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Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 22:54

Initiative du collectif « Pour un Pôle public financier »

 

Comme prévu, les mesures de rigueur budgétaire annoncées par le gouvernement Ayrault provoquent des réactions tous azimuts. Au nom des organisations membres (dont Résistance sociale) du collectif « Pour un Pôle public financier au service des Droits ! » et après avoir participé, le 19 juin 2012, à la réunion des Etats généraux des services publics (responsable : Jean-Michel Drevon*), Loïc Daguzan a écrit aux organisations suivantes, dans le but d’évoquer les pistes possibles de travail en commun pour la défense et la promotion de tous les services publics :

  • États généraux des services publics
  • Convergence des services publics
  • Collectif audit citoyen de la dette publique
  • Coordination nationale des comités de défense des Hôpitaux et Maternités de proximité
  • Comité national contre la privatisation de la Poste
  • Libérons les Elections

« (...) Le Collectif "Pour un Pôle public financier au service des Droits" a défendu, à l'occasion de la réunion du 19 juin, le principe selon lequel l'avenir des services publics - de tous les services publics - ne pouvait être abordé exclusivement de manière comptable et supposait une mobilisation convergente de l'ensemble des collectifs, attachés à la défense et à la promotion des services publics, autour d'une revendication susceptible de fédérer l'ensemble des militant(e)s de ces différents collectifs.

 

Parallèlement à la mise en cause -  déjà engagée par plusieurs organisations -  du pacte budgétaire qui privilégie les marchés au détriment des principes de solidarité et de justice, il nous semble indispensable - pour mobiliser, défendre et promouvoir - d'engager une réflexion en profondeur sur les besoins économiques, sociaux et environnementaux du pays dans l'ensemble des territoires et notamment les plus défavorisés d'entre eux (quartiers populaires, monde rural, outre-mer) et pour toutes les populations résidant sur le territoire national (français et immigrés).

 

A cet égard, à l'occasion de notre réunion du 19 juin, nous avons mis en avant la possibilité de porter, de manière conjointe et solidaire, un appel en faveur de véritables États généraux des services publics - de tous les services publics -  associant l'ensemble des parties prenantes : représentants des personnels, des usagers (usagers de base, entreprises, associations, collectivités locales...), pouvoirs publics, associations d'élus ...

Cette revendication serait de nature, selon nous, à permettre la convergence, dans l'ensemble du pays, du foisonnement de foyers de résistance, d'initiatives et de propositions innovantes qui se multiplient pour à la fois préserver et promouvoir les services publics » (...).  

 

* Rappel : Etats généraux du service public (2) : le débat à Laval avec JM Drevon - 16 décembre 2010 

 

Cet article est le 32ème paru sur ce blog dans la catégorie Services publics

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 22:55

La souveraineté budgétaire et fiscale ne se discute pas

 

Les trois députés MRC* sont souvent apparus à l’écran cet après-midi lors de la déclaration de politique générale du Premier Ministre.

* Composition de l'Assemblée nationale : la place du sous-groupe MRC - 2 juillet 2012

 

Ce 3 juillet, Marie-Françoise Bechtel a publié un communiqué afin d’expliquer leur décision de voter la confiance au gouvernement Ayrault.

 

Les trois députés du Mouvement Républicain et Citoyen, composante de la majorité présidentielle, ont voté la confiance au gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Ils se félicitent que l’orientation donnée par le Premier ministre dans sa déclaration de politique générale soit celle du redressement de la France.

Rendu nécessaire par la crise économique d’une ampleur exceptionnelle qui secoue notre pays comme tant d’autres, ce redressement ne pourra se faire sans un retour à une prospérité économique seule à même de permettre le maintien de notre modèle social et le retour à l’équilibre des comptes publics.

C’est la raison pour laquelle les élus du MRC entendent mettre toute leur force de proposition au service des mesures de redressement productif qui demanderont une énergie sans faille. De la même façon ils exerceront une vigilance particulière sur le futur traité européen qui doit engager un tournant significatif permettant à l’Union européenne de renouer avec la croissance dans un cadre de coopération entre les nations et non de tutelle sur leurs choix démocratiques souverains.

 

J’ai souligné le dernier paragraphe, car il est significatif de l’engagement du Mouvement Républicain et Citoyen en faveur du redressement économique du pays et de sa vigilance à l’égard des traités européens qui mettent en cause la souveraineté des peuples.

 

Oui pour aider la gauche à réussir, non à une Europe qui serait post-démocratique. Les parlementaires, membres du MRC (Jean-Pierre Chevènement au Sénat, Marie-Françoise Bechtel, Christian Hutin et Jean-Luc Laurent à l’Assemblée nationale) vont étudier attentivement les textes européens avant de prendre position.

 

Concernant l’évènement, voir Le Monde, 3 juillet :

Et l’intégralité du discours du Premier ministre :

 

http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/doc/20120703/1728564_0cc2_07.03_discours_de_politique_generale_de_jean-marc_ayrault,_premier_ministre,_devant_l-assemblee_nationale.pdf

 

Le résultat du vote

Analyse du scrutin n° 1 - Première séance du 03/07/2012

Scrutin public sur la déclaration de politique générale du gouvernement de Jean-Marc Ayrault (application de l'article 49, alinéa premier de la Constitution).

Nombre de votants : 544

Nombre de suffrages exprimés : 527

Majorité absolue : 264

Pour l'adoption : 302

Contre : 225

 

Cet article est le 40ème paru sur ce blog dans la catégorie République Parlement.

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 22:53

Le MRC, composante républicaine et citoyenne de la majorité

 

Jean-Pierre Chevènement, en séance du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen, dimanche 1er juillet, a fait part de sa satisfaction du retour à trois députés MRC, comme en 1993, au moment de la création du Mouvement des citoyens (MDC) au lendemain du traité de Maastricht - les trois députés étaient alors Georges Sarre, Jean-Pierre Michel et Jean-Pierre Chevènement.

