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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 21:25

Le MRC, composante non alignée de la majorité de gauche

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) a une longue histoire, puisqu’il prend sa source dans la Section Française de l’Internationale Ouvrière (SFIO) dans les années 1960. Le Centre d’Etudes, de Recherches et d’Education socialiste (CERES) fut créé en 1966 par quelques jeunes socialistes, dont Jean-Pierre Chevènement, qui avaient participé à la campagne présidentielle de François Mitterrand l’année précédente.

Voir Congrès du MRC : une ligne politique qui a commencé avec le CERES - 15 novembre 2012.

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen a tenu son congrès les 15 et 16 décembre 2012 à Paris.

Rappel : Congrès MRC : aller à l'essentiel, le redressement du pays, les repères républicains - 14 décembre 2012.

Jean-Luc Laurent demande au MRC d'être une boussole républicaine - 25 novembre 2012 

 

L’essentiel d’un congrès, c’est le texte qui en sort, car c’est la feuille de route de l’équipe dirigeante jusqu’au congrès suivant. Dans le cas présent, de Jean-Luc Laurent, réélu à la présidence, et des secrétaires nationaux qu’il a désignés, et dont la liste a été ratifiée par le congrès (voir Congrès de Paris : le nouveau Secrétariat national élu).

 

Congres-MRC-2012-Paris-15-et-16-12-12-022-T.jpgL’unique motion d’orientation présentée aux adhérents dans les comités locaux a été votée à l’unanimité par les délégués, après avoir été amendée sur divers points, non fondamentaux.

 

Après l’introduction (voir Congrès MRC 2012 : la motion d'orientation a été adoptée à l'unanimité - 17 décembre 2012), voici la 1ère partie du texte de la motion, qui relate d’où vient le MRC. 

 

Le texte est à lire sur le site du MRC. Voir Le MRC, une boussole républicaine pour la gauche et pour la France.

 

Notre projet politique vient de loin

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen est un mouvement politique enraciné à gauche mais indépendant. Il est le vecteur d'un projet politique : celui de la construction et de l'affirmation d'une force républicaine, pour relever la France avec la gauche dans la justice sociale, par l'affirmation de l’indépendance nationale et de la souveraineté populaire sans lesquelles il n’y a pas de démocratie.

Il se situe dans la lignée d'une expérience constamment mise à jour dans des contextes politiques différents. Le CERES est né dans le contexte des années 60, à la fin des "trente glorieuses". Il a tenté, à l'intérieur du PS, de réunir les conditions d'une transformation sociale de grande ampleur, par l'union de toutes les forces de la gauche à travers un programme commun de gouvernement, dans le contexte de la fin de la guerre froide. C'était la tâche des années 70, par ailleurs marquées par la fin du système de Bretton Woods et par la crise économique qui, née d'un double choc pétrolier, s'est révélée être une véritable mutation d’un capitalisme managérial en un capitalisme financier mondialisé. Advint le règne d'un capitalisme dit "patrimonial" : tout le pouvoir aux actionnaires !

Quand la gauche est arrivée au pouvoir en 1981, la transformation dont elle était porteuse a été entamée dans un contexte hostile, celui de la montée du néolibéralisme, et sans véritable volonté politique. Elle a été très vite interrompue par une "pause" dans les réformes, puis par une politique de rigueur avec l'ouverture de la "parenthèse libérale" jamais refermée. Les défis du capitalisme financier et les renoncements de la gauche au gouvernement dès 1982-1983 conduisent à la création en 1986 de "Socialisme et République", courant du Parti socialiste, qui se fixe toujours l'objectif de changer la gauche pour relever la France, mais en prenant appui sur le paradigme républicain.

Mais la participation de la France à la guerre du Golfe et la négociation du traité de Maastricht en 1991-92 montrent les limites de l’action interne face à la dérive sociale-libérale et atlantiste : après les désaccords de 1983 sur la politique économique dite « parenthèse de la rigueur », viennent la démission de Jean-Pierre Chevènement , ministre de la défense, lors de l'engagement de la France dans la guerre du golfe en 1991, et le non à la ratification du traité de Maastricht en 1992. C'est la création du MDC (Mouvement des citoyens) en 1992-1993. L’expérience de la "gauche plurielle" née avec la surprise de la victoire de 1997 suite à la dissolution ratée, montre les apports et les limites d'une participation gouvernementale fondée sur l'équilibre implicite entre des forces politiques centrifuges et sans projet commun. L'appui d'une partie importante de la gauche aux thèses communautaristes, les oppositions sur l'immigration comme sur l'affaire du statut de la Corse et les dérives libérale et européiste conduisent les républicains à reprendre leur liberté pour faire entendre leur voix et rééquilibrer la gauche.

La campagne électorale de 2002 est l'occasion, autour de Jean-Pierre Chevènement, de tenter à travers sa candidature une expérience politique visant au rassemblement des républicains « des deux rives » et au rééquilibrage de la gauche sur une base républicaine. La stratégie du « Pôle républicain » est une réponse difficile à une bonne question : celle de la pertinence des clivages politiques actuels par rapport à une Europe néolibérale. Les partis de gouvernement étant d'accord sur l'essentiel, qui est l'acceptation de la construction européenne dans sa forme libérale actuelle, taire cette question, cela aurait été renoncer sans le dire à la souveraineté populaire et à la démocratie sur l’air de la rengaine « c'est l'Europe, nous n'avons pas le choix ».

L'effondrement du candidat de la gauche, qui est due au détachement du vote populaire vis-à-vis de la gauche de gouvernement et la présence du Front national au second tour se traduit non pas par une remise en cause de clivages périmés et par une rénovation de la gauche, mais par une glaciation européiste. Pour avoir brisé de nombreux tabous et secoué l’équilibre politique traditionnel, le courant républicain que nous incarnons à gauche a payé le prix fort. Né au lendemain de 2002, le Mouvement Républicain et Citoyen a subi les représailles d’une gauche sociale libérale vaincue par elle-même et qui cherchait ailleurs les causes de sa déroute. Cette stratégie de diversion sur un bouc émissaire avait pour but essentiel de préserver la ligne social-libérale et européiste. Seule notre ténacité a permis de franchir les nombreux obstacles qui entravaient notre chemin.
Le vote non au référendum de 2005 sur le projet de constitution européenne, dans lequel le MRC a pris toute sa part, a montré une résistance populaire qu’un déni de démocratie (la ratification du Traité de Lisbonne par la voie parlementaire) a privé de débouché politique.

En 2007, après le retrait de la pré-candidature de Jean-Pierre Chevènement, le MRC passe avec le PS un accord politique dont la contrepartie est le soutien à la candidature de Ségolène Royal à l’élection présidentielle. La candidate prend des distances vis-à-vis de certaines positions classiques du PS, même si l’évolution en matière européenne et sur le statut de la BCE contenue dans notre accord est remise en cause au congrès du PSE de Porto en janvier 2007.

