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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 11:40

 

Une énergie renouvelable, sans déchet ni pollution

 

Dans un premier article paru, hier, sur l’énergie éolienne, j’indiquais que cette énergie, appelée à se développer, fait face à des vents contraires ou, pour le moins, à des demandes de clarification des conditions dans lesquelles son développement pourra se réaliser.

 

Gérard Pierre, qui fait partie des sceptiques, y voit un intérêt seulement dans le cas où elle permet de produire de l’électricité à la place des centrales à charbon ou à gaz, diminuant ainsi les gaz à effet de serre. Voir Gérard Pierre et l'énergie éolienne : oui, mais pas d'intérêt en France -19 avril 2010. 

 

Michel Lemosquet, qui est favorable à l’énergie éolienne car elle permet de réduire la part de l’énergie nucléaire dans la production d’électricité en France, m’a transmis le texte qu’il avait adressé en réponse aux questions du quotidien Ouest-France, le 4 février 2010.

 

Rappel : son nom et celui de Gérard Pierre évoquent la rencontre CIVIQ à Saint-Berthevin sur les énergies (voir Echos de la rencontre CIVIQ du 26 octobre à Saint-Berthevin - 27 octobre 2006 et Exposé de Michel Lemosquet sur les énergies - rencontre CIVIQ St-Berthevin - 21 avril 2007).

 

Voici le point de vue de Michel Lemosquet.

 

L’ÉOLIEN : UNE ÉNERGIE PROPRE ET DURABLE

 

POURQUOI ÊTES-VOUS FAVORABLE AUX EOLIENNES ?

 

Parce que c’est une énergie propre, renouvelable et décentralisée. Contrairement aux modes de production d’électricité utilisant du combustible, l’énergie éolienne n’émet ni déchet, ni pollution, ni gaz à effet de serre. Elle n’utilise que la force du vent inépuisable, propre et gratuite. C’est une production locale qui évite le transport du combustible, réduit le transport de l’électricité et la déperdition d’énergie liée à celui-ci. Elle contribue à l’amélioration de l’autonomie et de la sécurité d’alimentation ainsi qu’à l’indépendance énergétique.

 

POURQUOI N’EST-CE PAS DANGEREUX POUR LA SANTE ?

 

Les éoliennes modernes présentent des niveaux sonores difficilement perceptibles et sont de toute façon installées à au moins 400 m des habitations. La loi française sur le bruit (la plus contraignante du monde) n’autorise pas l’émergence de plus de trois décibels la nuit par rapport au niveau sonore ambiant.

En outre, la tension en sortie d’éolienne est de 700 volts. Les champs électromagnétiques, proportionnels à la tension et à l’intensité du courant, sont infimes par rapport à une ligne THT de 400 000 volts, par exemple.

 

CELA NE FAIT PAS BAISSER LE PRIX DE L’IMMOBILIER ?

 

Toutes les enquêtes faites sur la valeur de l’immobilier (récemment une étude de l’association des notaires) démontrent qu’en règle générale et en moyenne, il n’y a pas dans le temps une influence sur la valeur de l’immobilier. Il existe même un public très favorable pour qui l’éolien est un plus. 

 

POURQUOI NE PAS LES CONSTRUIRE DANS LES FRICHES INDUSTRIELLES ?

Parce qu’on ne construit pas d’éoliennes n’importe où et que la législation est très stricte, il y a des distances à respecter pour veiller à une certaine insertion paysagère, aux possibilités de raccordement, aux activités de proximité etc.

 

PUISSANCE ET RENDEMENT

 

Les éoliennes tournent 2 300 heures par an, à pleine puissance mais tournent 85 % du temps à puissance variable. Leur capacité de production est élevée. Les plus grosses, celle de 3 mégawatts, fournissent plus de 7 millions de kilowatt/heures par an, ce qui correspond, pour reprendre l’exemple pervers des fers à repasser, à 800 fers à repasser de 1 000 Watts de puissance, tournant 24 heures sur 24, 365 jours par an et plongés dans un congélateur ! c’est à dire une situation de délire :« 800 fers à repasser ou aspirateurs x 1 KW de puissance x 8 760 heures par an = 7 millions de kilowatt/heures par an ».

Plus sérieusement, la communauté de communes de Bais consomme en tout 35 millions de kilowatt/heures d’électricité par an. 7 éoliennes de 2 MW suffiraient à couvrir cette consommation. Avec 80 éoliennes réparties au mieux sur le département, on pourrait couvrir 20% de la consommation électrique mayennaise.

 

NUCLÉAIRE ET ÉOLIEN

 

Selon RTE, la consommation électrique totale française a été de 486 TWH en 2009 (moins 1,6 % par rapport à 2008). L’éolien produit aujourd’hui 15 TWH, ce qui fait 3 % de la consommation totale. Si l’objectif du grenelle de l’environnement est atteint en 2020, soit 25 000 MW(19 000 MW éolien on shore + 6 000 éolien off shore), l’éolien représentera 15 % et ne coûtera rien aux citoyens puisque le prix de marché dépassera le prix de rachat par EDF.

A puissance égale, l’éolien crée moitié plus d’emplois que le secteur nucléaire.

La majorité des pays de la planète ne construisent plus de réacteurs nucléaires car ils sont trop chers, trop longs à construire et les réserves de leur combustible, l’uranium, seront épuisées avant un siècle.

Mais l’inconvénient majeur du nucléaire reste ses déchets, dont on ne sait que faire et dont le stockage reste très onéreux et dangereux. Le nucléaire n’est pas reconnu dans le développement durable car il fait peser des risques trop importants pour les générations futures.

 

La Chine développe massivement l’éolien et le nucléaire y reste marginal. (9 000 MW éoliens installés en 2009). L’Allemagne ne revient pas sur la sortie du nucléaire et nous vend beaucoup plus d’électricité que nous lui en vendons. Le solde négatif est de plus de 10 TWH. Elle a déjà atteint le niveau français, objectif du grenelle 2020, soit 25 000 MW installés.

Les Etats-Unis ont développé plus de 10 000 MW éoliens en 2009.

La Grande-Bretagne prévoit de couvrir la consommation de tous ses foyers par l’énergie éolienne en 2020. L’Espagne a enregistré un record de production d’électricité par éoliennes, en raison de forts vents, fournissant la moitié de l’électricité totale produite. (AFP nov. 2009).

 

Le nucléaire fait beaucoup d’annonces mais peu de réalisations (hormis l’EPR de Finlande et de Flamanville). En 2008 et 2009, c’est la filière éolienne qui a installé le plus de puissance électrique au monde (60 000 MW installés).

La France est le seul pays de la planète où le nucléaire fournit les 3/4 de notre électricité. Tout le monde reconnaît aujourd’hui, qu’il faut faire évoluer notre mixe énergétique, vers moins de nucléaire et plus d’énergies propres et renouvelables. Toutes les énergies renouvelables sont complémentaires et doivent trouver leur place aujourd’hui : l’hydraulique, la biomasse, l’éolien, le solaire, la cogénération. Mais aussi toutes les économies d’énergie sont des leviers indispensables pour répondre à la fois à la raréfaction des ressources fossiles et aux émissions de gaz à effet de serre.