 

Tout juste arrivé d’un voyage en Australie et en Nouvelle-Calédonie (voir "Le Pacifique est une région stratégique pour la France" (Chevènement) celui qui, à 73 ans, prétend être sur la voie de la sagesse supérieure… en accédant au tao - voir Wikipédia le Taoïsme), a rappelé que son mandat de sénateur courait jusqu’au prochain renouvellement, en septembre 2014. Le président d’honneur du MRC est satisfait de l’élection des premiers responsables du MRC à l’Assemblée nationale : Jean-Luc Laurent, président, Marie-Françoise Bechtel, 1ère vice-présidente et Christian Hutin, 2ème vice-président, réélu.

Voir Assemblée nationale : le groupe SRC (PS, MRC) majoritaire à lui seul - 27 juin 2012 

 

Laurent de Boissieu, journaliste politique, spécialiste des résultats électoraux, a présenté, le 27 juin, un tableau très complet de la composition de l’Assemblée nationale issue des élections législatives 2012. Voir La nouvelle Assemblée nationale

 

Les trois députés MRC forment un sous-groupe au sein des apparentés au groupe Socialiste, Républicain et Citoyen (SRC). Jean-Luc Laurent, vice-président du groupe SRC, a signé avec Bruno Le Roux, président du Groupe SRC, un accord précisant les modalités de fonctionnement du sous-groupe MRC : liberté d’expression et de vote, fréquence des questions au gouvernement et des questions orales, emploi de collaborateur, responsabilités des trois députés - vice-présidence de la commission des lois (Marie-Françoise Bechtel), vice-présidence de la commission des affaires sociales (Christian Hutin), bureau de l’Assemblée (Jean-Luc Laurent, membre de la commission des affaires économiques).

Le MRC avait fait savoir au Premier ministre sa disponibilité pour une fonction gouvernementale. Jean-Marc Ayrault a répondu favorablement, sous réserve que ce soit une femme. Marie-Françoise Bechtel n’a pas souhaité être membre du gouvernement.

 

Cet article est le 39ème paru sur ce blog dans la catégorie République Parlement.

 

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 21:19

Les ministres reçoivent le collectif et CGT Finances

 

La mobilisation continue en ce début de l’été 2012, sur la base de changements d’interlocuteurs gouvernementaux mais aussi d’inquiétude concernant des engagements électoraux qui ne seraient pas forcément tenus. C’est le cas du Livret A et de la construction de logements sociaux.

Rappel : Logement social et Livret A : le collectif Pôle financier public, mobilisé - 6 juin 2012 

 

Livret A et logement social

 

Dans un communiqué, la Plateforme Logement de mouvements sociaux et le Collectif « Pour un Pôle public financier au service des Droits » ont exprimé leur inquiétude à la suite de l’offensive des banques et des assureurs. Voir Livret A : la bataille continue (Solidaires, 28 juin).

 

La promesse des 150 000 logements sociaux et de 1 million de réhabilitations thermiques par an est-elle remise en cause ?

La plateforme logement des mouvements sociaux et le collectif pour un pôle public financier, ont été reçus par Cécile Duflot, à la suite de l’occupation de l’Association Française des Banques, mercredi 27 juin. La Ministre a réaffirmé les engagements de François Hollande et sa volonté de les mettre en œuvre. Pourtant les mouvements sociaux, scandalisés  par l’offensive des banques et des assureurs, s’inquiètent que le gouvernement ne finisse par plier sous leurs arguments.

En conséquence, nous décidons  la mobilisation pour la défense de l’épargne populaire et de son usage dans l’intérêt général et pour la relance de la politique du logement. Les collectifs engagés dans ce combat appellent à un large rassemblement de tous les acteurs concernés agissant dans ces domaines, afin de  lancer une grande campagne avec pour objectifs :

·         Le doublement immédiat du Livret A,

·         La restitution à la Caisse des Dépôts et Consignations, des 100 milliards d’euros d’épargne populaire offerts aux banques par  la Loi Lagarde en 2009,

·         La réalisation de 150 000 à 200 000 logements sociaux et de 1 million de réhabilitations thermiques chaque année,

·         La mobilisation de l’intégralité des fonds de l’épargne réglementée vers la satisfaction des besoins sociaux comme la loi l’exige (santé, environnement, emploi, collectivités territoriales, éducation ...).

Rappel des engagements de François Hollande : doublement du plafond du Livret A avant l’été 2012, réalisation de 150 000 logements sociaux et de 1 million de réhabilitations thermiques, réalisation de 500 000 logements par an.

 

Projet de banque publique d’investissement

 

La Fédération CGT Finances, reçue cette semaine par Pierre Moscovici, ministre des Finances, et Jérôme Cahuzac, ministre du Budget, avait été mandatée par le Collectif pour un Pôle public financier afin d’obtenir une entrevue sur le projet de banque publique d'investissement. Accord de principe du ministère. Compte rendu de la rencontre avec les ministres.

Pour la CGT, cette rencontre constituait la première étape destinée à faire le point sur l’ensemble des exigences revendicatives aux finances (Bercy et établissements du semi-public).

Dans notre intervention liminaire, nous avons tenu à rappeler :

Que la CGT a toujours été force de proposition et à l’initiative des mobilisations pour faire valoir des choix alternatifs en faveur d’un nouveau type de développement humain durable.

Que la CGT, membre du collectif pour un audit citoyen de la dette, demande un examen rigoureux de l’intégralité des finances publiques pour déterminer les responsables à l’origine des mécanismes producteurs de la dette publique.

Sur ces sujets et fort de notre position de première organisation syndicale à Bercy, nous avons exigé l’ouverture de négociations inscrites dans la durée.

Par ailleurs, sur l’ensemble des contentieux revendicatifs affectant directement le quotidien des salariés finances, la CGT a exprimé la nécessité d’actes immédiats de rupture et de justice sociale :

Arrêt des réformes en cours RGPP – REATE (Bercy et opérateurs de l’État) réforme profonde de la fiscalité, création d’un pôle financier public réhabilitation des missions de contrôle et conseils une véritable statistique publique une politique monétaire et du crédit

Changer le travail : Volume d’emploi, plan de qualification, formation, rémunération (annulation du dispositif PFR, abrogation de la loi dite de mobilité, du décret jour de carence, accès linéaire au 8ème échelon C, égalité femmes hommes, discriminations, non titulaires, santé au travail ...