L’accord entre le MRC et le PS de 2012, qui se traduit par un soutien « les yeux ouverts » à la candidature de François Hollande, est le prolongement de la « candidature pédagogique » de Jean-Pierre Chevènement annoncée le 5 novembre. Il s’agit d’une stratégie d’influence lucide : le MRC se situe dans une perspective responsable, et jamais dans une opposition protestataire. L’accord passé avec le PS identifie des convergences, mais aussi des points de désaccord assumés, notamment sur l’analyse et sur l’issue probable de la crise de l’euro et le refus de la fuite en avant post-nationale. Le MRC rappelle aussi l’importance de l’industrie – y compris nucléaire – pour la sauvegarde de nos emplois qui passe notamment par l’indépendance énergétique. L'accord pose enfin le refus de tout ce qui est de nature à remettre en cause l’unité de la République.

Cet accord politique qui engage le PS et le MRC, constitue un curseur pour le MRC qui a pris la mesure de ses responsabilités en décidant de prendre toute sa part dans la majorité présidentielle, tout en conservant son autonomie politique : nos trois députés élus en juin 2012 jouissent de la liberté d’expression et de vote au sein du groupe Socialiste, Républicain et Citoyen (SRC) auquel ils sont rattachés. Le MRC est une composante non alignée de la majorité présidentielle. Nous sommes alliés, pas ralliés. Si nous avons voté le budget qui comporte une réforme fiscale inspirée par le souci de faire partager plus justement l'effort nécessaire et deux priorités que nous approuvons - l’éducation et la sécurité-, nous avons dit non au TSCG.
 

Cet article est le 120ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 22:51

Mme Merkel pousse la zone euro vers le moins-disant social 

 

La réalité des peuples au sud de l’Europe ne fait pas partie des préoccupations de la chancelière allemande, Mme Merkel. Elle l’a encore prouvé par ses déclarations récentes. Selon elle, le niveau des prestations sociales versées dans la zone euro est beaucoup trop élevé, comparé à celui des pays émergents. La moitié des prestations sociales mondiales sont distribuées dans cette zone, dans laquelle vit seulement 8 % de la population. Ce n’est tenable, selon elle, qu’en consentant des efforts (des sacrifices) extraordinaires.

 

Sachant la position dominante qu’occupent la chancelière et son pays dans la zone euro, et que la perspective est à la récession dans cette zone où le premier objectif est de sauver l’euro, on peut en déduire que le modèle social européen est d’ores et déjà en fin de vie, avec de gros risques pour la survie du modèle social républicain français.

 

Ces constats sont faits ce 18 décembre 2012 par Philippe Béchade*, dans ses notes de marché de La Chronique Agora.

Angela Merkel publie l’avis de décès du modèle social européen

 

Une réalité qu’on ne veut pas voir

(…) Cette réalité, c’est Chypre au bord du défaut de paiement… c’est la Grèce qui s’apprête à fêter le Noël le plus austère depuis l’époque des colonels… c’est l’Espagne avec un taux de suicide historique chez les jeunes et une désespérance de la population jamais vue depuis l’après-guerre. La réalité de cette fin 2012, c’est aussi une Irlande incapable de respecter le calendrier de sa dette et qui fait tout pour repousser les échéances… une Italie où la population ne consomme plus et où la chasse à la fraude fiscale se transforme en harcèlement pour ceux qui n’ont guère les moyens de se protéger de la curiosité du fisc (…).

 

Deux événements qui ont marqué l’actualité hier

Si nous devions retenir deux faits marquants survenus ce lundi, il y a d’abord la proclamation des résultats des législatives au Japon. Il y a eu une large victoire du Parti libéral démocrate qui offre une confortable majorité au futur Premier ministre Shinzo Abe - lequel s’est juré de faire dégringoler le yen jusqu’à ce que la croissance nippone reparte (…).

Le second fait marquant est une petite phrase d’Angela Merkel que les Européens n’ont pas fini de méditer. La chancelière a prononcé en quelques mots l’oraison funèbre du modèle social européen en expliquant que 50% des prestations sociales distribuées de par le monde l’étaient dans la Zone euro, laquelle ne représente que 25% du PIB mondial et seulement 8% de la population. Et de conclure : “ce n’est pas tenable, à moins de consentir des efforts (comprenez dans sa bouche des sacrifices) extraordinaires”.

 

Un retour en arrière pour la Zone euro ?

 

Elle pourrait également s’alarmer que 98% de la population européenne soit vaccinée contre la tuberculose et le tétanos, que 99,8% des enfants des pays du G8 soient alphabétisés (contre 26% seulement au Mali et 28% en Afghanistan). Ce qui n’est évidemment pas tenable (pour les pays du Tiers-Monde de notre point de vue).

 

A croire que c’est désormais l’Europe qui doit tendre vers le moins-disant social et que les pays en voie de développement ont raison de maintenir une partie de la population en semi-esclavage, la voie royale qui mène vers la compétitivité et le plein-emploi.

 

Beaucoup de gérants et stratèges que nous entendons se disent pleins d’espoir pour le sud de l’Europe en 2013 et 2014. Leurs arguments font froid dans le dos. Le redressement de ces pays est en marche car les gens acceptent des salaires de 30% à 40% inférieurs à ce qu’ils étaient il y a cinq ans. Ils ne prennent plus de vacances (ils n’en ont de toute façon plus les moyens), ils travaillent en fonction des besoins des entreprises, non plus en fonction de normes d’heures légales travaillées compatibles avec une vie familiale.

 

Prenez la Grèce et l’Espagne : les déficits se réduisent car les frais médicaux supportés par l’Etat ont considérablement reculé. Bon, c’est vrai, les gens meurent un peu plus qu’avant (enfin vraiment beaucoup plus dans les campagnes grecques ou andalouses). Magnifique, l’Europe du sud montre la voie à suivre avec les encouragements des médias allemands.

Vous vous souvenez de ce livre de Viviane Forester qui avait “fait débat” il y a une quinzaine d’année et qui s’intitulait L’horreur économique ? Ce qu’elle dépeignait comme un scénario catastrophe dans un avenir improbable, c’est exactement ce à quoi les populations des PIIGS sont confrontées depuis 2009 sous la houlette des programmes “d’assainissement” du FMI et des pays “vertueux” du Nord.

 

Mais réjouissons-nous : comme le martèle maintenant notre président et quelques mois auparavant son prédécesseur, l’Eurozone est sauvée, à commencer par notre bien le plus précieux, c’est-à-dire l’euro. Le problème c’est que, s’il est effectivement sauvé, cela ne fait pas une grosse différence pour ceux qu’il était censé protéger des périls de la mondialisation - puisque ni les chômeurs, ni les entreprises en difficulté, ni les futurs retraités n’en voient plus la couleur !

 

* Philippe Béchade rédige depuis dix ans des chroniques macroéconomiques quotidiennes ainsi que de nombreux essais financiers. Intervenant quotidien sur BFM depuis mai 1995, il est aussi la 'voix' de l'actualité boursière internationale sur RFI depuis juin 2002. Analyste technique et arbitragiste de formation, il fut en France l'un des tout premiers 'traders' mais également formateur de spécialistes des marchés à terme. 

 

Par ailleurs, selon un autre rédacteur des publications Agora, Eberhardt Unger*, ce 18 décembre, on n’observe aucun signe d’amélioration de l’économie mondiale en 2013. La BCE prévoit une récession dans la zone euro en 2012 et 2013.

 

Lire L’économie mondiale boite !

