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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 19:27

Participer au débat public d’une façon ou d’une autre

 

L’hebdomadaire d’informations générales et locales, le Courrier de la Mayenne, dans son édition du 10 février, a publié en page Saint-Berthevin cet article concernant les prochaines élections cantonales des 20 et 27 mars 2011 (voir Cantonales 2011).

 

Michel Sorin n’exclut pas de se présenter

 

L’ancien maire de Saint-Berthevin avait été candidat aux cantonales sur le canton de Saint-Berthevin en 1998 et 2004. Pour les élections cantonales à venir, Michel Sorin explique « avoir fait acte publiquement de sa candidature dans le cadre d’un accord des partis politiques de gauche, mais ce n’est pas la solution qui a été retenue » (ndr : le candidat de la Gauche unie est Jérôme Célerier). Il déplore d’avoir été écarté.

« Je considère que ma candidature, si elle avait reçu le soutien de la « gauche unie », pouvait être plus compétitive que celle qu’ils ont retenue », déclare-t-il avant d’ajouter : « pour ma part, je laisse ouverte la possibilité d’être candidat, selon les réactions à la position que je prends et selon la volonté de citoyens sur le canton de partager mon combat politique ».

 

Jugeant floue l’appellation de « Gauche unie » - « toute la gauche n’est pas unie derrière eux (ndr : ces partis) », affirme-t-il - Michel Sorin ne se présente pas officiellement pour l’instant, mais compte participer activement au débat politique, en vue notamment des échéances nationales de 2012, dans le cadre de l’association Civiq.

« Il faut préparer un rassemblement politique sur des bases républicaines, ayant la volonté de changer la donne en France, puis en Europe. C’est ce combat que, avec mes amis mayennais, j’ai l’intention de mener, en relation avec Jean-Pierre Chevènement et le Mouvement Républicain et Citoyen. Dans ce but, je vais proposer des rencontres locales, ouvertes à tous, dans le cadre de l’association Civiq, afin de réfléchir, entre citoyens égaux et libres, au projet politique autour duquel se fera, demain, le rassemblement populaire que nous appelons de nos vœux ».

 

Rappel : Cantonales 2011 en Mayenne : Michel Sorin prend position clairement - 5 février 2011

 

Cet article est le 8ème sur ce blog dans la catégorie Cantonales 2011.

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 16:57

Avec CIVIQ, stimuler les partis qui se prétendent à gauche

 

En Mayenne, la politique est structurée en deux camps centristes qui sont en compétition, l’un de droite (majoritaire, avec 16 non inscrits, au Conseil général et les deux sénateurs), l’autre de gauche (ville et agglo de Laval, le député de la 1ère circonscription). Voir, à ce sujet : Cantonales 2011 en Mayenne : des centristes de droite et de gauche - 31 janvier 2011.

En dehors de ce périmètre centriste, libéral et européen, il est difficile d’exister. Même l’UMP, qui a pourtant deux députés, ne parvient pas à se faire une place significative au Conseil général (4 élus seulement sur 32).

 

Dans ce contexte, voici la position que j’ai prise en ce qui concerne les prochaines élections.

 

Michel SorinElections cantonales des 20 et 27 mars 2011 - canton de Saint-Berthevin

 

Déclaration de Michel Sorin, ancien maire de Saint-Berthevin

 

Ayant été candidat en 1998 et en 2004 sur le canton de Saint-Berthevin et restant présent sur le terrain politique mayennais et régional, la question de ma candidature aux prochaines élections cantonales m’est posée. J’avais fait acte publiquement de ma candidature dans le cadre d’un accord des partis politiques de gauche, mais ce n’est pas la solution qui a été retenue.

 

Les cartes des deux camps qui se partagent le Conseil général de la Mayenne sont désormais connues. Le conseiller sortant, qui ne se représente pas, soutient le maire de Saint-Berthevin, candidat de la majorité départementale, et l’opposition départementale sera représentée par le principal opposant au maire de Saint-Berthevin au sein de son Conseil municipal.

 

Ce sera, donc, un combat entre les candidats choisis par Jean Arthuis, centriste libéral de droite et Guillaume Garot, socialiste centriste. L’un et l’autre veulent les votes des électeurs, sans pour autant tenir compte de ce qu’ils ont à dire. Et ce qui sépare, au niveau national, le député du sénateur n’est pas très important. L’un et l’autre restent solidaires des politiques qui ont été conduites à partir de 1983, dont le résultat a été d’introduire le néolibéralisme en Europe. Les peuples européens sont de plus en plus enfermés dans une société inégalitaire où les principes et les valeurs de la démocratie et de la République sont bafoués.

 

En France, qui ne voit la nocivité de la politique du président de la République, élu en 2007 ? Il faut tout faire pour l’empêcher de poursuivre son action régressive à la tête de l’Etat. Cela suppose une mobilisation des citoyens autour d’un projet novateur et libérateur, qui n’existe pas actuellement au sein de l’opposition de gauche.