En outre, la prolifération du nucléaire est reconnue menaçante pour la Paix. Cela constitue un problème majeur aujourd’hui.

 

En conclusion, la majorité de la population est favorable aux éoliennes. La campagne n’est pas uniquement un lieu de villégiature, c’est aussi un espace de développement économique et social.

 

Cet article est le 53ème paru sur ce blog dans la catégorie Climat énergies environnement

 

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 20:09

 

L’éolien a de l’avenir mais à certaines conditions

 

L’énergie éolienne fait partie des énergies renouvelables. De ce fait, elle est appelée à prendre une part plus importante dans la production d’énergies.

 

Un titre de Ouest-France, en page Pays de la Loire, le 26 mars 2010, était très clair en ce sens « L’énergie éolienne régionale appelée à forcir. L’Etat veut booster l’éolien en Pays de la Loire. Le terrestre, mais aussi l’offshore, au large des îles d’Yeu et Noirmoutier ».

Mais, le 31 mars, dans le même quotidien, un autre titre, en page nationale cette fois, sous la signature de Paul Burel, était beaucoup moins favorable :

Des vents contraires soufflent sur les éoliennes

« La mission menée par le député UMP Patrick Ollier appelle à un lourd encadrement des installations. Cela risque de faire grincer quelques dents, pas seulement chez les Verts ».

 

Cette question est traitée avec un autre regard sur le site Rue89 par Lucie Crisa, le 1er avril.

Rapport Ollier : les éoliennes en mer sont-elles la solution ?

 

Quel est le regard de Gérard Pierre, spécialiste des énergies à « Sauvons le climat » et au MRC ? Je lui ai demandé, après avoir reçu le texte d’un entretien que Michel Lemosquet avait accordé à Ouest-France en février. Ces deux noms évoquent la rencontre CIVIQ à Saint-Berthevin sur les énergies (voir Echos de la rencontre CIVIQ du 26 octobre à Saint-Berthevin - 27 octobre 2006 et l’Exposé de Gérard Pierre sur les énergies - rencontre CIVIQ 26 10 06 St-Berthevin - 21 avril 2007).

Voir aussi MRC 44 Energies : Gérard Pierre a présenté ses orientations à Nantes - 2 février 2010  

 

Gérard Pierre et Michel Lemosquet s’opposaient sur l’énergie nucléaire en 2006. Ils s’opposent sur l’énergie éolienne en 2010. Voici d’abord le texte de Gérard Pierre (celui de Michel Lemosquet suivra dans un second article).  

Energies Nantes G Pierre 290110 004L’énergie éolienne

 

L’énergie éolienne a été largement utilisée en Europe entre le dixième siècle et l’ère industrielle, principalement pour moudre le grain et pour pomper de l’eau. Le développement de la machine à vapeur et plus tard de l’électricité a amené le déclin de ce type d’énergie car elle était dépendante du vent. La marine à voile a été remplacée par la marine à vapeur pour les mêmes raisons.

            Le développement de l’éolien pour produire de l’électricité est venu du Danemark et surtout d’Allemagne avec l’arrivée des « Grünen » (Verts) dans la coalition gouvernementale et surtout le choix politique de sortie du nucléaire. C’est surtout grâce à des tarifs fortement subventionnés, fondés sur son image vertueuse et l’espoir que son développement industriel abaisse suffisamment les coûts, qu’elle s’est développée. Elle se développe maintenant en France malgré la faible consommation d’énergies fossiles du pays pour produire son électricité.

Le kWh éolien coûte plus cher à produire que celui des énergies hydraulique, nucléaire ou fossile. La partie principale du coût est dans la machinerie elle même (75 % selon l’ADEME). Pour des installations terrestres, elle se situe entre 5 et 8 c€/kWh contre 3 c€ pour le nucléaire français et 4 à 6 c€ pour les centrales à gaz ou à charbon. Pour des installations en mer, le coût du kWh est plutôt de l’ordre de 13 c€. A l’exception du photovoltaïque, c’est le mode de production d’électricité le plus coûteux.

Au niveau mondial, l’électricité est produite à 66,2 % par les fossiles, 15 % par le nucléaire et 18,8 % par le renouvelable. Cette production d’électricité par l’énergie renouvelable est assurée à 89 % par l’hydraulique, 5,7 par la biomasse, 3,5 % par l’éolien, 1,7 % par la géothermie et 0,2 % par le solaire.

L’énergie éolienne est très dispersée, diluée et de plus intermittente. Sa densité est extrêmement faible, moins de 0,02 TWh/an/km2, alors qu’une centrale thermique solaire présente une densité de 10 TWh/an/km2, soit 500 fois plus.

La puissance moyenne délivrée ne représente que 20 à 30 % de la puissance installée des éoliennes situées dans les terres et 40 à 50 % pour celles qui sont installées en mer. Elles ne produisent qu’avec des vents dont la vitesse est comprise entre 25 et 90 km/h.

Les principaux défauts de l’énergie éolienne proviennent de ce que :

·         son coût élevé, exige actuellement d’importantes aides publiques.

·         les fluctuations de ce type d’énergie peuvent être acceptées par le réseau à condition qu’elles restent dans des limites raisonnables (quelque % de la production totale).

·         l’intérêt écologique de la réduction des émissions de GES (Gaz à Effet de Serre) est limité dans un pays disposant d’une production peu émettrice.

Le Danemark est le pays où la part de l’éolien est la plus grande. Depuis 2003, elle atteint 15 %, date à laquelle cette production s’est stabilisée suite à la suppression des subventions.  Il faut noter que cette production est adossée à l’hydraulique norvégienne qui assure par sa souplesse la continuité de la production. La part de la production éolienne de l’ensemble des pays de la plaque scandinave est plutôt de l’ordre de 4 à 5%. Les plus optimistes considèrent que la part de l’éolien peut passer la barre des 10 %. Il est couramment admis que la France ne pourra pas dépasser les 5%.

En Allemagne, au Danemark, l’énergie éolienne contribue à diminuer les rejets de gaz à effet de serre, car ces pays utilisent principalement les fossiles pour produire leur électricité et dans ce cas chaque kWh produit par les éoliennes contribue à diminuer les émissions de GES. Il n’en est pas de même en Suède ou en France où l’électricité est produite avec très peu d’émission de GES grâce à l’hydraulique et au nucléaire.

Il est important de réaliser les implantations d’éoliennes dans des zones ventées comme la façade atlantique, la façade méditerranéenne ou la vallée du Rhône, où de plus il existe des régimes de vents fortement décorrélés.

A ses débuts, le développement marginal de l’éolien, pour lequel aucune contribution aux réglages de la fréquence et de la tension n’était exigée, ne posait pas de problèmes en cas de perturbation sur le réseau. L’éolien s’effaçait et se recouplait au réseau après les défauts constatés. Il ne pouvait pas perturber un réseau surpuissant. La situation a changé en Allemagne et au Danemark où l’on perçoit maintenant une limite à la capacité d’accueil de l’énergie éolienne par le réseau.