Conclusion : La crise économique mondiale est loin d'être terminée. Les problèmes qui ont conduit à la crise actuelle continuent de proliférer et, d'une façon générale, ouvrent la voie au protectionnisme. Le surendettement américain et la crise de l'euro zone sont les plus grands risques. Il y a aussi celui du marché mondial des dérivés de 700 000 milliards de dollars à rapprocher du PIB mondial estimé à 70 000 milliards de dollars. Les banques centrales poursuivront leur politique monétaire ultra-expansive jusqu'à ce qu'une trop forte inflation les en empêche. Pour 2013, il faudra tenir compte de nouvelles turbulences sur les marchés de devises.

* Dr. Eberhardt Unger est un économiste indépendant, fort de plus de 30 ans d'expérience des marchés et de l'économie.

 

Cet article est le 134ème paru sur ce blog dans la catégorie Capitalisme

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 23:35

La France républicaine traverse une crise de longue durée

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen a tenu son congrès les 15 et 16 décembre 2012 à Paris dans la belle salle du Tapis rouge, face à la mairie du 10ème arrondissement.

Rappel : Congrès MRC : aller à l'essentiel, le redressement du pays, les repères républicains - 14 décembre 2012.

Jean-Luc Laurent demande au MRC d'être une boussole républicaine - 25 novembre 2012 

 

L’essentiel d’un congrès, c’est le texte qui en sort, car c’est la feuille de route de l’équipe dirigeante jusqu’au congrès suivant. Le MRC se singularise par la quasi unanimité de ses votes de congrès, l’unique motion d’orientation présentée aux adhérents dans les comités locaux ayant été votée à l’unanimité par les délégués, après avoir été amendée sur divers points, non fondamentaux.

 

Congrès MRC 2012 Paris 15 et 16 12 12 001 TLa commission des résolutions, présidée par Patrick Quinqueton, a épluché samedi les 150 amendements pendant que les débats avaient lieu, toute la journée. Elle a abouti à une synthèse dans de nombreux cas, notamment sur la question laïque. Le vote unanime traduit bien la satisfaction de l’ensemble des délégués après la présentation qui en a été faite par Patrick Quinqueton (photo), dimanche matin.

 

Le texte est à lire sur le site du MRC. Voir Le MRC, une boussole républicaine pour la gauche et pour la France. En voici l’introduction.

 

La France, avec son modèle républicain né de la Révolution de 1789, traverse une crise nationale de longue durée, amplifiée par le déferlement de la crise financière qui a commencé voici cinq ans aux Etats-Unis. La République et son corollaire, la souveraineté du peuple, font face à une rude adversité. Depuis la fin des années 70, la finance mondialisée a peu à peu ruiné les bases du contrat social.

En Europe, la déréglementation mise en œuvre à partir de l'Acte unique en 1985 et particulièrement la libéralisation des mouvements de capitaux depuis 1990, le traité de Maastricht en 1992, un libre-échangisme érigé en dogme par l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) instituée en 1994, ont précarisé le travail et favorisé les délocalisations et l'érosion industrielles. Un chômage de masse (10% de la population active), frappant particulièrement la jeunesse, s'est installé durablement. Les vieilles nations, et avec elles, la démocratie, ont été mises en congé au profit d'une Europe technocratique, à la fois libérale par son esprit et tracassière par ses méthodes. Le lien qui unissait hier les citoyens et l’Etat républicain s’est peu à peu défait, au point de mettre en péril le système de représentation politique des démocraties européennes. Les mouvements populaires qui battent le pavé à Athènes ou à Madrid en sont les signes les plus manifestes, mais le délitement de l'esprit public est le plus préoccupant. À mesure que des décisions visant à satisfaire aux exigences du capitalisme financier, au détriment du pouvoir d'achat des salariés, de la protection sociale et des services publics, sont prises par les dirigeants européens, le fossé se creuse avec les citoyens dont ils ont reçu mandat.

En France, la séquence électorale du printemps dernier offre elle aussi des enseignements qu’il convient de ne pas minimiser. Après cinq années d’outrances au plus haut niveau de l’État, et malgré le désir évident de changement, la moitié des citoyens ont apporté leurs suffrages aux extrêmes ou se sont abstenus. Si elle permet d’offrir des perspectives nouvelles, la victoire de François Hollande, à laquelle le MRC a apporté les yeux ouverts son soutien et sa contribution, a été célébrée dans la sobriété et la "normalité" à laquelle le candidat avait lui-même appelé. Le temps est à la retenue, dans un contexte de crise majeure et d’incertitudes tenaces. François Hollande a été élu président de la République et a obtenu une majorité parlementaire aux législatives. Pour autant l’enjeu politique est identifié : le 6 mai une majorité s’est constituée sans que la gauche soit majoritaire dans les urnes. La victoire place la gauche devant d’immenses responsabilités pour réussir à redresser la France et réorienter la construction européenne. Dans un mandat de cinq ans, les décisions essentielles doivent intervenir maintenant. Le pays veut des choix courageux. C’est l’État stratège et protecteur que réclame aujourd’hui le peuple français.

Dans le système international, la zone euro est devenue le maillon faible. Non seulement les décisions prises jusqu’ici par les dirigeants européens ne sont pas à la hauteur, mais elles aggravent souvent le mal qu'elles prétendent combattre. L'ensemble de la zone euro, en dehors de l'Allemagne, est entré en récession. La situation au sud devient particulièrement critique : une grande partie de la jeunesse grecque et espagnole est au chômage, les politiques d’austérité – qui enracinent leur justification dans la prétendue « crise de la dette » – aggravent la récession. La crise financière, devenue économique et sociale, menace de se muer en une crise politique mettant en cause la démocratie elle-même, si les décisions nécessaires ne sont pas prises pour sortir l’Europe de l’impasse dans laquelle elle s’est égarée notamment depuis la création d'une monnaie unique, dont les règles, transposées du mark allemand, ne peuvent convenir à dix-sept économies fortement hétérogènes.

Mais l'Europe n'est pas seulement fragilisée par ses propres faiblesses, notamment du fait de la surévaluation de l’euro. D'une part, le centre de gravité de l'économie mondiale s'est peu à peu déplacé vers l'Océan Pacifique avec l'installation d'une bipolarité Etats-Unis - Chine qui fonctionne sur une entente tacite. La Chine finance une grande part de l'endettement américain, grâce auquel elle écoule une part croissante de sa production. D'autre part, l'évolution du monde arabo-musulman, aux portes du continent européen, est facteur de déstabilisation. Avec l'incertitude des "révolutions arabes" et la montée objective de l'intégrisme (notamment à travers l'affrontement d'un intégrisme sunnite et d'un intégrisme chiite au Moyen-Orient), une ère de troubles s'annonce à l'horizon. A cet égard, toute tentation d’ingérence et d’intervention dans la guerre civile qui sévit aujourd’hui en Syrie, comme en Irak et en Libye hier, serait facteur d’aggravation de la situation. L’autodétermination des peuples à laquelle le MRC est attaché est incompatible avec la logique interventionniste qui consiste à agir en dehors de tout mandat des Nations Unies pour un changement de régime dans une nation souveraine.

 

Cet article est le 119ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

 

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 14:13

 

Refonder le pacte social républicain, bâtir sur le long terme

 

Les délégués des comités locaux et départementaux du Mouvement Républicain et Citoyen se rassembleront les 15 et 16 décembre 2012 à Paris à l'occasion de leur congrès national. Voir Le MRC, qui se veut "une boussole républicaine", en congrès ce week-end.

