernements réunis en Conseil européen se sont entendus sur un budget d’austérité pour les sept prochaines années à venir. Non seulement le budget est en recul, ce qui constitue une première, historique, mais cette baisse importante, de l’ordre 10% sur l’ensemble du budget, touche principalement les politiques de solidarité que sont la PAC et les fonds de cohésion.

Les fonds de la Politique agricole commune et de cohésion respectivement réduits de 16 et 8% sont pourtant un puissant vecteur de solidarité européenne en redistribuant ces fonds sur l’ensemble des territoires européens et plus particulièrement ceux enclavés ou les moins développés. Le compromis que veut imposer le Conseil au Parlement européen reprend lui la logique de la Commission cherchant à faire du budget européen un instrument de ses politiques libérales, tout en réduisant significativement l’enveloppe globale.

Mon groupe de la Gauche Unitaire Européenne - Gauche Verte Nordique (GUE-NGL) qui rassemble des forces progressistes de toute l’Europe ne peut l’accepter. C’est pourquoi nous avons décidé de soutenir cette résolution  commune à tous les groupes qui rejette le budget en l’état actuel et rejette la manière dont le Conseil essaie de nous imposer un cadre budgétaire déjà bouclé.

Avec l’ensemble des groupes du Parlement européen nous nous opposons à cette tentative des chefs de gouvernements européens de nous mettre devant un fait accompli. Mon groupe exige en place un budget européen beaucoup plus ambitieux, à même de faire face aux conséquences terribles de la crise que nous traversons et d’initier les politiques de relance nécessaires pour en sortir par le haut.

Pour information : Budget de l'Union européenne et Comment s'élabore le budget de l'Union européenne

 

Cet article est le 113ème paru sur ce blog dans la catégorie France et Europe

 

Repost 0
Published by Michel SORIN - dans France et Europe
commenter cet article
15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 22:42

Instruire, éduquer, préparer un avenir professionnel

 

L’examen du projet de loi pour la refondation de l’école de la République a commencé cette semaine à l’Assemblée nationale. Voir Refondation de l'école de la République : l'Assemblée débat et le Rapport qui a servi de base de réflexion aux députés.

 

Les principaux points du projet. Voir Projet de loi sur l'école (RTL INFO) 

 

60.000 postes promis par François Hollande
Le rapport annexé au projet de loi fixe l'objectif de 60.000 créations de postes sur le quinquennat, promis par François Hollande: 54.000 postes dans l'Education, 5.000 dans l'enseignement supérieur, 1.000 dans l'enseignement agricole. Près de la moitié, 27.000 postes, iront à la formation des enseignants. Le primaire aura 14.000 postes : 7.000 pour le "plus de maîtres que de classes", en particulier dans les Rased (réseaux d'aide aux enfants en difficulté), 3.000 pour l'accueil des moins de 3 ans, 4.000 pour améliorer "l'équité territoriale". Environ 80.000 postes ont été supprimés dans l'éducation entre 2007 et 2012. 
  
Le rétablissement de la formation des enseignants supprimée en 2010
Création des Ecoles supérieures du professorat et de l'éducation (Espé) pour la rentrée 2013, car "enseigner s'apprend", avec des compétences académiques mais aussi pédagogiques: il ne suffit pas d'avoir un master de maths pour enseigner la lecture ou accueillir un enfant handicapé... Entrée progressive dans le métier. 
  
Le fonds d'aide aux communes pour la réforme des rythmes scolaires
Sans aborder directement la question brûlante de la semaine de quatre jours et demi, qui relève d'un décret pris en janvier dernier, le projet de loi crée un fonds destiné à aider les communes pour leurs activités périscolaires jusqu'à 16H30. 

La maternelle redéfinie
Relance de la scolarisation des moins de 3 ans encouragée dans les secteurs d'éducation prioritaire, les secteurs ruraux isolés et les DOM-TOM, pour lutter contre l'échec scolaire. Les missions de la maternelle seront redéfinies pour la rentrée 2014, notamment pour stopper sa "primarisation", ou anticipation d'apprentissages de l'école élémentaire, car cette pression précoce met des enfants en difficulté. 
  
"Plus de maîtres que de classes" en primaire dans les zones défavorisées
Pour varier les pratiques pédagogiques afin de réduire l'échec. 
  
Une langue vivante obligatoire en CP
Pour améliorer les résultats "alarmants" en langues étrangères. 
  
Une réduction progressive du redoublement
Il coûte cher, son efficacité pédagogique "n'est pas probante". 
  
Un enseignement moral et civique
Pour promouvoir le respect de la personne, de ses origines, de ses différences et de l'égalité homme-femme. Les élèves apprendront l'hymne européen, en plus de l'hymne national. Les enseignants sont invités à intégrer les langues et cultures régionales dans leur enseignement. Le rapport annexé souhaite que la devise de la République et le drapeau tricolore soient apposés sur tous les établissements scolaires. 

Une ambition numérique
Création d'un Service public de l'enseignement numérique et de l'enseignement à distance, pour prolonger les enseignements, communiquer avec les familles, offrir des ressources pédagogiques aux enseignants ou permettre d'instruire à distance des élèves handicapés. Sensibilisation aux droits et aux devoirs induits par le numérique. Les collectivités seront responsables de la maintenance des équipements. 
  
Une orientation choisie
Parcours de découverte du monde économique et professionnel à partir de la rentrée 2015 dès la 6e, où le tronc commun doit être le plus long possible. 
  