Action sociale (actifs et retraités)

Dialogue social suite à la loi de 2008 et aux accords de Bercy, enjeux de négociations, droits syndicaux, droit de grève abrogation du 1/30ème...

 

En réponse

Après avoir indiqué que peu de points pourraient être examinés en séance, les Ministres ont apporté les éléments de méthode qu’ils souhaitaient introduire dans la conception d’un dialogue social, placé sous « le signe de la confiance».

Ils ont confirmé le maintien d’un seul secrétariat général à Bercy et d’un seul CTM,

Ont souligné les enjeux de fiscalité dans un contexte de forte dégradation des comptes publics et ont insisté sur les missions de contrôle (TRACFIN, SNDJ et le contrôle fiscal…),

Ont affirmé le caractère indispensable des missions et des ressources de la Caisse des dépôts et confirmé le doublement du plafond du livret A,

Ont pris note des dossiers en cours et des exigences de La CGT.

Mais ces intentions affichées ne peuvent masquer de fortes divergences, notamment sur le volume des emplois et celui des plans de qualifications à venir....

L’heure n’est pas à l’attentisme, la CGT aux Finances entend peser sur le contenu des politiques publiques. Cela ne pourra pas se faire sans l’engagement des personnels, dans l’unité la plus large.

Comme hier, la mobilisation, c’est toujours maintenant ! 

 

Banque publique d’investissement : lancement de la mission de préfiguration le 26 juin 2012

La mission de préfiguration de la cette banque est dévolue à Bruno Parent, inspecteur général des Finances. Son objectif sera d'engager une large consultation auprès des entreprises, des partenaires sociaux et des acteurs privés du financement afin d’identifier les besoins auxquels la BPI devra répondre. Plusieurs ministères seront associés à cette démarche.

La Banque publique d’investissement (BPI) devrait voir le jour au début de l’année 2013. Son but : pallier les insuffisances de fonds propres des entreprises et endiguer les risques d’assèchement de certains compartiments du marché du crédit. Elle devrait en particulier permettre aux PME et ETI d’accéder à des outils de financement diversifiés, aux différents stades de leur développement.

Voir La Tribune, 28 juin 2012 :

En 2013, la banque publique d'investissement sera le guichet unique des PME en régions

 

Cet article est le 99ème paru sur ce blog dans la catégorie Travail Economie

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 17:50

Sommet de Bruxelles : l’Europe du sud marque un point

 

La nuit dernière, à Bruxelles, a été marquée par un évènement inattendu (notamment pour Mme Merkel, qui n’a pas apprécié…) : ses collègues italien (Monti) et espagnol (Rajoy) - avec la complicité du président français, semble-t-il - ont conditionné leur accord au « paquet » croissance voulu par la France, à des mesures d’urgence pour faire baisser les taux d’intérêts sur la dette italienne et recapitaliser les banques hispaniques, sans charger la dette publique espagnole. Ils ont gagné !

C’est un évènement significatif de la nouvelle donne européenne provoquée par le changement de président en France.

 

Revue de presse :

 

Un Sommet européen en forme de bras de fer (Ouest-France, 29 juin)

Zone euro. Un accord surprise au bout de la nuit (Ouest-France, 29 juin)

Europe : comment Hollande a fait la nique à Merkel (Marianne, Hervé Nathan, 29 juin)

Ce Sommet européen des 28 et 29 juin 2012 à Bruxelles avait été précédé par les travaux préparatoires du président du Conseil européen, Van Rompuy, dont le texte avait été transmis lundi aux 27 chefs d’Etat et de gouvernement.

Voir Le rapport Van Rompuy traduit en français par Olivier Berruyer - voir Des images pour comprendre [Blog d'Olivier Berruyer] . Voici un extrait de ce rapport :

I Consolider l'Union économique et monétaire

 

L'union économique et monétaire a été mise en place pour apporter la prospérité et la stabilité en Europe. C'est une des pierres angulaires de l'Union Européenne. Aujourd'hui l'UEM fait face à un enjeu fondamental. Nous devons le renforcer pour assurer le bien-être économique et social.

Ce rapport, préparé par le Président du Conseil Européen, en collaboration avec le Président de la Commission, le Président de l'Eurogroupe et le Président de la Banque Centrale Européenne, vise à l'élaboration d'une vision pour l'UEM afin d'assurer la stabilité et la prospérité durable. Pour ce faire, nous proposons une architecture forte et stable dans les domaines financier, fiscal, économique et politique, en soutenant l'emploi et une stratégie de croissance.

 

Enjeux

Une vision effective doit se confronter aux enjeux à long terme auxquels l'UEM fait face. La zone euro est diverse et la prise de décision au niveau national est la norme pour beaucoup de décisions économiques. Cependant, les politiques nationales ne peuvent être décidées de façon isolée si leurs effets se propagent rapidement dans l'ensemble de la zone euro. Par conséquent, de telles politiques nationales doivent prendre en compte la réalité de l'existence d'une union monétaire. Il est essentiel de maintenir un niveau approprié de compétitivité, de coordination et de convergence pour s'assurer une croissance durable tout en évitant de grands déséquilibres. Cela devrait se réaliser en tenant compte de la politique de la monnaie unique dont l'objectif est la stabilité des prix.

Mais pour garantir la croissance et la stabilité dans la zone euro, les États Membres doivent agir et se coordonner selon des règles communes. Il doit y avoir plusieurs façons de parvenir à un accord quand il y a des effets négatifs sur les autres membres de l'UEM. Cela est nécessaire afin de garantir le niveau minimum de convergence requis pour qu'une UEM fonctionne de façon effective.

 

Dans l'ensemble, une intégration plus étroite de l’UEM nécessitera un fort soutien démocratique et un large appui des citoyens. Pour cette raison, il est déjà essentiel que le processus vers la réalisation de cette vision soit fondé sur une large consultation et participation. Intégration et légitimité doivent avancer en parallèle.

 

La vision pour l'avenir de la gouvernance de l’UEM exposée dans le présent rapport se concentre sur les États membres de la zone euro car ils sont qualitativement distincts de par le partage d'une monnaie unique. Néanmoins, le processus vers une plus grande union économique et monétaire doit être caractérisé par l'ouverture et la transparence et être totalement compatible avec le marché unique dans tous ses aspects.