 

Pour le peuple français, la priorité est de se libérer d’un système politique qui l’oppresse et qui aggrave les effets de la crise. Un système qui place les élites loin des réalités de la vie quotidienne du plus grand nombre. Le monde du travail, celui qui produit des biens industriels et agricoles, indispensables à notre pays, se sent dévalué, méprisé, pendant que les secteurs d’activité liés au commerce d’importation et à la finance mondialisée sont survalorisés, alors qu’ils sont à l’origine des délocalisations et des suppressions d’emplois.

 

Il y a un combat urgent à mener, c’est celui de la capacité de notre pays à défendre et promouvoir son économie et, en premier lieu, ses emplois de production. N’oublions pas que, en 1981-82, ce sont les nationalisations industrielles et bancaires qui ont sauvé notre économie, avant que les politiques néolibérales de privatisations et de désengagement de l’Etat, voulues par la droite et acceptées par la gauche, laissent partir à l’étranger le savoir faire national.

 

Les emplois de production, c’est aussi en agriculture qu’il faut les défendre avec la même détermination dont font preuve les libéraux pour désarmer la PAC, la Politique Agricole Commune, qui avait, certes, des défauts mais elle avait le mérite de stabiliser le revenu des producteurs agricoles, avant d’être soumise à une entreprise de démantèlement de ses outils de régulation sous la pression des néolibéraux européens, dont le plus représentatif est, aujourd’hui, à la tête de l’Organisation Mondiale du Commerce.

 

Ces questions, qui sont fondamentales pour l’avenir de notre pays, notamment de sa jeunesse, ne sont pas abordées par les partis qui se targuent d’être, à eux seuls, les représentants en Mayenne de la « gauche unie » (avec les guillemets, car ce n’est pas vrai, toute la gauche n’est pas unie derrière eux). Ces partis préfèrent rester entre eux et s’adresser à l’électorat des couches moyennes et supérieures, mieux disposé à entendre leur discours feutré, technocrate, s’appuyant sur une ligne social-écolo-libérale. 

 

Le combat doit, donc, être mené par d’autres, celles et ceux qui n’ont pas accepté de se soumettre aux politiques néolibérales, relayées puissamment par les institutions européennes. Il faut préparer un rassemblement politique sur des bases républicaines, ayant la volonté de changer la donne en France, puis en Europe, à partir des échéances nationales de 2012.

 

C’est ce combat que, avec mes amis mayennais, j’ai l’intention de mener, en relation avec Jean-Pierre Chevènement et le Mouvement Républicain et Citoyen. Dans ce but, je vais proposer des rencontres locales, ouvertes à tous, dans le cadre de l’association CIVIQ, afin de réfléchir, entre citoyens égaux et libres, au projet politique autour duquel se fera, demain, le rassemblement populaire que nous appelons de nos voeux. Nous devons établir le dialogue à la base entre citoyens car c’est à une reconstruction de la politique qu’il faut s’atteler. Avis aux volontaires !

 

L’association CIVIQ* a été créée en 2002 pour cela. Le moment est venu de la relancer. Etant disponible, car n’ayant plus ni contrainte professionnelle ni mandat électif, je puis mettre mon expérience d’élu local et régional au service de mes concitoyens.

J’ai commencé à le faire depuis 2006 en publiant des articles de fond (plus de 1700) sur un blog http://mrc53.over-blog.com, qui est bien référencé sur le principal moteur de recherches Internet.

 

Mais il faut, maintenant, franchir un palier dans la vie de l’association, en lui donnant une impulsion forte sur le terrain, de nature à stimuler les partis politiques qui se prétendent à gauche mais, en réalité, se sont éloignés des intérêts du monde du travail et de la production.

 

 

* Voici la présentation de CIVIQ, actualisée le 10 juillet 2010.

 

Citoyenneté et Vie Quotidienne

CIVIQ : pour exprimer les attentes citoyennes

 

CIVIQ** (Citoyenneté et Vie Quotidienne) est une association créée en Mayenne le 11 décembre 2002. Elle est née de l’aspiration profonde à revitaliser la vie démocratique, après le premier tour de l’élection présidentielle, le 21 avril 2002, où la gauche n’avait pas été qualifiée pour le second tour.

Un partenariat lie l’association CIVIQ au Mouvement Républicain et Citoyen depuis 2004.

 

CIVIQ veut être un ferment démocratique dans la société

 

La mission de CIVIQ est de permettre à ses membres de réfléchir à certains aspects de la vie politique du pays, avec la possibilité de s’exprimer, leur opinion étant relayée par les militants du Mouvement Républicain et Citoyen.

 

Car n’oublions jamais que les principes démocratiques et républicains ne valent que s’ils entrent dans la réalité. « Le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple », nous savons bien que la pratique est loin de la théorie.

