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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 16:35

La stratégie de refondation républicaine de la gauche, à préciser

 

 

Je m’apprête à participer, demain, à la réunion du Conseil national du MRC. La dernière fois, c’était le 22 mars et la décision concernant notre non participation aux élections européennes.

 

Voir les articles publiés sur ce blog et classés en catégorie Européennes 2009, notamment :

 

Européennes : le MRC rompt les négociations avec le Front de gauche - 22 mars 2009

MRC Européennes : Michel Sorin se distingue de Jean-Pierre Chevènement - 23 mars 2009

MRC Européennes : Michel Sorin est intervenu lors du Conseil national - 24 mars 2009

Pendant ces trois derniers mois, nous avons eu le temps de réfléchir à la situation politique, n’étant pas engagés dans la campagne électorale.

Notre président, Jean-Pierre Chevènement, a souhaité réunir la direction nationale en séminaire (secrétariat élargi) le 6 mai, ce qui lui a permis de vérifier que la majorité des responsables nationaux de notre Mouvement étaient favorables au maintien de la stratégie de refondation républicaine de la gauche, adoptée lors de notre Congrès du Kremlin-Bicêtre en juin 2008.

Voir MRC : intervention de Michel Sorin lors du séminaire du 6 mai 2009 - 8 mai 2009


Depuis cette réunion,
le secrétariat national a décidé de retenir la position de Jean-Pierre Chevènement (vote blanc ou nul), comme consigne de vote le 7 juin, ce qui n’a pas été du goût de tous les militants.

Celles et ceux, parmi les responsables départementaux et nationaux, qui ont appelé publiquement à voter pour le Front de gauche ont été sanctionnés (suspension de leurs responsabilités au sein du MRC jusqu’à la fin de l’année 2009). Cela concerne une dizaine de militants, d’autres s’étant mis en congé avant la campagne électorale. Le Grand Ouest a été épargné (certains, dans le Morbihan, se demandent par quel miracle républicain…).


Dans la perspective de la réunion du Conseil national
, demain, le secrétariat a travaillé sur deux rapports : celui de Guillaume Vuilletet sur l’analyse des résultats des élections européennes et celui de Patrick Quinqueton concernant l’université d’été à Toulouse les 5 et 6 septembre.


La position du MRC, relative à l’élection municipale de Hénin-Beaumont
(Pas-de-Calais) demain, a fait l’objet d’un communiqué de presse (voir le blog de Jean-Pierre Chevènement Message de soutien à la liste de Pierre Ferrari pour l’élection municipale d’Henin-Beaumont).


Voici, pour information,
mon commentaire (publié ce 27 juin) :

 On se demande comment cette ville du bassin minier va sortir du pétrin dans lequel ses élus municipaux l'ont mise.

Si j'ai bien compris, Marie-Noëlle Lienemann a joué un rôle majeur dans le rassemblement de la gauche lors des élections 2008 et dans la victoire, au second tour. Mais, accaparée par ses autres mandats, elle n'a pas suivi d'assez près la gestion municipale depuis l'élection.

Au moment où elle aurait le temps, elle n'est plus en situation de rassembler. C'est dommage. D'autant que le délabrement de la gauche s'accompagne de la disparition de la droite locale au profit de l'extrême droite locale, animée par Marine Le Pen.

Faut-il s'étonner des divergences de vues entre les instances nationales et départementales du PS et du MRC ? Les unes et les autres ne disposent pas des mêmes informations et n'ont pas les mêmes préoccupations immédiates.

La position nationale du MRC et de son président, en soutenant la démarche de Pierre Ferrari et de sa liste de redressement de la gestion municipale sur des bases saines et de gauche, me semble la mieux adaptée, mais je reconnais ne pas disposer de tous les éléments du problème.
http://mrc53.over-blog.com


Je ressens, à l’issue de cette période électorale, qu’il y a
besoin de redonner un nouveau souffle au MRC, et je ne suis pas sûr qu’il y ait, au sommet, la volonté d’en prendre les moyens. Nous verrons, demain.


Cet article est le 32ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national
.

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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 21:18

Vers un congrès MRC ouvert à toute la gauche républicaine ?

 

La non participation du MRC à la campagne des élections européennes, puis la décision de recommander le vote blanc ou nul, sont à l‘origine de débats contradictoires entre les militants.

 

La proposition de Jean-Pierre Chevènement d’actualiser le texte adopté par le congrès du Kremlin-Bicêtre en juin 2008 est l’occasion d’approfondir la réflexion concernant le rôle du MRC au sein de la gauche. De nombreux commentaires sont publiés sur ce blog. Les plus nombreux concernent l’article La médecine Chevènement : reconstruire l'Etat et l'Europe autrement  - 11 mai 2009.  

 

Alain Girard, responsable du MRC en Charente-Maritime, considère que le moment est venu de rebattre les cartes dans le Mouvement présidé par Jean-Pierre Chevènement. Il conclut son billet ainsi : « Il est temps de recomposer le MRC sur ce qui a été fait car il ne faut pas rogner ce qui a été en son temps positif mais pour  l'heure il faut vraiment poser l'urgence d'un congrès extraordinaire car nous aurons tout à reconstruire ».

 

Je lui ai répondu ceci :

 

Je retiens ta proposition de congrès extraordinaire, car il s'agit de décider de l'orientation du MRC, dans le contexte de la nouvelle configuration politique de la gauche (que nous n'avions pas anticipée lors du congrès du Kremlin-Bicêtre en juin 2008) et de l'aggravation de la crise (que nous avions prévue).

Le 1er avril, quand il avait évoqué la nécessité de mettre à jour la motion de notre congrès, concernant la partie opérationnelle de notre stratégie, Jean-Pierre Chevènement n'avait pas exclu la possibilité d'avancer le congrès, dont la date normale est en 2010.

Après les élections européennes, le 7 juin, nous aurons un Conseil national le 28 juin. Dans la perspective des élections régionales de mars 2010, il serait utile de préciser notre stratégie au cours d'un congrès anticipé en octobre 2009.