Dans les rapports des transporteurs et des régulateurs d’électricité (UCTE et CRE), la panne du 4 novembre 2006 est due au non respect par les opérateurs « E.O.N. transport » d’une règle d’anticipation de la situation dite N-1 qui les a amenés à couper une ligne HT sans avoir mesuré toutes les conséquences sur la surcharge d’autres lignes, entraînant des déclanchements en domino par leur protection de surintensité ; une légère baisse de fréquence amena ensuite l’effacement des éoliennes de l’Ouest par leur propre protection jusqu’aux éoliennes espagnoles, privant le réseau de leur apport d’énergie et accentuant ainsi cette baisse de fréquence, jusqu’à le rupture du synchronisme entre Ouest et Est. Les rapports montrent bien que, si la cause ne vient pas de la production éolienne, celle-ci est inutile pour assurer la stabilité du réseau en cas de problèmes mais, au contraire, amplifie les problèmes.

 

En conclusion, une production limitée d’énergie électrique d’origine éolienne est utile dans les pays où l’électricité est produite avec du charbon ou du gaz, car la production éolienne, en se substituant aux centrales utilisant les fossiles, conduit à moins rejeter de gaz à effet de serre.

En France en revanche, l’énergie éolienne n’est que très peu verte car elle ne diminue guère nos émission de gaz à effet de serre. L’essor actuel et prévu de l’éolien ne constitue pas ni une voie efficace ni économique dans la lutte contre l’effet de serre et de plus elle coûte cher. Le surcoût actuel de la production éolienne que l’on trouve sur la facture d’électricité EDF sous la dénomination CSPE (Contribution au Service Public d’Electricité) qui est actuellement de l’ordre de 5 à 6 % du coût du kWh acheminé, conduirait en fin de programme éolien à une majoration du tarif domestique de l’ordre de 20 %. Ce qui justifie la déclaration de M. Marcel BOITEUX, ancien président d’EDF : « Il ne s ‘agit plus d’ouvrir la concurrence pour faire baisser les prix, mais d’élever les prix pour permettre la concurrence ! » Il y a sans aucun doute mieux à faire.

 

Une information plus complète peut-être trouvée sur le site de l’académie des technologies. Voir 10 QUESTIONS A GILBERT RUELLE SUR L’ÉOLIEN, UNE ÉNERGIE DU XXIE SIECLE ?

 

Cet article est le 52ème paru sur ce blog dans la catégorie Climat énergies environnement

 

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 22:49

L’Europe exige toujours plus de concurrence

Dans son intervention en séance du Conseil national du MRC, ce 28 mars, Jean-Pierre Lettron (MRC 92) s’est référé au communiqué publié sur le site du MRC, concernant le projet de loi sur la Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité (NOME). Voici ce texte de Gérard Pierre, mon collègue chargé de l’environnement et de l’énergie. Energies Nantes G Pierre 290110 004

Non à la spéculation sur l’électricité

Le gouvernement présentera après les régionales un projet de loi sur la Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité (NOME). Ce projet de loi vise à répondre favorablement aux injonctions de la Commission Européenne pour établir en France un marché de l’électricité plus concurrentiel qu’il ne l’est actuellement.

Pour satisfaire l’Union Européenne, le gouvernement veut contraindre légalement l’opérateur historique à rétrocéder à des entreprises concurrentes une partie très importante de sa production à prix coûtant. Ainsi « Electricité De France est tenu de conclure des contrats de vente d’électricité, à des conditions représentatives des conditions économiques de production de l’électricité par ses centrales nucléaires situées sur le territoire national avec les fournisseurs d’électricité qui en font la demande. » Le volume global maximum pourra être de 120 térawattheures soit environ le quart de la production totale d’EDF.

Les prévisions faites par les services de l’Etat dans les études sur les coûts de référence montrent que la production de base dont le MWh est le moins cher est celle du nucléaire, dont la valeur varie de 30 à 55 € le MWh, suivant que l’on prend comme référence les centrales existantes ou le nouvel EPR. Cette proposition si elle était votée, donnerait aux bénéficiaires des contrats une manne financière considérable. Le MWh étant vendu au consommateur d’électricité en France de l’ordre de 78 €, c’est un cadeau de plus de 2 milliard d’€ par an que l’Etat s’apprête à faire aux compagnies privées concurrentes alors qu’elles n’auront fait aucun investissement. C’est également un marché concurrentiel purement artificiel qui attirera des traders français mais également étrangers qui seront séduits par des bénéfices qu’ils n’auront nullement l’intention d’investir dans des unités de production, et qui feront leur profit en revendant l’électricité achetée à bas coût en France pour la revendre principalement à l’étranger avec un bénéfice maximum. C’est surtout, pour EDF, une diminution de sa capacité financière à un moment où il doit faire de nombreux investissements pour assurer la transition énergétique imposée par la raréfaction des ressources pétrolières et gazières, l’augmentation de la consommation d’électrique, ainsi qu’à terme le renouvellement de ses centrales.

Ce projet, s’il était adopté dans sa forme actuelle ("Avant projet de loi de réforme du marché de l’électricité"), est très dangereux, car il remet en cause la capacité à satisfaire dans l’avenir les besoins énergétiques de notre pays et les conséquences sur les prix ne se feront pas attendre.

Voir aussi, ce 28 mars, sur le site du Figaro : Concurrence : EDF impose ses conditions


Depuis plusieurs semaines, toute la filière énergétique en France vit au rythme de l’avancée du projet de loi dédié à la nouvelle organisation du marché de l’électricité, dite loi Nome. Son objectif ? Encourager la concurrence, à travers la cession par EDF d’une quantité importante, et surtout à des prix attractifs, de son énergie d’origine nucléaire. La trajectoire vient brutalement de s’accélérer, puisque le texte vient d’être transmis au Conseil d’État.

Le dossier est crucial et cristallise bien des tensions. À peine arrivé à la tête d’EDF, son nouveau président, Henri Proglio, a d’ailleurs fait part de sa très vive opposition au projet de loi. Pas question pour lui que l’entreprise publique «subventionne» les autres opérateurs. Mais François Fillon, qui s’était engagé par écrit auprès de Bruxelles en faveur d’une concurrence accrue sur le marché français, a tenu bon.

Après l’examen par le Conseil d’État, le texte devrait être présenté en Conseil des ministres en avril, puis arriver devant le Parlement pour un vote avant l’été. Toutefois, la loi ne sera pas appliquée avant le 1erjanvier 2011: dans l’intervalle, des arrêtés viendront étayer le dispositif. EDF devra mettre à disposition de ses concurrents environ un quart de sa production d’origine nucléaire soit 20% de l’électricité produite en France. À quel prix? Toute la question est là.

Pour les fournisseurs alternatifs, ce prix doit absolument être compétitif, sous peine de rendre caduque la réforme. Autrement dit, cet «accès régulé à la base» que va permettre EDF doit, selon eux, correspondre à la part de la production nucléaire dans les prix réglementés de l’électricité. Celle-ci s’élève aujourd’hui à environ à 34euros le mégawattheure.

