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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 19:23

 

Priorité à la maîtrise de la lecture et de l’écriture du français


 

C’est sur la base du slogan « La République partout, la République pour tous » que Bastien Faudot | MRC - Mouvement Républicain et Citoyen a lancé le 7 février 2016 sa candidature à l’élection présidentielle.


 

Le 3 février 2017, Bastien Faudot a publié son programme « 250 idées neuves pour redresser la France ». Une cinquantaine de pages, avec 13 grands titres.


 

Ce programme est reproduit sur le blog du MRC 53 :


 

- (4 février) avant-propos et plan : Le programme de Bastien FAUDOT pour l'élection présidentielle 2017


 

- (17 et 18 février) le 1er titre : REFONDER NOTRE DÉMOCRATIE

- Présidentielle : FAUDOT veut placer le citoyen au coeur des institutions

- Présidentielle : Bastien FAUDOT propose de refonder notre démocratie


 

- (18 février) le 2ème titre : POUR UNE COOPÉRATIVE DES NATIONS ET DES PEUPLES EN EUROPE

- Présidentielle : FAUDOT veut dé-fédéraliser les institutions européennes

 

- (19 février) le 3ème titre : CHANGER LE MODÈLE ÉCONOMIQUE PAR L’INTERVENTION DE L’ÉTAT

- Présidentielle : par l'action de l'Etat, FAUDOT veut la fin de l'austérité

- Présidentielle : l'industrie c'est notre avenir, selon Bastien FAUDOT


 

- (19 et 20 février) le 4ème titre TOUS AU TRAVAIL

- Présidentielle : Bastien FAUDOT veut mettre tous les actifs au travail

            - Présidentielle : B FAUDOT veut rééquilibrer le rapport capital-travail

- Présidentielle : B FAUDOT lie République sociale et économie sociale


 

- (21 février) le 5ème titre : DÉFENDRE NOTRE CONTRAT SOCIAL

- Présidentielle : Bastien FAUDOT pour la défense de notre contrat social


 

- (16 et 17 février), le 6ème titre : UN NOUVEAU CONTRAT DE DÉVELOPPEMENT POUR LA FRANCE PÉRIPHÉRIQUE

- Présidentielle : FAUDOT pour un aménagement du territoire équilibré

- Présidentielle : FAUDOT sur le chemin de la souveraineté alimentaire


 

- (22 février) le 7ème article : LUTTER EFFICACEMENT CONTRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

- Présidentielle : FAUDOT veut lutter contre le réchauffement climatique

 

 

- (22 février) le 8ème titre : FAIRE RAYONNER LA CULTURE ET LA NOUVELLE SOCIÉTÉ DE L’INFORMATION

- Présidentielle : pour FAUDOT, la culture est une part de la vie sociale


 

- (23 février) le 9ème titre (1ère partie) :

           - Présidentielle : FAUDOT pour une école républicaine émancipatrice


 

Voici la 2ème partie du 9ème titre : UNE ÉCOLE RÉPUBLICAINE QUI INSTRUIT ET ÉMANCIPE

 

MATERNELLE ET ÉLÉMENTAIRE : PRIORITÉ À LA MAÎTRISE DU FRANÇAIS

 

Beaucoup se joue dès les premières années, à l’école maternelle et à l’école élémentaire.

Je veux concentrer les efforts pour les plus petits et favoriser la scolarisation dès l’âge de deux ans. La priorité doit être donnée à la maîtrise de la lecture et de l’écriture du français. Pour cela, je reviendrai sur la réduction de l’enseignement de 2h par semaine au primaire décidée par le gouvernement de François Fillon. Je veux une semaine de 26 heures sur 4 jours et demi. Ces deux heures supplémentaires serviront à renforcer l’enseignement du français afin que l’ensemble des enfants maîtrisent la langue de la Nation.

 

La langue n’est pas seulement un moyen de communication. C’est le support de la pensée, le vecteur de la culture. La maîtrise du français est un prérequis pour fabriquer une Nation. Je ferai du français la seule langue enseignée jusqu’au CM2 : l’apprentissage des langues étrangères peut attendre l’enseignement secondaire, où il doit enfin acquérir toute sa place.

 

Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie... De nombreux jeunes éprouvent des difficultés à apprendre à lire, à écrire et à compter. Ces enfants ont besoin d’être accompagnés par des orthophonistes compétents, mais leurs soins souvent mal remboursés sont de surcroît effectués en dehors de l’école, ce qui génère une réelle inégalité sociale, dommageable tout au long de la vie. Je remédierai à cette situation en créant progressivement un service public d’orthophonie gratuit adossé aux écoles.

 

Je nationaliserai enfin le concours de recrutement des instituteurs, aujourd’hui organisé au niveau académique, afin d’homogénéiser le niveau au bénéfice de tous et d’abord de nos élèves.

 

179- Généraliser l’accueil en maternelle à partir de l’âge de 2 ans avec des activités autour de la maîtrise de la langue

 

180- Donner la priorité à la maîtrise de la lecture et de l’écriture du français, en accompagnant les élèves rencontrant des difficultés spécifiques

 

181- Lutter contre les dyslexies en créant un service public d’orthophonie

 

182- Passer de 24 à 26 heures hebdomadaires le nombre d’heures de classe au primaire pour augmenter de deux heures hebdomadaires l’enseignement du français

 

183- Faire du français la seule langue enseignée jusqu’au CM2

 

184- Nationaliser le concours de recrutement des instituteurs

 

L’EXIGENCE DANS LE SECONDAIRE

 

L’organisation actuelle du collège aggrave encore les inégalités constatées à la sortie du primaire. La réforme du collège est un fourre-tout idéologique qui combine égalitarisme compassionnel, misérabilisme social et bougisme sociétal. Les enseignements pluridisciplinaires, l’abandon des langues anciennes, l’enseignement territorialisé sont autant de dispositions auxquelles il faut mettre un terme sans délais. J’abrogerai donc la réforme du collège ainsi que le socle commun de connaissances, de compétences et de culture et restaurerai les options d’excellence. Je soutiendrai l’autorité des professeurs et de l’institution en renforçant numériquement la place des enseignants dans les conseils de discipline des établissements.

 

Je ferai de la mixité sociale à l’École un objectif prioritaire. Une nouvelle carte scolaire doit être mise en œuvre et son respect doit être renforcé. Les assouplissements depuis de nombreuses années ont conduit à l’intensification de la ségrégation sociale.

Par ailleurs, la concurrence déloyale de l’enseignement privé sévit aujourd’hui car il n’a aucune contrainte de mixité sociale. Le privé sous convention avec l’État ne peut pas faire son « marché » parmi les élèves sans contrepartie. Je soumettrai donc également l’enseignement privé subventionné à des obligations d’accueil d’élèves boursiers.

Enfin, je fermerai la centaine d’établissements répertoriés comme « ghettos » par le Conseil national d’évaluation du système scolaire (CNESCO). Les élèves qui sont actuellement scolarisés dans ces établissements seront répartis sur l’ensemble des établissements environnants, car ils ont droit à la réussite autant que les autres. C’est aussi cela, la promesse républicaine ! Poursuivant cet objectif de mixité sociale, l’État construira 10 000 places d’internats d’excellence. Il existe aujourd’hui 45 établissements de ce type en France, il en faudra au moins un par département. L’environnement social est la première des inégalités. En développant ces internats, nous donnerons une chance aux enfants issus des milieux défavorisés. Nous remettrons également sur pied un système efficace et solidaire de bourses au mérite pour les lycéens et les étudiants.

 

La scolarité dans les lycées généraux sera revue de fond en comble.

Je rétablirai le baccalauréat en mettant fin aux consignes de corrections généreuses : ce rétablissement des exigences et de la valeur du diplôme sera salutaire autant pour l’enseignement secondaire que pour l’enseignement supérieur, où s’effectue aujourd’hui une sélection non-dite bien plus injuste qu’une sélection dont les règles sont claires et connues de tous.

Je réformerai le parcours du lycée général afin de rééquilibrer les filières, avec un système de tronc commun à tous les élèves et des options de spécialisation. Dans ce cadre général, le volume horaire pour les enseignements de sciences économiques et sociales sera augmenté : dès 15 ans, chaque élève doit avoir des notions d’économie pour comprendre la société et de philosophie pour appréhender le monde.

 

185- Abroger la réforme du collège et le socle commun de connaissances, de compétences et de culture

 

186- Restaurer et développer les options d’excellence sélectives et non sélectives

 

187- Fermer les 100 collèges répertoriés comme « ghettos » par le CNESCO

 

188- Redessiner et raffermir la carte scolaire en faveur d’un objectif de mixité sociale

 

189- Soumettre le privé subventionné à des obligations d’accueil d’élèves boursiers

 

190- Réformer le parcours du lycée général avec un tronc commun à 90 % en seconde, 75 % en première et 60 % en terminale et revaloriser les filières techniques

 

191- Augmenter le volume horaire pour les enseignements de sciences économiques et sociales et de philosophie de la seconde à la terminale

 

192- Réhabiliter le baccalauréat en mettant fin aux consignes de correction généreuses

 

193- Renforcer la place des enseignants par rapport à celle des parents d’élèves dans les conseils de discipline

 

194- Construire 10 000 places en internat d’excellence

 

195- Créer un nouveau système de bourses au mérite pour les lycéens et les étudiants


 

Cet article est le 2973ème sur le blog MRC 53 - le 205ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, répondant à la presse à Laval lors de sa journée en Mayenne le 8 novembre 2016

Bastien Faudot, répondant à la presse à Laval lors de sa journée en Mayenne le 8 novembre 2016

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Published by Michel SORIN - dans MRC national
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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 15:52

 

Par l’école, on devient citoyen et on s’ouvre l’accès au monde

 

C’est sur la base du slogan « La République partout, la République pour tous » que Bastien Faudot | MRC - Mouvement Républicain et Citoyen a lancé le 7 février 2016 sa candidature à l’élection présidentielle.


 

Le 3 février 2017, Bastien Faudot a publié son programme « 250 idées neuves pour redresser la France ». Une cinquantaine de pages, avec 13 grands titres.