 

J’ajoute que nous devrions enclencher au plus tôt une démarche d’ouverture en direction des citoyens intéressés par notre réflexion sur la recomposition de la gauche. Pourquoi pas prendre l’initiative d’un congrès extraordinaire de la gauche républicaine ?

 

Claude Nicolet apporte sa contribution à la réflexion, sur son site (Claude Nicolet - Accueil) qu’il vient de créer, alors qu’il préside la fédération MRC du Nord et exerce des responsabilités électives dans l’agglomération de Dunkerque. J’emprunte au site du MRC 77 le titre de son texte (cliquer dessus).

 

Claude Nicolet : “Quelles perspectives pour la Gauche française ?”


Voici des extraits de sa réflexion :


(…) Face au défi qui est devant nous, c'est l'ensemble du modèle idéologique dominant en Europe qu'il faut remettre en cause. Ce modèle qui avait fait consensus entre une partie de la gauche européenne, de la sociale démocratie, de la droite et de la démocratie chrétienne*.


Ce "compromis historique avec la droite est caduque" disent les socialistes français. Ils ont raison, mais il faut alors aller au bout de la logique du raisonnement et cesser de faire la promotion par exemple du traité de Lisbonne qui en reste l'illustration. Je mesure la difficulté d'une telle rupture, mais il faut s'interroger sur les outils intellectuels, politiques et démocratiques pour "penser" les temps nouveaux.


Or, la violence de la crise, remet à l'ordre du jour la question sociale avec une évidence qui crève les yeux. Comment y répondre? Voilà ce qui doit être la première des préoccupations de la gauche.


Ce n'est pas en se préoccupant de la "concurrence libre et non faussée" qu'elle y répondra. C'est en s'interrogeant sur les mécanismes de régulation qu'il faut mettre en oeuvre au niveau national et européen, c'est en s'interrogeant sur le rôle de la Banque Centrale Européenne comme outil au service d'un projet politique et démocratique (…).


Or c'est à la gauche de le faire. Bien sûr que c'est difficile puisqu'elle a en partie contribué à mettre en place ce système. Mais ce n'est pas en niant le problème qu'on le fera disparaître. Ce sera en défendant les services publics que l'on continue de dépecer et de livrer à l'espace marchand. Aujourd'hui les privatisations se poursuivent, les politiques de baisse des coûts du travail se poursuivent, ce qui contribue à renforcer la précarité et la pauvreté. Les délocalisations ne cessent pas y compris au sein de l'Union Européenne. La politique industrielle se mesure uniquement à l'aune de la compétitivité.


Voyons ce qui se passe au niveau mondial
. La Chine vient de comprendre avec l'impact de la crise sur son modèle de croissance économique, combien elle était dépendante des exportations. Elle a compris qu'elle devait maintenant à tout prix développer son marché intérieur. En effet les campagnes chinoises restent pour beaucoup plongées dans le sous-développement. Le gouvernement chinois, sait que cela doit passer par un fort investissement de mesures sociales, il a donc décidé d'investir 93 milliards d'euros dans le système de santé et d'assurance maladie. Que fait Barak Obama aux Etats Unis d'Amérique : il veut étendre la protection sociale beaucoup plus largement en refondant le système d'assurance maladie, dans son fameux discours de Philadelphie (pendant la campagne électorale), il avait mis au coeur de sa réflexion la question des délocalisations, de la politique industrielle, de l'emploi.


Le grand retournement idéologique
, celui qui met un terme à la domination de "l'Ecole de Chicago" et à la prééminence du néo-libéralisme, se fait sous nos yeux (…).


La droite française
, globalement unifiée au sein de l'UMP, ainsi que Forza Italia en Italie par exemple, comprennent ce retournement et s'y adaptent avec le talent du caméléon. Elles savent surtout que dans cette période de troubles sociaux, la demande d'ordre est importante. Ces droites y répondent et renforcent leur emprise sur la société et le mouvement social. Car il n'est pas question pour elles de renoncer en quoi que ce soit aux immenses avantages acquis par les privilégiés grâce à 30 ans de politiques en leur faveur : liberté des mouvements de capitaux, compétitivité fiscale, politique en faveur de la rente et du capital contre les revenus du travail, concurrence acharnée des mains d'oeuvre au niveau mondial... C'est bien une politique de classe, au service de la rente financière qu'il faut maintenir.


Une perspective ne peut donc s'inscrire que dans une analyse sérieuse de cette situation et de la mondialisation financière. La gauche dans son ensemble en aura-t-elle la capacité en commençant par mettre fin à son éparpillement? Car le seul phénomène visible aujourd'hui est celui de sa division. Si ce phénomène se poursuit, elle deviendra bientôt inutile aux yeux des Français. Alors elle ne sera plus qu'une force résiduelle.


En revanche, si elle trouve en elle-même les moyens de se rassembler et de parler au peuple de ses difficultés, en parlant de la réalité du monde, en osant aborder de front ses responsabilités, elle pourra se mettre dans la situation de gagner et de reprendre le pouvoir.


Car c'est bien de cela dont il s'agit. Cela passe donc par la réinterrogation critique du projet européen qui a piégé la gauche. Cela passe par la réinterrogation par la gauche de sa relation avec la France et la Nation républicaine comme levier à l'échelle du monde au service de l'émancipation des peuples. Cela passe par la réinterrogation de la question sociale au service de la justice.


Vaste programme, mais nous devons penser à l'échelle de l'histoire et pas uniquement d'une élection. Cela s'appelle une refondation.


J’observe, par ailleurs, que Elie Arié, militant MRC à Paris, ancien secrétaire national, électron libre de talent, que j’ai souvent cité sur ce blog, vient de publier ce 17 mai un article intellectuellement intéressant mais démobilisateur, sur le site de Marianne (voir Chevènement, le PS, le Front de Gauche et l'Europe).

