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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 22:34

Quelle stratégie d’action pour faire reculer le pouvoir ?

manif-Laval-230910-017-T.jpgPeu de temps après le 7 septembre (voir Manifs retraites : dix à douze mille à Laval, deux à trois millions en France), il y avait du monde dans les rues, presqu'autant qu’il y a 15 jours. Le parcours à Laval, ce 23 septembre, était différent. De nombreux jeunes. Plus de diversité, mais moins de combativité apparente. 

Tous les syndicats étaient représentés en tête de défilé, cette fois-ci. En fait, les interrogations sont grandes sur la suite à donner au mouvement.

Les slogans anti-Sarkozy prennent de l’ampleur. On va vers l’épreuve de force car, d’un côté et de l’autre, personne ne cèdera. La mauvaise foi du gouvernement est de plus en plus évidente. Il rabaisse les chiffres pour faire croire à l’adhésion croissante à sa réforme. Or, c’est l’inverse qui se produit.

 

Lu dans la presse

 

Retraites : syndicats et gouvernement jouent l'épreuve de force (Le Monde, 23 septembre)

Retraites: la rue durcit le ton, mais l'Elysée n'écoute déjà plus (Marianne, 23 septembre)

 

Quelle stratégie ?

 

Les positions des syndicats divergent. La CGT et la CFDT sont sur une ligne commune de recherche de compromis, sans trop de concessions et avec la volonté de rester unis. FO et Solidaires veulent le retrait de ce projet de réforme des retraites.

Bernard Thibault : « La CGT ira jusqu'au bout » (OF 17 septembre)

Retraites : Chérèque prêt à poursuivre la mobilisation (Le Monde, 22 septembre)

 

Dans un tract, Force Ouvrière rappelle ses positions :

Avec la réforme Balladur d’août 1993, puis les réformes Fillon de 2003 et de Bertrand de 2007 et 2008, le droit à la retraite à 60 ans est battu en brèche : remise en cause de la durée de cotisation de 37,5 années dans le secteur privé, alignement à 40 ans de cotisation dans le public et le privé, passage à 41 ans en 2012, remise en cause des régimes spéciaux.

La crise montre la faillite et le danger du modèle économique libéral et la nécessité d’en changer.

Depuis 1993, FO affirme qu’il est possible, comme pour les banques, de dégager des recettes pour les retraites. Cela suppose une répartition plus juste des richesses, une politique économique et sociale différente, axée sur la croissance et la création d’emplois, ainsi qu’une grande réforme fiscale.

Dans le projet gouvernemental, il n’y a rien de bon pour les salariés. C’est pourquoi, depuis le début, FO demande la retrait pur et simple du projet que veut imposer le gouvernement.

 

Cette position se rapproche de celle du Mouvement Républicain et Citoyen (voir Retraites : le MRC diffusera un tract demain à la manifestation à Laval). Voir aussi le tract national du MRC, disponible ici.

 

Jean-Luc Mélenchon, ce matin sur Europe1, a développé l’idée d’un référendum (voir Retraites: et si le référendum était la meilleure des armes ? (Marianne2, 23 septembre).

Le candidat Sarkozy avait développé deux engagements forts : le maintien de la retraite à 60 ans et l'instauration du référendum d'initiative populaire. En demandant un referendum sur la réforme des retraites, Jean-Luc Mélenchon fait coup double. 

 

De son côté, Bernard Teper, coresponsable du secteur Santé et protection sociale à l’Union des Familles laïques expose ses idées dans le n° 117 de UFAL Flash (19 août 2010). Elles sont proches de celles de Bernard Friot (voir Bernard Friot (19 mai à Laval) : propos iconoclastes sur les retraites - 26 mai 2010). 

 

(…) Une des faiblesses de l’actuel front large contre la réforme régressive des retraites provient du fait qu’une partie des opposants utilisent le même paradigme de pensée que les “réformateurs” du gouvernement. Il convient de dire que pour certains, c’est en toute bonne foi, et que cela touche bien sûr les sociaux-libéraux mais aussi une partie de la gauche antilibérale et altermondialiste. Et que pour les sociaux-libéraux, il ne faut pas seulement avoir en tête les partis politiques mais aussi le monde associatif et surtout mutualiste. Il ne suffit pas de défendre le système de répartition contre la capitalisation
Deux marqueurs de cette confusion peuvent être rappelés :
 

- la croyance que le recul progressif de la Sécurité sociale au profit des régimes complémentaires (des firmes multinationales assurantielles et bancassurantielles, des instituts de prévoyance des amis de Guillaume Sarkozy et des mutuelles) n’a pas d’influence sur le niveau de solidarité de la protection sociale, 

- la croyance qu’il faut simplement défendre le système de répartition contre la capitalisation.  

Et cela pour deux raisons :

·         l’ensemble des complémentaires santé ont partie liée depuis la construction de l’Union nationale des organisations complémentaires de la Sécurité sociale (UNOCAM) lors de la contre-réforme régressive de Douste-Blazy en 2004. La Fédération nationale de la mutualité française jouant le rôle d’apprenti-sorcier et de cheval de Troie de ses compagnons dans l’UNOCAM ;

·          la politique néolibérale ne porte pas au remplacement de la répartition par la capitalisation mais à l’accroissement de la partie en capitalisation, avec le maintien d’une majorité de la retraite en répartition, mais selon le mode du revenu différé avec neutralité actuarielle. Donc le slogan “défendons la répartition contre la capitalisation” est un slogan erroné et démobilisateur.

 (...)  Lire la suite 

 

  Voir, par ailleurs, la Déclaration du Front Syndical de Classe après le 23 septembre  

 

 Cet article est le 33ème sur ce blog dans la catégorie Les retraites

 

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 23:47

Même voté à l’Assemblée, le projet de loi peut être retiré

 

Les mobilisations intersyndicales, demain, prolongent celles du 7 septembre et précèdent les suivantes. Le combat continue et ne s’arrêtera pas avec un vote programmé du Parlement en octobre. Voici le texte du tract recto verso que nous distribuerons, au nom du MRC 53 d’une part, et de Résistance sociale d’autre part. Gérard Beillard est le correspondant en Mayenne de cette association.

 

Retraites : la position du MRC présentée par Michel Sorin*

 

Michel SorinLe grand problème politique de ce début du 21ème siècle est que la puissance publique - c’est-à-dire, essentiellement, les Etats - est moins forte que les marchés financiers.

C’est ce qui est à l’origine de la crise, une crise nationale dans le cadre d’un capitalisme financier mondialisé lui-même en crise :

- crise nationale : jamais dans l’histoire de notre nation, le chef de l’Etat, président de la République, n’a été à ce point complice du pouvoir financier.

- crise du capitalisme financier, liée à la libération totale des capitaux, à l’origine de la crise financière. Le capitalisme n’est plus contrôlé par les Etats depuis que la finance a convaincu les élites politiques de libéraliser, c’est-à-dire désarmer et affaiblir la puissance publique.