En revanche, d’après EDF, le prix retenu doit aussi intégrer les investissements nécessaires à l’entretien et au développement de son parc de centrales. Et par conséquent être fixé à un niveau plus élevé.

Après ses tout derniers échanges avec les pouvoirs publics, l’opérateur historique semble avoir été entendu. Le prix de cession pourrait être supérieur à 40euros le mégawattheure. Même si les discussions vont se poursuivre et si la loi n’établit que les grands principes de la réforme sans fixer précisément les prix, EDF s’en tire plutôt bien. Des experts ont déjà fait les calculs: à partir de 38euros le mégawattheure, la nouvelle organisation du marché de l’électricité s’avère profitable pour l’entreprise publique.

Cet article est le 51ème paru sur ce blog dans la catégorie Climat énergies environnement

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 23:29

Entre l’homme et la nature, à qui le dernier mot ?

 

Dans la nuit du 27 au 28 février, il s’est produit un phénomène météorologique extraordinaire, combinaison d’une forte tempête dénommée Xynthia, d’une marée et d’une dépression à l’ampleur exceptionnelle. Au-delà des prévisions de la météo nationale.

Marie Piquemal, le 2 mars dans Libération - voir «On ne va pas fuir à chaque tempête !» - rappelait les indications de Météo France :

«Tempête d'une ampleur et d'une intensité peu communes qui nécessite une vigilance particulière, même si cette tempête devrait être moins forte que celles de décembre 1999». Samedi, 16 heures, Météo France émettait un bulletin d'alerte, plaçant quatre départements en vigilance rouge: la Charente-Maritime, la Vendée, les Deux-Sèvres et la Vienne (…).

«Rester chez vous dans la mesure du possible»

En diffusant son alerte rouge samedi, l'institut météorologique rappelait les conseils de prudence et conséquences possibles, préétablis par le ministère de l'Intérieur. En l'occurrence : «Rangez les objets exposés au vent», «Restez chez vous dans la mesure du possible» «évitez toute activité extérieure», «des dégâts importants sont à attendre»...

Sauf que, souligne Béatrice Lagarde, sous-préfète des Sables-d'Olonne, interrogée par le Figaro, «le bulletin égrainait la liste habituelle des dangers sans mettre un accent particulier sur les risques d'inondations». Si l'alerte rouge portait sur les «vents violents», Météo France précisait bien un risque d'«élévation temporaire du niveau de la mer, pouvant submerger certaines parties littorales.»

«Personne ne pouvait prévoir une tempête de cette ampleur. Météo France a certes lancé l'alerte pour des vents violents et une mer agitée, mais on ne pouvait pas penser que les vagues allaient déplacer 800kg de rochers, et inonder des quartiers même pas classés en zone inondable», explique Serge Kubryk, maire de La Tranche-sur-Mer qui compte 2600 habitants l'hiver et 100 000 l'été.

«Il faut arrêter avec cette volonté de tout maîtriser»

Fallait-il évacuer les populations ? «On ne va pas fuir à chaque tempête ! Sinon, on ne vivrait pas au bord de la mer..., répond Louis Guérin, maire des Sables-d'Olonne. C'est le même raisonnement que de dire je ne prends pas la voiture parce qu'il y a 5000 morts sur les routes par an. Il faut arrêter avec cette volonté de tout maîtriser. On peut pas tout prévoir... Il n'y a que les Parisiens pour croire ça. Des vents à 120 km/h et une mer agitée comme samedi, cela arrive six fois par an !» Un brin agacé par cette controverse «qui n'a pas lieu d'être», il ajoute: «Cette tempête rappelle qu'il faut rester humble et modeste face aux éléments, face à la mer. L'heure n'est pas à la polémique, mais à la solidarité avec les familles des victimes.» (…)


La Faute-sur-Mer, assommée par la tragédie
(Ouest-France, Benoît Guérin, 2 mars)

Avec vingt-quatre morts, la petite commune vendéenne est celle qui a le plus souffert du passage de la tempête Xynthia. Piégés par les eaux, ses habitants prennent la mesure du cauchemar. « C'est comme une autre planète. » Rien à voir, en tout cas, avec les paysages habituels de La Faute-sur-Mer. Vingt-quatre heures après le passage de Xynthia, cette commune vendéenne est la principale victime de la tempête.

Coincée entre l'Atlantique, juste derrière la dune, et la capricieuse rivière du Lay, La Faute a été prise dans un étau. Piégée par la tempête d'un côté et une crue incontrôlée de l'autre. Vingt-quatre personnes y ont trouvé la mort. Vue du ciel, elle est devenue une gigantesque cuvette. À hauteur d'homme, c'est une cité meurtrie. Certains de ses quartiers ne sont accessibles qu'en bateau (…).

La Faute-sur-Mer et L’Aiguillon, victimes d'une urbanisation galopante (Le Monde, 2 mars)

Le développement des deux communes vendéennes a commencé dans les années 60 et s'est poursuivi à un rythme effréné depuis. L'urbanisation galopante de La Faute-sur-Mer et de L'Aiguillon-sur-Mer, les deux communes de Vendée les plus touchées par la tempête Xynthia, a commencé dans les années 1960 et s'est poursuivie à un rythme effréné jusque dans les années 1990 (…).

La mer, le risque (Le Monde, édito, 2 mars)  

Après la tempête qui a ravagé les côtes de Charente-Maritime et de Vendée, causé la mort d'au moins 51 personnes et provoqué des dégâts considérables, le temps est évidemment au deuil et à la solidarité. Pas aux "polémiques inutiles", comme l'a recommandé le chef de l'Etat. Restons-en donc aux questions utiles : ce drame est-il "incompréhensible", selon le mot de M. Sarkozy ? Etait-il prévisible ? Pouvait-on le prévenir ?

 

Chaque désastre naturel - de Vaison-la-Romaine, en 1992, à Sommières, en 2002, en passant par la baie de Somme en 2001 - est déclenché par une conjonction exceptionnelle de phénomènes climatiques : en l'occurrence, des pluies très abondantes, des vents violents et l'élévation extraordinaire du niveau de la mer due à de très fortes marées. Comme à chaque fois, il y a là une part d'imprévisible.

 

Mais la fatalité n'explique pas tout. Les risques pris par l'homme sont évidents. En dépit de la loi Barnier de 1995, qui instaure les "plans de prévention des risques", théoriquement obligatoires et contraignants pour les plans locaux d'urbanisme, 7 600 communes seulement les ont mis en oeuvre sur les 12 000 qui devraient y être assujetties.

 

Pour une raison simple, sinon acceptable : cédant à la pression de l'urbanisation, en particulier sur le littoral, de nombreux maires continuent de laisser construire dans des zones dangereuses. Entre 1999 et 2006, ce sont ainsi près de 10 0000 logements qui ont été bâtis en zones inondables sur l'ensemble du territoire. C'est le cas, notamment, à La Faute-sur-Mer où le conseil municipal bataille depuis des années avec le préfet de Vendée pour retarder la mise en place d'un plan de prévention du risque inondation. Avant de "durcir les règles", comme l'a évoqué la secrétaire d'Etat à l'écologie, Chantal Jouanno, il serait déjà bon de les faire appliquer.

