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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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Articles Récents

11 mai 2019 6 11 /05 /mai /2019 22:38

 

Emmanuel Maurel (GRS, candidat sur la liste de LFI) : le temps des ruptures

 

Emmanuel MAUREL est député européen depuis 2014, élu sur la liste PS dans le Grand Ouest. En 2018, il a considéré que le projet européen du PS n'était pas en rupture avec les pratiques et alliances habituelles et a choisi de fonder un nouveau parti, la Gauche Républicaine et Socialiste, et de rejoindre le groupe de la Gauche unitaire européenne.

5 ans de combat contre les traités de libre-échange

Engagé contre les méga-accords commerciaux qui vont à l'encontre des intérêts des salariés, des consommateurs et du respect de la planète (TAFTA, CETA, JEFTA...), il se mobilise également en faveur du protectionnisme solidaire et pour une fiscalité plus juste.

Durant 5 ans, il a tenu un blog www.emmanuelmaurel.eu sur lequel il a publié ses analyses, ses explications de vote et ses opinions sur les traités européens que le Parlement était amené à discuter et à voter.

Cinq ans de combat contre les traités de libre-échange pour celui qui a toujours affirmé sa défense de la souveraineté populaire, son refus des politiques d'austérité et du saccage industriel organisé en Europe.

Dans le livre "Europe : le temps des ruptures", on trouve une sélection de ses publications entre 2015 et 2019, classées en trois grands chapitres : 1- Défendre la souveraineté populaire, 2- Reprendre le contrôle sur la mondialisation, 3- Pour le protectionnisme solidaire.

S'évertuant à expliquer le contenu des politiques découlant des traités, relevant leurs (rares) avancées et dénonçant leurs dérives ordo-libérales, Emmanuel Maurel est un témoin direct mais aussi un militant en première ligne contre des traités commerciaux, facteurs aggravant des inégalités sociales et des urgences écologiques.
 

Emmanuel Maurel sera le grand témoin mardi 14 mai lors de la réunion publique à Laval. Voir Européennes Laval : réunion publique de la liste Manon Aubry le 14 mai.
 

Emmanuel Maurel a été l'un des fondateurs - avec Marie-Noëlle Lienemann et le Mouvement Républicain et Citoyen - du nouveau parti qu'est la Gauche Républicaine et Socialiste. Nous venons d'en effectuer le lancement en Mayenne. Voir :

- La Gauche Républicaine et Socialiste existe désormais en Mayenne

- La Gauche Républicaine et Socialiste en Mayenne est dans la presse


 

Cet article est le 3126 ème sur le blog MRC 53 -  le 173ème catégorie Gauche France

Clôture le 3 février 2019 des Rencontres Fondatrices de Valence. La Gauche Républicaine et Socialiste, co-présidée par Emmanuel Maurel et Bastien Faudot, est née.

Clôture le 3 février 2019 des Rencontres Fondatrices de Valence. La Gauche Républicaine et Socialiste, co-présidée par Emmanuel Maurel et Bastien Faudot, est née.

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11 mai 2019 6 11 /05 /mai /2019 15:01

 

La GRS, un nouveau parti de gauche qui veut rassembler la gauche

 

Le 9 mai 2019, en matinée, nous avions invité la presse 53 afin de présenter la Gauche Républicaine et Socialiste, nouveau parti que nous implantons en Mayenne.

Voir (9 mai) : La Gauche Républicaine et Socialiste existe désormais en Mayenne

Parmi les journalistes présents, l'un d'eux a publié le 10 mai un article reprenant l'essentiel de nos propos. Voir Leglob-journal : La GRS : pour « un nouveau Front populaire et l’écosocialisme »

Voici des extraits de cet article.
 

Le Mouvement Républicain et Citoyen a décidé en votant lors de son dernier congrès en décembre 2018 d’apporter le logiciel républicain qui est complémentaire de ce qu’apportent Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann qui étaient dans l’aile gauche du PS. Nous considérons que c’est une alliance politique, une alliance stratégique. La période politique que nous vivons est à notre sens de même nature que celle qui a été vécue au congrès d’Epinay en 1971.
 

La SFIO à l’époque se délitait avec des alliances avec le centre. Puis est intervenue l’alliance Mitterrand avec le Céres de Jean-Pierre Chevènement qui était le courant de gauche de la SFIO à l’époque. Et il s’est alors créé en fait un nouveau parti dont Mitterrand a pris la direction sur une volonté d’union de la gauche. Et stratégiquement, on se retrouve un peu dans la même configuration. Nous sommes dans une période de reconstruction.

A l’époque et c’est pourquoi j’ai adhéré au PS, on était sur une base de rupture avec le capitalisme. Mitterrand l’avait dit très clairement. Aujourd’hui, pour moi la période fondatrice c’est 83, la rupture de Mitterrand d’avec le socialisme pour rejoindre l’Europe libérale. Jospin avait dit « on ouvre la parenthèse libérale », il pensait peut-être qu’elle allait se refermer, ce qui n’a pas été le cas. Le problème aujourd’hui, c’est de refermer cette soi-disant parenthèse et notre programme justement préconise la rupture au niveau européen avec l’idée, que Mitterrand a toujours entretenue, que l’avenir, c’était l’Europe. Et c’est justement cette Europe libérale qui transforme notre pays, politiquement, avec des idées néo-libérales qui sont en contradiction totale avec les idées de gauche.

Nous sommes en train d’essayer de trouver un point de fixation de tous les républicains de gauche, socialistes, écologistes, communistes, etc. pour que la gauche soit rassemblée. Car dans notre pays, si la gauche ne l’est pas, elle ne peut pas accéder au pouvoir.
 

En 2015, vous vous souvenez, Hollande avait nommé Manuel Valls comme Premier ministre avec comme stratégie « les gauches irréconciliables ». Et à mon avis, c’était une stratégie de mort à gauche… Et en 2017 on l’a bien vu, ça a été la mort de la gauche. Nous, de notre point vue et sur le fond, nous préconisons de rompre avec cette idée-là. Nous sommes en rupture avec cette stratégie de différencier la gauche, comme en 1971, la SFIO était à discuter et à s’allier avec le centre. Or Mitterrand et Chevènement à l’époque avaient choisi une stratégie de rassemblement de la gauche et nous sommes exactement sur la même idée. Et les Benoît Hamon et d’autres au PS, eux, ils sont sur une gauche qui ne serait pas néo-libérale, certes, mais pour une gauche qui soit au niveau européen sur une base contraire aux possibilités de rassemblement.
 