 

* Voir La Fondation Terra Nova cherche la voie qui mène à l'Europe fédérale - 15 mai 2009 et les commentaires.

 

Cet article est le 31ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 23:10

Dans la gauche refondée,
être l’aiguillon républicain

 

Les élections européennes auront lieu le 7 juin. Le MRC ne sera présent ni sur ses propres listes, ni sur celles du Front de gauche, ce qui n’est pas facile à vivre pour les militants.

 

Je renvoie aux articles parus sur ce blog, classés dans la catégorie Européennes 2009, pour les explications de cette situation, et au précédent article pour les conséquences en termes d’orientation politique du MRC (voir MRC : pour Chevènement, priorité à la refondation de la République - 7 mai 2009).

 

J’ai précisé, dans une réponse ce soir au commentaire de Pascal Langlois, ce qu’était la réunion du 6 mai, qui a vu le président du MRC présenter un rapport très précis sur la situation politique et proposer une inflexion des orientations qui avaient été décidées lors du dernier congrès, en juin 2008, à son initiative.

 

Voici l’une des quinze interventions de la soirée du 6 mai, sans compter celles de Jean-Luc Laurent et de Jean-Pierre Chevènement.

 

Intervention de Michel Sorin

 

Au-delà de l’analyse de la situation que vient de faire Jean-Pierre Chevènement, je voudrais le dissuader de s’éloigner de la stratégie de refondation de la gauche, qui est la nôtre depuis le congrès du Kremlin-Bicêtre. C’est une stratégie de rupture avec le néolibéralisme, valable sur le long terme.

 

Il ne fallait pas s’attendre à un changement rapide des partis de gauche. Nous devons persévérer et continuer de jouer le rôle d’aiguillon républicain dans la recomposition de la gauche.

 

La crise est notre alliée, Jean-Pierre Chevènement notre atout, mais à une condition : qu’il ait la possibilité de s’adresser directement au peuple français. C’est là que le MRC, parti de la gauche républicaine, a son rôle à jouer. C’est, actuellement, le maillon faible du dispositif.

 

Plutôt que de se résigner à l’affaiblissement de notre Mouvement, il faut prendre les moyens d’en faire une véritable organisation politique. C’est la condition de notre indépendance.

 

Jean-Pierre Chevènement a su se donner les moyens de continuer à exister, en tant qu’homme d’Etat, par l’intermédiaire de la Fondation Res Publica et de son élection au Sénat. Mais son investissement à la présidence du MRC est insuffisamment valorisé, ce qui constitue un handicap pour l’efficacité de son action politique.

 

Nous avons une excellente analyse de la crise, mais elle est réservée à une élite politique. Nous ne touchons pas suffisamment les milieux populaires. Réévaluons notre stratégie, sans la remettre en cause. Rappelons-nous ce que nous disions, à l’époque du CERES, quand nous parlions du mouvement d’en bas et du mouvement d’en haut.

 

Nos orientations doivent être durables, au-delà des échéances électorales, pour lesquelles c’est la tactique, adaptée à chaque échéance, qui doit intervenir. Précisons, en des termes à la portée de tous, la direction que nous voulons donner à notre pays et à l’Europe, celle-ci ne devant pas être un frein, mais un appui à une politique de progrès social.

 

Dans la perspective de refondation républicaine de la gauche, nous aurions intérêt, à l’avenir, à rechercher une vraie concertation sur les questions de fond avec les autres composantes nouvelles (Parti de gauche, Debout La République), qui jouent aussi le rôle d’aiguillon dans la vie politique nationale, et sont proches de nous par certains aspects.

 

De nombreux militants, dans les départements, ont été meurtris par l’échec de nos initiatives auprès des partis de gauche, en vue d’alliances sur les listes de candidats aux élections européennes. Notre absence renouvelée aux élections contribue au malaise qui s’est emparé d’eux, certains ayant fait le choix de soutenir les listes du Front de gauche, lors des élections du 7 juin.

 

Il faut les rassurer, en réaffirmant notre stratégie, en précisant nos orientations face à la crise et en redéployant notre organisation pour la rendre plus efficace.

 

Cet article est le 30ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 23:47

Aller au devant du peuple, débattre avec les citoyens

 

Hier soir*, j’ai eu l’impression d’un passage en force. Jean-Pierre Chevènement a mal vécu l’épisode de la recherche, vaine, d’accords avec les partis de gauche, en vue des élections européennes. Il en déduit que la stratégie qu’il avait proposée au congrès du MRC en juin 2008 n’est pas opérationnelle.

 

Pas question, dans l’immédiat, d’une refondation républicaine de la gauche. Les partis de gauche n’y sont pas prêts. Et, face à la crise, leurs réactions ne sont pas à la hauteur de ce qu’il faudrait. Il convient de se mettre à distance afin d’agir en toute indépendance, mais pas trop loin de manière à être là quand les conditions du rassemblement de la gauche seront réunies.

 

C’est, quand même, une inflexion significative des orientations adoptées lors du congrès de juin 2008 au Kremlin-Bicêtre. La Conseil national, qui sera réuni fin juin, est-il habilité à décider d’une telle révision stratégique ? Je n’en suis pas aussi sûr que notre président. On en débattra.

 

Ce qui est sûr, c’est que Jean-Pierre Chevènement est déterminé à refonder la République en France, considérant que le besoin est pressant et que la crise du capitalisme libéral offre des opportunités à saisir.

 

Mais je suis persuadé que de nombreux cadres du MRC interviendront en faveur du maintien de la stratégie de la refondation de la gauche sur des bases républicaines. C’était déjà le cas, hier soir, lors de ce séminaire du secrétariat national du MRC, si l’on observe de près le contenu des interventions.

 

Ce qui est positif, c’est la volonté de Chevènement d’aller au devant du peuple, de débattre de notre programme avec les membres des autres partis politiques, pas seulement de gauche, les citoyens pouvant ainsi se faire leur propre opinion, parce que mieux informés et de manière contradictoire.