 

Vision

Le rapport propose une vision pour une UEM stable et prospère basée sur quatre éléments essentiels:

§ Un cadre financier intégré pour assurer la stabilité financière, en particulier dans la zone euro, et pour minimiser le coût des faillites bancaires aux citoyens européens. Un tel cadre transmet la responsabilité de la supervision au niveau européen, et prévoit des mécanismes communs pour garantir les banques et garantir les dépôts des clients.

§ Un cadre budgétaire intégré pour assurer une politique budgétaire solide au niveau national et européen, englobant la coordination, les prises de décisions communes, une meilleure mise en application et les étapes préparant à l'émission de dette commune. Ce cadre pourrait inclure également différentes formes de solidarité fiscale.

§ Un cadre intégré de politique économique disposant de suffisamment de mécanismes pour s’assurer que les politiques nationales et européennes soient en situation de promouvoir la croissance durable, l'emploi et la compétitivité, et soient compatibles avec le bon fonctionnement de l’UEM.

§ Assurer la nécessaire légitimité démocratique et la responsabilité de prise de décision au sein de l'UEM, fondée sur l'exercice commun de la souveraineté pour la politique commune et sur la solidarité.

Ces quatre blocs de construction offrent une architecture cohérente et complète qui devra être mise en place au cours de la prochaine décennie. Ensemble, ces quatre éléments sont nécessaires pour la stabilité à long terme et la prospérité dans l'UEM et exigera beaucoup de travail supplémentaire, y compris une possible modification des traités de l'UE à un moment donné.  

                                                              

Cet article est le 97ème paru sur ce blog dans la catégorie France et Europe

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 22:49

Non à la ratification par la France du pacte budgétaire

 

« Résistance sociale » (Marinette Bache) et « Convergence nationale des collectifs de défense et développement des services publics » (Jean-Claude Chailley) ont initié une Pétition contre la ratification par la France du « pacte budgétaire - Voir la pétition en ligne

Jean-Claude Chailley propose une argumentation - lire le Spécial Pacte budgétaire

 

Le Tryptique « Pacte pour l’euro plus », « MES », « TCG » : une aggravation considérable du traité de Lisbonne

 

Ces 3 textes, conçus simultanément, forment un tout

 

Le Pacte pour l’euro plus (coordination renforcée des politiques économiques pour la compétitivité et la convergence), adopté il y a 1 an, définit la politique de régression économique et sociale à mener impérativement. Il a lancé le MES et le TSCG.

 

MES = mécanisme européen de stabilité : procédure pour les pays qui ne peuvent pas ou pourraient ne pas pouvoir payer leurs créanciers ; on l’appelle aussi FMI européen.

 

TSCG = Pacte budgétaire (Traité sur la Stabilité, la Coopération, la Gouvernance de l’Union européenne). Il vise à :

- constitutionnaliser l’austérité ;

- mettre les Etats sous tutelle, la totalité de la politique économique et sociale hors d’atteinte du suffrage universel, de la souveraineté populaire.

 

Où en sommes- nous après l’élection de François Hollande ?

Depuis des mois la Convergence de Défense et Développement des Services Publics et Résistance Sociale font campagne contre la ratification du TSCG. Dans l’intervalle Nicolas Sarkozy a été battu, ce dont nous nous félicitions. Il est temps de faire un premier point.

 

1) Le MES a été ratifié en France par le Congrès en février puis le Pacte budgétaire a été signé par Nicolas Sarkozy le 2 mars. Pour s’appliquer en France, le TSCG doit être ratifié par le Congrès ou par référendum.

 

2) François Hollande candidat a déclaré à de multiples reprises qu’il voulait le renégocier et ne le ratifierait pas en l’état. Actuellement face au refus de d’A. Merkel, J.M. Barroso …, la discussion se porte sur des « eurobonds », des « project bonds », … dans le cadre d’une crise qui rebondit violemment, notamment en Espagne. On ne parle plus guère du TSCG, au point qu’on peut se demander si le président n’est pas sur le point de céder.

 

3) L’aggravation de la crise prouve que le TSCG n’est pas la solution

Les multiples rencontres de crise « au sommet », l’éventuelle révision du MES avant même son entrée en vigueur, la crainte d’un « bank run »généralisé (panique bancaire) prouve que cette politique renforce la crise au lieu de la combattre.

 

4) Le débat n’est pas « technique », c’est un choix de société qui concerne tous les citoyens.

 

a) L’austérité à perpétuité

Ces textes forment bien un tout car ils ne donnent qu’UN SEUL MOYEN – en réalité d’ailleurs aucun - d’atteindre les critères du TSCG : une politique ANTI-SOCIALE. C’est la politique qui avait valu le NON au référendum de 2005, mais aggravée.

Le pacte de « discipline budgétaire » (article 1) ne laisserait aucune possibilité pour une politique répondant aux besoins sociaux des populations.

 

b) Le débat ne consiste pas à préciser les ingrédients du « déficit structurel de 0,5 % ». Et cela d’autant plus que le critère le plus dur - et souvent oublié - est le retour aux 60 % de dette / PIB en 20 ans qui nécessite un excédent budgétaire (une génération sacrifiée !).

 

c) La mise sous tutelle de la troïka, des marchés financiers

Ayant observé ce qui est advenu du Niger, si cher à Mme Lagarde, partout les peuples résistent. En conséquence la Commission européenne renforce ses moyens de coercition dans le MES, le TSCG, de nombreux textes, y compris la limitation (en viol du traité de Lisbonne !) du droit de grève.

 

d) Les libéraux demandent « un saut fédéraliste »* pour renforcer encore la tutelle, au nom de la trilatérale, de Goldmann Sachs, si présents en Europe.

Ce sera le coeur du sommet européen des 28 et 29 juin, dont entre autres une union bancaire avec pouvoir coercitif, la réforme du MES (licence bancaire) avant même son entrée en vigueur au 1er juillet, avec en outre des conditions préalables.

 

e) Ils exigent toujours plus de coupes dans les services publics et budgets sociaux :

Le plan fourni à la Commission européenne par Nicolas Sarkozy dans le « programme de stabilité pour la France 2012 – 2016 » prévoit que « les efforts de consolidation budgétaire nécessaires pour tenir cette trajectoire, au-delà de l’évolution tendancielle des ressources et des emplois, s’élèveront à 115 Md€ entre 2011 et 2016 – pour 41 Md€ en recettes supplémentaires et pour 74 Md€ en baisse de la dépense ».