 

Ce programme est reproduit sur le blog du MRC 53 :


 

- (4 février) avant-propos et plan : Le programme de Bastien FAUDOT pour l'élection présidentielle 2017


 

- (17 et 18 février) le 1er titre : REFONDER NOTRE DÉMOCRATIE

- Présidentielle : FAUDOT veut placer le citoyen au coeur des institutions

- Présidentielle : Bastien FAUDOT propose de refonder notre démocratie


 

- (18 février) le 2ème titre : POUR UNE COOPÉRATIVE DES NATIONS ET DES PEUPLES EN EUROPE

- Présidentielle : FAUDOT veut dé-fédéraliser les institutions européennes


 

- (19 février) le 3ème titre : CHANGER LE MODÈLE ÉCONOMIQUE PAR L’INTERVENTION DE L’ÉTAT

- Présidentielle : par l'action de l'Etat, FAUDOT veut la fin de l'austérité

- Présidentielle : l'industrie c'est notre avenir, selon Bastien FAUDOT


 

- (19 et 20 février) le 4ème titre TOUS AU TRAVAIL

- Présidentielle : Bastien FAUDOT veut mettre tous les actifs au travail

- Présidentielle : B FAUDOT veut rééquilibrer le rapport capital-travail

- Présidentielle : B FAUDOT lie République sociale et économie sociale


 

- (21 février) le 5ème titre : DÉFENDRE NOTRE CONTRAT SOCIAL

- Présidentielle : Bastien FAUDOT pour la défense de notre contrat social


 

- (16 et 17 février), le 6ème titre : UN NOUVEAU CONTRAT DE DÉVELOPPEMENT POUR LA FRANCE PÉRIPHÉRIQUE

- Présidentielle : FAUDOT pour un aménagement du territoire équilibré

- Présidentielle : FAUDOT sur le chemin de la souveraineté alimentaire


 

- (22 février) le 7ème article : LUTTER EFFICACEMENT CONTRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

- Présidentielle : FAUDOT veut lutter contre le réchauffement climatique

 

 

- (22 février) le 8ème titre : FAIRE RAYONNER LA CULTURE ET LA NOUVELLE SOCIÉTÉ DE L’INFORMATION

- Présidentielle : pour FAUDOT, la culture est une part de la vie sociale


 

Voici la 1ère partie du 9ème titre :


 

UNE ÉCOLE RÉPUBLICAINE QUI INSTRUIT ET ÉMANCIPE

 

Je suis viscéralement attaché à l’École de la République, gratuite et laïque. L’École est le cœur de la République réelle. Elle est le premier vecteur de l’intégration et de l’émancipation. Elle est cette chance offerte à chaque enfant de s’arracher aux conditions de sa naissance. Par l’École, on devient citoyen. Par l’École, on a accès au monde.

 

L’empilement interminable de réformes démagogiques laisse aujourd’hui l’École publique en crise. Le départ croissant d’année en année de nombreux enfants vers l’enseignement privé traduit ce malaise. La suppression du redoublement, la multiplication des enseignements périphériques dès le primaire, l’absence de continuité de la politique éducative avec vingt-et-un ministres qui se sont succédé en 20 ans : voilà ce qui déstabilise une institution qui a besoin de sérénité et, oui, de lenteur.

 

Mais nous devons aller au-delà de la question des moyens qui monopolise habituellement le débat : c’est toute l’approche qui doit être radicalement transformée.

 

S’APPUYER SUR LES ENSEIGNANTS POUR RÉUSSIR LE REDRESSEMENT DE L’ÉCOLE

 

L’Éducation nationale repose pour beaucoup sur les connaissances et le dévouement des professeurs. On ne peut prétendre redresser le système scolaire contre eux.

 

Cela passe par une revalorisation importante de leur rémunération. Le traitement des enseignants a décroché depuis le début des années 2000 et est désormais nettement inférieur aux standards européens, décourageant bien des volontés. La rémunération des enseignants en France est de 50 % inférieure à celle de leurs collègues allemands. Un professeur des écoles débute sa carrière avec un salaire mensuel de l’ordre de 1 350 euros nets par mois après 4 ans d’études. La République que nous défendons confie à l’École un rôle prépondérant. Voilà pourquoi j’augmenterai la rémunération des enseignants de 25 % sur cinq ans.

 

Il faut ensuite augmenter le nombre de professeurs. Je doublerai les postes ouverts aux concours les deux premières années du mandat, en donnant un accès privilégié aux personnels contractuels et vacataires.

 

La formation des maîtres doit être repensée. J’exigerai un diplôme de master disciplinaire pour passer les concours, puis une année de formation rémunérée avec des stages et enfin une année de fonctionnaire stagiaire. Je n’accepte pas que les lauréats des concours soient propulsés deux mois après dans des classes sans soutien en amont.

 

Je souhaite également réaffirmer leur autorité et les valeurs qui sous-tendent leur action. J’instaurerai des cours d’éducation civique dès l’école primaire et jusqu’à la fin de l’enseignement secondaire et ferai appliquer la circulaire Chatel avec fermeté. J’instaurerai le port de l’uniforme pour les élèves de l’école élémentaire jusqu’au lycée. L’uniforme à l’école n’est pas un archaïsme : si l’on regarde autour de nous, on constate qu’une majorité d’élèves dans le monde portent l’uniforme à l’école. L’École n’est pas la rue. Le port de l’uniforme permet une meilleure inclusion, atténue les différences sociales et règle définitivement la question des signes vestimentaires d’appartenance religieuse.

 

Il s’agira enfin de rappeler le primat de la souveraineté nationale et populaire dans l’organisation du système éducatif. La stratégie Europe 2020 formulée par l’Union européenne ainsi que le classement PISA de l’OCDE déroulent la pelote des réformes structurelles visant à faire converger les modèles éducatifs selon une méthode et une finalité ultra-libérales. Toutes ces évolutions se font au mépris du travail quotidien des enseignants. Je dénoncerai la stratégie Europe 2020 et sortirai la France du classement PISA. Du point de vue de la souveraineté numérique, nous inciterons à l’utilisation des logiciels libres au sein de l’Éducation nationale et nous dénoncerons le partenariat conclu avec Microsoft.

 

168- Augmenter la rémunération des enseignants de 25 % sur 5 ans pour favoriser la filière et encourager les vocations

 

169- Doubler les postes ouverts aux concours les deux premières années, avec un accès privilégié pour les personnels contractuels et vacataires

 

170- Établir le port de l’uniforme à l’école

 

171- Instaurer des cours d’éducation civique dès l’école élémentaire et jusqu’à la fin de l’enseignement secondaire

 

172- Réformer la formation des maîtres en exigeant un diplôme de master disciplinaire pour passer les concours, puis une année de formation rémunérée avec des stages et enfin une année de fonctionnaire stagiaire

 

173- Appliquer la circulaire Chatel sur la neutralité religieuse des accompagnateurs de sortie scolaire

 

174- Rétablir la primauté du maître sur les familles en matière d’orientation

 

175- Dénoncer la stratégie Europe 2020 en matière d’éducation

 

176- Sortir du classement PISA de l’OCDE

 

177- Inciter à l’utilisation des logiciels libres dans l’Éducation nationale

 

178- Dénoncer le partenariat conclu entre l’Éducation nationale et Microsoft


 

Cet article est le 2972ème sur le blog MRC 53 - le 204ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 12 décembre 2016, parlant à la presse devant le siège du Parti socialiste. A sa droite, Jean-Luc Laurent, président du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC)

Bastien Faudot, le 12 décembre 2016, parlant à la presse devant le siège du Parti socialiste. A sa droite, Jean-Luc Laurent, président du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC)

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 22:07

Réarmer la culture et repenser l’organisation des médias

 

C’est sur la base du slogan « La République partout, la République pour tous » que Bastien Faudot a lancé le 7 février 2016 sa candidature à l’élection présidentielle.


 

Rappel :

- (4 février 2017) les 250 idées neuves pour redresser la France et les titres :

- Le programme de Bastien FAUDOT pour l'élection présidentielle 2017


 

- (17 et 18 février) le premier titre REFONDER NOTRE DÉMOCRATIE

- Présidentielle : FAUDOT veut placer le citoyen au coeur des institutions

- Présidentielle : Bastien FAUDOT propose de refonder notre démocratie


 

- (18 février) le 2ème titre POUR UNE COOPÉRATIVE DES NATIONS ET DES PEUPLES EN EUROPE :

- Présidentielle : FAUDOT veut dé-fédéraliser les institutions européennes


 

- (19 février) le 3ème titre CHANGER LE MODÈLE ÉCONOMIQUE PAR L’INTERVENTION DE L’ÉTAT :

- Présidentielle : par l'action de l'Etat, FAUDOT veut la fin de l'austérité

- Présidentielle : l'industrie c'est notre avenir, selon Bastien FAUDOT


 

- (19 et 20 février) les trois parties du 4ème titre TOUS AU TRAVAIL

- Présidentielle : Bastien FAUDOT veut mettre tous les actifs au travail

            - Présidentielle : B FAUDOT veut rééquilibrer le rapport capital-travail

- Présidentielle : B FAUDOT lie République sociale et économie sociale


 

- (21 février) les deux parties du 5ème titre DÉFENDRE NOTRE CONTRAT SOCIAL

- Présidentielle : Bastien FAUDOT pour la défense de notre contrat social

 


 

- (16 et 17 février) les deux parties du 6ème titre UN NOUVEAU CONTRAT DE DÉVELOPPEMENT POUR LA FRANCE PÉRIPHÉRIQUE :

- Présidentielle : FAUDOT pour un aménagement du territoire équilibré

- Présidentielle : FAUDOT sur le chemin de la souveraineté alimentaire

 

- (22 février) ce qui concerne le 7ème article : LUTTER EFFICACEMENT CONTRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

- Présidentielle : FAUDOT veut lutter contre le réchauffement climatique

 

Voici ce qui concerne le 8ème titre :

 

FAIRE RAYONNER LA CULTURE ET LA NOUVELLE SOCIÉTÉ DE L’INFORMATION

 

Le budget que la Nation consacre à la Culture doit cesser d’être la variable d’ajustement des comptables de Bercy et de Bruxelles, pour qui le secteur ne représente qu’une gabegie budgétaire. La Culture rapporte chaque année 57,8 milliards d’euros pour 11 milliards d’investissements, soit 3,2 % du PIB : c’est, en valeur ajoutée, l’équivalent du secteur des télécommunications, quatre fois l’équivalent de l’industrie chimique, sept fois l’équivalent de l’industrie automobile. Le secteur de la Culture apporte aussi à la France des bénéfices d’images qui ne sont pas quantifiables, mais qui fondent la compétitivité de l’ensemble de notre économie.

 

Nous ne devons cependant pas nous contenter de dénoncer l’absurdité de la gestion économique du secteur par les libéraux en rétablissant quelques vérités essentielles et fondamentales.

