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Présentation

  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
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Articles RÉCents

1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 18:40

Elections 2012 et gouvernement, agriculture, Europe, titres du mois

 

Depuis 56 mois, au début de chaque mois, nous reprenons les titres des articles parus le mois précédent sur ce blog (voir Titres des articles du mois précédent). C’est l’occasion d’adresser un courriel aux amis inscrits sur les listes de distribution, afin de les informer des thèmes abordés sur ce blog. Ceux-ci évoluent dans le temps, selon l’actualité et nos priorités.   

 

Depuis 2006, 2172 articles - classés en 50 catégories - ont été publiés sur ce blog.

 

Michel SorinLes  35 titres en mai se répartissent ainsi :

 

- Election présidentielle et nouveau gouvernement (8 articles),

- Elections législatives (5 articles),

- Agriculture (5 articles),

- Europe, euro, Grèce (5 articles),

- Commémorations 1er mai, 8 mai, Résistance (3 articles),

- Santé, sécurité sociale (2 articles),

- Georges Minzière, retraité lavallois et citoyen actif (2 articles),

- Mayenne : spéléologie grottes de Saulges, brevet du randonneur (2 articles),

- Jean-Jacques Rousseau, vu par Chevènement (1 article),

- Crédit Agricole en perte de bon sens (1 article),

- Printemps érable du Québec (1 article).

 

Titre des articles parus en mai 2012 sur http://mrc53.over-blog.com

La Commission européenne exige de la France des réformes libérales (31)

Législatives 2012 : le MRC propose aussi des candidatures autonomes (30)

Les Résistants, Glières, 27 mai 2012 : témoignage de Charles Palant (29)

Le Crédit Agricole a 2 visages : mutualiste (régional), capitaliste (CASA) - 28

Le MRC est la composante républicaine de la majorité présidentielle (27)

Québec : l'Apli admire sa gestion du prix du lait par les producteurs (26)

Printemps érable du Québec : révolte étudiante, mobilisation citoyenne (25)

Pour sauver la Grèce, changer de politique - Fabius ne l'a pas compris (24)

Législatives 2012 : la gauche veut gouverner, l'UMP a la tête ailleurs (23)

AG des producteurs de lait de l'APLI 53 à Commer : un débat constructif (22)

Législatives 2012 : candidats en Mayenne, candidats MRC en France (21)

Les producteurs de lait de l'APLI 53 (Hervé Delogé) en AG le 21 mai (20)

Atouts et points faibles de Stéphane Le Foll, selon Jacques Berthelot (19)

Stéphane Le Foll (Sarthe), ministre de l'agriculture et de l'agroalimentaire (18)

Les ministres du gouvernement Hollande-Ayrault ont signé une charte (17)

Premier gouvernement Hollande-Ayrault : parité, homogénéité, combat (16)

Législatives 2012 en Mayenne : de nouveaux candidats en compétition (15)

Jean-Jacques Rousseau, précurseur de la République (Chevènement) - 14

Eric Dupin rend compte de son déjeuner avec le candidat F Hollande (13)

La crise de la zone euro vers des solutions nationales (Thierry Pouch) - 12

L'APLI et l'Office du lait exposent leurs souhaits au président Hollande (11)

Résistance sociale et JC Chailley : comment sauver la sécurité sociale (11)

Socle commun du collectif Notre santé en danger (Résistance sociale) - 10

Les contradictions de l'électorat français à l'égard de l'Europe (Elie Arié) - 9

Commémoration de la Victoire du 8 mai 1945 : la barbarie du nazisme (8)

Elections du 6 mai en Grèce : les résultats analysés par Gérard Filoche (8)

Présidentielle 2012 : les résultats du 2ème tour en Mayenne (JY Delort)  - 7

Le MRC heureux de la belle victoire de François Hollande et à ses côtés (7)

Présidentielle 2012 en France : victoire historique de François Hollande (6)

Georges Minzière, syndicaliste CFDT retraité de l'industrie, citoyen actif (5)

Hébergement d'urgence à Laval (Mayenne) : Revivre manque de crédits (5)

Agriculture et présidentielle : A Lefranc explicite la politique de l'APLI (4)

En Mayenne, le club de spéléologie fait découvrir les grottes de Saulges (3)

Plus de 3000 marcheurs le 1er mai à la randonnée du Vicoin (Mayenne) - 2

1er mai 2012 : les syndicats rassembleurs, Sarkozy et Le Pen diviseurs (2)

Cet article est le 56ème paru sur ce blog dans la catégorie Titres des articles du mois précédent

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 22:54

Cette Europe bafoue la volonté du peuple français

 

La Commission européenne a fêté à sa manière l’anniversaire du 29 mai 2005, en adressant au gouvernement français ses « recommandations », par lesquelles elle appelle à des réformes structurelles sous peine de sanctions.

Comme l’écrit Patrick Le Hyaric, député au Parlement européen, ce 31 mai, « Voilà que M. Barroso veut obliger à réduire encore nos services publics, faire augmenter la TVA, détruire le code du travail, reculer l’âge de la retraite et maintenir les jeunes en apprentissage, abaisser les salaires. C’est la contre révolution organisée depuis Bruxelles contre le choix de la majorité des électrices et des électeurs le 6 mai dernier » - voir Le vote Front de Gauche, l’atout pour le changement.

Pour sa part, Jean-Pierre Chevènement s’exprimait ainsi, le 21 mai "L'avenir du gouvernement de la gauche se jouera sur la renégociation du traité aujourd'hui purement disciplinaire et purement punitif" qui a été signé par Nicolas Sarkozy - voir Chevènement: "l'avenir du gouvernement se jouera" sur la renégociation du traité européen.

De Limoges, le porte-parole du Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP 87), Gilles Geirnaert, a publié ce texte, ce 31 mai, sous le titre :

29 mai 2005 : L'anniversaire oublié 

 

    Le 29 mai 2005, 54,87% des Français rejetaient le « Traité établissant une Constitution pour l’Europe » lors d’un référendum. Le 29 mai 2012, personne ou presque ne commémore l’évènement.