Les « recommandations » de la Commission en réponse, comme le rapport de l’IGF, demandent de rester dans le cadre de la politique Sarkozy, et même de le durcir. Le débat porte sur : plus de coupes sur les services publics, ou plus d’augmentations d’impôts, taxes, CSG…. Dans les deux cas, c’est de l’austérité.  

 

* Voir Les réponses de Chevènement au grand saut fédéral de Mme Merkel - 19 juin 2012 

 

Rappel : Mécanisme européen de stabilité : vote des députés français le 21 fév. - 20 février 2012

 

Cet article est le 96ème paru sur ce blog dans la catégorie France et Europe

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 15:50

Les trois députés MRC siègent parmi les apparentés SRC

 

La nouvelle Assemblée nationale s’installe. Comme le Sénat (voir Sénat : Jean-Pierre Bel (PS), président rassembleur, élu dès le 1er tour - 1 octobre 2011), le président, Claude Bartolone, est socialiste (voir Élection de Claude Bartolone à la présidence de l'Assemblée nationale). 

 

Six groupes ont été constitués - Voir les déclarations politiques des groupes et leur composition

Le Groupe Socialiste, Républicain et Citoyen (SRC) est majoritaire à lui seul mais la majorité présidentielle est aussi présente dans trois autres groupes : Groupe Écologiste ; Groupe Radical, Républicain, Démocrate et Progressiste (RRDP) ; Groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine (GDR)

Comme au Sénat, il y aura un groupe centriste (centre droit) : Groupe "Union des Démocrates et Indépendants" (UDI), au côté du Groupe de l'Union pour un Mouvement Populaire (UMP).

Le groupe du PS et du MRC

 

Le Groupe Socialiste, Républicain et Citoyen (SRC) est composé de 279 membres et de 16 apparentés (au sens de l’article 19 du Règlement de l'Assemblée nationale), soit 295 membres, alors que la majorité absolue est 289. Son président est Bruno Le Roux, député de Seine-Saint-Denis.

 

Les 16 apparentés SRC sont : Mme Sylvie Andrieux, M. Dominique Baert, M. Serge Bardy, Mme Marie-Françoise Bechtel, Mme Chantal Berthelot, M. Jean-Luc Bleunven, M. Guy-Michel Chauveau, M. Yves Goasdoué, Mme Edith Gueugneau, M. Christian Hutin, M. Jean-Luc Laurent, Mme Annie Le Houérou, M. Serge Letchimy, Mme Gabrielle Louis- Carabin, M. Hervé Pellois, M. Boinali Said.

 

Les trois députés MRC* (Marie-Françoise Bechtel, Christian Hutin et Jean-Luc Laurent) en font partie, ainsi que des députés qui se sont présentés aux élections législatives sous l’étiquette Divers Gauche, sans l’accord du PS au 1er tour, mais avec son soutien au 2ème tour (voir Législatives 2012 : de nombreux dissidents PS en bonne position - 14 juin 2012).

 

·         Jean-Luc Laurent a été élu secrétaire de l’Assemblée Nationale, il siègera au bureau de l’Assemblée qui compte 22 membres et qui règle avec le président le fonctionnement de l’assemblée. Il siège à la Commission des Affaires Economiques.

·         Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne, a été élue vice-présidente de la Commission des lois.

·         Christian Hutin, député du Nord, a été élu vice-président de la Commission des Affaires Sociales dans laquelle il était déjà investi dans la précédente législature.

Voir Des responsabilités dans la nouvelle assemblée pour les députés du Mouvement Républicain et Citoyen

* A noter le recours en annulation déposé par Julien Landfried, candidat MRC (avec soutien PS) qui avait obtenu 49,82 % dans les Hauts-de-Seine face au député sortant Patrick Devedjian. Le Conseil constitutionnel est saisi et pourrait annuler cette élection, la faute étant grossière (suppléant déjà remplaçant au Sénat, ce qui est interdit)

Voir Julien Landfried, candidat PS-MRC aux législatives 

Législatives : Patrick Devedjian sur un siège éjectable ? Rue89, 19 juin 2012)

 

Les députés PRG et Front de gauche ont chacun leur groupe

 

Les députés radicaux de gauche (PRG, 12 élus) ont créé le Groupe Radical, Républicain, Démocrate et Progressiste (RRDP) avec le député du Mouvement unitaire progressiste (MUP), le dissident PS de Charente-Maritime (qui n’a pas été accepté dans le groupe SRC) et un député Modem.

Le Front de Gauche a conservé le nom du Groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine (GDR) désormais composé de 6 députés PCF, d’un Parti de Gauche et de 2 Fase (Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique), de 5 députés d’Outre-Mer et d’un ancien du MUP (Mouvement unitaire progressiste).

  C                        Cet article est le 38ème paru sur ce blog dans la catégorie République Parlement.
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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 22:37

Porte-parole des syndicats le 1er mai 2012 à Laval

 

Gérard Beillard m’a proposé de rencontrer Patrice Louis, qui avait lu la déclaration commune* des organisations syndicales le 1er mai 2012 avant le défilé dans les rues de Laval (Mayenne).

Voir Plus de 1 000 personnes ont défilé à Laval  (Ouest-France, 2 mai 2012)

1er mai 2012 : les syndicats rassembleurs, Sarkozy et Le Pen diviseurs -  1 mai 2012 

 

Patrice-LOUIS-syndicaliste-CGT-25-06-12-T.jpgL’itinéraire d’un conducteur routier devenu délégué CGT Cofiroute

 

Son père travaillait aux Transports Leclerc de Quelaines (Sud Mayenne), où il a passé son enfance - il a 42 ans. Baignant dans ce milieu professionnel, il s’était lancé comme apprenti conducteur routier à Châteaubriant, dès le BEPC passé.