Les programmes
Un Conseil supérieur des programmes réexaminera le socle des connaissances, des compétences, et désormais aussi de culture. Il doit devenir "le principe organisateur de l'enseignement obligatoire" (6 à 16 ans) et fera des propositions sur les épreuves du brevet et du baccalauréat.

 

Université d'été MRC Belfort 15 et 16 09 12 022 TL’intervention de Marie-Françoise Bechtel, députée MRC de l’Aisne (12 mars). Extrait.

Voir "La sélection des meilleurs par la promotion de tous"

 

Marie-Françoise Bechtel, au côté de Jean-Pierre Chevènement, à Belfort, lors de l'université d'été du MRC, en septembre 2012.

 
(…) Quelle est la situation actuelle ? S’il est vrai que de nombreux établissements scolaires fonctionnent bien dans notre pays, rappelons-le, chacun s’accorde pourtant à reconnaître que notre système est atteint par une double dégradation.

Tout d’abord, la panne du progrès scolaire, mesuré par le taux impressionnant d’échec dans le primaire – taux d’échec que le collège répercute sans d’ailleurs l’amplifier. C’est pourquoi vous avez pleinement raison, monsieur le ministre, de concentrer des moyens supplémentaires sur l’école primaire, qui est bien le maillon faible, ainsi que sur l’accueil des enfants dès l’âge de deux ans en maternelle, une initiative qui mérite d’être saluée.
Deuxième facteur de dégradation, l’école est aussi et simultanément atteinte par les maux de la société dont elle n’a pu être préservée par la nécessaire sanctuarisation. Ce rempart est souvent plus théorique que réel, notamment dans des zones où prévalent des comportements de violence, sans préjudice d’ailleurs de ce que l’on nomme aujourd’hui des « incivilités » et qui ne sont pas, loin s’en faut, le lot des seuls quartiers défavorisés.

Face à ce diagnostic, le Mouvement républicain et citoyen, très attaché à l’école comme vous le savez, approuve les trois orientations essentielles qui guident ce projet de loi. Il proposera certains amendements propres à renforcer cette inspiration qui ne va pas, lui semble-t-il, sans quelques contradictions – je pense par exemple au statut des langues régionales par rapport aux savoirs fondamentaux.

Nous approuvons d'abord l'idée que la mission essentielle de l’école est d’instruire, c’est-à-dire de transmettre les savoirs fondamentaux. Cet objectif, qui paraît de bon sens, n’est pas toujours allé de soi. Il faudra faire en sorte que les enseignants se l’approprient réellement à travers une conscience claire de cette mission première. Elle inclut que l’on sache inculquer le goût de l’effort et du travail, valeurs structurantes dont tous les élèves ont besoin.
Nous approuvons ensuite le deuxième objectif essentiel, celui d’éduquer ; l’éducation en effet ne se confond pas avec l’instruction. Si l’une et l’autre permettent l’élévation sociale, l’éducation est le complément indispensable de l’instruction en ce qu’elle développe, comme le dit très bien la loi, le jugement et la raison critique. Ce sont là – et c’est la caractéristique de notre tradition républicaine – les véritables piliers de la transmission des valeurs collectives.
Enfin, troisième objectif et non le moindre : permettre de construire un parcours professionnel. Il demande que soit trouvé le bon équilibre entre des filières pré-professionnalisantes et des filières généralistes, avec des passerelles entre elles, ainsi qu’à une bonne orientation, qui sache intervenir à temps. Dans ce cadre, le service public du numérique me semble particulièrement bienvenu.

Monsieur le ministre, si l’école a pour rôle de combattre les déterminismes sociaux, elle n’est pas comptable de tous les maux de la société. Ne lui demandons pas d’assumer à elle seule l’ensemble des politiques publiques, ce serait décourager les enseignants qui ont avant tout besoin d’objectifs clairs, accessibles et réalisables.
C’est à ce prix que vous pourrez les mobiliser. C’est à ce prix qu’ils retrouveront dans la société le respect qu’ils méritent. C’est à ce prix que nous pourrons enfin assumer le but qui a été donné à l’école républicaine par un grand savant : «
la sélection des meilleurs par la promotion de tous
».

 

Rappel : MRC : propositions de la Commission Education et de ses membres - 20 juin 2012 

 

Cet article est le 31ème paru sur ce blog dans la catégorie L'école.

Repost 0
Published by Michel SORIN - dans L'école
commenter cet article
14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 23:46

Le délit d’offense au chef d’Etat est mis en question

La Cour européenne des droits de l’homme a jugé disproportionnée la sanction pénale à l’encontre du militant de gauche Hervé Eon qui avait brandi une affichette au passage de la voiture du président de la République en visite officielle à Laval le 28 août 2008.

Condamné pour délit d’offense au chef de l’Etat (Voir Offense au chef de l'État)

Président d'association politique traduit devant le tribunal de Laval - 29 sept. 2008

Jean-Luc Mélenchon à Laval pour soutenir Hervé Eon au tribunal - 23 octobre 2008

 

Toutefois… Les délits d'outrage sous Sarkozy ont été moins nombreux que prévu - 13 avril 2012 

 

La Cour européenne contredit la justice française. Sans se prononcer sur le délit d’offense.  

Pancarte «Casse-toi pov'con» : la France condamnée (Le Figaro, 14 mars 2013).

 

Quel avenir pour le délit d’offense au chef de l’Etat ?

