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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 17:52

 

Construire ensemble une République française souveraine
 

Moi aussi, je marche, mais ce n’est pas avec Macron, et ce n’est pas dans la même direction.

Je marche à gauche pour rétablir une République souveraine en France, une République laïque, démocratique et sociale, partie prenante d’une Europe refondée sur la base de la coopération entre nations démocratiquement engagées.

Le chamboule-tout électoral que nous avons vu se produire en 2017 m’a incité à me mettre en marche avec mes concitoyens qui partagent cette idée que notre République doit être consolidée, et que la démocratie doit être de plein exercice, portée par des citoyens responsables.

Ce qui me gêne le plus, c’est que, depuis plus de trente ans, nous avons concédé à nos représentants politiques le droit de prendre des décisions en notre nom dans le cadre européen. Et ils ont agi sans nous informer correctement des conséquences des décisions qu’ils ont prises dans des cercles restreints avec leurs collègues, dans le cadre des institutions européennes.

En 1987, quand le gouvernement a statué sur le projet européen de marché unique totalement ouvert (liberté des capitaux), sans aucune explication publique il a fait voter le Parlement dans la plus grande discrétion des parlementaires et des médias.

Certes, en 1992, le président Mitterrand a décidé que la ratification du traité de Maastricht (décision de créer une monnaie unique) se ferait par référendum et non par la voie parlementaire. Mais je me souviens qu’en dehors de quelques personnalités très engagées en faveur du Non (Séguin et Chevènement, notamment), tout a été fait à l’époque pour faire miroiter les avantages en termes de croissance économique et d’emploi - qui ne se sont pas concrétisés par la suite. Rien sur les inconvénients probables.

Nos représentants nationaux ont systématiquement dissimulé aux citoyens la vraie nature de l’Europe qu’ils étaient en train de construire, ce marché libre pour permettre aux entreprises multinationales de prospérer, cette monnaie unique pour contraindre les gouvernements nationaux à se ranger derrière la loi du marché et de la finance (l’austérité n’étant que pour les classes populaires et moyennes). Ils affirmaient que l’Europe, c’était la coopération et la solidarité mais, dans la réalité, c’est la loi de la concurrence qui s’applique partout, entre les nations et, aussi, entre les groupes sociaux.

Afin d’être sûrs que cette politique européenne ne soit pas remise en cause par une ou plusieurs majorités nationales, le cas échéant rétives suite à des élections, les dirigeants européens ont voulu que cette politique soit formalisée (gravée dans le marbre) dans un traité constitutionnel européen (TCE).

La ratification de ce traité n’a pas posé de problème dans les pays ayant adopté la voie parlementaire. Par contre, dans le cas des Pays-Bas et de la France, la ratification par référendum (choix du président Chirac pour la France) a conduit à des majorités pour le Non (en France, 54,5 % le 29 mai 2005). Les autorités européennes ont considéré que les termes de la question posée avaient été mal choisis par le président Chirac et, de ce fait, la réponse donnée ne pouvait être entérinée.

En 2007, les responsables politiques français et européens en ont déduit qu’ils pouvaient reprendre l’essentiel du traité (TCE) dans le traité de Lisbonne, ratifié en février 2008 par la voie parlementaire (congrès de Versailles, députés et sénateurs).

En 2012, le président Hollande - coresponsable avec le président Sarkozy du oui au traité de Lisbonne - s’était fait élire en annonçant qu’il ne signerait pas le traité budgétaire préparé par son prédécesseur sans qu’il soit amendé (ce traité, qui impose aux gouvernements de soumettre les projets de budgets à la Commission européenne avant de les transmettre aux députés nationaux, est équivalent à une mise sous tutelle). Il n’en a rien été, se soumettant au refus de l’Allemagne, pays disposant de l’autorité en ce qui concerne la politique économique et monétaire de l’Union européenne.

En 2017, le président Macron s’est fait le chantre d’une relance politique de l’UE, souhaitant que la souveraineté européenne prenne le dessus sur les souverainetés nationales. Comment et avec qui pourrait-il mettre en œuvre cette avancée dans la construction fédérale de l’Europe ? La question se pose encore plus depuis les élections législatives en Allemagne, en Autriche et en République tchèque, qui ont toutes été favorables aux partis eurosceptiques de droite.

Sous l’impulsion de l’Union européenne, ce que nous voyons se dérouler sous nos yeux en France est une fuite en avant dans la recherche de solutions de plus en plus libérales, toujours profitables aux firmes multinationales et à une minorité de bénéficiaires des effets de la mondialisation capitaliste, mais le plus souvent défavorables à la majorité du peuple.

En même temps, la société-marché étend son emprise sur la quasi-totalité des activités humaines. Tout est fait pour que la citoyenneté n’ait plus de raison d’être, la décision politique étant strictement encadrée par le marché et par l’Union européenne.

Je ne me suis pas engagé politiquement après mai-juin 1968 pour en arriver là. J’avais alors en tête d’agir pour encadrer politiquement le développement de l’économie capitaliste. Peine perdue. Le capitalisme, devenu financier, a pris le contrôle des instances politiques nationales par l’intermédiaire des institutions européennes, elles-mêmes habitées par l’idéologie néolibérale au service des entreprises multinationales.
 

C’est pourquoi je veux m’impliquer dans une démarche citoyenne appelant la gauche à se refonder en symbiose avec l’idée républicaine. J’appelle les républicains de gauche à se rencontrer et échanger leurs points de vue.

Voir (19 octobre 2017) Michel Sorin opte pour que les républicains de gauche se rapprochent, incluant cette première partie (16 octobre) Un texte de Michel Sorin a été retenu par le secrétariat national MRC

La situation politique est carrément nouvelle depuis les élections 2017. Je propose aux républicains de gauche de coordonner leurs actions en vue de peser sur l'élaboration de la future doctrine politique que la gauche adoptera pour se présenter aux élections dans cinq ans. Car il faudra qu'elle se présente unie si elle veut avoir des chances de gagner.

Face au fédéralisme européen et aux options néolibérales de Macron, la gauche doit se positionner et se rassembler sur la question de la République et de la souveraineté nationale.

On me dit : le clivage droite-gauche est fini, les partis sont finis, ce qui compte, c’est le rapport direct avec le peuple. Je réponds : le clivage droite-gauche est aboli dans la forme qu’il prenait depuis trente ans, parce que droite et gauche de gouvernement s’étaient ralliées au néolibéralisme européen.

Les partis concernés risquent de payer de leur vie ce ralliement contre-nature. Macron a clarifié la situation. Les partis sont confrontés à la recomposition politique, de toute façon nécessaire car ils ont perdu toute crédibilité au niveau des citoyens.

Le rapport direct des gouvernants avec le peuple n’est pas possible dans la durée. Il y a besoin de partis pour représenter les différentes sensibilités et permettre au gouvernement de diriger le pays en tenant compte de la volonté des citoyens.

Désormais, l'enjeu est d'amener l'ensemble de la gauche dans l'opposition à Macron. Pour cela, il y a besoin d'une gauche républicaine, composée des républicains de gauche et de toutes celles et ceux qui optent pour la souveraineté républicaine nationale, face au souverainisme européen néolibéral.

Comme il y a 45 ans, je milite pour la transformation sociale, c'est-à-dire le fait d'encadrer le capitalisme dans l'intérêt général, celui du monde du travail. Ce n'est possible que dans le cadre d'une majorité de gauche qui s'assure de la souveraineté du peuple et le meilleur niveau pour cela est le niveau national, là où fonctionne au mieux la démocratie.
 

Cet article est le 3020ème sur le blog MRC 53 - le 161ème catégorie Gauche France

Manifestation à Paris le 14 juin 2016 contre la loi travail El Khomri

Manifestation à Paris le 14 juin 2016 contre la loi travail El Khomri

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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 15:51

 

L’association intime entre la gauche et la République reste à faire

 

La Vème République gaullienne, née en 1958, modifiée en 1962, est - depuis cinq mois - chevauchée par un jeune président, bien peu républicain, plutôt tenté par le bonapartisme, manifestement pressé de faire glisser la souveraineté du peuple français vers une forme de pouvoir politique jupitérien qui serait post-démocratique, entrepreneurial et européen.

