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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 18:50

Redresser la France en réorientant la construction européenne

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen programme chaque année une université d’été. En 2013, c’était dans le Nord, près de Dunkerque, à Coudekerque-Branche, Espace Jean Vilar, place de la Convention, les 14 et 15 septembre.

 

Voici le programme, qui avait été réactualisé, de l’université d’été, quelques modifications ayant été apportées au programme. Voir Université d'été 2013 du MRC: Redresser la France en réorientant la construction européenne

 

Matinée du samedi 14 septembre

10h : Accueil de Claude Nicolet, 1er secrétaire fédéral du MRC Nord, et David Bailleul, maire de Coudekerque-Branche

10h15 : Introduction de l’université d’été, par Julien Landfried, secrétaire national du MRC chargé de la communication et des universités d’été

10h30-12h : Table ronde n°1 - Transformer l’euro pour sortir de la nasse économique
Les gouvernements européens ont commis avec le traité de Maastricht une erreur en rassemblant dans une monnaie unique, l’euro, des économies aux fondamentaux très différents. Là se trouve la racine des problèmes économiques de la zone euro. Est-il possible de réformer les règles de l’euro – changement des statuts de la BCE, politique de monétisation de la dette, relance des salaires en Allemagne - pour relancer la croissance et réduire les divergences entre euro du Nord et euro du Sud ? Sinon, comment organiser la transition de l’euro monnaie unique à l’euro commune, où des monnaies nationales recréées au sein d’un nouveau SME permettrait aux économies de la zone euro de retrouver des niveaux de compétitivité « naturels » ? La société française et ses élites sont-elles prêtes à un tel changement et à assumer à nouveau une politique monétaire nationale ?
Intervenants :

Philippe Murer, économiste, co-auteur de l’étude à paraître de la Fondation Res Publica sur l’avenir de l’euro
Jean-Luc Gréau, économiste, auteur de La grande récession  
Yves Le Hénaff, professeur d’économie, cadre bancaire
Julien Landfried, secrétaire national du MRC chargé de la communication et des universités d’été (animateur) 

 

Après-midi du samedi 14 septembre

 

13h30 : Ateliers
Atelier n°1 : « Education, enseignement supérieur et recherche » (animateurs : Estelle Folest, secrétaire nationale du MRC à l’éducation, Cédric Matthews, secrétaire national du MRC)
Atelier n°2 : « Protection sociale, santé et retraite » (animateurs : Ladislas Polski, secrétaire national du MRC à la santé et Jeanne Chevalier, secrétaire nationale du MRC à la protection sociale)

 

14h-15h30 : Table ronde n°2 - L’alliance des productifs pour redresser l’industrie française
Le déclassement de la France dans la compétition économique mondiale provient pour une large part du décrochage de son industrie. Comment remettre l’industrie française sur les rails ? Si la fin de l’euro surévalué est une nécessité, comment redonner à la France une politique industrielle dans la durée et quels choix prioritaires cela implique-t-il en termes de mobilisation de l’épargne nationale, de nouvelle alliance des forces productives, de place donnée aux accords entre partenaires sociaux en matière de droit du travail, de financement de la protection sociale et de la fiscalité ?
Intervenants :
Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique
Christian Hutin, député du Nord, vice-président du MRC, membre de la commission d’enquête sur l’avenir de la sidérurgie  
Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives Economiques, auteur de Made in Germany, Le modèle allemand au-delà des mythes
Patrick Quinqueton, secrétaire national du MRC au projet (animateur)

15h45-17h15 : Table ronde n°3 - Sortir la France de la dépression
Confrontés
à un chômage endémique, ayant perdu confiance dans l’avenir, les Français se défient des partis politiques sans pour autant imaginer d’alternative à la démocratie indirecte.

La poussée du FN dans les élections législatives partielles de l'Oise et à Villeneuve-sur-Lot appelle une réponse à la hauteur de la France républicaine.

L’aggravation des inégalités économiques s’accompagne du durcissement des antagonismes culturels comme en a témoigné l’opposition au mariage pour tous. Face à cette situation, la gauche gouvernementale est désemparée, et la « gauche radicale » se réfugie dans l’incantation. Sur quels leviers s’appuyer pour redresser la pente et redonner espoir aux Français ? Comment redonner à la France une vision réaliste de ses difficultés et de son avenir ?
Intervenants :
Eric Dupin, journaliste, auteur de Voyages en France
Jérôme Sainte-Marie, politologue, président de la société PollingVox

Gaël Brustier, chercheur en sciences-politiques, auteur de La guerre culturelle aura bien lieu.
Sami Naïr, professeur de sciences politiques à l’université Paris-VIII
Catherine Coutard, vice-présidente du MRC (animatrice)

17h30 : Intervention de Manuel Valls, ministre de l’intérieur

19h30 : pot de l’amitié à la mairie de Coudekerque Branche
Prise de parole de David Bailleul, maire de Coudekerque-Branche, et de personnalités du MRC en présence de Michel Delebarre, sénateur du Nord.

20h30: Banquet républicain

Matinée du dimanche 15 septembre

 

8h30 – 10h : Ateliers
Atelier n°4 : « Réforme territoriale » (animateurs : Martine Souvignet, secrétaire nationale du MRC à la réforme territoriale et Jean-Marc Nicolle, président de l’Association Républicaine des Elus Citoyens et Apparentés)
Atelier n°5 : « Quelle politique de l'énergie pour la France? » (animateur : Chistophe Mouton, secrétaire national du MRC chargé du développement durable)

10h : Ouverture par Christian Hutin, député du Nord, vice-président du MRC

10h15 : Synthèse de la première journée, par Julien Landfried, secrétaire national du MRC chargé de la communication et des universités d’été

10h30-11h30 : Table ronde n°4 - Relever la France par la voie républicaine
Le président François Hollande a fait avec le rapport Gallois le choix du redressement productif. Pour réussir le mandat qui leur a été confié, le président et la majorité gouvernementale doivent approfondir le choix du redressement productif et prendre la voie républicaine et de la réorientation de la construction européenne pour rassembler autour de ce projet une grande majorité de Français.
Intervenants :
Jean-Pierre Chevènement, sénateur, président d’honneur du MRC
Marc Dolez, député du Nord, membre du Front de gauche
Jérôme Guedj, député (PS) de l'Essonne, animateur de Maintenant La Gauche
Marie-Françoise Bechtel, député, vice-président du MRC (modératrice)

 

12h : Intervention de clôture de l’université d’été par Jean-Luc Laurent, député du Val-de-Marne, président du MRC.

 

Cet article est le 132ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 23:51

Redresser la France en réorientant la construction européenne

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen programme chaque année une université d’été. En 2012, c’était à Belfort (voir Programme de l'université d'été MRC les 15 et 16 septembre à Belfort et Retour sur l'Université d'été de Belfort). En 2013, ce sera à Coudekerque-Branche, Espace Jean Vilar, place de la Convention, les 14 et 15 septembre.

 

Voici le programme actualisé de l’université d’été, quelques modifications ayant été apportées au programme initial (10 juillet 2013 : Le programme de l'université d'été du MRC 14 et 15 septembre 2013).

 

 Voir Université d'été 2013 du MRC: Redresser la France en réorientant la construction européenne

 

Matinée du samedi 14 septembre

10h : Accueil de Claude Nicolet, 1er secrétaire fédéral du MRC Nord, et David Bailleul, maire de Coudekerque-Branche

10h15 : Introduction de l’université d’été, par Julien Landfried, secrétaire national du MRC chargé de la communication et des universités d’été

10h30-12h : Table ronde n°1 - Transformer l’euro pour sortir de la nasse économique
Les gouvernements européens ont commis avec le traité de Maastricht une erreur en rassemblant dans une monnaie unique, l’euro, des économies aux fondamentaux très différents. Là se trouve la racine des problèmes économiques de la zone euro. Est-il possible de réformer les règles de l’euro – changement des statuts de la BCE, politique de monétisation de la dette, relance des salaires en Allemagne - pour relancer la croissance et réduire les divergences entre euro du Nord et euro du Sud ? Sinon, comment organiser la transition de l’euro monnaie unique à l’euro commune, où des monnaies nationales recréées au sein d’un nouveau SME permettrait aux économies de la zone euro de retrouver des niveaux de compétitivité « naturels » ? La société française et ses élites sont-elles prêtes à un tel changement et à assumer à nouveau une politique monétaire nationale ?
Intervenants :

Philippe Murer, économiste, co-auteur de l’étude à paraître de la Fondation Res Publica sur l’avenir de l’euro
Jean-Luc Gréau, économiste, auteur de La grande récession  
Yves Le Hénaff, professeur d’économie, cadre bancaire
Julien Landfried, secrétaire national du MRC chargé de la communication et des universités d’été (animateur)  

 

Après-midi du samedi 14 septembre

 

14h-15h30 : Table ronde n°2 - L’alliance des productifs pour redresser l’industrie française
Le déclassement de la France dans la compétition économique mondiale provient pour une large part du décrochage de son industrie. Comment remettre l’industrie française sur les rails ? Si la fin de l’euro surévalué est une nécessité, comment redonner à la France une politique industrielle dans la durée et quels choix prioritaires cela implique-t-il en termes de mobilisation de l’épargne nationale, de nouvelle alliance des forces productives, de place donnée aux accords entre partenaires sociaux en matière de droit du travail, de financement de la protection sociale et de la fiscalité ?
Intervenants :
Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique
Christian Proust, conseiller général MRC du Territoire de Belfort
Jean Grellier, député des Deux-Sèvres, président de la commission d’enquête sur l’avenir de la sidérurgie
Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives Economiques, auteur de Made in Germany, Le modèle allemand au-delà des mythes
Patrick Quinqueton, secrétaire national du MRC au projet (animateur)

15h45-17h15 : Table ronde n°3 - Sortir la France de la dépression
Confrontés
à un chômage endémique, ayant perdu confiance dans l’avenir, les Français se défient des partis politiques sans pour autant imaginer d’alternative à la démocratie indirecte.