Rappel : Jean-Luc Laurent demande au MRC d'être une boussole républicaine - 25 novembre 2012

 

Le MRC a vingt ans, dans la mesure où il est la continuité du Mouvement des citoyens (MDC), né d'une divergence fondamentale avec le PS en 1992 sur la question européenne (traité de Maastricht). Mais les idées qui ont fondé le MDC puis le MRC remontent à la création du CERES en 1965 au sein du parti socialiste de l'époque, la SFIO.

 

Comment le MRC, aujourd'hui, peut-il être utile à la gauche qui gouverne la France ? Il est dans la majorité parlementaire, sans être au gouvernement. Cela résulte d'un accord conclu en mars dernier avec le PS, accord politique et électoral. Allié du PS, mais dans des conditions de liberté d'expression et de vote pour ses parlementaires.

 

Parmi les divergences en cours, il y a la question des priorités politiques. Le PS a opté pour la mise en avant de questions sociétales, alors que les milieux populaires attendent une mobilisation sur les questions économiques et sociales. Sur ce point, voici ce que Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC, a dit, ce 14 décembre, à deux journalistes du quotidien Le Monde, David Revault d'Allonnes et Thomas Wieder :

 

"Arrêtons d'enflammer la France avec des idées marginales"

 

Le Monde : Pensez-vous que le gouvernement s’est "couché" devant Mittal à propos de Florange ?
Jean-Pierre Chevènement : Il y avait trois solutions possibles. La première, c’était la nationalisation partielle, celle du seul site de Florange. Cela posait des problèmes d’approvisionnement et de débouchés, en fait maîtrisés par Mittal. La deuxième, c’était la nationalisation intégrale d’ArcelorMittal qui avait un sens car la sidérurgie est une industrie de haute technologie dont la France ne peut se désintéresser. Mais le risque aurait été moins financier que politique : la France doit continuer à pouvoir emprunter à des taux très bas. Le Premier Ministre a choisi une la troisième solution, celle d’un accord avec Mittal pour préserver l’emploi. C’est une solution à minima, je le concède, mais elle préserve l’avenir.

Arnaud Montebourg a-t-il eu raison de parler de nationalisation ?
Oui, il était dans son rôle. Il a agi avec panache. C’est son style. Ce qu’il a dit a contribué à amener Mittal à assouplir sa position.

Vous ne lui conseillez donc pas d’appliquer la « jurisprudence » Chevènement de 1983, à votre départ du gouvenrement : "Un ministre, ça ferme sa gueule. Et si ça veut l’ouvrir, ça démissionne"?
J’aurais eu mille raisons de démissionner quand j’ai été ministre. Je ne l’ai fait qu’à trois reprises, et chaque fois parce qu’ un intérêt essentiel était en jeu. Là, c’est différent : il y a un désaccord sur un dossier. Un arbitrage été rendu. Tant que l’essentiel n’est pas en jeu, un ministre doit privilégier l’image de cohérence du gouvernement auquel il appartient.

Qu’appelez-vous l’essentiel ?
La décision qu’a prise le gouvernement après la remise du rapport Gallois -traiter à bras le corps le problème de la compétitivité de l’économie française.
Les choix qui ont été faits sont-ils les bons ?
Dès lors que vous ne pouvez pas dévaluer votre monnaie pour rendre vos produits plus attractifs à l’exportation, vous ne pouvez utiliser que le levier fiscal et budgétaire : c’est ce qu’a fait le gouvernement avec le crédit d’impôt et la restructuration des taux de TVA. Cela dit, tant que notre monnaie restera surévaluée, nous peinerons à regagner des parts de marché. Le vrai choc de compétitivité, ce serait que l’'euro revienne à son cours de lancement, celui d’il y a dix ans, quand il valait à peu près un dollar.

A vos yeux, le « pacte de compétitivité » présenté par le gouvernement ne résout donc qu’une partie du problème ?…
Il est un signe donné par le gouvernement aux chefs d’entreprises. Mais il faut aller plus loin. Cela implique, comme l’a écrit Louis Gallois, la refonte en profondeur du « pacte social ». Cela passe par la mise en place d’'un nouveau CDI, combinant la stabilité nécessaire aux salariés et la flexibilité dont ont besoin les entreprises, et aussi par une nouvelle charte de l’entreprise associant les actionnaires, les managers et le personnel salarié. C'est la condition pour ressusciter la dimension du long terme, que le capitalisme financier a sacrifiée au profit de la rentabilité immédiate.

Si vous avez fini par soutenir la candidature de François Hollande, en mars dernier, c’est notamment parce qu’il s’était engagé à renégocier le traité budgétaire européen. Or ce traité n’a pas été renégocié. Vous sentez-vous trahi ?
Non, j’ai apporté mon soutien à François Hollande « les yeux ouverts ». Le traité n’a pas véritablement été renégocié, donc les parlementaires du MRC ne l’ont pas voté. Je continue de penser qu’on ne fera pas l’économie d’un réaménagement de l’euro, avec le passage d’une monnaie unique erronée, dans son principe, à une monnaie commune. Un système monétaire commun permettrait de faire cohabiter plusieurs euros rattachés chacun à un groupe de pays dont les économies sont voisines.
La BCE doit être une vraie banque centrale, jouant pleinement son rôle en matière de création monétaire. A défaut de solutions audacieuses, nous en resterons aux soins palliatifs, allant de sommet de la dernière chance en sommet de la dernière chance….

Voterez-vous la loi sur le mariage et l’adoption pour les homosexuels ?
Le MRC n’a pas encore défini sa position, mais ce sera pour la majorité soit le non soit un refus de participer au vote. Je continue pour ma part, de penser qu’un enfant doit avoir une mère et un père ou au moins l’idée d’un père et d’une mère, et qu’on ne peut rompre, sans alimenter le désarroi social, avec des repères fondamentaux.

Le PS lance cette semaine une campagne en faveur du droit de vote des étrangers. Qu’en pensez-vous ?
La direction du PS sait que le droit de vote des étrangers aux élections locales ne se fera pas. La bonne solution, c'est la naturalisation en vue de l'intégration. Il faut faciliter les conditions d'accès à la nationalité française. C'est ce qu’a entrepris, à juste titre, Manuel Valls. D'une façon générale, arrêtons d'enflammer la France avec des questions marginales. Ces réformes dites sociétales sont trop souvent le cache misère d'une insuffisante prise en compte des questions économiques et sociales. Je le redis à François Hollande : il faut mobiliser sur l'essentiel, et surtout ne pas s'égarer sur des chemins de traverse. C'est en assumant pleinement l’intérêt national que nous bâtirons la meilleure digue contre les dérives démagogiques et xénophobes du Front National et la tentation d’une partie de la droite d’y joindre sa voix. La côte d’alerte est atteinte. Seul un langage de salut public sera entendu.

Cet article est le 118ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

 

 

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 11:27

 

Le prix du lait à la consommation est-il trop élevé au Canada ?

