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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 23:48

Les paysans doivent gagner correctement leur vie

  

Les agriculteurs votent actuellement (par correspondance) pour élire leurs représentants dans les Chambres d’agriculture départementales et régionales. Les salariés de l’agriculture et les autres composantes, qui constituent les autres collèges, aussi.

Après avoir présenté Les propositions de la Confédération paysanne pour sauver l'élevage - 18 janvier 2013, voici les propositions de l’autre organisation syndicale agricole minoritaire, arrivée en 3ème position en 2007, la Coordination Rurale.

 

D’abord, une présentation des enjeux électoraux (L'AVENIR AGRICOLE, 18 janvier 2013).

 

Des ambitions proportionnelles

 

Les élections aux chambres d’agriculture ont lieu du 21 au 31 janvier 2013. Et les ambitions du couple FNSEA-JA sont claires : « Faire mieux qu’en 2007 ». Soit plus que 55,19 % en moyenne nationale. Le secrétaire général JA (Jeunes Agriculteurs), Gaël Gautier, précise même vouloir reprendre les 4 Chambres qui leur avaient échappé. Mayotte et La Réunion détenues par la Confédération paysanne (CP ou Conf’) et surtout le Lot-et-Garonne et le Calvados, détenues par la Coordination rurale (CR).

« Je ne suis pas animé de la même volonté hégémonique « , ironisait Philippe Collin, lors du débat organisé par l’association des journalistes agricoles, le 9 janvier. La Conf’ espère surtout rester le 2ème syndicat agricole français.

Et, derrière, la CR n’a jamais été si confiante pour alléger le poids de la FNSEA : « Pour la première fois, nous sommes présents dans l’ensemble des départements ». La crise du lait est passée par là, emmenant avec elle militants ou électeurs des FDSEA et JA (…).

 

La « Fédération nationale des syndicats d’exploitations agricoles » (FNSEA), alliée au syndicat « Jeunes Agriculteurs » (JA), se heurte à des listes dissidentes dans cinq départements (Yonne, Charente, Tarn-et-Garonne, Corrèze, Haute-Saône). Dans ce département (Haute-Saône), les dissidents font liste commune avec la CR et la CP. Celles-ci font alliance dans le Puy-de-Dôme et dans l’Ain.

 

En Mayenne, Olivier Chemin conduit la liste de la Coordination rurale « Changez, c’est vital »

 

Chevenement-Commer-301111-035-T.jpgOuest-France, 17 janvier 2013 : « Trois questions à Olivier Chemin », posées par Xavier Bonnardel. Selon la Coordination rurale, la survie de l’élevage laitier passe par des quotas flexibles.

 

Comment faire pour enrayer le déclin de l’élevage ?

 

Il faut des prix rémunérateurs tenant compte des coûts de production. Sinon, c’est la mort de l’élevage. Cela passe par une régulation de la production. En lait, il faut un quota flexible. Si les marchés ont besoin de lait, on augmente la production de 1 ou 2 %. C’est simple, ça ne coûte pas un sou au contribuable, puisqu’il n’y a pas de stock.

 

Comment installer davantage d’agriculteurs ?

 

Il faut faire sauter l’âge limite des 40 ans. Il n’y a pas d’âge pour devenir agriculteur. La chambre doit s’ouvrir à tous les projets. Si la banque a donné son feu vert, c’est que le projet est viable. A partir de là, la chambre doit conseiller l’agriculteur, sans l’orienter, sans lui imposer un modèle. Il faut inciter par un abattement fiscal le propriétaire à louer ses terres à un agriculteur qui s’installe plutôt que de vendre pour l’agrandissement, au plus fort la poche.

 

Comment améliorer la qualité de l’eau ?

 

La qualité de l’eau est bonne : les agriculteurs travaillent bien, respectent des plans de fumure, suivent des formations sur les produits phytosanitaires, traitent à micro-doses… Les mises aux normes sont faites. Donc, pas de couche réglementaire supplémentaire. Il faut simplement éviter de trop regrouper les exploitations : cela concentre le risque de pollution en cas de fuite ou d’accident. Il faut maintenir de petites exploitations sur tout le territoire : les rejets organiques sont dilués.

 

Voir aussi Élections à la Chambre d'agriculture: Olivier Chemin conduira la liste de la Cordination rurale

Mayenne - Elections Chambres d'agriculture 2013 (Coordination rurale)

Bernard Lannes (Ouest-France, Guillaume Le Du, 18 janvier 2013) ; bernard-lannes-sud-ouest-18-01-2013.jpg

 

Un paysage agricole de plus en plus bouleversé (Ouest-France, François Purseigle, propos recueillis par Patrice Moyon, 17 janvier 2013)

 

Elections 2013 - Chambre d agriculture de la Mayenne

Elections à la chambre d'agriculture 2013 - Préfecture de la Mayenne

arrêté du 2 janvier 2013 portant publication état définitif listes candidatures

 

Cet article est le 371ème publié sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC.

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 18:17

Les fermes toujours moins nombreuses et plus grandes

 

C’est la période des élections aux chambres d’agriculture* (du 21 au 31 janvier 2013, par correspondance). Et le moment de savoir comment évolue l’agriculture. La rédaction du quotidien Ouest-France, en Mayenne, a fait le point sur l’agriculture mayennaise, une des meilleures de France.

Dans l’édition datée du 15 janvier 2013, Jean-François Vallée a donné des chiffres et interrogé un observateur, Michel Gaudin, enseignant au lycée agricole de Laval, reconnu pour les excellents résultats de ses élèves au BTS ACSE (formation de techniciens supérieurs, qui deviennent souvent agriculteurs après des emplois de salariés dans des organismes agricoles).

 

Anniversaire Maria 90 ans 1 08 10 071 TEn 15 ans, la Mayenne a perdu 40 % de ses fermes

 

La Mayenne, une terre agricole

La Mayenne reste l’un des premiers départements agricoles de France. La preuve : elle arrive au 2ème rang français pour la viande bovine, au 5ème rang en porcs et en lait, au 12ème rang en volailles. Et l’agriculture emploie 9 % de la population active totale, soit trois fois plus que la moyenne française (3 %). Le secteur agroalimentaire fait travailler 5 700 personnes, surtout dans les grosses entreprises laitières (Lactalis, Bel, Bongrain…), les abattoirs de volailles (Secoué, LDC, Loué), de porcs (Socopa) et des coopératives (Coopérative des agriculteurs de la Mayenne).

 

Des exploitations en forte baisse…

Le nombre d’exploitations ne cesse de baisser. Le département en compte 8 000 alors qu’elles étaient 13 400 en 1995. Soit une baisse d’environ 40 % en 15 ans ! Une hécatombe que le nombre d’installations ne suffit pas à combler : de 140 à 150 par an en moyenne.