 

    Les journaux n’en ont rien dit, ni sur leur Une, ni dans les pages intérieures. Silence, il n’y a plus rien à voir ! Le Figaro, Le Monde, Les Échos, L’Humanité sont muets. Ils le seront également le lendemain. Cependant, l’Union européenne et les turpitudes de sa monnaie unique sont en bonne place dans ces journaux. Le marcien qui débarquerait sur la Terre aurait une étrange impression du continent appelé « Europe ». Dans Le Monde, on apprend que douze Parlements nationaux, dont le Sénat français, ont adressé un « carton jaune » à la Commission européenne pour exprimer leur rejet de dispositions prises sur le droit de grève. La Commission européenne, en effet, ne veut pas reconnaître le droit de grève des travailleurs détachés d’un pays à l’autre. Nous apprenons également que les déclarations de Christine Lagarde, directrice générale du FMI, dénonçant les Grecs de ne pas payer leurs impôts, ont provoqué un « tollé » dans ce pays. Les Échos, à leur Une, affirment : « Brutale aggravation des finances de l’État espagnol  ». À l’intérieur : « Les caisses de l’État grec se vident  ». Dans L’Humanité, deux petits articles : « La sortie de route de Lagarde » et « Banques : la panique revient ».

 

    Ce marcien se demanderait, en toute logique, pourquoi rester dans un système aussi médiocre. D’autant qu’une seconde information, qui pour l’instant n’a pas eu le temps d’être largement diffusée, montre que les Européens rejettent désormais l’euro de façon de plus en plus forte (étude menée par Pew Research Center, basé aux États-Unis).


    L’euro minoritaire dans plusieurs pays

    À la question « L’euro est-il une bonne ou une mauvaise chose », la réponse « une mauvaise chose » est majoritaire dans 3 des pays étudiés : Italie 44% (30% une « bonne chose ») ; France 40% (31% une « bonne chose ») ; Espagne 41% (37% une « bonne chose »). L’Allemagne et la Grèce, étrangement, se retrouvent avec des résultats très proches : 26% seulement des Grecs considèrent que l’euro est une «  mauvaise chose  » (46% pensent le contraire), et 31% des Allemands pensent que l’euro est une mauvaise chose » (44% pensent le contraire).

    La demande de retour à la monnaie nationale reste minoritaire, mais la proportion des citoyens qui le souhaitent s’accroît : 40% en Italie, 36% en Espagne, 32% en Allemagne, 31% en France, 23% en Grèce.

    Demain, s’il y avait un référendum sur la sortie de l’euro, si on se fie aux résultats de cette étude, il serait gagné en Italie, en France et en Espagne. Les peuples pourraient alors coopérer en toute liberté, en dehors de la camisole de force libérale qui les étreint depuis plus de dix ans.
   

 Depuis le 29 mai 2005, de l’eau a passé sous les ponts

    Les « nonistes » du Parti socialiste (Laurent Fabius, Arnaud Montebourg, Henri Emmanuelli et ses amis) ont rejoint le gouvernement Hollande-Ayrault et n’invoquent plus les raisons du combat de 2005.

    Les « nonistes » du reste de la gauche se sont divisés entre ceux qui soutiennent désormais la monnaie unique et ceux qui, fidèles au combat de 2005, la rejettent. Car le « non » au « Traité établissant une Constitution pour l’Europe » - il ne faut pas l’oublier – était aussi un « non » à la monnaie unique. Car ce traité a gravé dans le marbre les politiques néolibérales, dont les politiques monétaires néolibérales.

    Il y 7 ans, donc, le peuple français a rejeté par référendum d’être mis sous tutelle. Le « Traité établissant une Constitution pour l’Europe » voulait donc organiser un gigantesque transfert de souveraineté vers un pouvoir supranational, embryon d’un État fédéral. Ce pouvoir, matérialisé par la Commission européenne pour l’aspect exécutif et législatif, et par un parlement consultatif, ne répondait ni aux critères d’une République ni à ceux d’une réelle démocratie. Ce traité était donc contraire aux intérêts des gouvernés puisque la nouvelle forme de gouvernement prévue leur enlevait le minimum de pouvoir que laisse la « démocratie représentative », à savoir la possibilité de choisir son maître. En revanche, il servait les intérêts de ceux qui l’ont rédigé (105 particuliers largement autoproclamés dont Valéry Giscard d’Estaing, promoteur de la loi scélérate de 1973 qui a enlevé à la Nation le pouvoir régalien de battre monnaie). Il prévoyait ainsi un certain nombre d’interdits économiques qui ne visaient qu’à laisser le champ libre à l’intérêt capitalistique.

    Depuis la décision du peuple de dire « non » au TCE, celle-ci n’a cessé d’être bafouée. Par le gouvernent de Jacques Chirac d’abord qui, au lieu d’obéir au peuple s’étant prononcé par référendum, a maintenu notre pays dans la logique de l’Europe fédérale. Ensuite et surtout par le gouvernement de Nicolas Sarkozy avec la complicité d’une grande majorité de députés socialistes et verts qui ont vidé la Constitution de la Vème République de son aspect principal : le respect de la souveraineté nationale. Il fallait en effet rendre la Constitution française « compatible » avec le traité de Lisbonne puisque les électeurs n’avaient pas accepté de transformer le TCE en Constitution. Il n’est un secret pour personne que le TCE et le traité de Lisbonne n’ont que des différences formelles mineures et répondent tous deux aux exigences de la ploutocratie.

 

    Le « non » au TCE a été porté entre autres par la gauche de gauche qui considère encore aujourd’hui ce résultat comme une victoire. Le M’PEP constate cependant avec tristesse que la position actuelle du Front de gauche sur la construction européenne n’est plus dans la logique de la volonté populaire de 2005. Ainsi la volonté exprimée de rester dans l’euro – « l’euro nous appartient » dit Jean-Luc Mélenchon - et l’attachement à l’UE - dont le FdG propose la transformation de l’intérieur - impliquent des transferts de souveraineté qui ont clairement été rejetés lors du référendum.. Il est à craindre que la nouvelle Constitution que le FdG propose de construire, pour être compatible avec cette politique, ne garantisse plus le respect de la souveraineté du peuple et de la Nation. Cette garantie est pourtant nécessaire à « l’Autodétermination » ou droit des peuples à disposer d’eux-mêmes que nul démocrate ne peut songer à remettre en question.