Le délit d'offense au chef de l'État doit-il disparaître ? (France Info, 14 mars 2013)

Mélenchon demande l'abrogation du délit d'offense au chef de l'Etat (Nouvel Observateur, 14 mars 2013)

 

La vie continue… A Dijon, un militant interpellant le président de la République se fait expulser.

 

 

Voir Vidéo : un manifestant se fait expulser manu militari au passage de François Hollande (Rue89, Mathieu Deslandes, 11 mars 2013). 

 

Cet article est le 24ème paru sur ce blog dans la catégorie Justice Police Défense

 

Repost 0
Published by Michel SORIN - dans Justice Police Défense
commenter cet article
13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 23:27

Le ministre fait adopter un plan de relance de l’élevage

 

La détresse des éleveurs français est immense*. Ils ne savent plus comment faire pour alerter les pouvoirs publics. Depuis quelques jours, ils font signer une pétition qui est adressée au ministre de l’agriculture. Celui-ci est conscient du problème mais manque de moyens d’action. Il a fait adopter par le Conseil des ministres un plan exceptionnel de relance de l’élevage.

 

Une pétition : ICI - Signer en ligne la Pétition pour l'élevage

 

Anniversaire Maria 90 ans 1 08 10 071 TFace à la gravité de la situation de l’élevage en France, il nous faut réagir en urgence. Autour de nous, chaque jour des éleveurs témoignent de leurs difficultés financières et morales. Afin de faire part de la détresse du monde de l'élevage aux décideurs, nous lançons cette pétition.

 

Mesdames, Messieurs,

 

Ce courrier s'adresse aux transformateurs, aux distributeurs, aux décideurs
agricoles, aux élus et à toutes personnes en charge de l'agriculture des services des directions départementales des territoires et de la mer et de la chambre d'agriculture.
Notre demande n'a aucune légitimité, nous n'avons ni les connaissances, ni les compétences de gestion de l'économie agricole, mais nous voulons vous alerter.
Nous sommes des chefs d'entreprise et la plupart d'entre nous sommes installés depuis une vingtaine d'années. Nous sommes des producteurs et nous en arrivons tous au même constat.

L'élevage va disparaître. Il va disparaître pour deux bonnes raisons.
- La première ; les marges de nos exploitations ne nous permettent plus de vivre décemment. Ou bien nous pérennisons nos exploitations avec des investissements mais nous ne pouvons plus nous prélever un salaire, ou bien nous nous prélevons un salaire mais les investissements ne sont plus possibles.
- La deuxième ; l'avenir de nos exploitations passe obligatoirement par des installations et des investissements.

Aucun d'entre nous, qui a un peu de bon sens, ne peut conseiller aujourd'hui à un jeune de s'installer dans l'élevage. Regardez la pyramide des âges du monde agricole, nous avons tous entre 45 et 55 ans. Dans 10 à 15 ans, c'est fini. Mais dans l'élevage, 15 ans, c'est demain. Nous sommes dans un pays où nous avons la chance d'avoir des éleveurs, des transformateurs, des distributeurs. Chacun à une place dans la chaîne. La première maille va se casser. Nos marges ne nous permettent plus d'assurer l'avenir de nos exploitations.

Les terres destinées à l'élevage vont se transformer en terres céréalières, certes avec des rendements moindres, peut-être avec des prix qui vont revenir à une autre réalité, mais sans les contraintes des animaux.
Passionné par ce métier, le monde de l'élevage éprouve des difficultés pour cesser son activité. Cependant, des décisions vont se prendre rapidement. Il sera alors difficile de relancer la machine à produire.

Alors, Mesdames, Messieurs, nous ne voudrions pas que vous soyez pris au dépourvu. Ceci est un premier signal fort, seul un juste prix permettra de pérenniser nos structures d'élevage partout en France et d'assurer le renouvellement des générations. Si rien n'est fait, l'élevage va disparaître, soyez-en certains ! Dans 2 ans, dans 5 ans, ne venez pas nous dire que vous ne le saviez pas. Nous saurons vous rappeler notre démarche, cautionnée par ces quelques signatures.

Collectif d'éleveurs

 

Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, a présenté mercredi 6 mars 2013 une Communication en Conseil des ministres : Plan de relance exceptionnel pour l’élevage

1) Les mesures d’encadrement des relations commerciales et contractuelles seront renforcées.

2) La politique agricole commune (PAC) sera réorientée au profit de l’élevage

3) La performance économique des activités agricoles sera conciliée avec le respect des exigences environnementales fixées dans la réglementation communautaire.

4) Le développement de la production d’énergies renouvelables créera des synergies avec les activités d’élevage.

5) Les éleveurs dont la situation financière est fragile seront soutenus.

* Rappel : Les éleveurs sont à bout (revenus trop bas), les céréaliers sont à l'aise - 23 fév. 2013

Les propositions de la Confédération paysanne pour sauver l'élevage - 18 janvier 20135

Confédération paysanne : sauvons l'élevage français, qui est en danger - 17 janvier 2013

 

Cet article est le 380ème publié sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC.

Repost 0
Published by Michel SORIN - dans AGRICULTURE et PAC
commenter cet article
12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 23:57

1968 - 1969 : de l’accord administratif à l’inauguration

 

C’était le 2 mars dernier. Lise Tatin m’a reçu chez elle à Ruillé-le-Gravelais (Mayenne). Nous en avions convenu le 16 février, à l’issue de la visite du musée Robert Tatin à Cossé-le-Vivien (53), le musée qui porte le nom de son illustre mari (1902-1983), que le couple Tatin a construit, à partir de 1962, autour de leur maison sur le site de la Frénouse.  