Cette baisse se traduit également par celle des actifs. Ils sont 10 750 à vivre encore de l’agriculture. Ils étaient 12 300 en 2005. De même, le grignotage des surfaces agricoles ne connaît pas de répit. Entre 2000 et 2011, 17 000 hectares ont été perdus au profit de l’urbanisation et des zones d’activités.

 

… mais plus grandes

Les exploitations sont moins nombreuses mais désormais plus importantes en surface : 54 ha en moyenne en 2011 contre 48 en 2005. Ces agrandissements concernent surtout les sociétés : 75 ha en moyenne pour les EARL et 120 ha pour les GAEC. Cela dit, les fermes restent familiales dans le département.

 

Le porc en baisse

Surtout présente dans la moitié ouest du département, la production porcine est en net recul après un essor important dans les années 1970 et 2000. Deux facteurs l’expliquent : les mouvements d’opposition de riverains contre les projets et les agrandissements d’élevages. Et surtout la forte concurrence de certains pays européens comme l’Allemagne. La production de volailles, surtout présente dans l’est du département (Loué), connaît le même recul.

 

Lait et la viande bovine

Le lait et la viande bovine représentent 60 % de la production départementale en chiffre d’affaires. Ces deux secteurs restent très dynamiques, même s’ils enregistrent également un recul. Le cheptel laitier mayennais, par exemple, s’est réduit de 6 % en dix ans.

 

L’herbe perd du terrain

Avec 49 %, les prairies, naturelles et temporaires, représentent une part importante du territoire agricole. Mais cette part diminue au profit des cultures de vente (céréales, oléagineux, protéagineux).

 

La bio se développe… un peu

225. C’est le nombre de producteurs bio en juin 2011. Ils étaient 149 en 2007. Avec une forte orientation en direction de la production bovine (52 % des exploitations bio). Mais avec une part de 2,8 % de la surface agricole, le département se classe très au-dessous de la moyenne régionale (4,4 %).

 

Trois questions à… Michel Gaudin, enseignant au Lycée agricole de Laval

 

« Produire un maximum reste la priorité »

 

Globalement, comment évolue l’agriculture mayennaise ?

L’agriculture est une activité à cycle long, très long. Les évolutions sont lentes, mais progressives et continues. En Mayenne, on est toujours dans une agriculture productive, basée sur le lait, bien entendu. Mais avec d’autres productions complémentaires depuis le milieu des années 1980. Il me semble, que les agriculteurs savent produire en utilisant moins d’engrais et moins de pesticides, mais la priorité de beaucoup reste de produire un maximum, par hectare ou par vache. Pour gagner leur vie, tout simplement. Il faut aussi souligner l’émergence de nouveaux systèmes qui enrichissent l’agriculture départementale. Le bio, la vante directe à la ferme, par exemple.

 

Quelles sont ses particularités ?

Anniversaire Maria 90 ans 1 08 10 100 TLa force de la Mayenne, c’est d’avoir de vraies compétences en élevage. Même si le contexte économique est défavorable à l’élevage, les hommes et les femmes du département ont cette passion-là. C’est historique. Là-dessus, l’Ille-et-Vilaine, la Manche et la Mayenne sont assez proches. J’ai l’impression que la fin des quotas laitiers (prévue le 1er avril 2015) va renforcer la spécialisation laitière du département.

 

Il y a de moins en moins d’agriculteurs. Qu’en pensez-vous ?

Aujourd’hui, on se rend compte que la concentration va trop vite. Mais qu’amène-t-elle vraiment ? Je ne dis pas qu’il faut figer les tailles, mais je ne suis pas certain que la concentration améliore systématiquement la compétitivité. Il faut être très prudent là-dessus. Evidemment, il y aura une concentration. Mais la question c’est : à quel rythme ? Quand on voit que l’agriculture, c’est presque 10 000 emplois dans le département, battons-nous justement pour qu’on les garde. C’est vrai, il y a une volonté très forte d’augmenter la taille des exploitations. Parce qu’on se compare aux autres départements et autres pays. Mais si on fait ce choix, on ne maintiendra pas l’emploi. C’est pourquoi il faut une réglementation forte, afin de permettre aux plus jeunes d’accéder aux moyens de production et à la terre. Qui seront beaucoup plus coûteux.

 

Les chiffes de l’agriculture en Mayenne en 2011

 

La surface agricole représente 77 % de la superficie du département, soit 399 000 hectares.

Nombre d’actifs vivant de l’agriculture : 10 750.

8 000 exploitations agricoles, 143 installations par an, 27 % de femmes chefs d’exploitation.

Productions agricoles (en % du chiffre d’affaires) : 37 % lait, 23 % viande bovine, 11 % porcs, 12 % volailles, 17 % cultures.

Filière bovine :

 - lait : 157 000 vaches laitières ; 1,1 milliard de litres de lait livrés dans l’année.

- Viande : 614 000 bovins ; 62 800 tonnes de viande.

 

* Elections 2013 - Chambre d agriculture de la Mayenne

Elections à la chambre d'agriculture 2013 - Préfecture de la Mayenne

arrêté du 2 janvier 2013 portant publication état définitif listes candidatures

 

Cet article est le 370ème publié sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC.

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 14:28

Des prix rémunérateurs et des aides PAC mieux réparties

 

Conf paysanne Laval 150113 010 TLors du meeting électoral de la Confédération paysanne en Mayenne, le 15 janvier (voir Confédération paysanne : un meeting en Mayenne avec Gérard Durand - 16 janvier 2013), je me suis procuré deux documents, que l’on a envie de lire, car ils sont bien présentés :

-          -     le n° 177 « Elections Chambre d’agriculture » de « Campagnes mayennaises », bulletin de la Confédération paysanne 53

-          le bulletin spécial « Sauvons l’élevage », publié en novembre 2012 au niveau national - responsable : Gérard Durand (photo) - par la Confédération Paysanne, qui présente les propositions de ce syndicat pour une vraie politique de l’élevage. En voici le contenu.

 

Sauvons l'élevage !

 

Une vraie politique de l’élevage doit assurer le revenu des éleveurs :

- par des prix rémunérateurs

- par une répartition plus juste des aides de la PAC

 

DES AIDES JUSTES, PAS JUSTE DES AIDES !

La Confédération paysanne veut redonner aux éleveurs des perspectives pour leur assurer un revenu et favoriser l’installation de jeunes, à partir d’élevages à taille humaine. C’est un enjeu vital pour l’avenir des zones d’élevage et des territoires ruraux !

 

UNE POLITIQUE DE L’ÉLEVAGE POUR ASSURER LE REVENU DES ÉLEVEURS

Le maintien de l’élevage est essentiel au développement des territoires ruraux, et plus encore dans certaines zones défavorisées. La concentration rapide des élevages est préjudiciable à l’emploi en milieu rural.