La poussée du FN dans les élections législatives partielles de l'Oise et à Villeneuve-sur-Lot appelle une réponse à la hauteur de la France républicaine. L’aggravation des inégalités économiques s’accompagne du durcissement des antagonismes culturels comme en a témoigné l’opposition au mariage pour tous. Face à cette situation, la gauche gouvernementale est désemparée, et la « gauche radicale » se réfugie dans l’incantation. Sur quels leviers s’appuyer pour redresser la pente et redonner espoir aux Français ? Comment redonner à la France une vision réaliste de ses difficultés et de son avenir ?
Intervenants :
Eric Dupin, journaliste, auteur de Voyages en France
Jérôme Fourquet, directeur du département opinion publique à l’IFOP
Gaël Brustier, chercheur en sciences-politiques, auteur de La guerre culturelle aura bien lieu.
Sami Naïr, professeur de sciences politiques à l’université Paris-VIII
Catherine Coutard, vice-présidente du MRC (animatrice)

17h30 : Intervention de Manuel Valls, ministre de l’intérieur

18h15-19h30 : Ateliers
 

Atelier n°1 : « Protection sociale, santé et retraite » (animateurs : Ladislas Polski, secrétaire national du MRC à la santé et Jeanne Chevalier, secrétaire nationale du MRC à la protection sociale)
Atelier n°2 : « Education, enseignement supérieur et recherche » (animateurs : Estelle Folest, secrétaire nationale du MRC à l’éducation, Cédric Matthews, secrétaire national du MRC)
Atelier n°3 : « Quelle réforme fiscale? » (animateurs : Jean-Pierre Cossin, magistrat à la Cour des Comptes et Jean-Marc Nicolle, président l’Association Républicaine des Elus Citoyens et Apparentés - ARECA)

19h30h : pot de l’amitié à la mairie de Coudekerque Branche
Prise de parole de David Bailleul, maire de Coudekerque-Branche, et de personnalités du MRC en présence de Michel Delebarre, sénateur du Nord.

20h30: Banquet républicain

Matinée du dimanche 15 septembre

 

8h30 – 10h : Ateliers
 

Atelier n°4 : « Réforme territoriale » (animateurs : Martine Souvignet, secrétaire nationale du MRC à la réforme territoriale et Jean-Marc Nicolle, président de l’Association Républicaine des Elus Citoyens et Apparentés)
Atelier n°5 : « Quelle politique de l'énergie pour la France? » (animateur : Chistophe Mouton, secrétaire national du MRC chargé du développement durable)

10h : Ouverture par Christian Hutin, député du Nord, vice-président du MRC

10h15 : Synthèse de la première journée, par Julien Landfried, secrétaire national du MRC chargé de la communication et des universités d’été

10h30-11h30 : Table ronde n°4 - Relever la France par la voie républicaine
Le président François Hollande a fait avec le rapport Gallois le choix du redressement productif. Pour réussir le mandat qui leur a été confié, le président et la majorité gouvernementale doivent approfondir le choix du redressement productif et prendre la voie républicaine et de la réorientation de la construction européenne pour rassembler autour de ce projet une grande majorité de Français.
Intervenants :
Jean-Pierre Chevènement, sénateur, président d’honneur du MRC
Marc Dolez, député du Nord, membre du Front de gauche
Jérôme Guedj, député (PS) de l'Essonne, animateur de Maintenant La Gauche
Marie-Françoise Bechtel, député, vice-président du MRC (modératrice)

12h : Intervention de clôture de l’université d’été par Jean-Luc Laurent, député du Val-de-Marne, président du MRC.

 

Cet article est le 131ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 21:51

Redresser la France en réorientant la construction européenne

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen programme chaque année une université d’été. En 2012, c’était à Belfort (voir Programme de l'université d'été MRC les 15 et 16 septembre à Belfort et Retour sur l'Université d'été de Belfort).

 

En 2013, ce sera à Coudekerque-Branche Espace Jean Vilar, place de la Convention (maire MRC : David Bailleul), près de Dunkerque, le MRC Nord (responsable : Claude Nicolet) se chargeant de l’organisation.

 

Voir Université d'été 2013 du MRC: Redresser la France en réorientant la construction européenne

 

Matinée du samedi 14 septembre

10h : Accueil de Claude Nicolet, 1er secrétaire fédéral du MRC Nord, et David Bailleul, maire de Coudekerque-Branche.

10h15 : Introduction de l’université d’été, par Julien Landfried, secrétaire national du MRC chargé de la communication et des universités d’été.

10h30-12h : Table ronde n°1 - Transformer l’euro pour sortir de la nasse économique
Les gouvernements européens ont commis avec le traité de Maastricht une erreur en rassemblant dans une monnaie unique, l’euro, des économies aux fondamentaux très différents. Là se trouve la racine des problèmes économiques de la zone euro. Est-il possible de réformer les règles de l’euro – changement des statuts de la BCE, politique de monétisation de la dette, relance des salaires en Allemagne - pour relancer la croissance et réduire les divergences entre euro du Nord et euro du Sud ? Sinon, comment organiser la transition de l’euro monnaie unique à l’euro commune, où des monnaies nationales recréées au sein d’un nouveau SME permettrait aux économies de la zone euro de retrouver des niveaux de compétitivité « naturels » ? La société française et ses élites sont-elles prêtes à un tel changement et à assumer à nouveau une politique monétaire nationale ?

Intervenants :
• Jacques Sapir, directeur d’études à l’EHESS, auteur de l’étude de la Fondation Res Publica sur l’avenir de l’euro
• Yves Le Hénaff, professeur d’économie, cadre bancaire
• Jérôme Fourquet, directeur du département opinion publique à l’IFOP
• Julien Landfried, secrétaire national du MRC chargé de la communication et des universités d’été (animateur)

 

Après-midi du samedi 14 septembre

 

14h-15h30 : Table ronde n°2 - L’alliance des productifs pour redresser l’industrie française
Le déclassement de la France dans la compétition économique mondiale provient pour une large part du décrochage de son industrie. Comment remettre l’industrie française sur les rails ? Si la fin de l’euro surévalué est une nécessité, comment redonner à la France une politique industrielle dans la durée et quels choix prioritaires cela implique-t-il en termes de mobilisation de l’épargne nationale, de nouvelle alliance des forces productives, de place donnée aux accords entre partenaires sociaux en matière de droit du travail, de financement de la protection sociale et de la fiscalité ?

Intervenants :
• Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique
• Christian Proust, conseiller général MRC du Territoire de Belfort
• Jean Grellier, député des Deux-Sèvres, président de la commission d’enquête sur l’avenir de la sidérurgie
• Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives Economiques,
• Patrick Quinqueton, secrétaire national du MRC au projet (animateur)

 

15h45-17h15 : Table ronde n°3 - Sortir la France de la dépression
Confrontés
à un chômage endémique, ayant perdu confiance dans l’avenir, les Français se défient des partis politiques sans pour autant imaginer d’alternative à la démocratie indirecte. La poussée du FN dans les élections législatives partielles de l'Oise et à Villeneuve-sur-Lot appelle une réponse à la hauteur de la France républicaine. L’aggravation des inégalités économiques s’accompagne du durcissement des antagonismes culturels comme en a témoigné l’opposition au mariage pour tous. Face à cette situation, la gauche gouvernementale est désemparée, et la « gauche radicale » se réfugie dans l’incantation. Sur quels leviers s’appuyer pour redresser la pente et redonner espoir aux Français ? Comment redonner à la France une vision réaliste de ses difficultés et de son avenir ?

Intervenants
:
• Eric Dupin, journaliste, auteur de « Voyages en France »
• Gaël Brustier, chercheur en science politique, auteur de « La guerre culturelle aura bien lieu ».
• Sami Naïr, professeur de sciences politiques à l’université Paris-VIII
• Catherine Coutard, vice-présidente du MRC (animatrice)

17h30-19h : Ateliers
Atelier n°1 : « Protection sociale, santé et retraite » (animateurs : Ladislas Polski, secrétaire national du MRC à la santé et Jeanne Chevalier, secrétaire nationale du MRC à la protection sociale)
Atelier n°2 : « Education, enseignement supérieur et recherche » (animateurs : Estelle Folest, secrétaire nationale du MRC à l’éducation, Cédric Matthews, secrétaire national du MRC)
Atelier n°3 : « Fiscalité » (animateurs : Jean-Pierre Cossin, magistrat à la Cour des Comptes et Jean-Marc Nicolle, président l’Association Républicaine des Elus Citoyens et Apparentés (ARECA)

19h : pot de l’amitié à la mairie de Coudekerque Branche
Prise de parole de David Bailleul, maire de Coudekerque-Branche, et de personnalités du MRC en présence de Michel Delebarre, sénateur du Nord.

