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Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
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Articles RÉCents

1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 21:13

 

Une année de repos après 8 années de labeur et avant une relance en 2015

 

Ce retour en arrière est l’occasion de vous présenter nos meilleurs vœux pour 2015

 

Le blog du MRC 53 vous rappelle ses titres parus en 2014. Cette année 2014 aura été une année de quasi mise au repos pour le blog MRC 53 en raison du lancement du nouveau blog de Réseau CiViQ. 

Cela faisait 76 mois qu’au début de chaque mois, était fait ce rappel des titres des articles parus le mois précédent (voir Titres des articles du mois précédent). Aux 2719 articles - classés en 50 catégories - entre 2006 et 2013 (inclus), il s’est ajouté les 13 articles publiés en 2014. 


Michel Sorin Moussardais 130414 006 TLes  13 articles en 2014 se répartissent ainsi :

- Réseau CiViQ (6 articles),

- Chevènement et MRC (4 articles),

- Orientations politiques 2015 (2 articles),

- TVA équestre (1 article), 

 

Titres des articles parus en 2014 sur http://mrc53.over-blog.com

Perspectives 2015 : les citoyens grecs et espagnols sur la bonne voie (31 décembre)

Crise politique française. Pour une alternative républicaine et citoyenne (13 décembre)

Michel Sorin a répondu aux questions du site mayennais leglob-journal (11 novembre)

MRC : université de rentrée à Caen les 19, 20 et 21 septembre 2014 (3 août)

Réseau CiViQ veut être le ciment républicain d'une France citoyenne (27 juin)

Réseau CiViQ propose aux citoyens des repères politiques républicains (25 juin)

Vous continuez de consulter le blog MRC 53... (14 juin)

Le blog de Réseau CiViQ a succédé en janvier 2014 au blog du MRC 53 (27 avril)

JP Chevènement au Sénat : non à une politique étrangère occidentaliste (11 janvier)

Partenariat transatlantique au Sénat : l'intervention de Chevènement (10 janvier)

TVA des centres équestres éducatifs : le cas d'Ambrières-les-Vallées (9 janvier)

Réseau CiViQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne) : régénérer la politique (8 janvier)

CiViQ : la nation est le niveau où doit se décider le destin de la France (7 janvier)

 

Cet article est le 77ème paru sur ce blog dans la catégorie Titres des articles du mois précédent

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 21:47

 

Les idées de Gramsci pour rapprocher la gauche des classes populaires

C’est en Grèce et en Espagne, avec les mouvements Syriza et Podemos, que Gaël Brustier, chercheur en science politique, a trouvé les meilleures applications de la pensée de Antonio Gramsci (par sa conception de l'hégémonie culturelle comme moyen du maintien de l'État dans une société capitaliste).

Il a dit pourquoi dans un article publié ce 31 décembre 2014 sur le site Slate.fr 

 La percée des mouvements de gauche radicale dans les intentions de vote des citoyens grecs et espagnols signe le retour d'un penseur majeur de la gauche italienne du début du XXe siècle, Antonio Gramsci, et de l'idée de partir de l'expérience concrète des gens pour élaborer une vision du monde à laquelle ils adhèrent.

Rappel (17 mars 2013) : Gaël Brustier suggère à la gauche d'appliquer la pensée de Gramsci 

 

Cet article est le 147ème paru sur ce blog dans la catégorie Gauche France

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 11:45

 

Remobiliser le peuple sur des objectifs d’intérêt national

 

Michel Sorin Moussardais 130414 006 TLe déclic est venu de la lecture d’une dépêche AFP reprenant les déclarations de Daniel Cohn-Bendit à Nanterre. Elles m’ont fait bondir. 

Voir AFP, 11 décembre 2014 : Thibault Malterre « 46 ans après mai 68, Daniel Cohn-Bendit obtient son doctorat à Nanterre ».

Extrait : « "L'Europe est la seule utopie qui vaille le coup aujourd'hui. Oui, l'Europe ne fonctionne pas, mais c'est quand même un rêve extraordinaire. Il faut avoir le courage d'avoir envie de quelque chose, pas seulement de dénigrer", a-t-il poursuivi.

Daniel Cohn-Bendit, qui a pris la nationalité allemande pour ne pas avoir à faire son service militaire en France, a critiqué les récentes déclarations anti-allemandes de responsables et intellectuels de gauche. "Les élans anti-Boches de Mélenchon, Chevènement, Todd doivent être dénoncés comme d'inadmissibles bêtises nationalistes", a dit Daniel Cohn-Bendit ». 