Il faut refuser ce projet de réforme des retraites

- car il creuse les inégalités entre les retraités, faisant travailler davantage les plus défavorisés tout en leur réduisant les pensions, en laissant les plus riches à l’écart des efforts significatifs,

- car il fait supporter l’effort principal de financement des retraites aux travailleurs qui subissent le chômage, la précarité, la modération salariale (ce sont surtout des travailleuses),

- car il fait la part belle aux agents du capitalisme financier (assurances privées, notamment), au lieu de jouer son rôle de régulation en faveur de l’intérêt général,

- car il accentue les risques d’éclatement de la société et de dérive vers des comportements violents et incontrôlables.

Il faut préparer une autre politique, portée par un sursaut populaire.

Il existe d’autres sources de financement des retraites, que le gouvernement rejette car elles impliquent un changement de politique.

Plutôt que laisser détruire à petits feux les avancées sociales conquises, notamment, par le Conseil national de la Résistance, il est préférable de dire non à ce qui est une contre-réforme, afin d’ouvrir la voie à une vraie réforme, nécessaire, dans le cadre d’une autre politique, portée par un sursaut populaire, qui fera baisser le chômage et mettra à contribution de nouveaux financements dans le but de rééquilibrer capital et travail.                                                                                                                      

Dire non, c’est préparer un autre chemin pour les retraites, en maintenant le système par répartition, sans exclure des aménagements à l’âge légal de départ, tenant compte de la tendance forte à la diversité et à la complexité du travail et du salariat.

La priorité absolue doit être accordée aux salariés confrontés à des travaux difficiles, notamment dans l’industrie et le bâtiment (les ouvriers ont, en moyenne, une espérance de vie inférieure de sept ans à celle des cadres). Priorité aussi aux personnes, souvent des femmes, qui travaillent à temps partiel et ont des accidents de parcours dans leur carrière professionnelle.

 

La retraite n’est pas un privilège. Elle doit être financée par une autre politique, une politique de salut public, car les défis sont gigantesques. Voici les trois orientations majeures de cette nouvelle politique, préconisée par le Mouvement Républicain et Citoyen :

Redresser l’économie est le principal moyen de la justice sociale. Financer les retraites de demain est donc inséparable de la reconquête d’une croissance solide, qui crée des emplois, donc des cotisations : cela commande une réindustrialisation du pays. Il faut réarmer l’Etat en matière économique et faire reculer les politiques libérales d’austérité, en s’opposant autant que nécessaire aux mesures « libé­rales » de l’Union européenne.

Relever le niveau des salaires des actifs, c’est relever d’autant le niveau des sommes disponibles pour les retraités, pour un même taux et une même durée de cotisation : il faut dissuader les actionnaires de continuer à faire leurs bénéfices sur la compression des salaires et limiter les versements exonérés.

Augmenter fortement la contribution des personnes tirant des revenus de placements financiers - qu’ils doivent largement au travail des actifs, y compris ceux qui sont aujourd’hui retraités, ou qu’ils ne doivent qu’à la spéculation - c’est devenu une nécessité d’une légitimité évidente.

 

La mobilisation intersyndicale aura des répercussions sur la capacité de la majorité politique en place à écouter le mécontentement populaire. Mais les salariés et les citoyens devront s’engager davantage, ensemble, dans l’opposition au projet de loi pour faire reculer le pouvoir élyséen. 

La vie ne vaut que si elle s’inscrit dans une perspective de progrès humain. Or, ce n’est plus le cas puisque toutes les « réformes » en cours n’ont pour objet que de faire supporter par les milieux sociaux les moins favorisés les conséquences d’une « rigueur » comptable qui ne s’applique pas aux bénéficiaires du système.

 

Le 7 septembre, puis le 23 septembre, se joue le premier acte de la mise en mouvement des citoyens pour se libérer de l’emprise d’un système qui les enferme dans la soumission.

 

* Michel Sorin (MRC 53) à Laval : la position du MRC sur les retraites (6 septembre 2010)

 

Retraites : la position de Résistance sociale

 

G-rard-Beillard-et-Michel-Sorin-balcon-29-04-09-002.jpgCraignant une lame de fond (du type CPE) provoquée par le mouvement de contestation sur les retraites, le pouvoir multiplie les projets afin de détourner l’attention. Dans l’immédiat il faut éviter de tomber dans le piège de l’éparpillement et s’en tenir à l’essentiel : le retrait du projet  de réforme des retraites.

 

Comment déjouer le piège ?

 

Etablir le lien entre la réforme des retraites et toutes les autres :

Ø       La réforme des retraites suit exactement la même logique que les réformes de l’enseignement, la loi Bachelot, le non remplacement de dizaines de milliers de fonctionnaires chaque année…

Ø       C’est la même politique que celle qui voit le chômage et la précarité de masse, le quasi gel des salaires dans le privé et le public …

La réforme des retraites est partie prenante d’un plan d’austérité « à la grecque »,  destiné à ponctionner, dès 2013, 80 milliards d’euros.

 

La réforme des retraites est le verrou de toutes les autres

 

Pour protéger ce qui reste de notre modèle social,  pour pouvoir négocier des réformes de progrès si nécessaire,  il faut immédiatement :

 

Ø     Rassembler, dans l’unité, toutes les générations, le privé et le public sur le premier objectif : l’abandon de la réforme,

Ø     Concentrer les forces sur le succès de la manif du 23 septembre.

 

Rejoignez le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), qui porte dans la vie politique les aspirations des citoyens à vivre dans une République démocratique, indivisible, décentralisée, laïque et sociale.

 

Rejoignez le Mouvement CIVIQ, qui affirme concrètement le caractère républicain et démocratique de la société française.

 

Nom, Prénom : ………………………………Adresse………………………………………………………………………..

Tél…………………………………………….. Courriel ……………………………………………………………………….

 

MRC 53 et CIVIQ : Michel Sorin 46 rue du Poitou 53940 St-Berthevin  - 06 23 18 05 55 ou 02 43 69 06 32  Internet : sorinmichel@wanadoo.fr et http://mrc53.over-blog.com

                               Mouvement Républicain et Citoyen 3 avenue de Corbéra 75012 Paris - www.mrc-france.org  

 

Rejoignez Résistance sociale, qui apporte sa pierre à l’édifice des luttes que nous espérons les plus unitaires, les plus larges et les plus intransigeantes possible. 

 

Nom, Prénom : ………………………………Adresse………………………………………………………………………..

Tél…………………………………………….. Courriel ……………………………………………………………………….

 

Résistance Sociale : Gérard Beillard 13 rue Parmentier  53940 St-Berthevin  - 06 89 93 65 46 ou 02 43 90 76 97 gerardbeillard@wanadoo.fr

                        Site : www.resistancesociale.fr  

 

Cet article est le 32ème sur ce blog dans la catégorie Les retraites

 

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 19:05

Les syndicats préparent d’autres initiatives dans l’unité

 

Plus de 10 000 personnes à défiler à Laval en cette matinée du 7 septembre, ce n’est pas fréquent. Cela rappelle 1968 ou 1973. Avec de nombreux salariés d’entreprises lavalloises, de jeunes, beaucoup de femmes. C’est normal, celles-ci sont les plus concernées par les mesures de régression sociale contenues dans le projet de loi sur les retraites. Tous les syndicats étaient là, contrairement au 24 juin.  Manif-retraites-Laval-70910-069.jpg

 

Voir Retraites : le débat expliqué aux nuls et aux jeunes  insouciants (Pascal Riché, Rue89, 6 septembre) et Retraites : ce qui va changer concrètement pour vous(François Krug, Eco89, 7 septembre).  