Pour la Confédération paysanne,

-          plus que par des primes ou des aides, le revenu des éleveurs doit d’abord être assuré par des prix rémunérateurs, indexés sur les coûts de production réels ;

-          tous les élevages doivent être soutenus en tant que tels et non exclus sur des critères de taille, comme dans le cas de la prime « jeunes bovins » ;

-          l’autonomie alimentaire des élevages doit être encouragée et soutenue ;

-          la reconquête des marchés européens (relocalisation de la production) est préférable à une politique centrée sur l’exportation, ce qui suppose le maintien de l’élevage et des outils de transformation tels les abattoirs de proximité ;

-          les normes actuelles, et celles qui sont annoncées, tout comme les contraintes administratives, sont inadaptées et accentuent la concentration et la disparition des élevages.

 

POUR UNE PAC RÉFORMÉE ET PLUS FAVORABLE AUX ÉLEVEURS

La prochaine réforme de la PAC doit reconnaître d’une part les spécificités de l’élevage et, d’autre part, prendre en considération des territoires défavorisés comme les zones de montagne.

La Confédération paysanne demande :

- une redistribution des aides PAC en faveur des éleveurs au moyen de primes au maintien des troupeaux ruminants (PMTR), fondées sur l’emploi et non sur la taille des troupeaux ;

- un positionnement clair de l’UE en faveur de la souveraineté alimentaire européenne et de l’organisation commune des marchés (OCM) : régulation des volumes produits, stockage…

- un soutien spécifique et renforcé pour les zones défavorisées, comme l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN) ;

- un appui à l’évolution vers des systèmes de production plus autonomes, notamment à travers un « plan protéines » ;

-  une réforme profonde des critères et du système de contrôle des élevages dans le cadre de la conditionnalité des aides, avec, dans un premier temps, un moratoire immédiat sur les contrôles de conditionnalité, notamment pour les élevages de petits ruminants.

 

PRIX DES MATIÈRES PREMIÈRES : LES ÉLEVEURS NE DOIVENT PAS PAYER LA NOTE

La flambée du prix des matières premières (céréales, soja) pénalise les éleveurs, déjà fragilisés par les sécheresses successives et les crises à répétition.

Pour la Confédération paysanne :

- les aides doivent être redistribuées en faveur des éleveurs. En attendant, il faut taxer les céréales à l’exportation au-delà d’un certain seuil pour freiner l’augmentation des prix et alléger la facture d’achat des aliments du bétail pour les éleveurs ;

- il faut arrêter le soutien aux agrocarburants ;

-  l’agriculture et l’alimentation ne peuvent être soumises aux seules lois du marché et doivent sortir de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) ;

- les aliments de première nécessité comme les céréales ne doivent pas faire l’objet de spéculation, en particulier sur les marchés à terme.

 

AUTONOMIE PROTÉIQUE : DES SOLUTIONS SANS OGM

L’élevage est fortement dépendant des approvisionnements en protéines importées, notamment en soja, très majoritairement OGM.

La Confédération paysanne demande :

- le développement et la reconnaissance des systèmes plus autonomes ;

- la relance d’un plan protéines ambitieux à l’échelle nationale et européenne : soutien à la recherche et au développement, aides compensatoires ;

- le soutien aux filières sans OGM : modification des systèmes d’élevage, identification des produits animaux…

 

LAIT : D’ABORD, SÉCURISER LE REVENU DES ÉLEVEURS

La Confédération paysanne demande une maîtrise publique des volumes de lait produits. Les contrats actuels ne règlent rien en termes de revenu, d’organisation et de maîtrise de la production.

En cas de contractualisation, la Confédération paysanne demande:

- des contrats-types (pour les coopératives comme pour le privé) définissant un volume et un prix minimum, sous l’arbitrage des pouvoirs publics ;

- ces contrats doivent apporter aux producteurs une garantie de collecte sur la durée du contrat, et sécuriser leur revenu, en prenant en compte les coûts de production ;

- une seule OP par bassin et non par entreprise pour maintenir le pouvoir de négociation et la capacité de défense collective des producteurs.

 

ENVIRONNEMENT : RECONNAÎTRE LES ATOUTS DE L’ÉLEVAGE

L’environnement est l’outil de travail des paysans. Il faut transformer les contraintes en atouts pour demain. La Confédération paysanne demande :

- la simplification et la stabilisation des réglementations ;

- des politiques publiques (Europe, France) limitant la concentration des fermes et encourageant les systèmes de production plus vertueux ou la valorisation de milieux naturels (ex. : zones humides, parcours en zones de montagne…) ;

- l’élargissement du principe pollueur-payeur aux fabricants d’engrais et de pesticides.

 

PORC

- Mettre en place une OCM (organisation commune des marchés), pour maîtriser les volumes en fonction de la demande et sécuriser le revenu des producteurs.

- Rééquilibrer les soutiens aux éleveurs par rapport aux céréaliers.

- Prendre en compte les questions environnementales et du bien-être animal avec des aides ciblées vers les petits et moyens producteurs. Ces réglementations ne doivent pas servir de prétexte à la restructuration !

- Mettre en place une interprofession pluraliste et transparente, intégrant les pouvoirs publics, avec un vrai rôle de régulation de la production.

- Soutenir l’installation en polyculture-élevage et sur des ateliers à taille humaine.

- Ni OGM, ni farines animales.

 

BOVINS VIANDE

- Rééquilibrer les aides en faveur des éleveurs. Les soutiens financiers doivent être orientés vers le développement de l’autonomie alimentaire des élevages.

- Définir un système de fixation de prix sur des périodes longues, pour plus de visibilité économique, en prenant en compte les coûts de production.

- Limiter les importations et reconquérir les marchés européens.

- Définir une politique publique en faveur des abattoirs de proximité.

 

VOLAILLE

- Garantir un revenu minimum dans le cadre des contrats en intégration.

- Rééquilibrer les soutiens aux éleveurs par rapport aux céréaliers.

- Renouveler les rapports entre éleveurs et entreprises par une nouvelle loi sur l’intégration.

- Mettre en place une interprofession pluraliste et transparente, intégrant les pouvoirs publics.

- Soutenir l’installation en aviculture.

- Encourager les productions fermières et adapter les normes aux petits abattoirs.

- Instaurer un véritable plan protéines afin de supprimer les OGM dans l’alimentation animale.

 

OVINS VIANDE

- Arrêter les importations à des prix de dumping.

- Favoriser la répartition ainsi que la maîtrise de la production et des moyens de production.

- Relocaliser la production dans les bassins herbagers par l’accès à des abattoirs de proximité et par le respect de toutes les pratiques d’élevage.

- Mettre en place une aide bonifiée jusqu’à 300 brebis, avec une dégressivité de 50 % jusqu’à 500 brebis, au moyen de la PMTR (prime au maintien des troupeaux de ruminants).

- Supprimer les règles d’attribution des primes : seuil de 50 animaux, obligation de contractualisation…

- Supprimer les règles actuelles de conditionnalité et mettre en place, en attendant de nouveaux critères, un moratoire sur les contrôles : identification électronique, déclarations de mouvements, ratios de productivité, contractualisation…

- Clarifier la certification des ruminants mâles à la reproduction.