 

    Le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’union économique et monétaire (TSCG) et sa déclinaison technique, le Mécanisme européen de stabilité (MES), répondent à la même logique, celle d’un transfert de souveraineté vers un pouvoir supranational, hors de portée des électeurs. Ce transfert est d’ordre économique et le pouvoir supranational révèle sa nature par les « réformes » qu’induit son action dans notre pays : « Donnez-moi le pouvoir de créer la monnaie et je me moque de qui fait les lois ! » (Mayer Amshel Rotschild). Traité de Maastricht, TCE, TSCG, MES : un seul domaine, l’argent ; une seule fonction, garantir une rente à la ploutocratie.

 

Cet article est le 94ème paru sur ce blog dans la catégorie France et Europe

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 22:48

Affirmer le caractère républicain de la majorité présidentielle

Le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) a signé un accord de législature avec le PS (voir le texte ici). Dans le cadre de cet accord, 9 candidats du MRC sont soutenus par le PS. Voir Le MRC est la composante républicaine de la majorité présidentielle - 27 mai 2012. 
D’autres candidats et candidates, soutenus par le MRC, se présentent avec l’accord du PS. Avec très peu de moyens financiers, ils ont le mérite d’affirmer les idées du MRC, au sein de la majorité présidentielle. Je vais en citer quelques-uns ; chacun pourra faire connaissance avec eux grâce aux liens.

 

En Loire-Atlantique, le MRC 44 présente trois candidats : Christine Meyer (1ère circonscription), Jean-François Lajeunesse (5ème) et Bruno Chevalier (6ème). Voir :

Elections législatives de 2012 (Bruno Chevalier et les deux autres candidats)

Pourquoi je serai candidate aux élections législatives - Le blog de Christine Meyer 

Jean-François Lajeunesse

 

Dans le Maine-et-Loire, Daniel Salé est candidat dans la 7ème circonscription (49).

 

Dans le Calvados, Serge Lézement est candidat dans la 6ème circonscription (14).

 

En Charente-Maritime, Serge MAUPOUET est candidat dans la 3ème circonscription (17) et Alexandrine WENTA-MORVAN est sa suppléante.

 

En Seine-Maritime, Yohann Duval est candidat dans la 5ème circonscription 76

Voir aussi Yohann Duval - Mes articles sélectionnés par le Nouvel Observateur)

En Seine-et-Marne, Nadine Lopes est candidate dans la 9ème circonscription 77. Son site de campagne : http://www.nadinelopes.fr.

Marie Soubie-Llado est candidate dans la 10ème circonscription. Voir MRC Seine & Marne 

 

En Isère, Les candidats du MRC aux élections législatives en Isère sont Eléonore Perrier (3ème circonscription 38 - voir Pourquoi je suis candidate ?), Eric Glaume (10ème) et Hervé Nifenecker (2ème).

 

Dans les Bouches-du-Rhône, Cédric Matthews et Pierre Bonnet sont candidats dans la 6ème et la 7ème circonscriptions. Voir Législatives Matthews et la conférence de presse législatives MRC Marseille

 

Dans les Pyrénées Orientales, Atika El Bourimi est candidate dans la 1ère circonscription (66).

Voir le Site Internet d'Atika El Bourimi 

 

Dans la Haute-Garonne, Thierry COTELLE est candidat dans la 9ème circonscription (31), avec le soutien de militants PS, qui sont en désaccord avec la décision de leur parti de « parachuter » Christophe Borgel.

 

Cet article est le 40ème paru sur ce blog dans la catégorie Législatives 2007-2012

 

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 17:14

Toujours avoir en mémoire le programme du CNR

 

En ce 29 mai 2012, sept ans après le Référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l’Europe, et le NON du peuple français à la ratification du traité européen, faisons un retour sur les Résistants qui étaient rassemblés le 27 mai, comme chaque année, sur le Plateau des Glières (Haute-Savoie).

Voir Citoyens Résistants d'Hier et d'Aujourd'hui).

 

En mai 2007, le premier rassemblement avait été initié en réaction à ce qui avait été perçu comme une volonté de récupération des mouvements de la Résistance par le candidat à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy.

Voir Plateau des Glières : Parole de Résistant (Contre Info, 18 mai 2007) et la déclaration de Walter Bassan le 13 mai 2007 (vidéo), rappelant ce qu’avait été le programme du CNR.

Le Programme du Conseil National de la Résistance

Le CNR a été créé à l’initiative du Général De Gaulle, et rassemblait l’ensemble des mouvements de résistance, quelque soient leurs obédiences politiques. Son premier président fut Jean Moulin. Longuement discuté dans la clandestinité, puis adopté à l’unanimité le 15 mars 1944, le programme défini par le CNR a jeté les bases du « Modèle Social français ». Parmi les principales mesures, il prescrivait :

  la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ; la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères

  l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie

  le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques

  un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État

Dans les faits, son application a donné lieu aux mesures suivantes :

En 1944 (dés la libération) :
  Vote des femmes,

En 1945 :
  Création des Comités d’entreprise,
  Création de la Sécurité Sociale
  Nationalisation des crédits,
  Accords de Bretton Woods (donnant FMI, Banque mondiale, Gatt puis OMC)

En 1946 :
  Semaine de 40 heures,
  Nationalisation du gaz et de l’électricité,
  Augmentation de +18% des salaires.

En 1947 :
  Création du SMIG,
  Prélèvement exceptionnel des hauts revenus.

            Voir aussi (Wikipédia) : Programme du Conseil national de la Résistance

 

En 2012, la résistance continue sur le plateau des Glières.

Aux Glières aussi, "l'air devient plus respirable" (l’Humanité, 27 mai 2012)

Après une journée de forums, samedi, à Thorens-Glières, près de 3.000 personnes ont participé ce dimanche matin, sous le soleil, au rassemblement organisé sur le plateau des Glières (Haute-Savoie) par l'association Citoyens résistants d'hier et d'aujourd'hui (CRHA) depuis 2007.

Charles Palant aux Glières : "Soyons fiers d'être des hommes !" (vidéo) . C'est Charles Palant qui a, cette année, prononcé le discours de clôture du rassemblement annuel des résistants d'hier et d'aujourd'hui, sur le plateau des Glières. Il revient sur son parcours, son histoire et nous dit son émotion d'être là où s'étaient exprimés Raymond Aubrac et Stéphane Hessel avant lui. Voir et lire son remarquable discours en intégralité (l’Humanité, 28 mai 2012).