 

Concernant le scrutin du 7 juin, la position du MRC est le vote blanc, compte tenu de l’absence de réponse positive de la part des partis de gauche à nos propositions de rassemblement à l’occasion de ces élections européennes.

 

* voir l’article La gauche devrait mettre en avant Chevènement pour contrer Bayrou - 5 mai 2009


 

Les membres du secrétariat national du MRC,
lors du congrès du MRC, le 22 juin 2008, Le Kremlin-Bicêtre


Cet article est le 29ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 23:55

La gauche républicaine, chaînon manquant de Chevènement


Alors que les élections européennes sont dans un mois et qu’il reste normalement trois ans de mandat au président de la République en place, le quotidien Libération vient de lancer une vigoureuse campagne en faveur de François Bayrou.


Dans un éditorial, hier 4 mai, Laurent Joffrin pose la question Comment battre Nicolas Sarkozy ? 

Sa réponse est claire : en rassemblant « les forces écologistes, les socialistes à l’ancienne comme Jean-Luc Mélenchon, le PS, les partisans de François Bayrou et même les gaullistes sociaux et républicains tentés par un Dominique de Villepin ».


Réponse de Benoît Hamon, porte-parole du PS, sur le même site de Libération, hier (voir Faut-il s'allier avec Bayrou ? Le débat agite le PS) : « Moi, je suggère à tous les socialistes qu’on s’attache d’abord à rassembler la gauche, à réunifier notre camp pour que le second tour soit un second tour socialistes contre Sarkozy et que nous l’emportions ».



Jean-Pierre Chevènement, le 22 juin 2008,
à l'issue du congrès du MRC, au Kremlin-Bicêtre


On voit bien que Libération cherche à favoriser le rapprochement de tous les anti-Sarkozy qui ont les mêmes conceptions de l’Europe, plutôt fédérale et intégrée, c’est-à-dire privilégiant la démarche communautaire portée par la Commission et le Parlement au sein des institutions européennes.


Je puis témoigner des sentiments profondément anti-Sarkozy des fonctionnaires de la Commission à Bruxelles. Car le président de la République a le tort, selon eux, de prendre appui sur les Etats et de mépriser les rouages communautaires de la construction européenne.


Quand Bayrou dit qu’avec Sarkozy, la France n’est plus la France, il pense en réalité que la France ne porte plus le projet européen communautaire. C’est cela qui est lui insupportable.


Pourquoi le PS ne parvient-il pas à prendre le dessus dans les sondages sur Bayrou ?
Parce qu’il ne se distingue pas de lui dans son projet politique réel sur l’essentiel, qui est la France dans l’Europe.


Le PS ne pourra coincer Bayrou que s’il s’en distingue vraiment
. En revenant à un projet républicain pour la France.

Le PS et la gauche, pour revenir à l’essentiel et regagner la confiance des citoyens, ont une solution à leur portée : se tourner vers Chevènement.


Bayrou et Chevènement sont les deux recours face à Sarkozy en 2012
.

- Le premier est le recours de droite pour revenir au consensus droite-gauche d’avant 2007 et sauver l’Europe giscardienne du traité constitutionnel européen.

- Le second est le recours de gauche pour refonder la France républicaine et réorienter l’Europe, afin qu’elle joue son rôle face à la crise du capitalisme.


Chevènement réunit les cadres du MRC

 

Demain, à partir de 18h, Jean-Pierre Chevènement réunit les cadres nationaux du MRC. Il veut que notre Mouvement se détermine en faveur d’une stratégie opérationnelle face à la crise profonde à laquelle le monde est confronté.

 

Comment imaginer la future sortie de crise, en sachant les écueils que sont l’Europe actuelle, la doctrine du libre-échange et le système monétaire (voir Débat sur le G20 au Sénat : Chevènement évoque trois tabous à lever - 30 avril 2009) ?

 

Comment voir l’avenir de la France ? C’est la grande question pour 2012.

 

Quelle stratégie pour le MRC ?

 

J’aurai la possibilité d’exprimer mon point de vue, après l’exposé de notre président. J’ai déjà dévoilé des éléments (voir Michel Sorin (MRC) : proposer le système républicain d'économie mixte - 3 mai 2009).

 

Trois éléments sont fondamentaux et indispensables : une bonne analyse de la crise, la personnalité de Jean-Pierre Chevènement, le peuple français. C’est ce dernier, le chaînon manquant, c’est-à-dire les citoyens, qu’il faut rendre présent dans notre dispositif.

 

Lors de notre congrès, en juin 2008, au Kremlin-Bicêtre, nous avons adopté, à l’unanimité, une stratégie : la refondation de la gauche sur des bases républicaines. Ce qui fait défaut, ce sont les moyens nécessaires pour entrer en contact avec les citoyens et mener le combat politique de terrain.

 

Nous sommes dans la situation d’une entreprise qui aurait un bon produit, mais qui n’aurait pas les moyens de distribution lui permettant de toucher le consommateur final.

 

Jean-Pierre Chevènement a su, par son talent, se donner les moyens, avec la Fondation Res Publica et son élection au Sénat, de produire des textes de très haut niveau, appréciés comme tels au niveau de nombreuses personnalités nationales et internationales.

 

Il manque l’organisation politique de la gauche républicaine, qui lui permettrait de porter ses idées auprès des français et de faire remonter celles des citoyens vers les responsables, au côté de lui.

 

Nombreux sont les militants qui m’ont fait savoir à quel point ils sont déçus par notre non participation sur des listes aux élections européennes. Certains sont à la limite de la rupture avec le MRC, à cause de son absence de visibilité nationale et locale.

 

Demain, j’espère que Jean-Pierre Chevènement aura cela en tête au moment où il accueillera les secrétaires et délégués nationaux du MRC.