Elle avait accepté de présenter le musée à un petit groupe avec moi. L’employé à l’accueil, vacataire, ne la connaissait pas et l’avait confondue avec mes invités. Puis le directeur du musée l’avait ensuite croisée sans la saluer précisément. Tout cela est le signe de relations conflictuelles entre Lise Tatin et les dirigeants et actuels propriétaires du musée (la commune de Cossé-le-Vivien).

Voir Lise Tatin veut faire connaître l'ensemble de l'œuvre de Robert Tatin - 10 mars 2013 

Musée Robert Tatin : Lise Tatin souffre de l'attitude de la municipalité - 21 février 2013

 

Le 2 mars, j’ai pris des notes car Lise TATIN, à la suite de nos discussions du 16 février, voulait me parler de la création du musée, à laquelle elle prit une part considérable, à vrai dire décisive.

 

Quelques précisions avant de commencer le récit    

 

Lise est originaire de Haute-Saône. Ses parents, qui ont eu 5 enfants, étaient agriculteurs. Ils n’avaient pas souhaité que Lise fasse des études. Après son CEP, elle est restée à la ferme jusqu’à l’âge de 20 ans, apprenant à tout faire avec ses mains et aidant ses parents.

Lise a 22 ans quand elle rencontre Robert Tatin. Ils sont mariés quand ils arrivent à Cossé-le-Vivien, le 1er juin 1962. Elle n’avait pas accepté de vivre dans le Midi (son mari possédait une maison, près de Nice). En mai, ils avaient acheté une maison, un peu en retrait et indépendante des deux fermes de la Frénouse. Son mari n’avait pas l’intention de construire un musée à cet endroit. Il souhaitait que s’installent autour de la « maison des champs* »  des artisans créateurs et des entreprises. Il en avait parlé à la mairie mais ses interlocuteurs n’étaient pas motivés.

 

* Voir Musée Robert Tatin. « En 1962, Robert Tatin achète, avec son épouse Lise, une petite maison ancienne au lieu dit La Frénouse sur la commune de Cossé-le-Vivien en Mayenne. Il imagine sa « Maison des Champs », une oeuvre monumentale ancrée dans la nature, qui se ferait le carrefour de toutes les civilisations à travers la création d'un langage universel, « un pont entre l'Orient et l'Occident ». Rapidement, les premières sculptures de ciment armé peint apparaissent dans ce qu'il appelle « Le Jardin des Méditations » qui constitue le coeur du musée. En 1967, le chemin communal qui mène à son espace de vie et de création se voit doté du premier des 20 « Géants » qui le bordent aujourd'hui. C'est le début de vingt et un ans de création, sculpturale, architecturale et picturale, en compagnie de Lise qui participe activement à la construction du musée. Robert Tatin décède en 1983. Depuis cette date, et hormis les campagnes de restauration qui se succèdent, cette oeuvre est restée la même... »

 

Marie-Hélène et Zik StB 16-170213 008 TComment ce site est devenu un musée 

 

Un jour de juin 1968, le préfet Bourgin (de la Mayenne) arrive dans la « maison des champs », sans prévenir ni frapper. Il est accompagné du sous-préfet Marmay (de Château-Gontier) et de deux hommes armés (de baïonnettes). Lise leur parle. Ils sont en plein milieu de la maison, pendant que Tatin continue d’écrire, sans les regarder. Puis, il dépose la plume et, théâtralement, il déclame « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon église »…

Le groupe sort de la maison. Lise les accompagne. Le préfet, avant de partir, la prend par le bras et lui dit « Je ne veux plus entendre parler de vous ! » Lise lui pose la question « Que faut-il faire pour que ce site soit d’intérêt public ? » Le préfet répond (il est dans la DS noire) « Il faut que ce soit un musée ».                                                                                                                           

 

Trois jours après, Lise Tatin téléphone à Bernard Anthonioz (neveu du Général de Gaulle) au ministère des affaires culturelles. Elle demande ce qu’il faut faire pour que le site de la Frénouse soit reconnu musée. Un rendez-vous est pris.

 

Lise se déplace à Paris le 13 juillet 1968 afin de rencontrer Bernard Anthonioz. Elle est dirigée vers la Direction des Musées de France, sans savoir à qui s’adresser. C’est difficile d’obtenir un rendez-vous. Elle décide d’y entrer comme si elle était une habituée de cette administration. Les huissiers la laissent passer. Puis elle pousse la porte d’un bureau et s’explique, provoquant l’hilarité dans le bureau. A une autre porte, elle est mieux reçue. On lui conseille de frapper à la porte 11. Dans ce bureau, un monsieur, administrateur du musée du Louvre, a la gentillesse de l’écouter. Compte tenu de la période de vacances, il lui recommande d’écrire le 26 septembre 1968.

 

De retour à la Frénouse, Lise Tatin déclare « y croire », sans convaincre son entourage. Elle adresse sa lettre à la date convenue. En réponse, elle reçoit un formulaire à remplir, ce qu’elle fait. On lui renvoie le document pour qu’y soient apportées des corrections, ce qu’elle fait également. Puis, plus de nouvelles, jusqu’au 24 décembre 1968. Par téléphone, l’administrateur affirme que la décision est prise : le site de la Frénouse est un musée de France !