Je veux surtout dégager la Culture de la domination économique à laquelle l’idéologie, la mondialisation et la révolution numérique, la soumettent. Cela se justifie par le fait que la Culture est une part fondamentale de la vie sociale. Les créations artistiques, la langue, les médias, l’engagement associatif feront l’objet de politiques publiques ambitieuses, afin de redonner au pays les outils d’un nouveau rayonnement, tout en renouant avec le devoir national qu’est l’élévation du sens critique du citoyen.

 

148- Défendre lors de toutes les négociations internationales le principe de l’exception culturelle, au nom de quoi la Culture doit échapper à la loi des marchands

 

149- Refuser toute reconnaissance du copyright et défendre la tradition française du droit d’auteur

 

150- Poursuivre et soutenir les dispositifs d’expérimentations sur des systèmes de rémunération de type licence globale

 

151- Redonner un rôle central à l’Académie française dans la défense et la promotion de la langue française

 

152- Supprimer la réforme orthographique de 1990

 

153- Défendre l’usage de la langue française dans les médias en repensant la charte du CSA avec des amendes dissuasives contre l’utilisation du « globish »

 

154- Défendre l’usage de la langue française en interdisant l’emploi d’une langue étrangère dans la nomination des produits culturels ou des entreprises

 

155- Rétablir le français comme seule et unique langue d’enseignement et d’apprentissage en dehors des cours de langues étrangères

 

156- Instaurer une taxe ad valorem sur les revenus des géants culturels

 

157- Renforcer le droit de la citation courte en ligne

 

158- Adopter une politique d’aide à l’adaptation des librairies à la révolution numérique

 

159- Interdire à tout groupe privé détenant des médias de faire des affaires avec l’État

 

160- Transférer l’ensemble des subventions publiques versées à la presse récréative pour la presse d’information

 

161- Proposer la création d’un Service commun de la presse, sous statut coopératif, afin de mutualiser l’ensemble des infrastructures de production et de distribution de l’information, la gestion administrative et commerciale, l’informatique et la recherche et développement

 

162- Financer le Service commun de la presse par la création d’une cotisation sociale information de 0,1 %, assise sur la valeur ajoutée et acquittée par toutes les entreprises et administrations

 

163- Proposer la suppression progressive de la publicité sur le service public radiophonique et audiovisuel, intégralement compensée par une augmentation correspondante de la cotisation sociale information

 

164- Imposer une grille d’émissions culturelles au service public

 

165- Réserver la Légion d’honneur pour récompenser uniquement les actes de bravoure et de courage

 

166- Légiférer pour revenir sur l’arrêt Bosman

 

167- Mettre un terme à la pratique dite du « naming »

 

Réarmer la Culture passe par la défense dans toutes les négociations internationales de l’exception culturelle, laquelle ne doit naturellement pas être comprise comme l’affirmation de la supériorité de la culture française sur les autres, mais comme la volonté politique de protéger la Culture de la loi des marchands.

Cela passe aussi par une politique claire en matière de rémunération des créateurs, bousculée à la fois par les assauts du droit anglo-saxon et par le piratage informatique généralisé, rendu possible par les progrès qu’offrent les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Je défendrai donc le principe du droit d’auteur à la française contre le copyright anglo-saxon et poursuivrai les expérimentations engagées sur les systèmes de rémunération de type « licence globale », les seules qui permettront à moyen et à long termes de rémunérer comme il se doit les créateurs dans le cadre de la nouvelle économie numérique. Je promouvrai l’usage de la langue française, en luttant contre l’usage des anglicismes et les soi-disant réformes orthographiques.

 

Il s’agira ensuite de repenser totalement l’organisation des médias.

En l’espace d’une trentaine d’années, nous sommes passés en la matière d’une mauvaise situation à une autre : du monopole public directement contrôlé par l’État aux oligopoles privés directement contrôlés par les plus grandes fortunes de France. Cette situation entraîne la précarisation des rédactions, l’uniformisation des contenus, l’éviction progressive du pluralisme et nuit à la vitalité démocratique. Il n’est pas acceptable que l’essentiel de la presse papier et de ses déclinaisons sur internet, des radios et des télévisions, soit détenu par les capitaux des plus grandes fortunes françaises.

Je commencerai donc par empêcher tout groupe privé détenant des participations dans un média de conclure des affaires avec l’État, mettant ainsi fin à des conflits d’intérêts patents et à des connivences qui nuisent profondément à l’intérêt général.

 

Je veux aller au-delà et proposer un nouveau modèle pour une presse libre qui reposera sur trois éléments.

Je distinguerai la presse d’information, celle qui a vocation à informer le public, de la presse récréative. Si les deux genres peuvent se prévaloir d’une égale dignité, seul le premier joue un rôle clé dans le débat public, ce qui fonde sa légitimité à percevoir des financements de la République.

Je supprimerai donc les subventions publiques à la presse récréative et les transférerai à la presse d’information. En outre, un Service commun de la presse, sous statut coopératif, mutualisera l’ensemble des infrastructures de production et de distribution de l’information, la gestion administrative et commerciale, l’informatique et la R&D. Les équipes ne seront toutefois pas séparées en fonction de leurs employeurs et continueront à travailler sous le même toit. Nous financerons le Service commun à la presse en créant une cotisation sociale information de 0,1 %, assise sur la valeur ajoutée et acquittée par toutes les entreprises et administrations.

Je proposerai enfin la suppression progressive de la publicité sur le service public radiophonique et audiovisuel. Les recettes publicitaires seront intégralement compensées par une augmentation correspondante de la cotisation sociale information. Nous pourrons enfin, dans ce nouveau cadre, prévoir une véritable grille d’émissions culturelles dans le service public, qui se distinguera ainsi nettement des chaînes de radios et de télévisions privées.

 

Je veux aussi promouvoir un autre modèle sportif que celui du sport réduit à un commerce financiarisé, modèle tristement développé en particulier dans le football. Il est urgent d’interdire la pratique dite du « naming » et de revenir sur l’arrêt Bosman.


 

Cet article est le 2971ème sur le blog MRC 53 - le 203ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 12 décembre 2016, parlant à la presse devant le siège du Parti socialiste

Bastien Faudot, le 12 décembre 2016, parlant à la presse devant le siège du Parti socialiste

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 19:05

Cette priorité implique des choix stratégiques de politique énergétique

 

C’est sur la base du slogan « La République partout, la République pour tous » que Bastien Faudot a lancé le 7 février 2016 sa candidature à l’élection présidentielle.

 

Rappel :

- (4 février 2017) les 250 idées neuves pour redresser la France et les titres : Le programme de Bastien FAUDOT pour l'élection présidentielle 2017

 

- (17 et 18 février) le premier titre REFONDER NOTRE DÉMOCRATIE

- Présidentielle : FAUDOT veut placer le citoyen au coeur des institutions

- Présidentielle : Bastien FAUDOT propose de refonder notre démocratie

 

- (18 février) le 2ème titre POUR UNE COOPÉRATIVE DES NATIONS ET DES PEUPLES EN EUROPE :

- Présidentielle : FAUDOT veut dé-fédéraliser les institutions européennes

 

- (19 février) le 3ème titre CHANGER LE MODÈLE ÉCONOMIQUE PAR L’INTERVENTION DE L’ÉTAT :

- Présidentielle : par l'action de l'Etat, FAUDOT veut la fin de l'austérité

- Présidentielle : l'industrie c'est notre avenir, selon Bastien FAUDOT

 

- (19 et 20 février) les trois parties du 4ème titre TOUS AU TRAVAIL

- Présidentielle : Bastien FAUDOT veut mettre tous les actifs au travail

                - Présidentielle : B FAUDOT veut rééquilibrer le rapport capital-travail

- Présidentielle : B FAUDOT lie République sociale et économie sociale

 

- (21 février) les deux parties du 5ème titre DÉFENDRE NOTRE CONTRAT SOCIAL

- Présidentielle : Bastien FAUDOT pour la défense de notre contrat social

 

 

- (16 et 17 février) les deux parties du 6ème titre UN NOUVEAU CONTRAT DE DÉVELOPPEMENT POUR LA FRANCE PÉRIPHÉRIQUE :

- Présidentielle : FAUDOT pour un aménagement du territoire équilibré

- Présidentielle : FAUDOT sur le chemin de la souveraineté alimentaire

 

Voici ce qui concerne le 7ème article :

 

LUTTER EFFICACEMENT CONTRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

 

Les capacités de production d’énergie sont un enjeu décisif de notre modèle de développement. Face au phénomène de réchauffement climatique et à l’évolution rapide du marché mondial, la France doit privilégier son indépendance, assurer la sécurité de son approvisionnement et faire de la lutte contre les gaz à effet de serre l’orientation principale de sa politique environnementale.

 

Dès lors, il convient de maintenir un parc nucléaire sécurisé et d’investir pour asseoir la technologie des réacteurs de troisième génération et apporter les crédits nécessaires à la recherche pour le développement des réacteurs de quatrième génération.

Pour cela, j’entends revenir sur les dispositions restrictives concernant l’énergie nucléaire dans la loi de transition énergétique, surseoir à la fermeture infondée de Fessenheim et fermer en revanche les centrales carbonées (4 centrales au fioul et 4 centrales à charbon).

Afin d’amplifier la lutte contre le réchauffement climatique, le mix énergie nucléaire/énergies renouvelables doit être conforté et doit bénéficier d’un effort partagé. Dans ce même esprit, la France doit lancer une grande initiative de coopération européenne en matière d’énergie décarbonée et défendre l’établissement d’une taxe carbone aux frontières européennes.

 

129- Supprimer le plafond de capacité nucléaire de 63,2 GW prévu à l’article 55 de la loi de transition énergétique ainsi que la limitation à 50 % de production d’électricité inscrite à l’article 2 de la même loi

 

130- Fixer des objectifs de 75 % de transport des personnes et de 50 % pour celui des marchandises à l’aide d’énergie décarbonée à l’horizon 2025 et 90 % en 2050

 

131- Décider du renouvellement de 50 % de la puissance nucléaire française installée sur un modèle de réacteur maîtrisé par la filière nucléaire française avec les plus hautes exigences de sûreté et de performance afin de garantir le faible coût de l’électricité nécessaire aux ambitions françaises d’une énergie décarbonée

 

132- Poursuivre les efforts de recherche sur les réacteurs nucléaires de quatrième génération (Astrid, filière Thorium/sels fondus)

 

133- Annuler la fermeture de la centrale de Fessenheim et lier de nouvelles fermetures à l’ouverture de nouveaux sites de production

 

134- Prévoir un plan de stockage et de recyclage des déchets nucléaires

 

135- Fermer les dernières centrales au charbon et au pétrole existantes en France, maintenir pour l’appoint les centrales au gaz

 

136- Soutenir à part égale la recherche dans le nucléaire et dans les énergies renouvelables (1 euro dans le nucléaire = 1 euro dans le renouvelable)

 

137- Lancer des coopérations européennes et internationales sur les énergies renouvelables, la rénovation thermique des logements, le stockage de l’électricité, les réseaux électriques intelligents et les véhicules à énergie décarbonée

 

138- Établir une taxe carbone aux frontières européennes, sinon aux frontières nationales

 

Parce qu’il s’agit d’un secteur stratégique de première importance et pour assurer une sécurité optimale, les opérateurs privés de production d’électricité seront nationalisés et les barrages hydroélectriques seront maintenus dans le giron de l’acteur public EDF, sous contrôle de l’État. L’énergie est un bien commun dont l’État doit être garant pour permettre à tous les Français l’accès à une énergie respectueuse de l’environnement et à faible coût.