 

Matinée du dimanche 15 septembre

 

8h30 – 10h : Ateliers
Atelier n°4 : « Réforme territoriale » (animateurs : Martine Souvignet, secrétaire nationale du MRC à la réforme territoriale et Jean-Marc Nicolle, président de l’Association Républicaine des Elus Citoyens et Apparentés)
Atelier n°5 : « Immigration » (animateurs : Claude Nicolet, secrétaire national du MRC chargé de la citoyenneté et de la laïcité et Florence Ruhlmann, secrétaire nationale)
Atelier n°6 : « Energie » (animateurs : Gérard Pierre, secrétaire national du MRC à l’énergie, Chistophe Mouton, secrétaire national du MRC chargé du développement durable)

10h : Ouverture par Christian Hutin, député du Nord, vice-président du MRC

10h15 : Synthèse de la première journée, par Julien Landfried, secrétaire national du MRC chargé de la communication et des universités d’été.

10h30-11h30 : Table ronde n°4 - Relever la France par la voie républicaine
Le président François Hollande a fait avec le rapport Gallois le choix du redressement productif. Pour réussir le mandat qui leur a été confié, le président et la majorité gouvernementale doivent approfondir le choix du redressement productif et prendre la voie républicaine et de la réorientation de la construction européenne pour rassembler autour de ce projet une grande majorité de Français.

Intervenants :
• Jean-Pierre Chevènement, sénateur, président d’honneur du MRC
• Marc Dolez, député du Nord, membre du Front de gauche
• Marie-Françoise Bechtel, député, vice-président du MRC (modératrice)

11h30 : Intervention de Manuel Valls, ministre de l’intérieur

12h : Intervention de clôture de l’université d’été par Jean-Luc Laurent, député du Val-de-Marne, président du MRC.

 

Cet article est le 130ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national. 

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 19:09

Ne pas exclure d'ouvrir une crise avec l'Europe

 

Le Mouvement républicain et citoyen, présidé par Jean-Luc Laurent - député du Val-de-Marne, maire du Kremlin-Bicêtre - réunissait son Conseil national ce 30 juin avec, comme premier et principal point à l'ordre du jour, la préparation de la Convention Europe prévue les 30 novembre et 1er décembre 2013. C'est Marie-Françoise Bechtel, vice-présidente, députée de l'Aisne, qui était chargée de préparer le texte « Une autre Europe » et d'y intégrer les amendements remontés des départements.

 

MRC-conseil-national-300613-016-T.jpgLe MRC Belfort a transmis une contribution, présentée par Bastien Faudot, qui a en charge les élections au sein du secrétariat national.


CONTRIBUTION DU MRC BELFORT


 

France - Europe : la rupture comme condition du changement


L’Europe est gravement malade. Atteinte à partir de 2008 par la crise des subprimes déclenchée outre-Altantique, sa configuration institutionnelle et monétaire l’a précipitée dans une situation économique particulièrement préoccupante : effondrement de la production industrielle dans la plupart des pays européens, augmentation d’un chômage devenu largement structurel, accroissement des dettes des Etats, des ménages et des entreprises, récession généralisée. Le niveau du chômage des jeunes donne la mesure de l’impasse : 63% en Grèce, 58% en Espagne, 42% en Italie. Ces chiffres signifient : no future.

 

C’est la viabilité même du système qui est atteinte en profondeur. Le risque est de voir le vieux continent se marginaliser durablement, à la périphérie des deux principales puissances mondiales : la Chine et les Etats-Unis. Cette marginalisation ne manquerait pas de se manifester au plan économique, mais aussi au plan politique et diplomatique. C’est donc l’influence du continent européen qui est aujourd’hui en danger dans la mondialisation. En quelques années, la crise en Europe est devenue la crise de l’Europe.


Les difficultés que traverse aujourd’hui l’Union européenne ont été largement analysées et anticipées par notre mouvement. Nous savons au MRC que ces difficultés sont le produit d’une orientation politique commencée il y a trente ans et contre laquelle nous nous sommes toujours dressés. La crise, trop souvent abordée comme s’il s’agissait d’une cause externe, d’une catastrophe naturelle, est d’abord un phénomène politique : celui du choix d’une Union européenne qui a mis au point une méthode, l’intégration à marche forcée, pour satisfaire une lubie, la libéralisation des marchés censée construire la prospérité du continent. Après le tournant de la rigueur, l’acte unique européen adopté en 1985 inaugurait un quart de siècle au cours duquel acquis sociaux, services publics et tissu industriel allaient être particulièrement malmenés. L’ouverture des marchés de capitaux, y compris à l’égard des pays tiers, a exposé les modèles sociaux en Europe à la concurrence féroce des pays à très bas coûts.

 

La mise en oeuvre de la monnaie unique, initiée par le traité de Maastricht, a été l’instrument de cette orientation économique néolibérale qui a conduit à ce que les exigences de la finance exercent une pression croissante sur le monde du travail. La politique de l’euro fort, voulue dès le départ par l’Allemagne, a entraîné des dégâts collatéraux considérables : en France, plus d’1 million d’emplois ont été sacrifiés pour la seule période 1992-2000 afin de préparer la convergence puis la fusion monétaire.

Pire qu’une erreur, la création de la monnaie unique européenne a été une faute économique dont nous n’avons pas fini de payer la facture. Comment se pouvait-il qu’une politique monétaire unique puisse convenir à des pays disposant de structures économiques aussi différentes ? Ailleurs, aucune autre région dans le monde n’a jugé opportun d’opérer à un mouvement de fusion monétaire.

Trop cher, l’euro est devenu un boulet dans la compétition mondiale. Surévaluée d’au moins 30 à 40 % par rapport au dollar, mais aussi au Yen, la monnaie unique européenne renchérit nos exportations et plonge notre base industrielle sous la ligne de flottaison.

Cette approche économique a été largement accompagnée par un mécano institutionnel qui débouche sur une bureaucratie déconnectée de la volonté populaire. Il convient de souligner que des trois instances véritablement décisionnelles à l’échelle européenne (Commission européenne, Banque centrale et Cour de justice européenne) ne disposent d’aucune légitimité démocratique et que la seule qui émane du suffrage universel (le parlement européen) est un théâtre d’ombres. Au-delà de la récession économique, la crise européenne est d’abord politique : c’est une crise de souveraineté dont il s’agit, c’est-à-dire à la fois de légitimité et de représentativité démocratique, mais aussi de puissance car il n’est pas de politique efficace qui ne soit solidement ancrée dans la volonté populaire.

Pour sortir du cycle infernal dans lequel gauche et droite se sont égarées depuis trente ans, il faut maintenant changer de braquet. Le Général de Gaulle avait su en d’autres temps assumer de tels positionnements avec la politique de la chaise vide. Il faut ouvrir une crise européenne par un rapport de force assumé avec Bruxelles et l’Allemagne afin de permettre aux peuples de se saisir positivement de l’enjeu. Seule la France est en capacité d’assumer ce rôle, par son poids politique et économique, mais aussi au nom de l’idéal républicain qui est le sien. Cette crise salutaire implique une rupture idéologique et politique avec les dogmes de l’époque. Le MRC peut aider en ce sens à double titre : parce qu’il a analysé et décrit de longue date l’impasse dans laquelle nous sommes aujourd’hui, mais aussi parce qu’il est membre de la majorité présidentielle et qu’il souhaite sa réussite. Donner du temps au Président de la République est nécessaire, mais notre patience sera rapidement dépourvue d’objet et stratégiquement inutile : les élections intermédiaires et la fin de mandat seront de puissants encouragements à l’immobilisme et nous ne saurions encourager jusqu’au terme l’idée d’un mandat pour rien.

 

Le MRC propose que la France prenne donc une initiative forte à l’échelle européenne en mettant les pieds dans le plat. Elle doit être capable de prendre l’opinion publique européenne à témoin en proposant des réformes majeures pour sortir l’Europe de la nasse :

1. Une modification profonde des statuts de la Banque Centrale Européenne, en mettant la croissance et l’emploi au coeur de ses objectifs

2. Une orientation monétaire à la baisse pour retrouver rapidement la parité 1€=1$ et une inflation maîtrisée

3. Assouplir les dispositifs de coopérations renforcées et favoriser une approche à

géométrie variable pour faire émerger l’Europe des projets contre l’Europe de la technostructure

4. Un plan européen de recherche et une politique de grands travaux à l'échelle du continent

5. Le retour de la capacité de la puissance publique à emprunter directement auprès des citoyens sans intermédiation bancaire

A défaut de ces orientations, la France doit exprimer sa volonté de sortir du carcan de la monnaie unique en transformant, le cas échéant, l'euro en monnaie commune.

 

Cet article est le 129èmeparu sur ce blog dans la catégorie MRCnational.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 23:53

Besoin de mise en perspective et d’une réforme fiscale

 

Ce 12 juin, les députés Jean-Luc Laurent (Val-de-Marne), Marie-Françoise Bechtel (Aisne) et Christian Hutin (Nord), ont présenté leur action au Parlement durant cette première année de mandat.