Pour nous à la GRS, ce qui est important à souligner, c’est le choix d’alliance avec la France Insoumise que nous avons fait. Parce que la FI a fait la rupture sur le plan européen. Il faut bien se départir de cette idée ancrée depuis Mitterrand au PS qu’on peut changer les choses au niveau européen. On peut faire évoluer mais c’est impossible de changer radicalement, si on n'a pas une rupture. Il est impossible de faire une politique de gauche dans le cadre des traités européens actuels. Et donc l’idée commune avec la FI et nous, [Maurel est en 6 ème position, éligible sur la liste de la France Insoumise, NDLR] c’est cette rupture avec le système de cogestion actuel.
 

Je voudrais dire que le problème avec Hamon, le PS et EELV, c’est qu’ils sont anti France Insoumise. Et comme nous avons constaté que nous avions des points de rapprochement très nets sur l’Europe avec la FI, sans que cela ne nous engage pour l’avenir, il était bon de rejoindre la France Insoumise parce que cela nous habitue à travailler ensemble. En Mayenne, nous sommes amenés à travailler avec FI et ça marche très bien. Donc, le fait de mener campagne sur les Européennes autour de la liste FI, cela prépare les élections municipales.

Parce que l’objectif, c’est le rassemblement de l’ensemble de la gauche en 2020. Et pour rassembler l’ensemble de la gauche, il faut qu’elle accepte de s’allier avec la FI. Notre positionnement, c’est le refus de l’exclusion de la FI parce qu’il faut compter avec la FI pour les Présidentielles et les Législatives de 2022. Je vous rappelle que la FI a été la meilleure formation : Jean-Luc Mélenchon a fait 19 % en 2017 et il a été un excellent candidat que le reste de la gauche n’a pas.
 

Cet article est le 3125 ème sur le blog MRC 53 -  le 13ème, catégorie Partis de gauche 53 rencontres

Guillaume Agostino et Michel Sorin, animateurs de GRS 53, le 9 mai 2019, lors de la conférence de presse à Laval (photo Leglob-journal)

Guillaume Agostino et Michel Sorin, animateurs de GRS 53, le 9 mai 2019, lors de la conférence de presse à Laval (photo Leglob-journal)

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11 mai 2019 6 11 /05 /mai /2019 13:53

 

Participation des candidats Edith James, Matthias Tavel et Emmanuel Maurel

 

Le rendez-vous est proche. La liste de la France insoumise conduite par Manon Aubry organise une réunion publique participative dans le cadre de la campagne des élections européennes qui auront lieu le 26 mai 2019 en France.

Cette liste - qui a l'appui de Jean-Luc Mélenchon - propose cette rencontre

Mardi 14 mai 2019 à 19h30 à Laval, Le Palindrome (salle n°1), 25 rue Albert Einstein.

Cette soirée sera introduite et présentée par Christelle Hunault, membre des Insoumis de Laval. Interviendront ensuite les trois candidats présents : Matthias Tavel (Sarthe), Edith James (Loire-Atlantique) et Emmanuel Maurel, député européen sortant et l'un des animateurs de la Gauche Républicaine et Socialiste depuis les Rencontres Fondatrices de Valence le 3 février 2019.

- Matthias Tavel : voir Matthias Tavel - La France insoumise. "Mon premier engagement politique a été en 2005 à l’occasion du référendum sur le traité constitutionnel européen. J’ai fait campagne pour le « non » car j’étais convaincu qu’aucune politique républicaine, sociale et écologiste ne pouvait être menée avec le traité qu’on nous proposait. La suite n’a fait que confirmer cette crainte. Si on veut changer les choses en France, il faut sortir des traités et faire respecter la souveraineté du peuple !"
Livres : Le cauchemar européen: comment s'en sortir!, Insoumis, en Europe aussi!
- Edith James : voir Edith James - La France insoumise. "Après le bac, je suis entrée à l’Université dans un cursus de géographie, préoccupée par les problématiques environnementales et le dérèglement climatique. J’ai milité auprès de Greenpeace, je suis passée par la maison de résistance à la poubelle nucléaire de Bure tout en m’intéressant aux différents mouvements citoyens comme ATTAC, Nuit Debout, Les Colibris, Alternatiba et aux luttes collectives pour une société plus juste, inclusive et féministe".

- Emmanuel Maurel : voir Emmanuel Maurel - La France insoumise. "Depuis 2014, je suis député européen, membre des commissions « commerce international » et « affaires économiques ». Après le scandale « Panama Papers », je participe également à la commission d’enquête sur l’évasion fiscale. Tout au long de mon mandat, je m’engage notamment contre les méga-accords commerciaux qui vont à l’encontre des intérêts des salarié·e·s, des consommateur·rice·s et du respect de la planète (TAFTA, CETA, JEFTA…). Je me mobilise également en faveur du protectionnisme solidaire, proposant des textes législatifs visant à défendre les salaires, les savoir-faire et les territoires menacés par les délocalisations et le dumping social. Enfin, je suis en première ligne dans le combat pour une fiscalité plus juste au moment où les multinationales comme McDonalds, Facebook, Google, etc. ne paient quasiment pas d’impôts dans les pays où ils réalisent des bénéfices. En octobre 2018, je quitte le Parti Socialiste afin de fonder l’APRES (Alternative pour un Programme Républicain, Écologiste et Socialiste). Au Parlement, je siège désormais au groupe de la Gauche unitaire européenne".
 

Voir aussi : Emmanuel Maurel - Wikipédia et en tant que député européen Emmanuel MAUREL.

L'équipe de campagne en Mayenne est composée de membres de La France insoumise et de la Gauche Républicaine et Socialiste.
 

Cet article est le 3124 ème sur le blog MRC 53 -  le 151ème dans la catégorie France et Europe

L'affiche de cette réunion publique à Laval le 14 mai, avec les trois candidats intervenants

L'affiche de cette réunion publique à Laval le 14 mai, avec les trois candidats intervenants

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10 mai 2019 5 10 /05 /mai /2019 17:19

 

Un secteur d'intervention sur le thème "Agriculture et alimentation"

 

La Gauche Républicaine et Socialiste est née le 3 février 2019 lors des Rencontres Fondatrices de Valence. C'est un nouveau parti qui s'installe, avec l'idée qu'il pourra, avant 2022, faciliter le rassemblement de la gauche autour d'un programme de gouvernement.