- Assurer une régulation forte, sous contrôle de l’Etat, de la population de loups en situation de prédation.

 

Cet article est le 369ème publié sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 22:24

Redonner des perspectives de revenu aux éleveurs

 

Le 15 janvier, j’ai rencontré à Laval (voir Confédération paysanne : un meeting en Mayenne avec Gérard Durand - 16 janvier 2013) le responsable national de la Confédération paysanne, Gérard Durand, à l’origine de l’appel Sauvons l'élevage !

 

Conf-paysanne-Laval-150113-013-T.jpgCet appel, sous forme de Lettre ouverte, date du 27 novembre 2012. La Confédération paysanne appelons l’ensemble des éleveurs et leurs organismes, tout comme l’ensemble des élus à se mobiliser à quelque niveau que ce soit (local, régional ou national) pour contribuer à sauver l’élevage – et les éleveurs –, à tout mettre en œuvre pour valoriser le potentiel de production de qualité de l’élevage français.

 

Malgré ses atouts et son dynamisme, l'élevage français est en danger.

Les risques de démantèlement de l'ensemble des filières d'élevage s'ajoutent sans susciter de réaction globale, ni provoquer de politique d'ensemble. Plusieurs éléments de contexte favorisent cette évolution :

·                                   les contraintes spécifiques à l'élevage : investissements lourds, temps de travail et astreintes, contraintes sanitaires et climatiques, flambée des matières premières, pression toujours croissante à augmenter la production ;

·                                   la politique européenne qui abandonne tout mécanisme de régulation (ex quotas laitiers), soumettant ainsi les prix agricoles à une instabilité de plus en plus forte, avec en outre, une répartition injuste des aides ;

·                                   l'attrait pour les grandes cultures, encouragé par une demande mondiale forte et des perspectives de prix meilleurs, et facilité en outre par l'augmentation de la taille des fermes.

 

L'une après l'autre, les filières animales sont fragilisées, et certaines menacées : un jour, c'est le lait ; le lendemain, le porc ou la volaille ; ensuite, le tour de la viande bovine ou ovine… Aucune production n'est épargnée : à preuve, le marasme actuel en lait de chèvre. Ces crises successives mettent à mal des secteurs entiers d'activité, fragilisent les éleveurs eux-mêmes et menacent l'emploi dans de nombreuses régions où l'élevage est un élément-clé de l'emploi local et régional. De leur côté, les éleveurs sont en attente de plus de sérénité et plus de sécurité dans l'exercice de leur activité.
 
Pourtant, chacun le reconnaît, l'élevage contribue à maintenir une activité largement répartie sur le territoire national. Au-delà des éleveurs, l'élevage concerne de nombreux organismes liés à l'élevage, tant au niveau de la production et des services que de  la transformation (laiteries, abattoirs, ateliers de découpe et de production de produits élaborés…), ou de la distribution (boucheries)… Sans oublier les contributions positives de l'élevage en termes de valorisation des terres plus difficiles (comme les prés humides, les zones de montagne…), d'aménagement du territoire ou d'entretien des paysages.
 
A chaque fois, les réactions et plans d'urgence ne sont pas suffisants pour réorienter et assurer l'avenir durable de ces productions ; il faut désormais définir et mettre en œuvre une vraie politique de l'élevage pour aller à la reconquête des marchés intérieurs et de « proximité », à l'échelle nationale et européenne, en misant notamment sur des produits reconnus de haute qualité.
 
 Une politique d'élevage doit passer par :

·                                   une politique de prix plus rémunérateurs, en tenant compte des coûts de production

·                                   la maîtrise des volumes produits,

·                                   une répartition plus juste des aides, notamment dans le cadre de la prochaine réforme de la PAC.

 

Seule une politique de maintien et de développement de l'élevage apportant plus de lisibilité et de réelles perspectives d'avenir sera de nature à conforter les éleveurs en place et à encourager le renouvellement des générations,sous réserve d'améliorer parallèlement les conditions de travail (ex. : remplacement). Pour défendre la création d'emplois l'installation de jeunes éleveurs est préférable à l'agrandissement continu des troupeaux. Parallèlement des initiatives doivent être prises pour assurer une plus grande autonomie protéique des élevages, notamment à travers le soutien aux systèmes herbagers et le lancement toujours attendu d'un véritable Plan Protéines.
 
Il est encore temps de réagir. Nous comptons sur vous et sur votre soutien, en signant l'appel sur le site : www.sauvonslelevage.fr 

Philippe Collin, porte-parole.
Gérard Durand, secrétaire national, en charge des questions d'élevage.

 

Cet article est le 368ème publié sur ce blog dans la catégorie AGRICULTURE et PAC.

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 23:47

Sauver l’élevage laitier français de taille humaine

 

La Confédération paysanne est bien implantée en tant que syndicat agricole représentatif dans toute la France, ce qui lui permet de présenter des listes de candidats aux élections des membres des Chambres d’agriculture, fin janvier 2013, dans tous les départements.

 

Hier, 15 janvier, un meeting était organisé à Laval, en Mayenne, avec la participation d’un membre de la direction nationale, Gérard Durand, en charge des questions d’élevage (voir La Confédération paysanne lance son plan pour sauver l'élevage, Ouest-France, 17 octobre 2012).

 

La salle de la MSA était bien remplie et les intervenants de bon niveau. Programme et intervenants : voir Philippe Collin (Confédération paysanne) déplore le libéralisme effréné - 14 janvier 2013).

 

Animation talentueuse de la réunion par Dominique Morin, éleveur à Fontaine-Couverte, et responsable laitier de la Confédération paysanne de la Mayenne.

 

Jérôme Rousselet (Bierné), homme du théâtre amateur mayennais, a présenté en introduction un texte de très bonne facture qu’il avait composé pour la circonstance.

 

Conf-paysanne-Laval-150113-004-T.jpgClaire Garrot (Pommerieux), candidate en n° 2 sur la liste départementale des « chefs d’exploitation » de la Confédération paysanne, représente les jeunes d’une agriculture paysanne de taille moyenne (EARL avec son mari, 45 hectares, 230 000 litres de lait par an), respectueuse de l’environnement, telle que souhaitée par le syndicat. Claire porte la voix de la Confédération paysanne dans les négociations nationales sur les nitrates. Elle préconise d’anticiper plutôt que subir, l’environnement ne devant pas être un sujet tabou en agriculture. Il faut des mesures cohérentes et efficaces, sous forme incitative, ces mesures en faveur de l’environnement ne devant pas mettre en péril la viabilité des exploitations.

 

André Pflimlin était chargé de présenter le tableau de la production laitière en Europe. Retraité de l’Institut de l’élevage, il est l’auteur du livre « Europe laitière » (Editions France Agricole, novembre 2010). Voir André Pflimlin présente trois avenirs possibles pour l'Europe laitière- 30 juillet 2012.