 

Dans l’ouest : Retraites. La grève fortement suivie (Ouest-France, 7 septembre)

La journée d'action contre la réforme des retraites bat son plein. Avant les grandes manifestations de Paris et Marseille, les chiffres nationaux de grévistes sont en augmentation par rapport au 24 juin dernier. Dans l'Ouest, les premiers cortèges démontrent une très forte mobilisation.

 

 

Au niveau national, la participation dépasse deux millions de personnes, malgré des conditions météorologiques défavorables dans certaines régions. « Beaucoup plus de monde que le 24 juin » pour les retraites (Rue89, 7 septembre)

Les syndicats crient victoire : selon la CFDT, 2,5 millions de personnes ont manifesté ce mardi contre la réforme. Interrogé ce matin sur LCI par Christophe Barbier (L'Express) sur une éventuelle reconduite du mouvement, Jean-Claude Mailly (FO) s'est dit prêt à « d'autres initiatives » si le défilé de ce mardi dépasse les 2 millions de manifestants, objectif des syndicats. Le secrétaire général de FO, syndicat qui a rejoint l'intersyndicale mais qui demande le retrait pur et simple du texte, au contraire de la CGT et de la CFDT, appelle à « l'unité d'action ».  

 

Lu dans la presse (articles de fond)   

 

Retraites: les chiffres font débat  (Nouvel Observateur, 6 septembre)

Taux de cotisation, espérance de vie, âge effectif de départ… les données chiffrées sont au coeur du débat sur les retraites. Encore faut-il les manier avec discernement et éviter les pièges. Les explications de David Larousserie (Sciences et Avenir).

L’Assemblée nationale débat à partir de mardi 7 septembre du projet de loi sur les retraites. Les grandes lignes de la réforme sont désormais connues : report progressif de l’âge légal de 60 à 62 ans jusqu’en 2018, report de l’âge dit du taux plein de 65 à 67 ans. Les mesures proposées, qui font reposer le sauvetage du système actuel sur des arguments essentiellement démographiques, n’ont pas manqué de susciter des critiques politiques et syndicales mettant en avant des arguments plus économiques. Dans ce débat, chiffres et statistiques valsent à tout-va : milliards d’euros de déficit (ou besoin de financement), espérance de vie, taux de chômage… Au point de parfois brouiller les pistes. Nous avons donc souhaité donner des éléments de compréhension en nous interrogeant sur l’origine de ces données et sur la façon dont elles sont calculées, présentées ou utilisées. Pour nous apercevoir que la plupart elles émanent d’une source unique, le Conseil d’orientation des retraites (COR), qui, depuis dix ans, est chargé d’éclairer les différents acteurs sur l’avenir du système français. Les résultats de cet organisme indépendant sont rarement contestés. Mais les chiffres ne sont jamais neutres. Tout est question de présentation, de non-dits, d’imprécisions, d’hypothèses… Plongée dans les modèles de prospective, pour appréhender autrement les chiffres et les statistiques.

Edito septembre 2010, Alternatives Economiques - Occasion manquée (Philippe Frémeaux)

 

Le Parlement examine ce mois-ci la réforme des retraites. Réforme ? Le mot est fort s'agissant d'une loi qui, pour l'essentiel, se contente de modifier deux paramètres - l'âge minimal de départ, repoussé à 62 ans, et l'âge de la retraite à taux plein quelle que soit la durée de cotisation, reporté à 67 ans. Le but avoué est de faire rapidement quelques milliards d'économies, le report de l'âge légal devant réduire, dès 2011, le nombre de départs à la retraite, et donc le coût des pensions.

 

Combinée à l'exigence d'une durée de cotisation de 41 ans, cette réforme va faire du système français un des plus durs d'Europe et accentuer les inégalités entre retraités, au détriment des plus fragiles. Nicolas Sarkozy avait affirmé qu'il entendait éviter toute diminution des pensions. Ces mesures auront l'effet inverse. Compte tenu du niveau du chômage, une majorité de personnes sont aujourd'hui hors emploi quand vient l'heure de liquider leurs droits à la retraite. Le report de l'âge légal les fera dépendre plus longtemps des maigres revenus de remplacement qu'elles touchent actuellement, bien inférieurs à leur future pension.

Au-delà, la majorité des salariés encore en emploi n'a aujourd'hui qu'une envie: partir dès que possible, sans trop réfléchir au montant de sa future pension. Aussi, personne ou presque, parmi les personnes ayant une carrière incomplète, ne travaillera jusqu'à 67 ans - en admettant qu'un employeur désire les conserver jusqu'à cet âge. Résultat: les pensions de ces personnes, en majorité des femmes, vont subir une importante décote. Enfin, que dire d'un report de l'âge légal qui ne s'accompagne d'aucune véritable mesure en faveur de ceux qui, en raison des contraintes subies au cours de leur vie active, ont une moindre espérance de vie?  

 

Au final, le gouvernement a choisi de procéder à un rafistolage comptable, dicté par la nécessité de démontrer aux marchés financiers sa volonté de réduire les déficits. C'est une occasion manquée de mettre en chantier une vraie réforme de fond, qui rende le système français de retraite à la fois plus lisible, plus pérenne et plus juste.  

Pour y parvenir, il aurait fallu commencer par ne pas fermer la porte d'emblée à toute augmentation des ressources des régimes. La hausse des prélèvements doit certes être maniée avec précaution, car d'autres besoins collectifs vont croître (éducation, santé, environnement…). Mais la France pourrait néanmoins consacrer un à deux points de PIB en plus à assurer une vie décente à tous ses retraités.  

 

La seconde exigence aurait été d'agir sérieusement pour que l'allongement des durées de carrière, justifié par l'augmentation de l'espérance de vie moyenne, ne pénalise pas les plus fragiles: en accordant des avantages concrets à tous ceux qui ont subi des conditions de travail pénibles; en agissant résolument pour améliorer ces conditions pour l'avenir; en aménageant les fins de carrière afin de rendre plus acceptable pour le plus grand nombre une poursuite d'activité; en mettant en oeuvre des mesures incitatives qui respectent la liberté de chacun, sans pénalités excessives, et conditionnées à une réelle amélioration de la situation de l'emploi.  

 

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 23:52

 

Demain, premier acte de la mobilisation des citoyens

 

Ce 6 septembre, à Laval, avait lieu la réunion-débat organisée par les partis de gauche à la veille de la mobilisation intersyndicale nationale sur les retraites (voir Retraites : les partis de gauche 53 ensemble à Laval le 6 septembre - 30 août 2010).

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) était représenté par Michel Sorin, au côté de Guillaume Garot, député-maire PS de Laval, Michel Neveu (Parti radical de gauche), Françoise Marchand (Europe Ecologie), Hervé Eon (Parti de Gauche), Aurélien Guillot (Parti communiste) et Serge Faguet (Parti ouvrier indépendant).  