 

CIVIQ veut contribuer à la reconstruction du pays sur des bases républicaines

 

Nous avons vu les ravages provoqués par les effets de la crise du capitalisme financier. Celle-ci n’aurait pas existé si les chefs d’Etat et de gouvernement avaient joué leur rôle dans l’intérêt des peuples dont ils avaient la charge.

 

Dans ce contexte, marqué par l’extrême gravité de la situation économique et sociale en France et en Europe, il s’agit d’amorcer un travail intense de reconstruction politique sur des bases républicaines solides.

 

CIVIQ veut être un lieu de rencontre et de débat pour les citoyens

 

C’est un lieu d’expression pour les citoyennes et les citoyens qui, sans être membres d’un parti politique, veulent mieux comprendre la vie politique du pays et donner leur avis sur des aspects qui les concernent.

 

Le réseau associatif CIVIQ est organisé par département. Les ressources financières proviennent des cotisations, ainsi que des dons, de ses membres et sympathisants.

Le montant de la cotisation annuelle est fixé à 10 euros.

 

** CIVIQ adhère au Réseau des écoles de citoyens (RECIT) et à REsistance SOciale 

 

Cet article est le 7ème sur ce blog dans la catégorie Cantonales 2011.

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 22:56

Le centre d’Arthuis et la gauche de Garot en compétition

 

En Mayenne, le Conseil général est présidé par un centriste allié à la droite, Jean Arthuis, président de la Commission des finances au Sénat. L’opposition est présidée par Jean-Christophe Boyer, bras droit du socialiste Guillaume Garot, député-maire de Laval. Pas d’enjeu de majorité lors des prochaines élections cantonales, les 20 et 27 mars 2011.

La situation actuelle au Conseil général de la Mayenne

Jean Arthuis (Alliance centriste) préside les débats depuis son élection en 1992 avec une majorité départementale confortable, réunie dans le groupe des élus « Union pour la Mayenne », composée de 24 élus (4 Alliance centriste, 4 UMP, 16 non inscrits). La « Gauche unie » est faite de 8 élus (4 PS, 1 Vert, 3 divers gauche proches du PS), dont 6 sont dans des cantons renouvelables en mars 2011.

 

La Mayenne (département) est centriste dans l’âme. Pas étonnant qu’elle se partage entre un centriste de droite, majoritaire, et un centriste de gauche, dont les idées ne sont pas bien éloignées.

L’un des plus brillants hommes politiques que la Mayenne ait connu, Robert Buron, qui était un parisien débarqué en Mayenne en 1945 à l’âge de 35 ans pour conquérir un siège de député, avait décrit ainsi ce département, dans le livre « La Mayenne et moi - ou de la

démocratie chrétienne au socialisme », publié en 1978 (éditions Cana) par Jean Offredo, qui s’y était engagé auprès de lui avant sa mort en 1973.

« Il m’apparut assez vite que sous la croûte traditionaliste de respect pour l’ordre et de dévouement pour la religion, bouillonnaient dans les profondeurs mayennaises une violence à l’encontre des systèmes établis et une animosité particulièrement vive à l’égard des « maîtres » et des puissants, envers qui les autochtones font profession de témoigner leur déférence, voire une tendance mal comprimée à l’anarchie – qu’ils condamnent sévèrement sur le plan du discours – mais qui est l’aboutissement naturel, dans les périodes de crise, de leur individualisme exaspéré » (…).

« En bref, la Mayenne était programmée conservatrice par les observateurs. Son establishment était réactionnaire, mais il en allait tout différemment de son fonds réel dès que les circonstances lui permettaient de s’exprimer » (…).

 

Les maîtres actuels de la Mayenne ne sont pas réactionnaires. Ils sont centristes (ou non inscrits, ce qui est le cas de la majorité des conseillers généraux !), l’un sénateur dans la majorité, l’autre député dans l’opposition. Ils ont les mêmes idées, libérales, sur l’Europe et, si ce n’était ce système institutionnel qui favorise le clivage droite-gauche, ils seraient probablement dans le même camp politique.

 

Face à cette harmonie politique, il est heureux qu’il y ait matière à débat dans les projets de reconversion des terrains militaires du 42ème Régiment de Transmissions. Complexe culturel et sportif (Zénith de 5000 places) pour les centristes de droite, aux responsabilités départementales, cité de la réalité virtuelle et pôle de formation santé pour les centristes de gauche, au pouvoir à Laval et dans l’agglomération lavalloise.

 

Ce que Robert Buron - député MRP de la Mayenne, plusieurs fois ministre de la IVème République, ministre du général de Gaulle au début de la Vème République, négociateur des accords d’Evian mettant fin à la guerre d’Algérie puis, à la fin de sa vie, maire socialiste de Laval - avait compris (le bouillonnement d’une insatisfaction populaire vis-à-vis des pouvoirs établis), pourrait bien se traduire politiquement un jour par le rejet des politiques centristes et libérales, de droite ou de gauche.