Cet article est le 22ème paru sur ce blog dans la catégorie Personnalités et célébrations

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 21:45

La banque paie ses années folles de croissance à l’étranger

 

Le 29 mars 2012, avait lieu à Saint-Berthevin - dans une salle du Parc des Expositions - la réunion annuelle départementale (53) d’information du Crédit Agricole de l’Anjou et du Maine (la banque couvre trois départements : Maine-et-Loire, Mayenne et Sarthe), suivie d’une « table ronde » animée par Alain Massiot, directeur de France Bleu Mayenne, avec la participation de « deux mayennais d’exception », Luc Boisnard et Romain Charles (« deux hommes, deux aventures exceptionnelles »).

 

Soirée parfaitement bien maîtrisée, remplissant son rôle qui est de montrer que la banque est bien gérée (proximité, confiance), avec ses 95 caisses locales et ses 2046 salariés au service de 281 000 sociétaires et 794 000 clients.

 

Le président Jean-Louis Roveyaz a saisi l’opportunité (2012 est l’année des coopératives, selon une décision de l’ONU) pour rappeler la différence entre les coopératives (sociétés de personnes, mutualisme, valeurs, ce qu’est le Crédit Agricole) et les sociétés de capitaux.

Les coopératives ont un rapport spécifique à l’espace (elles sont liées au territoire), au temps (elles privilégient le long terme) et aux hommes (un homme= une voix).

Elles ont montré leur capacité de résistance à la crise, qui est profonde.

 

Il a rappelé que 2011 a été l’année de la crise de la dette souveraine émise par les Etats. « Les banques ont été les boucs émissaires, selon le président Jean-Louis Roveyaz, les Anglo-Saxons nous ont imposé des ratios prudentiels (Bâle III) qu’ils ne s’appliquent pas à eux-mêmes (les banques américaines n’ont jamais appliqué que Bâle II) ». Au niveau national, un plan d’adaptation est en cours.

 

Il est clair que le Crédit Agricole fait le dos rond face à la crise, réaffirme son fondement coopératif et mutualiste et se recentre sur son activité de banque de proximité en essayant de conserver au maximum la collecte (les dépôts) sur le territoire.

 

Les Caisses régionales ont conservé le pouvoir au sein de l’ensemble Crédit Agricole puisque la Fédération nationale - qui les représente - possède 54 % du capital de Crédit Agricole SA (CASA). Mais elles n’ont pas su empêcher la dérive de se produire au tournant des années 2000.

 

Voir (extrait) : Les dirigeants du Crédit agricole n'avaient plus les pieds sur terre- 3 août 2008 

 

Les pouvoirs publics n’ont pas été pour rien, historiquement, dans le développement du Crédit agricole mutuel, en milieu agricole et rural. Son caractère mutualiste, et le monopole de la distribution des prêts à taux bonifié aux agriculteurs, lui avait permis de s’implanter sur l’ensemble du territoire national et de conquérir des clientèles non agricoles.

 

J’avais observé de près en 2001 l’entrée du Crédit agricole sur le marché boursier. L’évolution économique vers le capitalisme financier avait incité le Crédit agricole à laisser de côté son adjectif « mutuel » et adopter le statut de société anonyme, afin d’être présent en Bourse, absorber d’autres banques et créer des filiales à l’étranger. La fusion avec le Crédit Lyonnais (et la création de la filiale d’investissement et de financement Calyon), la mise en Bourse de Casa (Crédit agricole SA), ont propulsé le groupe Crédit agricole sur les marchés financiers, l’éloignant de ses terres et du « bon sens près de chez soi ».

 

Les administrateurs ont exprimé leur mécontentement quand ils ont constaté que leur banque était contaminée par la crise américaine des « subprime », via la filiale d’investissement implantée aux USA. Le cours de Bourse, qui avait plus que doublé depuis 2001, est tombé plus bas que sa valeur initiale et les pertes liées à la crise des « subprime » ont dépassé cinq milliards d’euros (provisions, dépréciation d’actifs).

 

Depuis 2008, la position de CASA s’est dégradée. Les cours de Bourse, qui étaient à 16 euros à l’introduction, et avaient atteint plus de 30 euros avant la crise bancaire, sont actuellement à 3 euros. C’est la crise grecque qui est principalement à l’origine de cette situation. La banque possède depuis 2006 une filiale en Grèce, Emporiki - cinquième établissement bancaire du pays - très exposée à la crise financière.

Voir Crédit agricole : la fronde des petits actionnaires (Le Point, 22 mai 2012). Les petits porteurs s'en prennent à la croissance externe des années 2000, qui plombe les résultats de la banque mutualiste.

Un député français au Parlement européen, qui fait partie du gouvernement actuel, a obtenu un premier résultat sur le chemin du retour au contrôle de la finance. Voir Pascal Canfin “Des banques françaises parient sur le risque de faillite de la France (Télérama, Vincent Rémy, 26 janvier 2012). A Bruxelles, cet élu Vert affronte les lobbies de la finance. Première victoire : l’interdiction de spéculer sur la dette des Etats européens.

 

Cet article est le 125ème paru sur ce blog dans la catégorie Capitalisme

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 22:53

Les législatives 2012 : reprendre en mains notre avenir

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) a signé un accord de législature avec le PS (voir le texte ici). Il est la force républicaine de la majorité présidentielle.

Dans le cadre de cet accord, 9 candidats du MRC sont soutenus par le PS.