 

De même pour les digues qui protègent des zones inondables, et dont M. Sarkozy a annoncé un plan de renforcement. Or, les 1 000 km de digues "à risques" sont parfaitement répertoriés ; en Vendée, la direction départementale de l'équipement avait alerté, à l'automne 2007, sur la fragilité de celles qui étaient censées protéger les deux communes les plus touchées par la tempête. Là encore, le risque était connu. Là encore, il a été occulté, comme si l'on voulait écarter la perspective du pire, et se persuader que les catastrophes n'arrivent qu'aux autres. Pas de polémiques inutiles, donc. Mais il faudra bien qu'après le temps de la solidarité, vienne celui des responsabilités.

Voir aussi :

- L'interview de Jean-François Fountaine, vice-président de la région Poitou-Charentes sur  lesechos.fr/interview (1er mars) ACR PCPL 231009 039


- En France, la gestion des digues est un véritable casse-tête
(Le Monde, 3 mars)


- Quand Sarkozy voulait assouplir la loi Littoral NouvelObs.com(2 mars)
 


- France Nature Environnement
 : Xynthia, le naufrage de la loi ordinaire (2 mars)

- Journal de TF1
 : Défilé funèbre APL-EMB au salon de l'agriculture le 1° Mars 2010 (spécial tempête)


Vue de l'atelier de production nautique Fountaine-Pajot
à La Rochelle, octobre 2009


Cet article est le 50ème paru sur ce blog dans la catégorie Climat énergies environnement

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 16:30

 

On ne devra pas se passer de l’énergie nucléaire

 

Quelles énergies pour demain ? Pourra-t-on se passer du nucléaire ? Invité par Bruno Chevalier et Christine Meyer (MRC 44), Gérard Pierre a répondu à ces questions le 29 janvier à Nantes (voir MRC 44 : les énergies de demain, en débat le 29 janvier 2010 à Nantes - 23 janvier 2010). 

Energies Nantes G Pierre 290110 004Gérard Pierre
est professeur émérite de physique à l’université de Bourgogne, président de l’association « Sauvons Le Climat Bourgogne » et secrétaire national du MRC, chargé de l’énergie et de l’environnement. Son exposé prenait appui sur un montage de diapositives (voir http://icb.u-bourgogne.fr/SFPBFC/Documents/Nantes.pdf).

 

Le but était de faire le tour de ce qui existe en matière d’énergies (c’était l’objet de du précédent article - voir MRC 44 Nantes : Gérard Pierre a présenté les énergies disponibles), avant de se prononcer sur celles qui répondront le mieux aux besoins et aux conditions de demain, la plus importante étant la réduction de l’émission des gaz à effet de serre.

 

Dans ces articles, je reprends l’essentiel des diapositives projetées à l’écran. L’objectif de diviser par deux en 30 ans l’utilisation d’énergies fossiles est pris en compte.

 

Quelles énergies pour demain ?

Pourra-t-on se passer du nucléaire ?

 

Evolution (%) de la consommation mondiale d’énergie

 

                                                     2006                2036

Fossile                                             80                      40

Hydraulique                                        6

Biomasse                                          6                     }160

 Nucléaire                                          6

Solaire, éolien                                    2

 

Total                                            100                      200

 

Monde 2006                France 2006

 

Fossile                                            80                              36

Hydraulique                                       6                                5

Biomasse                                          6                               4

Nucléaire                                                                        55

 

Total                                             100                            100

 

Evolution des gaz à effet de serre par habitant

 

Pays                                    Tonne de carbone        Rang

 

Qatar                                              18,5                       1er

USA                                                 6,6                       6

Allemagne                                        3,2                      27

France                                              2,3                     54

Chine                                                1,1                     97

Inde                                                  0,5                   140

 

Emission de gaz à effet de serre pour produire de l’électricité

 

Dans le monde                        46 %

En France                               Entre 10 et 20 %, suivant les rigueurs de l’hiver

 

Estimation de la durée des réserves

 

Combustible                                Type d’énergie                 Durée des Réserves

 

Pétrole, Gaz                            Combustion chimique         Des dizaines d’années

 

Charbon                                  Combustion chimique         Des centaines d’années

 

Nucléaire Classique 235U       Fission                                Des dizaines d’années

Nucléaire Surgénérateur          Fission                               Des milliers d’années

Nucléaire                                  Fusion                                Des milliards d’années

« Renouvelables »                   Solaire                                Des milliards d’années

 

Quelles énergies utiliserons-nous demain ?

 

  • Le plus simple, c’est le charbon. Faire du pétrole à partir du charbon, c’est rentable à partir de 100 ou 150 $ le baril. Si on est capable de séquestrer et de stocker le CO2 produit, c’est une solution pour 100 à 200 ans.

Le nucléaire (fission ou fusion) à condition que les citoyens l'acceptent, c’est une solution pour plusieurs centaines d’années.

La biomasse, les biocarburants de seconde génération pourront être une solution au moins partielle.

Le solaire thermique ou même électrique dans les régions non reliées à un réseau électrique.

• ….

 

Conclusions

 

• Développer les énergies renouvelables.

• Développer les économies d’énergie et l’efficacité énergétique.

• Développer l’utilisation et la recherche nucléaire : EPR, Régénération, Surgénération, Exploitation des systèmes sous critiques, ITER, Laser Méga Joules…

 

La priorité des priorités doit être la diminution des rejets des gaz à effet de serre.

 

 Cet article est le 49ème paru sur ce blog dans la catégorie Climat et énergies

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 15:00

Le charbon reste la source d’énergie la plus répandue

 

Invité par Bruno Chevalier et Christine Meyer (MRC 44), Gérard Pierre est intervenu le 29 janvier à Nantes sur la question des énergies que nous utiliserons demain (voir MRC 44 : les énergies de demain, en débat le 29 janvier 2010 à Nantes - 23 janvier 2010).

 

Energies Nantes G Pierre 290110 004


Gérard Pierre est professeur émérite de physique à l’université de Bourgogne,
président de l’association « Sauvons Le Climat Bourgogne »
et secrétaire national du MRC, chargé de l’énergie et de l’environnement.

Son exposé prenait appui sur un montage de diapositives (voir http://icb.u-bourgogne.fr/SFPBFC/Documents/Nantes.pdf).

 



Le but était de faire le tour de ce qui existe en matière d’énergies
(c’est l’objet de ce premier article), avant de se prononcer sur celles qui répondront le mieux aux besoins et aux conditions de demain (article suivant). Dans ces articles, je reprends l’essentiel des diapositives projetées à l’écran.  



Interactions fondamentales
  

INTERACTION FORTE et INTERACTION FAIBLE

INTERACTION ELECTROMAGNETIQUE

INTERACTION GRAVITATIONNELLE

 

Quelques ordres de grandeur

 

Il est d’usage d’utiliser comme unité le Tep : Tonne Equivalent Pétrole.