 

Emmanuel Macron a réussi un véritable exploit en s’emparant du pouvoir d’État avec une remarquable détermination. Qu’on s’en réjouisse ou non, cette année 2017 aura été celle de la clarification politique après plus de 30 ans de confusion programmatique entre droite et gauche au gouvernement, liées par leur engagement européen.


Voir, à ce sujet, le texte que j’ai proposé le 16 octobre à mes camarades du secrétariat national du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), et que je propose à tous les républicains de gauche, sous le titre « FAIRE VIVRE LA GAUCHE REPUBLICAINE AVEC UN PROJET POUR LA FRANCE ».


La première partie (description de la situation politique nationale) a été publiée le 16 octobre sur le blog du MRC 53 : Un texte de Michel Sorin a été retenu par le secrétariat national MRC

Voici la seconde partie, qui introduit la réflexion stratégique proposée aux républicains de gauche.

La question posée aux militants de la gauche républicaine que nous sommes - que ce soit au Mouvement Républicain et Citoyen ou dans d’autres formations politiques - est simple dans sa formulation :

Comment, sur quelles bases, fonder une stratégie

de conquête du pouvoir à moyen terme (cinq ou dix ans) ?

 

L’association entre la gauche et la République - laïque, démocratique et sociale – s’est limitée à de très courtes périodes de notre histoire nationale. Le projet de Jaurès reste à mettre en œuvre, avec conviction et méthode.

Mitterrand avait commencé le travail en 1981 mais il s’est vite détourné de l’objectif, se soumettant à la loi du néolibéralisme dès 1983 et s’en remettant à la virtualité européenne, comme substitut au socialisme, à l’opposé des idées de Jaurès, de la République et de la gauche.

Ce devait être une « parenthèse libérale ». En réalité, la gauche française s’est perdue, noyée dans le néolibéralisme européen. C’est pourtant elle, renouvelée, refondée sur des bases républicaines et populaires, qui pourra rassembler le peuple français autour d’un projet pour la France.

 

Comment créer les conditions de cette refondation ? Cela ne pourra se faire qu’en mettant sur pied un projet de redressement national, incluant à terme l’ensemble des forces représentatives du peuple français, notamment du monde du travail.

 

Dans l’immédiat, le mouvement de la gauche républicaine et citoyenne doit se régénérer en dialoguant avec les citoyens :

- Partir de l’analyse de la politique libérale et européenne de Macron, montrer en quoi elle ne peut résoudre les problèmes posés aux pays européens car elle est contraire au bon sens politique d’une vraie construction européenne.

- Ouvrir la perspective de maîtrise du destin du pays et introduire l’espoir pour les jeunes de peser par la politique sur l’avenir de la France et de l’Europe.

- Proposer un guide citoyen développant l’argumentation du mouvement.

- Organiser des rencontres locales citoyennes.

- Ces actions permettront de préparer les élections européennes de 2019.

 

C’est autour de la critique du projet libéral et européen de Macron que l’action militante des Républicains de gauche doit être conduite en priorité, en mettant en avant un projet de redressement économique et social du pays, avec un contenu républicain et citoyen reposant sur la laïcité.

 

Après les élections européennes de 2019, le moment sera venu de préparer le projet qui sera présenté aux Français lors des élections nationales de 2022. On y verra plus clair sur les possibilités de rapprochement avec d’autres composantes de la gauche. L’objectif sera de rendre souhaitable et possible une coalition de l’ensemble des formations de gauche.

 

Rappel (article du 21 avril 2017, avant le premier tour de l’élection présidentielle) :

La gauche aborde, dispersée, le premier tour de la présidentielle 2017

 

Cet article est le 3019ème sur le blog MRC 53 - le 160ème catégorie Gauche France

 

Michel Sorin, lors de la campagne des élections régionales en 2015

Michel Sorin, lors de la campagne des élections régionales en 2015

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 22:52

 

Hamon rassemble des partis pour gouverner, Mélenchon s’adresse au peuple

 

A deux jours du premier tour, le 23 avril, de l’élection présidentielle 2017, quand on regarde la gauche, le premier constat est celui de la dispersion de son électorat. C’est le signe de sa dislocation, avant une recomposition probable, le cycle de l’après-mai 1968 et d’Epinay étant achevé. La décomposition de la gauche a été accélérée par les options néolibérales défendues par Valls et Macron sous le quinquennat Hollande.

 

Hamon et le PS ont passé des accords avec plusieurs partis (EELV, PRG, UDE) dans la perspective des élections législatives des 11 et 18 juin 2017. S’y ajoute le Mouvement Républicain et Citoyen qui appelle à voter B Hamon sur la base d'un accord avec le PS.

 

Ce rassemblement ne peut masquer l’incertitude stratégique du PS. Entre la ligne Hamon (les « frondeurs ») et la ligne gouvernementale Hollande-Valls, on devine le partage des ralliements, les uns vers Mélenchon (ligne républicaine populaire de gauche) et les autres vers Macron (ligne démocrate libérale centriste). Ceux-ci attendent la qualification de Macron au second tour, ce qui est annoncé par les sondages avec une forte probabilité.

 

Il est clair que le remarquable parcours de Mélenchon lors de cette campagne présidentielle, qui peut déboucher sur sa qualification au second tour (faible probabilité, toutefois), a contribué aussi à affaiblir la candidature Hamon. Il renforce la ligne républicaine de gauche dans la recomposition qui commencera dès que les résultats seront connus, le 23 avril au soir.

 

La décomposition concerne l’ensemble du système politique. Voir, à ce sujet, ce qu’en disait, hier, Gérard Courtois (Le Monde) : "L’indécision actuelle de bon nombre d’électeurs résulte d’une situation de décomposition accélérée du paysage politique. Bien des ressorts habituels d’une présidentielle se sont détraqués. Elimination de bon nombre de favoris (Juppé, Sarkozy, Valls), renoncement du président sortant à se représenter, candidate du Front national en position de favorite, affaires judiciaires mettant en cause deux des principaux candidats, fractures de la gauche après un quinquennat raté : il n’est pas très surprenant que bien des Français soient désorientés et tourneboulés". A propos de ceux qui hésitent entre Macron et Mélenchon,"il est pour le moins paradoxal, par exemple, d’hésiter entre Mélenchon et Macron tant leur programme et leurs orientations sont opposées".

 

Voir aussi, et surtout, le livre de B. Amable et S. Palombarini, L’Illusion du Bloc Bourgeois. Sur son nouveau blog, LEMOUVEMENTREEL.COM, Romaric Godin en parle savamment : Comprendre la crise politique française.

Ce livre aide à comprendre l'évolution de la vie politique française. La présidentielle contribue à faire évoluer les clivages autour de personnalités politiques mais l'essentiel va venir avec les élections législatives qui vont suivre immédiatement. Le clivage gauche-droite ne va pas disparaître. Il va se refonder en tenant compte du clivage UE-nation. Hamon et le PS vont-ils choisir la gauche ou l'UE ?

 

Voir aussi, pour comprendre la situation politique actuelle, le texte de Serge Halimi dans Le Monde Diplomatique (avril 2017) : Et cette fois encore, le piège du vote utile ?

Extrait. L’Union européenne était devenue indifférente aux choix démocratiques de ses peuples, assurée que les orientations fondamentales des États membres étaient verrouillées par des traités. Depuis le vote du « Brexit » et la victoire de M. Trump, la politique prend sa revanche. Une Union désormais fébrile observe chaque scrutin national comme si elle y jouait sa peau. Même la victoire d’un des candidats français qu’elle a adoubés ne la rassurerait pas longtemps.