 

En janvier 1969, Madame Masson, secrétaire de mairie de Cossé-le-Vivien, fait savoir que le préfet a manifesté son mécontentement d’avoir été court-circuité. Un nouveau dossier est établi par la mairie, avec visa du sous-préfet et du préfet. L’acte officiel de naissance du musée est daté du 1er janvier 1969.

 

Le musée fut inauguré le 14 octobre 1969. Le ministre de la culture, André Malraux, devait être représenté par le préfet Bourgin ou le sous-préfet Marmay (le préfet n’avait pas confirmé sa participation). En fait, il était bien là, le sous-préfet aussi. C’était une très belle inauguration, nocturne, par beau temps, un ciel étoilé, en présence de 200 personnes.

Le préfet était arrivé, très pressé avant d’avoir vu le site illuminé. Lise Tatin lui demande, au micro, s’il voulait que l’inauguration se fasse au pas de charge ou lentement. Par bonheur, il n’était plus pressé… et, dans son discours d’un bon quart d’heure, apparemment spontané, il reconnaissait s’être trompé quand il était venu la première fois et se déclarait très impressionné par ce qu’il voyait. D’ailleurs, il était revenu le lendemain afin de montrer le site à son épouse et, en l’absence des Tatin, avait laissé un petit mot, regrettant que le site ne soit plus illuminé…

 

manif Laval 230910 004 TLes commentaires et précisions de Lise Tatin

 

Robert Tatin regrettait beaucoup que son projet initial n’ait pu être réalisé. En arrivant à la Frénouse, Tatin était connu à plusieurs titres : il avait été artisan à Laval, il s’était implanté au Brésil, il avait prouvé ses capacités.

 

Le musée est l’œuvre du couple. Lise n’était pas une potiche. Sans elle, le musée n’aurait pas été fini. Ils ont été aidés, à certains moments, par des artisans. Tatin voulait que ce musée soit un lieu inaliénable, ouvert à tous. C’est pourquoi il l’a cédé à la commune.

 

Lise a été salariée, de 1976 à 2004 (retraite à 65 ans). En 1978, le musée recevait déjà 15 000 visiteurs par an. En 2004, il y en avait 20 000 (attestation de Lise, qui en était la directrice), comme actuellement (selon les chiffres annoncés par le sous-préfet, lors de l’inauguration de la « maison des illustres »).

 

Lise est usufruitière de la « maison des champs ». Elle éprouve certaines difficultés à consulter les documents qui sont conservés dans les réserves du musée. Au moment de la décision prise par Tatin et elle de céder le musée à la Commune, ils pensaient pouvoir conserver un droit de regard sur le devenir du site, ce qui n’est pas le cas, Lise ayant été écartée par la municipalité de tout ce qui concerne le musée.

 

Cet article est le 17ème paru sur ce blog dans la catégorie Culture langue medias histoire

Repost 0
11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 22:58

Pétition de Plateforme Française Souveraineté Alimentaire

 

A l'appel des organisations suivantes : Amis de la conf', Amis de la Terre, Artisans du Monde, Attac, Confédération paysanne, Fondation Pierre Rabhi, Peuples Solidaires-Action aid, Terre et Humanisme, le collectif pour la souveraineté alimentaire propose une pétition pour une PAC répondant aux exigences sociales, écologiques et territoriales.

 

Cette Pétition est adressée aux députés européens qui voteront le 13 mars 2013 à Strasbourg*, notamment Éric Andrieu, Jean-Louis Cottigny, Sylvie Goulard, Corinne Lepage, Patrick Le Hyaric, Jean-Luc Mélenchon, Michel Dantin, Joseph Daul, Alain Lamassoure, José Bové, François Alfonsi.

 

Le projet de réforme de la Politique agricole commune (PAC), prochainement soumis au Parlement européen, n’apportera pas de changement à notre agriculture et notre alimentation, ainsi qu’à celles des pays du Sud, sans une forte mobilisation des citoyens. Les députés européens s’apprêtent à voter un texte ne remettant pas en cause les graves inégalités causées par la PAC, la perte de l’emploi paysan et la standardisation de notre alimentation.

 

La PAC actuelle conduit notamment à :

- de grandes disparités de revenu entre les producteurs, les grandes exploitations bénéficiant de rentes totalement injustifiées ;

- une forte incitation à l'agrandissement et à la spécialisation des exploitations les plus aidées, avec davantage de pollution et moins d'emplois ;

- des difficultés grandissantes pour les exploitations petites et moyennes diversifiées, pratiquant l'agriculture paysanne et durable ;

- une concurrence déloyale des produits agricoles européens subventionnés sur les marchés des pays du Sud, qui entraîne la ruine des agricultures familiales locales

- une production alimentaire de plus en plus industrialisée avec une alimentation de plus en plus standardisée.

 

Nous refusons l’agriculture productiviste et une politique de l’Union européenne au bénéfice de l'agrobusiness, ne répondant pas aux exigences sociales, écologiques et territoriales et se perpétuant au détriment de l’agriculture paysanne et d’une alimentation de qualité.

 

Au contraire, nous exigeons d'aller vers un système fondé sur :

• des prix rémunérateurs (couvrant les coûts de production), avec des soutiens plus justes et liés à des pratiques exigeantes sur les plans social et écologique,

• la maîtrise et la répartition des volumes, dans le cadre d’une politique d’intervention, de régulation et de protection aux frontières,

• l’interdiction de toute forme de dumping.