Voici la liste de ces candidats d'union. Voir Législatives 2012: les candidats d'union MRC-PS

 

Marie-Françoise Bechtel: 4e circonscription de l'Aisne - Visitez son site de campagne

 

Etienne Butzbach: 2e circonscription Territoire-de-Belfort - Visitez son site de campagne

 

Jean-Pierre Cossin: 6e circonscription de l'Oise - Visitez son site de campagne

 

Catherine Coutard: 2e circonscription de la Drôme - Visitez son site de campagne

 

Christian Hutin: 13e circonscription du Nord - Visitez son site de campagne

 

Julien Landfried: 13e circonscription des Hauts-de-Seine - Visitez son site de campagne

Jean-Luc Laurent: 10e circonscription du Val de Marne - Visitez son site de campagne

Eric Martin: 7e circonscription des Alpes-Maritimes - Visitez son site de campagne

Ladislas Polski: 7e circonscription du Var - Visitez son site de campagne

Rappel : Législatives 2012 : candidats en Mayenne, candidats MRC en France - 21 mai 2012 

Législatives 2012 : la gauche veut gouverner, l'UMP a la tête ailleurs - 23 mai 2012 

 

Le MRC souhaite être représenté dans le gouvernement qui sera composé après les élections législatives. Jean-Pierre Chevènement a regretté qu’il n’en soit pas ainsi dans le gouvernement actuel.

Voir "Il ne faut rien cacher au peuple" (Entretien de Jean-Pierre Chevènement à l'Express paru dans l'édition du 23 mai 2012).

 

Cet article est le 39ème paru sur ce blog dans la catégorie Législatives 2007-2012

 

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 18:05

Intransigeance sur le principe et esprit de solidarité

 

L'AVENIR AGRICOLE a publié dans son édition datée du 25 mai 2012, en dernière page, un entretien de Antoine Humeau avec Régis Mainguy, éleveur laitier à Landemont (Maine-et-Loire), adhérent de l’Association des producteurs de lait indépendants (Apli). Celui-ci s’est rendu au Canada en avril pour visiter plusieurs élevages, ce qui l’a conforté dans son admiration pour leur gestion du prix du lait.

« Au Québec, tous les producteurs sont solidaires. Ce n’est pas le cas ici »

Qu’avez-vous découvert durant votre séjour au Québec et en Ontario ?

Pour la première fois depuis quatorze ans, le lait a perdu presque 7 % en avril, passant de 720 dollars/ 1000 litres à 660 (510 euros). Jusque là, le Canada n’avait jamais réussi à exporter. Fin 2011, ils ont eu l’opportunité d’exporter de la poudre de lait vers l’Amérique du Sud. La principale coopérative a donc proposé une rallonge de 9 % à ses producteurs. Tout allait bien en janvier et février, mais après la légère baisse de consommation en mars, il y a eu une surproduction et donc des baisses de prix. Ils ont commencé par virer le président* des producteurs de lait qui avait fait voter cette rallonge. Ils vont diminuer la production. La caisse de péréquation, mise en place il y a une vingtaine d’années, va permettre de compenser les 60 dollars perdus en avril. Là-bas, où le prix des matières premières varie du simple au triple, le prix du lait est indexé sur les coûts de production. De plus, ils ont perçu en moyenne 62 dollars de bonus sur 2011 pour la qualité du lait. S’il y a moins de 500 000 cellules, ils six mois pour se remettre sur les rails sans pénalités.

Pourquoi cela ne fonctionne-t-il pas en France ?

On est dans un pays à tradition fromagère où il faut impérativement une très bonne qualité du lait avec peu de cellules.

Les producteurs sont-ils mieux organisés au Canada ?

Ils sont très solidaires. Quand il y a trop de cellules dans leur lait, ils n’ont pas besoin de recevoir une lettre d’avertissement pour corriger le tir, ils le font spontanément. Ils semblent plus fiers de leur métier que nous. Ils semblaient tous enthousiastes, on n’en a pas vu un seul inquiet. Si l’ensemble des producteurs, ici, avait l’envie de résoudre les problèmes, on réussirait plus facilement à enrayer le problème que l’on connaît Tant qu’il n’y aura pas de régulation ici, on ne pourra rien faire. La vraie solution, c’est de se mettre tous autour d’une table.

* Bruno Letendre est le nouveau président de la Fédération des producteurs de lait du Québec. Voir le communiqué de presse de la Fédération des producteurs de lait du Québec, intitulé « Le lait : une source durable de développement pour le Québec » (11 avril 2012). Extraits.

« Notre bilan de l’année 2011, comme celui des 40 dernières années, le démontre clairement : le secteur laitier est réellement une source durable de développement pour le Québec et pour le Canada. Et ce bilan-là, c’est beaucoup à notre détermination à travailler ensemble avec notre mise en marché collective et la gestion de l’offre qu’on le doit » (…)

« La meilleure ligne de défense contre le dépérissement des campagnes québécoises et contre l’accaparement des terres dont on entend beaucoup parler actuellement, c’est d’assurer un revenu décent aux agriculteurs, comme nous le faisons dans le secteur laitier. Un revenu stable, prévisible, qui vient du marché et non pas de subventions qu’un gouvernement en difficulté peut couper. Un revenu qui permet de planifier le développement de la ferme et son transfert. Si les revenus ne sont pas intéressants, la relève ne sera pas intéressée. S’il n’y a pas de relève, la terre devient une cible pour les spéculateurs qui paient le gros prix. À moyen terme, on deviendra locataires de nos terres ou dépendants des autres pour nous nourrir ».

 

Voir aussi Le Québec est à la pointe du combat pour la souveraineté alimentaire - 18 avril 2012 

 

Cet article est le 314ème publié sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC.

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 21:37

Un profond désir de se différencier du reste du Canada

 

Le Québec est cette province du Canada qui entretient des liens amicaux et culturels forts avec la France, ce qui s’explique essentiellement par la langue et l’histoire en commun, mais pas seulement. Tout d’abord, il ne faut pas se fier à la très grande dimension de ce territoire car 10 % seulement est habitable et 1 % dans de bonnes conditions (les basses terres du Saint-Laurent, cette voie maritime étant le vrai cœur de la province, faisant le lien avec le continent et avec l’océan).

 

Vive le Québec libre ! (Voir Discours de Montréal ("Vive le Québec libre!"), 23 juillet 1967)

 

Vers l'indépendance tranquille - Voir cet article de Laurence Villaume, publié en septembre 1994 par Le Monde Diplomatique (à propos du livre de René-Marcel Sauvé). 

La marche vers l'indépendance du Québec est inéluctable (Tribune libre de Vigile.net, 18 septembre 2011, Gérald McNichols Tétreault). L’establishment du PQ (Parti Québécois) est dépassé par le mouvement citoyen indépendantiste.