 

Voici le texte de l’intervention de Michel Sorin

 

Retraites-gauche53-60910-003-T.jpgLe grand problème politique de ce début du 21ème siècle est que la puissance publique - c’est-à-dire, essentiellement, les Etats - est moins forte que les marchés financiers.

C’est ce qui est à l’origine de la crise, une crise nationale dans le cadre d’un capitalisme financier mondialisé lui-même en crise :

- crise nationale : jamais dans l’histoire de notre nation, le chef de l’Etat, président de la République, n’a été à ce point complice du pouvoir financier.

- crise du capitalisme financier, liée à la libération totale des capitaux, ce qui est à l’origine de la crise financière. Le capitalisme n’est plus contrôlé par les Etats depuis que la finance a su convaincre les élites politiques de libéraliser, c’est-à-dire désarmer et affaiblir la puissance publique.

 

Dans ce contexte, le rôle de l’opposition est de mettre en échec les initiatives rétrogrades du chef de l’Etat, ce qui est le cas du projet de loi de contre-réforme des retraites, qui va être débattu au Parlement, à partir de demain.

 

Pourquoi le président Sarkozy tient-il tant à imposer ce texte contre l’avis de la majorité des Français (7 français sur 10 soutiennent les manifestations demain, selon un sondage publié hier par Ouest-France) ? C’est pour satisfaire la commande des marchés financiers. Le pouvoir politique cède aux pressions de la finance, d’autant plus docilement qu’il représente les mêmes intérêts.

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen se bat contre ce projet de loi, profondément injuste et inadapté.

Ce qui est en jeu, c’est notre modèle social et le pacte républicain qui s’y rattache. La logique de ce texte est de poursuivre, en l’accentuant, la baisse des pensions. Ce qui est le plus inacceptable est la remise en cause du droit à la retraite à 60 ans et de la pension à taux plein à 65 ans.

 

Il faut refuser ce projet

- car il creuse les inégalités entre les retraités, faisant travailler davantage les plus défavorisés tout en leur réduisant les pensions, en laissant les plus riches à l’écart des efforts significatifs,

- car il fait supporter l’effort principal de financement des retraites aux travailleurs qui subissent le chômage, la précarité, la modération salariale (ce sont surtout des travailleuses),

- car il fait la part belle aux agents du capitalisme financier (assurances privées, notamment), au lieu de jouer son rôle de régulation en faveur de l’intérêt général,

- car il accentue les risques d’éclatement de la société et de dérive vers des comportements violents et incontrôlables.

 

Il faut préparer une autre politique, portée par un sursaut populaire

Il existe d’autres sources de financement des retraites, que le gouvernement rejette car elles impliquent un changement de politique.

Plutôt que laisser détruire à petits feux les avancées sociales conquises par le Conseil national de la Résistance, il est préférable de dire non à ce qui est une contre-réforme, afin d’ouvrir la voie à une vraie réforme, nécessaire, dans le cadre d’une autre politique, portée par un sursaut populaire, qui fera baisser le chômage et mettra à contribution de nouveaux financements dans le but de rééquilibrer capital et travail.                                                                                                                      

Dire non, c’est préparer un autre chemin pour les retraites, en maintenant le système par répartition, sans exclure des aménagements à l’âge légal de départ, tenant compte de la tendance forte à la diversité et à la complexité du travail et du salariat.

La priorité absolue doit être accordée aux salariés confrontés à des travaux difficiles, notamment dans l’industrie et le bâtiment (les ouvriers ont, en moyenne, une espérance de vie inférieure de sept ans à celle des cadres). Priorité aussi aux personnes, souvent des femmes, qui travaillent à temps partiel et ont des accidents de parcours dans leur carrière professionnelle.

 

La retraite n’est pas un privilège. Elle doit être financée par une autre politique, une politique de salut public, car les défis sont gigantesques. Voici les trois orientations majeures de cette nouvelle politique, préconisée par le MRC :

 

Redresser l’économie est le principal moyen de la justice sociale. Financer les retraites de demain est donc inséparable de la reconquête d’une croissance solide, qui crée des emplois, donc des cotisations : cela commande une réindustrialisation du pays. Il faut réarmer l’Etat en matière économique et faire reculer les politiques libérales d’austérité, en s’opposant autant que nécessaire aux mesures « libé­rales » de l’Union européenne.

 

Relever le niveau des salaires des actifs, c’est relever d’autant le niveau des sommes disponibles pour les retraités, pour un même taux et une même durée de cotisation : il faut dissuader les actionnaires de continuer à faire leurs bénéfices sur la compression des salaires et limiter les versements exonérés.

 

Augmenter fortement la contribution des personnes tirant des revenus de placements financiers, qu’ils doivent largement au travail des actifs, y compris ceux qui sont aujourd’hui retraités, ou qu’ils ne doivent qu’à la spéculation, constitue une piste d’une légitimité évidente.

 

La mobilisation intersyndicale, demain, qui s’annonce à un niveau exceptionnel, aura des répercussions sur la capacité de la majorité politique en place à écouter le mécontentement populaire. Mais les salariés et les citoyens devront s’engager davantage dans l’opposition au projet de loi pour faire reculer le pouvoir élyséen. C’est le début de la grande confrontation qui aura son dénouement à l’élection présidentielle en 2012.

 

La vie ne vaut que si elle s’inscrit dans une perspective de progrès humain. Or, ce n’est plus le cas puisque toutes les « réformes » en cours n’ont pour objet que de faire supporter par les milieux sociaux les moins favorisés les conséquences d’une « rigueur » comptable qui ne s’applique pas aux bénéficiaires du système.

 

Demain 7 septembre, se jouera le premier acte de la mise en mouvement des citoyens pour se libérer de l’emprise d’un système qui les enferme dans la soumission.  

 

Retraites-gauche53-60910-006-T.jpg

 

 

 

Gérard Beillard à la table du MRC 53

 

 

 

 

 

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 23:36

NON à la remise en cause du droit à la retraite à 60 ans !

 

La mobilisation populaire pour défendre le droit à la retraite à 60 ans est en marche. En Mayenne, sept partis de gauche appellent les citoyens à participer à une réunion publique le 6 septembre à Laval. C’est une initiative des partis du Front de gauche (PCF et Parti de Gauche), qui a recueilli l’assentiment du PS, des Verts, du PRG, du MRC et du POI.

 

Michel Sorin : la réforme des retraites est le symbole de la régression sociale - 20 juillet 2010

Michel Sorin : la mobilisation citoyenne, indispensable le 7 septembre - 25 juillet 2010

 

Pour le maintien du droit à la retraite à 60 ans

REUNION – DEBAT lundi 6 septembre 2010 à 20 H

Centre Multi-Activités à LAVAL

 (Ancien Leclerc de St Nicolas)

La remise en cause du droit à la retraite à 60 ans est INACCEPTABLE ! S’il était voté, ce projet entraînerait une nouvelle régression pour les retraites des salariés qui s’ajouterait à toutes celles mises en œuvre depuis 1993, il pénaliserait les jeunes à la recherche d’un emploi en obligeant des salariés à continuer à travailler au-delà de 60 ans, il ne répondrait pas au problème des salariés qui exercent un travail pénible.