 

Nous exigeons une politique agricole et alimentaire favorisant la mise en oeuvre concrète d'une souveraineté alimentaire mondiale :

• une alimentation de qualité accessible à tous,

• le maintien et à l’installation de paysans nombreux sur des exploitations diversifiées,

• une agriculture paysanne et durable,

• la préservation de la biodiversité et de l’environnement,

• la vie dans les territoires.

 

Aujourd'hui, il s'agit d'obtenir une réforme allant dans ce sens et comportant notamment :

• un plafonnement, obligatoire pour tous les états membres, des aides par exploitation à 100 000€ maximum ;

• une convergence obligatoire, rapide et complète des aides par hectare au sein de chaque Etat-membre en 2020, permettant un rééquilibrage et une meilleure équité des aides ;

• un soutien spécifique, obligatoire et significatif aux petites fermes, s’ajoutant aux aides directes de la PAC ;

• un maximum d'aides couplées aux quantités produites et ciblées aux productions fragilisées ;

• une obligation de rotation avec au moins 3 cultures différentes dont une culture légumineuse pour améliorer la fertilité des sols et contribuer à l’autonomie protéique de l’Europe ;

• un deuxième pilier de la PAC avec un budget revalorisé et une réelle vocation de développement rural : il doit conforter le dynamisme social et économique des territoires ainsi que la cohérence environnementale des systèmes de production. Aucun système assurantiel ne doit être financé dans le 2e pilier ;

• un débat public européen sur les conséquences de la suppression des outils de maîtrise des productions (quotas laitiers notamment) et de régulation publique des échanges.

 

Vous pouvez signer cette pétition en cliquant ici.

* La Pac 2014 au Parlement européen - Mobilisation à Strasbourg des partisans d'une Pac « équitable » et « légitime » (La Lettre Agrisalon, 11 mars 2013)

La plateforme Arc2020 composée de 120 organisations, mobilise à Strasbourg ses troupes pour défendre une Pac « plus équitable, plus verte et plus locale ». Selon la Coordination Européenne Via Campesina (Ecvc), se joue en effet mercredi 13 mars, la légitimité sociale de la Politique agricole commune.

A 15h30, mardi 12 mars, les députés sont invités à partager un bol de soupe avec les militants d'Arc2020 (1) réunis devant le Parlement européen (PE) avant les ultimes débats en plénière sur la réforme de la Pac. « En réaction au vote désastreux de la commission agricole du Parlement européen en janvier dernier, Arc2020 a lancé la campagne "Go Meet A Deputy !" dont l'objectif est de rencontrer un maximum de députés européens avant le vote de la réforme de la Pac le 13 mars 2013. ». L'invitation à partager un bol de soupe est l'évènement clé de la "Disco Soupe" (cuisine en plein air et musique live) organisée par Arc2020 dès 9h30 mardi 12 mars devant le PE.

Y participeront évidemment des membres d'Ecvc (Coordination Européenne Via Campesina) dont sont membres en France la Confédération paysanne et le Modef. Pour Ecvc, à travers le vote de cette réforme, c'est la légitimité sociale de la Pac qui est en jeu.

Les revendications d'Ecvc

Selon la Coordination, « les chances de survie des petites et moyennes exploitations paysannes en Europe, qui sont à la base de la sécurité alimentaire, de l'emploi, de l'installation de jeunes agriculteurs et de la vitalité des territoires ruraux européens, dépendront de ce vote. »

Aussi, « la légitimité sociale de la Pac, demandée par les citoyens européens, pourra se réaliser si une majorité de députés européens se prononce en faveur de la baisse du plafonnement des paiements directs par exploitation, d'une surprime aux premiers hectares et d'une prime obligatoire pour les petites exploitations à 1.500 € ».

Ecvc milite aussi en faveur du couplage des paiements directs à la production et d'une rotation réelle des cultures, avec au moins une culture de protéines. Enfin, en dehors de l'agriculture biologique, aucune autre certification ne doit dispenser du verdissement.

(1) Arc2020 est une plateforme rassemblant plus de 120 organisations européennes d'environnement, de développement et de réseaux agricoles et ruraux, qui travaillent ensemble pour une Pac plus équitable, plus verte et plus locale et ce dans le cadre de la campagne “Good Food Good Farming”. Cette campagne a commencé en septembre 2012 avec la “Good Food March”, quatre caravanes qui ont sillonné huit pays en Europe avant de converger le 19 septembre 2012 à Bruxelles pour demander une autre Pac.

Cet article est le 379ème publié sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC. 

Repost 0
Published by Michel SORIN - dans AGRICULTURE et PAC
commenter cet article
10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 23:38

Réhabiliter l’œuvre de toute la vie de Robert Tatin

 

J’avais relevé l’amertume de Lise Tatin, rapportée par l’hebdomadaire Le Courrier de la Mayenne (voir Musée Robert Tatin : Lise Tatin souffre de l'attitude de la municipalité - 21 février 2013). Elle n’est pas satisfaite de ses relations avec les gestionnaires du musée Robert Tatin à Cossé-le-Vivien (Mayenne) et de la façon dont ils conçoivent l’évolution du musée, sans concertation avec elle*.

 

Ayant reçu la visite de Jean-François Vallée, membre de la rédaction départementale du quotidien Ouest-France,  Lise Tatin a évoqué son projet de réaliser une exposition, à l’occasion du 30ème anniversaire - en décembre 2013 - de la mort de son mari, afin de mieux faire connaître l’ensemble de l’œuvre de l’artiste, notamment celle qui a précédé son arrivée à la Frénouse, en 1962. Voici l’article paru dans l’édition Mayenne du 10 mars 2013 de Dimanche Ouest-France.