Le Québec sera-t-il indépendant un jour ? (Débat du jour, Lapresse.ca, 24 avril 2012)

 

Les élections fédérales en 2011 ont confirmé la situation particulière du Québec, dont l’isolement est de plus en plus évident.

C’est la seule province canadienne qui a majoritairement des représentants progressistes au Parlement fédéral (voir Election fédérale canadienne 2011 : les conservateurs grands gagnants - 15 mai 2011). Donc, non seulement le Québec est la seule des dix provinces canadiennes à parler le français, mais c’est aussi la seule à être majoritairement de gauche. Les rapports entre le Québec et les autres provinces sont distendus. Tout se passe comme si le Canada cheminait tranquillement vers l’indépendance du Québec.

 

Le Québec attend de prochaines élections provinciales

Jean Charest (Parti libéral) est dans sa quatrième année de pouvoir (d’un 3ème mandat) qui s’achèvera normalement le 8 décembre 2013 mais le mandat de 4 ans sera écourté par le Premier ministre (les élections auront lieu avant la fin 2012), lequel a rappelé son directeur de cabinet des temps de crise… Le mouvement des étudiants prend de l’ampleur.

Québec : cent jours de manifestations étudiantes (Marianne2, Jules Fournier, 24 mai 2012)

  

Le mouvement étudiant contre la hausse des frais de scolarité au Québec           

            

Cent jours. Depuis plus de trois mois, les étudiants québécois sont entrés en résistance contre le gouvernement de Jean Charest au pouvoir depuis près de dix ans. En cause, l’augmentation des droits de scolarité à l’université : alors qu’ils sont gelés depuis vingt ans, le gouvernement libéral avait prévu de les augmenter de 75% dans les cinq prochaines années, les portant à 3793 dollars canadiens (2910 euros) par an.
Il n’en a pas fallu plus pour faire descendre les étudiants dans la rue. Le 22 mars, ils étaient près de 250 000 à manifester à Montréal, un petit carré rouge épinglé sur la veste en signe de protestation. Le 3 mai, après douze semaines de grève, les étudiants défilaient « en bobettes » (en sous-vêtements) afin d'incarner physiquement leur combat pour une plus grande transparence du gouvernement québécois
(…).

 

 

La loi 78 (liberticide) fait déborder le vase…

En fait, le mouvement a évolué depuis la contestation initiale de la hausse des droits de scolarité, à tel point que l’objet premier de la grande marche organisée pour marquer le centième jour du conflit n’était plus tant cette question-là que celle, plus globale, du droit à manifester en tant que tel. Après la démission de la ministre de l’Education, Line Beauchamp, le 14 mai dernier, le gouvernement libéral a décidé de serrer la vis en faisant voter une loi aux allures de déclaration de guerre (…).


La société québécoise semble aujourd’hui plus divisée que jamais. Si la population n’a pas toujours appuyé fermement les revendications étudiantes à leurs débuts, le gouvernement libéral a réussi le tour de force de se mettre une grande partie des citoyens à dos en se montrant incapable de gérer la crise et en faisant adopter cette Loi 78 qui fait l’unanimité - contre elle.

Répercussions sur le Canada

Dans un Québec habituellement paisible, où la révolution culturelle des années 1960 a duré dix ans et été qualifiée de Révolution tranquille, la violence du rapport de forces actuel interpelle. Certes, à l’aube des années 1970, quelques crises – sociales, politiques et institutionnelles – avaient secoué la Belle Province, mais la situation d’aujourd’hui semble inédite par son ampleur, par sa durée – par sa force.
Au-delà du Québec, quelles sont les répercussions sur le Canada ? Au printemps dernier, déjà, les élections générales avaient montré une fracture nette entre l’unique province francophone du pays, qui avait voté largement pour le Nouveau parti démocratique, progressiste, et le « ROC » (Rest of Canada), beaucoup plus conservateur. Déjà marginalisée au sein d’une fédération dont elle est la seule province à n’avoir pas ratifié la Constitution (les neuf provinces anglophones ayant trahi l’unique province francophone lors de la Nuit des longs couteaux en 1981), comment vont réagir les Canadiens, pétris d’une culture anglo-saxonne bien peu portée sur les conflits sociaux, face à cette explosion de la rue québécoise ?
A cet égard, les élections québécoises, qui devront avoir lieu d’ici à la fin de l’année, seront primordiales. Si les partis souverainistes (Parti québécois et Québec solidaire), qui sont aux côtés des manifestants aujourd’hui, parviennent à réunir une majorité à l’Assemblée nationale – pour la première fois depuis 2003 – le printemps érable pourrait bien avoir posé, rétrospectivement, les premières pierres de l’indépendance du Québec. Alors, le peuple québécois pourra exhumer avec fierté sa devise : «Je me souviens»

 

Voir aussi Les casseroles déferlent (Le Devoir.com, 25 mai 2012)

La manière forte n’est pas la solution ! (Le Devoir, 24 mai 2012)

Le "printemps érable" (Courrier international, 24 mai 2012)

 

Cet article est le 19ème paru sur ce blog dans la catégorie Amérique.

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 20:41

L’euro doit être au service du bien commun européen

 

La question grecque est devenue la question européenne. Pour sauver les grecs de l’infortune, il faut changer de politique européenne. Quelle surprise de constater que Laurent Fabius n’a rien compris ! Il croit sans doute qu’il ne s’est rien passé entre 2002 et 2012.

Voici ce qu’il a déclaré le 21 mai sur Europe1 (voir Fabius-Grèce : "une très grande inquiétude") :

Laurent Fabius, nouveau ministre des Affaires étrangères, a admis lundi sur Europe 1 "une très grande inquiétude sur la situation grecque", alors que le pays s’apprête à voter une deuxième fois en deux mois, et fait face à une poussée des extrêmes. "Nous n’avons pas de leçon à donner, mais la France doit dire les choses à nos amis grecs telles qu’elles se présentent aujourd’hui : s’ils veulent rester dans l’euro, ils ne peuvent pas se prononcer pour des formations qui de fait les feraient sortir de l’euro", a prévenu Laurent Fabius. "Il faut respecter le mémorandum (plan de rigueur imposé par l’UE et le FMI, ndlr), mais en même temps donner une perspective de croissance. L’enjeu, c’est que les Grecs restent ou pas dans l’euro", a-t-il rappelé.