 

En Mayenne, l’UMP est marginalisée (4 élus sur 32) à droite et le PS est hégémonique à gauche, acceptant de partager avec des alliés, sous réserve qu’ils partagent la ligne social-écolo-libérale.

La gauche communiste, cette fois-ci, s’est alliée avec le Parti de Gauche. Par volonté de marquer sa différence politique.

La gauche républicaine, dont les moyens actuels sont beaucoup plus limités, doit en faire autant, comme l’indique le texte qui suit.

 

Position du MRC 53 à propos des élections cantonales de mars 2011

 

Sous l’étiquette « Gauche unie », se présentent aux élections cantonales en Mayenne des candidats du PS, du PRG et d’EE Les Verts. N’y aurait-il pas derrière ce slogan la volonté de faire croire que la gauche est unie ? Alors que ce n’est pas le cas.

 

Le problème de cette gauche, c’est qu’elle fait semblant et cette attitude est sévèrement jugée par les citoyens (voir l’étude publiée par Le Monde, ce 31 janvier, sous le titre Les Français sont sans illusions sur les élus et leurs promesses).

Plus d'un Français sur deux ne fait confiance ni à la droite ni à la gauche pour résoudre ses problèmes. Le discrédit affecte aujourd'hui tout particulièrement les élus locaux (les Français attendent de plus en plus des élus qu’ils les protègent). C’est particulièrement le cas dans l’électorat traditionnel de la gauche (les jeunes, les diplômés, les « sans religion », notamment).

La réalité, c’est que la gauche en Mayenne, ce n’est pas seulement cette gauche social-écolo-libérale pilotée par le PS - qui s’efforce d’écraser la concurrence - c’est aussi la gauche communiste et radicale du Front de gauche (PCF et PG), la gauche radicale anticapitaliste (NPA, POI, LO) et la gauche républicaine et citoyenne (MRC). Certes, les forces électorales de ces différentes gauches sont très différentes. Ce n’est pas une raison pour en nier l’existence.

 

C’est d’autant plus inacceptable que la gauche social-écolo-libérale refuse d’aborder les orientations politiques pour les échéances électorales nationales de 2012  et se « cantonne » à des idées consensuelles sur les questions départementales. On se demande si elle a réfléchi à la question essentielle : comment réorienter la politique de la France et de l’Europe pour ouvrir des perspectives plus souriantes au monde du travail ? 

 

Les élections cantonales sont aussi un temps fort que les citoyens doivent mettre à profit pour débattre de la situation du pays dans son ensemble, pas seulement pour critiquer les décisions du pouvoir en ce qui concerne leurs répercussions sur les collectivités territoriales, ce qui doit être fait mais n’est pas suffisant. Il faut aussi remettre en cause les choix libéraux qui ont été faits par la gauche à partir de 1982-83 en introduisant, sous couvert d’Europe, le néolibéralisme en France.

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen, s’adressant aux Mayennais dont la sensibilité politique est républicaine et progressiste, propose de développer des réflexions de fond sur les problèmes économiques et sociaux du monde du travail et des couches populaires, avec mention spéciale aux paysans éleveurs qui vivent une crise sans précédent dans leur profession, au point de risquer d’être préjudiciable à l’avenir de la société française dans son ensemble.

 

Nous proposerons des rencontres dans le cadre de l’association CIVIQ afin de permettre aux citoyens de s’exprimer sur la réalité de ce qu’ils vivent, de débattre entre eux et avec les partis politiques sur les questions de société et de faire des propositions pour une meilleure organisation de la société.

Par ailleurs, le MRC 53, en tant que mouvement politique, prendra comme références le programme du MRC pour 2012 (voir Le Programme de Salut Public du Mouvement Républicain et Citoyen) et le livre de Jean-Pierre Chevènement « La France est-elle finie ? » (Voir Livre Chevènement : rencontre avec l'auteur, librairie Doucet, Le Mans -  29 janvier 2011).

 

Cet article est le 6ème sur ce blog dans la catégorie Cantonales 2011.

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 23:51

Dans quel état d’esprit seront les citoyens en mars 2011 ?

 

Les prochaines élections cantonales auront lieu les 20 et 27 mars 2011. Extrait du Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 6 octobre 2010 : les dates des élections des conseillers généraux :

(…) C’est la première fois que pour la série renouvelable en 2011 les candidats devront se présenter avec un suppléant de l’autre sexe, en application de la loi du 31 janvier 2007 tendant à promouvoir l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives ; toute campagne de promotion publicitaire d’un département est interdite depuis le 1er septembre ; les règles relatives aux comptes de campagne s’appliquent, dans les cantons de plus de 9 000 habitants, à toute action engagée en vue de l’élection depuis le 1er mars 2010.