Venant après tant d’autres cas d’anciens leaders étudiants qui se sont mis, depuis, au service de l’idéologie néolibérale et du système économique capitaliste, je n’ai pu m’empêcher de réagir ainsi sur Facebook : « J'ai participé à mai 68, modestement en tant qu'étudiant, mais je n'en avais pas du tout l'idée qu'en avait Cohn-Bendit, qui osait, à Nanterre, traiter les policiers de nazis. Le leader étudiant combattait l'ordre républicain et la Nation, avec des idées libertaires, ouvrant la voie aux politiques néolibérales et au capitalisme financier ».  

Les évènements de mai-juin 1968 ont été pour moi, jeune étudiant en agronomie à Rennes, l’occasion d’une prise de conscience de la nécessité de comprendre le monde. J’ai lu beaucoup de livres et en ai déduit que je devais m’engager politiquement en tant que citoyen. A l’issue d’un séjour de 16 mois en Algérie, en tant que volontaire pour un service national actif (coopération entre la France et l’Algérie afin de former les futurs cadres agricoles algériens), je me suis intéressé, en 1972, aux travaux du CERES (Centre d’étude, de recherche et d’éducation socialiste) animé par Jean-Pierre Chevènement, ce qui m’a conduit à adhérer au Parti socialiste en 1973. 

Après avoir milité pendant près de 30 ans dans ce parti, en ayant été à deux reprises responsable départemental en Mayenne (sous Mitterrand, puis sous Hollande), ayant exercé des fonctions d’élu (maire et conseiller régional) sous sa bannière, je l’ai quitté en décembre 2001, vivant très mal ses orientations de plus en plus libérales et son éloignement croissant du peuple, les deux étant liés. J’ai voulu revenir à la base, réfléchir en tant que citoyen à des solutions politiques pour mon pays, ne croyant plus dans la capacité du PS à se régénérer.
J’ai soutenu la candidature de Chevènement en 2002, séduit par son Discours de Vincennes le 9 septembre 2001 (à lire sur le blog de Jean-Pierre Chevènement). Après son départ du PS, en 1993, j’ai continué à m’intéresser à ses écrits, dans République Moderne notamment.
C’est un véritable homme d’Etat, qui a le souci, avant tout, de l’intérêt national. Il veut prendre appui sur l’héritage républicain pour trouver des solutions adaptées à la France d’aujourd’hui.
Sa vision politique l’a amené à voir juste en 1983, quand Mitterrand a opté pour l’Europe néolibérale, à voir juste en 1992, quand le même Mitterrand a fait voter le traité de Maastricht créant la monnaie unique, aboutissement de l’Acte unique, qui est le levier de la déréglementation massive et de la libéralisation de l’économie européenne, à voir juste en 2008 quand il annoncé le « tsunami financier » qui allait plonger l’Europe dans une très grave crise économique.
Je pense qu’il voit juste quand, le 7 décembre 2014, lors du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen, il annonce un tremblement de terre électoral en 2017et se place dans la perspective de préparer une alternative républicaine, qui sera la matrice de la refondation de la gauche républicaine.
Après le traumatisme électoral de 2002, qui fut une alerte dont les dirigeants socialistes n’ont pas su tenir compte, les citoyens français ont ouvert les yeux, à l’occasion du référendum européen le 29 mai 2005, en refusant de ratifier le traité constitutionnel européen. Prisonniers de leurs dogmes, les dirigeants politiques UMP et PS ont décidé de ne pas tenir compte du vote NON et ont fait adopter par la voie parlementaire un traité qui reprenait l’essentiel de ce qui avait été rejeté par le peuple français. Cette décision était une forme de coup d’Etat démocratique de la part d’une élite politique coupée du peuple, subissant l’influence idéologique et politique des partisans de la « construction européenne » dont elle était solidaire.
Alors que le 10ème anniversaire du NON aux traités européens est proche, et que la crise politique fait sentir de plus en plus ses effets, le moment est venu de l’alternative républicaine et citoyenne face à la double impuissance, néolibérale et populiste. 

 

L’alternative républicaine ne peut venir, ni de l’UMP, profondément divisée et empêtrée dans des affaires judiciaires à répétition, ni du PS, qui reste marqué par les choix économiques et monétaires de Mitterrand en 1983 et se montre incapable de fermer la « parenthèse libérale ». 