Un premier pôle thématique a été lancé autour du secteur "Entreprises". D'autres suivront, notamment sur le thème "Agriculture et alimentation".

Michel Sorin, membre du Collectif d'animation national, est chargé d'animer ce secteur agricole et alimentaire. Il a communiqué un projet aux animateurs de la GRS, Emmanuel Maurel et Bastien Faudot, afin de préparer un texte d'orientation de ce secteur, après la campagne des élections européennes.

Le projet diffère très peu de celui qui a été publié sur le blog de Réseau CiViQ, le 8 mars 2019. Voir Réflexions autour de la nécessaire révolution agricole, par Michel Sorin

Pour une agriculture plus respectueuse du vivant et de l'environnement

 

L'agriculture s'inscrit dans une évolution de la société et des choix politiques. L'ordre actuel du monde entraîne l'humanité sur une voie dangereuse, car il pervertit les bases même de la politique, qui sont de définir des orientations d'intérêt général.

Tout concourt - dans la mondialisation financière - pour ne pas tenir compte du parti du vivant. C'est l'inverse qu'il faut faire. Il faut changer l'ordre du monde, prendre le parti du vivant, mettre sous contrôle les puissances économiques et financières, en faisant en sorte que la société soit plus sobre, plus harmonieuse et mieux intégrée dans son environnement.

Changer l'ordre du monde en agriculture, c'est engager une transformation profonde du mode de production actuel, trop soumis à la pression des marchés mondiaux, trop tourné vers des objectifs de productivité du travail et de rentabilité du capital.

Livrer l'agriculture au libre-échange mondial et au marché, c'est la mettre dans la main des entreprises multinationales et de la grande distribution. Le revenu des agriculteurs et leur santé ainsi que celle des consommateurs, la pérennité des terres agricoles, sont autant de problèmes qui semblent de plus en plus insolubles.

Depuis le traité de Rome, en 1957, et les accords européens créant la Politique Agricole Commune (PAC) au début des années 1960, l'agriculture française est placée sous gestion européenne. Elle en a bénéficié, ainsi que l'industrie en amont et en aval, mais la PAC se réduit aujourd'hui à des mécanismes, ce n'est plus une politique, en dehors de servir les intérêts des firmes multinationales.

Les objectifs initiaux du traité de Rome ont été perdus de vue. Les responsables des Etats se sont privé volontairement des outils de régulation des productions agricoles, de manière à satisfaire l'idéologie libérale des dirigeants institutionnels européens. C'est ainsi que l'agriculture a été livrée au libre-échange et au marché mondial sans protection, avec l'objectif premier de conquérir des parts de marché à l'export, face à la concurrence des marchés américains.

Les conséquences ont été, notamment :

- la concentration excessive des moyens de production et des fermes,

- la recherche d'une productivité toujours plus grande, délaissant les principes de base de l'agronomie, utilisant à l'excès les produits chimiques,

- la tendance généralisée à la baisse et à la variation des revenus agricoles, entraînant de trop nombreuses cessations d'activité et suicides d'agriculteurs,

- la dégradation de la capacité de production des sols,

- les risques croissants pour la santé des producteurs et des consommateurs.

Ce constat rassemble les différents courants politiques de gauche mais c'est au niveau des moyens à prendre qu'il faudra approfondir les réflexions et les discussions.

Nous affirmons, dans le texte d'orientation de la Gauche Républicaine et Socialiste, intitulé "La grande bifurcation", qu'il faut "engager la révolution agricole", en sachant que cela ne concerne pas que l'agriculture, mais aussi les politiques liées à l'alimentation, à la santé, à l'environnement, à la ruralité.

La révolution agricole nécessite de mobiliser l'ensemble des citoyens, concernés en tant que consommateurs de produits alimentaires et au niveau de leur santé. Elle exige une cohérence globale, intégrant les modifications climatiques, le mode de production agricole et la réorientation des aides européennes.

La révolution agricole conduit à respecter le principe de la souveraineté alimentaire au niveau le plus approprié, par pays ou par groupe de pays, ou les deux à la fois, la question alimentaire et l'agriculture étant traitées aux deux niveaux, de l'Union européenne et des Etats.

La politique agricole est organiquement liée à la politique alimentaire :

- Les consommateurs doivent avoir confiance dans les produits alimentaires.

- Les agriculteurs doivent avoir des revenus suffisants pour produire dans des conditions satisfaisantes (qualité, environnement).

Il faut donc tirer vers le haut à la fois la qualité de l'alimentation et la qualité des revenus agricoles :

- Tenir compte de ce qu'attendent les consommateurs.

- Réguler l'offre de produits alimentaires aux niveaux national et européen.

L'assiette du consommateur doit être de meilleure qualité, pas seulement de produits issus de l'agriculture biologique. Il faut une politique publique d'offre alimentaire, sachant que les liens entre aliments et maladies sont très importants (cancers, maladies cardio-vasculaires, notamment). Les aliments ultra-transformés, avec additifs et conservateurs alimentaires, ont des effets sur la santé.

Et il faut agir sur la demande alimentaire :

- informer le consommateur, encadrer la publicité,

- agir sur les conditions de la production agricole,

- faire en sorte que l'Etat ait des moyens de contrôle suffisants.

La question alimentaire a un lien direct avec les conditions sociales (précarité et obésité, mal bouffe). C'est pourquoi il faut une politique agricole et alimentaire, à la fois cohérente et volontariste.

Sur ces bases, il est certainement possible de nouer des accords au sein de la gauche. L'agriculture pourrait être le fer de lance du rapprochement nécessaire des forces de gauche lors des prochaines échéances électorales qui suivront les élections européennes.

 

Cet article est le 3123 ème sur le blog MRC 53 -  le 454ème, catégorie AGRICULTURE et PAC

Gauche Républicaine et Socialiste : bientôt un pôle thématique agricole
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9 mai 2019 4 09 /05 /mai /2019 14:36

 

Avec l'objectif d'être un point d'appui pour rassembler toute la gauche

 

La GRS 53 a rencontré la presse ce 9 mai afin d'officialiser son existence avant l'évènement que constitue la venue d'Emmanuel Maurel à Laval dans le cadre de la réunion publique participative de la liste de la France insoumise aux élections européennes.