Ces élections cantonales seront les dernières avant les élections territoriales de mars 2014. Les conseillers généraux élus l’année prochaine le seront pour un mandat de trois ans, en application de la loi du 16 février 2010 organisant la concomitance des renouvellements des conseils généraux et régionaux.

Sous réserve de l’adoption définitive par le Parlement du projet de loi de réforme des collectivités territoriales*, c’est donc la dernière fois que les Français éliront des conseillers généraux : ceux-ci auront pour successeurs, en 2014, des conseillers territoriaux, élus selon les mêmes modalités mais qui siégeront à la fois au conseil général et au conseil régional.

* Voir Réforme territoriale : adoption demain du projet de loi par les députés - 27 septembre 2010

 

En  Mayenne, le renouvellement concernera 17 cantons (sur 32), ceux qui sont situés à l’ouest du département (à part l’exception de Château-Gontier). Voir les deux articles publiés à ce sujet :

Guillaume Garot (PS) : la Gauche unie aux cantonales en Mayenne -  25 septembre 2010

Cantonales 2011 en Mayenne : Ouest-France fait le point et surprend - 1 octobre 2010

 

Résultats des précédentes élections : voir Ouest-France Elections Cantonales 2004).

 

Le canton de Saint-Berthevin se singularise par un écart de 34 voix entre Marcel Rousseau, réélu (majorité départementale, Alliance centriste) et Alain Viot (Gauche unie). C’est le seul canton de l’agglomération lavalloise, conservé par la majorité départementale (Arthuis, centre droit) en 2004.

 

Comment se présentent les élections 2011 dans ce canton de Saint-Berthevin ?

 

Le conseiller général sortant, Marcel Rousseau, prendra la décision en fin d’année d’être à nouveau candidat ou pas. Par déduction de certaines informations, la probabilité est grande qu’il ne se représente pas, laissant la voie libre à une candidature possible du maire de Saint-Berthevin, Yannick Borde.

Ce canton est fort convoité à gauche, car il est le seul où la gauche n’a pas de sortant. Dans le cadre de la « Gauche unie », plusieurs partis ont fait acte de candidature. Je ne suis pas chargé de dévoiler les petits secrets, mais les jeux sont faits. J’ai proposé ma candidature, qui n’a pas été retenue.

Je vais consulter les amis avant de prendre une décision. Je ne serai candidat que dans le cadre d’une démarche citoyenne au niveau du canton, dans son ensemble (communes de Saint-Berthevin, L’Huisserie, Ahuillé, Astillé, Courbeveille, Montigné-le-Brillant, Nuillé-sur-Vicoin).

Quand j’observe l’évolution de la situation nationale, un sursaut citoyen me semble nécessaire. Cela n’est possible qu’en s’adressant à tous avec le souci de comprendre ce qui nous arrive (la mondialisation libérale, la crise du capitalisme financier, les conséquences pour l’emploi industriel et agricole, l’indispensable changement de politique aux niveaux national et européen).

Il faut tout remettre à plat, car plus rien ne fonctionne correctement dans notre système politique. C’est de cela que j’ai envie de parler avec les habitants de mon canton.

 

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 22:03

Pour le MRC, la gauche unie, c’est un combat à mener

 

La Gauche unie présentera un candidat par canton. C’est ce qu’a affirmé Guillaume Garot, premier secrétaire du PS en Mayenne, maire de Laval, député, porte-parole de Ségolène Royal (voir Guillaume Garot (PS) : la Gauche unie aux cantonales en Mayenne - 25 septembre 2010).

 

Mais il n’a pas dit qui ferait partie de la « Gauche unie » …

Premier constat : le Parti de Gauche n’a pas été invité. Peut-être celui-ci ne le souhaitait-il pas ? Je n’en sais rien. Je constate que ce n’est pas toute la gauche et je le regrette.

Second constat : dans un long et bon article de Ouest-France (page Mayenne), ce 1er octobre, Arnaud Bélier affirme que je n’aurai pas l’investiture de la « Gauche unie » sur le canton de Saint-Berthevin.

Cela commence bien ! Alors que, hier soir, nous étions réunis, à l’initiative de Guillaume Garot, pour le lancement de la démarche préparatoire à l’élaboration d’un projet et à la désignation des candidats…

 

Il faut savoir si la « Gauche unie » a vocation à se limiter au PS, au PRG et à Europe Ecologie, l’alliance mise en place aux cantonales 2004. Une chose est certaine : l’information parue dans Ouest-France, concernant le canton de St-Berthevin, prend sa source à un haut niveau de responsabilité autour de Guillaume Garot.

 

On me pose des questions à ce sujet. Je ne puis répondre qu’en faisant ce constat : le canton de St-Berthevin est le seul de l’agglomération lavalloise, parmi les renouvelables, à ne pas avoir d’élu sortant de gauche. Il ne laisse pas indifférents d’autres partis. La question est de savoir si la gauche veut le gagner. C’est pour cela que je me bats.