Elle viendra de la volonté des citoyens d’effacer l’affront démocratique du traité de Lisbonne ratifié par le Parlement en 2008 en piétinant le refus du peuple français de cette « construction européenne », technocratique et néolibérale. Elle viendra de la volonté de ce peuple de reconquérir sa souveraineté pour décider de son avenir.

La gauche et la droite, dans les conditions actuelles, ne peuvent - ensemble ou séparément - trouver des solutions aux problèmes posés au pays. Elles ont usurpé le beau mot de réforme. La confiance est perdue. 

C’est le moment de proposer une alternative républicaine, comme le fait Jean-Pierre Chevènement, en partant de la gauche, car « être de gauche, c’est refuser la souveraineté du capital » (Frédéric Lordon). Mais sans se limiter à la gauche, car le redressement doit être politique, économique et social, ce qui implique de mobiliser toutes les forces qui veulent y contribuer. A commencer par celles qui ont participé au refus de ratifier le traité constitutionnel européen en 2005 et ont une conception citoyenne de la République française.
Dans les années 1970, je me suis engagé dans un combat militant pour encadrer politiquement le capitalisme. Au début des années 2000, l’abandon par le PS de cet objectif m’a conduit à réfléchir en toute indépendance aux moyens à prendre pour servir mon pays en étant fidèle à mes idées.
Je suis déterminé à jeter toutes mes forces dans ce combat pour une Alternative républicaine et citoyenne. Une alternative au néolibéralisme, qui continue de dominer le monde et de structurer les politiques actuelles et aussi celles qui seront proposées aux Français en 2017.
Il n’y a plus de temps à perdre. Après avoir relancé un réseau de citoyens en 2014 (voir Réseau CiViQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne), qui a vocation à organiser des Rencontres CiViQ au niveau régional, je propose, en 2015, de nouer des relations avec les militants politiques conscients de la nécessité de mettre en place au niveau national cette alternative républicaine et citoyenne pour la démocratie, quelle que soit leur sympathie pour telle ou telle organisation politique.
Il y en a dans tous les partis, à commencer par le MRC, où je milite depuis 2004, mais aussi au Front de gauche, au PS, au PRG, dans diverses organisations de gauche et, sans doute, aussi à Debout la France ou ailleurs, dans quelques mouvements républicains et patriotes. Nous devons initier une démarche de rassemblement d’origine citoyenne, afin d’inciter les organisations politiques à se parler.
La difficulté est que deux problèmes essentiels sont à résoudre en même temps, car ils sont liés : la souveraineté du peuple français face au capital et la souveraineté de la France face à une « construction européenne » dont la légitimité n’a pas été vérifiée par le suffrage universel. 

Notre point d’appui est le NON républicain et anti-néolibéral du 29 mai 2005. Que pouvons-nous faire d’ici le 29 mai 2015 pour préparer une protestation citoyenne qui enclenchera une dynamique populaire conduisant à un changement de politique en France et en Europe ?

Je soumets cette proposition aux lectrices et lecteurs des blogs MRC 53 et CiViQ, aux amis Facebook et aux destinataires de mes courriels mensuels. Je vais transmettre ce texte aux agences et organes de presse qui sont à ma portée. Pas de temps à perdre pour se mettre en mouvement sur la base de l’Alternative républicaine au néolibéralisme.  

Michel Sorin, le 13 décembre 2014, sorinmichel@wanadoo.fr

Cet article est le 146ème paru sur ce blog dans la catégorie Gauche France

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 09:52

 

L'urgence d'un rassemblement républicain et socialiste d'un type nouveau

 

Michel Sorin Moussardais 130414 006 TLe journal en ligne leglob-journal.fr m'a proposé de répondre à une dizaine de questions. Je l'ai fait, dès le lendemain, 24 octobre. L'article a été publié sur le site, le 2 novembre. Je vous invite à en prendre connaissance.

Voici mes réponses à la 1ère et à la dernière questions.


Vous avez créé et animé le réseau CIViQ en Mayenne. Où en êtes-vous actuellement ?

 

Réseau CiViQ est né en Mayenne, à Saint-Berthevin, en décembre 2002, des suites du traumatisme électoral du 21 avril au 1er tour de l'élection présidentielle 2002. Nous sommes partis de l'idée que les citoyens sont le fondement de la République et avons proposé un retour aux principes de base de la démocratie républicaine, comme moyen de reconstruire le lien entre la politique et le peuple français. 