  Les députés du MRC: un an d'action au sein de la majorité

 

ENGAGÉS POUR FAIRE RÉUSSIR LA GAUCHE ET LA FRANCE

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen agit pour la réussite de la gauche au pouvoir. Nous sommes membres de la majorité,  soutenons loyalement la politique du Gouvernement tout en faisant entendre notre voix sur les projets de loi présentés à l’Assemblée, dans le cadre de l’accord PS - MRC du 9 mars 2012. Notre discours est unique à gauche : celui d’un soutien responsable et réaliste au Gouvernement sans perdre de vue les impératifs de réorientation de l’Europe et de réindustrialisation de la France.

Notre ambition concrète au sein du groupe SRC à l’Assemblée : proposer, porter et faire aboutir les solutions que nous pensons bonnes pour sortir la France de la crise.

 

UNE LIBERTÉ DE VOTE POUR FAIRE PROGRESSER LE DÉBAT

 

Nous avons approuvé et accompagné la grande majorité des mesures présentées par le gouvernement

Emplois d’avenir et Contrats de génération 

Pacte de compétitivité et Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE)

Création de la Banque Publique d’Investissement (BPI) 

Loi de sécurisation de l’emploi (généralisation de la complémentaire santé etentrée des représentants de salarié aux conseils d’administration) 

Loi bancaire 

Embauche de 60 000 enseignants 

Priorité donnée à l’école primaire

Renforcement du logement locatif social et de la loi SRU 

Intervention au Mali

 

Nous avons également, lorsque c’était nécessaire, fait savoir nos réserves ou notre opposition sur des sujets essentiels : TSCG, "RÈGLE D’OR" : DISCIPLINE ET AUSTÉRITÉ EUROPÉENNE.

La question européenne est, à nos yeux, fondamentale. À travers nos votes sur cette question, nous avons souligné la nécessité d’une réorientation de la construction européenne.

 

Vote contre le TSCG : "Le TSCG a pour seul but d’organiser la rigueur en Europe. Ses procédures méprisent la démocratie délibérative comme la souveraineté budgétaire du Parlement. Ses objectifs sont dangereux pour les économies européennes." Communiqué de Jean-Luc Laurent, 9 octobre 2012

 

MARIAGE POUR TOUS : la liberté de vote a été décidée par le MRC concernant le Mariage pour tous. Jean-Luc Laurent et Marie-Francoise Bechtel se sont abstenus, Christian Hutin a voté pour.

 

Vote contre la "règle d’or" : "Nous déplorons des règles rigides, attentatoires au libre choix du législateur à toutes les étapes de la procédure." Intervention en discussion générale de Marie-Francoise Bechtel, 8 octobre 2012

 

Abstention sur le Programme de stabilité des finances publiques 2013-2017 :"Ce programme n’est ni opportun, ni réaliste [...] Le rythme soutenu auquel le redressement structurel est mené s’avère désastreux. " Communiqué de Jean-Luc Laurent, 23 avril 2013

 

LE MRC, FORCE DE PROPOSITION ET D’INFLUENCE

 

EMPLOI : en cette première année de législature, le MRC a participé activement au fond du travail législatif sur de nombreux de textes.  

SÉCURISATION DE L’EMPLOI : cette loi est un compromis réussi entre les solides garanties apportées aux salariés (mutuelle pour tous, droits rechargeables au chômage, homologation par l’État des plans de sauvegarde de l’emploi) et une gestion plus souple de l’entreprise face aux difficultés nées de la crise. Par le biais de Christian Hutin, nous avons soutenu ce texte et pointé des améliorations possibles par voie d’amendement : abaissement du seuil aux entreprises de 50 salariés pour la représentation au CA (au lieu de 5000), surveillance de l’usage fait par les mutuelles des fonds générés par ces nouveaux contrats.  

REPRISE DE SITES INDUSTRIELS RENTABLES: FINANCE LOI BANCAIRE : dans le cadre de l’examen de ce projet de loi, dont l’objectif était de compartimenter activités de dépôt et d’investissement, Jean-Luc Laurent a insisté sur la nécessité de renforcer le dispositif sur le plan juridique pour aboutir à une séparation concrète. Il a, par ailleurs, annoncé son intention de déposer une proposition de loi en ce sens. L’impératif de réindustrialisation est un des thèmes forts portés de longue date par le MRC. Dans le cadre d’un travail concerté entre partis de la majorité, nous avons pris part activement à l’élaboration de cette proposition de loi pour laquelle Jean-Luc Laurent et Marie-Francoise Bechtel figurent parmi les premiers signataires. Christian Hutin est également signataire de cette proposition.

 

BUDGET 2013 : l’examen du budget 2013 a été l’occasion pour le MRC de faire valoir son soutien à la politique du Gouvernement sur le plan économique et à ses premières mesures de justice fiscale. Néanmoins, une réforme fiscale plus ambitieuse est nécessaire, comme l’a pointé et proposé Jean-Luc Laurent lors de ses interventions.

 

EDUCATION  

REFONDATION DE L’ÉCOLE : Approuvant absolument la volonté du Ministre de l’éducation de donner la priorité à l’école primaire, les députés du MRC ont apporté leur soutien à ce texte à travers leurs prises de paroles et présence en séance. Marie-Francoise Bechtel a, par ailleurs, fait savoir notre opposition ferme au renforcement des enseignements en langues régionales et notre attachement aux missions fondamentales de l’école de la République.  

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET RECHERCHE : la mise en place d’une stratégie nationale de recherche et d’enseignement pilotée par l’État, la valorisation des filières courtes dans un souci d’équilibre avec les filières longues ainsi que les passerelles annoncées entre haute administration et doctorat sont autant d’avancées qui nous ont conduits à voter en faveur de ce projet de loi.  

Nous avons également, par la voix de Marie-Francoise Bechtel, agi pour promouvoir un compromis sur la question de l’enseignement en langues étrangères en le limitant aux masters ainsi qu’en l’assortissant d’une obligation de formation en français.

 

Au delà du travail effectué sur les textes législatifs, nous nous sommes impliqués dans les travaux de commissions d’enquête (sidérurgie, Cahuzac) et groupes de travail (amiante).

 

FAIRE FACE AUX VÉRITABLES DÉFIS DE L’AN II

 

La première année de la majorité a permis de mettre en place les premières mesures nécessaires au redressement de notre pays. Nous les avons soutenues. Néanmoins, pour faire de ce quinquennat une réussite, il faudra s’engager sur 3 axes majeurs que le Mouvement Républicain et Citoyen entend promouvoir en cet "An II".

 

1. RÉORIENTER L’EUROPE

L’Europe ne peut avoir pour tout projet l’austérité généralisée. Les cures de rigueur successives imposées aux peuples européens par la Commission ont fait la preuve de leur nocivité. La France doit parler haut et fort afin d’amener nos partenaires européens à considérer les solutions réalistes pour sortir de l’impasse : révision des objectifs de la BCE pour intégrer la croissance, fin de la politique de l’euro cher, mise en place d’un véritable gouvernement économique, emprunt européen en vue d’un grand plan d’investissement.

Au delà, nous considérons qu’il faut préparer la mutation de la monnaie unique en monnaie commune.

 

2. REMETTRE SUR PIED NOTRE APPAREIL PRODUCTIF

Dans ce contexte économique dégradé menaçant la viabilité de notre modèle social,les efforts du Gouvernement en matière de sauvegarde de l’emploi et de préservation de notre tissu industriel sont à saluer. Nous appelons à poursuivre sur cette voie et soutiendrons les mesures visant à inverser la courbe du chômage et remettre la France sur le chemin de la croissance.

 

3. RÉFORMER LA FISCALITÉ

Si les mesures prises sur le plan fiscal en cette première année vont dans le sens de la justice, une réelle reforme de notre fiscalité est nécessaire. Les efforts demandés aux Français ne peuvent s’additionner au fil des mois sans qu’une cohérence leur soit donnée. Il convient donc de mener en cet "An II" la grande réforme fiscale annoncée pour aller vers plus de lisibilité et assurer le financement de notre modèle social.

 

Cet article est le 128ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

 

 

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 18:49

Sur cette base, Chevènement accepterait Matignon

 

Conseil national MRC 240313 013 TSi certaines conditions étaient réunies, amenant le président de la République à opter pour une autre politique, Chevènement accepterait de conduire un gouvernement de salut public. C’est ce qu’il a dit dans l’émission « Zemmour et Naulleau » sur TV Paris Première, le 26 avril 2013.

 

Le Programme de Salut Public du Mouvement Républicain et Citoyen a été adopté lors du congrès 2010. Il avait été préparé par Patrick Quinqueton et lancé à l’initiative de Jean-Pierre Chevènement, lors du congrès 2008, sur la base d’un diagnostic approfondi de la crise financière.

 

On retrouve, sous forme de projet, le plan et les 4 parties de ce programme sur le blog du MRC 53 :

 

Le MRC prépare un programme de Salut public pour la présidentielle - 28 février 2010

Programme MRC de Salut public : une nouvelle politique européenne - 1 mars 2010

Programme MRC de Salut public : une action internationale influente - 2 mars 2010 

Programme MRC de Salut public : une République laïque et sociale - 2 mars 2010 

Programme MRC de Salut public : un développement harmonieux - 2 mars 2010 

 

Avec cet exercice, le MRC veut aller au fond des questions et des réponses qu’il faut apporter à la crise. Ce n’est pas un programme qui vise à aborder tous les sujets ou à formuler toutes les critiques à l’égard de la droite comme de la gauche. Il s’agit d’aller à l’essentiel (…).