Michel Sorin

 

Voir Ouest-France : Michel Sorin annonce son retour sur la scène politique - 10 août 2010

et Michel Sorin veut faire basculer le canton de Saint-Berthevin à gauche - 12 août 2010

 

D’autres informations dans l’article de Ouest-France

 

La situation actuelle au Conseil général de la Mayenne

Jean Arthuis (Alliance centriste) préside les débats depuis son élection en 1992 avec une majorité départementale confortable, réunie dans le groupe des élus « Union pour la Mayenne », composée de 24 élus (4 Alliance centriste, 4 UMP, 16 non inscrits). La « Gauche unie » est faite de 8 élus (4 PS, 1 Vert, 3 divers gauche proches du PS), dont 6 sont dans des cantons renouvelables en mars 2011.

 

La réforme territoriale a des incidences sur cette élection

La réforme territoriale, en cours de discussion au Parlement (voir Les députés et sénateurs mayennais de droite, rétifs à la ligne Sarkozy - 29 septembre 2010) suscite beaucoup d’interrogations parmi les conseillers généraux. Elle prévoit la création  en 2014 d’une fonction de conseiller territorial, fusion du conseiller général et du conseiller régional. Du coup, beaucoup de candidats potentiels sont dans l’expectative.

           

La question de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes perturbe l’harmonie entre Europe Ecologie et le PS au niveau régional

Les militants Europe Ecologie pourraient préférer des candidatures autonomes, mais c’est peu probable en Mayenne.

 

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 22:32

La Mayenne a besoin d’une gauche crédible et porteuse d’espoir

 

Après une progression dans toutes les élections depuis 2004 en Mayenne, la gauche est devenue majoritaire dans ce département aux élections régionales en mars 2010 (voir Régionales : les enseignements qu'en tire JYves Delort en Mayenne), ce qui lui a permis d’obtenir cinq sièges au Conseil régional des Pays de la Loire.

 

Le rassemblement de la gauche au premier tour des élections cantonales en 2004 (à l’exception du MRC, qui était alors exclu de la Gauche unie) avait porté ses fruits, puisqu’elle emportait les quatre cantons à pourvoir à Laval : trois PS : Guillaume Garot (Laval Sud-ouest), Nicole Peu (Laval Nord-est) et Yan Kiessling (Laval St-Nicolas) et un Vert : Claude Gourvil (Laval Nord-ouest). Il s’y ajoutait les deux cantons de Mayenne : Michel Angot, proche du PS (Mayenne-ouest) et Jean-Pierre Bernard-Hervé PS (Mayenne-est).

Donc, carton plein à Laval et Mayenne pour la gauche (6 élus au lieu de trois, précédemment : Georges Minzière et Hervé Eon à Laval, Claude Leblanc à Mayenne). Echec de très peu à Saint-Berthevin et Loiron.

 

Sur les 17 sièges à pourvoir (moitié ouest du département), 5 avaient été pourvus au premier tour : Philippe Henry (Château-Gontier Est), Paul Chaineau (Craon), Jean-Marc Allain (Gorron), Guillaume Garot (Laval Sud-ouest), Elisabeth Doineau (St-Aignan-sur-Roë).

 

Les 12 élus au second tour étaient : Dominique Collet (Ambrières-les-Vallées), Gérard Lemonnier (Chailland), Claude Boiteux (Cossé-le-Vivien), Gilbert Dutertre (Ernée), Jean-Pierre Dupuis (Landivy), Nicole Peu (Laval Nord-est), Claude Gourvil (Laval Nord-ouest), Yan Kiessling (Laval St-Nicolas), Nicole Bouillon (Loiron), Jean-Pierre Bernard-Hervé (Mayenne-est), Michel Angot (Mayenne-ouest), Marcel Rousseau (St-Berthevin).

 

Dans le Courrier de la Mayenne, cette semaine (23 septembre), Guillaume Garot répond à la question de J-M Desaunai (l’interview de la semaine)

« En tant que responsable du PS mayennais, comment allez-vous préparer les cantonales de mars 2011 ? »

« Depuis 2004, le PS s’est engagé dans la Gauche unie qui rassemble les socialistes, le PRG, les Verts et quelques personnalités locales non encartées à l’instar de Michel Angot, maire de Mayenne. La démarche sera la même en 2011, il y aura un candidat de la Gauche unie dans tous les cantons renouvelables et je souhaite que l’on renforce nos positions au sein du Conseil général ».

 

Retraites-gauche53-60910-004-T.jpgTravaux pratiques : dans un courriel adressé aux partenaires de la gauche, il écrit « Plus que jamais, nous devons, unis et rassemblés, porter haut les valeurs de justice et de progrès. La Mayenne a besoin d’une Gauche crédible et porteuse d’espoir ». A son initiative, une rencontre aura lieu prochainement, à laquelle sont invités, en plus du PS, le Parti communiste, le Mouvement Républicain et Citoyen, le Parti radical de gauche et Les Verts.    