 

La position de Jean-Pierre Chevènement s’inscrit dans le cadre de cette décomposition politique.

Chevènement hésite entre Mélenchon (vote "idéologique") et Macron (vote "politique"). Il décidera au dernier moment le 23 avril. En fait, il voudrait que son vote pèse pour ce qui se passera dans les cinq ans. Voir (Le Figaro, 19 avril 2017) : Présidentielle : les hésitations de Jean-Pierre Chevènement.

A noter que cet article met en évidence sa divergence avec le choix stratégique MRC du congrès 2015, qui était de participer à la recomposition de la gauche.

 

Chevènement a beaucoup évolué à l’égard des positions de Mélenchon. Voir (22 avril 2010) : Chevènement et Mélenchon : deux républicains, vus par Michel Sorin

De nombreux adhérents du Mouvement Républicain et Citoyen ont annoncé leur vote Mélenchon le 23 avril. Voir, par exemple, le texte de Françoise Dal (Nord), publié sur le blog de Jean-Pierre Lettron le 20 avril 2017 : Lettre ouverte aux citoyens qui voteront Dimanche à l’élection présidentielle

 

A noter que des économistes, dont David Cayla, répondent aux critiques de Guillaume Duval (Alternatives économiques) sur le programme économique du candidat de la France insoumise. Voir Oui, Jean-Luc Mélenchon est une alternative crédible.

 

Cet article est le 2987ème sur le blog MRC 53 - le 159ème catégorie Gauche France

Jean-Luc Mélenchon, le 23 octobre 2008 à Laval (Mayenne). C'était deux semaines avant sa démission du PS

Jean-Luc Mélenchon, le 23 octobre 2008 à Laval (Mayenne). C'était deux semaines avant sa démission du PS

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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 22:07

 

Le candidat propose 15 idées neuves pour redresser la France

 

En présentant son projet le 24 septembre à Malakoff, Bastien Faudot est entré dans la seconde phase de sa campagne - commencée le 7 février 2016 - en vue de l'élection présidentielle, dont le premier tour aura lieu le 23 avril 2017. Il est le candidat du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC).

Voir le texte (DISCOURS DE MALAKOFF) et la vidéo du discours de Malakoff

 

Le projet que j’entends présenter aux Français repose sur cinq piliers, cinq orientations majeures pour aborder les temps qui viennent. Ces piliers incarnent la gauche républicaine que nous représentons : notre ambition, notre belle ambition, c’est la reconquête de la souveraineté populaire et nationale pour réussir la transformation sociale !

Le premier pilier, c'est la démocratie. Le deuxième, c'est l'Europe. Le troisième pilier, c'est le travail. Le quatrième pilier, c'est l'Etat. Le cinquième pilier, c'est l'école.

Voici le texte en cours de diffusion par l'équipe de Bastien Faudot, qui met en avant 15 idées neuves pour redresser la France.

 

1 NOUVEAU VISAGE ET 15 IDÉES NEUVES POUR REDRESSER LA FRANCE

 

La France est un grand pays qui a le malheur de posséder l’une des pires classes politiques au monde. Voilà trente années que les mêmes têtes se perdent dans des jeux d’appareils et un spectacle médiatique totalement coupé des réalités quotidiennes. Ils ont toujours trahi tous leurs engagements. Ils défendent leurs intérêts plutôt que les nôtres. Et le pire, c’est qu’ils n’ont pas la moindre idée neuve pour sortir le pays de l’impasse dont ils sont responsables !

 

Depuis ma déclaration de candidature à la présidence de la République, j’ai passé six mois à sillonner la France, six mois à rencontrer la France d’en haut et la France d’en bas, des Français de droite, des Français de gauche, des Français des villes, des Français des champs.

 

Je suis candidat à l’élection présidentielle pour faire du neuf. Je propose un projet pour reconquérir notre souveraineté, construire une France patriote et retrouver le plein emploi. Je propose des idées neuves pour redresser la France.

 

UN RENOUVEAU DÉMOCRATIQUE

1- JOURNÉE RÉFÉRENDAIRE ANNUELLE

Voie référendaire obligatoire pour les traités européens, la révision de la Constitution et les grands traités commerciaux. Chaque année, plusieurs questions posées aux Français par les représentants élus et par les citoyens.

2- SEPTENNAT

Pour redonner de la hauteur et du temps long au président de la République, revaloriser le rôle du Gouvernement et libérer le Parlement. Sans changer de république, faire le choix de la souveraineté populaire et de la responsabilité. Décider ensemble, anticiper, choisir : la politique doit cesser d’être un théâtre.

3- ENA ET OLIGARCHIE

Supprimer l’École Nationale d’Administration pour diversifier la haute fonction publique et limiter l’emprise des technocrates. Interdire le pantouflage dans le privé et encadrer le rôle de tous les lobbys qui court-circuitent les citoyens.

 

UNE COOPÉRATIVE DES NATIONS EN EUROPE

4- EURO

L’euro a échoué et n’est pas réparable. Sans drame, négocier la fin de l’euro dont plus personne ne veut en Europe. Déménager la Banque Centrale de Francfort à Paris pour renationaliser la politique monétaire. Choisir la coopération monétaire plutôt que la fusion forcée.

5- FRONTIÈRES

La crise migratoire a fait exploser Schengen. La libre-circulation doit être limitée aux résidents de l’Union. La frontière extérieure doit être renforcée et la circulation intérieure contrôlée par chaque État membre afin de réussir l’intégration.

6- SOUVERAINETÉ ET DÉMOCRATIE

Il faut en finir avec le projet fédéral qui étrangle les démocraties en Europe. Pour révolutionner l’Union européenne , il faut supprimer la Commission de Bruxelles. Choisir une Nouvelle Europe des projets, des solidarités choisies et du concret contre la super administration européenne, la contrainte libérale et le pouvoir des eurocrates.

 

TOUS AU TRAVAIL !

7- PRODUISONS CHEZ NOUS

Collectivement, travaillons plus en favorisant l’économie de production contre les rentiers. Individuellement, travaillons tous en réduisant le temps de travail à l’échelle de la vie (durée hebdomadaire, départ à la retraite, formation et éducation).

8- PROTECTION

Le système est globalement défavorable au travail. Sortons de l’impasse en abrogeant la Loi El Khomri. La richesse collective doit être mobilisée de manière plus intelligente (succession des grandes fortunes, fiscalité sur les entreprises, impôt universel sur les revenus).

9- DÉCOUPER LES BANQUES

La grande crise de 2008 n’a rien changé. Découpons les banques pour réduire la spéculation et augmenter le financement de l’économie réelle. Taxons l’ensemble des transactions financières et luttons contre l’évasion fiscale des multinationales.

 

L’AUTORITÉ DE L’ÉTAT

10- SERVICE NATIONAL

Donnons du sens à la citoyenneté en créant un nouveau service national mixte et obligatoire pour permettre à tous les Français et les Françaises de consacrer une année au service de la Nation pour des tâches civiles, sécuritaires et militaires.

11- SÉCURITÉ - JUSTICE

Recruter 25 000 policiers et gendarmes sur un mandat. Donnons des moyens à la Justice pour lui permettre de juger dans un délai d’un an et rendre les peines de prison effectives.

12- LAÏCITÉ

Trop de défense des intérêts particuliers, de priorité donnée aux différences, d’affirmations identitaires et de revendications religieuses ! La loi de la République est supérieure aux dogmes religieux et s’applique à tous, c’est elle qui permet de créer du commun. La religion doit rester une affaire privée.

 

L’ÉCOLE, PILIER DE LA RÉUSSITE

13- PROFESSEURS

La République attend tout d’eux sans les rémunérer correctement. En 5 ans, le salaire des enseignants sera augmenté de 25 %. Limiter la bureaucratie et bâillonner les idéologues de la pédagogie pour revaloriser l’apprentissage des savoirs.