 

Cet article est le 28ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 17:56

Le MRC doit présenter son projet politique aux citoyens

 

Je continue de réfléchir aux propositions que je présenterai lors de la réunion de réflexion que la direction du MRC organise le 6 mai (voir sur ce blog Michel Sorin plaide pour un MRC plus proche des attentes populaires - 24 avril 2009).

 

Nous avons une place particulière dans le paysage politique français, une petite place, certes, mais que nous devons mieux occuper et faire connaître.

 

Nous sommes le parti de la République et du progrès social. Cela signifie que nous voulons associer République et un système mixte, dans lequel les moyens de production sont possédés, pour l’essentiel, par des capitaux privés, mais aussi des capitaux publics quand il s’agit d’activités liées directement à l’intérêt général de la société.

Autrement dit, nous associons les deux systèmes, capitaliste et socialiste, mais en mettant en avant la maîtrise par les citoyens de leur avenir, y compris en ce qui concerne la gestion de l’économie, considérant que, selon le contexte historique et géographique, il revient au pouvoir politique (l’Etat) de décider démocratiquement de la meilleure combinaison du moment pour faire fonctionner l’économie au mieux, en termes d’efficacité et d’intérêt général.

Les qualificatifs capitaliste et socialiste ne peuvent caractériser correctement le système républicain d’économie mixte (privée, mutualiste, coopérative, publique…) que nous préconisons, le capitalisme et le socialisme pouvant être définis de la façon suivante :

Capitalisme : les détenteurs de capitaux, possesseurs (à titre privé) des moyens de production, contrôlent le pouvoir économique et financier. Celui-ci maîtrise le pouvoir politique, par le biais de l’Etat (cas des USA et… de la France). Quand les grands moyens de production sont nationalisés, on peut parler de capitalisme d’Etat (cas actuel de la Chine).

Socialisme : les principaux moyens de production sont possédés et gérés par la collectivité (la nation, ou les collectivités locales ou territoriales). Dans ce cas, le pouvoir politique issu de la société maîtrise directement l’ensemble de l’économie.

Aujourd’hui, le socialisme n’est pas à l’ordre du jour, mais le capitalisme s’est dévoyé sous l’impulsion de l’idéologie néolibérale des années 1980 (Reagan, Thatcher) et en l’absence d’alternative, depuis la reddition du pseudo socialisme d’Etat de l’URSS, à la fin de ces années 1980 (l’Etat étant lui-même contrôlé par un seul parti, le parti communiste).

On peut considérer que les deux systèmes ont échoué, l’un (le socialisme d’Etat) par dérive bureaucratique et totalitaire, l’autre (le capitalisme financier) par dérive néolibérale. C’est un échec, mais ce n’est pas la mort de ces deux systèmes. Le socialisme reste une utopie, ou un objectif à très long terme. Le capitalisme reste ultra dominant dans le monde actuel.

Le Parti socialiste a été créé pour mettre fin au capitalisme. Lors de sa refondation, en 1971, son nouveau dirigeant, François Mitterrand, affirmait qu’adhérer au PS, c’était vouloir rompre avec le capitalisme. Elu chef de l’Etat, en 1981, il se heurtait à un capitalisme revanchard, dopé à l’idéologie néolibérale, et ne voyait d’autre solution que la fuite en avant dans une Europe fort accommodante avec le néolibéralisme.

Le PS a accompagné cette évolution, se plaçant en contradiction flagrante avec ses buts initiaux. Il soutient le capitalisme et l’Europe, se limitant à vouloir préserver un vernis social qui ne trompe que les croyants inconditionnels.

En France, les deux principaux partis de gauche, le PS et le PCF, n’ont pas de vision claire de l’avenir, tant leur passé est lourd à porter. Ils ne s’en sortiront pas seuls, sans un aiguillon extérieur qui les aide à refonder la gauche.

A vrai dire, il y a deux aiguillons potentiels : le MRC et le Parti de Gauche, animés par Jean-Pierre Chevènement et Jean-Luc Mélenchon.

- Le premier a opté pour la refondation de toute la gauche, incluant le PS et le PCF. Le second s’est allié au PCF en vue de rassembler la gauche de la gauche, dans un premier temps, afin d’établir un rapport de forces avec le PS, dans le cadre d’une future alliance à gauche, dans un second temps.

- Le premier est plus familier du pouvoir d’Etat et du mouvement républicain d’en haut pour aboutir à ses fins. Le second privilégie le mouvement social d’en bas et ce qu’il appelle « l’insurrection civique » pour atteindre son objectif.

Les deux aiguillons pourraient-ils se rapprocher, après les élections européennes, constatant leur complémentarité dans le cadre de la perspective du rassemblement de la gauche ? On peut le souhaiter mais en douter, compte tenu des divergences, qui ne sont pas nouvelles, mais qui sont apparues au grand jour au moment des négociations entre le MRC et le Front de gauche.

Que doit faire le MRC pour être utile et partie prenante dans la recomposition de la gauche ?

Le PS et le PCF n’ont pas d’avenir dans leur état actuel. Le PS sort de la faillite néolibérale dans un état comparable à celui de la SFIO après la guerre d’Algérie. Il a besoin de se ressourcer au contact de forces politiques qui ont résisté au néolibéralisme. Le MRC peut l’y aider, à condition de préciser son propre projet et de s’organiser de manière efficace.

Je propose, donc, de réfléchir au contenu de notre système républicain d’économie mixte, s’inscrivant dans une perspective socialiste, mais se réalisant dans un présent et un avenir, à court terme, qui restera capitaliste. Il faut impérativement associer République et progrès social, ce qui implique de remettre en cause le capitalisme sous sa forme actuelle et l’orientation néolibérale et atlantiste de la construction européenne.

Jean-Pierre Chevènement, dans son intervention au Sénat le 30 avril (voir Débat sur le G20 au Sénat : Chevènement évoque trois tabous à lever - 30 avril 2009), a pointé sur quoi doit porter la rupture avec le système actuel, qui a failli : la propriété des banques, la régulation du commerce international, une nouvelle monnaie de réserve.