 

Lors de la réunion publique sur les retraites, le 6 septembre à Laval, Françoise Marchand (Verts) à gauche, Michel Sorin (MRC) au micro, Guillaume Garot (PS) et Michel Neveu (PRG) à droite. 

 

 

 

Lu dans la presse nationale

Auxiette Laval 110310 004Réussir un autre retour de l'équipe de France (socialiste) par Jacques Auxiette, (ci-contre, à Laval), président de la région des Pays de la Loire (Le Monde, 23 septembre). C’est amusant et bien écrit.

Les socialistes, la gauche et l'alchimie de l'union (Michel Noblecourt, Le Monde, 24 septembre). 

 

A signaler, le débat qui a eu lieu le 5 septembre lors de l’université d’été du MRC à Valence, entre François Hollande et Jean-Pierre Chevènement :

Le débat intégral en vidéo entre Jean-Pierre Chevènement et François Hollande

Université d'été MRC à Valence : le dialogue Chevènement-Hollande

 

Cet article est le 12ème sur ce blog dans la catégorie Partis de gauche 53 rencontres.

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 10:32

Les citoyens doivent se mettre en marche et peser sur la politique

 

Comme je l’avais annoncé dans un article publié le 4 août (voir Nouvelle donne 2010-2012 pour le MRC et CIVIQ en Mayenne-Sarthe), j’ai rencontré des représentants de la presse 53 la semaine dernière dans le but de relancer le MRC et l’association CIVIQ en Mayenne.  

Une phrase de ce texte, la dernière, a intéressé mes interlocuteurs de Ouest-France (voir Ouest-France : Michel Sorin annonce son retour sur la scène politique - 10 août 2010), du Courrier de la Mayenne et de France Bleu Mayenne, c’est celle-ci :

Concernant les prochaines élections cantonales (en mars 2011, élections au Conseil général dans la partie ouest du département), nous avons pris des contacts avec d’autres partis de gauche pour que, sur le canton de Saint-Berthevin, le candidat MRC soit soutenu, dès le premier tour, par l’ensemble de la gauche.  

Ma rencontre, le 6 août, avec Cécile Le Franc, rédactrice du Courrier de la Mayenne, m’avait plu. Je découvre son article dans l’édition de l’hebdomadaire datée de ce 12 août, avec ce titre en première page « Canton de Saint-Berthevin : Michel Sorin veut le faire basculer à gauche ». En voici le contenu, dans la rubrique « L’interview de la semaine » :

 

Michel Sorin, représentant du MRC et Civiq

« Saint-Berthevin pourrait être à gauche »

 

Absent des instances politiques depuis la perte de son mandat de conseiller régional en 2004, Michel Sorin revient aux affaires et lance la campagne des cantonales. Michel-Sorin.jpg

 

Maire de Saint-Berthevin, conseiller régional, secrétaire départemental du parti socialiste. Depuis 2004, vous n’exercez plus aucun mandat. Comment avez-vous traversé cette période ? 

Cette période de repli m’a fait du bien. Tant sur le plan de la santé que sur le plan de la réflexion. Le fait de ne plus être maire m’a donné plus de temps pour écouter. Cela m’a permis de reprendre mes idées. Quand on a trop de responsabilités, on n’arrive plus à réfléchir.

 

Depuis combien de temps envisagiez-vous de revenir aux affaires ? 

Cela fait longtemps mais j’attendais l’opportunité. Je vais être en retraite. J’ai attendu aussi au Congrès du MRC une clarification politique. Maintenant, je veux mettre mon expérience à la disposition des citoyens. Je veux toujours me rendre utile avec pour objectif fondamental de susciter une participation citoyenne, en vue d’élaborer un projet pour la gauche en 2012.

 

Avant cette échéance, vous ne cachez pas votre intérêt pour les prochaines élections cantonales, sur Saint-Berthevin. Serez-vous candidat ? 

J’ai fait le constat que Saint-Berthevin pourrait être à gauche si la gauche se rassemble dès le premier tour. Et je pense être le meilleur candidat. Depuis 2001, la gauche n’a rien réussi au niveau local et cantonal. Il faut se positionner dès maintenant. C’est le mandat qui me convient le plus, je crois. Je suis humaniste dans ma démarche.

 

Qu’entendez-vous par là ? 

Avec le MRC et le mouvement Civiq, nous voulons rencontrer les gens individuellement, afin de répondre à leurs sollicitations. Nous ne pouvons pas animer de réunion partout. Les gens se plaignent mais il faut passer à l’action. Il faut que les citoyens veuillent se mettre en marche. Nous sommes prêts à faire des choses avec eux.

 

Représentant du mouvement chevènementiste en Mayenne, comment vous positionnez-vous sur les retraites ? 