 

Lise veut réveiller la mémoire de Robert Tatin

 

En décembre prochain, on fêtera les 30 ans de la disparition de Robert Tatin. Sa femme se bat pour réhabiliter l’œuvre de son mari avec lequel elle a travaillé. Portrait

 

« Je suis entrée en Mayenne un jour où l’herbe était verte et les pommiers en fleurs », se souvient-elle. Depuis, Lise Tatin n’a plus quitté le pays de son illustre de mari (1). C’était en 1962. Cinquante années plus tard, c’est une petite dame volubile et alerte qui nous accueille dans sa maison de Ruillé-le-Gravelais. « Robert Tatin est en devenir. Je veux réhabiliter l’œuvre de toute une vie » ».

Robert Tatin est mort depuis 30 ans. Depuis, aucune rétrospective n’est venue nous éclairer sur la force et la richesse de son œuvre. On vient du monde entier visiter le musée de Cossé-le-Vivien. Mais hors les murs de la Frénouse, Robert Tatin semble glisser vers l’oubli. Et sa peinture n’est pas cotée. « Cela ne préjuge en rien de la qualité d’un artiste », modère Bruno Godivier, le directeur du site.

« Quand je l’ai connu, Robert pouvait exposer partout », rappelle Lise Tatin. C’est cet artiste-là qu’elle veut réhabiliter. Après guerre, Robert Tatin fréquente André Breton, Jean Dubuffet et Giacometti. L’ancien artisan est devenu artiste. Il travaille beaucoup, la sculpture, la peinture, la céramique. Et plusieurs voyages en Amérique du Sud installent sa réputation.

 

« Un artiste tourné vers le vivant »

 

Quand il revient à Laval en 1962, où il a commencé sa carrière comme peintre décorateur en 1930,  c’est un peu le retour du fils prodigue. « Robert Tatin a proposé au maire de l’époque, Francis Le Basser, le don de 400 œuvres, raconte Lise. En échange, la Ville s’engageait à soutenir un jeune artiste de milieu modeste ». L’élu refuse. L’espace dédié à la culture auquel Robert Tatin rêvait ne se fera pas à Laval.

Ce sera la chance de Cossé-le-Vivien. Le musée de la Frénouse est l’un des lieux les plus visités de la Mayenne (plus de 20 000 visiteurs par an). Un espace étonnant, passionnant, riche de références culturelles et spirituelles, sans doute le chef-d’œuvre de celui qui l’a pensé.

« Oui, mais c’est un mausolée, regrette Lise, Tatin voulait un village d’artistes, pas ce que le musée est devenu ».

Lise Tatin se vit en gardienne d’un temple dont elle n’a plus les clés. D’où le conflit qu’elle entretient avec la commune de Cossé-le-Vivien. Bruno Godivier, le directeur du musée, dit s’en attrister. Et défend ses choix. « Robert Tatin est un artiste tourné vers le vivant. Et le musée rend hommage à cela ».

Sans doute, mais son œuvre aurait besoin d’être revisitée dans son ensemble. Surtout celle d’avant la Frénouse. C’est pourquoi Lise Tatin aimerait qu’une exposition soit réalisée à l’occasion des 30 ans de la mort de son mari en décembre prochain. En attendant, elle essaie de réécrire la biographie de Robert Tatin afin de dire « qui il était » et comment son œuvre s’est construite.

Et peut-être de réhabiliter sa propre vie à elle, Lise Tatin. Car elle n’était pas seulement la muse de l’artiste. Ceux qui l’ont vu pousser la brouette sans relâche à la Frénouse peuvent en témoigner.

Il est temps de partir. Allons faire la photo de la dame devant la haute statue d’un couple enlacé qui est plantée dans le jardin. « Ah, vous avez une œuvre de Tatin, interroge-t-on, Oui, nous répond la dame dans un sourire. Une statue de Lise Tatin.

 

(1) Robert Tatin est né dans le quartier de l’Epine à Laval en 1902.

 

* L’association CiViQ soutient Lise Tatin dans ses démarches pour que soit connue - dans sa globalité sur l’ensemble de sa vie - l’œuvre de Robert Tatin et pour que soit reconnue la contribution de Lise à la réalisation du musée de la Frénouse à Cossé-le-Vivien.

 

Cet article est le 16ème paru sur ce blog dans la catégorie Culture langue medias histoire

Repost 0
9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 23:52

En débat, la durée de cotisation et les retraites complémentaires

 

Les conséquences du sous-emploi chronique se manifestent par des déséquilibres des comptes « retraites », contraignant le gouvernement et les partenaires sociaux à rechercher les moins mauvaises solutions. L’urgence se situe au niveau des retraites complémentaires.

 

Une nouvelle réunion des partenaires sociaux est prévue le 13 mars, après l’échec du 6ème round de négociations le 7 mars. Voir Retraites complémentaires : il faudra se revoir (Ouest-France, Guillaume Le Du, 8 mars 2013). « La solution consistant à ce que les pensions versées par l’Agirc et l’Arrco augmentent moins vite que l’inflation fait son chemin (…). Ces négociations sur les retraites complémentaires sont surveillées de près par le gouvernement, engagé dans une réforme du régime général. Les pouvoirs publics pourraient s’inspirer des solutions trouvées par les partenaires sociaux dans le cadre des retraites complémentaires ».