 

Le programme de salut public qui est proposé vise à redonner à toutes les femmes et à tous les hommes épris de  progrès un objectif concret, réaliste, fondé sur les valeurs républicaines. Ces valeurs n’appartiennent pas qu’au passé : la nostalgie n’est pas de mise. Elles sont modernes et forment un socle efficace sur lequel prendre appui pour lutter contre l’atomisation de nos sociétés. Elles sont le carburant qui permet à notre pays de conserver une influence sur notre avenir collectif. Elles sont universelles, c’est-à-dire qu’elles peuvent parler et parlent effectivement à tous les peuples.

Jean-Pierre Chevènement, répondant à une question (voir émission TV Paris Première), a indiqué qu’il n’irait pas à Matignon pour conduire la même politique qu’actuellement, bien que celle-ci aille dans le bon sens, mais elle est insuffisante. Il ne pourrait accepter d’aller à Matignon - si le président de la République le lui demandait - que pour mettre en œuvre une politique de salut public, dans le cadre de la majorité présidentielle actuelle.

Cela n’a rien à voir avec les projets d’union nationale qui sont portés par les médias afin de dévaluer le pouvoir en place. Voir Sondages : le fantasme de l'union nationale (Rue89, Pierre Haski, 28 avril 2013).

 

Ce qui se passe en Italie- dans le cadre d’un régime entièrement parlementaire avec deux Chambres ayant le même pouvoir - est différent puisqu’il s’agit de faire face à l’impossibilité de constituer un gouvernement, aucune coalition n’étant majoritaire seule au Sénat. La reconduction du président de la République (87ans) a permis de trouver une solution temporaire (union de tous les partis de gouvernement, en tenant compte des attentes citoyennes) qui semble plutôt satisfaire les italiens. Voir Italie: le nouveau gouvernement Letta prête serment (Le Point, 28 avril 2013).

 

Cet article est le 127ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 23:32

Le sage qui ne voit pas d’autre politique possible

 

J’ai rendu compte de la partie officielle du congrès du Mouvement Républicain et Citoyen, qui s’est déroulée dimanche16 décembre 2012, en matinée, dans la salle du Tapis rouge, face à la mairie du 10ème arrondissement de Paris.

 

La motion d’orientation (voir Le MRC, une boussole républicaine pour la gauche et pour la France) a été adoptée à l’unanimité. Vous la retrouvez dans ces 5 articles (introduction et 4 parties) :

Congrès MRC 2012 : la motion d'orientation a été adoptée à l'unanimité - 17 déc. 2012

Congrès MRC 2012 : du CERES, à l'intérieur du PS, au MRC, allié du PS - 19 déc. 2012

Congrès MRC 2012 : les fondamentaux républicains, logiciel du MRC - 19 déc. 2012 

Congrès MRC 2012 : la gauche a besoin d'une refondation républicaine - 20 déc. 2012 

Congrès MRC 2012 : développer le MRC par une action du faible au fort - 20 déc. 2012 

 

Les interventions de Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur, et du président Jean-Luc Laurent ont clos, en fin de matinée, le congrès. Voir :

Congrès MRC 2012 : les encouragements de Jean-Pierre Chevènement - 21 déc. 2012

Congrès MRC 2012 : le président JL Laurent, réélu, avec une équipe - 21 déc. 2012

 

Parmi les nombreuses interventions des délégués (une quarantaine) samedi 15 décembre (dont la mienne - voir Congrès MRC 2012 : intervention de Michel Sorin, délégué du MRC 53 - 22 décembre 2012), celles des représentants du Territoire de Belfort (MRC 90) - Maurice Schwartz, Bastien Faudot et Christian Proust - méritent d’être soulignées, notamment celle de ce dernier.

 

Pourquoi souligner le rôle de Christian Proust ? Parce que le Mouvement Républicain et Citoyen - dans le département du Territoire de Belfort, terre d’élection de Jean-Pierre Chevènement- a connu de vives secousses après les élections législatives de juin 2012.

Le maire de Belfort, Etienne Butzbach, qui avait été candidat MRC dans le cadre de l’accord politique et électoral avec le PS, a quitté le MRC au cours de l’été, afin de rejoindre le PS.

Le sénateur du Territoire de Belfort, Jean-Pierre Chevènement, qui avait proposé à Etienne Butzbach le fauteuil de maire de Belfort en 2007, déplorant cette décision de son successeur à la mairie de Belfort, avait exprimé sa volonté de ne pas laisser détruire 35 ans d’action politique et annoncé la restructuration du MRC dans le département.

 

Congres-MRC-2012-Paris-15-et-16-12-12-019-T.jpgChristian Proust aux avant-postes du MRC

 

Lors de l’université d’été du MRC, les 15 et 16 septembre 2012 à Belfort, il était clair que la reconstruction était dans les mains de Christian Proust, conseiller général depuis 1979 et président du Département de 1982 à 2004 (voir JP Cossin, B Moschetto et C Proust à l'université d'été MRC à Belfort - 23 septembre 2012). 

 

Le 15 décembre, au congrès MRC de Paris, Christian Proust s’est affirmé, apportant son expérience d’élu et de militant politique pendant de nombreuses années au côté de Jean-Pierre Chevènement. Il a présidé la séance officielle dimanche matin 16 décembre.

 

Voici le résumé de son intervention samedi après-midi, alors que la séance était présidée par Bastien Faudot.

 

Christian Proust a voulu calmer certaines critiques du type « Nous soutenons une politique dont on sait qu’elle va échouer », demandant aux délégués : quelle autre politique possible - on ne va pas rejoindre le Front de gauche ou hurler avec les loups ? Il n’y a pas d’alternative.

Nous soutenons le gouvernement parce que c’est la seule façon d’agir dans la durée. François Hollande n’est pas responsable de la crise. Avec l’Allemagne, c’est une guerre économique. La compétition avec l’Allemagne est à la base du rapport Gallois. Les ouvriers d’aujourd’hui sont les « poilus » d’hier.

Notre position n’est pas facile. Le rôle du MRC est d’être fidèle à ses idées, ce qui ne nous interdit pas d’exercer notre esprit critique, comme Jean-Pierre Chevènement, qui peut apporter son meilleur soutien au gouvernement et l’attaque la plus acérée. Etre un peu plus critiques, oui sans basculer dans l’irresponsabilité. Les prochaines élections seront très difficiles pour la gauche. Le PS aura besoin de nous. Nous avons une carte à jouer. A Belfort, nous devons rester pour assurer la victoire de la gauche.

 

Cet article est le 126ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 19:08

Faire du MRC une force citoyenne et républicaine

 

J’ai rendu compte de la partie officielle du congrès du Mouvement Républicain et Citoyen, qui s’est déroulée dimanche16 décembre 2012, en matinée, dans la salle du Tapis rouge, face à la mairie du 10ème arrondissement de Paris.

 

La motion d’orientation (voir Le MRC, une boussole républicaine pour la gauche et pour la France) a été adoptée à l’unanimité. Vous la retrouvez dans ces 5 articles (introduction et 4 parties) :

Congrès MRC 2012 : la motion d'orientation a été adoptée à l'unanimité - 17 déc. 2012

Congrès MRC 2012 : du CERES, à l'intérieur du PS, au MRC, allié du PS - 19 déc. 2012

Congrès MRC 2012 : les fondamentaux républicains, logiciel du MRC - 19 déc. 2012 

Congrès MRC 2012 : la gauche a besoin d'une refondation républicaine - 20 déc. 2012 

Congrès MRC 2012 : développer le MRC par une action du faible au fort - 20 déc. 2012 

 

Les interventions de Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur, et du président Jean-Luc Laurent ont clos, en fin de matinée, le congrès. Voir :

Congrès MRC 2012 : les encouragements de Jean-Pierre Chevènement - 21 déc. 2012

Congrès MRC 2012 : le président JL Laurent, réélu, avec une équipe - 21 déc. 2012 

 

Cette partie (matinée du 16 décembre) était ouverte à la presse et aux invités des autres partis de gauche qui composent la majorité présidentielle (le PCF était représenté, mais pas le PG). Les grands organes de presse continuent de ne pas s’intéresser au MRC, y compris quand il réunit son congrès, ce qui arrive tous les deux ans. C’est un fait.

 

Samedi 15 décembre, pendant que la commission des résolutions examinait les amendements et en intégrait beaucoup dans le texte de motion, une quarantaine de délégués se succédait toute la journée au micro sur le tapis rouge.

 

Mon intervention a pris en compte ce qui s’était passé lors de la dernière réunion du secrétariat national, avant le congrès, le 12 décembre. J’avais exprimé le regret de constater le manque de dispositions dans notre organisation visant à développer le MRC à la base, dans les départements où il est peu implanté.