14- UNIFORME

L’École n’est pas la rue : elle doit être protégée de la société de consommation et du séparatisme social. L’uniforme doit redonner du sens à une École du travail et de l’exigence qui apprenne à être libre.

15- LIRE, ÉCRIRE, COMPTER

En voulant faire beaucoup, l’École s’est perdue. Il faut la recentrer sur ses missions en se donnant d’abord les moyens pour lire, écrire et compter. À tous les niveaux, ouvrir sur les savoirs, la culture et les arts dans le cadre de disciplines structurées.

 

Cet article est le 2935ème sur le blog MRC 53 - le 158ème catégorie Gauche France

Bastien FAUDOT, le 24 septembre 2016, à Malakoff, lors de la présentation de son projet pour la France

Bastien FAUDOT, le 24 septembre 2016, à Malakoff, lors de la présentation de son projet pour la France

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 17:25

 

L'école est le principal vecteur d'intégration et d'émancipation

 

 

En présentant son projet le 24 septembre à Malakoff, Bastien Faudot est entré dans la seconde phase de sa campagne - commencée le 7 février 2016 - en vue de l'élection présidentielle, dont le premier tour aura lieu le 23 avril 2017. Il est le candidat du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC).

Voir le texte (DISCOURS DE MALAKOFF) et la vidéo du discours de Malakoff

 

Dans son introduction, le candidat a précisé ceci :

La France, notre Nation, est indissociablement un modèle politique, culturel et social. Ce modèle est aujourd’hui percuté par les dérèglements du monde auxquels il est temps d’apporter une réponse. Cette réponse a une dimension défensive car nous avons un patrimoine commun à préserver, une identité collective qui repose très largement sur l’idéal républicain. Cette réponse doit aussi être offensive. J’invite les citoyens à se rassembler pour penser, imaginer et promouvoir une République qui parle au monde, mais une République qui ne renonce pas à elle-même.

Le projet que j’entends présenter aux Français repose sur cinq piliers, cinq orientations majeures pour aborder les temps qui viennent. Ces piliers incarnent la gauche républicaine que nous représentons : notre ambition, notre belle ambition, c’est la reconquête de la souveraineté populaire et nationale pour réussir la transformation sociale !

Le premier pilier, c'est la démocratie. Le deuxième, c'est l'Europe. Le troisième pilier, c'est le travail. Le quatrième pilier, c'est l'Etat. Le cinquième pilier, c'est l'école. Voici ce qu'il en a dit.

Le dernier pilier, c’est bien sûr l’école, cette institution qui est la clef de voûte de la République.

 

Elle est le coeur de la République réelle : c’est l’école publique, laïque et nationale qui est le premier vecteur de l’intégration et d’émancipation. Elle est cette chance offerte à chaque enfant de s’arracher aux conditions de sa naissance. Par l’école, on devient citoyen. Par l’école, on a accès au monde.

L’empilement de réformes démagogiques, fussent-elles motivées par les meilleures intentions, laisse aujourd’hui l’école publique en crise. De fait, chaque année, le départ de nombreux enfants vers l’enseignement privé traduit ce malaise. La suppression du redoublement, la remise en cause des notes, l’abaissement de l’exigence au baccalauréat, la multiplication des enseignements périphériques dès le primaire, l’absence de continuité de la politique éducative avec 21 ministres qui se sont succédé en 20 ans : voilà ce qui déstabilise une institution qui a besoin de sérénité, et j’ose dire, de lenteur.

Le problème de l’école ne se résume pas à des questions de moyens. C’est toute l’approche qui doit être radicalement réorientée. A force de refuser d’organiser la sélection par le mérite, nous sommes arrivés au bout du cycle avec des étudiants qui obtiennent aujourd’hui leur inscription en master sur décision du tribunal administratif ! Nous devons dire la vérité, même si elle n’est pas agréable à entendre : tous les enfants de maternelle ne pourront pas faire un master “Finance et spéculation” ! Il s’agit, par la sélection, d’orienter chacun en raison de ses facultés et de ses goûts et de garantir la qualité des enseignements.

Beaucoup se joue dès les premières années, en maternelle et à l’école élémentaire. Pour reconstruire cette grande et belle institution, il faudra d’abord concentrer l’effort pour les plus petits et favoriser la scolarisation dès l’âge de 2 ans. Lors de la mise en œuvre de la semaine de 4 jours – sans doute pour réduire les coûts, la droite trouve toujours que l’école coûte trop cher – le gouvernement de François Fillon avait réduit l’enseignement au primaire de 2H par semaine. Je proposerai de revenir à la semaine de 26 heures sur 4 journées et demi. 

Ces deux heures supplémentaires serviront à renforcer l’enseignement du Français parce que l’enseignement de la langue est LA priorité. Ma rencontre en mars dernier avec des professeurs du quartier de l’Ariane à Nice a achevé de m’en convaincre car dans certaines classes, la moitié des enfants ne parlent pas la langue de la République. La langue n’est pas seulement un moyen de communication. C’est le support de la pensée. C’est le vecteur de la culture. La maîtrise du Français est un prérequis pour fabriquer une Nation.

 

L’organisation actuelle du collège aggrave encore les inégalités constatées à la sortie du primaire. La réforme du collège, mise en oeuvre à la rentrée 2016, n’a pas même été débattue à l’Assemblée Nationale. Cette réforme est un fourre-tout idéologique qui combine égalitarisme compassionnel, misérabilisme social et bougisme sociétal.

Les enseignements pluridisciplinaires, l’abandon des langues anciennes, l’enseignement territorialisé sont autant de dispositions auxquelles il faut mettre un terme sans délais. J’entends donc abroger purement et simplement cette réforme. J’entends aussi fermer la centaine d’établissements répertoriés comme “ghetto” par le Conseil National d’Evaluation du Système Scolaire (CNESCO), redessiner la carte scolaire et je n’hésite pas à le dire, à affermir son application. Les assouplissements depuis de nombreuses années ont conduit à l’intensification de la ségrégation sociale.

La concurrence déloyale de l’enseignement privé sévit aujourd’hui car il n’a aucune contrainte de mixité sociale. Le privé sous convention avec l’Etat ne peut pas faire son marché parmi les élèves sans contrepartie. Le conventionnement doit donc être conditionné à des obligations d’accueil des élèves boursiers dans l’école privée afin que l’effort soit partagé.

L’environnement social est la première des inégalités. En développant les internats d’excellence, nous donnons une chance aux enfants des milieux défavorisés. Il existe 45 établissements de ce type aujourd’hui. C’est très insuffisant. Il en faut au moins 1 par département et je proposerai à cet effet de construire 10.000 places d’internat d’excellence sur un mandat.

 

L’éducation nationale repose pour beaucoup sur les compétences et le dévouement des professeurs. Savez-vous que la rémunération des enseignants en France est de 50% inférieure à celles de leurs collègues allemands ? Savez-vous qu’un professeur d’école débute sa carrière avec un salaire mensuel de l’ordre de 1350 euros nets par mois ? La République que nous défendons assigne à l’école un rôle prépondérant. La rémunération des enseignants doit donc suivre cette exigence. Je proposerai d’augmenter de 25% la rémunération des professeurs afin que le salaire en début de carrière ne puisse être inférieur au salaire moyen des Français.

 

Enfin, parce que l’école n’est pas la rue, je suggère d’instaurer le port de l’uniforme pour les élèves de l’école primaire jusqu’au lycée. Je ne méconnais pas la dimension controversée de cette mesure qui est souvent interprétée comme un archaïsme. Je veux la défendre devant vous. Il n’y a aucune nostalgie de ma part et si on accepte de regarder autour de nous, on constate qu’une majorité d’enfants dans le monde portent l’uniforme à l’école. Le port de l’uniforme à l’école permet une meilleure inclusion, atténue les différences sociales et règle définitivement la question des signes vestimentaires d’appartenance religieuse.