L’allongement de la durée de cotisation prévu dans le projet gouvernemental est tout aussi INACCEPTABLE ! Il serait synonyme de nouvelles baisses du montant des retraites pour tous ceux qui sont mis hors des entreprises (souvent avant même 60 ans) sans avoir toutes leurs annuités. Le report à 67 ans de la limite d'application de la décote pour manque d'annuités aggraverait encore les conditions de départ en retraite des salariés aux carrières incomplètes, au premier rang desquels figurent de nombreuses femmes.

Les fausses solutions qui sont mises en avant conduiraient à une baisse des pensions et des salaires et frapperaient les revenus les plus faibles, alors que les plus riches et les revenus du capital passeraient entre les gouttes. La bonne solution aux questions qui se posent, c'est une plus juste répartition des richesses.

L’objectif gouvernemental reste toujours le même : fragiliser le système de retraite par répartition, favoriser la montée en puissance des retraites par capitalisation. L'objectif plus général de la droite est de s'attaquer à tous les acquis sociaux obtenus depuis la Libération.

Le Parti Socialiste, le Parti Communiste Français, le Parti de Gauche, les Verts, le Parti Radical de Gauche, le Mouvement Républicain Citoyen, le Parti Ouvrier Indépendant ont décidé de s’organiser en "Front politique pour la défense de la retraite à 60 ans" dans le but

·   d’exprimer leur totale opposition au projet gouvernemental,

·   de défendre le droit à la retraite à 60 ans,

·   de refuser l’allongement de la durée de cotisation prévu dans le projet gouvernemental,

·   de défendre le système de retraites par répartition,

·   de proposer de nouvelles sources de financement basées sur une autre répartition des richesses entre le capital et le travail.

Ils vous invitent à venir en discuter avec eux lors de cette réunion-débat et à participer à toutes les luttes afin d’obtenir le RETRAIT DE CE PROJET INACCEPTABLE, notamment lors de la journée de manifestation du lendemain (mardi 7 septembre à 10 H devant la préfecture).

 

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 11:48

Le 7 septembre, premier acte du pouvoir citoyen

 

Si nous voulons revenir à l'esprit de la révolution française, fondement de notre République, quelle autre démarche que l'affirmation du pouvoir citoyen, en France, en 2010 ? Je vous le demande. Ma réponse est : il n'y en a pas ! Je veux m'adresser à chaque lectrice, à chaque lecteur, de ce texte, car je suis arrivé à la conclusion qu'il n'est pas possible de continuer comme s'il ne se passait rien dans notre pays. G-rard-Beillard-et-Michel-Sorin-balcon-29-04-09-010.jpg

 

Pour ma part, j'ai pris la décision de mettre mon énergie en priorité au service de cette cause : la reconquête du pouvoir politique en France par les citoyens, collectivement. Ce pouvoir, nous l'avons perdu. Le capitalisme n'est plus contrôlé par les Etats depuis que la finance a su convaincre (par la corruption, y compris) les élites politiques de libéraliser, c'est-à-dire désarmer et affaiblir la puissance publique.

 

Jamais dans l'histoire de notre nation, le chef de l'Etat, président de la République, n'a été à ce point complice du pouvoir économique et financier. Il pense que son rôle est de gouverner le pays en faisant la politique des grands groupes capitalistes et en s'alignant sur les intérêts des nations les plus puissantes (USA, Allemagne). L'indépendance nationale ne signifie rien pour lui, pas plus que la citoyenneté. Comment cet homme, qui se disait gaulliste, a-t-il pu se laisser aller jusqu'à conduire une politique qui tourne le dos au gaullisme ?

 

La première priorité d'un pouvoir citoyen est de mettre en échec les initiatives rétrogrades du chef de l'Etat. Le projet de loi concernant les retraites en est un bel exemple, avec celui qui traite de l'avenir des collectivités territoriales. Mais il y en a beaucoup d'autres. Ces deux-là sont à arrêter en priorité."Si nous le voulons, nous pouvons", en liaison avec les parlementaires, les syndicats et toutes les forces qui s'opposent à ces projets que le gouvernement veut imposer.

 

La seconde priorité d'un pouvoir citoyen est de préparer l'alternative républicaine. C'est un exercice difficile, car les partis qui pourraient participer à cette renaissance démocratique ont, chacun, leurs pesanteurs et problèmes spécifiques. Il importe que les citoyens fassent valoir les grands principes à respecter pour qu'une candidature républicaine ait les meilleures chances de gagner l'élection présidentielle de 2012.

 

Voici le texte que je propose en appui à la mobilisation citoyenne du 7 septembre en faveur des retraites.  

 

Mobilisation citoyenne le 7 septembre en faveur des retraites

« Si nous le voulons, nous pouvons ! »

 

Le moment est venu de s’engager dans une nouvelle direction. Ce n’est pas seulement le pouvoir politique élu en France en 2007 qui est en échec - car engagé à contresens sur l’autoroute néolibérale - c’est le système capitaliste financier qui est à remettre en cause, car contraire aux intérêts de l’humanité.

 

La vie ne vaut que si elle s’inscrit dans une perspective de progrès humain. Or, ce n’est plus le cas puisque toutes les « réformes » en cours n’ont pour objet que de faire supporter par les milieux sociaux les moins favorisés les conséquences d’une « rigueur » comptable qui ne s’applique pas aux bénéficiaires du système.

 

Le projet de loi sur les retraites a toutes les caractéristiques de ces « réformes » imposées d’en haut par les institutions qui veulent maintenir des politiques libérales contraires aux intérêts des peuples concernés.

 

Ce qui est en jeu, c’est notre modèle social et le pacte républicain qui s’y rattache. Depuis 2003 et la mise en œuvre du plan Fillon, la moyenne des pensions a baissé de 20%. Cette réforme va dans la même direction.

 

C’est pourquoi, dans une démarche citoyenne de responsabilité politique républicaine, nous devons enclencher la mise en échec de ce projet qui sera débattu au Parlement en septembre et octobre 2010.

 

La seule façon de montrer notre détermination est de participer aux manifestations publiques organisées à l’appel unanime des syndicats le 7 septembre.

Ce jour-là, se jouera le premier acte de la mise en mouvement des citoyens pour se libérer de l’emprise d’un système qui les enferme dans la soumission.  

 

  • - Cette initiative citoyenne est indépendante des partis et syndicats mais complémentaire de leur action car, sans mobilisation citoyenne, ils ne parviendront pas à mettre en échec le système tentaculaire qu’est le capitalisme financier mondialisé. Elle vise à conforter le modèle social républicain et l’influence des citoyens sur les décisions des pouvoirs publics.
  • - A l’origine de cette initiative, Michel Sorin a eu diverses fonctions politiques et électives, depuis près de quarante ans, qui l’ont amené à s’engager sur le terrain de la mobilisation citoyenne. Il est président de l’association CIVIQ et membre de l’équipe dirigeante du Mouvement Républicain et Citoyen (il milite, au sein du MRC, en faveur du développement de la citoyenneté).
  • - Le slogan « Si nous le voulons, nous pouvons ! » fait référence au pouvoir collectif des citoyens dans une République, à condition qu’il y ait la volonté d’agir, ce qui suppose pour eux de savoir ce qu’ils veulent et, donc, d’en débattre collectivement. 