 

Pour lui, l’Europe laitière, c’est une double impasse : le marché libéral et le modèle de production. Il a présenté les cas danois, irlandais, allemand et roumain (Union européenne) avant d’aborder ceux du Canada, des Etats-Unis d’Amérique et de la Suisse. Des systèmes de production très différents au sein de l’Europe et des modes de gestion de la filière laitière complètement divergents en Europe et en Amérique.

Le système de régulation canadien a fait ses preuves depuis 40 ans. Les USA ont un système très organisé et très stable depuis 1934, l’aide aux grandes fermes étant complétée par l’aide alimentaire à la population la plus démunie. La Suisse a libéralisé son marché laitier et adopté la contractualisation avant la France.

L’Union européenne ne prépare pas de grands changements pour la PAC 2014-2020. Elle reste guidée par l’OMC et le marché mondial. Le contexte mondial ayant profondément changé depuis 2008, la PAC devrait être repensée en profondeur, selon les priorités climat, énergie, emploi.130 Le Parlement européen n’a pas joué son rôle en acceptant de continuer la politique libérale de la Commission européenne et du Conseil des ministres. Il pouvait mettre son veto au « paquet lait »./07 Les professionnels agricoles pèsent de moins en moins face au réseau que s’est constitué la Commission./Juil /2012 17:42

 

Conf-paysanne-Laval-150113-010-T.jpgGérard Durand est producteur de lait en Loire-Atlantique (Sud-Loire). Il a lancé, au niveau de la Confédération paysanne, l’appel Sauvons l'élevage ! concernant l’ensemble de l’élevage en France. Il refuse de voir les producteurs de lait prendre le chemin des producteurs de porcs, qui ne sont plus que 6 000. Il ne veut pas du modèle danois, pas plus que du modèle est-allemand. Il veut d’un modèle à taille humaine, qui préserve les emplois en agriculture et la fourniture de matière première à l’industrie agroalimentaire.

En volailles et en porcs, les industriels sont inquiets car ils craignent de manquer de matière première. Toutes les productions animales sont en diminution. Même en lait, le nombre d’éleveurs baisse considérablement. En 10 ans, ce sont 170 000 exploitations et 200 000 emplois perdus ! L’heure de travail de l’éleveur est payée 3 ou 4 euros de l’heure, quand le céréalier de grande culture est rémunéré à 50 euros de l’heure de travail ! Produire plus pour gagner moins, cela n’est plus possible. Des moyens de production trop gros pour être repris, des conditions de travail de plus en plus difficiles, c’est ce qui explique les arrêts de production, l’élevage étant remplacé par des céréales, et la non installation de jeunes. Si l’on y ajoute les crises et les périodes de sécheresse, on a l’explication de l’abandon de l’élevage.

 

Face à cela, pas de perspectives, pas de vision politique. Il développe ses propositions en 6 points :

1-       La garantie de revenu, et donc de prix, l’acte de produire ne devant plus être la variable d’ajustement. Les élus politiques doivent avoir le courage de le mettre en premier, car indispensable.

2-       La réorientation massive des aides européennes, en faveur des productions d’élevage et des fruits et légumes (revenus en baisse suite aux accords avec le Maroc). La PAC était, à l’origine, un projet visant à l’autosuffisance alimentaire. Les aides financières ont été pensées en 1992 pour compenser les baisses de prix des céréales. Le lobby des céréaliers a réussi à obtenir davantage d’aides, qui s’ajoutent à des revenus élevés en raison de la spéculation sur les marchés mondiaux.

3-       Les conditions de travail et de remplacement des éleveurs doivent être améliorées dans des structures à taille humaine. Ce n’est pas aux éleveurs de financer le fonds de remplacement.

4-       Les contraintes administratives sont à revoir. Les normes s’empilent, le pire étant pour les ovins. En matière d’hygiène, environnement, traçabilité, le plan nitrates, c’est trop.

5-       Le renouvellement des générations, en élevage notamment, ne se fait plus. Seulement 40 % des installations de jeunes se font avec des aides de l’Etat. Beaucoup de jeunes qui s’installent ne sont pas de milieu agricole. Le cadre des aides à l’installation n’est plus adapté. L’agriculture a besoin de tous les âges. Il faut favoriser la reprise d’exploitations et assurer le contrôle des structures (la libéralisation a des conséquences négatives).

6-       L’autonomie des exploitations (alimentation, fourrages) doit être encouragée. De plus en plus, c’est la filière qui décide à la place du producteur. Quand on cultive un hectare de maïs, il faut penser qu’on importe un hectare de soja.

 

Jean Bonsergent (liste des retraités) et Vincent Guillet, porte-parole départemental et n° 3 sur la liste des exploitants en exercice, s’expriment avant l’intervention de Daniel Foucher, tête de liste, qui a siégé depuis 2007 à la Chambre d’agriculture de la Mayenne.

Celui-ci présente les arguments de vote en faveur de la liste de la Confédération paysanne. Les points forts sont la transmission des exploitations, le non gaspillage de l’énergie, la priorité aux éleveurs, avec un lien plus fort au sol, le refus de l’asservissement des producteurs aux transformateurs, la diversité des productions (constatée dans le collège des exploitants), le refus de certains partenariats privilégiés de la Chambre d’agriculture.

Il demande la participation massive au vote (qui se fait par correspondance, entre le 21 et le 31 janvier).

Voir Mayenne (53) - Confédération Paysanne et Elections chambres 2013 - Mayenne - Confédération Paysanne

 

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 21:32

L’élevage tend à disparaître de zones entières du territoire

 

« Sauvons l’élevage ». Il y a urgence car les arrêts de production laitière sont de plus en plus nombreux. La Confédération paysanne, l’un des syndicats minoritaires, en a fait son thème de campagne en vue des élections dans les chambres d’agriculture, fin janvier 2013. Les éleveurs laitiers se plaignent d’un prix du lait insuffisant pour couvrir leurs coûts de production, qui sont en forte augmentation (carburant, aliment complémentaire des rations de base, notamment).

 

La Confédération paysanne veut réorienter la politique agricole nationale et européenne, en prenant la défense des petites et moyennes fermes, en élevage, ce qui conditionne la vitalité du milieu rural.

Philippe Collin est le porte-parole de la Confédération paysanne. Il était à Nantes pour le premier des deux rassemblements « Sauvons l’élevage » afin de défendre l’élevage et les emplois liés. Voir Un millier d’agriculteurs à Nantes pour sauver l’élevage (4 janvier 2013).

 

A noter que, lors d’un entretien avec François Lemarchand, du quotidien Ouest-France (article paru dans l’édition du 11 janvier 2013), Philippe Collin indiquait une évolution de sa propre activité. Producteur de blé « biologique » dans un GAEC (Groupement agricole d’exploitation en commun) à deux associés sur 310 hectares, en location, à Blacy dans l’Yonne, il s’était spécialisé dans la production céréalière, arrêtant la production laitière en 1987. Afin de redonner de la cohérence agronomique et économique, l’élevage laitier va être réintroduit avec l’installation d’un jeune couple au sein du GAEC, sans reprise de terres. Le lait bio sera vendu localement, la ferme étant dans l’aire d’appellation du fromage AOP « Epoisses ».