Réseau CiViQ a été redéployé au niveau national, en janvier 2014, avec des adhérents de la région parisienne et de divers départements, en plus de la Mayenne et des départements de la région. 

Ce n'est pas une organisation politique, c'est un réseau de citoyens, qui peuvent adhérer à un parti politique par ailleurs.

(...)

Enfin, homme de gauche, si vous aviez à conseiller le Parti socialiste en Mayenne, que lui diriez-vous ?

Le PS en Mayenne sait où me trouver au cas où l'idée lui viendrait de solliciter un conseil. Peut-être cela se fera-t-il quand il aura engagé sa refondation. Souvenons-nous de la fin des années 1960, quand la SFIO s'était tournée vers de petits partis ou clubs politiques, comme la Convention des Institutions Républicaines de François Mitterrand et Objectif socialiste de Robert Buron. 

Avec l'aide de Jean-Pierre Chevènement et du CERES, les forces rénovatrices du parti socialiste avaient conclu un accord historique au congrès d'Epinay-sur-Seine en 1971, débouchant sur la rénovation de la gauche et la victoire électorale en 1981.

L'histoire ne se répète pas mais, compte tenu de la dégradation de la situation politique et des très mauvaises perspectives pour le pays, il ne faut pas exclure un enchaînement d'évènements qui pourraient conduire à un rassemblement républicain et socialiste d'un type nouveau.

 

Voir l’ensemble des réponses sur le blog CiViQ (31 10 14) : Michel Sorin a répondu aux questions du site mayennais leglob-journal

 

Cet article est le 15ème paru sur ce blog dans la catégorie Réseau CiViQ

Article paru le 11 novembre 2014 sur http://mrc53.over-blog.com

 

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 21:19

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen organise, cette année, son université de rentrée à Caen (Calvados) les 19, 20 et 21 septembre, sur le thème "Quel projet pour un sursaut républicain ?" (Centre des congrès).

C'est Pascal Blanchetier, conseiller municipal de Caen, qui coordonne l'organisation de ce rendez-vous important du MRC, présidé par Jean-Luc Laurent, député du Val-de-Marne - le président d'honneur et fondateur du MRC étant le sénateur Jean-Pierre Chevènement.


Coulange-et-Alencon-005-T.jpg

Photo : le 26 novembre 2009 à Alençon

lors d'une réunion sur l'agriculture

 

Le programme, le bulletin d'inscription et les aspects pratiques, sont indiqués sur le site du MRC.

Cet article est le 144ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 21:31

 

L’Europe de la finance étouffe la gauche et la démocratie, il faut miser sur les citoyens

Michel Sorin Moussardais 130414 006 TLe projet de Réseau CiViQ est né de cette idée que les citoyens sont le fondement de la République. La gauche n’est plus crédible depuis longtemps parce que ses dirigeants ont été aspirés par le haut, c’est-à-dire, l’Europe et la finance, les deux étant étroitement liés depuis que l’Europe existe. Ils ont fait comme la droite, relayant les volontés néolibérales de l’appareil technocratique et oligarchique européen. Ils ont dissimulé les véritables objectifs des décisions européennes et évacué les débats politiques, tenant à bonne distance les citoyens.

Réseau CiViQ propose un retour aux principes de base de la démocratie républicaine, comme moyen de reconstruire le lien entre la politique et le peuple. Nous appelons à une recomposition républicaine de la gauche, dans laquelle les citoyens auront leur mot à dire.

Réseau CiViQ n’est pas une organisation politique, c’est un réseau de citoyens qui, sur cette base d’analyse de la situation (voir Civiq Orientations), ont le désir de coopérer afin d’être plus efficaces. Voir (25 juin) Réseau CiViQ propose aux citoyens des repères politiques républicains.

On est membre de Réseau CiViQ en tant que citoyen(cotisation 2014 : 10 euros). Rien n’empêche d’adhérer à un parti politique par ailleurs.

Rappelons que Réseau CiViQ est né en Mayenne en décembre 2002 des suites du traumatisme électoral du 21 avril au premier tour de l’élection présidentielle. Voir La citoyenneté selon Anicet Le Pors (l’ancien ministre avait développé sa conception de la citoyenneté, le 15 mai 2003 à Saint-Berthevin).