 

La première embauche, ce fut à Saint-Berthevin, par les Transports Deniau, d’abord sur les quais, puis comme chauffeur, à l’âge de 18 ans. Pendant son service militaire, il était chargé de la formation à la conduite poids lourds des militaires, y compris l’encadrement. Ensuite, retour à son poste de conducteur routier chez Deniau avant d’être recruté par les Transports rapides du Maine (Foubert) à Laval.

 

En 1996, il rejoint Cofiroute à Laval, à temps partiel dans un premier temps (le complément étant chez les transporteurs), puis à temps complet au bout de deux ans, en qualité de patrouilleur chargé d’assurer la viabilité de la voie.

 

C’est en 1998-99 qu’il adhère à la Confédération Générale du Travail (CGT), par référence à des collègues CGT dans le transport routier et parce que c’est le plus vieux syndicat et le plus engagé dans les revendications salariales (lors des grèves du transport routier en 1997-98, la CGT avait été en pointe dans les revendications).

A partir de son adhésion, il se forme pour connaître le syndicalisme et relayer les positions de la CGT. D’abord élu suppléant au comité d’entreprise (celui-ci n’est pas suffisamment tourné vers l’économique et le social), il est présent dans les luttes concernant l’automatisation des péages (perte d’emplois).

 

Actuellement, il est délégué syndical et secrétaire de la CGT Cofiroute. Il participe aux réunions de la fédération CGT des transports et aux négociations avec les représentants des employeurs, au niveau national. Il est aussi membre de la commission exécutive de l’union départementale CGT 53 et élu au conseil des prud’hommes en Mayenne (section commerce). Répartition de son temps de travail : 2/3 syndical, 1/3 entreprise.

 

Cofiroute (1800 salariés) est contrôlé par le groupe Vinci (BTP) et s’étend géographiquement sur l’Ile-de-France, la Touraine, le Poitou et les Pays de la Loire. Dans peu de temps, l’entreprise changera de nom. Ce sera « Vinci Autoroutes ».

 

La privatisation des autoroutes a été réalisée sous le gouvernement de Villepin, donnant lieu à des « concessions » et « contrats de plan ».

 

* Déclaration commune CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA - 1er mai 2012

 

Dans cette période de crise en France et en Europe, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, affirment leur volonté de faire du 1er mai 2012, journée de solidarité internationale du monde du travail, une forte journée de mobilisation, de manifestations et d’expressions revendicatives pour :

-          faire entendre les priorités sociales et les préoccupations des salariés, des demandeurs d’emploi, des jeunes et des retraités, en France et en Europe ;

-          exprimer la défense des droits fondamentaux et des libertés partout dans le monde ;

-          faire reculer la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme.

 

Dans beaucoup de pays européens, les populations subissent des politiques d’austérité et des réformes réduisant les droits des travailleurs et leur protection sociale.

La crise ne peut être le prétexte pour remettre en cause nos systèmes sociaux. Il faut une véritable politique de croissance, prenant en compte les enjeux écologiques, qui passe par l’amélioration du pouvoir d’achat et la création d’emplois.

La pression sur les salaires et l’assouplissement des règles de licenciement ne peuvent que fragiliser la croissance économique.

S’il y a un manque de compétitivité des entreprises, elle est notamment due à la rémunération excessive du capital au détriment de l’investissement dans l’emploi, la formation, la recherche et l’innovation.

 

En ce 1er mai, nous voulons faire écho aux revendications portées par les salariés dans cette période de crise :

-          priorité à l’emploi, en particulier des jeunes, alors que le nombre de chômeurs ne cesse d’augmenter depuis de longs mois et que les restructurations, les licenciements et les fermetures d’entreprises sont le quotidien de nombreux salariés,

-          lutte contre la précarité qui touche un nombre croissant de salariés, en particulier jeunes et femmes, et provoque des situations de pauvreté intolérables,

-          la promotion des salaires et du pouvoir d’achat doit être une priorité. Il n’y a aucune raison de laisser les inégalités salariales perdurer, notamment entre les femmes et les hommes.

 

Nous réaffirmons avec le syndicalisme européen notre opposition à ces politiques et au nouveau traité qui, en faisant l’impasse sur la croissance, ne fera que renforcer l’austérité et la crise. Nous voulons dans les mobilisations du 1er mai réaffirmer le besoin d’une Europe solidaire affirmant sa dimension sociale, ce qui impose de :

-          développer les droits des salariés et assurer des services publics de qualité,

-          mettre un terme à la concurrence sociale et fiscale entre pays de l’Union européenne qui tire les garanties des travailleurs vers le bas. Il faut une autre répartition des richesses et mettre un terme à la spéculation financière,

-          faire respecter la place et le rôle de la démocratie sociale, de la négociation collective et du dialogue social.

 

Ce 1er mai 2012 se situant entre les 2 tours de l’élection présidentielle revêt un caractère particulier. D’autant qu’au lendemain du 1er tour, il est inquiétant d’entendre des responsables politiques s’auto-désigner uniques représentants des travailleurs en voulant détourner l’objet du 1er mai… ceci après de récentes provocations contre les syndicats.

L’autonomie des syndicats et le sens du premier mai sont des marqueurs dans une société démocratique. Partout où ce respect a été transgressé, par les pouvoirs politiques, il y a eu atteinte à la démocratie.

C’est pourquoi les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires et UNSA ont appelé plus que jamais à faire du 1er mai 2012 un évènement syndical centré sur les préoccupations fortes des salariés.

 

Cet article est le 98ème paru sur ce blog dans la catégorie Travail Economie

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 15:38

La position de Serge Maupouet, candidat MRC à Saintes

 

Michel Le Creff, Jean-Luc Delcampo et Serge Maupouet, candidats MRC aux élections législatives 2012 dans les 1ère, 2ème et 3ème circonscriptions de Charente-Maritime, ont posé des jalons pour l’avenir, ouvrant des perspectives politiques et une visibilité pour le Mouvement républicain et citoyen dans ce département.

Ils avaient reçu un questionnaire, qui leur avait été adressé par la commission Femmes d’Attac 17. Ils y ont répondu par une argumentation départementale.

Voir cet article sur le site d’Attac 17 (31 mai 2012) :

 

SYNTHESE DES REPONSES DES CANDIDAT-E-S AUX QUESTIONS D’ATTAC 17 

 

Michel Le Creff, Jean-Luc Delcampo et Serge Maupouet (MRC) ont envoyé un texte commun dans lequel ils argumentent chaque point et développent leurs propositions qui permettent d’ouvrir des débats.