– 1000 m3 de gaz naturel => 1,18 Tep

– 1 tonne d’hydrogène => 2,727 Tep

– 1 tonne de charbon => 0,659 Tep

– 1 gramme d'uranium => 1,88 Tep

– 1 gramme de deutérium => 5,68 Tep

 

Pour produire 1GW pendant un an, il faut :

 

Photovoltaïque                                     100 kilomètres carrés

Eolien                                                  5600 éoliennes en mer

Charbon                                               2 600 000 tonnes

Pétrole                                                 1 800 000 tonnes

Fission nucléaire                                    25 tonnes d’uranium

Fusion thermonucléaire                          0,1 tonne de deutérium et 0,15 tonne de tritium

 

Réserves énergétiques mondiales

 

§ Energies fossiles : Charbon, Gaz, Pétrole.

 

§ Energies renouvelables : Hydraulique, Eolienne, Solaire (thermo-solaire, électro-solaire), Géothermique (pompes à chaleur, géothermie à haute température), Biomasse…

 

§ Energie nucléaire : Fission, Fusion

 

Réserves énergétiques fossiles - dont l’utilisation est responsable de l’augmentation de l’effet de serre (Interaction électromagnétique) - dans le monde :

 

Pétrole : essentiellement le Moyen-Orient, et secondairement, l’Afrique et l’Amérique du Sud.

Gaz : essentiellement la Russie et sa périphérie ex-soviétique, ainsi que le Moyen-Orient.

Charbon : essentiellement l’Amérique du Nord, l’Europe du Nord-ouest, La Russie et sa périphérie, l’Extrême-Orient et l’Océanie, l’Afrique.

Pétrole et gaz : les réserves sont concentrées dans peu de régions du monde.

Charbon : les réserves sont disséminées sur tous les continents.

 

Estimation de la durée des réserves énergétiques fossiles

 

                                                                       Pétrole      Gaz        Charbon

 

Avec la consommation actuelle                     50 ans       65 ans     260 ans

 

Avec l’augmentation de la consommation     30 ans      40 ans         ?

 

Consommation mondiale de pétrole (%) en 1973 et en 2002

 

                                              1973              2002

 

Amérique du Nord                32 2%           27,8%

Europe occidentale               26,8%           19,4%

Japon                                      9,6%               6,8%

Reste du monde                    31,4%            46,0%

 

Production (nette) de l’électricité en Allemagne (2006, 595 TWh)

 

Production d’origine thermique : 380 TWh    (64%) en augmentation entre 1996 et 2006

Production d’origine nucléaire :  159    «       (27%) stable

Production d’origine éolienne :     31    «       (5%) en augmentation

Production d’origine hydraulique :26    «       (4%) stable

 

Le plus grand parc éolien du monde

Puissance installée 22 250 MW pour un coût d’environ 33 M€, soit l’équivalent de 13,9 EPR qui eux coûteraient 45 M€, mais dont la production d’électricité serait 3 ou 4 fois plus grande que celle du parc éolien.

 

Energie nucléaire (interaction forte, interaction faible)

 

Fission : filière classique (fission de l’uranium, plutonium...)

Fusion : fusion de l’hydrogène (dans les étoiles), fusion du deutérium (naines brunes), fusion d’un noyau de deutérium et d’un noyau de tritium.

 

Historique de la fission

 

1932           Chadwick                                              Neutron

1935           Joliot-Curie                                            Radioactivité artificielle

1938           Fermi, Hahn et Strassmann                  Réalisation des premières fissions artificielles

1939          Joliot-Curie                                             Prise de brevets

1942          Fermi                                                      Premières expériences

 

Applications :

Militaires (Oppenheimer - bombe atomique en 1945)

Civiles (Fermi, Joliot-Curie, pile atomique, puis réacteur)

En France : Création du CEA - Applications civiles puis militaire…

 

Produits de la fission

 

Ce sont les déchets nucléaires :

• Résidus de la combustion de l’235U (uranium) - Période courte : 90Sr (Strontium) et 137Cs (Césium) - Période longue : 129I (Iode) et 135Cs (Césium)

• Transmutation de l’238U (uranium) en plutonium

 

Loi Bataille : stockage des déchets nucléaires

 

1. Recherche sur la séparation et la transmutation des éléments radioactifs à longue vie.

2. Conditionnement pour l’entreposage temporaire en surface.

3. Etude des procédés de conditionnement et de stockage réversible de longue durée, afin d’éviter toute dispersion de matériaux radioactifs.

 

Réserves mondiales (prouvées) d’uranium (en milliers de tonnes, début 2001, total monde 2516,1 milliers de tonnes - hors Chili et Chine) : Australie (667), Kazakhstan (432), Canada (314), Afrique du Sud (231), Brésil (162), Namibie (144), Russie (138), USA (104), Ouzbékistan (90), Mongolie (61), Niger (29), Algérie (26), France (12) …

 

Evolution de la production d’électricité en France

 

De 40 TWh en 1950 à 500 TWh en 2000.

En 1970, sur 140 TWh, 90 étaient d’origine fossile, 40 d’origine hydraulique et 10 d’origine nucléaire.

En 2000, sur 500 TWh, 40 étaient d’origine fossile, 80 d’origine hydraulique et 380 d’origine nucléaire.

 

Fusion contrôlée

 

1920 :    Aston et Eddington (Britanniques) -                    Compréhension du fonctionnement du soleil

1946 : Thomson et Blackman (Britanniques) -                  Dépôt d’un brevet. Pas de réalisation

1968 : Les soviétiques obtiennent 10 millions de degrés  TOKAMAK*

Après 1968 : France, Japon, USA, Europe, Cadarache    Développement des TOKAMAK

 

*TOKAMAK = TOroidalnaya KAmerac MAgnitinjni Katuskhani : Chambre à vide toroïdale et bobine magnétique.

 

Fusion : le projet Iter (voir Le projet de réacteur à fusion thermonucléaire ITER Cadarache).

 

Cet article est le 48ème paru sur ce blog dans la catégorie Climat et énergies

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 23:35

La voie énergétique française de gauche est à construire

 

Le-Kremlin-Bicetre-CN-22-03-09-014.jpgA partir d’une idée de Christine Meyer, conseillère municipale de Nantes et candidate MRC sur la liste conduite par Jacques Auxiette aux prochaines élections régionales en Pays de la Loire, Bruno Chevalier et le MRC 44 invitent à une réunion publique et au débat qui suivra la présentation qui sera faite par mon collègue secrétaire national MRC, Gérard Pierre.

 

Le thème choisi est d’une extrême importance : les énergies pour demain.

 

Le lieu : salle Bretagne à Nantes vendredi 29 janvier à 20h30.

 

Voir Quelles Energies pour Demain ??

 

Sur le blog du MRC44 - Mouvement Républicain et Citoyen.