Il y a eu une dérive libérale. Les politiques ne décident plus en fonction de l’intérêt général, mais de l’intérêt de la finance. Tant que cette politique continuera, on ne pourra pas trouver d’autres solutions que financières au problème des retraites. Or, la solution ne peut pas être seulement financière. Nous sommes pour maintenir le principe de la retraite à 60 ans. Les classes populaires sont les premières victimes des réformes envisagées, alors qu’elles ont commencé à travailler plus tôt.

 

Et la réforme sur les collectivités territoriales ? 

Elle remet en cause la décentralisation et favorise les grands pôles urbains. Il faudrait sans doute redéfinir les missions de chacun et rebattre les cartes. Réaliser des économies, comme c’est l’objectif avec ce projet, ne peut pas constituer le seul but d’une réforme.

 

Cet article est le 28ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC 53.

 

 

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 23:08

La gauche peut gagner les élections cantonales à Saint-Berthevin

 

C’était la dernière phrase du texte communiqué à la presse. C’est cette phrase que mes interlocuteurs ont retenue quand je leur ai présenté le document la semaine dernière (voir Nouvelle donne 2010-2012 pour le MRC et CIVIQ en Mayenne-Sarthe - 4 août 2010).

« Concernant les prochaines élections cantonales (en mars 2011, élections au Conseil général dans la partie ouest du département), nous avons pris des contacts avec d’autres partis de gauche pour que, sur le canton de Saint-Berthevin, le candidat MRC soit soutenu, dès le premier tour, par l’ensemble de la gauche ».

 

Voici l’article paru sous la signature de Arnaud Bélier, directeur 53 Ouest-France (édition mayennaise des 7-8 août).

 

Michel SorinMichel Sorin, chantre de la gauche républicaine 

 

L'ex-patron des socialistes mayennais, aujourd'hui chevènementiste, se rêve candidat de la gauche aux cantonales à Saint-Berthevin.

Entretien réalisé par Arnaud Bélier avec Michel Sorin, ancien maire de Saint-Berthevin (1990-2001), responsable départemental du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC).

 

Vous annoncez en quelque sorte votre retour sur la scène politique mayennaise, pourquoi ?

A une certaine époque, on m’a reproché d’avoir trop de responsabilités : maire de Saint-Berthevin, conseiller régional, secrétaire fédéral du Parti socialiste… Ces dernières années, j’ai levé le pied sur le plan local pour m’investir au secrétariat national du Mouvement Républicain et Citoyen, avec un rôle d’animation sur le Grand Ouest, jusqu’en Poitou-Charentes. Au dernier congrès du MRC, j’ai fait un peu figure d’opposant en présentant une contribution contre la ligne de notre président Jean-luc Laurent, que je ne trouve pas assez ouverte, trop centrée sur la région parisienne. Plutôt que d’essayer de le convaincre, j’ai décidé de revenir à la base, de m’investir pleinement sur le local, en Mayenne et en Sarthe.

 

Qu’entendez-vous par là ?

Mon dernier mandat, conseiller régional, s’est achevé en 2004. Certains en ont conclu que j’étais désormais en dehors des clous. C’est vrai que j’étais alors saturé. Mais je me suis remis en forme. Nous avons créé l’association Civiq avec Georges Minzière et une dizaine de militants, puis nous avons ouvert le blog MRC 53-Civiq, sur lequel nous avons publié plus de 1 500 articles ces quatre dernières années. Je serai dégagé de mes obligations professionnelles en octobre, je suis donc prêt, dès aujourd’hui, à mettre ma disponibilité, mon dynamisme, au service des citoyens pour faire appliquer, encore et toujours, les valeurs et les principes de la gauche républicaine.

 

Ce qui passe par les élections ?

Ma démarche n’est pas du tout électoraliste, mais nous entendons bien être présents aux élections cantonales de mars prochain. Nous avons pris des contacts pour que, sur le canton de Saint-Berthevin, le candidat MRC soit soutenu dès le premier tour par l’ensemble de la gauche.

 

Et ce candidat, ce serait vous…

Oui, j’ai toujours été candidat sur ce canton. En 1998, j’avais obtenu 48 % des voix, sans faire campagne. Notre candidat était décédé quatre semaines avant le premier tour, je m’étais présenté au pied levé. Sans cela, Marcel Rousseau n’aurait pas été élu. En 2004, j’ai obtenu 10,5 % alors que le PS avait présenté la candidature d’Alain Viot. Aujourd’hui, je suis le mieux à même de l’emporter. Alain Viot a fait des erreurs aux municipales à Saint-Berthevin, il n’a plus le soutien de la Gauche, ni de Guillaume Garot. Et, même si je suis anticapitaliste depuis 1973, une partie de l’électorat de droite, la frange gaulliste sociale, peut voter pour moi sur des bases humanistes.

 

Cet article est le 27ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC 53.

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