Le financement des mesures est réalisé par l’impôt qui doit être « franchement redistributif et supporté par tous », en élargissant les bases de l’impôt sur le revenu, progressif, avec mensualisation obligatoire ou retenue à la source.

1) sur le travail :

·                       « Réduction du temps de travail avec maintien des salaires, spécialement pour ceux situés dans la partie basse de l’échelle », et création d’emplois en CDI. Cette réduction doit permettre un rééquilibrage du temps de travail non rémunéré entre les femmes et les hommes.

·                       Le temps de travail partiel peut être choisi. « L’obligation de recrutement en CDI à temps plein pourrait conduire à une exclusion des femmes du monde du travail »

·                       La surcotisation des temps partiels serait difficile à mettre en œuvre, il faudrait différencier le temps partiel choisi du temps partiel contraint.

·                       Augmentation des moyens humains et financiers de l’inspection du travail

·                       Congés d’éducation rémunérés pour le père en alternance avec la mère.

·                       Application des lois sur l’égalité professionnelle avec un renforcement des capacités d’action syndicale.

·                       Retraite à 60 ans seulement en fonction de la durée de cotisation.

·                       Création de services publics pour la petite enfance en zones rurale et péri-urbaine, accueil des enfants en maternelle à partir de 2 ans couplé avec un renforcement des transports collectifs.

 

2) sur la parité :

·                       les scrutins de liste ne peuvent être appliqués pour toutes les élections et l’obligation de parité dans la désignation des têtes de liste est à manier avec précaution (handicap pour les petites formations).

·                       Dose de proportionnelle nécessaire mais n’est pas un rempart contre l’instabilité.

·                       Pour un statut de l’élu-e.

·                       Non cumul des mandats mais « pas de limitation drastique dans le temps ».

·                       Contre le retrait des subventions aux partis qui ne respectent pas la parité (ce qui entraînerait la mort des petits partis.

 

3) sur la contraception et l’IVG :

Les candidats sont en accord avec nos revendications.

(…) LA CONCLUSION D’ATTAC 17

Il s’agit maintenant pour nos futur-e-s député-e-s de dépasser les grandes affirmations symboliques pour l’égalité et de s’engager pour des propositions de loi qui renforcent la justice sociale et le fonctionnement de la démocratie. Le chantier est immense, l’égalité femmes-hommes doit se concrétiser par une forte volonté politique et une grande vigilance associative.

MRC17 Surgères agriculture 080611 022 T

Photo : Serge Maupouet, au côté de Michel Sorin, le 8 juin 2011 à Surgères (17) sur la question Agriculture et alimentation 

 

Serge MAUPOUET (suppléante Alexandrine Wenta-Morvan), le 17 mai 2012, avait publié ce communiqué de presse après l’annonce de la composition paritaire du 1er gouvernement Hollande-Ayrault :  

 

UN ACTE POLITIQUE FORT EN FAVEUR D'UNE PLUS JUSTE REPRESENTATION POLITIQUE DES FEMMES

 

La première équipe ministérielle du quinquennat respecte la parité : il s'agit d'un acte politique fort en faveur d'une plus juste représentation politique des femmes, s'inscrivant dans une longue marche ouverte sous le Front populaire par la nomination de Cécile Brunschwig, Suzanne Lacore, Irène Joliot-Curie, comme Sous-secrétaires d'Etat (Education, Recherche scientifique, Protection de l'enfance), à une époque où les femmes ne disposaient pas encore du droit de vote en France. Aujourd'hui, la parité au gouvernement est atteinte, même si l'on relève un certain déséquilibre dans la répartition des différentes responsabilités entre hommes et femmes, avec un seul ministère régalien confié à une femme.
    Symboliquement, le Président de la République répond cependant par ce geste aux attentes légitimes et jusque-là insatisfaites de la moitié de la population. Toutefois l'arbre ne doit pas cacher la forêt : la marche sera encore longue pour obtenir une représentation paritaire à l'Assemblée Nationale, au Sénat, à la tête des collectivités territoriales. Pour progresser dans cette voie, il faut déjà revenir sur la réforme territoriale, porteuse de lourdes menaces pour la parité. Il serait encore indispensable de ne pas agir qu'au sommet, mais d'agir à la base, c'est-à-dire de favoriser l'engagement des femmes dans la vie politique, du militantisme jusqu'aux plus hautes responsabilités. Les verrous à faire sauter résident non seulement dans le plafond de verre de la domination masculine, mais aussi dans l'absence de mise en place de dispositifs adaptés, permettant aux femmes de mieux concilier l'engagement politique avec les études, le travail, la famille. C'est en étant présentes et engagées de manière forte au sein des partis politiques que les femmes feront entendre leur voix. Il faut dégager un véritable espace pour l'engagement politique des femmes par une meilleure articulation des temps sociaux, et penser spécifiquement aux femmes des milieux populaires et des classes moyennes. Le défi est aussi de faire progresser de concert, avec la parité femmes/hommes, une meilleure représentation politique des classes populaires et des classes moyennes.
    Au-delà de l'importante question de la représentation politique des femmes, il est nécessaire de mettre rapidement sur les rails des dispositions pour assurer l'égalité salariale et professionnelle, lutter contre le temps partiel imposé, permettre la pleine application de la loi de 2001 sur l'IVG, préparer une nouvelle loi contre le harcèlement sexuel – après l'abrogation récente par le Conseil constitutionnel des dispositions jusqu'ici en vigueur – être vigilant sur les dérives liées à l'exposition à caractère marchand du corps.
    Aussi, s'il faut prendre pour un signal fort, susceptible de marquer les esprits, la parité assurée en nombre au niveau gouvernemental, ce geste doit se prolonger par une politique volontariste permettant de changer les choses en profondeur dans la société, d'assurer l'égalité femmes/hommes non pas uniquement sur le plan du droit, mais aussi dans les faits.

 

Cet article est le 14ème sur ce blog dans la catégorie Femmes.