 

A noter, deux articles qui aideront à préparer cette réunion :

 

MRC : la 3ème voie, réaliste, pour une politique énergétique de l'UE - 5 septembre 2008

 

Exposé de Gérard Pierre sur les énergies - rencontre CIVIQ 26 10 06 St-Berthevin - 21 avril 2007

 

Cet article est le 47ème paru sur ce blog dans la catégorie Climat et énergies

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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 20:23

Rapprocher science et politique pour gérer la cité

 

L’échec de Copenhague était programmé, car ce sommet sur le climat n’avait pas été préparé sur des bases réalistes (voir Conférence mondiale sur le climat : nouvelle jeunesse du capitalisme - 10 décembre 2009).

 

L’enjeu de Copenhague était énorme, pour deux petites semaines de faux débats dans une enceinte inadaptée. Le réchauffement de la planète, la montée des eaux, la fonte des pôles, la disparition des espèces, autant de problèmes étudiés par les scientifiques.

 

Les travaux du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) sont remarquables, mais ce n’est pas le domaine de prédilection des chefs d’Etat, habitués à évoluer sur le terrain des relations humaines.

 

Comment ces deux mondes, le scientifique et le politique, pourraient-ils mieux coopérer, à tous les niveaux de la vie publique, en commençant par la gestion locale de la cité ? C’est la voie proposée par le philosophe Michel Serres dans l’entretien qu’il a accordé sur le site du quotidien Le Monde (voir l’article paru ce 21 décembre sous le titre Michel Serres : "On a oublié d'inviter la Terre à la conférence sur le climat").

 

L’échec de Copenhague est explicable. Le site Rue89 (Laurent Mauriac) s’y est essayé le 19 décembre. Voir Cinq raisons pour l'échec du sommet de Copenhague.

 

La France a jugé l’ONU responsable de l’échec. Est-ce bien raisonnable de la part du président Sarkozy et de ses ministres, de s’en prendre à cette instance qui, au moins, contrairement au G 20 ou à tous les G du monde, est légitime, puisqu’elle intègre toutes les nations du monde ?

 

Nicolas Sarkozy a déclaré dès la fin de Copenhague que le système des Nations Unies était « à bout de souffle » ; l'UMP lui a emboîté le pas samedi en décrétant le processus de décisions de l'ONU « en bout de course ». Possible, mais avant de signer l'acte de décès, par quoi remplacer le système de gouvernance mondiale mis en place à la fin de la deuxième guerre mondiale, et qui est encore aujourd'hui la seule instance de légitimité globale ?

 

Lire la suite de l’article de Pierre Haski, dirigeant de Rue89, publié le 20 décembre sur son site : Après l'échec de Copenhague : faut-il supprimer l'ONU ?

 

Le discours du président Sarkozy à Copenhague n’a pas produit l’effet escompté. Peut-être parce qu’il se situe clairement parmi les dirigeants du monde capitaliste. Dans cette enceinte, tous les pays étaient représentés, y compris les plus pauvres, qui applaudissent le président du Venezuela, Hugo Chavez, quand il met en cause le système capitaliste et les inégalités qu’il génère.

 

C’est un plaisir de voir et entendre la vidéo insérée dans l’article publié sur le site de Contre Info, ce 21 décembre, ou de lire le texte de son discours, qui ne manque pas de sel. Voir Hugo Chavez : lutter contre le changement climatique et les inégalités.

 

« Construisons un ordre économique et social plus juste et équitable. Eradiquons la pauvreté. Stoppons immédiatement les niveaux élevés d’émission de gaz, freinons la dégradation environnementale et évitons la grande catastrophe du changement climatique. Adhérons au noble objectif d’être tous plus libres et solidaires ! »

S’exprimant devant les délégués réunis à Copenhague, Hugo Chavez a lancé un vibrant plaidoyer contre les inégalités et un modèle économique d’accumulation illimitée, citant l’ouvrage d’Hervé Kempf « Les riches détruisent la planète » et faisant sienne l’interrogation du théologien de la libération Leonardo Boff : « une Terre finie peut-elle supporter un projet infini ? »   Lire....

 

Lire aussi

Copenhague : ultime rappel des scientifiques avant le sommet

 

Les discussions préparatoires de Copenhague échouent après la révolte africaine contre les pays riches

 

Sommet de Copenhague : les USA refusent de négocier sur la base du protocole de Kyoto

Et le point de vue d’ATTAC (19 décembre) Copenhague ou le fardeau légué par les riches.

 

Cet article est le 46ème paru sur ce blog dans la catégorie Climat et énergies

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 19:05

Ne pas entraver le libre-échange et la concurrence

Des représentants de tous les pays du monde se réunissent à Copenhague (Danemark) du 7 au 18 décembre, dans le cadre de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique, avec un objectif prioritaire : éviter que, d’ici à 2050, la température moyenne de la planète augmente de plus de deux degrés.

Lire la suite de ce texte, signé Ignacio Ramonet, sur le site de Mémoire des luttes (9 décembre) : Alerte, danger immédiat.

 

Un bon exercice pédagogique, également, sur le site Rue89 (Sophie Verney-Caillat, 7 décembre) : Cinq clés pour comprendre les enjeux de Copenhague.

 

Un appel pour la conférence de Copenhague a été lancé par les ONG. Voir Copenhague-2009.

 

Le PS n’est pas en reste (Le Monde, 2 décembre) : A Copenhague, il faut inventer la solidarité écologique du XXIe siècle, par Martine Aubry

 

Mais ce sont de belles paroles, dépourvues de tout esprit critique. Le réalisme est du côté de Aurélien Bernier, secrétaire national du Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP), auteur du livre « Le climat, otage de la finance », 2008, Mille-et-une-nuits, qui a publié cette tribune dans le n° 188 de L’Humanité Dimanche et, le 7 décembre, sur le site www.legrandsoir.info.

 

Copenhague : le sommet du "Capitalisme Vert"

 

Plus la conférence de Copenhague approche, plus il semble évident qu’il s’agira d’un échec. Rien d’étonnant à cela, puisque la communauté internationale s’est enfermée dès le protocole de Kyoto dans des mécanismes inefficaces et dangereux, et refuse obstinément d’en sortir. Mais certains mouvements contestataires portent également une part de responsabilité pour ne pas avoir posé les véritables termes des débats.

Depuis les années 1970, toutes les négociations internationales sur l’environnement obéissent à une loi fondamentale : aucune mesure adoptée ne doit entraver le commerce mondial et la concurrence. Pour cette raison, les objectifs de réduction des gaz à effet de serre adoptés en 1997 par les pays développés à Kyoto sont dérisoires : 5,2% d’ici fin 2012 par rapport à l’année de référence 1990. Or, pour contenir le changement climatique dans des limites supportables, il faudrait diviser par deux les rejets mondiaux avant 2050.

Rideau de fumée

L’effondrement des économies d’Europe de l’Est permettra peut-être d’atteindre l’objectif de Kyoto. Mais ce résultat est un véritable rideau de fumée. En effet, les émissions des pays riches sur la période ont progressé de 12,8%. Surtout, les émissions mondiales, pays émergents inclus, ont bondi d’au moins 25% entre 1997 et 2006.

Logique, puisque les pays occidentaux sont en phase de désindustrialisation, la production étant déplacée dans les pays à bas coût de main d’œuvre et sans réglementation environnementale grâce aux politiques de libre-échange de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de l’Union européenne.