 

Patrick Quinqueton avait proposé des éléments pour actualiser notre projet politique (voir Face à la crise, le MRC prépare les éléments d'un projet politique - 17 novembre 2008). En voici les grands titres. Ils devront être développés en tenant compte de l’évolution de la crise.

 

ELEMENTS POUR UN PROJET POLITIQUE

 

Un monde nouveau et multipolaire

 

La mondialisation sans règles, à partir du leadership américain, a vécu. Les issues n’en sont pas évidentes pour autant, dès lors que l’élection du nouveau président des Etats-Unis peut fonctionner comme une relégitimation du leadership américain, sans pour autant s’accompagner des changements indispensables. Pourtant, tout devrait nous conduire vers un monde multipolaire.

 

1 – Une nouvelle ONU, plus légitime donc plus  efficace
2 – La reconstruction du système financier mondial 

3 – Un commerce doté de clauses sociales et environnementales  

4 – Des groupements géographiques d’Etats souverains 

5 – Une action politique commune et concertée contre le terrorisme  

6 – Le dialogue entre toutes les civilisations 

7 – Des politiques migratoires négociées et organisées 

8 – Un nouvel équilibre stratégique respectant l’indépendance de la France 

9 – L’action sans exclusive pour le développement humain 

 

Une phase radicalement nouvelle de l’histoire européenne


La capacité propulsive de l’Europe de Bruxelles a vécu. Et pourtant, jamais autant qu’aujourd’hui le besoin d’une action commune des nations européennes n’a paru plus indispensable.

 

1 – Un vrai gouvernement économique de la zone euro 

2 – L’ouverture et la coopération avec la Russie et en Méditerranée 

3 – L’objectif de la sécurité d’approvisionnement en énergie 

4 – De grands travaux pour les territoires de l’Europe 

5 – L’agriculture orientée vers la sécurité alimentaire 

6 – L’appui et non l’entrave aux services publics et d’intérêt général 

7 – Une politique commerciale qui protège notre modèle de développement 

8 – Une alliance équilibrée entre les grands pays européens et l’Amérique 

 

Un projet pour la France qui rassemble les français

 

Il est temps de trouver des motifs de vivre ensemble dans le monde d’aujourd’hui, de trouver une signification nouvelle au « rêve français ». Nous devons nous appuyer, à l’intérieur et à l’extérieur, sur la capacité propulsive de la révolution française, et notamment de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Il faut sortir du discours moraliste « citoyen » pour donner un contenu précis à cette qualité, en introduisant des rites citoyens qui aient un sens à notre époque (cérémonies d’admission des nouveaux citoyens, service national, vote obligatoire, etc.).

 

1 – Les services publics, outil de l’intérêt général 

2 – Un impôt franchement redistributif et assumé par tous 

3 – L’égalité des droits entre les citoyens, quelle que soit leur origine 

4 – Un nouveau dynamisme des institutions 

5 – Des collectivités locales, parties prenantes de la puissance publique 

6 – Un nouveau service civique, qui rassemble chaque génération 

7 – La sécurité sociale sauvegardée et étendue à de nouveaux domaines 

8 – L’égalité entre les hommes et les femmes, en France et ailleurs 

9 – Un vrai travail sur l’histoire commune de la France 

 

Un modèle de développement résolument tourné vers l’avenir

 

Le pari sur l’intelligence est ce qui permettra à la France de rester dans le peloton de tête des nations industrialisées et ce qui permettra à tous les français de prendre leur part à la réussite collective.

 

1 – L’école pour tous, outil de savoir et d’émancipation 

2 – La reconnaissance financière de la valeur du travail 

3 – La recherche et la culture, facteurs de croissance et de développement 

4 – L’industrie, objectif d’action des partenaires sociaux 

5 – La nationalisation, instrument au service de la politique industrielle 

6 – L’égal accès des jeunes à la vie sociale et professionnelle 

7 – La construction de logements répondant aux besoins 

8 – Des réseaux numériques tournés vers le progrès de chacun et l’accès de tous 

9 – Un système de santé de bonne qualité pour tous 

 

Cet article est le 27ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 23:52

Le parti de la République et du progrès social

 

En 2001, j’ai fait le constat déchirant que le Parti socialiste, mon parti depuis 1973, s’était éloigné, de fait, de l’électorat populaire en acceptant, depuis 1983, les politiques néolibérales portées par les USA et les Britanniques. Mes observations critiques, formulées auprès de François Hollande (j’étais membre du conseil national depuis 1997, en tant que responsable du PS en Mayenne), me rendaient suspect aux yeux des dirigeants socialistes. J’ai pu le vérifier dans leur comportement à mon égard.

 

Militant et responsable CERES (Centre d’étude, de recherche et d’éducation socialistes), puis Socialisme et République, resté au PS en 1993 sans rattachement à un courant interne (après la création du Mouvement des Citoyens, à l’initiative de Jean-Pierre Chevènement), j’ai espéré en 1997 que Lionel Jospin ferme la parenthèse libérale, ouverte par François Mitterrand en 1983.

 

Hélas, la rupture entre le premier ministre et Jean-Pierre Chevènement en 2000 sonnait le glas de cette perspective. Le PS était loin de son anticapitalisme des années 1970. Il était de moins en moins républicain. Le débat d’idées avait disparu, laissant la place au carriérisme des cadres, et à un discours électoraliste masquant son refus de s’attaquer à la dérive libérale.

 

En décembre 2001, je mettais fin, à regret, à 28 ans d’engagement au sein de ce parti et décidais de soutenir la démarche présidentielle de Jean-Pierre Chevènement (j'ai accepté, par la suite, de participer aux élections législatives dans la première circonscription de la Mayenne).

 

Après une année de contacts préliminaires, mon adhésion au MRC s’est concrétisée en 2004. Au congrès de cette même année 2004, Georges Sarre me proposait la délégation nationale à l’agriculture et Jean-Pierre Chevènement, au congrès 2008, le secrétariat national à l’agriculture et la responsabilité du Grand Ouest.