 

Interrogé par Arlette Chabot, le 23 mai, sur Europe1, Alexis Tsipras, responsable de Syriza, le parti de la gauche radicale grecque, a répondu « M. Fabius est en contradiction avec les engagements électoraux de Monsieur Hollande » 

Rappel : Elections du 6 mai en Grèce : les résultats analysés par Gérard Filoche - 8 mai 2012

Voir aussi : Le Front de gauche reçoit Alexis Tsipras à l'Assemblée nationale (23 mai)

Alexis Tsipras « Les sorts des peuples européens sont liés »  (l’Humanité, 23 mai)

            Grèce : Tsipras veut « garder l'euro » (Le Parisien, 23 mai) 

 

 Jacques Généreux / France Inter (23 mai)

Economiste et Secrétaire national à l'économie du Parti de gauche, Jacques Généreux est revenu sur la crise actuelle en Europe et plus particulièrement en Grèce. Il plaide pour un changement de politique européenne car il juge "imbécile et inhumain de vouloir sortir d'une crise financière de surendettement par une cure d'austérité". "Nous avons les moyens pour relancer notre économie par nous mêmes" estime Jacques Généreux qui ajoute que "l'Euro en tant que monnaie unique n'est pour rien dans cette crise" : si Alexis Tsipras arrive au pouvoir, "les grecs désobéiront au traité européen, restructureront leur dette s'ils le veulent tout en restant dans l'Euro".

 

Il faut relancer l'économie grecque, dût l'euro en périr (Le Monde, Jacques Sapir, 24 mai)

 

Le mémorandum signé entre la "troïka" et le gouvernement grec a démontré sa nocivité. Rajoutant la rigueur à l'austérité, il a plongé la Grèce dans une dépression sans égale. Cette politique est l'équivalent contemporain de la déflation des années 1930 dans son esprit comme dans ses mesures les plus concrètes (baisse autoritaire des salaires, diminution des prestations sociales). Elle conduira aux mêmes catastrophes. En dépit des coups de menton de Berlin, Francfort ou Bruxelles, il n'existe pas de cadre légal pour expulser un pays de la zone euro. Les traités n'ont fixé aucun chemin pour en sortir. Ici encore, c'est un bel exemple d'intelligence politique !

L'Union européenne (UE) peut certes décider de suspendre son aide, mettant ainsi le gouvernement grec dans l'incapacité d'honorer ses dettes. Mais ce dernier peut alors prendre conjointement deux décisions lourdes de conséquences. Tout d'abord, il peut répudier la totalité de sa dette. Les gouvernements de la zone euro, engagés directement à travers le Fonds européen de stabilisation financière, et la Banque centrale européenne (BCE), devront alors "prendre leurs pertes" (64 milliards d'euros pour la France). Il peut, dans le même temps, réquisitionner la banque centrale de Grèce et lui faire émettre autant d'euros que nécessaire pour couvrir ses besoins de financement à court terme. Cette mesure, illégale, n'en est pas moins techniquement possible. Pour l'essentiel, il s'agit de jeux d'écritures (…).

Le gouvernement grec a donc dans ses mains des instruments de rétorsion face aux menaces. Mieux vaudrait donc discuter et renégocier le mémorandum, ce qui est très précisément la position du chef de Syriza, le parti de la gauche radicale, Alexandre Tsypras.

Au-delà se pose la question de la compétitivité de la Grèce. Soit les pays de l'Union européenne sont prêts à investir dans l'économie grecque, lui permettant de combler une partie de son écart de compétitivité qui s'est accru de 35 % depuis 2002. Soit il faudra se résoudre à une sortie de la Grèce de la zone euro et à une lourde dévaluation (50 %) de la drachme. Cette solution, pour pénible qu'elle soit, sera préférable à la poursuite de la politique du mémorandum. La dévaluation est en effet une solution possible pour la Grèce. Le déficit de la balance commerciale représentait, en 2011, environ 20 milliards d'euros. Le déficit hors effets des hydrocarbures représentait 15 milliards. Les importations incompressibles, on le voit, ne représentent qu'une partie (25 %) du déficit commercial actuel. Une dévaluation permettrait à la Grèce d'augmenter ses exportations, qui représentaient en 2011 l'équivalent de 27 % du PIB, dont 12 % de ce dernier pour les exportations de biens. Cela est loin d'être négligeable.

Une telle solution sonnerait probablement le glas de l'euro. Mais ce glas sonne déjà avec la crise espagnole et le retour de la crise irlandaise. Une solution à la crise grecque est possible, à la condition que l'on cesse d'en faire un point d'honneur. Les femmes et hommes politiques européens doivent faire preuve de pragmatisme. Sinon, les réalités économiques trancheront pour eux.

Grèce : faut-il vraiment saigner un Etat qui n'a jamais existé ? (Le M, Guy Burgel, 24 mai)

Guy Burgel, géographe, professeur à l'université Paris-Ouest-Nanterre-la Défense, est l’auteur du "Miracle athénien au XXe siècle", CNRS Editions, 2002. Pour lui, "le mensonge et la paresse dont on accuse aujourd'hui le peuple grec sont des fables."

La crise grecque revient au galop, compromettant les premiers pas de la nouvelle présidence française. Il faut donc aussi revenir à la pédagogie élémentaire, dont la répétition, on le sait, est le premier principe. Si l'on veut voir dans le désastre qu'offre actuellement la Grèce la simple traduction de l'incurie gouvernementale et de l'insouciance sociale, justiciables de traitements d'austérité à doses de cheval, on tuera le malade, mais surtout on n'aura rien compris aux processus historiques des mutations, où les concomitances l'emportent sur les causalités directes. A cet égard, la saga grecque est démonstrative. Elle apparaît à la croisée de trois logiques autonomes : une crise de la société, une crise de l'Etat, une crise de l'Europe.