Cet article est le 2933ème paru sur le blog MRC 53 - le 157ème catégorie Gauche France

Bastien Faudot, avant de présenter son projet pour la France, à Malakoff le 24 septembre 2016.

Bastien Faudot, avant de présenter son projet pour la France, à Malakoff le 24 septembre 2016.

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 16:30

Rétablir l'autorité de l’État et assurer la sécurité des citoyens

 

En présentant son projet le 24 septembre à Malakoff, Bastien Faudot est entré dans la seconde phase de sa campagne - commencée le 7 février 2016 - en vue de l'élection présidentielle, dont le premier tour aura lieu le 23 avril 2017. Il est le candidat du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC).

Voir le texte (DISCOURS DE MALAKOFF) et la vidéo du discours de Malakoff

 

Dans son introduction, le candidat a précisé ceci :

La France, notre Nation, est indissociablement un modèle politique, culturel et social. Ce modèle est aujourd’hui percuté par les dérèglements du monde auxquels il est temps d’apporter une réponse. Cette réponse a une dimension défensive car nous avons un patrimoine commun à préserver, une identité collective qui repose très largement sur l’idéal républicain. Cette réponse doit aussi être offensive. J’invite les citoyens à se rassembler pour penser, imaginer et promouvoir une République qui parle au monde, mais une République qui ne renonce pas à elle-même.

Le projet que j’entends présenter aux Français repose sur cinq piliers, cinq orientations majeures pour aborder les temps qui viennent. Ces piliers incarnent la gauche républicaine que nous représentons : notre ambition, notre belle ambition, c’est la reconquête de la souveraineté populaire et nationale pour réussir la transformation sociale !

Le premier pilier, c'est la démocratie. Le deuxième, c'est l'Europe. Le troisième pilier, c'est le travail. Le quatrième pilier, c'est l’État. Voici ce qu'il en a dit.

 
Nous pensons que l’Etat est un opérateur stratégique face au marché et qu’il est le seul à pouvoir protéger la multitude des hommes de la rapacité d’une infime minorité.
La loi, l’autorité de l’Etat est nécessaire pour protéger les faibles contres les forts dans la jungle du marché. La loi, l’autorité de l’Etat est tout aussi nécessaire pour protéger les faibles contres les forts dans la jungle sociale où triomphent parfois les violences les plus inouïes.
 
Le quatrième pilier du projet consiste à rétablir l’autorité de l’Etat et à assurer la sécurité de nos concitoyens, qui demeure la première des libertés.

Depuis mars 2012 en France, plus de 240 personnes sont mortes, victimes d’actes terroristes dont la plupart ont été, sinon revendiqués, du moins motivés par l’action de groupes islamistes. Depuis mars 2012, le rythme s’accélère, les modes opératoires, les cibles et les lieux se diversifient. Le phénomène du terrorisme au XXIe siècle est mondial.

Face au terrorisme, nous devons d’abord assurer les Français de la mobilisation des moyens de l’Etat. Il faut une réponse adaptée à l’Etat de droit que certains esprits faibles entendent remettre en cause. La virilité de circonstance ne trompe plus personne. Ceux qui ont réussi en quelques années à liquider la police de proximité, à supprimer 12 000 postes dans la gendarmerie et la police et à démanteler les services de renseignements devraient avoir au moins la décence de se taire !

Nous rétablirons la police de proximité qui n’aurait jamais dû être démantelée. Les services de police sont aujourd’hui amputés d’un outil de terrain qui permettait d’une part, de prévenir la délinquance quotidienne, mais qui aussi assurait une fonction de renseignement. Cela implique aussi nécessairement d’abandonner enfin la logique du chiffre qui n’a jamais été autre chose qu’une opération de communication politique qui contraint chaque jour davantage le travail des forces de l’ordre. L’efficacité de la police suppose d’abord une présence au cœur de la société plutôt que de la paperasserie administrative dévolue aux statistiques.

 

Pour compenser les pertes d’effectifs, le recrutement de 25 000 policiers et gendarmes est aujourd’hui nécessaire. Cela doit être accompagné d’une clarification des missions avec les polices municipales que je propose de transformer en gardes civiques communales dotées de missions complémentaires. Les fonctions régaliennes de sécurité des biens et des personnes doivent être réservées à l’Etat. On ne garantira pas la sécurité des Français en laissant faire la surenchère de certains élus locaux. Il y avait 400 policiers municipaux armés à Nice. Cela a-t-il empêché le massacre du 14 juillet ?

 

Par ailleurs, il faut mobiliser des moyens extraordinaires pour la Justice. L’état de nos prisons n’est pas digne d’une grande république. Je propose de construire 15 000 places nouvelles places de prison pour faire face à la surpopulation carcérale, et proposerai un grand plan de rénovation des prisons existantes. La peine, c’est la privation de liberté, ce n’est pas le cachot ! J’entends également instituer une obligation de formation et d’activité pour les prisonniers en vue de leur réinsertion.

La Justice, c’est aussi la Justice ordinaire. La France compte seulement 10 000 magistrats en exercice. Je propose de recruter 5 000 nouveaux magistrats, mais aussi donner des moyens supplémentaires pour assurer à chaque justiciable un jugement équitable dans un délai maximum d’un an, et la capacité pour les magistrats de faire exécuter les peines telles qu’elles sont prévues par la loi.

Cet article est le 2932ème paru sur le blog MRC 53 - le 156ème catégorie Gauche France

Bastien Faudot, présentant son projet pour la France, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92)

Bastien Faudot, présentant son projet pour la France, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92)

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 15:21

 

Vaincre le chômage en rééquilibrant la répartition du travail

 

En présentant son projet le 24 septembre à Malakoff, Bastien Faudot est entré dans la seconde phase de sa campagne - commencée le 7 février 2016 - en vue de l'élection présidentielle, dont le premier tour aura lieu le 23 avril 2017. Il est le candidat du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC).

Voir le texte (DISCOURS DE MALAKOFF) et la vidéo du discours de Malakoff

 

Dans son introduction, le candidat a précisé ceci :

La France, notre Nation, est indissociablement un modèle politique, culturel et social. Ce modèle est aujourd’hui percuté par les dérèglements du monde auxquels il est temps d’apporter une réponse. Cette réponse a une dimension défensive car nous avons un patrimoine commun à préserver, une identité collective qui repose très largement sur l’idéal républicain. Cette réponse doit aussi être offensive. J’invite les citoyens à se rassembler pour penser, imaginer et promouvoir une République qui parle au monde, mais une République qui ne renonce pas à elle-même.

Le projet que j’entends présenter aux Français repose sur cinq piliers, cinq orientations majeures pour aborder les temps qui viennent. Ces piliers incarnent la gauche républicaine que nous représentons : notre ambition, notre belle ambition, c’est la reconquête de la souveraineté populaire et nationale pour réussir la transformation sociale !

Le premier pilier, c'est la démocratie. Le deuxième, c'est l'Europe. Le troisième pilier, c'est le travail. Voici ce qu'il en a dit.

Le travail, l’organisation du travail est au coeur de cette ambition.

La reconquête des instruments de la souveraineté politique permettra enfin d’engager une politique économique et sociale audacieuse. Le travail, l’organisation du travail, est au coeur de cette ambition.

Le troisième pilier de mon projet consiste à vaincre le chômage et à retrouver enfin le plein emploi. Oui, vous m’avez bien entendu, j’ai dit : le plein emploi. C’est une exigence parce que rien n’est plus protecteur pour les salariés que le plein emploi. Le chômage est une calamité pour les chômeurs, mais il pèse aussi sur ceux qui travaillent. Le chantage à l’emploi, la peur du déclassement sont omniprésents dans le quotidien de nos compatriotes.