Pour faire semblant d’agir, les États ont décidé à Kyoto de créer un marché des droits à polluer pour contrôler les gaz à effet de serre. Ils ont donc donné aux entreprises des quotas d’émission comme on donne des quotas de pêche, et ouvert une Bourse du carbone où ces quotas peuvent s’acheter et se vendre.

Les acteurs de la finance se sont précipités sur ce nouveau marché porteur, et y spéculent honteusement. En quelques années, les fonds d’investissement spécialisés dans le commerce des droits à polluer se sont multipliés, les marchés à terme ont gonflé, et des produits dérivés sont apparus, reproduisant presque à l’identique le scénario qui a conduit à la crise de septembre 2008 sur le marché des « subprimes ».

Le bilan de Kyoto est déplorable

Le bilan de Kyoto a beau être déplorable, les négociations en cours s’inscrivent dans l’exacte continuité. Le marché du carbone sera conforté, puisqu’on y intègrera progressivement la gestion des forêts, l’agriculture, le transport... Il est tout simplement amené à devenir d’ici trois ou quatre ans le premier marché au monde ! Les prochains objectifs chiffrés de réduction font couler beaucoup d’encre, mais tout indique qu’ils seront bien en deçà du nécessaire. De toute façon, la contrainte juridique qui découle de ce type d’accords est inexistante puisqu’il n’est prévu aucune sanction pour les États qui ne tiendraient pas leurs engagements.

Les gouvernements continueront par contre à promouvoir le « capitalisme vert », c’est-à-dire à servir sur un plateau les profits des technologies faiblement émettrices de carbone aux grandes multinationales. Areva, Suez ou Veolia mettent la main sur les énergies renouvelables. Total ou General Electric testent l’enfouissement du dioxyde de carbone dans d’anciens puits de pétrole ou d’anciens gisements de gaz, largement soutenus par les aides publiques. Grâce à la crise environnementale, le capitalisme est en train de vivre une seconde jeunesse. Et rien de tel que l’argument du climat pour faire tout accepter au public, sans le moindre débat de fond.

Ambiguïtés des mouvements écologistes et altermondialistes

Malheureusement, les mouvements écologistes et altermondialistes iront à Copenhague avec des mots d’ordre vagues. Ils réclameront des engagements de réduction des gaz à effet de serre élevés et des transferts de fonds vers les pays pauvres pour l’adaptation aux modifications du climat. De bonnes intentions, mais qui oublient l’enjeu majeur : celui du libre-échange et de son corollaire, le productivisme. Que personne ne fasse le lien entre les négociations de l’OMC, qui étendent la mondialisation néolibérale, et celles sur le climat, qui préservent les acquis du libre-échange, est tout à fait regrettable.

Pourtant, dix ans après le contre-sommet altermondialiste de Seattle, l’occasion est belle de dépasser le procès de la mondialisation pour énoncer des revendications concrètes et radicales.

-          D’une part, il faut absolument fermer la Bourse du carbone, qui nous prépare le prochain krach financier et privatise de façon scandaleuse les ressources naturelles.

-          D’autre part, il faut réguler le commerce international en créant des normes, des interdictions, des taxes aux frontières basées sur des critères sociaux et environnementaux.

-          Enfin, pour ne pas pénaliser les populations des pays à bas coût de main d’œuvre, cette régulation doit s’accompagner de mesures exemplaires de solidarité internationale : annulation de la dette, reconnaissance et remboursement de la dette écologique par les pays du Nord, création d’un statut de réfugié climatique.

Voilà le premier pas à faire pour casser le chantage aux délocalisations pratiqué par les grandes firmes, amorcer une relocalisation et une mutation écologique de l’économie et, au final, imposer une sérieuse redistribution des richesses. Bien sûr, l’OMC et l’Union européenne condamneront ces initiatives. Il faudra donc passer outre.

Cet article est le 45ème paru sur ce blog dans la catégorie Climat et énergies

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 22:49

Une taxe carbone pour satisfaire les écologistes

 

 

Conférence des experts (économistes, industriels, syndicalistes et responsables associatifs), réunie début juillet, puis table ronde (une quinzaine de personnes, élus, économistes, patrons et syndicats), sous la présidence prestigieuse de l’ancien premier ministre (et pas vraiment ami…) de François Mitterrand, quoi de mieux pour préparer les Français à une décision impopulaire.

 

Michel Rocard est mis à contribution par le président de la République, ce qui le ravit. Il se rend utile, peu importe si celui qui est à la tête de l’Etat se sert de lui. Cela lui importe peu parce que, en réalité, en matière de climat et d’énergie, Sarkozy et Borloo font la politique de Hulot et de Cohn-Bendit, ce qui convient parfaitement à Rocard.

 

Taxe carbone ou Contribution Climat Energie ? Le rapport  parle de la CCE. Revue de presse.


Le Monde
, 28 juillet : Tout ce qu'il faut savoir sur le projet de taxe carbone et Editorial du "Monde" : Impôt vert.


Libération
, 28 juillet : Taxe carbone: ce que propose concrètement le rapport Rocard et Le rapport Rocard sur la contribution climat-énergie.


Rue89
, 26 et 27 juillet : Tout ce qu'il faut savoir sur la taxe carboneet Taxe carbone : Rocard calme le jeu, Cohn-Bendit s'enflamme.

 

L’humanité, 27 juillet : Un "hold up fiscal sur le mode de la vignette"et le point de vue d’Yves Dimicoli dans l’édition à paraître demain, sous le titre « Un impôt de plus sur la consommation ! ».

 

Les Echos, 28 juillet : Rocard présente sa taxe carbone, déjà critiquée.  

 

Le Monde avec l’agence Reuters, 28 juillet : après réception du rapport, les ministres Borloo et Lagarde, dans un communiqué, « rappellent que la loi programme de mise en oeuvre du "Grenelle de l'Environnement" prévoit une compensation stricte de la CCE par une baisse des prélèvements obligatoires ».

 

Jean-Louis Borloo a cependant laissé entendre que les modalités de cette compensation n'étaient pas encore arrêtées. "Sur le principe d'une contribution climat-énergie, il y a consensus sous conditions", a-t-il dit à des journalistes.

 

"Ces conditions, c'est la progressivité et la visibilité et que ce soit équitable, et que donc les compensations aux ménages soient à 100%", a ajouté le ministre de l'Ecologie. "Certains pourront avoir plus ou moins que d'autres (...) et pour les entreprises, c'est la même chose."

 

De même, Jean-Louis Borloo a laissé entendre que le montant initial de la CCE pourrait être inférieur aux 32 euros proposés par Michel Rocard. Le produit annuel de cette contribution pourrait aussi bien être deux ou quatre milliards d'euros que huit ou neuf milliards, a-t-il ainsi dit.

A noter, par ailleurs, la réflexion de Patrick Trannoy (MRC), dans sa Lettre électronique de Demain la Gauche (21 juillet) : TAxe CArbone : TA CA la subir ou peut-on en débattre ?!

 Cet article est le 44ème paru sur ce blog dans la catégorie Climat et énergies

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