En janvier 2014, Réseau CiViQ a été redéployé au niveau national, sur de nouvelles bases. Voir le blog de Réseau CiViQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne).

Relations avec le MRC ?

Beaucoup de questions me sont posées, concernant mes relations avec le Mouvement Républicain et Citoyen. Je rappelle que j’étais adhérent du Parti socialiste de 1973 à 2001. A l’origine, c’était sur la base de mon adhésion aux idées de Jean-Pierre Chevènement (CERES) dès 1972. Ma démission du PS en décembre 2001 tenait essentiellement à mon désaccord avec les orientations néolibérales des dirigeants, notamment Strauss-Kahn, qui avait rompu clairement avec l’électorat populaire et dont l’influence était considérable auprès de Jospin, premier ministre.

J’avais rejoint (à nouveau) Chevènement en 2002 et adhéré au MRC en 2004. J’ai été membre de la direction nationale MRC de 2004 à 2012 (Georges Sarre, puis Jean-Pierre Chevènement en 2008). Il y a eu de vrais débats au sein du MRC. Voir MRC : intervention de Michel Sorin lors du séminaire du 6 mai 2009.

J’ai quitté les responsabilités nationales et régionales après le congrès 2012(Jean-Luc Laurent). Voir mon intervention, dans laquelle je parle de ce qu’il manque au MRC et j’annonce mon réinvestissement dans Réseau CiViQ : Congrès MRC 2012 : intervention de Michel Sorin. Je suis resté membre du Conseil national (représentant les adhérents des Pays de la Loire) jusqu’au prochain congrès, dont je ne connais pas la date (2014 ou 2015).

Il est clair que mon engagement se situe maintenant dans Réseau CiViQ et que mon indépendance est totale à l’égard de la direction nationale du MRC. 

Cet article a été publié aussi sur le blog CiViQ :

 Réseau CiViQ veut être le ciment républicain d'une France citoyenne 

 

Cet article est le 14ème paru sur ce blog dans la catégorie Réseau CiViQ

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 16:09

 

Prendre conscience du potentiel civique qui dort et qu’il faut valoriser

Michel Sorin Moussardais 130414 006 TQue pouvons-nous faire pour être utiles à notre pays, notre nation, la France ?A cette question, nous avons répondu par la création d’un réseau de citoyens qui s’intéressent à la vie politique, avec la préoccupation de l’intérêt général, le sens du bien commun, le goût du vivre ensemble, dans le respect des libertés et des différences individuelles et sociales, avec le souci de l’égalité entre les citoyens et l’envie de justice pour tous.

Nous sommes de fervents républicains, accablés par la dégradation des conditions d’exercice de la participation citoyenne à la vie publique. Nous voulons contribuer à la remontée de la pente qui mène à la démocratie républicaine. Il existe un immense potentiel civique en déshérence dans notre belle France. Voir les articles du blog de Réseau CiViQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne) et, précisément, Civiq Orientations.

Nous sommes conscients de la nécessité de changer fondamentalement les méthodes et les conceptions oligarchiques de celles et ceux qui nous représentent dans les instances internationales. Il est temps que le peuple prenne en mains son destin, ce qui n’est pas possible sans des citoyens organisés et responsables. C’est ce que veut faire notre réseau de citoyens, en toute liberté et toute indépendance. Nous ne sommes pas un parti politique et nous ne sommes le relais d’aucun parti.

Nous voulons que soit fermée la « parenthèse libérale » ouverte en 1983 sous la présidence de François Mitterrand et rompre avec l’idéologie néolibérale qui a envahi la France, sous couvert de l’intégration européenne. La France n’est plus libre de mener la politique qu’elle veut, ayant accepté d’être sous tutelle. Elle s’affaiblit dangereusement. Son redressement passe par la reconquête de sa liberté, en tant que République citoyenne. 

Les membres de Réseau CiViQ qui peuvent se déplacer seront réunis à Paris samedi 28 juin 2014 à 14h. Ceux qui souhaitent nous rejoindre (cotisation 10 euros - à l’ordre de Réseau CiViQ - pour l’adhésion 2014) sont invités à prendre contact avec nous à cette adresse reseauciviq@gmail.com. Nous leur indiquerons le lieu de cette rencontre.