Voir Ouest-France, Guillaume Le Du, 7 mars 2013 : Retraites : vers une durée de cotisation rallongée

 

L'idée fait son chemin. Après les réformes de 2003 et 2010, le gouvernement promet de nouvelles mesures avant la fin de l'année, afin d'équilibrer durablement les régimes pour 2040.

 

« L'allongement de la durée de cotisation est un des éléments sur la table... » Michel Sapin, le ministre du Travail, a levé le tabou, mercredi, sur France Inter. Pour garantir l'équilibre des retraites à l'horizon 2040, le gouvernement n'exclut aucune piste.

Le calendrier s'accélère. La feuille de route de l'exécutif concernant la réforme des retraites sera finalisée ce jeudi. Un groupe de dix experts sera chargé de faire des propositions d'ici à juin avant une consultation des partenaires sociaux. La réforme interviendrait avant la fin de l'année.

Les options habituelles

Que lit-on dans la feuille de route ? Ni plus ni moins que les options habituelles pour rétablir l'équilibre des comptes. D'abord en jouant sur l'allongement de la durée d'activité et l'âge de départ. Rappelons qu'il faut déjà 42 annuités d'ici à 2020 pour bénéficier d'une retraite pleine. L'âge de départ a aussi été repoussé à 62 ans dès 2017.

Avec ces mesures prises en 2010, Nicolas Sarkozy promettait un retour à l'équilibre en 2018. Mais trois ans plus tard, ce n'est pas suffisant. « Il est légitime qu'un accroissement de l'espérance de vie se traduise par un allongement de la durée d'activité », anticipe la feuille de route. « Le Medef voudrait que le gouvernement annonce le passage de l'âge légal de la retraite à 63 ans ou plus », affirme Jean-Louis Malys, le monsieur « retraite » de la CFDT. Lundi, le député PS Jean-Marie Le Guen a préconisé de reculer l'âge de la retraite à 62 ans dès 2015.

La réforme passerait aussi par une désindexation partielle des pensions de retraite. Conséquence ? Les pensions progresseraient moins vite que l'inflation. Le gouvernement y serait prêt à condition de remédier aux inégalités entre pensionnés. « Notre système de retraite permet aujourd'hui de garantir un niveau de vie moyen de retraités proche de celui des actifs et légèrement supérieur à celui de l'ensemble de la population », peut-on lire dans le document de travail. Sur cette question, la discussion déjà entamée pour les régimes complémentaires (lire ci-dessous) pourrait inspirer les rédacteurs de la réforme du régime général.

Enfin, la feuille de route évoque le financement des régimes par la hausse des cotisations. Mais cette option présente le risque d'alourdir les charges des entreprises. Et leur compétitivité. Le Medef y est très opposé.

Retraites complémentaires : menaces sur le pouvoir d'achat

Les partenaires sociaux se retrouvent ce jeudi pour une quatrième et dernière séance de négociation sur le financement des retraites complémentaires. Les cinq syndicats de salariés (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC et CFTC) et le patronat doivent trouver une réponse au problème de financement de l'Arrco (tous les salariés du privé) et l'Agirc (cadres du privé). Si rien n'est fait, le déficit de ces deux régimes, qui concerne 11 millions de retraités du secteur privé, atteindra les 10 milliards en 2017 (4,5 milliards en 2012). L'Agirc et Arrco étaient pourtant excédentaires jusqu'en 2008. Mais le déficit se creuse avec la crise économique et l'arrivée à la retraite des papy-boomers.

En réduisant le pouvoir d'achat des retraités...

La désindexation des retraites complémentaires est en marche. Autrement dit : le niveau des pensions augmentera moins vite que l'inflation (1,8 % prévu en 2013). Le patronat a revu ses exigences à la baisse : les retraites complémentaires seraient revalorisées le 1er avril, comme d'habitude, mais un point en dessous de l'inflation au lieu d'un point et demi. Cette désindexation serait renouvelée jusqu'en 2017. L'économie réalisée serait de 3,8 milliards sur trois ans. Pour Jean-Louis Malys, de la CFDT, « cela reviendrait à faire reculer le pouvoir d'achat des retraités de plus de 5 % en cinq ans ».

En augmentant les cotisations...

Mais la désindexation des pensions ne suffira pas pour combler les trous... Les cinq syndicats de salariés réclament une hausse des cotisations. D'abord opposé, le Medef serait finalement favorable à une hausse du taux d'appel, c'est-à-dire une hausse des cotisations qui ne créerait pas de droits supplémentaires pour les futurs retraités. Cette hausse, qui rapporterait 2,5 milliards, n'interviendrait qu'à partir de 2015 et serait étalée jusqu'en 2020. Mais à la condition que l'environnement économique soit favorable et que les charges des entreprises le permettent...

En pensant au régime de base...

La désindexation des régimes complémentaires par rapport à l'inflation pourrait aussi inspirer la future réforme du régime de base des retraites qui doit intervenir avant la fin de l'année... Le gouvernement « ne pourra pas ne pas en tenir compte », a indiqué Jérôme Cahuzac, le ministre du Budget, préparant ainsi les esprits. Mais les partenaires sociaux, qui doivent aboutir à un accord sur les retraites complémentaires, n'entendent pas jouer les poissons pilotes pour le gouvernement.

Cet article est le 47ème sur ce blog dans la catégorie Les retraites

Repost 0
Published by Michel SORIN - dans Les retraites
commenter cet article