N’étant pas suivi au secrétariat sur ce point, j’ai indiqué que je n’étais pas certain de vouloir continuer d’être membre du secrétariat national dans ces conditions (je l’étais depuis le congrès 2008, sur les questions agricoles, à la demande de Jean-Pierre Chevènement, puis seulement membre du secrétariat élargi, sans affectation, en 2010, après avoir présenté au congrès une contribution au débat demandant un changement de gouvernance).

Je n’ai eu aucune surprise quand, le 16 décembre, j’ai vu que mon nom ne figurait pas parmi ceux qui étaient retenus par Jean-Luc Laurent pour composer le secrétariat national jusqu’au prochain congrès (voir Congrès de Paris : le nouveau Secrétariat national élu).

 

Congres-MRC-2012-Paris-15-et-16-12-12-007-T.jpg

Intervention de Michel Sorin, délégué de la Mayenne (MRC 53)

 

Je m’exprime ici au nom du MRC 53, au nom des quelques militants de la Mayenne qui se reconnaissent dans le Mouvement Républicain et Citoyen et dans le blog du MRC 53.

 

Ce blog s’adresse, en priorité, aux militants MRC et aux républicains de gauche mais pas seulement. Y sont abordés divers thèmes liés à l’actualité et proches de nos centres d’intérêt. Plus de 2 300 articles de fond ont été publiés depuis 2006. Le blog a de nombreux lecteurs au niveau national et un peu au-delà.

 

Le MRC 53, ce sont d’anciens militants PS qui ont quitté ce parti en 2001 parce qu’il s’éloignait des milieux populaires et ne combattait pas les politiques néolibérales.

 

Aujourd’hui, les orientations du MRC nous conviennent et nous souhaitons convaincre des citoyens de nous rejoindre, ce qui est difficile dans notre département mais, après dix ans de mise en quarantaine, devrait être possible.

 

La partie finale de la motion, intitulée « Le MRC pour quoi faire ? », pose de bonnes questions mais il manque un fil conducteur qui serait celui de notre action sur le terrain.

Nous voulons le rassemblement des républicains progressistes mobilisés pour le redressement du pays, ce que nous appelons « l’alliance des productifs ».

Mais comment nous faire entendre de celles et ceux qui partagent cet objectif ? Notre Mouvement doit se mobiliser pour y parvenir.

 

Le MRC, c’est trois mots qui ont chacun leur importance et aucun ne doit faire défaut : Mouvement, Républicain, Citoyen. Pour que notre parti soit en mouvement, il faut qu’il marche sur ses deux jambes : la République et les citoyens.

 

Républicains, nous le sommes. Il manque les groupes de citoyens, les réflexions politiques décentralisées qui inciteront des citoyens à se mobiliser avec nous pour la République et le redressement national. Il manque les troupes de citoyens républicains.

 

Lors de notre réunion du secrétariat national élargi, mercredi dernier, j’ai regretté le manque de propositions concrètes en direction des citoyens. L’une des participantes (elle se reconnaîtra) m’a dit, à l’issue de la réunion « Fais une proposition concrète ». J’en ai une.

 

Je propose de donner une dimension nationale à l’association CiViQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne) que nous avons créée en Mayenne en 2002, en modifiant quelques points des statuts.

 

Le haut ayant besoin du bas pour se mettre en mouvement, et inversement, nous favoriserons le débat sur le redressement national en créant des groupes locaux et départementaux de réflexion politique.

 

Je demande au congrès de soutenir cette proposition qui consiste à créer des groupes de citoyens mobilisés pour le redressement du pays (groupes CiViQ ou de salut public).

 

Je vous demande, à vous délégués et responsables MRC dans les départements et régions, d’accueillir favorablement cette initiative et de la relayer quand je vous transmettrai des propositions concrètes.

 

Par avance, je vous en remercie et vous remercie de votre attention.

 

Cet article est le 125ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 23:53

La stratégie d’influence au cœur de la majorité de gauche

 

Nous avons assisté depuis 2008 à une vraie passation de pouvoir de Jean-Pierre Chevènement à Jean-Luc Laurent à la direction du Mouvement Républicain et Citoyen. Elle a été facilitée par le résultat des élections législatives 2012. Jean-Luc Laurent (Val-de-Marne) et Marie-Françoise Bechtel (Aisne) ont rejoint Christian Hutin (Nord), vice-président de la commission des affaires sociales, à l’Assemblée nationale. Le président et les deux vice-présidents sont désormais députés.

 

La compétence de la nouvelle députée de l’Aisne, Marie-Françoise Bechtel, ancienne collaboratrice du ministre Jean-Pierre Chevènement, vice-présidente de la commission des lois, est un atout pour Jean-Luc Laurent, qui est lui-même renforcé par sa propre présence au bureau de l’Assemblée, qui lui ouvre la possibilité de traiter directement avec les autres composantes de la gauche.

Avec l’appui de Catherine Coutard (Drôme) et de Julien Landfried (Hauts-de-Seine), qui sont passés très près de l’élection en juin dernier, et aussi de Patrick Quinqueton, qui continuera de ciseler les textes publiés par le MRC, Jean-Pierre Chevènement sait qu’il y a une équipe solide à la tête du Mouvement qu’il a créé, ce qui lui permet de s’en éloigner, tout en restant très proche en cas de besoin. Voir Congrès MRC 2012 : les encouragements de Jean-Pierre Chevènement - 21 décembre 2012. 

 

La composition de l’équipe nommée par Jean-Luc Laurent et confirmée par le vote du congrès est à voir ici : Congrès de Paris : le nouveau Secrétariat national élu.

 

Congres-MRC-2012-Paris-15-et-16-12-12-030-T.jpgVoici l’essentiel du discours de clôture prononcé par Jean-Luc Laurent au congrès.

 

"La gauche au pouvoir n'a pas le droit d'échouer"

 

Mes chers camarades,

(…) Composante républicaine de la majorité, le MRC est allié par l'accord politique que nous avons conclu le 9 mars 2012 avec le Parti Socialiste. Le MRC n'est pas un rallié. Il reste lui-même et il garde les yeux ouverts.
Nous nous retrouvons au cœur de la majorité sans être au gouvernement. Il nous faut maintenant réussir, faire réussir la gauche pour redresser la France. La réussite de la majorité sera celle de la France.

Il fallait être central pour gagner l'élection présidentielle mais le redressement de la France ne peut pas être centriste, le redressement de la France ne se fera pas au centre. Le redressement de la France passe par la reconquête industrielle et la compétitivité de nos entreprises. Il passe aussi par la réorientation de la construction européenne.

Les dernières semaines ont été marquées par l'affaire de Florange et d'Arcelor-Mittal. De nombreux délégués en ont parlé hier. Certains ont voulu y voir la preuve d'un tournant social-libéral, d'une trahison. Certains n'ont pas de mots assez forts pour invectiver le gouvernement et le président de la République. Ceux-là traduisent sans doute leur envie de retourner sur l'Aventin et pense qu'au fond le meilleur substitut à l'anti-sarkozysme serait l'anti-hollandisme.

Nous avons soutenu l'option de la nationalisation qui aurait marqué une rupture profonde, difficile mais conforme à l'intérêt national car la France a besoin de la sidérurgie qui n'est pas une industrie du passé mais un secteur de haute technologie.
Le gouvernement a fait un choix différent de négociation, en intégrant le fait que Mittal c'était un peu plus que deux hauts-fourneaux et qu'il fallait trouver un accord préservant l'emploi et permettant d'investir sur le site en préparant l'avenir. Les batailles symboliques sont importantes mais le gouvernement se doit de tenir les deux bouts de la chaîne. Le rapport de force politique a bougé et c'est une bonne nouvelle. L'interventionnisme public fait son chemin et il faut bien mesurer qu'Arnaud Montebourg n'est sorti ni vaincu ni humilié si l'on veut faire l'effort de regarder le tableau dans son ensemble. Il faut à présent veiller au respect de l'accord. C'est la tâche des représentants des salariés mais aussi de l'Etat.

La gauche républicaine c'est l'exigence et d'abord l'exigence avec nous même de ne pas céder à la première péripétie en fuyant les responsabilités. La situation est grave, nous retrouvons un pays en triste état que cinq ans d'immobilisme chiraquien et cinq ans d'agitation sarkozyste ont enfoncé dans une crise grave dont témoigne le chômage de masse, la perte de compétitivité de nos entreprises et la désindustrialisation avec la perte de 750 000 emplois en dix ans.
Situation d'autant plus grave que l'Union Européenne est verrouillée en mode austérité et qu'il faudra beaucoup d'efforts au président de la République pour changer le rapport de force en Europe. L'année 2013 sera une année particulièrement difficile et paradoxalement il faut faire en sorte que les difficultés opèrent comme un crash test pour les politiques d'austérité. Il est vital que l'objectif de 3% de déficit en 2012 soit apprécié non avec souplesse mais avec réalisme, en tenant compte de la situation sociale de la France et des effets récessifs de l'acharnement. La France ne doit pas mourir guérie.

Nous avons la volonté que la majorité s'occupe de l'essentiel : l'emploi, le redressement de la France qui appelle des réformes sociales et fiscales plutôt que des réformes sociétales qui renforcent le trouble et l'inquiétude des citoyens.
Etre partie prenante de la majorité, c'est rester libre dans notre expression pour soutenir, alerter, conseiller mais aussi...critiquer. C'est ainsi que nous soutenons le Pacte de Compétitivité et que nous souhaitons que le seuil d'accès dans les conseils d'administration des représentants de salariés soit abaissé pour mettre en place un véritable dialogue social et une alliance des productifs.