A Saint-Berthevin, le 24 juillet 2010  

…………………………………………………………………………………………………………………………………….

 

Pour s’associer à l’initiative citoyenne de Michel Sorin, lui adresser ce message (par les moyens à votre convenance) : En accord avec cette initiative visant à la mobilisation citoyenne en faveur des retraites, je signe ce texte publiquement et m’associe à la campagne « Si nous le voulons, nous pouvons ! »

 

Nom, Prénom : ………………………………………….Adresse postale : ……………………………………………….

Courriel : ……………………………… ………………...Tél ………………………………………………………………..

 

Mobilisation citoyenne - M SORIN 46 rue du Poitou 53940 St-Berthevin – 06 23 18 05 55 ou 02 43 69 06 32 - sorinmichel@wanadoo.fr et http://mrc53.over-blog.com

 

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 22:24

 

Les députés votent la fin de l’âge légal de la retraite à 60 ans

 

Le projet de loi réformant les retraites est examiné, du 20 au 22 juillet, par les députés membres de la commission des Affaires sociales. Des amendements sont intégrés au texte, quand ils ne s’opposent pas à l’essentiel (voir l’article de Ouest-France, 14 juillet Les points clés du projet de loi sur les retraites).

Et l’essentiel, c’est le symbole de la retraite à 60 ans, mis en place en 1983, sous la présidence de François Mitterrand. Le président actuel, sans en avoir parlé aux Français pendant sa campagne électorale en 2007, veut absolument mettre fin à ce symbole de progrès social. La fin de la retraite à 60 ans est actée en commission (Nouvel Observateur, 21 juillet). Ensuite, il y aura les débats en séance plénière, à partir du 6 septembre, à l’Assemblée nationale. Le vote de la réforme par le Parlement est programmé fin octobre.

Voir aussi, sur le site du quotidien Le Monde, ce 21 juillet : La fin de la retraite à 60 ans validée en commission.

 

Christian Hutin, vice-président du Mouvement Républicain et Citoyen, est membre de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale. Il m’a transmis le communiqué de presse qu’il a publié ce 21 juillet. Christian a raison : ce qui est en jeu, c’est notre modèle social et le pacte républicain qui s’y rattache. Accepter ces « réformes » néolibérales, c’est revenir au Moyen Age. Nous, citoyens, nous ne devons pas laisser faire ces régressions politiques et sociales.

 

La position de Christian Hutin, député MRC du Nord

 

Le projet de loi portant réforme des retraites, entre dans sa phase finale à l'occasion de l'examen depuis hier et jusque jeudi du projet de loi par la commission des Affaires Sociales de l'Assemblée Nationale.
Après les auditions de Monsieur Eric Woerth, Ministre du Travail la semaine passée, c
'est maintenant le travail sur chaque article et sur chaque amendement déposés par les députés.
C
'est la dernière bataille avant l'examen du projet par le Parlement en septembre prochain.


Christian HUTIN, Député MRC du Nord et Maire de Saint Pol sur Mer entend se battre pied à pied contre ce projet de loi qu
'il considère comme particulièrement injuste. "La retraite c'est le patrimoine de celles et ceux qui n'en ont pas" et la retraite à 60 ans a été et reste une grande conquête de la classe ouvrière. Elle a représenté un progrès social considérable.


La commission des Affaires Sociales dont est membre Christian HUTIN, siège donc en permanence jusque jeudi soir. Le combat qui s
'y déroule et les résultats qui en sortiront, marqueront durablement le visage de notre société. Ce qui est en jeu c'est notre modèle social et le pacte républicain qui s'y rattache. On sait parfaitement que depuis la mise en œuvre du plan Fillon en 2003, la moyenne des pensions a baissé de 20%. Cette réforme va dans la même direction.

S'attaquer aux retraites sans s'attaquer au chômage de masse revient en réalité à poursuivre le déséquilibre des revenus entre les salariés, leurs salaires et leurs pensions en faveur du capital et de sa rémunération. C'est bien le pacte social et républicain issu du programme du Conseil National de la Résistance qui est mis à bas. Pour Christian HUTIN c'est intolérable et il utilisera tous les moyens à sa disposition pour faire échec à ces propositions.

Il convient donc de maintenir la pression populaire et de faire de la journée de protestation du 7 septembre, un grand succès.

 

Lu dans la lettre de juillet du Réseau d’Action Promouvoir Sécuriser l’Emploi (RAPSE), animé par le PCF : l’intervention de Pascal Joly, secrétaire général de l’Union régionale Ile-de-France de la CGT, le 13 juillet, lors du rassemblement devant le ministère du travail).

 

RETRAITE : LES SALARIÉS RELÈVENT LE DÉFI

 

UN RECUL DE CIVILISATION

Tous les indicateurs montrent que les Français et singulièrement les salariés refusent ce qu’ils considèrent comme une dégradation de leurs conditions de vie, à un moment où ils aspirent justement et légitimement à profiter de leurs moments de vie hors travail. On voudrait leur faire croire qu’un progrès humain comme celui de l’allongement de la vie devrait se traduire inéluctablement par un recul social.

Ils refusent ce projet parce qu’il est aussi synonyme de creusement des inégalités sociales et teinté d’une profonde injustice pendant que le luxe s’étale et que les dividendes des actionnaires coulent à flot.

Ils constatent que les banques sont renflouées à coup de milliards de fonds publics, et ensuite la facture est présentée aux salariés, en leur disant que les budgets publics sont à réduire. Enfin, la véritable raison de ce projet est bien de satisfaire l’appétit sans fin des marchés financiers.

 

LA RIPOSTE EST ENGAGÉE

Mais plus le temps passe, plus les salariés résistent ! Comme le démontrent toutes les initiatives prises en juin, particulièrement les puissantes mobilisations du 24 juin !

Et pourtant, le gouvernement, avec le MEDEF qui joue toujours leur rôle de «monsieur plus », (le MEDEF d’Ile-de-France va jusqu’à proposer la retraite à 70 ans!) n’aura pas lésiné sur les moyens de propagande pour convaincre les salariés français de la justesse de sa réforme.

Le gouvernement doit réfléchir. Plus il développe l’artillerie médiatique, plus les salariés résistent et se mobilisent ! !

La CGT pense que rien n’est joué. Plus que jamais ! Et quoi qu’en dise Nicolas Sarkozy.

Le gouvernement sent bien que le contexte est délicat, sinon pourquoi attendre le 13 juillet pour tenter de faire passer ses projets ? Les salariés prennent confiance dans leur capacité d’intervention et dans l’unité syndicale.

Et dans cette unité, il y a de la place pour tout le monde ! C’est toujours quand il est rassemblé que le monde du travail a gagné les plus grandes conquêtes sociales.

 

D’AUTRES SOLUTIONS À PROMOUVOIR

Les salariés prennent conscience de la nocivité du projet gouvernemental, et ils sont de plus en plus nombreux à penser qu’il est possible de gagner une vraie réforme qui aille dans le sens du progrès social. Qu’il est possible de trouver de nouveaux financements, prenant comme base une nouvelle répartition et utilisation des richesses créées.