Dans le cadre de la campagne des élections européennes qui auront lieu le 26 mai 2019 en France, la liste de la France insoumise conduite par Manon Aubry - avec l'appui de Jean-Luc Mélenchon - organise une réunion publique participative

Mardi 14 mai 2019 à 19h30 à Laval, salle du Palindrome, dans le quartier Saint-Nicolas.

Cette soirée sera introduite et présentée par Christelle Hunault, membre du groupe d'action " Laval , Ville insoumise " et du PG 53.

Interviendront ensuite les trois candidats présents : Matthias Tavel (Sarthe), Edith James (Loire-Atlantique) et Emmanuel Maurel, député européen sortant*.

* La liste de la France insoumise est constituée par des candidates et candidats venant de différents horizons. Emmanuel Maurel est l'un des animateurs nationaux de la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS).

France Bleu Mayenne avait pris contact hier et publié une info sur son site Internet. Voir Le parti de la Gauche Républicaine et Socialiste s'établit en Mayenne

La GRS 53 s'est donné trois responsables : Guillaume Agostino (Laval) et Michel Sorin (Saint-Berthevin), animateurs, et Steve Rattier (Laval), coordonnateur (communication, finances).

Adresse Internet : GRS.Mayenne@gmail.com. Site national https://g-r-s.fr/

Voir Gauche Républicaine et Socialiste

Concernant l'historique de la Gauche républicaine et socialiste, voir :

A l'issue des Rencontres Fondatrices de la GRS, la double vie du MRC

 

Cet article est le 3122 ème sur le blog MRC 53 -  le 12ème catégorie Partis de gauche 53 rencontres

 

(de g à d) Michel Sorin, Steve Rattier, Guillaume Agostino, Alain Béasse, Thierry Bailleux et Bernadette Weller étaient présents à Valence les 2 et 3 février 2019 lors des Rencontres Fondatrices de la Gauche Républicaine et Socialiste

(de g à d) Michel Sorin, Steve Rattier, Guillaume Agostino, Alain Béasse, Thierry Bailleux et Bernadette Weller étaient présents à Valence les 2 et 3 février 2019 lors des Rencontres Fondatrices de la Gauche Républicaine et Socialiste

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7 mars 2019 4 07 /03 /mars /2019 22:06

 

La Gauche Républicaine et Socialiste est née le 3 février 2019 à Valence

 

Lors du Congrès de Paris-Reuilly, les 1er et 2 décembre 2018, il a été décidé majoritairement d'engager le Mouvement Républicain et Citoyen dans la création d’une nouvelle formation politique avec les militants d’APRéS, les socialistes qui ont fait scission du PS, avec Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann.

Le MRC ne disparaît pas. Il ne se dissout pas. Comme cela a été inscrit dans la motion d’orientation adoptée lors du Congrès 2018, le MRC continue d’exister et tiendra son prochain congrès en 2020.

Voir L'intervention de Michel Sorin (Mayenne) au congrès 2018 du MRC .

Enfin, comme cela a été validé lors du Conseil national du 14 octobre 2018 et confirmé lors du Congrès de décembre, le MRC a entamé un travail de convergence avec la France Insoumise afin de participer à la liste menée par la France Insoumise pour les élections européennes. Catherine Coutard, vice-présidente du MRC, est en 19ème position sur la liste "Maintenant le peuple" conduite par Manon Aubry.

 

 

Voir l'intervention complète de Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 2 février 2019 en ouverture des Rencontres Fondatrices de Valence.

Et voir le billet de Jean-Luc Laurent Après les Rencontres Fondatrices de Valence, construire la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS)

 

Réussir l'amalgame

Les Rencontres Fondatrices de Valence du week-end dernier ont marqué une nouvelle étape dans le processus de refondation de la gauche avec la naissance du parti de la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS). Ces rencontres qui ont attiré plus de 350 personnes malgré la pluie et les incertitudes liées au mouvement des gilets jaunes sont une réussite. Elles ont permis de poser une première pierre pour la reconstruction de la gauche et la préparation d’une nouvelle offre politique pour sortir de la crise que nous connaissons avec une alternative au libéralisme triomphant.   

Cette nouvelle maison de la gauche républicaine est née à l’initiative du MRC suite à son Congrès de Paris Reuilly de décembre et de nos camarades de l’APRES, fondé par Marie-Noëlle Lienemann et Emmanuel Maurel suite à leur départ du Parti Socialiste au mois d’octobre dernier.   

Nous sommes désormais pleinement engagés dans cette dynamique nouvelle pour la reconstruction et le rassemblement de la gauche que nous avons toujours, du CERES au MDC puis au MRC, ardemment défendu. C’est pourquoi les prochains mois seront déterminants pour assurer le succès de notre entreprise. L’implication et la mobilisation de l’ensemble des militants sont indispensables. Il s’agit désormais d’engager la reconquête des classes populaires que la gauche a trop longtemps délaissées.   

La création d’un nouveau parti dans le contexte politique que nous connaissons demande volonté, effort et ténacité pour enrayer la mécanique de la division et de la fracturation. 

Pour réussir, il ne suffit pas d’additionner le MRC et APRÉS. Comme nous l’avons décidé lors de notre Congrès, le MRC ne disparaît pas. Nous nous sommes engagés dans un processus de création d’une nouvelle force politique avec la double appartenance. A Valence cette nouvelle formation politique est née : la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS). Nous devons réaliser l’amalgame entre nos forces et ne pas nous contenter de les juxtaposer. Nous devons constituer un véritable alliage pour former un métal nouveau, plus résistant et plus fort, comme je l’ai dit à Valence. Il est de notre responsabilité de nous montrer à la hauteur de cette tâche. 

La République sûre de sa force et pleinement souveraine, le bien commun, la promotion de la laïcité, l’égalité entre les citoyens et le mieux être collectif, le lien entre les questions sociale, nationale et européenne forment le socle de notre engagement et des combats que nous menons face aux libéraux et aux réactionnaires de tout poil. Nos adversaires sont nombreux et déterminés. Il nous appartient de travailler à l’élaboration d’un programme de transformation sociale, d’une contre-proposition ambitieuse à la politique d’accroissement des inégalités, de la précarité et de casse aveugle du service public et de notre modèle social qui constituent la feuille de route libérale appliquée par Bercy, Bruxelles et Berlin au service du capitalisme financiarisé et mondialisé.  