Christian Evon, pour l’hebdomadaire régional d’informations générales et agricoles, L'AVENIR AGRICOLE, a recueilli à Nantes les propos de Philippe Collin concernant sa perception de l’évolution de l’agriculture (article paru dans l’édition du 11 janvier 2013).

 

« Même de grosses fermes disparaissent à leur tour »

 

« La situation est très préoccupante : l’élevage a tendance à déménager des parties entières du territoire. La présence des salariés de Candia aujourd’hui le montre : derrière le départ de l’élevage, c’est tout le tissu rural qui est menacé. La rationalité économique n’a qu’une seule visée : la concentration des fermes d’élevage et l’élimination progressive des paysans. L’appauvrissement des territoires ».

Au contraire, l’élevage est le meilleur rempart contre la désertification des campagnes.

« C’est la première fois que de façon aussi nette on assiste à la régression du nombre d’élevages, mais aussi d’animaux… La vraie rupture est là : de grosses fermes disparaissent à leur tour. L’augmentation de productivité a forcément ses limites. On voit des éleveurs avec de gros quotas et un nombre important de vaches se tourner vers nous en disant : au fond, vos idées ne sont pas si mauvaises ».

 

Au-delà de l’aspect économique, c’est l’isolement, la pression du milieu environnant et l’absence de perspectives qui inquiètent le plus les responsables agricoles et peuvent faire des ravages : alcoolisme, obésité, suicide, etc. « On va voir la détermination du gouvernement à mettre en œuvre ses engagements ».

 

« Une Pac (Politique agricole commune) repeinte en vert, et c’est tout »

 

Le vrai enjeu est celui d’une nouvelle politique agricole qui aide davantage l’élevage au détriment des grandes cultures.

« Allouer les aides aux hectares, et pas aux personnes : il faut espérer qu’au niveau européen, un accord minimal se fasse là-dessus ». Mais il n’est pas dupe non plus : « Au départ, Dacian Ciolos a présenté ses objectifs pour la nouvelle Pac qui allaient dans le bon sens mais, en fin de compte, on risque d’avoir la même politique, juste un peu repeinte en vert ».

Enfin, « il faut en finir avec des marchés ouverts à tous les vents et ce libéralisme effréné, c’est cette politique qui continue à éliminer des paysans. On doit aussi lutter contre la mainmise de l’industrie agroalimentaire, qui aboutit à une mise en coupe réglée des paysans ».

 

A la suite du rassemblement à Nantes « Sauvons l’élevage », la Confédération paysanne de la Mayenne* organise une réunion dans le cadre des élections à la Chambre d’agriculture, mardi 15 janvier 2013 à 14h, salle de la Mutualité sociale agricole, à Laval.

 

Programme (intervenants et débats) :

  • Introduction humoristique par le comédien mayennais Jérôme ROUSSELET : création théâtrale originale et inédite ;
  • Développement du programme électoral de la confédération paysanne 53 par Claire GARROT, candidate en seconde position sur la liste. Claire Garrot lancera le débat «  pour l'avenir de l'élevage en Europe, en France et en Mayenne » ;
  • Intervention d'André PFLIMLIN : l'auteur de « l'Europe laitière » (éditions France Agricole) délivrera son analyse sur la politique laitière européenne et ouvrira la réflexion au verdissement de la PAC et à la nécessité d'une maîtrise par la régulation ;
  • Intervention de Gérard DURAND, Secrétaire national de la Confédération paysanne en charge du dossier élevage. Gérard DURAND interviendra notamment sur les incidences de ce vote local en matière de représentativité nationale ;
  • Clôture du débat par Daniel FOUCHER, élu chambre sortant et tête de liste pour la Confédération paysanne de la Mayenne.

* Voir Mayenne (53) - Confédération Paysanne et Elections chambres 2013 - Mayenne - Confédération Paysanne

 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 23:10

Un système de production complètement autonome

 

Jacques Morineau, agriculteur bio en Vendée, est ancien président du réseau agriculture durable. Il témoignait lors des 3èmes entretiens de l’AEI (Agriculture écologiquement intensive), les 30 et 31 octobre 2012, à l’Ecole supérieure d’agriculture (ESA) d’Angers.

 

Voir L'AVENIR AGRICOLE (9 novembre 2012) - Propos recueillis par Antoine Humeau.

 

Anniversaire-Maria-90-ans-1-08-10-114.jpg« Il faut adapter le nombre d’animaux à la surface disponible, et non l’inverse »

 

Depuis le début, nous avons cherché à faire un système autonome qui passe tous les types de temps et conditions climatiques possibles. Nous sommes quatre associés et deux salariés, et un stagiaire, sur 280 hectares, soit 40 ha par actif. Nous produisons du lait (650 000 litres de quota), de la volaille et des céréales. Nous sommes en autonomie complète pour les animaux, et le reste de céréales est vendu. Les vaches transforment tous les mauvais hectares, il n’y a pas de déchets. Avec le colza, on fait de l’huile alimentaire et le tourteau est donné aux vaches. Les déchets d’huile sont utilisés pour les véhicules. On n’achète donc pas de soja. Tout le monde peut arriver à l’autonomie, il faut adapter les animaux à la surface qu’ils ont, et non l’inverse.

Nous avons une mosaïque de cultures avec pas plus de 7 ha pour chacune, ce qui laisse aux coccinelles un parcours gastronomique toute l’année. On mélange orge et pois. Les bruches qui volent pour pondre voient l’orge au loin, mais pas le pois (qui est dessous), donc on a très peu de pois bruché.

 

Agro-écologie

Il faut être raisonnable. Les systèmes d’avenir seront plus complexes. La monoculture ne peut pas exister pendant plusieurs siècles. Les rendements plafonnent. A la différence de l’AEI, on pense que ce n’est pas possible de produire plus avec moins. Il faut passer par un rééquilibrage. Depuis trente ans, on est passé par un peu moins de rendements. Désormais notre productivité progresse de 5 % par an en moyenne, depuis quatre ans. C’est grâce à la complémentarité des espèces : la moutarde libère du phosphore de la roche mère pour les cultures suivantes. On est sur de l’agro-écologie. Il n’y a plus d’hectare qui ne produit plus. On a des semis très diversifiés pour déstabiliser les mauvaises herbes.

Quand quelque chose ne marche pas, il faut le refaire, ce sont parfois les conditions climatiques qui sont la cause de l’échec. Il faut être patient.