 

Les producteurs de lait européens contestent l'évolution des prix à la production qui tirent leurs revenus vers le bas, depuis que l'Union européenne a décidé la libéralisation du marché du lait, programmant la fin des quotas laitiers en 2015 sans qu'un autre système de régulation ait été prévu pour les remplacer. En France, le gouvernement se préoccupe de cette question. Voir Lait : nouveau système de régulation étudié au ministère de l'agriculture - 12 décembre 2012.

 

Il existe un système de régulation qui a fait ses preuves depuis 40 ans, c'est la gestion de l'offre au Canada, mais l'Europe considère que ce n'est pas une référence car il ne respecte pas les principes néolibéraux dictés par l'organisation libre-échangiste du commerce international, l'OMC.

Au Canada, les producteurs sont payés correctement et la valeur ajoutée est répartie équitablement à tous les niveaux de la filière laitière. Le prix du lait est-il trop élevé pour les consommateurs ? C'est à cette question que répond Claudette Samson dans Le Soleil :

 

Trop cher, le lait ? Dans mon panier

 

Les Canadiens paient-ils leur lait trop cher? Régulièrement, cette question revient sur le tapis, généralement moussée par les opposants à la gestion de l'offre, qui voient dans ce système une intervention excessive de l'État dans l'économie.

Au Canada, le lait, la volaille et les oeufs sont sous gestion de l'offre, mais le lait représente près de 80 % de ce mode de contrôle, ce qui explique que ce soit souvent lui qui est pris à partie. Or, la gestion de l'offre est plus que jamais sur la sellette, alors que le Canada est sur le point de conclure un accord de libre-échange avec l'Europe et qu'il vient de se joindre au Partenariat transpacifique dans l'espoir d'ouvrir de nouveaux marchés en Asie. Les producteurs craignent que le gouvernement abandonne le système sous la pression de pays qui y voient une forme de protectionnisme indue. Il faut toutefois dire que le gouvernement Harper a toujours dit son intention de le protéger.

 

François Dumontier, porte-parole de la Fédération des producteurs de lait du Québec, définit la gestion de l'offre comme une façon de planifier la production en fonction des besoins du marché interne canadien. Assez pour ne pas en manquer, pas trop pour ne pas créer de surplus. Comme le gouvernement limite les importations des produits laitiers à 5 %, les agriculteurs d'ici sont assurés d'écouler leur production et les prix demeurent relativement stables.

À ce contrôle s'ajoute la mise en marché collective, laquelle permet aux producteurs d'établir un rapport de force envers les acheteurs. Pour le lait, cela veut dire que les 6300 fermes laitières québécoises ne font qu'une face aux trois grands acheteurs que sont Parmalat, Agropur et Saputo.

 

Le prix, lui, est déterminé à deux niveaux. Côté canadien, des enquêtes de coûts de production assurent aux producteurs un revenu basé sur ce qu'il en coûte aux 50 % les plus efficaces d'entre eux. Il est donc faux, note M. Dumontier, de dire que les agriculteurs n'ont pas d'incitatifs à s'améliorer. Ceux qui sont parmi les 50 % moins performants doivent devenir plus productifs s'ils veulent être rentables, et les meilleurs ont intérêt à faire de même s'ils veulent aller chercher davantage de revenus.

À l'échelle québécoise, la Régie des marchés agricoles détermine la part qui ira aux industriels, distributeurs et détaillants, en fixant un prix minimum et maximum pour les produits de base. Cette partie de la fixation des prix ne concerne pas les agriculteurs, mais a bien sûr un impact sur les consommateurs.

 

Arguments des opposants

J'ai demandé à des opposants à la gestion de l'offre de m'expliquer leurs principaux arguments.

Pour l'agroéconomiste Bruno Larue, de l'Université Laval, le problème de ce système est qu'en limitant l'offre, on fait monter les prix, «ce qui crée des opportunités de profit démesuré». Il dénonce surtout les gains en capitalisation élevés des agriculteurs, en raison des coûts des quotas, qui peuvent grimper jusqu'à 25 000 $ par vache.

Pourtant, selon la Fédération des producteurs de lait, le revenu familial moyen d'une famille possédant une ferme laitière n'est que de 35 000 $. Quant au capital que représente une ferme laitière, François Dumontier se demande où est le problème. Est-ce qu'on va s'offusquer de la valeur de revente d'un restaurant ou d'un garage dans lequel le propriétaire aura investi le travail de toute une vie? demande-t-il.

L'agroéconomiste Sylvain Charlebois, de l'Université de Guelph, croit quant à lui que la gestion de l'offre empêche les entreprises de transformation d'innover. En Australie, où le système a été déréglementé au début des années 2000, une foule de nouveaux produits laitiers ont été mis en marché, dit-il. «Ici, on étouffe parce que c'est archi-réglementé.»

Réponse de François Dumontier : c'est pourtant dans ce contexte de réglementation que les Québécois ont développé plus de 300 nouveaux fromages depuis une vingtaine d'années, ainsi qu'une kyrielle de yogourts.

 

Étouffés, les transformateurs?

Daniel-Mercier Gouin, agroéconomiste à l'Université Laval, a étudié l'évolution du marché en Australie. Son constat : les prix au détail ont augmenté de façon marquée, et ceux versés aux producteurs ont baissé. Ce sont les intermédiaires qui se sont enrichis, dit-il.

Croire que l'abolition de la gestion de l'offre ferait baisser les prix à la consommation relève selon lui d'une application simpliste de la théorie du libre marché.

 

Quant aux producteurs, tous s'entendent pour dire qu'ils y perdraient, y compris ceux qui prônent la libéralisation. Il y a deux semaines, à Bruxelles*, ils sont venus par centaines avec leurs tracteurs asperger le parlement européen de lait pour dénoncer la chute des prix causée par la surproduction et la perte d'outils de régulation. Des scènes qui se sont déjà vues ici et que personne n'a envie de revoir...

 

Par ailleurs, contrairement à ce qui se passe dans les autres productions agricoles, les agriculteurs sous gestion de l'offre sont pratiquement les seuls à ne pas retirer de subventions de l'État, ce qui est certainement un point positif.

Alors finalement, payons-nous notre lait trop cher, ou simplement ce qu'il vaut? De toute évidence, la réponse semble avant tout idéologique...

 

* Voir Les producteurs de lait européens ont manifesté deux jours à Bruxelles - 30 novembre 2012

 

Cet article est le 355ème publié sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC.

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 16:33

Approche globale de la pauvreté par le gouvernement

 

La politique d’austérité crée la misère, chacun le sait, mais puisque c’est cette politique qui est mise en œuvre au niveau européen, il faut bien en atténuer les effets les plus déplorables sur la population. C’est ce que fait le gouvernement français, de manière cohérente.  

 

Voir Conférence nationale contre la pauvreté : tout est sur la table (Localtis, 7 décembre 2012)

La conférence nationale contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale, qui s'ouvre pour deux jours ce 10 décembre, constitue un enjeu de taille pour l'image sociale du gouvernement, chahuté par ailleurs sur le dossier de Florange. Il est vrai que la barre est fixée très haut, puisque le chef de l'Etat et le Premier ministre ont choisi une approche globale de la pauvreté, en ne la réduisant pas à son aspect monétaire, mais en l'abordant au contraire sous tous ses aspects. Pour Jean-Marc Ayrault, l'objectif est de "changer le discours et les représentations sur la pauvreté et d'imaginer les politiques sociales du XXIe siècle, en intégrant les enjeux de solidarité au coeur des politiques publiques". La conférence doit ainsi déboucher sur un plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale, dont les grandes lignes seront annoncées par le Premier ministre le 11 décembre et "qui apportera une réponse globale et durable aux inégalités". Ces grandes lignes seront déclinées en autant de "feuilles de route", confiées aux différents ministères concernés. Pas moins de onze "équipes ministérielles" seront ainsi chargées de mettre en oeuvre les différents aspects du plan, "en intégrant l'inclusion sociale au coeur de leurs politiques sectorielles" (…).