Pendant un peu moins de deux siècles de son histoire contemporaine, la Grèce a construit son développement économique sur un mode sociétal. A de très rares exceptions - la période d'Elefthérios Venizélos, pendant l'entre-deux-guerres, après la défaite contre la Turquie -, c'est aux initiatives de la société, individus et groupes unis par de fortes solidarités familiales, qu'est échue la responsabilité principale de bâtir les fondements matériels et spirituels de la nation : la petite exploitation agricole, l'entreprise artisanale, puis industrielle et touristique, le logement, et avant tout celui des millions de ruraux qui sont arrivés dans les grandes agglomérations dans la seconde moitié du XXe siècle, l'instruction des enfants à travers un réseau dense et populaire d'instituts privés. Pendant longtemps, cet "autoportage" du social a prospéré avec bonheur, faisant sortir la Grèce de la pauvreté, certes avec l'aide internationale - américaine avant d'être européenne -, mais surtout grâce au travail et à l'ingéniosité de ses citoyens. Le mensonge et la paresse dont on accuse aujourd'hui le peuple grec sont des fables. Mais ce système est à bout de souffle (…).

 

Cet article est le 51ème sur ce blog dans la catégorie Etats Union européenne

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 22:36

Le PS en situation de force, malgré des dissidences

Le bon début du nouvel exécutif Hollande-Ayrault (voir Les ministres du gouvernement Hollande-Ayrault ont signé une charte - 17 mai 2012) met la gauche en bonne posture pour les élections législatives des 10 et 17 juin. Comme l’a dit Jean-Pierre Chevènement, "L'important est maintenant de donner une majorité à François Hollande les 10 et 17 juin"

Eric Dupin (Rue89, 22 mai) : Pourquoi le PS craint de ne pas contrôler l’Assemblée

Les élections législatives sont autrement moins prévisibles que l’élection présidentielle. Il s’agit, cette fois, de 577 compétitions locales mettant aux prises pas moins de 6 611 candidats. Pesanteur des notabilités, alliances à géométrie variable, dissidences de tous poils : la diversité des batailles complique singulièrement la tâche des observateurs... et des sondeurs (…).

 

Martin Untersinger (Rue89, 23 mai) : PS et législatives : la carte de France de la dissidence 

Dans une quarantaine de circonscriptions, des socialistes ont décidé de se maintenir contre l’accord PS-EELV ou le candidat officiellement investi par le Parti. En vertu d’un accord conclu en novembre dernier, le Parti socialiste a retiré ses candidats de 63 circonscriptions au profit de Europe écologie - Les Verts (EELV), qui peut envisager d’obtenir un groupe parlementaire à l’Assemblée. Mais après le faible score d’Eva Joly à la présidentielle (2,3%), certains candidats ou élus PS rechignent à laisser leur place. Dans la plupart des cas, Solférino prononce leur exclusion du Parti, ce qui ne les empêche de se présenter sans étiquette.

 

Coralie Delaume (23 mai) : Législatives : l’OPA du Front national sur l’UMP a commencé 

 

(…) Défaite le 6 mai, l’UMP entame un processus de décomposition qui pourrait aller plus vite que prévu, surtout si elle perd les législatives. Surtout si le détricotage de la zone euro, déjà entamé en Grèce mais dont on ne sait en aucune façon où il s’arrêtera, venait à donner un surcroît de crédit aux thèses eurosceptiques du «  nouveau » Front national.

Reste à la gauche, en face, à tenir le cap de la réorientation européenne promise  par le nouveau président de la République d’une part, et à ne pas s’embourber, d’autre part, dans sa propre tentation identitaire et sociétaliste  qui donnerait du crédit aux thèses identitaires de droite aussi sûrement que le négatif révèle la photographie. Double défi, vaste programme.

 

En Mayenne, voici la liste des candidats et des suppléants dans les trois circonscriptions :

  

Législatives : 30 candidats, 30 suppléants (Ouest-France, 22 mai 2012)

 

Première circonscription (Laval – Evron – Pré-en-Pail) :

Marie-Alix Le Comte (Front National) – Paul Le Morvan

Sophie Delord (Nouveau Parti anticapitaliste) – Yohann Thiaux

Guillaume Garot (Parti socialiste) – Sylvie Pichot

Isabelle Dutertre (Alliance centriste) – Kris Sockalingum

Emile Seigneur (Parti ouvrier indépendant) – Joëlle Masseboeuf

Bernard Fauverte (Lutte ouvrière) – Christophe Gosset

Aurélien Guillot (Front de Gauche) – Anne Davoust

Christine de Saint-Genois (Nouveau Centre) – Frédéric de Harven

Samia Soultani-Vigneron (UMP) – Georges Jacquemin

Yves Cortès (Divers droite) – Alain Guinoiseau

Bernadette Bresard (Alliance écologie indépendante) – Jean-Marie Gautier

Isabelle Kozlowski (Mouvement écologiste indépendant) – Max Padiou

 

Deuxième circonscription (Saint-Berthevin – Château-Gontier – Sainte-Suzanne) :

Guillaume Chevrollier (UMP) – Catherine Dirson

Claude Gourvil (Europe Ecologie-Les Verts) – Virginie Vaudeschamps-Desnos

Joachim Carlier (Nouveau Parti anticapitaliste) – Maxime Lucas

Philippe Henry (Divers droite) – Yannick Borde

Jocelyne Mallez (Front National) – Jean-Michel Cadenas

Marie-Noëlle Tribondeau (Parti socialiste) – Quentin Maujeul

Julie Cochin (Front de Gauche) – Manuel Doumeau

Mégane Manfroi (Debout la République) – Gérard Germain

Elisabeth Doineau (Alliance centriste) – Pierre Thébault

Martine Amelin (Lutte ouvrière) – Maryse Lépron

 

Troisième circonscription (Loiron – Mayenne – Couptrain) :

Alexandra Leuliette (Le Centre pour la France) – Géraldine Bannier

Anne Reminiac (Gauche anticapitaliste) – Yves Juin

Bruno de la Morinière (Front National) – Odile Le Morvan

Esther Lubiato (Debout la République) – Alain Cogneau

Hervé Eon (Front de Gauche) – Claire Jan

Christian Quinton (Europe Ecologie-Les Verts) – Françoise Marchand

Marie-Paule Catheline (Lutte ouvrière) – Serge Hermenier

Yannick Favennec (UMP) – Daniel Métairie

 

Rappel : Législatives 2012 : candidats en Mayenne, candidats MRC en France - 21 mai 2012 

 

Cet article est le 38ème paru sur ce blog dans la catégorie Législatives 2007-2012

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