Voir aussi sur le blog CiViQ :Réseau CiViQ propose aux citoyens des repères politiques républicains

 Cet article est le 13ème paru sur ce blog dans la catégorie Réseau CiViQ

 

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 11:22

 

Les statistiques over-blog de consultation de ce blog du MRC 53 m'étonnent. Vous êtes nombreux à le consulter quotidiennement alors que je n'introduis plus de nouveaux articles depuis le début 2014 - ayant opté pour le nouveau blog de Réseau CiViQ, que je vous invite à voir régulièrement (articles quotidiens, comme c'était le cas avec le blog MRC 53).

Voir le blog de Réseau CiViQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne).

Je vais réfléchir à la possibilité d'écrire de temps en temps - et de mettre en ligne sur le blog du MRC 53 - de nouveaux articles. Pourquoi pas, compte tenu de votre attachement à ce blog ?... 

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 10:46

 

Dans le prolongement du blog MRC 53 - CIVIQ, un nouveau blog

 

Sur le blog MRC - CIVIQ, pendant 8 ans, de 2006 à 2013 inclus, plus de 2 500 articles ont été publiés. A partir de la mi-janvier 2014, le blog CiViQ a pris le relais.

Voir le blog de Réseau CiViQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne)

Ce blog publie les travaux des adhérents et des groupes "Réseau CiViQ". Je vous invite à vous abonner à la lettre de nouvelles (newsletter) du blog et, si vous le souhaitez, à adhérer à cette association indépendante qu'est Réseau CiViQ. Voir la rubrique "Orientations CiViQ".

Vous pouvez aussi nous rejoindre sur Facebook.

Notre projet est de redonner envie aux citoyennes et aux citoyens de s'intéresser à la politique et de réfléchir à des propositions concrètes sur les thèmes de leur choix.

Depuis trois décennies, l'idéologie néolibérale - relayée par les institutions européennes, avec la complicité de nos gouvernants - a influencé les élites au point de les éloigner des préoccupations populaires.

 La priorité doit être de résister au néolibéralisme afin de s'en libérer.

C'est ce que propose Réseau CiViQ (pour me joindre : reseauciviq@gmail.com).

Michel-Sorin-Moussardais-130414-006-T.jpgMerci de votre attention.

Michel Sorin

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 12:40

La France : un rôle de pont entre toutes les nations

 

Avant sa brillante intervention, le 9 janvier 2014, dans le cadre du débat au Sénat sur les négociations transatlantiques américano-européennes (voir Partenariat transatlantique au Sénat : l'intervention de Chevènement - 10 janvier 2014), Jean-Pierre Chevènement s’était exprime la veille, le 8 janvier, à la même tribune dans le cadre du débat sur la politique étrangère de la France.

Il l’avait fait avec la même « franchise » qu’il y a deux ans, sous la présidence Sarkozy (voir JP Chevènement au Sénat critique la politique étrangère de la France - 9 février 2012), la seule différence étant qu’il soutient la majorité actuelle, « les yeux ouverts ».

 

Fondation J Jaurès livre Chevènement 121113 002. TjpgLa France fait d’abord partie des nations humaines

 

Dans son discours du 27 août 2012 devant la Conférence des Ambassadeurs, le Président de la République assignait à la France un rôle de « pont entre les nations, y compris, disait-il, les émergentes, entre le Nord et le Sud, entre l’Orient et l’Occident. Notre pays, ajoutait-il, est un acteur et un médiateur entre les civilisations. C’est son indépendance qui rend la France précieuse au monde » !

Cette définition m’a paru tout à fait judicieuse. La France ne saurait se définir, comme l’avait fait le Président Sarkozy, par sa simple appartenance « à la famille des nations occidentales ». La République française, fidèle à ses idéaux, appartient d’abord à la grande famille des nations humaines.

Vous-même, Monsieur le Ministre, avez pleinement intégré cette dimension en évoquant, dans votre intervention remarquée du 29 août 2013 devant la Conférence des ambassadeurs, ce que vous appelez « le chambardement du monde » à horizon de dix ans, avec notamment le développement des pays émergents au premier rang desquels la Chine, « la relation sino-américaine structurant de plus en plus les relations internationales ».