 

Voir, sur le site du gouvernement, après la conférence nationale des 10 et 11 décembre 2012 :

 

La conférence nationale contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale

 

Verbatim : Conférence nationale contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale

 

Au niveau européen, certains pays (la Grèce, l’Espagne, le Portugal) sont particulièrement touchés par l’extension de la pauvreté ? Voir cet article publié le 8 décembre 2012 par La Tribune de Genève.

 

Des millions d’Européens plongent dans la pauvreté

 

La classe moyenne a été durement touchée en 2012 par le chômage et l'austérité. La pauvreté concerne désormais des groupes sociaux préservés jusqu'ici. Etranglés par le chômage et la rigueur, des millions d’Européens ont basculé cette année dans la pauvreté qui frappe les classes moyennes, ébranle la cohésion sociale et atteint des groupes jusque-là préservés comme les femmes et les enfants (…).

 

Cet article est le 109ème paru sur ce blog dans la catégorie Travail Economie

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 12:33

Recherche d’une position commune intersyndicale française

 

La crise laitière est à l’origine d’une avancée dans la prise de conscience de la nécessité de mettre en place un nouveau système de régulation de la filière laitière au niveau européen.

Rappel : Les producteurs de lait européens ont manifesté deux jours à Bruxelles - 30 nov. 2012

 

Voir la REVUE DE PRESSE - ASSOCIATION NATIONALE DES PRODUCTEURS DE LAIT

 

Lait : le ministère étudie un système de régulation européen pour l'après-quota (Agri44, 9 déc. 2012).

Le ministère de l'Agriculture veut présenter à Bruxelles un système de régulation de la production laitière pour remplacer les quotas après 2015.

Présenté le 5 décembre aux organisations professionnelles agricoles lors du 1er groupe de travail sur la contractualisation, ce système de régulation se déclencherait lorsque le prix du lait décrocherait trop brutalement sur une période donnée.

La Commission européenne recommanderait alors aux collecteurs de baisser leur production afin de réguler le marché. Dans le cas où les prix ne remonteraient pas après cette recommandation, la Commission aurait la possibilité d'imposer des pénalités financières aux entreprises n'ayant pas réduit leur collecte.

Ce système nécessiterait néanmoins plusieurs outils encore inexistants : un observatoire européen des prix, mais aussi un suivi de la production de chaque pays et de leurs entreprises. La contractualisation devrait en outre être entièrement révisée pour inclure des clauses de réduction de la collecte.

 

 Après-quotas - La Confédération paysanne propose aux autres syndicats de construire une position commune (La France Agricole, 11 déc. 2012)

La Confédération paysanne a rédigé mardi une lettre ouverte proposant une position commune pour le secteur laitier et l'après-quotas à la FNPL (Fédération nationale des producteurs de lait, association spécialisée de la FNSEA), à l'OPL (Organisation des producteurs de lait, branche de la Coordination rurale) à l'Apli (Association des producteurs de lait indépendants) et à Jeunes Agriculteurs (JA).

« Le ministère a mis sur la table, au cours d'un groupe de travail, une réflexion sur des propositions à porter à Bruxelles pour organiser la filière en Europe et apporter des perspectives pour l'après-quota en 2015, écrit la Confédération paysanne. Ces réflexions portent, à partir d'un observatoire des prix à la production, sur un mécanisme d'action sur les volumes en cas de baisse importante du prix. » La Confédération paysanne « salue l'initiative du ministère, participera activement à cette réflexion mais sera vigilante sur le mécanisme proposé ». 

« En conséquence, pour l'avenir de tous les producteurs de lait, nous proposons de construire une position commune intersyndicale, incontournable dans le débat qui s'ouvre avec les pouvoirs publics français et européens », écrit-elle aux autres organisations syndicales. « La baisse actuelle du prix du lait et l'explosion des coûts alimentaires des vaches laitières rendent indispensable une action conjointe pour donner une vision à long terme aux producteurs », ajoute la Confédération paysanne.

 

Le combat de l’Association des producteurs de lait indépendants (Apli) commence à produire ses effets. Le début de rassemblement des éleveurs laitiers au sein de l’Office du lait était une initiative portée par cette association, notamment le producteur de lait en Maine-et-Loire, Paul de Montvalon.

Voir Paul de Montvalon a présenté l'office du lait aux producteurs à Ernée - 5 mars 2011 et Paul de Montvalon, président de l'Office du lait : ses voeux pour 2012 - 31 décembre 2011.

 

Au Canada, le système de gestion de l’offre a fait ses preuves depuis 40 ans, à l’initiative pressante des producteurs de lait du Québec. Il concerne, en plus du lait, les œufs et les volailles.

Voir GO5 et aussi ce que disent les éleveurs de volailles du Québec de la gestion de l’offre.

 

Voir La gestion de l’offre - Les Éleveurs de volailles du Québec

La gestion de l’offre est au coeur même de notre organisation. Elle constitue le fondement de nos façons de faire et elle est à l’origine de nombreux avantages offerts aux consommateurs québécois. Elle a été adoptée non seulement par les Éleveurs de volailles du Québec, mais également par tous les éleveurs de volailles du Canada de même que tous les producteurs de lait et d’oeufs du pays. Pourquoi ? Parce que l’expérience a démontré que, sans une gestion de l’offre, les marchés canadiens et québécois se retrouvaient aux prises avec une surabondance de produits agricoles d’ici et d’ailleurs. Il en résultait des revenus insuffisants pour les producteurs. Une situation difficile pour tous.

Les trois piliers de la gestion de l’offre

La gestion de l’offre est basée sur la mise en marché collective et la planification de la production pour l’ajuster aux besoins du marché canadien. Le système comporte trois piliers.

1.                               La gestion de la production

Les producteurs agricoles sous gestion de l’offre se sont engagés à approvisionner le marché canadien en produits de qualité et en quantité suffisante. Ils se sont évidemment engagés à ne pas produire de surplus. C’est pourquoi ils produisent sous quota, c’est-à-dire que chaque producteur possède une petite part du marché canadien qu’il s’engage à approvisionner.

2.                               Le contrôle des importations

De son côté, le gouvernement canadien s’est engagé à limiter l’entrée de produits importés de façon à ce que les besoins du marché soient comblés principalement par la production canadienne.

3.                               Une politique de prix couvrant les coûts de production

Le gouvernement canadien a aussi mis en place des mécanismes pour que les prix des produits assurent aux producteurs un revenu qui leur permet de vivre de leur production. Le gouvernement n’a pas à verser de subventions pour leur assurer un revenu raisonnable.

Des avantages pour l’ensemble de la société

La gestion de l’offre est un modèle agricole équitable. Respectueuse des besoins des producteurs et des citoyens consommateurs, elle comporte des avantages économiques et sociaux importants.