Ma génération est née avec le chômage et a vécu avec l’inexorable montée de la courbe du chômage. Jusqu’ici, personne ne l’a vue s’inverser, malgré les promesses et les prophéties que les responsables politiques ont multipliées depuis quarante ans. Les libéraux abordent la question du travail par un biais individuel qui consiste à renforcer la concurrence de tous contre tous. Cela peut être vrai, mais pour une minorité. Je propose une approche diamétralement opposée.

Dans les faits, 6 à 7 millions de Français sont aujourd’hui en dehors du marché de l’emploi. La raréfaction du travail connaît des causes multiples : le progrès technologique a détruit davantage d’emplois qu’il n’en a créés, la mondialisation organise un système de concurrence parfaitement déloyal, et la pression exercée par les exigences de rendement du capital encourage la productivité qui repose sur un nombre de plus en plus réduit de salariés.

Il faut d’abord comprendre d’où l’on part. La France est un pays très actif. Sur ce point, il convient de combattre les mensonges des libéraux qui ont pour effet de culpabiliser la France qui se lève tôt et celle qui n’a pas la chance de se lever tôt. D’abord les Français travaillent : 37 heures et demie par semaine en moyenne, davantage que la plupart de nos voisins. Non seulement les Français travaillent, mais en plus ils sont productifs : 50 % de plus que la moyenne européenne, et 25 % de plus que la moyenne de la zone euro, devant l’Allemagne.

Alors, quel est le problème du marché du travail en France ? Au fond il est simple : la répartition du travail est l’une des plus déséquilibrées du continent. D’un côté nous disposons d’un réservoir de cadres moyens et supérieurs qui travaillent souvent plus de 50 heures chaque semaine, de l’autre, une masse considérable d’actifs inoccupés. Ce déséquilibre est au principe de la violence des relations sociales entre « assistés » et « assistants », entre ceux qui perçoivent les politiques de solidarité et ceux qui les financent. Ce déséquilibre est mortel pour le contrat social. Il entame le consentement à l’impôt et fracture la société. Cette réalité n’est pas un accident : les libéraux organisent l’affrontement entre les classes populaires et les classes moyennes. Nous devons donc agir pour les rassembler car leurs intérêts sont les mêmes.

Les progrès de l’intelligence humaine ont permis des révolutions technologiques considérables depuis la vapeur, l’électricité, l’industrie à la chaîne, l’informatique et désormais la robotique et les nanotechnologies. Ces révolutions techniques ont eu un double effet : elles ont simultanément détruit du travail humain et renforcé considérablement la productivité. Les Français travaillaient 3700 heures par an au XIXe siècle contre 1500 aujourd’hui. Ce mouvement est mondial : aucun pays n’a augmenté la durée du travail à moyen et long terme.

Bâtir une société de plein emploi implique donc de faire un effort massif de répartition du travail pour assurer à chacun des citoyens un rôle et une utilité sociale. La justice sociale, ce n’est pas seulement la répartition des richesses. C’est d’abord la répartition de la production des richesses. Cette logique doit permettre à la France de travailler davantage, de développer la production, de relancer la demande au service d’une politique de croissance.

Les actifs occupés travaillent en moyenne 60 000 heures dans une vie. L’enjeu est de faire baisser la moyenne d’environ 15 %, à 50 000 heures pour permettre à tous de produire, de contribuer et de participer au pacte social.

Il y a deux grands leviers à notre disposition : la durée légale hebdomadaire et l’âge de départ à la retraite. Il convient de les moduler pour permettre à chacun de prendre sa part. La désindustrialisation ne procède pas des 35 heures. Elle résulte de la financiarisation de l’économie. Mais la répartition du travail et de la production nous impose de restaurer l’équilibre entre les revenus du travail et ceux du capital pour desserrer l’étau.

Naturellement, cette répartition du travail suppose d’être financée sans pénaliser la compétitivité de nos entreprises qui sont soumises à une féroce concurrence mondiale. J’irais plus loin, il faut se saisir de cette grande réforme pour renforcer la compétitivité de nos entreprises. Je ne suis pas un décroissant. Je veux une France qui produit, une France qui investit, une France qui innove.

Ma proposition consiste à assortir la réduction individuelle du temps de travail à un transfert massif des cotisations sociales vers un impôt universel sur le revenu qui fusionne l’impôt sur le revenu actuel et la CSG. Je propose aussi de créer un véritable impôt sur les successions des grandes fortunes.

La revalorisation du travail, qui passe aussi par une lutte sans merci contre la concentration vertigineuse du capital, implique donc une révolution fiscale. Cette révolution ne doit pas être confiscatoire, mais elle requiert que chacun contribue, à proportion de ses facultés, au financement de la solidarité nationale.

Par ailleurs, cette nouvelle organisation du travail devra être accompagnée d’une politique volontariste en matière de réindustrialisation du pays. Le développement de la croissance et de l’économie de production passe par une loi de séparation bancaire stricte entre les banques de dépôt et les banques de financement pour nous prémunir d’une nouvelle crise financière, bien sûr, mais aussi pour canaliser les financements vers l’économie de production.

La politique monétaire devra accompagner ce mouvement : je proposerai d’introduire dans les statuts de la nouvelle Banque de France un objectif de croissance et de plein emploi aux côtés d’un objectif d’inflation relevé à 4 %, comme le recommande d’ailleurs déjà le FMI. Enfin, la politique monétaire devra favoriser une dépréciation du nouvel euro franc de l’ordre de 20% pour soutenir la compétitivité de nos entreprises à l’exportation et résoudre enfin le déficit de notre balance commerciale.

J’ai conscience que ce projet constitue une véritable révolution. Je l’assume pleinement car nous n’avons plus le temps d’amuser les Français avec des mesurettes prétendument modernes. Quelqu’un de sérieux peut-il nous dire combien de croissance supplémentaire, combien d’emplois ont été générés par les bus Macron ?

J’entends déjà les cris d’orfraie des libéraux qui proposent aux Français de la sueur et des larmes. Ce n’est pas difficile de les repérer, ils disent tous la même chose : Macron, Juppé, Le Maire, Sarkozy, Fillon, et demain peut-être aussi le président sortant. Les libéraux de 7 à 77 ans croient, comme ils ont toujours cru, à l’infaillibilité du marché. Ils veulent remettre en cause les 35 heures, réduire la “pression fiscale”, défaire le droit du travail. Grand bien leur fasse ! Je regardais récemment une affiche de propagande des années 30 contre la loi des 40 heures. On y voit un ouvrier poussé par les syndicats dans le précipice des 40 heures hebdomadaires. Au fond du ravin, il y a des mots, toujours les mêmes : “misère, chômage, prix de revient majoré, vie plus chère”. En bas de l’affiche, il y a une légende : “Une fois de plus trompé par l’Internationale, le travailleur français se laissera-t-il prendre au mirage ?”. Cette affiche était éditée par une organisation de droite qui s’appelait “Ordre et bon sens”. La droite ne change pas de langage. Elle ne change pas tout court. Elle ne changera jamais.

Cet article est le 2931ème paru sur le blog MRC 53 - le 155ème catégorie Gauche France

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016, à Malakoff, lors de la présentation de son projet pour la France

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016, à Malakoff, lors de la présentation de son projet pour la France

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 17:40

 

Modifier la Constitution pour y retirer la référence au traité de Lisbonne

 

En présentant son projet le 24 septembre à Malakoff, Bastien Faudot est entré dans la seconde phase de sa campagne - commencée le 7 février 2016 - en vue de l'élection présidentielle, dont le premier tour aura lieu le 23 avril 2017. Il est le candidat du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC).

Voir le texte (DISCOURS DE MALAKOFF) et la vidéo du discours de Malakoff

 

Dans son introduction, le candidat a précisé ceci :

La France, notre Nation, est indissociablement un modèle politique, culturel et social. Ce modèle est aujourd’hui percuté par les dérèglements du monde auxquels il est temps d’apporter une réponse. Cette réponse a une dimension défensive car nous avons un patrimoine commun à préserver, une identité collective qui repose très largement sur l’idéal républicain. Cette réponse doit aussi être offensive. J’invite les citoyens à se rassembler pour penser, imaginer et promouvoir une République qui parle au monde, mais une République qui ne renonce pas à elle-même.