Face à la bipolarité qui se dessine entre la Chine dont le PNB aura dépassé, avant peu d’années, celui des Etats-Unis, et ceux-ci qui disposeront encore longtemps d’atouts que la Chine n’a pas, ou du moins pas encore, l’Europe est en voie d’être marginalisée. D’abord l’Europe n’est plus ce qu’elle était : l’Europe à vingt-huit n’est plus l’Europe à six où la France tenait les premiers rôles. La géographie, la géopolitique et l’intégration des économies ont façonné une Europe germano-centrée. On nous promettait, il y a vingt ans, de faire l’Europe sans défaire la France. Le Président de la République, dans ses vœux, le 31 décembre 2013, a déclaré : « Ce n’est pas en défaisant l’Europe qu’on fera la France de demain ». Certes, mais c’est en en changeant l’ambition, la dimension et les règles qu’on refera de l’Europe l’actrice de son destin. C’est ainsi seulement que la France pourra rester une grande nation politique.

 

La reconquête de notre compétitivité est un objectif juste, mais peut-on l’atteindre dans le cadre actuel sans toucher aux « fondamentaux » que vous avez évoqués, s’agissant notamment de notre capacité de projection militaire et de notre dissuasion nucléaire ? Comment pourrions-nous tenir les équilibres si fragiles de la loi de programmation militaire alors que des nouvelles coupes budgétaires, outre celles entraînées par le traité dit TSCG se profilent à l’horizon ?

La monnaie unique qui réunit des économies nationales profondément hétérogènes, bien loin d’unir les peuples les divise. Plombée par son vice de conception initial, la monnaie unique est bien loin d’avoir surmonté sa crise comme le rappelle l’économiste allemand Hans Werner Sinn.

La Chancelière allemande elle-même, Mme Merkel, vient de déclarer le 19 décembre dernier : « Tôt ou tard, la monnaie unique explosera, sans la cohésion nécessaire ». Chacun sait que la Chancelière et l’opinion allemande, toutes tendances confondues, refusent catégoriquement les transferts gigantesques, d’environ 10 % du PNB allemand, qu’impliquerait une véritable union fédérale. Le refus est compréhensible car l’Allemagne sacrifierait ainsi la compétitivité de son économie. Même à un niveau plus modeste, les réticences de la Chancelière restent entières : on vient encore de le constater avec l’accord sur l’union bancaire. Celui-ci n’est qu’un simulacre vidé de toute substance. Le fonds de résorption des crises bancaires n’atteindra le ridicule montant de 60 milliards d’euros qu’en 2026 ! En cas de faillite bancaire, ce sont les actionnaires, les créanciers mais aussi les déposants au dessus de 100 000 euros qui paieront. Chypre, comme l’avait dit M. Dijsselbloem, Président de l’Eurogroupe, était bien « un cas d’école », c’est-à-dire un précédent. Mme Merkel propose des « contrats contraignants » à ses partenaires européens. La voie ainsi dessinée serait celle d’une récession et d’une régression historiques d’où la France sortirait industriellement, socialement et politiquement laminée. Car on peut très bien défaire la France sans pour autant faire l’Europe.

Alors que faire ?

D’abord quand on a pris des décisions erronées, il faut savoir les corriger. La France n’est pas pieds et poings liés par des choix faits en matière monétaire il y a plus de vingt ans. L’Allemagne a besoin de la France. En effet, l’Allemagne joue mondial et elle ne veut pas sacrifier sa compétitivité sur les marchés tiers à une solidarité européenne qui la plomberait. Il faut donc que l’Allemagne et la France s’entendent pour changer les règles du jeu de l’euro, comme le suggère Hans Werner Sinn, dans l’intérêt de l’Europe elle-même. Il faut en revenir, parce que c’est le bon sens, à la responsabilité des Etats.

Il faut reconstruire l’Europe à partir de concepts clairs : la démocratie qui vit dans les nations. Géométrie variable donc. La monnaie mise au service de l’économie, et non l’inverse. Un projet d’Europe européenne recentré sur l’essentiel. Des institutions revues et corrigées. De vrais partenariats, de la Méditerranée à la Russie.

Quel sens, à cet égard, pouvait avoir, le 28 novembre dernier, le projet d’un accord d’association de l’Union européenne avec l’Ukraine, mené sans concertation avec la Russie ? A long terme et souvent même à court terme, les intérêts stratégiques de la Russie ne sont pas différents de ceux de l’Europe occidentale. Défions-nous de la russophobie de certains de nos médias. Elle est à courte vue : le développement de la Russie et de ses classes moyennes fera plus sûrement avancer la cause de la démocratie dans ce grand peuple européen qu’un anti-poutinisme systématique et réducteur qui prend M Khodorkovski pour un défenseur des droits de l’Homme et les aventuriers de l’Arctic Sunrise pour de pieux missionnaires. Pour que l’Europe soit un pôle, dans un monde structuré demain par la nouvelle bipolarité sino-américaine, elle doit développer un partenariat avec la Russie.