Cette tâche est faramineuse et exaltante. Nous devons collectivement la relever avec enthousiasme et détermination, pour la gauche et le peuple, pour la République et la France. 
 

Cet article est le 3 121 ème sur le blog MRC 53 - le 249ème dans la catégorie MRC national 

Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 2 février 2019 aux Rencontres Fondatrices de Valence

Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 2 février 2019 aux Rencontres Fondatrices de Valence

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23 décembre 2018 7 23 /12 /décembre /2018 23:44

 

Un appel à l’unité du MRC et à la refondation de la Gauche républicaine

 

Le congrès du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) a eu lieu à Paris les 1er et 2 décembre 2018. Voir les articles publiés les 17 et 18 décembre :

- Congrès MRC 2018 : rassembler la gauche républicaine et populaire

- Congrès MRC 2018 : créer l'alliage d'une nouvelle gauche républicaine

Voici un extrait de la lettre adressée le 22 décembre par Jean-Luc Laurent, président du MRC, aux adhérents.

Notre congrès a connu un débat riche, argumenté et passionné qui a été à la hauteur des réponses à apporter à la période de décomposition politique que nous traversons. Deux orientations différentes ont été soumises à la discussion et au vote des adhérents lors des congrès locaux. Le contenu des deux motions d'orientation, des contributions, et des discussions qui ont eu lieu, ont montré la vitalité de la réflexion au sein du MRC et notre volonté d'ouvrir un nouvel horizon pour nos idées.         

Le congrès national a approuvé la motion d'orientation "
Notre fil rouge : la République sociale, laïque et souveraine" qui a obtenu 73,50% des votes. Cette motion d'orientation, enrichies des modifications votées par le congrès, fixe le cap du MRC pour les deux ans à venir que la nouvelle direction devra mettre en œuvre. Chacun pourra trouver ici les textes du congrès et la motion adoptée sur le site.

 

Le texte adopté par le congrès a intégré l’amendement Sorin-Maupouet qui visait au maintien de la double appartenance dans la période entre les congrès 2018 et 2020. Voici le texte. Extrait.

Concrètement, il est proposé d’engager le processus de création d’une nouvelle force politique à parité avec nos partenaires d’APRèS, dont le congrès fondateur pourrait se tenir en 2019  où les participants décideront du nom, des statuts, du mode d’organisation et de fonctionnement et fixeront les orientations.

Le MRC sera quoi qu’il arrive maintenu pendant les deux années suivantes. Les adhérents du MRC seront parties prenantes de ce processus et souverains pour prendre toutes les décisions. Ils seront consultés au moment du congrès fondateur de cette nouvelle force politique et lors du prochain congrès ordinaire du MRC qui aura lieu en décembre 2020 et qui décidera de la suite à donner au dispositif. Durant ces deux années, l’adhésion au MRC vaut adhésion à la nouvelle force politique. Le Conseil National est chargé avec la direction nationale de la mise en œuvre de ces décisions.
 

Samedi 1er décembre, Michel Sorin (MRC Mayenne, Pays de la Loire) a été invité à intervenir après les deux orateurs ayant présenté les motions d’orientation qui avaient été soumises aux votes des adhérents, la motion Sorin-Maupouet pour la refondation du MRC n’ayant pas été retenue car n’ayant pas le nombre de signataires requis.

Voici le texte de son intervention.

Ce congrès avait commencé dans l’affrontement, lors du Conseil national du 14 octobre. Il doit s’achever dans le rapprochement entre les deux motions car l’unité du MRC est indispensable pour réussir la refondation de la gauche républicaine.

Unité et refondation, ce devrait être le titre de la motion qui sortira de ce congrès. Entendons-nous bien : le débat entre les deux motions a été tranché par le vote des militants. Ce qui compte maintenant, c’est de se mettre au travail pour relever un vrai défi, dans le contexte actuel.

Le MRC a une raison d’être, c’est d’apporter les matériaux qui vont être utilisés pour la construction de la Maison de la Gauche républicaine. Pour cela, non seulement le MRC doit continuer d’exister mais il doit être plus uni et plus fort.

. Sa force, au MRC, c’est d’exister depuis longtemps en tant qu’organisation politique, ce qui n’est pas le cas de nos partenaires qui viennent du PS et n’ont pas l’expérience de formation politique autonome.

. Sa force, au MRC, c’est son logiciel républicain qui a été adapté à l’évolution de la situation depuis 50 ans et qu’il est impératif de faire entrer dans l’architecture de la Maison de la Gauche républicaine.

. Sa force, au MRC, c’est d’avoir les idées claires sur ce que doit être une gauche républicaine,

- les idées claires dans le lien organique qu’elle doit avoir avec le peuple français d’une part. Gauche républicaine et France citoyenne sont les deux versants d’une même montagne.

- les idées claires aussi dans ce que doit redevenir la Nation française et son rapport redéfini avec l’Europe. L’originalité de notre position doit être connue et promue.

C’est l’ensemble du système politique français qui est à refonder car il ne tient plus debout. Nous devons nous préparer à faire face au dépôt de bilan de la start-up France qui a été lancée en mai 2017.

Les déficiences de gestion de l’entrepreneur Macron sont telles que ses clients, les citoyens français, se détournent de lui.

L’une des composantes du peuple français, celle de ses petites villes, de ses banlieues éloignées, qui se débat dans les difficultés à boucler les fins de mois, est entrée en révolte et n’est pas décidée à s’en laisser conter. La grande majorité des Français se reconnaît dans son refus de se soumettre à un ordre économique devenu insupportable.

Dans notre réflexion préalable à la construction de la Maison de la Gauche républicaine, nous devons intégrer cette composante de la France périphérique, en n’oubliant pas l’autre qui vit dans les banlieues populaires.

Reconnaissons qu’il ne suffira pas de recoller deux bouts de partis politiques en souffrance pour en faire la locomotive de la gauche refondée. Nous devons avoir la modestie et la détermination des fondateurs d’un nouveau système politique qui voient loin mais assurent leurs pas au quotidien.

Nous sommes attendus. Ne décevons pas nos amis qui nous regardent et comptent sur nous. Délaissons les guéguerres polémiques qui fleurissent sur Facebook. Attachons-nous à l’essentiel, au fond politique et à l’explication de ce que nous faisons.