 

Bruches : insectes coléoptères qui pondent dans les gousses de légumineuses

               

Agro-écologie : voir Le Foll : le projet agro-écologique du ministre de l'agriculture est lancé - 28 déc. 2012 

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 22:21

Peu de femmes et vrai problème de renouvellement

 

L’Association des producteurs de lait indépendants (APLI) est née de la crise laitière de 2009. Elle a beaucoup critiqué les responsables professionnels agricoles qui cumulent les mandats au nom de diverses organisations et qui restent trop longtemps à leur poste.

 

En donnant la parole à une femme, responsable de l’APLI des Côtes-d’Armor, critiquant les hommes de la FDSEA de son département (voir L'APLI Bretagne cible les syndicalistes (FDSEA 22) qui font le dos rond - 3 janvier 2013), j’ai fait le rapprochement avec cet article de L'AVENIR AGRICOLE, daté du 31 août 2012, qui reprenait les conclusions de l’étude réalisée par une étudiante, sur le thème de l’engagement des agriculteurs (propos recueillis par Antoine Humeau).

 

Morgane Simon, 23 ans, est étudiante en 5ème année de formation d’ingénieur agricole à l’Ecole supérieure d'agriculture d’Angers. Elle a réalisé un travail de recherche sociologique sur l’engagement des agriculteurs, dans le cadre d’un stage de trois mois en vue d’un récent colloque sur les élites rurales.

 

« L’engagement des agriculteurs se fait presque toujours par cooptation »

 

Quel est le profil type des agriculteurs qui s’engagent dans la vie politique, syndicale, etc. ?

Des 50 personnes interrogées, l’agriculteur type a en moyenne 53 ans, beaucoup d’enfants (3,1) et une exploitation de taille supérieure à la moyenne départementale, le plus souvent de type sociétaire. Ils sont majoritairement titulaires d’un BTS, et ils se forment tout au long de leur vie. Ils ont une certaine culture de l’engagement, la majorité d’entre eux ont des parents qui s’engageaient déjà. Il y a une évidente reproduction sociale, et un problème de renouvellement des élites.

 

Comment s’engage-t-on ?

Quasi systématiquement par cooptation. Ils sont invités par des élus sortants à entrer dans le conseil d’administration (CA). Il est rare qu’un agriculteur le fasse sans avoir été sollicité. Il y a une certaine retenue à le faire spontanément. Le milieu des responsabilités agricoles reste très machiste bien que les femmes aient réussi à s’imposer en tant que chef d’exploitation. L’engagement commence très tôt : certains ont été délégués de classe et ont pris des responsabilités au MRJC. Parfois, des crises telles que l’ESB servent de déclencheur pour franchir le pas.

 

Pourquoi s’engagent-ils ?

Pour aider l’autre, faire avancer les projets, faire bouger les choses. Ils se voient « responsables » et « engagés », mais n’aiment pas les termes de « leader » et « dirigeant ». Ils ne se considèrent pas comme des « élites ». L’engagement provoque aussi souvent des tensions entre la vie familiale, professionnelle et les responsabilités extérieures.

 

Et ils cumulent les mandats ?

Ils ont environ chacun 3,6 mandats. Beaucoup disent ne pas avoir le choix car personne d’autre ne veut s’engager. Mais c’est plus ouvert qu’avant, les agriculteurs sont de mieux en mieux formés. Le fossé entre les dirigeants salariés d’une coop et les élus agriculteurs du CA est en train de se combler.

 

Sur ce même thème, lire l’ouvrage « Les sillons de l'engagement : jeunes agriculteurs et action collective » de François Purseigle - qui a aussi écrit « Crise du lait : je te survivrai ».

 

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 18:53

Le rôle du syndicalisme agricole : défendre les producteurs

 

Fairecoop-lait-Martigne-220312-015.T1jpg.jpgIsabelle Connan, responsable de l’Association des producteurs de lait indépendants (APLI) dans les Côtes-d’Armor, ne cache pas son agacement devant la passivité de ceux qui sont en responsabilité de défendre le revenu des agriculteurs, à la tête du syndicalisme majoritaire (Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles - FDSEA 22).

 

Avec ses collègues de l’APLI Bretagne*, dont Denis Jehannin, vice-président de l’APLI nationale, elle a réagi aux déclarations des responsables de la FDSEA 22. Voir Le dos rond en attendant la mise à l'herbe (Paysan Breton Hebdo, 21 décembre 2012).

 

« Faire le dos rond en attendant la mise à l'herbe » !

 

La FDSEA des Côtes d'Armor se félicite dans le dernier Paysan Breton des bons prix du litre de lait engrangés en 2011 et indique que 2012 sera une bonne année en lait, avec un appoint intéressant des céréales vendues. Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes à la FDSEA 22 !

 

La contorsion est difficile quand Hervé Moël indique des prix de correcteurs azotés en hausse, que le prix des céréales pourrait décourager les jeunes producteurs de lait, que le prix du lait sera très fluctuant à l'avenir... Un peu d'auto flagellation : ce sera dur, mais nous y arriverons, car la production laitière va exploser au printemps avec l'herbe ! Et puis les associations d'Organisations de Producteurs seront là, les éleveurs seront sécurisés par les contrats, ... !

 

Difficile à lire, encore plus à vivre quand les comptes de trésorerie s'affolent, que la commande d'aliments est à faire, que les perspectives sont plus que pessimistes pour 2013. Les dirigeants actuels de chambres d'agriculture continuent à relayer les discours des économistes libéraux qui eux, prônent encore les systèmes destructeurs et sans issue comme le modèle Danois. Mme Fischer Boel est-elle aujourd'hui au chevet des éleveurs de son pays qu'elle a poussés à la ruine depuis les années 2000 ?

 

L'APLI Bretagne réagit vivement à ce type de discours. Le prix du lait ne couvre pas les coûts de production et le prix de revient (avec main d’oeuvre, rémunération du capital) est bien à 400€ les mille litres. Quelles sont les propositions de la FDSEA 22 en plein marasme : Faire le dos rond !

 

Au moment de la crise historique de 2009, le soutien aux producteurs les plus courageux qui entamaient la grève du lait aurait permis, dans un mouvement collectif, de changer la destinée des producteurs. Qu'a décidé la FDSEA 22 pour la défense de l'intérêt général ?? De faire le dos rond ! A croire que tous les matins en se levant ils admirent le tableau de Millet "L’Angélus" et s'apprêtent à "faire le dos rond" en attendant des jours meilleurs…

 

Que sont les syndicalistes devenus ? Où a-t-on vu des syndicalistes prôner le "dos rond" ? Ont-ils, seulement un jour, réfléchi au sens de la mission qui devrait être la leur, ou ont-ils tout simplement cédé depuis longtemps aux "intérêts supérieurs" du libéralisme ? En mélangeant les genres, ils ont sacrifié des milliers de vies, enterré des milliers de projets de taille humaine. Pire, ils s'apprêtent à céder des capitaux d'exploitations, devenus inaccessibles aux les jeunes, à la finance.