Retrouver
la France, Monsieur le Ministre, ce n’est pas seulement en faire une nation de principes comme je l’ai entendu dire. Vous même, vous décriviez notre diplomatie comme « une diplomatie des valeurs et de la démocratie ». « Exporter la démocratie », vous le savez bien, n’est pas en soi un projet. En la matière, on ne prêche bien que d’exemple. A vouloir exporter la démocratie, les Etats-Unis se sont cassés les dents. Samedi 4 janvier, le Département d’Etat américain s’est dit inquiet de voir « l’Etat islamique en Syrie et au Levant », organisation affiliée à Al Quaïda, imposer son autorité en Irak et en Syrie. Fallujah, à 60 Km de Bagdad, vient de tomber entre ses mains. Beau résultat, vingt-trois ans après la première guerre du Golfe et onze ans après la seconde : l’Irak vouée à la partition et à la guerre civile. L’Iran érigée en puissance dominante de la région ! …

Le général de Gaulle avait l’habitude de dire qu’« on ne fait pas de bonne politique en dehors des réalités ». Le réalisme n’est pas contraire à la morale, à la vraie morale, à celle qui, selon Pascal, « se moque de la morale ».
Le droit international n’est sans doute pas parfait, mais c’est dans ce cadre que la France doit agir en distinguant ce qui est souhaitable de ce qui est possible et en privilégiant toujours la négociation.

Ce qui vaut pour l’Irak vaut pour la Syrie. Je ne vous ai pas caché ma perplexité au début du mois de septembre dernier quand se dessinait la perspective de frappes militaires franco-américaine en Syrie en dehors d’une résolution du CSNU, dont nous sommes pourtant un membre permanent. Certes, la Syrie s’est défaite de son armement chimique, mais cet heureux résultat est dû à une initiative russe et à un accord direct entre les Présidents Poutine et Obama. La France n’a rien à gagner à donner, vis-à-vis des pays émergents, l’impression d’être à l’Ouest de l’Ouest.

Cette tendance s’était certes manifestée sous la Présidence de M Sarkozy qui, non content de réintégrer l’organisation militaire de l’OTAN, avait utilisé celle-ci pour donner une interprétation manifestement excessive de la résolution 1973.
En confondant la « responsabilité de protéger » avec le changement de régime (« Khadafi doit partir ! » disait M. Juppé), le précédent gouvernement a contribué à discréditer la première notion.

L’occidentalisme tourne le dos à la vocation de la France, à savoir le dialogue entre les cultures et entre les nations, justement prôné par le Président de la République. On peut habiller l’ingérence autant qu’on voudra de références aux droits de l’homme. Dois-je rappeler que ceux-ci ne vont pas sans les droits du citoyen, selon la Déclaration de 1789 elle-même. Ceux-ci garantissent ceux-là. En l’occurrence, l’Arabie Séoudite est-elle pour notre diplomatie le meilleur point de référence ?

République laïque, la France a-t-elle à prendre parti dans une querelle qui oppose, au sein du monde musulman, sunnites et chiites ? La politique arabe de la France, au temps du général de Gaulle consistait plutôt à favoriser, au sein du monde arabe, les forces de progrès. Cette vocation progressiste ne commanderait-elle pas aujourd’hui une certaine retenue dans ce qui est aussi une nouvelle guerre de religions ?

Nous voulons tendre la main aux nations émergentes qui façonnent et façonneront toujours plus le monde de demain. Alors n’allons pas au rebours du monde ! La communauté mondiale est pour le respect de la Charte de l’ONU et d’abord de la souveraineté nationale, pour l’intégrité des frontières et pour la non-ingérence. L’indépendance de la France ne peut aller contre ces principes sans saper ses propres fondements.


Je vous ai parlé avec franchise, Monsieur le Ministre, et je ne vous ai certainement pas étonné. Je connais votre perspicacité, votre intelligence et vos talents qui rendent et peuvent rendre de très grands services à notre pays. C’est aussi dans l’intérêt du pays, tel que le conçois, que je me suis exprimé ce soir.

 

Cet article est le 39ème paru sur ce blog dans la catégorie Chevènement sénateur

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