·                                 Elle garantit aux consommateurs des produits de qualité à prix raisonnables. De plus, chaque dollar est mieux partagé entre les différents paliers, de la production à la distribution.

·                                 Elle est un facteur de stabilité, et ce, tant pour l’approvisionnement de l’industrie agroalimentaire que pour les revenus des producteurs agricoles.

·                                 Elle crée des emplois en favorisant notamment une agriculture à dimension humaine présente dans toutes les régions du Québec et du Canada.

·                                 Elle ne coûte rien en fonds publics. Plusieurs autres productions qui n’ont pas le bénéfice d’être sous gestion de l’offre doivent recourir aux subventions des gouvernements.

Un modèle menacé

Malheureusement, ce modèle est actuellement menacé dans le cadre des négociations de l’OMC (Organisation mondiale du commerce). L’objectif clair de ces négociations est d’éliminer tous les obstacles au libre commerce et de faire de l’agriculture un secteur économique comme les autres. Actuellement, plusieurs propositions menacent la gestion de l’offre dont principalement celle de limiter la capacité du Canada à contrôler les importations.

Les Éleveurs de volailles du Québec se sont joints à GO5 Coalition pour un modèle agricole équitable, la gestion de l’offre et à la Coalition pour la souveraineté alimentaire pour soutenir le gouvernement canadien dans ses efforts pour préserver nos acquis.

Cet article est le 354ème publié sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC.

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 20:48

Avec des entreprises qui peinent à être compétitives

 

La situation de la France est paradoxale. Son économie est de moins en moins compétitive mais cela ne l’empêche pas de bénéficier des conditions les plus favorables quand elle emprunte afin de financer sa dette. Pourvu que ça dure…

Cela tient peut-être au fait que les marchés financiers respectent la position déterminante de la France en Europe. Elle tient l’édifice branlant de la zone euro sur ses frêles épaules. Dans le cadre de la mutualisation des risques, son rôle est irremplaçable au côté de l’Allemagne. Si elle s’effondre, c’est comme une mêlée de rugby, l’Europe prend une pénalité et, si cela se renouvelle, il y a un risque de mettre en cause la monnaie unique européenne.

 

La France emprunte à 1 an à taux négatifs (Les Echos, 10 décembre 2012)

La dette française finit l'année en fanfare. La France a emprunté à taux négatifs à une échéance d'un an (48 semaines) ce lundi, ce qui lui était rarement arrivé. Elle a en effet levé 1,293 milliard d'euros au taux de -0,012%. Autrement dit, les investisseurs perdront de l'argent en prêtant cette somme pendant un an à la France.

Au total, l'Agence France Trésor, chargée de gérer la dette de l'Etat, a levé 5,984 milliards d'euros sur trois lignes. Elle a obtenu des taux de -0,026% à 3 mois, de -0,015% à 6 mois et, donc, de -0,012% à un an. Les taux à long terme restent extrêmement bas puisque, ce lundi matin, de 1,91%.

lire la suite de l'article

 

France : le sandwich (Patrick Artus, 11 décembre 2012)

 

L'économie française est prise en tenaille (en sandwich) :

                        - entre les économies sophistiquées des pays dont les productions sont plus hautes en gamme et qui accaparent la production du haut de gamme (Allemagne) ;

                        - et entre les économies des pays à coûts de production faibles qui prennent à la France les productions de milieu et de bas de gamme (pays émergents, et maintenant Espagne, Etats-Unis).

Puisqu'il est très difficile pour la France :

                        - de réduire ses coûts de production pour redevenir compétitive dans le milieu et le bas de gamme ;

                        - ou de monter en gamme ;

la situation de l'économie française est très compliquée et très inquiétante, avec une perte de substance à tous les niveaux de gammes.

           

Lire Espace Entreprises - Natixis - Flash éco (Recherche économique, Patrick Artus)

 

Si la France est en difficulté, toute la construction de soutien de la zone euro s’effondre

(…) En effet, tous les nouveaux instruments de soutien des pays en difficulté (EFSF-ESM, achats de la BCE…) sont basés sur la mutualisation des risques, ce qui n’est plus possible si la France est en difficulté et si l’Allemagne reste le seul grand pays solide (4 déc. 2012).

 

Le problème dans la zone euro ce ne sont pas les chocs asymétriques, ce sont les structures asymétriques

(…) La question à poser est donc celle de l'hétérogénéité structurelle des pays de la zone euro et de sa compatibilité avec l'Union Monétaire. La flexibilité des prix et des salaires n'aide pas : elle ne corrige pas par exemple le fait que des pays ont des croissances potentielles différentes. Il ne reste en fait que deux possibilités : une forte mobilité du travail entre les pays de la zone euro, ou un degré important de fédéralisme (un budget commun de grande taille), si on veut éviter la divergence des économies des pays de la zone euro (4 déc. 2012).

 

L’économie française posera bien des difficultés à partir de 2012 (février 2011)

Le futur Président de la République française sera confronté à une situation économique très difficile à partir de 2012 :

la désindustrialisation se prolonge et accélère et, en 2012, l’industrie française sera de petite taille, positionnée en milieu de gamme, peu exportatrice, menacée sur ses niches traditionnellement fortes, d’où une croissance potentielle faible, la déqualification des emplois, une perte de croissance, la sensibilité au taux de change de l’euro ;

en conséquence, le déficit extérieur continuera, au-delà des cycles, à augmenter, d’où une menace structurelle sur la solvabilité du pays ;

les coûts salariaux, la pression fiscale, la structure de la fiscalité, le recul de la profitabilité des entreprises depuis la fin des années 1990, les obstacles à la croissance des PME, les problèmes du système éducatif sont défavorables à la compétitivité et à l’emploi, génèrent un chômage structurel élevé ; mais peut-on réduire les salaires et réformer complètement la fiscalité ?

dans cette situation de croissance potentielle faible, d’endettement extérieur croissant signifiant que l’endettement domestique doit aussi être croissant, il sera difficile de réduire le déficit public, et la solvabilité de l’Etat est en danger à terme.

 

Rappel : Rapport Gallois : les 22 propositions pour reconquérir la compétitivité - 6 nov. 2012

Le gouvernement s'engage résolument dans le sillage de Louis Gallois - 6 nov. 2012. 

 

Cet article est le 108ème paru sur ce blog dans la catégorie Travail Economie

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 23:55

L’électorat de gauche ne s’est pas mobilisé au 1er tour

 

L’ambiance n’est plus celle de juin 2012. Il y avait eu le changement de président de la République le 6 mai et les Français, dans leur majorité, attendaient un succès de la gauche aux élections législatives des 10 et 17 juin. Dans cette 13e circonscription des Hauts-de-Seine (villes d’Antony, Bourg-la-Reine, Châtenay-Malabry et Sceaux), le résultat avait été très serré. Voir Législatives 2012 Hauts-de-Seine - Résultats 13ème circonscription (L’Express).

 

Six mois plus tard, la décision du Conseil constitutionnel ayant invalidé le résultat (voir Hauts-de-Seine (13ème circonscription) : élection législative 9 et 16 déc.), les conditions politiques ont bien changé.