 

139- Nationaliser les vendeurs et opérateurs privés de production d’électricité

 

140- Étudier un plan de développement des moyens de transport électriques, des infrastructures de recharge et de multimodalité

 

141- Lancer un plan national de développement pour les systèmes de type géothermie

 

142- Refuser la privatisation des concessions hydrauliques françaises imposée par Bruxelles

 

La lutte contre l’effet de serre doit aussi être déclinée dans la vie quotidienne à travers le logement et les transports.

L’investissement massif pour l’isolation thermique des logements, le développement des réseaux de chaleur et la conversion de l’habitat en centrales énergétiques autonomes doivent devenir une priorité car l’énergie la plus rentable est d’abord celle qui n’est pas consommée. À terme, la réduction du nombre de centrales doit être favorisée par une politique de sobriété énergétique qui ne doit pas être mue par le principe idéologique de la décroissance, mais par celui de ne pas favoriser un système de surconsommation superflu.

En matière de transport, la filière automobile française doit être accompagnée et soutenue pour réduire la consommation de carburant des véhicules, mais aussi favoriser la voiture électrique qui demeure aujourd’hui encore très marginale sur le marché.

 

La politique du logement est un enjeu essentiel pour la lutte contre le changement climatique. Le plan pilote de conversion des logements en centrales électriques et le nouveau plan d’isolation thermique des logements devront être accompagnés d’un effort de construction sans précédent pour résoudre la pénurie de logements à laquelle les Français sont confrontés. Il faudra lancer sur 5 ans un plan national de construction de logements neufs entièrement financés par l’État, puis loués ou vendus aux particuliers à des prix inférieurs à ceux du marché. L’écologie ne doit pas être punitive : elle doit se traduire par des progrès concrets dans la vie quotidienne des Français.

 

143- Lancer un plan national pilote de conversion des logements en centrales énergétiques autonomes (comprenant l’usage synergique des énergies renouvelables, des meilleures technologies d’isolations thermiques, l’installation de dispositifs de stockage de l’énergie, la conversion des réseaux électriques existants en réseaux électriques intelligents, l’usage de véhicules à énergie décarbonée)

 

144- Engager sur 5 ans un nouveau plan d’isolation thermique des logements

 

145- Encourager davantage les véhicules hybrides, électriques et/ou autonomes en modifiant le système du bonus/malus

 

146- Favoriser le développement des réseaux de chaleur

 

147- Flécher une partie des financements disponibles à la BPI pour financer la transition écologique et le développement des circuits courts


 

Cet article est le 2970ème sur le blog MRC 53 - le 202ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 12 décembre 2016, parlant à la presse devant le siège du Parti socialiste

Bastien Faudot, le 12 décembre 2016, parlant à la presse devant le siège du Parti socialiste

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 23:43

Améliorer le système de retraite et rendre toute sa place à l’hôpital public


 

C’est sur la base du slogan « La République partout, la République pour tous » que Bastien Faudot a lancé le 7 février 2016 sa candidature à l’élection présidentielle.


 

Rappel : (4 février 2017) les 250 idées neuves pour redresser la France et les titres : Le programme de Bastien FAUDOT pour l'élection présidentielle 2017


 

- (16 et 17 février) les deux parties du programme traitant d’UN NOUVEAU CONTRAT DE DÉVELOPPEMENT POUR LA FRANCE PÉRIPHÉRIQUE :

- Présidentielle : FAUDOT pour un aménagement du territoire équilibré

- Présidentielle : FAUDOT sur le chemin de la souveraineté alimentaire


 

- (17 et 18 février) le premier titre REFONDER NOTRE DÉMOCRATIE

- Présidentielle : FAUDOT veut placer le citoyen au coeur des institutions

- Présidentielle : Bastien FAUDOT propose de refonder notre démocratie


 

- (18 février) le 2ème titre POUR UNE COOPÉRATIVE DES NATIONS ET DES PEUPLES EN EUROPE :

- Présidentielle : FAUDOT veut dé-fédéraliser les institutions européennes


 

- (19 février) le 3ème titre CHANGER LE MODÈLE ÉCONOMIQUE PAR L’INTERVENTION DE L’ÉTAT :

- Présidentielle : par l'action de l'Etat, FAUDOT veut la fin de l'austérité

- Présidentielle : l'industrie c'est notre avenir, selon Bastien FAUDOT


 

- (19 et 20 février) les trois parties du 4ème titre TOUS AU TRAVAIL

- Présidentielle : Bastien FAUDOT veut mettre tous les actifs au travail

            - Présidentielle : B FAUDOT veut rééquilibrer le rapport capital-travail

- Présidentielle : B FAUDOT lie République sociale et économie sociale


 

Voici le 5ème titre DÉFENDRE NOTRE CONTRAT SOCIAL

 

UN SYSTÈME DE RETRAITE PLUS SIMPLE ET PLUS JUSTE

 

88- Revaloriser les petites retraites

 

89- Permettre aux organismes de retraite d’émettre des obligations à long terme dont la liquidité serait assurée en autorisant leur acquisition par la Banque centrale dans le cadre de ses interventions sur les marchés financiers

 

90- Engager un plan de convergence progressive de tous les dispositifs publics et privés d’épargne retraite forcée ou incitée en les agrégeant au principe du régime par répartition

 

Rappel n°1 : la proposition n°63 prévoit le retour à l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans.

 

Rappel n°2 : la proposition n°77 prévoit l’organisation d’États généraux du travail et de l’innovation sociale qui porteront notamment sur les retraites.

 

Le système de financement des retraites par répartition a depuis longtemps prouvé sa supériorité par rapport au prétendu modèle par capitalisation. Tandis que, dans ce dernier, les retraités voient régulièrement le montant de leurs pensions s’effondrer avec la dévalorisation de leur capital, le système français répartit, année après année et depuis la Libération, des retraites sûres, qui font sa force. Le système par répartition peut certes souffrir d’une dynamique démographique insuffisante, mais la France, dans la longue durée, avec son taux de fécondité de deux enfants par femme en moyenne et son immigration positive mais modérée, ne sera pas confrontée à ce risque, contrairement à ses partenaires européens.

 

Seules les prochaines années seront difficiles et c’est pour assurer cette transition que je propose de permettre aux organismes de retraites d’émettre des obligations à long terme dont la liquidité serait assurée par la Banque centrale. À moyen et long termes toutefois, nous devons conforter le modèle par répartition et c’est la raison pour laquelle j’engagerai un plan de convergence progressive de tous les dispositifs publics et privés d’épargne retraite forcée et incitée en les agrégeant au système par répartition. Cette réforme bénéficiera tant aux retraités qu’à l’ensemble de l’économie, en faisant chuter l’épargne de précaution au bénéfice de la consommation et de l’investissement.

 

Si le modèle de retraite à la française est sûr et viable, il a pour défaut de compter de nombreuses petites retraites, qu’il conviendra de revaloriser. J’augmenterai ainsi le minimum vieillesse de 100 euros, pour passer de 800 à 900 euros par mois. Les petites pensions, inférieures à 1200 euros par mois, seront également revalorisées et progressivement augmentées sur cinq ans de 10 %.

 

NOTRE SANTÉ N’EST PAS UNE MARCHANDISE

 

Les réformes des gouvernements de droite en matière de santé, notamment la mise en place de la tarification à l’activité et la loi portant réforme de l’hôpital (HPST) en 2009 ont fragilisé l’hôpital public et dévalorisé son rôle spécifique de pilier du modèle républicain, alliant excellence médicale et égalité d’accès aux soins. Cette situation a été aggravée par la politique menée par les gouvernements successifs de François Hollande. Je veux rendre toute sa place à l’hôpital public.

 

91- Adopter un plan innovation santé, pour concentrer des investissements majeurs en faveur de l’hôpital public, axé sur trois priorités : l’amélioration des conditions d’accueil des patients à l’hôpital ; le financement de projets de recherche ; l’encouragement à des débouchés thérapeutiques et industriels des innovations en santé

 

92- Engager un plan national de rénovation des hôpitaux publics

 

93- Donner la priorité à l’hôpital public pour les attributions d’autorisations de plateaux techniques

 

94- Réformer la gouvernance hospitalière en renforçant la participation des médecins et des syndicats

 

95- Supprimer la tarification à l’activité en vigueur dans l’hôpital public et basculer vers une rémunération mixte combinant un renforcement de l’enveloppe forfaitaire et une prise en compte de l’activité réelle ; prévoir une enveloppe forfaitaire plus importante fléchée en direction des établissements hospitaliers de proximité

 

Si des efforts ont été faits pour promouvoir la réduction des inégalités territoriales d’accès aux soins, notamment par le Pacte santé territoire, le choix d’une négociation conventionnelle avec les médecins plutôt que de la loi n’a pas permis de s’attaquer efficacement aux dépassements d’honoraires, responsables d’une aggravation des inégalités sociales d’accès aux soins. Il faut faire évoluer la rémunération des professionnels pour y intégrer davantage de rémunérations forfaitaires correspondant à la valorisation de leurs missions. Je favoriserai l’accès aux meilleurs soins pour tous sur l’ensemble du territoire national.

 

96- Adopter un plan pluriannuel d’évolution de la rémunération des médecins généralistes, avec pour objectif 50 % de rémunération forfaitaire

 

97- Développer les maisons de santé en y accueillant, en lien avec les CHU, une partie de la formation initiale et continue des professionnels pour favoriser ensuite leur installation sur le territoire

 

98- Organiser des consultations ambulatoires par les spécialistes hospitaliers dans les maisons de santé et les hôpitaux locaux

 

La dépendance, la santé mentale et le médicament, constitueront trois priorités nationales de mon action en matière de politique de la santé.