 

Pourquoi rappeler cet itinéraire, aujourd’hui ?

 

- Parce que je le crois représentatif de celui de nombreux militants qui ont rejoint le MRC par dépit vis-à-vis d’un PS infidèle à sa raison d’être.

 

- Et, aussi, parce que j’ai envie de me projeter vers l’avant, au moment où le Mouvement Républicain et Citoyen se situe à la croisée des chemins, après sa recherche vaine d’une alliance à gauche aux élections européennes. Nous allons débattre collectivement du chemin à prendre, le 6 mai, secrétaires et délégués nationaux, à la demande de notre président.

 

Jean-Pierre Chevènement a raison de vouloir amender notre texte d’orientation, adopté au congrès de juin 2008 (voir Un contenu et un chemin pour la création d'un grand parti de toute la gauche). Sa première partie, concernant l’analyse de la crise, n’est pas en cause (elle était anticipatrice). Par contre, la stratégie de la refondation de la gauche par la création d’un grand parti de toute la gauche ne sera pas opérationnelle avant longtemps.

 

La stratégie de la refondation de la gauche, en tenant compte de la crise du capitalisme, est à maintenir. La convergence de l’ensemble de la gauche, assortie de l’organisation de primaires pour désigner le candidat, est nécessaire pour aller à la prochaine élection présidentielle avec des chances de succès.

 

Dans ce cadre, nous avons besoin de reformuler notre projet pour le rendre accessible au peuple. Les thèmes de la protection et de la République sont à mettre en avant, en raison de la gravissime crise économique et sociale (impliquant la réorientation de l’Europe) d’une part, et dans la perspective de crise politique nécessitant un recours aux fondamentaux républicains d’autre part.

 

Le MRC doit se transformer en un vrai parti, le parti de la République et du progrès social, afin de prendre part, de manière influente, à l’avenir de la gauche et de la France.

 

Pour cela, il doit lier trois éléments : la crise du capitalisme, les aspirations du peuple français et la personnalité de Jean-Pierre Chevènement.

 

Voir, à ce sujet, les deux articles précédents :

 

Michel Sorin : le MRC doit s'accorder sur une stratégie opérationnelle - 22 avril 2009

Jean-Pierre Chevènement, un homme d'Etat, dans Le Nouvel Economiste - 23 avril 2009

 

Cette question de la mutation du MRC en un vrai parti n’est pas d’abord liée aux moyens financiers. Elle dépend de notre capacité à croire en nous-mêmes, en nos forces militantes.

 

Au CERES, dans les années 1970, nous parlions du mouvement d’en haut et du mouvement d’en bas. Certes, c’était au sein d’un PS. Le principe reste valable. Cela revient à réaliser une petite révolution culturelle, mais c’est ce qui pourrait nous arriver de mieux.

 

L’échec des négociations avec le front de gauche pour les élections européennes incite certains d’entre nous à se tourner vers une stratégie de repli républicain, du type de la stratégie de Vincennes (lancement de la campagne présidentielle de Jean-Pierre Chevènement en septembre 2001). Ce serait une erreur.

 

Car la crise du capitalisme appelle le rassemblement de la gauche, afin de mettre en place de nouveaux instruments de régulation et de stabilité des marchés. Il faut remettre de l’ordre dans le capitalisme, à défaut de lui substituer un autre système dans l’immédiat.

 

Ce n’est pas d’un repli intellectuel dont nous avons besoin, mais d’une plongée dans les milieux populaires pour faire connaître nos idées, qui seraient bien reçues si elles étaient mieux connues.

 

C’est une nécessité pour que Jean-Pierre Chevènement puisse parler au peuple, ce qu’il est tout à fait capable de faire avec succès, mais le système politico-médiatique ne lui permet pas, actuellement, de le faire. Prenons-en les moyens, en nous organisant dans les départements et dans les régions.

 

Jean-Pierre Chevènement, homme d’Etat et du passé,

doit devenir un homme du peuple et de l’avenir,

pour sortir la France et l’Europe de la crise.

 

Cet article est le 26ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 23:51

Pour une gauche, non capitaliste et républicaine

 

La crise met à nu le capitalisme et révèle sa vraie nature (voir le précédent article sur ce blog Le capitalisme pourrait ne pas survivre, miné par la crise financière - 21 avril 2009).

 

Selon l’économiste Michel Beaud, qui a écrit des livres sur l’histoire du capitalisme (certains sont téléchargeables – voir Michel Beaud, économiste), c’est la meilleure et la pire des choses. Il détruit et crée en permanence. L’auteur conclut sur le risque de basculement du monde avec ce système, dangereux pour l’équilibre de la vie sociale. Voici un résumé de sa conclusion.

 

Le capitalisme est devenu la principale force transformatrice des sociétés et du monde. C’est une réalité évolutive. La logique capitaliste engendre une totalité productive, marchande et monétaire, à la fois territorialisée et mondiale, en incessante mutation, de plus en plus autonome par rapport aux sociétés.

 

C’est pourquoi le capitalisme ne peut être réduit, ni à un mode de production, ni à un système économique.

 

C’est un système qui conforte les pouvoirs d’un petit nombre (oligarchie) et « comporte des dynamiques, à la fois créatrices et destructives, qui doivent être bridées non seulement au niveau des nations mais aussi aux niveaux des continents et du monde.

 

Sinon, la destruction massive des ressources et des équilibres terrestres, le totalitarisme d’un marché dominé par quelques grandes firmes mondiales, l’instauration progressive à l’échelle planétaire d’un « apartheid » par l’argent, risquent de provoquer durablement un basculement de plus en plus difficile à contenir ».

 

Bien sûr, comme nous avons pu le vérifier à Londres, début avril (voir G20, Londres : sauver les banques et le libre échange, ne rien changer - 12 avril 2009), même en crise, le système capitaliste est soutenu par tous les grands Etats. Il vit avec les crises et ne peut vivre sans crises.