 

La participation au scrutin du 9 décembre a été seulement de 36,75 % alors qu’elle avait été de 63,54 % le 10 juin. C’est principalement l’électorat de gauche et écologiste qui s’est abstenu.

 

Législatives partielles : "L'électorat de gauche ne s'est pas mobilisé" (Le Monde, 10 décembre 2012)

Législatives partielles : le PS minimise la déconvenue (Nouvel Observateur, Nicolas Chapuis, 10 décembre 2012)

Rappel : Elections législatives partielles : l'abstention favorise l'UMP au 1er tour - 9 décembre 2012 

 

Résultats du 1er tour - 9 décembre 2012 (source : sous-préfecture d’Antony) :

Inscrits : 85 592
Abstentions : 54 137 (63,25%)
Votants : 31 455 (36,75%)
Blanc et nuls : 640 (2,03%)
exprimés : 30 815 (97,97%)

Patrick Devedjian (UMP) : 15 352 (49,82%)
Julien Landfried (MRC/PS) : 10 022 (32,52%)
Pascale Le Néouannic (Front de gauche) : 2 135 (6,93%)
Michel Georget (Front national) : 1 472 (4,78%)
Brieuc Martin (Parti du vote blanc) : 809 (2,63%)
Emmanuel Pruvost (MEI) : 532 (1,73%)
Manuel Brun (Debout la République) : 405 (1,31%)

 

Université d'été MRC 2011 004 TJulien Landfried s’est lancé dans la campagne du second tour. Voir Le MRC Julien Landfried espère toujours battre Patrick Devedjian (France Info, 10 décembre 2012).

Sur son site landfried2012.fr, on retrouve la profession de foi et le tract. Voir Ma profession de foi de second tour: s'abstenir, c'est voter à droite!

Tract de Julien Landfried, candidat du rassemblement de la gauche : Abstention record!

 

Dimanche dernier, l’élection législative dans notre circonscription a surtout vu un grand vainqueur : les abstentionnistes.

Plus d’un électeur sur deux ne s’est pas déplacé, faisant le jeu d’une droite qui n’attendait pas mieux pour fanfaronner dans la presse et faire oublier ses divisions et son absence totale de projets pour notre pays.

L’UMP n’a pas de projet mais a un bilan, un très triste bilan de dix années de déclin de notre pays.

Sous Nicolas Sarkozy, la France s’est enfoncée dans une grave crise qui a surtout frappé les plus fragiles d’entre nous : les jeunes, les petits retraités, les salariés, les parents isolés…

 

Les faits sont là :

- L’école a été délaissée : 80 000 postes supprimés dans l’Éducation nationale.

- La droite n’a rien fait pour lutter contre le chômage : 1 million de chômeurs supplémentaires sous les 5 années de gestion Sarkozy-Fillon.

- La compétitivité de nos entreprises a été laissée à l’abandon : 750 000 emplois perdus dans l’industrie.

- La pauvreté s’est accrue, touchant toutes les couches de la société : 300 000 pauvres de plus en 5 ans.

- La dette a explosé : 612 milliards d’euros de plus en un seul quinquennat !

 

 Logement, santé, sécurité… malheureusement, les exemples sont nombreux et sans appel pour cette droite incompétente qui tente aujourd’hui de donner des leçons.

La gauche, aux responsabilités depuis mai, est confrontée à un chantier sans précédent, notre avenir et surtout celui de nos enfants ont été mis en danger par 10 ans d’inaction de Patrick Devedjian et de ses amis. Il faut maintenant redresser la barre.

 

Souvenez-vous du bilan catastrophique des 10 années de Nicolas Sarkozy et de la majorité UMP !

Vous qui avez tant souffert de la présidence de Nicolas Sarkozy, vous qui avez voulu lui dire STOP, ne vous faites pas voler votre victoire du 6 mai !

 

Le 16 décembre, VOTEZ !

 

Cet article est le 55ème paru sur ce blog dans la catégorie République Parlement.

 

 

 

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 23:53

Hauts-de-Seine : Landfried met Devedjian en ballotage

 

Les législatives partielles ne sont jamais favorables aux candidats de la majorité nationale. Cela s’est vérifié ce 9 décembre avec les trois élections organisées à la suite d’une invalidation décidée par le Conseil constitutionnel. Parmi elles, celle de la 13ème circonscription des Hauts-de-Seine, dans laquelle concourait Julien Landfried, candidat MRC, qui avait le soutien du PS, du PRG et des écologistes.

 

Rappel : Législatives partielles : Julien Landfried (MRC) face à Patrick Devedjian - 7 déc. 2012 

 

 Université d'été MRC 2011 004 TLe mérite de Julien Landfried est d’avoir contraint - de justesse (49,82 % pour Devedjian) - le député sortant au second tour, dimanche 16 décembre. Son handicap a été l’abstention, comme c’était prévisible. Voici ce qu’il a écrit ce soir sur son site Internet landfried2012.fr :

Contre la droite antisociale, le 16 décembre, mobilisons-nous!

 

Avec un score de près de 33% des voix sur la circonscription, soit 4 points de plus qu’en juin dernier, j’arrive à mettre Patrick Devedjian en ballotage dans une circonscription dont les quatre villes ont un maire de droite. Ce n’était pas une mince affaire pour une élection partielle alors que la situation économique est évidemment très difficile. Une campagne exceptionnelle de porte à porte m’a permis d’obtenir, et de loin, le meilleur score des trois candidats de gauche en lice lors des partielles de ce jour. Pour autant, d’évidence, la crise interne à l’UMP n’a pas eu d’effet sur le plan électoral.

L’enjeu du 2e tour est parfaitement clair : les habitants d’Antony, Châtenay, Bourg-la-Reine et Sceaux accepteront-ils de réélire un député déjà président du conseil général et qui donc sera absent de l’Assemblée nationale comme il l’a été jusqu’à présent ? Celui qui a soutenu toutes les mesures antisociales de l’ère Sarkozy ? Ou préfèreront-ils un homme de gauche, profondément républicain, qui soutiendra toujours les valeurs de progrès ?

La victoire est possible. Elle implique simplement que l’électorat de gauche se mobilise. Beaucoup attendaient le second tour pour se déplacer. C’est à eux que nous nous adressons en priorité, à tout cet électorat de gauche qui craint plus que tout le retour de Sarkozy et de sa politique.

 

Le 10 juin 2012, au 1er tour, voici les résultats des premiers candidats (abstention : 36,46 %) :

-          Devedjian (UMP) : 21 839 voix (40,24 %),

-          Landfried (MRC-PS) : 15 753 voix (29,03 %),

-          Feuillade (EELV) : 6 273 voix (11,56 %),

-          Le Néouannic (FG) : 3 210 voix (5,91 %),

-          Georget (FN) :       2 968 voix (5,47 %)

 

Voir Législatives 2012 Hauts-de-Seine - Résultats 13ème circonscription (L’Express)

 

Le 9 décembre 2012, au 1er tour, les résultats sont les suivants (abstention : 63,25 %) :

-          Devedjian (UMP) : 15 352 (49,82 %)

-          Landfried (MRC-PS) : 10 022 (32,52 %)

-          Le Néouannic (FG) : 2 135 (6,93 %)

-          Georget (FN) :    1 472 (4,78 %)

 

Cet article est le 54ème paru sur ce blog dans la catégorie République Parlement.

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