L’allongement de l’espérance de vie fait de la prise en charge des personnes âgées dépendantes un enjeu économique et éthique majeur. Trop longtemps, le politique n’a pas fait preuve de volonté en ce qui concerne la santé, faisant des hôpitaux la variable d’ajustement.

Aujourd’hui, ce manque de moyens fragilise notre société. L’insuffisante prise en compte des enjeux de santé mentale et le manque de moyens du système hospitalo-ambulatoire de soins psychiatriques fragilisent notre société et attisent ses tensions, rendant nécessaire un volontarisme public qui procède d’un choix de société. Les scandales pharmaceutiques, mais aussi les déremboursements mal expliqués et mal compris, ainsi qu’une dévalorisation plus générale dans la société de la notion de progrès scientifique et technique ont amené à une perte de confiance de nos concitoyens dans les médicaments. Je veux y répondre en distinguant clairement les produits sur la notion fondamentale du véritable « service médical rendu ».

 

J’engagerai un plan numérique pour la santé qui prévoira notamment la création d’un carnet de santé numérique. Cette mesure permettra de favoriser la transmission des dossiers et facilitera ainsi l’accès aux soins, aidera la recherche par l’utilisation des big data et prévoira une attention particulière à la protection des données, qui ne devront pas tomber dans l’escarcelle des assureurs.

 

99- Créer des équipes mobiles de prise en charge de la dépendance adossées à des services hospitaliers répartis selon un maillage systématique du territoire national

 

100- Adopter un plan santé mentale pour renforcer les moyens de l’hôpital psychiatrique et des centres médico-psychologiques ; créer des équipes médico-psychologiques en lien avec les CMP dans chaque maison de santé ; territorialiser des actions de prévention des addictions dans les maisons de santé

 

101- Repenser la politique du médicament en garantissant pour les citoyens innocuité, efficacité et remboursement à taux plein des médicaments, avec identification claire pour tous des produits à « service médical rendu » insuffisant

 

102- Rembourser systématiquement les médicaments sur la base du prix du médicament générique le plus bas, lorsque celui-ci est disponible

 

103- Engager un plan de recrutement de personnels de santé (médecins, infirmiers, aide-soignants) et déverrouiller le numerus clausus pour palier le manque de personnel constaté dans certains métiers

 

104- Réglementer les installations des médecins généralistes pour lutter contre les déserts médicaux en instaurant une carte médicale

 

105- Adopter un plan numérique pour la santé instaurant notamment un carnet de santé numérique


 

Cet article est le 2969ème sur le blog MRC 53 - le 201ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot avec la presse lors de sa journée en Mayenne le 8 novembre 2016

Bastien Faudot avec la presse lors de sa journée en Mayenne le 8 novembre 2016

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 13:41

De nouvelles régulations bancaires pour mettre au pas la finance


 

C’est sur la base du slogan « La République partout, la République pour tous » que Bastien Faudot a lancé le 7 février 2016 sa candidature à l’élection présidentielle.


 

Rappel : (4 février 2017) les 250 idées neuves pour redresser la France et les titres : Le programme de Bastien FAUDOT pour l'élection présidentielle 2017


 

- (16 et 17 février) les deux parties du programme traitant d’UN NOUVEAU CONTRAT DE DÉVELOPPEMENT POUR LA FRANCE PÉRIPHÉRIQUE :

- Présidentielle : FAUDOT pour un aménagement du territoire équilibré

- Présidentielle : FAUDOT sur le chemin de la souveraineté alimentaire


 

- (17 et 18 février) le premier titre REFONDER NOTRE DÉMOCRATIE

- Présidentielle : FAUDOT veut placer le citoyen au coeur des institutions

- Présidentielle : Bastien FAUDOT propose de refonder notre démocratie


 

- (18 février) le deuxième titre POUR UNE COOPÉRATIVE DES NATIONS ET DES PEUPLES EN EUROPE :

- Présidentielle : FAUDOT veut dé-fédéraliser les institutions européennes


 

- (19 février) le 3ème titre CHANGER LE MODÈLE ÉCONOMIQUE PAR L’INTERVENTION DE L’ÉTAT :

- Présidentielle : par l'action de l'Etat, FAUDOT veut la fin de l'austérité

- Présidentielle : l'industrie c'est notre avenir, selon Bastien FAUDOT


 

- (19 et 20 février) les deux premières parties du 4ème titre : TOUS AU TRAVAIL

- Présidentielle : Bastien FAUDOT veut mettre tous les actifs au travail

             - Présidentielle : B FAUDOT veut rééquilibrer le rapport capital-travail


 

Voici la troisième et dernière partie du 4ème titre TOUS AU TRAVAIL

 

TISSER UNE ALLIANCE ENTRE LA RÉPUBLIQUE SOCIALE

ET L’ÉCONOMIE SOCIALE

 

L’économie sociale et solidaire est un secteur important de l’économie française.

Elle représente environ 10 % de l’emploi salarié, 9 % des entreprises et 8 % de la richesse produite chaque année. Cet ensemble d’organisations privées, mais gérées de manière collective, économique, mais sans but lucratif principal, démocratique (elles fonctionnent selon le principe « un homme, une voix » plutôt que « une action, une voix ») vise à répondre à un principe soit d’utilité sociale soit d’intérêt général.

La législation actuelle ne permet cependant pas d’affronter le défi auquel le secteur est confronté : la dévitalisation et la banalisation des pratiques et des projets sous l’influence du néolibéralisme et de la construction européenne.

 

Je propose de nouvelles régulations bancaires pour mettre au pas la finance. Des régulations spécifiques doivent concerner les banques coopératives, qui ont autant failli que les autres. J

- J’interdirai aux banques coopératives toutes les activités financières qui ne relèvent pas de la banque de dépôt.

- Je séparerai clairement les activités de mutuelle santé, de mutuelle d’assurance et de banques de dépôt.

- Je limiterai l’échelle des rémunérations dans les groupes bancaires coopératives et mutualistes à 20 SMIC maximum.

- Enfin, je rendrai obligatoire la présence d’administrateurs salariés ayant voie délibérative dans toutes les grandes entreprises mutualistes, les grandes associations, à tous les échelons des groupes bancaires coopératifs, dans les coopératives de commerçants et dans les coopératives agricoles.

 

Je veux tisser une alliance entre les acteurs de l’économie sociale et solidaire et les porteurs de la République sociale.

- Pour favoriser le développement du secteur, j’imposerai aux banques coopératives une part de financement obligatoire fléchée en direction des entreprises de l’économie sociale et solidaire. Cette obligation portera également pour la Banque publique d’investissement.

- J’augmenterai de 25 % le développement des aides au poste dans les entreprises d’insertion par l’activité économique, car cette activité sera tout à fait stratégique pour assurer le retour de tous dans l’emploi dans le cadre de la nouvelle répartition du travail, du plan de relance budgétaire et monétaire et des nouvelles régulations que j’entends mener.

 

Désobéir au droit de la concurrence européen ne sera pas un problème dès lors qu’il s’agira de favoriser le développement de l’économie sociale et solidaire. Je favoriserai en conséquence la capacité des pouvoirs publics à soutenir par la commande publique et à subventionner les entreprises de l’économie sociale, sur la base de la reconnaissance de leur utilité sociale, en refusant de leur appliquer la législation européenne relative à la concurrence et aux aides d’État.


 

80- Interdire aux banques coopératives toutes les activités financières qui ne relèvent pas de la banque de dépôt

 

81- Séparer les activités de mutuelle santé, de mutuelle d’assurance et de banque de dépôt

 

82- Limiter l’échelle des rémunérations dans les groupes bancaires coopératifs et mutualistes de 1 à 20 SMIC maximum

 

83- Imposer aux banques coopératives et à la Banque publique d’investissement une part de financement obligatoire (crédit bancaire, fond de roulement, trésorerie) fléchée en direction des entreprises de l’économie sociale et solidaire et aux entreprises sociales agréées par la loi, dans la mesure où ce financement ne dégrade pas la qualité du bilan bancaire

 

84- Rendre obligatoire la présence d’administrateurs salariés avec voie délibérative dans toutes les entreprises mutualistes, les grandes associations, les groupes bancaires coopératifs, les coopératives de commerçants et les coopératives agricoles ayant un conseil d’administration (ou un directoire assorti d’un conseil de surveillance)

 

85- Dans le cadre du plan de répartition du travail, favoriser le développement des entreprises d’insertion par l’activité économique en augmentant les aides au poste de travail de 25 %

 

86- Favoriser la capacité des pouvoirs publics à soutenir par la commande publique et à subventionner les entreprises de l’économie sociale et les entreprises sociales agréées, sur la base de la reconnaissance de leur utilité sociale, en refusant de leur appliquer la législation européenne relative à la concurrence et aux aides d’État

 

87- Dans le cadre permis par la canalisation de la politique monétaire vers l’économie réelle, réserver une part aux acteurs de l’économie sociale et solidaire


 

Cet article est le 2968ème sur le blog MRC 53 - le 200ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, lors de sa journée en Mayenne le 8 novembre 2016. Ici, avec Mickaël Lepage, éleveur bio, dans sa salle de traite à Changé.

Bastien Faudot, lors de sa journée en Mayenne le 8 novembre 2016. Ici, avec Mickaël Lepage, éleveur bio, dans sa salle de traite à Changé.

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 11:55

Une politique en faveur des salariés dans les entreprises

 

C’est sur la base du slogan « La République partout, la République pour tous » que Bastien Faudot a lancé le 7 février 2016 sa candidature à l’élection présidentielle.


 

Rappel : (4 février 2017) les 250 idées neuves pour redresser la France et les titres : Le programme de Bastien FAUDOT pour l'élection présidentielle 2017


 

- (16 et 17 février) les deux parties du programme traitant d’UN NOUVEAU CONTRAT DE DÉVELOPPEMENT POUR LA FRANCE PÉRIPHÉRIQUE :

- Présidentielle : FAUDOT pour un aménagement du territoire équilibré

- Présidentielle : FAUDOT sur le chemin de la souveraineté alimentaire


 

- (17 et 18 février) le premier titre REFONDER NOTRE DÉMOCRATIE

- Présidentielle : FAUDOT veut placer le citoyen au coeur des institutions

- Présidentielle : Bastien FAUDOT propose de refonder notre démocratie


 

- (18 février) le deuxième titre POUR UNE COOPÉRATIVE DES NATIONS ET DES PEUPLES EN EUROPE :

- Présidentielle : FAUDOT veut dé-fédéraliser les institutions européennes


 

- (19 février) le 3ème titre CHANGER LE MODÈLE ÉCONOMIQUE PAR L’INTERVENTION DE L’ÉTAT :

- Présidentielle : par l'action de l'Etat, FAUDOT veut la fin de l'austérité

- Présidentielle : l'industrie c'est notre avenir, selon Bastien FAUDOT


 

- (19 février) la 1ère partie du 4ème titre : TOUS AU TRAVAIL

- Présidentielle : Bastien FAUDOT veut mettre tous les actifs au travail


 

Voici la deuxième des trois parties du 4ème titre TOUS AU TRAVAIL

 

RÉÉQUILIBRER LE RAPPORT CAPITAL/TRAVAIL DANS LES ENTREPRISES

 

Trois idées libérales dominent le débat public : les chefs d’entreprises seraient les seuls créateurs de richesses ; les actionnaires seraient propriétaires des entreprises, qui devraient donc être dirigées en fonction de leurs seuls intérêts ; le dialogue social devrait être mené dans les entreprises aussi souvent que possible.