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 22:49

Développer la production chinoise, diminuer les importations

 

André Pflimlin* m’a signalé cette information publiée par l’agence Socopag le 18 juin 2012. Elle montre clairement la stratégie de la Chine : produire du lait avec l’aide étrangère afin de limiter les importations agricoles et alimentaires.

 

Développer la production intérieure chinoise et réduire les importations : c’est la stratégie imposée aux groupes occidentaux par Pékin

 

Le Commissaire Ciolos vient de signer un accord de coopération entre l’UE et la Chine. L’échange d’expériences en matière de recherche agricole, de sécurité alimentaire et de développement rural doit être intensifié. La production agricole chinoise est au centre de cette volonté de coopération. Le mot durable figure également dans l’accord, mais vraisemblablement uniquement pour des besoins internes à l’UE. Une telle coopération est déjà fortement engagée du côté des grands groupes alimentaires mondiaux, laitiers surtout.

Nestlé vient de lancer la construction de son institut de formation laitière à Shuangcheng pour 320 mio €. Dans différents élevages 700 producteurs devront être formés chaque année. La Chine produit 36 MD kg de lait avec 12 à 13 mio de vaches dont le rendement moyen est de l’ordre de 2 900 kg. La Chine est depuis 2009 le plus grand importateur de vaches laitières, l’année dernière environ 100 000 animaux pour 250 mio $.  Ils proviennent surtout d’Australie, de Nouvelle-Zélande et d’Uruguay. Fonterra étend progressivement le nombre de ses méga- élevages laitiers en Chine après le scandale de la mélamine.

Le gouvernement chinois a fermé des centaines de laiteries et lancé son plan de restructuration du secteur laitier. Les néozélandais attendent pour 2020 une production chinoise de lait de 70 MD de litres dont ils veulent produire sur place 1 MD de litres. Arla agrandit actuellement son usine Mengniu Arla Dairy Products en Mongolie Intérieure. Le fonds d’investissement KKR&Co est engagé dans le groupe China Modern Dairy. La laiterie allemande Théo Müller et le fonds d’investissement Olympus Capital engagent des capitaux dans le développement de Huaxia Dairy Farm à l’est de Pékin avec ses 7 000 vaches actuellement.

Le DMK allemand par contre s’organise encore pour l’exportation vers la Chine en créant un centre de distribution près de Shanghai. MUH et Ammerland ont créé à Singapour la société de distribution German Dairy Asia. L’augmentation du nombre de vaches en Chine augmente le nombre de veaux. Le groupe Van Drie, le leader européen de la viande de veaux, a signé il y a un an déjà un accord de coopération avec le groupe chinois Shine et poursuit la constitution d’une production intégrée à l’image de sa production européenne.

Pendant que les uns investissent dans la production laitière chinoise d’autre en restent encore pour diverses raison à l’exportation. C’est bien le plan de développement chinois qui  provoque ces changements vers l’investissement en production sur place. Les Chinois ne veulent pas dépendre à long terme des importations. Les groupes étrangers sont les bienvenus aussi longtemps qu’ils ne se contentent pas de vouloir vendre, mais s’engagent dans le développement de la production chinoise.

Les groupes étrangers de leur côté s’engagent plus volontiers dans cette direction non seulement à cause des aides locales, mais ils ont compris depuis pas mal de temps que l’exportation ou la construction de laiteries ne suffisent pas pour le développer le secteur laitier en Chine. Ce qui est visible maintenant dans l’Empire du Milieu est vrai aussi pour d’autre pays en développement.

L’agriculture, en particulier la production de lait et de viandes, sont des productions  indispensables pour l’amélioration générale du niveau de vie  de ces pays. Les  seuls bienvenus sont, de plus en plus, ceux qui transmettent du savoir-faire. Le ministre chinois de l’agriculture Han Changfu  a été très clair sur le sujet lors de la signature de l’accord de coopération avec l’UE : « Ceux qui ne vont pas dans ce sens, nous leur compliquerons la vie sur les marchés par des droits de douanes et des normes techniques » a-t-il dit pratiquement dans cette formulation.

Cette évolution est la même en Russie pour la viande par exemple. Un grand abatteur comme l’allemand Tönnies, fatigué par les services vétérinaires russes, fermant quand ils le veulent les entrées de viande porcines ou de fromages, a fini par accepter de venir au secours du plan de développement de Poutine en investissant dans la constitution d’une filière viande russe.

 

NDLR : trois observations sur cette évolution vers des investissements dans le développement de la production agricole locale. Il y a apparemment des groupes occidentaux en retard, auxquels on fera sentir les menaces exprimées par le ministre chinois. Mais les investissements dans le développement des productions locales ne sont actuellement qu’à la portée de grands groupes qui marquent leurs territoires, et non de PME. Les structures agricoles qui résultent de ces implantations seraient considérées ici comme effrayantes et pourraient le devenir vraiment dans le futur.

 

Voir aussi Les Chinois veulent du lait, la Chine achète des vaches (Socopag, 30 avril 2012)

 

* Voir Dans son livre, Europe laitière, André Pflimlin condamne le libéralisme - 6 mars 2012

 

AG Office du lait Avranches 221111 032 TAndré Pflimlin interviendra le 27 juin en Belgique à la demande de Erwin Schöpges sur le thème : « Le marché libre excédentaire peut-il être rémunérateur pour le producteur de lait ? »

 

Le MIG (EMB) invite les producteurs et les productrices de lait, la FWA, la FJA, la FUGEA, l’ABS, le BB, le FMB, tout le secteur para-agricole (vétérinaires,  négociants,...), les Conseils d’administration des laiteries à une conférence suivie d'un débat -  avec la participation de :

 

-         André Pflimlin, expert en politique laitière européenne et mondiale, présentera un exposé sur les marchés laitiers mondiaux.

 

-         Un représentant de la Commission européenne nous exposera le paquet lait et l’évolution du prix mondial du lait.

 

-         Des représentants de plusieurs partis politiques sont invités  à nous donner leur vision de cette problématique.

 

Débat animé par un journaliste. Cette conférence se tiendra à Ciney Expo, le mercredi 27 juin 2012 à 20h30 (Ciney est située au sud-est de Namur, près du croisement entre Bruxelles-Luxembourg et Paris-Liège).

 

Cet article est le 318ème publié sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC.

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