Agissons ensemble, en équipe soudée, et nous ferons des recrues qui renforceront notre équipe. L’avenir nous appartient.

Cet article est le 3 120 ème sur le blog MRC 53 - le 248ème dans la catégorie MRC national 

Le président Jean-Luc Laurent, le 2 décembre 2018, lors de son intervention devant le congrès du MRC

Le président Jean-Luc Laurent, le 2 décembre 2018, lors de son intervention devant le congrès du MRC

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18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 16:21

 

L’objectif : restructurer le paysage politique à gauche

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) a tenu son congrès les 1er et 2 décembre 2018 à Paris. Voir (17 décembre 2018) : Congrès MRC 2018 : rassembler la gauche républicaine et populaire

Le texte d’orientation adopté engage les dirigeants du MRC pour les deux ans à venir. Voir cette motion adoptée par 73 % des délégués : Notre fil rouge : la République, sociale et souveraine.

En voici un extrait significatif.

(…) En premier lieu, l’alliage d’une nouvelle gauche républicaine

Le MRC dispose d’un corpus intellectuel, d’une compréhension du monde beaucoup plus puissante que ne le sont ses forces militantes et son réseau d’élus. Ce handicap rend de fait singulièrement difficile la perspective de trouver un écho au sein de la société d’abord, jusqu’à la sphère médiatique qui est un support incontournable pour s’adresser aux citoyens.

 

En revanche, nous avons la capacité de mettre notre force idéologique et notre légitimité historique, au service d’une nouvelle étape. Celle-ci a été engagée dès décembre 2017, le Conseil national avait alors adopté un appel à la construction d’une « majorité de transformation». Dans un premier temps, l’objectif de rassemblement des familles de la gauche républicaine doit être considéré comme prioritaire  à partir de trois considérations : la souveraineté populaire comme source de la légitimité politique, la Nation citoyenne et laïque comme espace de la démocratie et l’internationalisme comme horizon.

 

Au-delà, la gauche républicaine, sociale et souverainiste que nous incarnons est disponible pour contribuer à l’émergence d’une force politique nouvelle qui doit avoir pour ambition de rassembler toute la gauche. Nous appelons tous les citoyens révoltés par les injustices d’un monde conçu par et pour les puissants, les militants politiques fatigués par la sclérose des vieilles boutiques, les responsables et élus conscients de l’impasse dans laquelle se trouve aujourd'hui la gauche, à ouvrir enfin une ère nouvelle sans laquelle les citoyens resteraient privés de perspective pour longtemps.

La première étape doit donc consister à agir pour rassembler les composantes aujourd’hui dispersées de la gauche républicaine.

Elles existent en particulier au sein du courant l’Union et l’Espoir porté par Emmanuel Maurel au congrès qui défendait une orientation politique proche de la nôtre. Nous avons pu le vérifier en particulier avec le lancement de la plateforme Nos Causes Communes lors du colloque du 9 juin organisé au Sénat et plus encore avec l’organisation de nos Universités de rentrée communes en septembre à Marseille. Dans le prolongement de l’intérêt qui a été constaté par ces initiatives, il est décidé de structurer Nos Causes Communes en association avec des antennes départementales et un conseil scientifique pour en faire un outil de débat ouvert à toute la gauche et la réarmer idéologiquement.

Elles existent également chez nos amis de République et Socialisme qui nous ont fait part de leur disponibilité pour participer à l’initiative de Nos Causes Communes. Elles existent peut-être aussi au sein du Parti Communiste Français avec lequel nous avons livré certains combats communs depuis le Traité de Maastricht en 1992 puis lors du référendum de 2005. Elles existent encore ailleurs, de façon plus diffuse, chez les nombreux militants qui ont choisi de prendre des distances avec l’engagement politique mais avec lesquels nous avons conservé des liens.

 

Cette perspective d’un alliage de la gauche républicaine suppose que le MRC se rende dès aujourd’hui disponible pour préparer un dépassement qui trouverait tout son sens dans la construction de la maison commune de la gauche républicaine. Le MRC doit être co-fondateur de cette dynamique.

La longue marche entamée il y a 25 ans avec la création du MDC a permis de maintenir vivant l’idéal républicain au sein d’une gauche qui s’en était majoritairement détourné. La résilience du MRC a été rendue possible par l’abnégation de nombreux militants déterminés à ne pas abandonner un combat que nous avons trop souvent livré seuls. La crise politique que nous traversons et l’évolution favorable de nos partenaires peut nous permettre de briser cette solitude et de redonner une jeunesse organique à nos idées.
 

Le travail entamé avec les amis d’Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann peut s’orienter vers la construction d’une force neuve qui sera demain en capacité de restructurer le paysage politique à gauche. Le MRC est en capacité de jouer un rôle clé dans cette étape fondatrice. C’est le choix que nous invitons les militants du MRC à faire avec nous pour que notre congrès soit un congrès de mutation au service de nos idées et in fine, de toute la gauche, et non une séquence d’attentisme qui conduirait à faire de notre solitude un isolement.

Concrètement, il est proposé d’engager le processus de création d’une nouvelle force politique à parité avec nos partenaires d’APRèS, dont le congrès fondateur pourrait se tenir en 2019  où les participants décideront du nom, des statuts, du mode d’organisation et de fonctionnement et fixeront les orientations.

Le MRC sera quoi qu’il arrive maintenu pendant les deux années suivantes. Les adhérents du MRC seront parties prenantes de ce processus et souverains pour prendre toutes les décisions. Ils seront consultés au moment du congrès fondateur de cette nouvelle force politique et lors du prochain congrès ordinaire du MRC qui aura lieu en décembre 2020 et qui décidera de la suite à donner au dispositif. Durant ces deux années, l’adhésion au MRC vaut adhésion à la nouvelle force politique. Le Conseil National est chargé avec la direction nationale de la mise en œuvre de ces décisions.

Avec ce projet de mutation, le combat du MRC ne disparaît pas. Il ne se dissout pas. Il s’intègre dans une aventure politique nouvelle  en mesure d’impulser la refondation républicaine dont la gauche a depuis si longtemps besoin. Nous en avons formulé le souhait depuis bien longtemps. Nos amis y sont prêts. Il nous revient de répondre présents (...).