Ces idées parasitent le débat public et entraînent la marginalisation des salariés à l’intérieur des entreprises. Ce sont des idées fausses.

Les salariés sont créateurs de richesse au moins autant que les entrepreneurs ; l’entreprise est une personne morale qui n’appartient à personne (les actionnaires ne sont propriétaires que de leurs actions), ce qui rend légitime la gouvernance des entreprises au nom de l’intérêt de toutes leurs parties prenantes ; le dialogue social doit être mené au niveau national ou dans les branches aussi souvent que possible, car c’est à ce niveau que le rapport entre le capital et le travail est le moins déséquilibré.

 

J’entends mener dans les entreprises une politique favorable aux salariés, c’est-à- dire aux forces productives.

Je commencerai par abroger la loi El Khomri, injuste et inefficace, adoptée dans les pires conditions. Je rendrai obligatoire la présence de représentants des salariés dans toutes les entreprises qui possèdent un conseil d’administration (ou un directoire assorti d’un conseil de surveillance). Je reconnaîtrai le burn-out comme maladie professionnelle. Pour mettre fin aux licenciements boursiers, je durcirai les conditions des licenciements économiques en prenant en compte le niveau de dividendes versés afin d’examiner leur validité.

 

Les syndicats souffrent d’une crise de légitimité dont les causes sont assez comparables à celles qui prévalent pour les partis politiques.

Je remplacerai le subventionnement public partiel des syndicats par l’affectation d’une petite partie de l’impôt selon le choix de chaque citoyen (à l’instar de la réforme des partis politiques que je propose). Cette réforme vise à rapprocher les syndicats des Français pour rendre leur parole plus forte, dans les entreprises, dans les branches et au niveau national.

 

Les relations sociales rééquilibrées à l’intérieur des entreprises doivent favoriser une plus grande fluidité.

Je soutiendrai la simplification des obligations sociales qui incombent aux entreprises en les regroupant à travers une négociation triennale unique. Je donnerai ainsi plus de visibilité aux problématiques liées au travail dans les entreprises tout en diminuant pour ces dernières l’insécurité juridique qu’elles subissent inutilement. Pour réussir cette grande opération, des États-généraux du travail et de l’innovation sociale sur les retraites, le temps de travail, les relations sociales et professionnelles, la santé au travail seront organisés.

 

Pour mettre fin à la concurrence déloyale que la régulation européenne organise entre les travailleurs, j’imposerai le paiement des cotisations sociales selon le droit français aux travailleurs détachés. Cette mesure anti-dumping social sera prise sans attendre un hypothétique accord européen, qui n’a pas la moindre chance d’advenir.

 

 

70- Abroger la loi El Khomri et fusionner les branches pour donner plus de force au dialogue social

 

71- Conserver le droit à la déconnexion prévu par la loi El Khomri

 

72- Simplifier les obligations sociales qui pèsent sur les entreprises à travers une négociation triennale unique

 

73- Introduire la présence d’administrateurs salariés avec voie délibérative dans toute entreprise ayant un conseil d’administration

 

74- Imposer le paiement des cotisations sociales selon le droit français aux travailleurs détachés pour mettre fin au dumping social

 

75- Reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle

 

76- Mettre en place une politique de vieillissement actif

 

77- Organiser au début du mandat des États généraux du travail et de l’innovation sociale sur les retraites, le temps de travail, les relations sociales et professionnelles, la santé au travail…

 

78- Durcir les conditions de licenciement économique en prenant en compte le niveau de dividendes versés

 

79- Remplacer le subventionnement public partiel des syndicats par l’affectation d’une petite partie de l’impôt sur le revenu selon le choix de chaque citoyen


 

Cet article est le 2967ème sur le blog MRC 53 - le 199ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot lors de sa journée en Mayenne le 8 novembre 2016, ici avec Mickaël Lepage, paysan bio à Changé.

Bastien Faudot lors de sa journée en Mayenne le 8 novembre 2016, ici avec Mickaël Lepage, paysan bio à Changé.

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 21:43

Comment répartir la production pour travailler plus

 

C’est sur la base du slogan « La République partout, la République pour tous » que Bastien Faudot a lancé le 7 février 2016 sa candidature à l’élection présidentielle.

 

Voir (4 février 2017) les 250 idées neuves pour redresser la France et les titres :

Le programme de Bastien FAUDOT pour l'élection présidentielle 2017

 

Voir (16 et 17 février) les deux parties du programme traitant d’UN NOUVEAU CONTRAT DE DÉVELOPPEMENT POUR LA FRANCE PÉRIPHÉRIQUE :

- Présidentielle : FAUDOT pour un aménagement du territoire équilibré

- Présidentielle : FAUDOT sur le chemin de la souveraineté alimentaire

 

Voir (17 et 18 février) le premier titre REFONDER NOTRE DÉMOCRATIE

- Présidentielle : FAUDOT veut placer le citoyen au coeur des institutions

- Présidentielle : Bastien FAUDOT propose de refonder notre démocratie

 

Voir aussi (18 février) le deuxième titre POUR UNE COOPÉRATIVE DES NATIONS ET DES PEUPLES EN EUROPE :

- Présidentielle : FAUDOT veut dé-fédéraliser les institutions européennes

 

Et (19 février) le 3ème titre CHANGER LE MODÈLE ÉCONOMIQUE PAR L’INTERVENTION DE L’ÉTAT :

- Présidentielle : par l'action de l'Etat, FAUDOT veut la fin de l'austérité

- Présidentielle : l'industrie c'est notre avenir, selon Bastien FAUDOT

 

Voici la première des trois parties du 4ème titre TOUS AU TRAVAIL

 

RÉPARTIR LA PRODUCTION POUR TRAVAILLER PLUS

 

Les solutions libérales ont échoué à enrayer durablement l’inexorable montée de la courbe du chômage. Les nouvelles régulations économiques et la politique de relance monétaire et budgétaire que je propose seront suffisantes pour inverser nettement la courbe du chômage. Mais, si nous voulons atteindre enfin le plein emploi, nous devrons également répartir différemment le travail sur le marché de l’emploi : il n’y a pas d’autre solution, dans une société où l’innovation technologique détruit chaque jour des emplois, que de travailler moins individuellement pour travailler plus collectivement.

 

De nombreux libéraux cherchent à culpabiliser les travailleurs, en affirmant qu’ils ne travailleraient pas assez. Rien n’est pourtant plus faux que de laisser prétendre que nous serions des paresseux ! Non seulement les Français travaillent – 37,5 heures par semaine en moyenne, davantage que la plupart de nos voisins – mais en plus, ils sont productifs : 50 % de plus que la moyenne européenne, 25 % de plus que la moyenne de la zone euro, devant l’Allemagne.

 

S’il existe des rigidités sur le marché du travail, il y a surtout un problème de répartition du travail en France, qui est l’une des plus déséquilibrées du continent. D’un côté, une masse immense de travailleurs occupés, et même trop occupés par leur travail, et, de l’autre, 6 à 7 millions de personnes qui, dans les faits, sont en dehors du marché de l’emploi.

 

Le travail devrait être le moyen de l’émancipation collective par la réalisation de soi ; mais le déséquilibre dans la répartition du travail entraîne la souffrance au travail, le burn-out, le gaspillage. La crainte du déclassement social et la peur de perdre son emploi placent les salariés sur la défensive dans les entreprises et les administrations face à leurs hiérarchies et aux logiques libérales qui s’attaquent à leurs droits sociaux et à leurs rémunérations. Cet affrontement social est même détourné lorsque les dominants exploitent les difficultés des « assistants » pour les retourner contre les « assistés » ; ce détournement tactique ronge le contrat social de l’intérieur, il entame le consentement à l’impôt, il fracture la société.

 

Une nouvelle répartition du travail permettra à chacun de travailler moins pour que nous travaillions collectivement davantage à l’échelle de la Nation. Elle changera le rapport au travail et contribuera à l’apaisement de la société. Elle mettra en échec le discours des libéraux qui opposent la création des richesses et la justice sociale. La véritable préoccupation des libéraux sera ainsi révélée : leur préoccupation n’est pas la compétitivité de nos entreprises, mais de ne surtout rien faire qui puisse remettre en cause des inégalités sociales qui n’ont cessé de se creuser ces vingt dernières années, à leur plus grand et unique profit.

 

La loi prévoira la nouvelle répartition du travail. Je diminuerai le temps de travail individuel sur l’échelle d’une vie de deux manières :

- en ramenant l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans, ce qui permettra de créer 1,5 million d’emplois supplémentaires ;

- en passant la durée hebdomadaire moyenne du travail de 35h à 32h pour créer un autre million d’emplois.

 

Pour financer la nouvelle répartition du travail tout en soutenant la compétitivité des entreprises, je souhaite défiscaliser 40 % des cotisations sociales vers un impôt universel et progressif sur le revenu.

Je garantirai juridiquement le financement partiel de la sécurité sociale via cet impôt universel et ce point sera négocié avec les partenaires sociaux.

Le reste du financement sera obtenu via la suppression de la moitié des niches fiscales, un effort substantiel dans la lutte contre la fraude fiscale et sociale, la fusion de l’ISF et de la taxe foncière et la création d’un impôt sur les gros patrimoines dont le calcul exclura la résidence principale.

 

Ce grand plan de répartition du travail permettra de ramener la France au plein emploi, d’améliorer la compétitivité des entreprises, d’augmenter le pouvoir d’achat des Français, de rétablir la justice fiscale et sociale, sans pénaliser les finances publiques.

Sur cette base, j’engagerai une grande réforme de la formation professionnelle afin de permettre aux Français qui le souhaiteront d’utiliser le temps libéré pour évoluer professionnellement. Nous pourrons ainsi relancer l’ascenseur social, bloqué depuis de trop longues années.