 

Les Etats-Unis mettent en place un farm bild (loi agricole) avec, à nouveau, l'idée d'une régulation ; les producteurs de lait canadiens et québécois gèrent les volumes avec succès pour sauver leur agriculture et leur autonomie alimentaire.

Observons ce qui se passe de par le monde : seules les régions qui adapteront l'offre à la demande maintiendront une agriculture durable, attractive pour les jeunes, créatrice d'emplois et respectueuse de l'environnement. Le syndicalisme doit défendre les producteurs et non les structures qu'il cogère !

 

A l'APLI, nous travaillerons inlassablement pour obtenir la régulation de l'offre au niveau européen, la prise en compte des coûts de production dans le prix du lait, et la mise en place d'organisations de producteurs transversales par bassins laitiers.

 

AG Apli 120911 001 T* Rappel : L'APLI Bretagne refuse le libéralisme (23 mars 2012)

 

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 22:16

Le coût des aliments (céréales) s’est accru de 17,5 %

 

Anniversaire Maria 90 ans 1 08 10 100 TChaque année, en décembre, le ministère de l’agriculture et l’INSEE publient les comptes de l’agriculture de l’année qui s’achève. Ce sont encore des comptes prévisionnels. Les vrais comptes 2012 seront connus l’été 2013.

 

Voici la présentation et les commentaires des services économiques de l’APCA (Assemblée permanente des Chambres d’agriculture) le 18 décembre 2012.

 

Comptes de l'agriculture 2012 - Revenu agricole : menaces sur la diversité de notre agriculture

 

Téléchargez Analyses & Perspectives n° 1214 sur le "Revenu agricole : menaces sur la diversité de notre agriculture"

 

Selon les statistiques publiées par la Commission des Comptes de l'Agriculture Nationale qui s'est réunie le 12 décembre, le revenu moyen des exploitations agricoles s'élèverait à 36 500 € en 2012 et aurait progressé de 3,9 % par rapport à 2011. La conjoncture a été porteuse sur de nombreux marchés agricoles et a tiré les prix vers le haut, sauf dans le secteur laitier. Cependant, les disparités sont importantes par filières et les secteurs de l'élevage d'ovins et de bovins pour la viande dégagent des revenus structurellement faibles.

 

L'INSEE et le Ministère de l'Agriculture viennent de publier les comptes de l'agriculture nationale de 2012. Les indicateurs de revenu globaux sont en hausse mais les disparités sont importantes au sein de la branche agricole en 2012.

Dans le régime de volatilité des marchés qui marque l'agriculture française depuis plus de dix ans, la conjoncture aura été favorable pour les secteurs des grandes cultures, de l'élevage hors-sol et du maraîchage.

 

Notons que les producteurs de grandes cultures ont bénéficié d'une conjoncture mondiale particulière : des cours très élevés liés à la sècheresse aux Etats-Unis, et une récolte abondante en blé tendre en France conduisent à des niveaux de revenu très élevés dans le secteur.

 

Les éleveurs de bovins pour la viande et d'ovins enregistrent une nouvelle baisse de revenu et connaissent des difficultés structurelles avec des revenus d'activité à peine supérieurs à 15 000 € annuels.

 

Dans la filière lait, les éleveurs enregistrent une baisse de revenu en 2012 mais sur moyen terme, leurs résultats sont légèrement supérieurs à la situation d'avant la crise de 2009.

 

Pour la viticulture et l'arboriculture, il faut se garder d'interpréter les chiffres de manière assurée. Dans la viticulture, les revenus auraient baissé de moitié mais cette prévision est fragile car si on observe bien que la récolte est en recul en 2012, on ne sait pas à quel prix elle sera commercialisée dans les années à venir.

Pour l'arboriculture, le revenu moyen est en hausse mais les situations sont très hétérogènes par secteurs. Du côté des pommes, les récoltes ont été très faibles et les producteurs spécialisés dans ce fruit ne se retrouveront certainement pas dans cet indicateur de revenu moyen en hausse.

 

Du côté des charges de production, l'évolution des prix suit la tendance de moyen terme avec des augmentations de prix pour l'énergie, les engrais, les produits phytosanitaires et l'aliment du bétail. Les agriculteurs ont limité l'impact de ces hausses de prix par une réduction de leurs achats.

Les indicateurs de revenu attirent l'attention de tous. Mais il faut les remettre dans le contexte de l'économie agricole générale. D'une part, il faut souligner la progression constante de la productivité agricole et en particulier la productivité du travail, quelque soit la conjoncture sur les marchés agricoles. On peut calculer qu'un agriculteur produit aujourd'hui l'équivalent de ce que produisaient trois agriculteurs en 1960.

 

D'autre part, la filière agroalimentaire (agriculture et Industries Agroalimentaires) est particulièrement performante sur les marchés extérieurs et a dégagé sur 9 premiers mois de l'année un excédent de 8 milliards d'€, résultat d'autant plus remarquable que la balance commerciale de la France est structurellement déficitaire depuis des années.

 

Anniversaire Maria 90 ans 1 08 10 071 TCommentaires lus dans L’avenir agricole, 21 décembre 2012 :

 

Autour d’une moyenne de 4 % de progression, les écarts sont considérables, mesurés par le résultat courant avant impôts : + 46 % pour les grandes cultures, - 9 % pour les producteurs de viande bovine et – 12 % pour les producteurs de lait.

 

Les revenus de l’année 2012 reflètent, en fait, l’impact de la volatilité des prix avec une tendance à la hausse de ceux des productions végétales. Les prix des céréales ont augmenté d’environ 18 % et ceux des oléagineux ont grimpé de 12 %. Largement de quoi compenser les coûts des facteurs de production, même si les produits pétroliers se sont inscrits à la hausse.

 

En revanche, cet effet s’est traduit par un effet ciseau négatif pour les éleveurs. Le coût des aliments pour animaux a progressé de l’ordre de 17,5 % sur l’année et de 25 % sur deux ans. Face à cela, ni les producteurs de viande bovine ni les producteurs de lait n’ont été en mesure d’obtenir une répercussion de leurs coûts de production auprès des industriels ou des distributeurs.

 

Les producteurs de porcs ou de volailles ont été plus heureux. Les premiers ont vu le prix de marché progresser de l’ordre de 20 %, les seconds ont réussi, via les industriels,, à faire passer des hausses auprès des grandes surfaces.

 

Retrouvez des éléments d’information concernant les années précédentes, en parcourant ces articles :

 

Revenu agricole 2011 : écarts croissants selon régions et productions - 7 août 2012 

 Agriculture et alimentation, un lien à protéger (santé, sécheresse, prix) - 5 juin 2011 

Déréglementation : crise alimentaire, bulle céréalière, éleveurs en péril - 20 février 2011

Revenu agricole 2010 : les céréaliers heureux, les animaliers moins - 17 décembre 2010 

 Crise agricole 2009 : les explications des services économiques APCA - 30 décembre 2009 

 

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