C’est cette prise de conscience que le gouvernement et le MEDEF craignent par-dessus tout, car elle est facteur de mobilisations et peut chambouler bien des scénarios considérés jusqu’ici inévitables. !

Il faut poursuivre pendant les mois d’été notre travail de contact avec les salariés, notre travail d’explication, prendre avec eux des initiatives dans le prolongement de ce que nous avons déjà fait, mais avec la perspective de l’amplifier encore et encore.

Allons interpeller les parlementaires de la Région pour les placer devant leurs responsabilités et faire entendre la voix des salariés (…).

 

Lu dans la presse

 

Retraites : vivement le vrai débat ! (Le Monde, édito, 14 juillet)

DOSSIER Retraites: réforme à hauts risques (Libération)

 

En rappel : Woerth fait sa pub gratuitement dans la presse en faveur de sa retraite - 6 juillet 2010

Michel Sorin : la réforme des retraites est le symbole de la régression sociale - 20 juillet 2010 

 

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 23:47

Le 7 septembre, le peuple français dans les rues !

 

Le projet de loi de réforme de la retraite est le symbole de la régression sociale mise en œuvre par le président de la République élu en 2007, sous le parrainage européen. La Commission européenne l’a fait savoir - voir Le Figaro - Retraite : Les Européens devront tous travailler plus longtemps (Le Figaro, 7 juillet).

 

Les salariés, notamment les employés et ouvriers, tout particulièrement les femmes, ressentent ce projet de loi comme une agression. Ils ont raison, car les retraites sont représentatives du combat que mène le capital mondialisé contre le monde du travail. Même les cadres sont amenés à s’engager, ce qui est très important au niveau du rapport de forces qui sera établi à la rentrée de septembre - voir Retraites: la CGC se joint à la journée d'action du 7 septembre(Le Monde, 20 juillet).

 

Les salariés ne s’y trompent pas, ils supporteront l’essentiel de l’effort de redressement du dispositif de retraites. Le Mouvement Politique d’Education Populaire (M’PEP) le démontre. Voir le texte de Pierre Mascomère, publié le 17 juillet M'PEP - Retraites : la grande tricherie.

 

Le gouvernement a présenté son projet de « réforme » des retraites. Des quatre-pages publicitaires dans toute la presse en vantent à profusion les mérites. Le quotidien Les Échos du 10 juillet présente cette réforme comme le souhaite le gouvernement. Mais ce journal, peu suspect de critiquer cette réforme, la présente aussi, dans la même page, selon sa propre vue.
Se plaçant en 2020, il détaille en effet « l
'effort de redressement » de 30 Md€ prévu. Cet « effort »  est supporté par les salariés, les entreprises, et des recettes nouvelles ne touchant pas les entreprises. Les salariés, du fait du report de l'âge légal de la retraite, participent pour 20,2 Md€, et, du fait de la hausse des cotisations salariales des fonctionnaires, pour 4,9 Md€.
Les entreprises, notamment du fait de minorations d
'allégements de charges, participeront pour 2,2Md€. Le solde est constitué de diverses recettes nouvelles, hors entreprises, dont 1 Md €  de taxes supplémentaires sur les revenus du capital.
L
'effort supporté par les salariés est donc de près de 84%, celui supporté par les entreprises de 7% (…).

 

Les syndicats seront unis le 7 septembre (voir Retraites : mobilisation en progrès contre le projet du gouvernement - 24 juin 2010).

 

Les partis politiques de gauche soutiennent les syndicats. C’était le cas à l’Assemblée nationale aujourd’hui - voir Retraites : PS et UMP s'accusent mutuellement de saper le débat (Nouvel Observateur, 20 juillet). Les débats, qui ont débuté ce matin en commission, ont été houleux. Les socialistes ont demandé et obtenu une suspension de séance, dénonçant le "mépris absolu" du gouvernement.

L’enjeu de la confrontation sociale qui aura lieu à la rentrée est très important.

En Mayenne, une réunion publique est prévue le 6 septembre

Voici le texte de l’article paru dans Ouest-France, page départementale Mayenne, le 6 juillet.

Pour marquer leur opposition au projet gouvernemental de réforme des retraites, les partis politiques de gauche* ont décidé de s’unir au sein d’un « front politique pour la défense de la retraite à 60 ans ». Ils organisent une réunion publique commune lundi 6 septembre, à 20h, au centre multi-activités de St-Nicolas à Laval.

« Nous défendons le droit à la retraite à 60 ans, le système par répartition et refusons l’allongement de la durée de cotisation. Il est possible de mettre en avant un financement assis sur une nouvelle répartition des richesses entre le capital et le travail ».

* Parti socialiste, Parti communiste français, Parti de gauche, Parti radical de gauche, Mouvement républicain et citoyen, Parti ouvrier indépendant, Les Verts.

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 23:53

Nous avons tout compris sur la réforme des retraites

 

Comme tous les lecteurs du quotidien Ouest-France, j’ai eu droit à une publicité présentée sous la forme d’un supplément de  quatre pages, le 1er juillet, intitulé « Réussissons une réforme juste. Tout comprendre sur la réforme des retraites ».

Voir Communiquer sur la réforme des retraites : une publicité qui coûte très cher (Nouvel Observateur) et le journal l'Humanité refuse de faire de la pub pour la réforme gouvernementale des retraites (blog de Patrick Le Hyaric, directeur du journal).

 

Gérard Beillard, qui s’est exprimé sur la question des retraites lors du congrès du MRC (voir Congrès MRC : Gérard Beillard (MRC 53) est intervenu sur les retraites - 28 juin 2010), m’a écrit pour me faire part de sa répulsion vis-à-vis de la propagande gouvernementale.

 

G-rard-Beillard-et-Michel-Sorin-balcon-29-04-09-002.jpg « C'est un comble, je n'aurais jamais imaginé que le gouvernement fasse de la publicité pour les retraites afin de valider la réforme.

C'est une sorte de passage en force qu'il effectue. En effet, il n'écoute pas les Français, qui sont majoritairement contre. Je suis choqué de constater qu'il conçoit les retraites comme une marchandisation. Cela montre l'intention du gouvernement de faire passer une partie de la retraite par le système de capitalisation et que le peuple, résigné, l’accepte.

En somme c'est la fin, à moyen terme, de la répartition de génération en génération. Le gouvernement nous ment et nous le verrons au fur et à mesure. D'ailleurs, comment croire ce gouvernement, ainsi que le président de la République qui, au moment des élections nationales, avait promis qu'il ne toucherait pas à la retraite à 60ans ?

Nous voyons bien qu'il nous mène en bateau au profit des banques et des assurances qui, bientôt, si ce n'est déjà pas fait, prendront le contrôle du système de retraites, suite au désengagement de l'Etat.

Comment croire à la bonne cause lorsque les inégalités augmentent de plus en plus entre  les riches et les pauvres ? J'espère que les Françaises et les Français seront très nombreux le 7 septembre 2010* pour manifester et montrer leur mécontentement.

Faire de la politique par le biais  de la publicité  pour convaincre les Français que la réforme est juste et bonne, c’est sous-estimer nos concitoyens et à vrai dire très peu démocratique. Il faut admettre qu'ils ne sont pas à une tentative près.