 

63- Parvenir au plein emploi par une nouvelle répartition du travail au service d’une politique de croissance active : ramener l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans et passer à la semaine des 32 heures pour créer 2,5 millions d’emplois

 

64- Pour renforcer la compétitivité des entreprises et financer la nouvelle répartition du travail, transférer 40 % des cotisations sociales vers un impôt universel sur les revenus auquel chaque Français contribuerait à proportion de ses revenus

 

65- Réformer la formation professionnelle en utilisant la nouvelle répartition du temps de travail pour permettre à tous ceux qui le souhaitent de pouvoir se former à tous les âges de la vie

 

66- Pour financer la nouvelle répartition du travail, mettre en place une révolution fiscale : supprimer la moitié du montant total des niches fiscales de façon progressive, à raison d’une baisse de -20 % par an sur 5 ans

 

67- Lutter de façon implacable contre la fraude fiscale et sociale

 

68- Fusionner l’ISF et la taxe foncière

 

69- Créer un impôt sur la transmission des gros patrimoines dont sera exclue la résidence principale

 

 

Cet article est le 2966ème sur le blog MRC 53 - le 198ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 8 novembre 2016, parlant à la presse à Laval en Mayenne

Bastien Faudot, le 8 novembre 2016, parlant à la presse à Laval en Mayenne

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 19:16

La désindustrialisation est le résultat de la politique de financiarisation de l’économie

 

C’est sur la base du slogan « La République partout, la République pour tous » que Bastien Faudot a lancé le 7 février 2016 sa candidature à l’élection présidentielle.

Voir (4 février 2017) les 250 idées neuves pour redresser la France et les titres :

Le programme de Bastien FAUDOT pour l'élection présidentielle 2017


 

Voir (16 et 17 février) les deux parties du programme traitant d’UN NOUVEAU CONTRAT DE DÉVELOPPEMENT POUR LA FRANCE PÉRIPHÉRIQUE :

- Présidentielle : FAUDOT pour un aménagement du territoire équilibré

- Présidentielle : FAUDOT sur le chemin de la souveraineté alimentaire


 

Voir (17 et 18 février) le premier titre REFONDER NOTRE DÉMOCRATIE

- Présidentielle : FAUDOT veut placer le citoyen au coeur des institutions

- Présidentielle : Bastien FAUDOT propose de refonder notre démocratie


 

Voir aussi (18 février) le deuxième titre POUR UNE COOPÉRATIVE DES NATIONS ET DES PEUPLES EN EUROPE :

- Présidentielle : FAUDOT veut dé-fédéraliser les institutions européennes


 

Et (19 février) la 1ère partie du 3ème titre CHANGER LE MODÈLE ÉCONOMIQUE PAR L’INTERVENTION DE L’ÉTAT :

- Présidentielle : par l'action de l'Etat, FAUDOT veut la fin de l'austérité


 

Voici la seconde partie du 3ème titre L’INDUSTRIE, NOTRE AVENIR

 

La désindustrialisation de l’économie française est l’une des plus avancées du continent.

Ce phénomène n’est pas une catastrophe naturelle, mais le résultat d’une politique appliquée avec continuité depuis plus de trente ans par des élites financiarisées qui considèrent que l’industrie appartient au passé.

Je suis au contraire convaincu que l’industrie a un avenir. L’industrie, c’est même notre avenir. Impossible d’imaginer une France souveraine sans base industrielle solide, ni de résoudre totalement la question du chômage sans ouvrir de nouvelles usines. Impossible d’inventer les technologies de demain sans site industriel pour regrouper les ingénieurs et les techniciens.

 

L’effort de montée en gamme de l’industrie française doit se poursuivre.

Je veux porter à 3 % du PIB l’effort de recherche de la Nation. Je maintiendrai le Crédit impôt recherche et créerai dans les entreprises un compte de provision pour l’investissement, défiscalisé d’impôt sur les sociétés à hauteur de 50 % pour les bénéfices réinvestis sur le territoire national. La BPI sera dotée d’une licence bancaire et je créerai un livret épargne industrie afin de faciliter le financement de l’investissement des entreprises et en particulier du secteur industriel. Enfin, j’instaurerai, sur le modèle du buy American act, un acte d’achat à la française pour soutenir le développement de notre économie par la commande publique. De la même manière, et pour soutenir plus particulièrement l’innovation, l’État orientera 2 % de ses achats courants vers les prototypes élaborés par les PME.

 

La politique de l’offre engagée sous le quinquennat de François Hollande partait d’un diagnostic juste, mais elle a été mal calibrée.

Financer la politique de l’offre par une politique d’austérité budgétaire a été une faute économique majeure ! Les nouvelles régulations économiques et la politique de relance budgétaire et monétaire dégageront les perspectives nécessaires à sa réussite. Dans ce cadre, je maintiendrai le CICE pour les 5 prochaines années en l’élargissant jusqu’à 3,5 fois le SMIC pour favoriser les entreprises industrielles qui comptent de nombreux emplois qualifiés. La Nation a engagé en faveur de ses entreprises un effort conséquent : il ne doit plus être toléré que celles-ci utilisent les marges ainsi dégagées à des fins financières, mais bien qu’elles les affectent à l’investissement et à l’emploi. Le rôle du comité d’entreprise en matière de contrôle de l’affectation des marges sera renforcé et les aides conditionnées à une utilisation en direction de l’investissement et de l’emploi.

 

La France doit avoir une politique industrielle plus ambitieuse, dégagée du verrou européen que constitue le droit de la concurrence.

Je conditionnerai les aides versées et les crédits d’impôts accordés aux grandes entreprises à un comportement plus vertueux de leur part à l’égard de leurs partenaires : sous-traitants, fournisseurs, PME. La politique de filière sera particulièrement attentive à l’amélioration de ces rapports. Le non-respect des délais légaux de paiement sera plus durement sanctionné. Pour améliorer l’orientation et la formation de la main d’œuvre industrielle, je propose de rapprocher les lycées professionnels et les entreprises, en permettant plus largement aux représentants des entreprises de siéger dans les conseils d’administrations des lycées.

 

Cette politique industrielle plus ambitieuse intégrera les enjeux liés à la révolution numérique. Protection des données, encadrement et développement de l’open data, prises de participation de l’État et des structures publiques dans les entreprises du secteur numérique, politique de filière, développement des infrastructures, fiscalité adaptée, soutien aux logiciels libres : la France doit avoir une politique de développement numérique ambitieuse, car la souveraineté numérique est une condition de la souveraineté nationale et populaire.

 

40- Poursuivre l’effort de montée en gamme de la production française en portant l’effort de recherche à 3 % du PIB

 

41- Maintenir les dispositifs d’aide à la recherche et à l’innovation, mais conditionnés pour les grandes entreprises à un soutien à leurs filières industrielles dans notre pays

 

42- Créer un compte de provision pour investissement, défiscalisé d’impôt sur les sociétés à hauteur de 50 %, pour les bénéfices réinvestis sur le territoire national

 

43- Conférer une licence bancaire à la Banque publique d’investissement (BPI) afin d’augmenter les ressources de cette institution et favoriser l’investissement

 

44- Mettre en place un livret « épargne industrie » réglementé afin d’assurer une meilleur financement du secteur industriel

 

45- Instaurer un « acte d’achat français » sur le modèle du buy American act pour soutenir l’industrie et l’économie productive

 

46- Maintenir le CICE sur 5 ans en étendant le dispositif jusqu’à 3,5 fois le SMIC

 

47- Prévoir pour les comités d’entreprise un rôle de contrôle accru sur l’utilisation des marges liées aux aides de l’État pour éviter une hausse de dividende ou des rémunérations des dirigeants

 

48- Conditionner les mesures de soutien aux entreprises du pacte de responsabilité à des résultats tangibles en matière d’investissement et d’emploi

 

49- Conditionner les aides aux grandes entreprises selon leur collaboration avec le tissu des PME

 

50- Conditionner les soutiens de l’État aux grandes entreprises à leur capacité à s’associer avec leurs fournisseurs et leurs sous-traitants afin de renforcer la solidarité au sein des filières industrielles

 

51- Animer les filières nationales prioritaires et décliner régionalement la politique industrielle

 

52- Rapprocher les lycées professionnels avec les entreprises par une présence des entreprises dans les conseils d’administration

 

53- Pénaliser plus durement le non-respect des délais légaux de paiement

 

54- Orienter 2 % des achats courants de l’État vers l’innovation et les prototypes élaborés par les PME

 

55- Adopter une loi de protection et de localisation des données en France pour renforcer la dynamique du cloud français

 

56- Développer et encadrer l’open data en instaurant le principe d’ouverture des données sur le modèle des Creative Commons

 

57- Développer les prises de participation de l’État et des structures publiques dans les entreprises du secteur numérique

 

58- Soutenir le développement d’une filière hardware/réseaux/logiciel/service en France

 

59- Poursuivre et renforcer le plan « France Très Haut Débit »

 

60- Créer une taxe à l’exportation des données pour favoriser les entreprises nationales face aux entreprises étrangères

 

61- Favoriser les logiciels libres dans les marchés publics

 

62- Créer un fonds de soutien pour le développement du logiciel libre


 

Cet article est le 2965ème sur le blog MRC 53 - le 197ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 8 novembre 2016 en Mayenne, reçu par le président de l'entreprise industrielle Gys à Saint-Berthevin

Bastien Faudot, le 8 novembre 2016 en Mayenne, reçu par le président de l'entreprise industrielle Gys à Saint-Berthevin

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 12:25

Pour une nouvelle croissance par la relance monétaire et budgétaire


 

C’est sur la base du slogan « La République partout, la République pour tous » que Bastien Faudot a lancé le 7 février 2016 sa candidature à l’élection présidentielle.


 

Voir (4 février 2017) les 250 idées neuves pour redresser la France et les titres :

Le programme de Bastien FAUDOT pour l'élection présidentielle 2017


 

Voir (16 et 17 février) les deux parties du programme traitant d’UN NOUVEAU CONTRAT DE DÉVELOPPEMENT POUR LA FRANCE PÉRIPHÉRIQUE :

- Présidentielle : FAUDOT pour un aménagement du territoire équilibré

- Présidentielle : FAUDOT sur le chemin de la souveraineté alimentaire


 

Voir (17 et 18 février) le premier titre REFONDER NOTRE DÉMOCRATIE

- Présidentielle : FAUDOT veut placer le citoyen au coeur des institutions

- Présidentielle : Bastien FAUDOT propose de refonder notre démocratie


 

Voir aussi (18 février) le deuxième titre POUR UNE COOPÉRATIVE DES NATIONS ET DES PEUPLES EN EUROPE :

- Présidentielle : FAUDOT veut dé-fédéraliser les institutions européennes


 

Voici la première partie du troisième titre

CHANGER LE MODÈLE ÉCONOMIQUE PAR L’INTERVENTION DE L’ÉTAT

 

Les responsables politiques perdent tout crédit en annonçant chaque trimestre une reprise économique qui ne vient pas. L’économie française ne s’est jamais véritablement relevée de la crise financière de 2007-2008 et de la crise de l’euro à partir de 2010. La croissance économique reste très faible, le chômage élevé, l’investissement des entreprises atone et le solde des échanges en matière de bien manufacturés toujours aussi dégradé.