Nous nous reconnaissons dans le Pacte de Compétitivité qui va prendre forme dans les prochaines semaines et qui ne s'arrête pas au crédit d'impôt. La gauche a fait le choix de la production et c'est aussi une victoire pour nos idées. Souvenez-vous en 2010, l'avenir de la gauche et du pays semblait non dans une transition mais dans une Conversion écologique. Quel changement !

Croissance, investissement, production, industrie ne sont plus des mots tabous ou pire encore des mots du passé, des concepts ringards. C'est le cap que nous montrons depuis des années. Même en matière de politique commerciale, les temps changent. Les Français ne doivent plus aller à Bruxelles pour recevoir des diplômes de libéralisme et d'ouverture mais ils doivent y aller pour plaider la cause de l'industrie européenne, de la base productive européenne et la fin de la naïveté. Le protectionnisme européen, le protectionnisme intelligent, celui du mieux disant, celui de l'accès qualifié au marché est à construire.

Sur chacun de ces sujets règne une part de confusion à gauche, parce qu'aucune clarification n'a été faite pendant les années d'opposition. Ni organisationnelle ni programmatique. C'est regrettable car cela permettrait un exercice du pouvoir plus lisible, plus compréhensible pour les citoyens. C'est au contraire le rapport de force et l'intimidation qui rythme des débats dans lesquels nous devons faire valoir la force de nos idées et notre constance.

Notre constance c'est la République  et nous devons être la boussole républicaine de la gauche. Certains pensent parfois que la République est une évidence, l'air que nous respirons tous. Mais pas du tout. La République n'est pas du tout une évidence, elle est une exigence.
Et d'abord de prendre au sérieux ses principes et les traduire en actes. Ni l'ensemble du monde politique, ni l'ensemble de la gauche ne sont uniformément républicains. La souveraineté populaire n'est pas une évidence.


Les tentations sont nombreuses pour la gauche : tentation diversitaire plutôt que l'universalisme, la tentation oligarchique plutôt que la souveraineté, la fuite en avant fédérale à l'extérieur, la décentralisation irraisonnée à l'intérieur plutôt que l'unité et la solidarité nationale, les arrangements contre l'exigence, les accommodements contre la laïcité.
Notre singularité, notre raison d'être c'est de faire vivre la flamme de la République dans une époque qui semble souvent en refuser la discipline et l'exigence.

Oui, nous sommes les héritiers des jacobins. Nous croyons à la volonté générale et au volontarisme public. Oui, nous sommes les jacobins, qui croyons en l'universalité du genre humain et qui voyons le citoyen là où d'autres voient une couleur de peau, une religion, une orientation sexuelle. Oui, nous sommes les jacobins rétifs à l'Empire européen et à l'évaporation démocratique. Oui, nous sommes les jacobins qui ne voyons pas la France comme un empilement de fiefs et de territoires mais comme une collectivité unique en marche qui n'a pas besoin d'être uniforme mais qui refuse les séparatismes.

Voilà nos idées et nos convictions. Voilà notre constance. Et dans le champ de bataille qu'est la gauche au pouvoir nous ne pouvons pas nous contenter de subir un rapport de force qui en apparence ne nous est pas favorable.

Il nous faut nous renforcer et préparer les prochaines échéances. C'est notre tâche de 2013. Faire l'impasse comme nous l'avons fait en 2004 puis en 2009 nous est interdit. Il nous faut nous asseoir sur le grand mépris que nous inspire le Parlement Européen et entrer dans la bataille.
L'Union européenne est à la croisée des chemins, le saut en avant fédéral a été repoussé lors du Conseil Européen de Bruxelles mais le débat reviendra.

Les citoyens savent ce que nous ne voulons pas, ils ne savent pas toujours ce que nous voulons. Le savons nous nous-même ? N'avons-nous pas besoin d'y travailler encore, de préciser nos orientations et nos propositions au regard de la crise qui perdure et dont il faudra bien sortir autrement que par la fuite en avant dans le fédéralisme, c'est-à-dire la perte de toute souveraineté, que proposent les européistes. Invitons nos concitoyens à voir la réalité en face : avec l'austérité et les plans imposés, ce sont les nations et les peuples qui sont mis en tensions. Les apprentis sorciers ne sont pas les souverainistes mais bien les bruxellois.

C'est pourquoi je propose de tenir une convention sur la question européenne, un exercice avec lequel il nous faut renouer. Cette convention devra être précédée de conventions locales ouvertes. Ouvertes aux autres partis de gauche, aux associations, au monde du travail, aux entrepreneurs, à ceux qui réfléchissent à l'avenir de l'Europe, tous ceux qui se sont passionnés pour le débat de 2005, à tous ceux qui veulent sortir la France de l'ornière et de l'Europe du déclin. Nous pratiquerons l'introspection en public car il nous faut construire les bases d'une liste aux prochaines élections européennes.

Vous le savez, en 2014 auront lieu des élections municipales qui restent le scrutin le plus populaire après la présidentielle, le plus vivant. Localement aussi, 2014 se prépare maintenant.
Le parti et la fédération des élus devront être attentifs au texte sur la décentralisation qui viendra au Parlement en début d'année et qui sera lui aussi un champ de discussion, voire de bataille, entre les gauches, à un moment où la majorité bénéficie collectivement d'une forme d'hégémonie locale qui exacerbe les conflits de pouvoir. Plusieurs séminaires de préparation des élections municipales seront organisés au cours de l'année 2013 pour permettre de former nos militants, partager les expériences, réfléchir à des propositions qui fassent vivre la République partout et d'abord au coin de la rue.

Mes chers camarades, la gauche au pouvoir n'a pas le droit d'échouer. Le spectacle de la droite ne doit pas nous réjouir ni nous faire rire. Car au-delà de la querelle des roitelets, la recomposition de la droite est, par bien des aspects, inquiétante. On aurait pu espérer que la campagne de Nicolas Sarkozy renvoie Patrick Buisson à ses mauvais livres d'histoires, son histoire libidineuse de la Seconde Guerre mondiale. Il n'en est rien. La droite est idéologiquement en triste état : incapable de penser le monde tel qu'il fonctionne et tel qui maltraite les classes populaires.

La droite m'inquiète et le Front National, cent fois annoncé mort au cours des trente dernières années, est déterminé. Plus déterminé avec Mme Le Pen qu'avec son père. En musclant son discours économique et social, elle réussit un tour de passe-passe qui ne doit tromper personne. Le Front National, ça n'est pas la République, c'est l'anti-République. Quand la politique semble devenir un spectacle, une émission de téléréalité dont les responsables seraient les personnages, ne perdons pas le sens des responsabilités et le sens du tragique en histoire. Sortir la France de l'impasse, c'est aussi lui éviter le trou et les dérives !

C'est notre responsabilité. La gauche doit regarder loin devant et ne pas avoir le nez dans le guidon. L'horizon ce doit être la République, la République partout, à l'Ecole, au boulot, dans la rue. C'est notre devoir de faire vivre l'exigence républicaine.

Nous le devons à Jean-Pierre Chevènement qui nous a montré le chemin et donné un logiciel de qualité au MRC. Nous sommes plus qu'un parti politique comme vient de nous le dire Jean-Pierre.

Le MRC, c'est une boussole républicaine pour la gauche et pour la France. Nous savons le cap à tenir et nous connaissons le port, pour que vivent la République et la France.

 

Voir aussi : "Il faut faire retour à la patrie". Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen, était l'invité du talk Orange-Le Figaro, vendredi 14 décembre 2012. Voir la vidéo.

Rappel des articles publiés concernant le congrès

Cinq articles pour la motion d’orientation adoptée à l’unanimité par le congrès le 16 décembre :

Congrès MRC 2012 : la motion d'orientation a été adoptée à l'unanimité - 17 décembre 2012

Congrès MRC 2012 : du CERES, à l'intérieur du PS, au MRC, allié du PS - 19 décembre 2012

Congrès MRC 2012 : les fondamentaux républicains, logiciel du MRC - 19 décembre 2012 

Congrès MRC 2012 : la gauche a besoin d'une refondation républicaine - 20 décembre 2012 

Congrès MRC 2012 : développer le MRC par une action du faible au fort - 20 décembre 2012 

 

Le texte complet de la motion d’orientation est à lire sur le site du MRC.

Voir Le MRC, une boussole républicaine pour la gauche et pour la France

 

Cet article est le 124ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

 

 

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Published by Michel SORIN - dans MRC national
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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 18:27

La France, pays de citoyens où la République est exigence

 

L’histoire retiendra qu’à ce congrès 2012, Jean-Pierre Chevènement s’est éloigné de la direction effective du Mouvement Républicain et Citoyen.

Il en avait pris la présidence en 2008 afin de le remettre sur les rails, confiant à Jean-Luc Laurent les clés de la gestion quotidienne du Mouvement.

Puis, en 2010, il avait souhaité redevenir président d’honneur, laissant Jean-Luc Laurent commencer à se mettre en avant en tant que président, et préparer les échéances 2012.