 

Conclusion

La gauche est au milieu du gué. Elle doit faire des choix pour les échéances de demain, parce qu’elle ne peut plus se permettre d’échouer dans les urnes si elle veut espérer se relever, elle doit aussi les faire en pensant à plus long terme, car nous devons collectivement construire aujourd’hui ce que nous voudrons être demain en nous adressant aux Français.

Dans la « grande chaudière » de notre nation, dont parlait Renan, la gauche républicaine et sociale, si elle veut un jour gagner, doit théoriser et mettre en pratique ce dont elle a eu peur ces vingt dernières années : la fierté d’elle-même, la confiance en ses ressources et en ses idées.
 

Cet article est le 3 119 ème sur le blog MRC 53 - le 247ème dans la catégorie MRC national

Catherine Coutard (MRC Drôme) le 1er décembre 2018 lors du congrès MRC

Catherine Coutard (MRC Drôme) le 1er décembre 2018 lors du congrès MRC

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17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 23:42

 

Notre fil rouge : la République sociale, laïque et souveraine

 

Le congrès 2018 du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) devait départager deux motions d’orientation par le vote des adhérents. Voir les Titres des articles publiés en octobre 2018 sur le blog du MRC 53.

En fait, ce qui faisait débat était le choix stratégique de fonder un nouveau parti.

 

La motion présentée par le président sortant, Jean-Luc Laurent, a été votée à une large majorité (73 % des mandats). Chacun a pu s’exprimer samedi 1er décembre. Les signataires de la motion 2 ont exprimé leur désaccord de fond avec les orientations de la motion majoritaire. Puis les délégués se sont retrouvés par motion et la commission des résolutions a examiné les amendements votés par les congrès locaux (dont l’amendement Sorin-Maupouet plaidant en faveur de la synthèse et cherchant à préserver l’unité du MRC).

 

Dimanche 2 décembre, après le rapport de la commission des résolutions, suivi d’un débat, les délégués ont voté, adoptant (73,5 %) la motion majoritaire amendée Notre fil rouge : la République, sociale et souveraine.

Ensuite, c’était l’élection du président, Jean-Luc Laurent, celui-ci proposant aux délégués d’entériner sa liste de membres du secrétariat national (exécutif dirigeant) et la liste des membres du bureau national, respectant la représentation proportionnelle par motion. Voir le Président et le secrétariat national élu, le bureau national désigné.

Le président a publié ce communiqué après le congrès. Voir Rassembler la gauche républicaine et populaire.

« Rassembler la gauche républicaine et populaire »

Le 8ème congrès du MRC, qui s’est tenu à Paris les 1er et 2 décembre 2018, s'est achevé par la victoire de la motion portée par Jean-Luc Laurent et la direction nationale à 73,5 % des suffrages. Jean-Luc Laurent a été réélu président du MRC avec 73 % des voix.     

    
La motion majoritaire, intitulée « Notre fil rouge : la République sociale, laïque et souveraine » affirme une orientation claire : combattre la politique mortifère conduite par Emmanuel Macron et préparer une alternative.      

 

Le congrès a évidemment débattu du mouvement des gilets jaunes qui remet au cœur de la vie politique la question sociale.   


Durant son discours de clôture, Jean-Luc Laurent a déclaré : "La République c'est l'ordre public face aux violences inacceptables mais c'est aussi l'ordre social. Je conseille au Président de la République de faire pour une fois du "En même temps" : assurer l'ordre public et l'ordre social. Une conférence nationale sur les salaires et le pouvoir d’achat couplée avec l’annulation des hausses de taxe sur les carburants prévues en janvier prochain, est une urgence absolue. La colère qui s'exprime est juste et légitime au regard du déclassement social subi par les citoyens. Depuis la monnaie unique, il n'y a plus d'ajustement par la monnaie mais par la dévaluation sociale. Notre réponse c'est la République : la liberté plutôt que le libéralisme, l'égalité plutôt que le communautarisme, la fraternité plutôt que les fractures. Notre combat c'est la République en vrai et pour tous".     

       
Pour les élections européennes, le MRC confirme son choix de rechercher une convergence politique et électorale avec la France insoumise.    

      
Le rassemblement de la gauche ne se décrète pas, il se construit. Le MRC fait le choix de s’inscrire dans la construction d’une nouvelle maison de la gauche républicaine avec Marie-Noëlle Lienemann et Emmanuel Maurel, dont le congrès fondateur se tiendra début 2019.
 

 

Cet article est le 3 118 ème sur le blog MRC 53 - le 246ème dans la catégorie MRC national 

Le congrès MRC 2018 est ouvert samedi 1er décembre à Paris

Le congrès MRC 2018 est ouvert samedi 1er décembre à Paris

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29 novembre 2018 4 29 /11 /novembre /2018 23:44

 

Les gouvernants français sont sourds devant la colère des manifestants

 
Le mouvement des Gilets jaunes est issu de l’entêtement des dirigeants politiques français et européens à maintenir des politiques d’austérité économique. Cela est bien expliqué par Bruno Moschetto, responsable des questions économiques au Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), dans le texte publié sur le site du MRC le 26 novembre 2018. Voir aussi une vidéo de Xerfi Canal (10 octobre 2017) : Crises financières et régulations bancaires.