 

Cette situation n’est pas propre à la France : en dépit du dénigrement systématique de tous ceux qui y voient, par intérêt ou par myopie, une spécificité nationale, cela concerne l’ensemble des économies partageant l’euro comme monnaie et l’austérité comme politique budgétaire. Le reste du monde, au-delà des apparences et des chiffres truqués, ne va guère mieux. En réalité, le capitalisme financier tout entier est rentré dans une crise profonde. La mondialisation a atteint ses limites. Les inégalités économiques et sociales sont devenues insupportables. Nous devons envoyer l’idéologie néolibérale au tombeau, avant qu’elle n’y envoie ce qu’il reste de notre économie, de notre démocratie et de notre espérance en un monde meilleur pour nos enfants.

 

La refondation de notre démocratie et la reconquête des instruments de souveraineté nous permettront de créer les conditions pour engager enfin une autre politique économique. Nous devons avoir pour objectif de vaincre le chômage et de retrouver enfin le plein emploi. Alors que certains semblent accepter le chômage comme une fatalité, je ne m’y résous pas. Le plein emploi est une exigence parce que rien n’est plus protecteur pour le corps social. Le chômage est une calamité pour les chômeurs bien sûr, mais il pèse aussi sur ceux qui travaillent, il génère la réduction du pouvoir d’achat et donc la diminution des carnets de commande des entreprises, il réduit les recettes de l’État et met en péril la soutenabilité des finances publiques. La mise à l’écart de plus de 6 millions de nos compatriotes a des conséquences pour la société tout entière. Le chantage à l’emploi et la peur du déclassement sont omniprésents dans notre quotidien : comment consommer, investir, innover, lorsque l’avenir apparaît si incertain, si morose, si sombre ?

 

Pour réussir, nous devrons faire l’inverse de ce qui a été engagé sans interruption depuis 40 ans. Nous devons réglementer et non libéraliser, mener un grand plan de relance au service de la demande plutôt qu’une politique d’austérité prétendument au service de l’offre, répartir le travail différemment en travaillant moins individuellement pour travailler plus collectivement, faire primer une grande stratégie industrielle sur la politique de la concurrence, réorganiser les entreprises en reconnaissant le rôle fondamental des salariés, plutôt que celui des actionnaires, dans la production des richesses.

 

Pour redresser l’économie de la France et en faire un exemple inspirant pour le reste du monde, je mettrai au cœur de la politique économique de la France l’intervention de l’État, de nouvelles régulations et les indispensables salariés et citoyens qui, en définitive, sont par leur travail les seuls créateurs de richesse.

 

Aujourd’hui, le pouvoir économique domine le pouvoir politique… et finalement le reste de la société. Demain, le politique et le peuple souverain doivent reprendre la main.

 

ORGANISER UNE NOUVELLE CROISSANCE

 

23- Retirer définitivement la France du processus de négociation du TAFTA et du CETA

 

24- Établir des droits de douanes progressifs pour les pays avec lesquels la France enregistre un déficit commercial

 

25- Prévoir un système de contrôle des capitaux pour protéger notre pays en cas d’attaque des marchés financiers

 

26- Soutenir un projet ambitieux de taxe sur les transactions financières

 

27- Mener un audit suivi d’une restructuration de la dette publique

 

28- Instaurer une obligation d’achat d’une partie des émissions des obligations du Trésor par les principales banques françaises

 

29- Instituer une séparation bancaire stricte entre les banques de dépôt et les banques de financement, d’investissement et de marché, pour empêcher la propagation d’une nouvelle crise financière

 

30- Canaliser la politique monétaire vers l’économie de production

31- Conférer l’exclusivité du privilège de refinancement auprès de la Banque centrale aux seules banques de dépôt

 

32- Introduire dans les statuts de la Banque de France un objectif prioritaire de croissance et de plein emploi aux côtés d’un objectif d’inflation relevé à 4 %

 

33- Placer l’action de la Banque de France sous la responsabilité de l’État

 

La libéralisation des échanges internationaux a produit une déconnexion géographique entre les zones de production et de consommation. Cette déconnexion est évidemment problématique dans la mesure où les producteurs sont aussi consommateurs. Cette situation explique en grande partie que, depuis la crise financière de 2007-2008, les échanges internationaux croissent moins vite que le reste de l’activité économique, quant ils augmentaient auparavant deux fois plus rapidement. La démondialisation est aujourd’hui une réalité à l’échelle planétaire.

 

Je mettrai un coup d’arrêt aux négociations internationales visant à relancer le commerce international, en retirant définitivement la France des processus de négociation du TAFTA et de ratification du CETA.

Au-delà, j’engagerai la conversion progressive de l’économie française à des régulations commerciales plus protectionnistes. Pour cela, il sera nécessaire d’établir un système de droits de douanes modulables, qui se déclencheraient au-delà d’un certain seuil de déficit commercial avec un autre pays. Le montant de ces droits sera proportionnel au niveau du déficit commercial atteint. Par cette mesure de protectionnisme éducatif, la France établira le principe de l’équilibre des échanges, en répartissant les efforts entre les pays excédentaires et déficitaires. Pour que ce principe soit appliqué de façon juste, je défendrai cette approche de protectionnisme éducatif au cœur de l’organisation du commerce international.

 

La libéralisation totale des mouvements de capitaux et la financiarisation de l’économie génèrent une pression extrême sur le système productif et aboutissent à ce qu’il faut bien appeler une « déflation par l’offre ». Confrontée à une concurrence mondiale féroce, pressée par l’exigence de rendements toujours plus élevés pour le capital, notre économie est ainsi piégée dans une logique infernale : tirer tous les « coûts » vers le bas, créant ainsi un problème de demande et de débouché, d’emploi et de pouvoir d’achat, d’innovation et d’investissement.

 

Casser la financiarisation suppose d’abord de construire des régulations nationales des échanges internationaux de capitaux. Je prévoirai les modalités d’un contrôle des capitaux en cas d’attaque des marchés financiers contre notre pays, attaque qui pourrait survenir lorsque la France sortira de l’euro, ou lors du processus de restructuration des dettes publiques. Ce contrôle des capitaux sera également conçu de manière plus offensive. Il servira alors à filtrer les sorties de capitaux de manière à lutter contre la fraude fiscale et à filtrer les entrées spéculatives de capitaux afin de favoriser l’investissement international productif. L’introduction d’une taxe ambitieuse sur les transactions financières s’inscrira dans ces mêmes objectifs.

 

Casser la financiarisation suppose aussi de mieux réguler l’émission de la dette publique sur les marchés financiers. C’est ce qui permettra de dégager l’État de la pression des seuls détenteurs de capitaux afin de le réorienter vers l’intérêt général. Une commission de restructuration de la dette publique sera convoquée : elle examinera la part de l’endettement directement ou indirectement liée à la crise financière, au sauvetage des banques et aux politiques d’austérité, que l’État ne reconnaîtra plus. J’instaurerai également une obligation d’achat d’une partie des obligations du Trésor par les banques françaises, afin d’en assurer la liquidité.

 

Toutes ces réformes nécessiteront et rendront possible une véritable réforme bancaire qui séparera strictement les banques de dépôt des banques d’affaires et de marché. Cette séparation améliorera le financement de l’économie réelle, en permettant une meilleure canalisation de la politique monétaire. Les banques de dépôt se verront de plus conférer l’exclusivité du refinancement auprès de la Banque centrale. Il ne sera plus possible d’utiliser les dépôts des épargnants pour spéculer et cette spéculation ne sera plus, de fait, garantie par les pouvoirs publics.

 

Je régulerai la politique monétaire de la Nation en revoyant les objectifs qui présideront à l’action de la Banque de France et en plaçant son action sous la conduite de l’État.

 

Ce nouveau cadre de régulations économiques permettra d’engager la politique de relance dont l’économie française a besoin pour s’extirper du piège mortel de la déflation.

 

UNE POLITIQUE DE RELANCE MONÉTAIRE ET BUDGÉTAIRE POUR EN FINIR AVEC L’AUSTÉRITÉ

 

34- Mener une politique monétaire expansive pour lutter contre la déflation et financer l’investissement productif

 

35- Favoriser une dépréciation de 25 % du nouvel euro nationalisé pour soutenir la compétitivité des entreprises françaises

 

36- Restaurer à titre temporaire la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) flottante pour compenser les effets liés à la dépréciation monétaire sur la hausse du prix des produits pétroliers

 

37- Mener une politique de la demande en soutenant la consommation et l’investissement

 

38- Pour soutenir le pouvoir d’achat, augmenter le SMIC de 10 % dès la première année du mandat et indexer les salaires sur les prix

 

39- Augmenter le niveau des investissements publics et les concentrer sur les politiques publiques prioritaires : le logement, les infrastructures publiques, l’éducation et la recherche, la santé, les dépenses militaires

 

La Banque de France poursuivra avec le nouvel euro-franc nationalisé une politique monétaire dite « d’assouplissement quantitatif », laquelle sera rendue plus efficace grâce aux nouvelles régulations financières prévues.

Cette politique monétaire expansive visera à contrecarrer toutes les tendances déflationnistes à l’œuvre dans l’économie, à garantir la liquidité de la dette française ainsi que des taux obligataires au plus bas qu’il sera possible, à favoriser la dépréciation de 25 % du nouvel euro-franc nationalisé et à financer l’investissement réellement productif au sein de l’économie réelle. Je compenserai l’augmentation du prix des importations les plus sensibles en prévoyant l’instauration d’une TIPP flottante pendant 3 ans. Cette politique monétaire expansionniste sera combinée à une politique de relance budgétaire, par la consommation et par l’investissement.


 

Cet article est le 2964ème sur le blog MRC 53 - le 196ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 25 septembre 2016 à Malakoff (92), le lendemain de la présentation de son projet pour la France

Bastien Faudot, le 25 septembre 2016 à Malakoff (92), le lendemain de la présentation de son projet pour la France

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