Le projet que j’entends présenter aux Français repose sur cinq piliers, cinq orientations majeures pour aborder les temps qui viennent. Ces piliers incarnent la gauche républicaine que nous représentons : notre ambition, notre belle ambition, c’est la reconquête de la souveraineté populaire et nationale pour réussir la transformation sociale !

Concernant le premier pilier, voir Projet présidentiel de Bastien FAUDOT : la démocratie, premier pilier

 

Concernant le deuxième pilier, l'Europe, voici ce qu'il a dit.

Le deuxième pilier de mon projet, c’est la réponse à la crise de l’Europe.

L’Europe taille unique – celle de la monnaie unique, du budget unique et des frontières uniques, mène le continent au désastre. Cette Europe unique procède de la stratégie de l’intégration forcée pour imposer le modèle fédéral. Mais il y a un petit caillou dans la chaussure : les peuples n’en veulent pas. L’inexorable montée du Front National, le Brexit, le mouvement 5 étoiles en Italie, les succès de l’AfD en Allemagne et des mouvements d’extrême droite en Autriche ou aux Pays-Bas ne suffisent-ils pas à nos dirigeants pour qu’ils retrouvent la vue ?

Pour sauver l’Europe aujourd’hui, il faut la délivrer du fédéralisme rampant qui est vécu comme un système disciplinaire. Je propose donc de défédéraliser l’Europe pour bâtir une grande coopérative des Nations et des peuples.

Je propose d’affranchir la France de la tutelle des traités européens en modifiant le titre XV de la Constitution pour y retirer toute référence au traité de Lisbonne.Un traité rejeté par les Français n’a rien à faire dans notre constitution !

Je propose de reconquérir notre souveraineté monétaire en sortant de l’Union économique et monétaire et en nationalisant l’euro. Il n’y a aucun endroit dans le monde où l’on pense qu’il est pertinent de transférer le pouvoir monétaire à une instance supranationale qui n’a de comptes à rendre ni aux Etats, ni aux peuples !

La monnaie unique n’est pas une simple devise inoffensive et pratique qui nous permettrait de traverser les frontières sans tracas. C’est un système de gouvernement qui piétine les démocraties – nous l’avons vu en Grèce l’an dernier. C’est une monnaie qui installe la stagnation à perpétuité et laisse se développer le cancer du chômage de masse.

Il n’y aura pas de croissance et de redressement productif avec une monnaie surévaluée, obsédée par l’inflation et indépendante des décisions politiques. L’alternative est simple : ce sera le progrès social ou la monnaie unique ! Ce sera l’emploi ou la monnaie unique ! Ce sera la démocratie ou la monnaie unique ! Que les libéraux continuent de la défendre, cela me paraît parfaitement logique, mais la gauche est désormais sommée de choisir, sauf à continuer de mentir à son électorat.

Je sais que l’orientation de la nationalisation de l’euro fait grincer les dents de celles et ceux qui voyaient dans la monnaie unique le symbole du rapprochement des peuples. Mais ils doivent se rendre à l’évidence : tous les économistes disent que l’euro produit de la divergence, et à terme, l’éclatement entre les nations européennes. C’est le sens du réquisitoire que vient de publier le prix noble d’économie Joseph Stiglitz.

L’euro, dans son format actuel, n’est pas viable. Ceux qui partagent avec moi ce diagnostic doivent donc conclure avec moi qu’il est beaucoup plus sage d’organiser la sortie plutôt que de la subir ultérieurement dans les pires conditions. Et l’organiser, cela veut dire nationaliser l’euro.

Défédéraliser l’Europe exige ensuite de reconquérir notre souveraineté budgétaire. Je propose de nous affranchir des politiques d’austérité, de dénoncer unilatéralement le pacte budgétaire européen. La discipline des 3 % est une règle qui plombe notre économie, appauvrit nos territoires et détruit nos services publics. Le Parlement français doit retrouver sa liberté pour voter le budget de la Nation, c’est à dire programmer les dépenses qui traduisent les priorités politiques.

Parce qu’il n’y a pas de politique sans territoire politique, la France doit retrouver enfin le contrôle de ses frontières, notamment pour trouver des solutions pérennes à la crise migratoire. Le contrôle de nos frontières n’est pas un gros mot. Cela veut dire simplement que nous devons exercer un contrôle sur les entrées et les sorties pour appliquer une politique migratoire qui est la condition pour réussir l’intégration.

De fait, nous sommes à l’extrémité de l’espace Schengen : d’un côté nous ne contrôlons pas les entrées à Lesbos ou à Lampedusa et de l’autre côté, les Anglais appliquent leur politique migratoire sur notre sol, au point d’y financer la construction d’un mur ! La jungle de Calais résulte de cette situation. Il faudra donc dénoncer les accords du Touquet et faire comprendre à nos amis anglais qu’ils doivent traiter les demandeurs d’asile chez eux.

Enfin, défédéraliser l’Europe implique de supprimer la Commission européenne, ce super-gouvernement qui n’est responsable devant rien ni personne. Bruxelles est devenue la secte du Temple solaire : 28 gourous nous guident droit vers le suicide collectif !


 

L’Europe que j’appelle de mes voeux, c’est l’Europe du commun, l’Europe des projets mis en commun. Je propose de développer les projets de coopération scientifiques, industriels, culturels avec ceux de nos partenaires qui le souhaitent. On ne peut plus attendre l’improbable unanimité de sommets qui accouchent d’une souris ! L’unanimité nous conduit toujours à des logiques de plus petit dénominateur commun qui ne font pas une ambition pour l’Europe. Je préfère l’Europe de la preuve à l’Europe des déclarations. Airbus, Erasmus, Ariane sont nés d’initiatives légères et consenties, et c’est pour cela qu’ils réussissent.


 

Cet article est le 2930ème paru sur le blog MRC 53 - le 154ème catégorie Gauche France

Bastien FAUDOT, à Malakoff le 24 septembre 2016, lors de la présentation de son projet pour l'élection présidentielle 2017

Bastien FAUDOT, à Malakoff le 24 septembre 2016, lors de la présentation de son projet pour l'élection présidentielle 2017

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 16:00

 

Faire entrer le peuple dans les rouages de la Vème République

 

 

En présentant son projet le 24 septembre à Malakoff, Bastien Faudot est entré dans la seconde phase de sa campagne - commencée le 7 février 2016 - en vue de l'élection présidentielle, dont le premier tour aura lieu le 23 avril 2017. Il est le candidat du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC).

Voir le texte (DISCOURS DE MALAKOFF) et la vidéo du discours de Malakoff

 

Dans son introduction, le candidat a précisé ceci :

La France, notre Nation, est indissociablement un modèle politique, culturel et social. Ce modèle est aujourd’hui percuté par les dérèglements du monde auxquels il est temps d’apporter une réponse. Cette réponse a une dimension défensive car nous avons un patrimoine commun à préserver, une identité collective qui repose très largement sur l’idéal républicain. Cette réponse doit aussi être offensive. J’invite les citoyens à se rassembler pour penser, imaginer et promouvoir une République qui parle au monde, mais une République qui ne renonce pas à elle-même.

Le projet que j’entends présenter aux Français repose sur cinq piliers, cinq orientations majeures pour aborder les temps qui viennent. Ces piliers incarnent la gauche républicaine que nous représentons : notre ambition, notre belle ambition, c’est la reconquête de la souveraineté populaire et nationale pour réussir la transformation sociale !

Concernant le premier pilier, la démocratie, voici ce qu'il a dit.

La première priorité, c’est la réponse à la crise démocratique que nous traversons.