Austérité économique et crise financière

L'austérité économique est une dure réalité alors qu'une nouvelle crise financière est plus qu'une probabilité. D’ailleurs celle-là risque d’appeler celle-ci. D’où la nécessité de réduire l’une pour évacuer l’autre.   
L'austérité économique ne date pas d'hier. Elle est apparue progressivement après l'épuisement du long fleuve tranquille des trente glorieuses et l’aboutissement de la longue marche vers la monnaie unique. Depuis trente ans, la France comme nombreuses de ses pareilles vit dans un contexte de désinflation compétitive. Certes celle-ci a réussi puisque les taux d'inflation et par là d'intérêt, sont devenus quasi nuls, voire négatifs.  
Mais chacun sait que la prospérité économique s'extériorise par la population en quasi plein emploi et les prix à la consommation légèrement orientés à la hausse. Nous sommes bien loin et même très loin de ce contexte. D'où une érosion régulière des revenus des ménages dont la contraction a déclenché le mouvement des gilets jaunes, nos sans culottes d'aujourd'hui. La hausse des taxes sur les carburants n’est qu’un épiphénomène et un révélateur de la profondeur du malaise social.  Il est grand temps d'adopter une politique économique réaliste de nature à tempérer la colère des manifestants et d’améliorer leur pouvoir économique de vivre. 
D’ailleurs l’irruption soudaine et brutale des revendications des gilets jaunes, cette crise de nature tout à fait nouvelle -atomisée et disséminée par les réseaux sociaux et véhiculée par les téléphones mobiles- a tétanisé le gouvernement ainsi que l’avait fait en Mai 68 la conjugaison des mouvements étudiants et ouvriers. Mais à l’époque la réponse du gouvernement fut immédiate et déboucha sur les Accords de Grenelle, à concertation tripartite sous l’animation de Georges Pompidou lesquels se traduisirent par une augmentation de tous les revenus et en particulier du SMIC de 30%. Une telle relance ouvrait une période de prospérité d'une quinzaine d'années jusqu’à l'ouverture de tous les facteurs de production, capital et travail, à la mondialisation lors du tournant libéral de 1983.  
A l’heure actuelle il se révèle important d’avoir un œil critique sur la notion de pouvoir d’achat qui relève de la seule économie de marché. Pour acheter il faut disposer d’avoirs monétaires -en poche ou en compte- utilisables sur les marchés des biens et des services. Pour les plus modestes d’entre nous, ce n’est malheureusement pas le cas.  Les ressources non monétaires nécessaires pour vivre ne peuvent provenir que des prestations sociales : chômage, santé et retraites, opportunément financées par les prélèvements obligatoires alors que leur contraction est régulièrement réclamée. Une telle réduction des services publics -par définition non marchands- ne fait qu’ajouter la crise à la crise.  
L’augmentation des revenus directs ou de transferts entraînerait un retournement de ce cycle déflationniste et permettrait ainsi le financement de l'économie réelle, vocation première des banques commerciales.  Cela nécessite le retour à une inflation maîtrisée après laquelle court désespérément Mario Draghi, en dépit des conseils que lui avait prodigués il y a une demi-douzaine d’années, l'économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI), Olivier Blanchard, pour lequel le taux d'inflation cible devait être porté de 2% à 4,5 %. La pratique d’une politique de bas taux d’intérêt n’a pas entraîné une relance de la demande de consommation et par là d’investissement. Notre corps économique se situe dans un état d’encéphalogramme plat.   
Une inflation significative appelant des hauts taux d’intérêt tirerait l'économie vers le haut et notamment la masse salariale et impliquerait naturellement d'abandonner, ne fut-ce que pour deux ou trois semestres, une politique trentenaire de l'offre et de la remplacer temporairement par une politique de la demande à fondement keynésien. L’adoption d’une telle « autre » politique nécessite le rejet absolu des contraintes européennes issues de Maastricht, c’est-à-dire le triple fixisme cambiaire, monétaire et budgétaire et de jeter celles-ci momentanément à la rivière. Une telle politique répondrait à un premier impératif : sacrifier la monnaie pour sauver l'économie. 
Une crise financière, pour l'instant seulement potentielle, pourrait apparaître rapidement au coin de la rue et ce dans des contextes nationaux différents. D’abord un foyer de crise pourrait survenir en Italie où les banques commerciales – en particulier la plus ancienne d’entre-elles la Monte di Paschi di Sienna - ont financé l'austérité économique par des crédits qui se sont transformés en créances compromises et dont le montant se situerait à plus de 350 milliards d'euros. Un tel chiffre donne le vertige compte tenu de la modestie des fonds de sauvetage des banques, qu’ils soient italiens ou européens. Après la Grèce, l'Italie aurait à connaître des plans significatifs de financement des pertes bancaires par l’État c’est-à-dire par le contribuable, avant qu'un tel schéma ne touche la France par contagion due à l'interconnexion des banques européennes et mondiales entre elles. Cela serait la réalisation de l’hypothèse du fameux risque systémique.   
Le second foyer de crise financière se situerait au sein des banques allemandes notamment régionales à vocation mutualiste et surtout la Deutsche Bank, la première des banques commerciales à rayonnement international, lesquelles ne pourraient faire face à un risque de liquidité et de solvabilité dû au fait que les activités de marché n'ont pas été séparées des activités bancaires. En effet, la directive Barnier dont c'était la finalité, a été bloquée par les lobbies bancaires - allemands et français - défenseurs inconscients du modèle des soi-disant banques universelles qui sont aussi des banques d’investissement et surtout des banques de marché. En effet, l’on sait que ce sont les pertes nées des opérations de marché qui ont conduit il y a dix ans les plus grandes banques mondiales, notamment aux États-Unis, au Royaume Uni, à la faillite ou à leur nationalisation.   
En filigrane, après la série d’ajustements austéritaires, apparaît la nécessité d’adopter   un deuxième impératif : transformer la monnaie unique en monnaie commune ainsi que le préconise depuis plus d’un septennat le MRC dont la martingale gagnante a été reprise par le prix Nobel d’économie, Josef Stiglitz dans son dernier ouvrage de 2016 : « L’euro menace l’Europe »   
Il appartient à nos dirigeants de prendre la mesure de la réalité de l'austérité générale imposée aux populations, et d'adopter une politique de relance de la croissance qui s'impose afin d'inverser cette tendance mortifère, avant que l'éclatement des crises financières en Italie et en Allemagne n’entraîne tout vers le chaos. Pour l’instant en guise de réponse, nos dirigeants, sourds à la colère des manifestants, affirment qu’ils maintiendront le cap, qu’ils ne changeront pas de politique à court terme et choisissant de pérenniser la disette, menace la sauvegarde de la planète à long terme. Ce sont les conséquences d’un tel arbitrage qui sont difficilement admissibles par un grand nombre de citoyens.   
Face à un tel « non » à tout changement de politique, il appartiendra au pays réel (le peuple) de changer le pays légal (ses représentants). 

Cet article est le 3 117 ème sur le blog MRC 53 - le 147ème catégorie Travail Economie

Les Gilets jaunes, le 17 novembre 2018, au rond-point du Châtelier, à Saint-Berthevin (entrée de l'agglomération de Laval en Mayenne)

Les Gilets jaunes, le 17 novembre 2018, au rond-point du Châtelier, à Saint-Berthevin (entrée de l'agglomération de Laval en Mayenne)

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