Il ne faut plus tolérer la campagne de conditionnement de l'opinion orchestrée par la publicité et les médias pour faire accepter ce projet injuste comme une fatalité, alors qu'il n'est absolument pas inéluctable. Peuple de France, réveille-toi !... »

 

* Voir Réforme des retraites : la course contre la montre des syndicats (Le Monde, 30 juin)  et Retraites : mobilisation en progrès contre le projet du gouvernement - 24 juin 2010. 

 

A lire la presse, ce jour, on se demande si le ministre Woerth restera à son poste jusqu’en septembre pour présenter le projet de loi au Parlement. Voir L'affaire Woerth continue de déchaîner les passions (Le Monde, 6 juillet).

 

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 23:47

Vers un front politique mayennais pour le maintien à 60 ans

 

L’impression dominante est que la mobilisation syndicale, ce 24 juin, a trouvé un nouveau souffle. 

manif-retraites-240610-008-T.jpgEn Mayenne, à Laval, nous étions environ 6 000 (selon Ouest-France, voir Retraites. Mobilisation massive dans l'Ouest. Le point) à exprimer notre opposition au projet de réforme des retraites. Un taux de participation en hausse par rapport au mouvement du 27 mai dernier auquel 3 000 personnes avaient participé.

Au niveau national, les syndicats français estiment avoir nettement amplifié l'opposition à la réforme des retraites en mobilisant, jeudi 24 juin, environ deux millions de personnes dans la rue, selon leurs chiffres. Il s'agit de la plus grosse manifestation en France depuis le début de l'année, contre le projet gouvernemental de relever l'âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans. Au vu de cette montée en puissance, Bernard Thibault a estimé qu'il serait "sage" que le président Nicolas Sarkozy "renonce à soumettre le projet de loi" dans sa version actuelle au conseil des ministres du 13 juillet. François Chérèque a souligné qu'il s'agissait "de la plus forte manifestation de l'année : cela montre que le sentiment d'injustice face à cette réforme brutale monte très fort dans le pays"

 

Voir, Le Monde, 24 juin, Retraites : près de deux millions de manifestants, selon les syndicats.

 

Et Retraites : les syndicats ont gagné leur pari en mobilisant davantage (Le Monde, 24 juin).

 

Ce même jour, à l’initiative du PCF et du PG, les partis de gauche, en Mayenne, étaient invités à donner leur avis sur un projet de texte appelant à constituer un Front politique pour la défense de la retraite à 60 ans. Réponses attendues au début de la semaine prochaine. Voici ce texte.

 

Un Front politique pour la défense de la retraite à 60 ans

La réforme des retraites souhaitée par le gouvernement s'attaque à un puissant symbole du progrès social. Elle va à l'encontre de l'attachement des français à cet acquis social majeur : la retraite à 60 ans. S’il était voté, ce projet entraînerait une nouvelle régression pour les retraites des salariés qui s’ajouterait à toutes celles mises en œuvre depuis 1993.

La remise en cause du droit à la retraite à 60 ans est inacceptable ! Elle pénaliserait les jeunes à la recherche d’un emploi en obligeant des salariés, qui comptaient partir en retraite à 60 ans, à continuer à travailler.  Elle ne répondrait pas au souhait légitime de partir avant 60 ans des salariés qui exercent un travail pénible.

Quant à l’allongement de la durée de cotisation prévu dans le projet gouvernemental, il est tout aussi inacceptable ! Il serait synonyme des nouvelles baisses du montant des retraites pour tous ceux qui sont mis hors des entreprises (souvent avant même 60 ans) sans avoir toutes leurs annuités.

Le report à 67 ans de la limite d'application de la décote pour manque d'annuités aggraverait encore les conditions de départ en retraite des salariés aux carrières incomplètes, au premier rang desquels figurent de nombreuses femmes.

 

Les fausses solutions qui sont mises en avant conduiraient à une baisse des pensions et des salaires et frapperaient les revenus les plus faibles, alors que les plus riches et les revenus du capital passeraient entre les gouttes (plus 1 % pour la tranche supérieure d'impôt alors que de 2002 à 2010 ce taux a diminué de 12,75 %).

Ce n'est pas la solution aux questions qui se posent : la bonne voie passe par une plus juste répartition des richesses.  

L’objectif gouvernemental reste toujours le même : fragiliser le système de retraite par répartition, favoriser la montée en puissance des retraites par capitalisation (« la capitalisation ne doit pas être un tabou » a déclaré Xavier Bertrand, le secrétaire général de l’UMP).  La droite n’a jamais réellement  accepté les avancées sociales du programme du Conseil National de la Résistance, en particulier le principe des cotisations sociales qui représentent un salaire socialisé : les cotisations des actifs sont immédiatement versées aux retraités et échappent totalement aux banques et assurances.

Des actions ont eu lieu pour exiger  du gouvernement qu'il retire son projet, mais celui-ci s'entête à maintenir sa contre-réforme.

Les partis signataires ont donc décidé de s’organiser en "Front politique pour la défense de la retraite à 60 ans" dans le but :

·         D’exprimer leur totale opposition au projet gouvernemental

·         De défendre le droit à la retraite à 60 ans

·         De refuser l’allongement de la durée de cotisation

·         De défendre les retraites par répartition

·         De combattre toute attaque contre l’ensemble des régimes de retraite

·         De mettre en avant un financement assis sur une nouvelle répartition des richesses entre le capital et le travail

Les partis signataires resteront mobilisés tout l'été pour pouvoir réagir à toute éventualité et le "Front politique" qu'ils constituent organisera le lundi 6 septembre une réunion publique d'information et de débats : l'objectif est clair, ce projet ne doit pas voir le jour et seule une forte mobilisation populaire permettra d'obtenir son retrait.

 

Lu dans la presse

 

Retraites mal traitées : un scandale déguisé en réalisme (Henri Pena Ruiz, Le Monde, 24 juin).  

Les retraites mal traitées. Réalisme ? Non. Mystification et régression. Invoquer seulement l'évolution du rapport entre "actifs" et "passifs" et celle de l'élévation de l'espérance de vie pour élever l'âge légal de départ à la retraite et la durée de cotisation est irrecevable. On prétend le faire au nom de la pure économie.

 

Retraites : une réforme sans courage (Le Monde, 23 juin, point de vue de trois députés socialistes)

L'effort va toucher de plein fouet les salariés. Le président de la République a décidé de réformer les retraites à la hâte. Une réforme alibi pour faire oublier toutes celles qu'il a manquées ; une réforme pour tenter de rassurer des marchés qui s'inquiètent de notre situation financière et donner des gages à une Allemagne qui, agacée de recevoir des leçons de la France, conditionne désormais le maintien de ses relations privilégiées avec nous à l'instauration d'une politique de rigueur dénuée d'ambiguïté.

 

Rocard : sur les retraites, « le gouvernement passe en force » (Rue89, 24 juin)

En réformant vite et sans négocier, le gouvernement « n'a pas pu couvrir tout le sujet ». Rocard suggère une « retraite à la carte ».

 

Réforme des retraites : les principales mesures (Le Monde, 16 juin)  

Réforme des retraites : les arbitrages et les enjeux (La Tribune, 16 juin)

 

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