L’impuissance du politique et l’effondrement de la parole publique mettent en évidence les carences de nos institutions. La priorité absolue, c’est de rétablir une meilleure articulation entre les aspirations des Français et les décisions qui sont prises en leur nom, c’est de promouvoir des dirigeants qui servent les intérêts de la Nation plutôt que les leurs, c’est de rétablir l’équilibre des pouvoirs entre le législatif et l’exécutif. Il ne s’agit pas de céder à la mode d’une VIème République démagogique et suspicieuse, mais de proposer une mise à jour de la Vème République.

Cette mise à jour passe par le retour au peuple qui est aujourd’hui tenu à bonne distance des grandes décisions. Et y-a-t-il un meilleur moyen de s’en remettre aux citoyens que de développer l’usage du référendum ?

Je propose donc d’instituer une journée référendaire annuelle au cours de laquelle plusieurs grandes questions seraient soumises à la souveraineté populaire. En concentrant les questions une journée par an, je veux débarrasser le référendum de sa dimension plébiscitaire. Ce référendum élargi et régulier est l’élément qui manque aujourd’hui à notre régime : s’il avait existé, il nous aurait sans doute épargné l’adoption du Traité budgétaire européen, le débat sur la déchéance de nationalité ou encore la maudite loi El Khomri. Le pouvoir de convocation d’un référendum ne doit plus être le privilège du Président de la République. Je propose de créer un droit d’initiative populaire pour inscrire automatiquement à l’ordre du jour toute question qui recueillerait plus d’un million de signatures. Je propose également d’inscrire à l’ordre du jour toute question qui recueillerait la signature d’un certain nombre des parlementaires. Cette journée référendaire annuelle doit permettre à nos concitoyens de retrouver confiance dans nos institutions. Je ne veux plus jamais que nos compatriotes puissent légitimement penser que les décisions se prennent sans eux ou pire, contre eux.

Je propose par ailleurs de rendre obligatoire l’usage du référendum pour toute réforme de la Constitution, pour la ratification des traités européens et des grands traités commerciaux. L’intolérable forfaiture des candidats qui s’engagent le temps d’une campagne à renégocier un traité, et qui rendent les armes une fois qu’ils sont élus, ne doit plus être possible. Le respect de la volonté populaire n’est pas une option. C’est une obligation.

Je crois aux vertus du système représentatif, ce qui ne signifie pas que les élus disposent d’un chèque blanc. C’est la raison pour laquelle je préfère dédramatiser l’usage du référendum plutôt que de tomber dans le piège du mandat impératif ou de la démocratie directe qui généralise la présomption de culpabilité pour les représentants du peuple.

La mise à jour de notre démocratie représentative est nécessaire. Dans les faits, le parlement est aujourd’hui muselé. J’entends donc mettre fin à l’ensemble des dispositions dites de « parlementarisme rationalisé » qui permettent à l’exécutif de brider la représentation nationale. Il faut supprimer toutes ces astuces : vote bloqué, vote réservé, procédure accélérée, nouvelle délibération, ordre du jour cadenassé par le gouvernement. Je proposerai enfin de maintenir l’article 49.3 exclusivement pour le vote du budget. Les parlementaires sont des citoyens majeurs et il n’est plus supportable d’assister au spectacle d’une représentation nationale infantilisée.

Il me paraît également nécessaire de déconnecter l’exécutif et le législatif. A l’usage, le quinquennat s’avère être une erreur : il a rétrogradé le chef de l’Etat en chef de sa majorité. Je propose donc le retour au septennat renouvelable. Sept ans, parce que la politique de la Nation a besoin de durée. Renouvelable, parce que c’est le meilleur moyen pour contraindre un Président élu de rester connecté aux citoyens – s’il veut avoir une chance être réélu.

En 1967, un certain Jacques Mandrin proposait une réforme vigoureuse de l’ENA dans son livre L’énarchie ou les mandarins de la société bourgeoise. Un demi-siècle plus tard, l’ENA demeure une tour d’ivoire au coeur de la République. Nous avons naturellement besoin de former des hauts fonctionnaires et des grands serviteurs de l’Etat. Malheureusement, cette grande école de sélection est devenue un système de reproduction idéologique et sociale qui nourrit le divorce entre les élites et le peuple. Je proposerai donc de supprimer l’ENA, et de la remplacer par un système de promotion interne au sein de la fonction publique.

Cette réforme implique de mettre un terme au pantouflage qui n’est rien d’autre que le mercato des élites : des cabinets ministériels aux grands groupes privés, des grands groupes privés aux lobbys, des lobbys à la finance, de la finance aux mandats électifs et des mandats électifs aux cabinets ministériels : cette République de l’entre-soi finit par ressembler à une République bananière. Quand on voit le transfert de l’ancien directeur du Trésor dans un fond d’investissement chinois, je me demande si ça ne peut pas être qualifié d’intelligence avec l’ennemi. Je n’ai rien contre les Chinois mais dans la mondialisation, la Chine nous mène une guerre économique impitoyable !

Concernant le Parlement, voir cet article publié le 28 septembre 2016 sur le site du Huffingtonpost : Libérons, délivrons le Parlement !

Cet article est le 2929ème paru sur le blog MRC 53 - le 153ème catégorie Gauche France

Bastien Faudot, le 25 septembre 2016, à Malakoff

Bastien Faudot, le 25 septembre 2016, à Malakoff

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 16:04

 

Un projet cohérent et neuf pour l'élection présidentielle 2017

 

 

Voici un jeune, Bastien Faudot (38 ans, comme Macron) - qui est à certains égards l'anti-Macron. Son projet politique est cohérent et neuf. Des jeunes et de moins jeunes le soutiennent. Aimer la France, c'est aimer la liberté du monde. Cela nous parle.

"Je suis candidat à la présidence de la République pour proposer aux Français une autre voie, celle de la gauche souverainiste, patriote et sociale. Démocratie, Europe, travail, sécurité, éducation... Vous trouverez ici mon projet pour la France".

 

Découvrez-le dans cette vidéo : Bastien Faudot : discours de Malakoff le 24 septembre 2016

 

Voici un résumé (Nicolas Gonzales) des cinq piliers de son projet.

Voir DISCOURS DE MALAKOFF : « L’ESPACE EXISTE DANS LE CŒUR DE NOS CONCITOYENS POUR DU NEUF. »

 

- Pour sortir de la crise politique et démocratique, Bastien propose de créer un référendum d'initiative populaire, une journée référendaire annuelle, revenir au septennat renouvelable, renforcer les pouvoirs du Parlement, modifier le mode de financement des partis politiques et encadrer très durement l'action des lobbys.
 

- Pour reconquérir notre souveraineté nationale et populaire, Bastien propose de nous affranchir des traités européens en retirant toute mention au traité de Lisbonne dans le titre XV de la construction européenne, sortir de l'union économique et monétaire, dénoncer les règles budgétaires austéritaires, de supprimer la Commission européenne.
 

- Pour parvenir au plein emploi, Bastien propose de répartir le temps de travail, favoriser la dépréciation de l'euro de 20% et instaurer enfin une vraie et stricte séparation bancaire afin de retrouver le temps long du développement et de l'industrie.
 

- Pour rétablir l'autorité de l'Etat, Bastien propose de rétablir la police de proximité et d'embaucher les policiers et les juges qui nous manquent.
 

- Pour restaurer l'école de la République, Bastien propose l'augmentation de 25% en 5 ans du traitement des professeurs, l'abrogation des rythmes scolaires et de la réforme du collège, la priorité donnée à la maîtrise du Français et à la maternelle, la multiplication par deux du budget des universités.

 

Rappel : - (21 sept. 2016) : Malakoff (92) - 24 et 25 septembre - avec Bastien Faudot et le MRC

- (9 sept. 2016) : Présidentielle : intervention de Bastien Faudot pour produire en France

 

Cet article est le 2928ème paru sur le blog MRC 53, le 152ème catégorie Gauche France

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff, lors de la présentation de son projet pour 2017.

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff, lors de la présentation de son projet pour 2017.

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