En 2012, après avoir réussi à obtenir un accord politique et électoral avec le PS, sous l’effet de sa candidature « pédagogique » - pour faire bouger les lignes - à l’élection présidentielle, il s’éloigne, prodiguant ses conseils à Jean-Luc Laurent, Marie-Françoise Bechtel, Christian Hutin, les trois députés qui, avec Catherine Coutard, forment la direction collective du Mouvement. Nul doute que le président d’honneur, sénateur du Territoire de Belfort, ne restera pas sans influence sur les grandes décisions. Et il continuera de s’exprimer en tant que parlementaire et homme d’Etat.

En introduction, Jean-Pierre Chevènement a résumé ce qu’est le MRC.

Un parti politique, le MRC ? Plus qu’un parti, c’est d’abord un courant d’idées ancré dans 40 ans d’histoire politique française depuis le Congrès d’Epinay en 1971. C’est un superbe logiciel, rarement pris en défaut. Bref, c’est une boussole, indispensable à la gauche et à la France car il n’y a pas de cap pour qui ne connaît pas le port.

Congres-MRC-2012-Paris-15-et-16-12-12-029-T.jpgVoici le texte - publié sur le site du MRC - de son intervention le 16 décembre 2012, lors du congrès de Paris. Ce sont des extraits significatifs de son discours, lequel a précédé celui de Jean-Luc Laurent, réélu président (voir autre article).

 

"Le MRC est plus qu’un parti politique"

 

Chers camarades,

Le MRC est plus qu’un parti politique. C’est d’abord un courant d’idées ancré dans 40 ans d’histoire politique française depuis le Congrès d’Epinay en 1971. C’est un superbe logiciel, rarement pris en défaut. Bref, c’est une boussole, indispensable à la gauche et à la France car il n’y a pas de cap pour qui ne connaît pas le port.

Quelle capacité avons-nous d’influer dans la vie politique française ?

D’abord parler le langage de la vérité qui, par principe, est celui de l’intérêt général. Combattre la facilité, celle du mensonge triomphant qu’ânonnent ceux qui se soumettent par principe aux puissants. Être libres, être citoyens, être Français, c’est-à-dire hommes et femmes de caractère, francs comme l’est le nom de notre pays. Nous devons retrouver la « grande vue », la vue générale, qui nous permettra de sortir la France de l’ornière.

Depuis la fin du communisme et le choix fait par la Chine du marché mondial, la France et l’Europe ont perdu la rente de situation sur laquelle elles avaient vécu depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. À la faveur de la globalisation libérale, de nouvelles puissances ont émergé, quelquefois milliardaires en hommes, qui maîtrisent la technologie, développent une croissance rapide et montrent une ambition conquérante.
Face à ce renversement du monde, les nations européennes, particulièrement la France, doutent d’elles-mêmes. Elles ont fait, il y a trente ans, derrière les États-Unis, le choix d’un néolibéralisme qui les vide de leur substance industrielle.

Il est temps de réagir, de rétablir des règles du jeu équilibrées en matière commerciale et monétaire, de remobiliser les atouts de la France.

C’est possible. Il n’y a pas de raison que l’Allemagne excelle et que la France périclite. Le rapport Gallois nous dit que la cote d’alerte est atteinte. Sur la base de ce constat et des propositions du rapport Gallois, le gouvernement et François Hollande ont fait un choix stratégique clair : la reconquête de la compétitivité conditionne la réindustrialisation de la France et le retour à l’emploi.

Le chemin a été ouvert. Il faut s’y engager pleinement, mobiliser le pays. C’est le rôle de la gauche d’abord et, en son sein, de notre parti, le MRC, qui se veut la « boussole républicaine » de la majorité mais aussi du pays tout entier. Car c’est aussi le rôle de toutes les forces vives, de tous ceux pour lesquels le mot « patriotisme » a gardé un sens. C’est ainsi que la France ira « du déclin au renouveau », selon l’expression employée jadis par le Général De Gaulle.

Certes il y a beaucoup à faire pour repenser l’euro d’abord mais aussi pour fonder un nouveau « pacte social », afin de réaliser cette « Alliance des productifs » qui est la clé du redressement.

La France est un grand pays au cœur de l’Europe. Ouverte sur le grand large et vers le monde, mais pays méditerranéen aussi, tourné vers le monde arabe et vers l’Afrique. Elle doit appuyer son renouveau sur l’essor des pays émergents : la Chine, l’Inde, la Russie, le Brésil, l’Algérie, le Maroc, l’Afrique mais aussi la Turquie et demain l’Iran quand celui-ci aura accepté le protocole additionnel de l’AIEA, en échange de la levée des sanctions.

Où sommes-nous dans la majorité présidentielle ?

Nous soutenons François Hollande et le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Nous ne les soutenons pas les yeux fermés. Ils connaissent nos analyses. Nous n’en faisons pas mystère. Elles s’expriment d’ailleurs rationnellement, de façon argumentée. Nous apportons une contribution précieuse à la majorité présidentielle. Nous voulons en effet sa réussite parce qu’elle est celle de la France.

Cinq ans nous séparent des échéances de mai 2017. Ne gâchons pas tout ce temps.
Rassemblons les Français sans sectarisme sur l’essentiel. Je suis persuadé que les communistes n’ont pas oublié ce que signifie le mot production et je suis convaincu aussi qu’il est des hommes et des femmes venus de l’autre rive qui peuvent comprendre ce que signifie l’intérêt national, dès lors qu’on cesse d’ânonner le bréviaire européiste et libéral.

Pour réorienter l’Europe, il faut rompre avec la rigidité d’une monnaie unique qui a d’emblée méconnu la spécificité et l’hétérogénéité des nations. Il faut remettre la charrue derrière les bœufs et refonder l’Europe, non dans la coercition, mais dans la politique.

Comme l’a dit Joschka Fischer, Madame Merkel ne peut pas prendre la responsabilité de faire apparaître l’Allemagne, pour la troisième fois en l’espace d’un siècle, comme le pays qui conduit l’Europe au naufrage. Ayons avec l’Allemagne une bonne et franche discussion. Nous lui proposons « l’union solidaire ». Mais l’Allemagne ne veut pas payer au-delà d’une certaine limite. L’Allemagne défend en principe la responsabilité des États. Elle a raison jusqu’à un certain point. Mais si c’était le système européen, tel qu’il a été conçu, qui conduisait à des distorsions insoutenables ? N’est-il pas possible de le corriger, de rétablir des amortisseurs tenant compte de la compétitivité relative de chaque pays ?

J’ai la conviction que nous pouvons être « le sel de la terre » à condition de présenter nos vues de manière positive, en nous appuyant sur la marche des événements.

Bien sûr, il y a des choix politiques à faire. Pour ce qui nous concerne, nous n’acceptons pas le fameux grand saut fédéral qui serait aujourd’hui un saut dans le vide, dans cette Europe « post-démocratique » dont a parlé Jurgen Habermas. Un livre, récemment primé, est intitulé « Le passage à l’Europe ». Nous n’acceptons pas que ce passage soit payé du sacrifice de la France et de la fin de la démocratie.

J’ai un peu réfléchi sur l’avenir du MRC dans l’actuelle majorité. Souvenez-vous que nous valons par la qualité de notre logiciel. La Fondation de recherche Res Publica que j’anime par ailleurs est un précieux outil de réflexion.

Pour ma part, je sais que le Président d’Honneur est destiné à s’effacer. Je me réjouis de voir la troïka constituée autour de notre Président, Jean-Luc Laurent, avec nos deux autres parlementaires, également vice-présidents. Ils constituent la direction effective du Mouvement.

Mon rêve est celui du Tao Te King, selon Lao Tseu :
« Il agit sans rien faire
Et enseigne sans rien dire
Les choses apparaissent et il les laisse venir
Les choses disparaissent et il les laisse partir
Il a, mais ne possède pas
Agit mais n’attend rien
Son œuvre accomplie, il l’oublie
C’est pourquoi elle dure toujours. »

Je vous lègue ce dernier distique. Il vous demande une rude tâche.

Soyez fidèles au peuple, c’est-à-dire aux simples gens,
À la France, terre de liberté, d’où un « cavalier français – Descartes – partit un jour d’un si bon pas »,
Liberté qui donne le caractère et non le laisser aller,
Pays de citoyens où la République est exigence ou bien n’est pas.


Bon courage, chers camarades.
Je ne m’effacerai pas tout à fait, me réservant de parler si possible à bon escient.

Rappel des articles publiés concernant le congrès

Cinq articles pour la motion d’orientation adoptée à l’unanimité par le congrès le 16 décembre 2012 à Paris :

Congrès MRC 2012 : la motion d'orientation a été adoptée à l'unanimité - 17 décembre 2012

Congrès MRC 2012 : du CERES, à l'intérieur du PS, au MRC, allié du PS - 19 décembre 2012

Congrès MRC 2012 : les fondamentaux républicains, logiciel du MRC - 19 décembre 2012 

Congrès MRC 2012 : la gauche a besoin d'une refondation républicaine - 20 décembre 2012 

Congrès MRC 2012 : développer le MRC par une action du faible au fort - 20 décembre 2012 

 

Le texte complet de la motion d’orientation est à lire aussi sur le site du MRC.

Voir Le MRC, une boussole républicaine pour la gauche et pour la France

 

Cet article est le 124ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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