Et, à chaque fois, il trouve les moyens de rebondir, avec la complicité des chefs d’Etat et de gouvernement (voir les actes du colloque de la Fondation Res Publica, le 17 octobre 2007 : Crises financières à répétition : quelles explications ? quelles réponses ?).

 

Mais cette crise est à la mesure des déséquilibres mondiaux hors du commun que les Etats n’ont rien fait pour résorber, bien au contraire dans le cas des USA de Bush.

« Avec une baisse du PIB de 1,3% en 2009, le monde connaîtrait sa plus forte récession depuis la Deuxième Guerre mondiale » (Les Echos, ce 22 avril).

Le MRC doit en tirer les conséquences

Nous devons en tirer les conséquences politiques. Le capitalisme n’est incontournable que par la volonté des peuples et de leurs représentants élus, qui n’ont pas envie de le remettre en cause. Dans le cas de la France, la gauche a abdiqué depuis la fameuse parenthèse libérale ouverte en 1983 par François Mitterrand. Elle a l’opportunité de se ressaisir, ayant sous ses yeux la faillite du capitalisme financier.


La stratégie du MRC s’en trouve confortée
(voir le texte adopté lors du congrès du Kremlin-Bicêtre, le 22 juin 2008 : Un contenu et un chemin pour la création d'un grand parti de toute la gauche.

 

La refondation de la gauche est, plus que jamais, à l’ordre du jour. Il faut la resituer dans une perspective non capitaliste et la repenser au niveau opérationnel.

 

La Déclaration de Principe reste valable, en la complétant.

 

Cet article est le 25ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 20:02

Face à la crise, le MRC veut clarifier le rôle du politique

 

Le 22 mars, le Conseil national du MRC n’a pas seulement abordé la question des élections européennes. Patrick Quinqueton* a présenté une communication sur le rôle de l’intervention politique dans le contexte de crise que nous subissons.

Patrick est membre du secrétariat national du MRC. Je l’avais invité en Mayenne en avril 2005, dans le cadre de la campagne référendaire, que nous menions au nom du comité 53 pour un non républicain. Il avait présenté, en réunion publique à Changé, le traité constitutionnel européen (voir, sur ce blog, l’article paru le 26 juillet 2006 : Réunion QUINQUETON à Changé - avril 2005 - Comité 53 pour un NON républicain.

 

Plus récemment, on lira avec intérêt les grands axes du projet du MRC, que Patrick avait préparés (voir Face à la crise, le MRC prépare les éléments d'un projet politique - 17 novembre 2008).

 

Voici le texte de Patrick Quinqueton (secrétaire national du MRC à l'Université d’été, au Projet et aux prises de position du parti), mis en ligne sur le site du MRC le 23 mars.

La crise économique, ses conséquences sociales et l'intervention politique  

La crise financière, économique et sociale grave que nous traversons doit être l’occasion de mettre de la politique dans un débat qui, parce que beaucoup ne le comprennent pas, reste un débat de connaisseurs.


1 – Une réalité économique

La crise financière demeure. Certains établissements financiers, notamment aux Etats-Unis, sont encore en difficultés. Les banques ont augmenté les garanties qu’elles demandaient et le crédit est donc plus rare.

C’est de récession qu’il faut parler et non pas d’une croissance en baisse ou d’une croissance négative. Il est curieux que le mot ne soit que rarement employé. En 6 mois, la production a baissé de l’ordre de 2,5 % en France. Cela entraîne (en positif) une baisse de l’inflation, qui était déjà faible et approche le niveau zéro.

La production automobile, traditionnellement élément important de la croissance dans les pays industrialisés qui ont une telle industrie, est toujours en baisse, malgré la « prime à la casse », qui n’a fait qu’amortir la récession dans ce secteur.

La crise immobilière (dont le lien, via le crédit hypothécaire, avec le déclenchement de la crise est évident) est importante : baisse des ventes, baisse des prix (ce qui n’a pas que des inconvénients, dans la mesure où ils avaient monté de façon spéculative). Pourtant, la difficulté de trouver un logement est plus que jamais une réalité. Les pays qui avaient développé sans retenue l’accession à la propriété (Etats-Unis, Espagne) sont à cet égard en grande difficulté.

Le nombre d’emplois supprimés est important. Il est de l’ordre de 300 000 emplois en France, et de près de 3 millions aux Etats-Unis.

Les pays traditionnellement exportateurs de biens d’équipement (Allemagne, Japon) voient leurs commandes s’effondrer. Les exportations allemandes connaissent une baisse supérieure à 30 %.

 

2 – Des conséquences sociales

Le chômage est en hausse. La poursuite de la tendance actuelle conduit à un chômage de 8,8 % en juin, soit une augmentation de plus de 20% du nombre des chômeurs depuis le début de l’an dernier. Le chômage partiel (heures ou jours non travaillés sans qu’il y ait rupture du contrat de travail), qui se comptait en centaines de milliers d’heures l’an dernier, est désormais supérieur à 10 millions d’heures par mois.

Le pouvoir d’achat diminue, malgré une inflation proche de zéro, du fait de l’augmentation du chômage et de la sous-activité, ainsi que de la tendance à l’épargne de précaution. Mais, comme le montre le débat actuel, les inégalités sont fortes.

Les sinistres industriels ne sont pas toujours directement liés à la récession, ils conservent une dimension de délocalisation d’activités. Si Heuliez (autocars et équipements automobile) a des difficultés directement liées à la crise, la décision de délocalisation est davantage présente pour Continental à Clairoix.

Les grandes journées d’action manifestent une unité syndicale nouvelle incluant l’UNSA et SUD en plus du cercle des cinq grandes organisations. Mais le contenu de cette unité est pour l’instant assez flou.

 

3 – L’intervention politique

Le discours dominant est celui de la parenthèse : une fois la parenthèse de la crise passée, tout redeviendrait comme avant. Or, c’est bien entendu une profonde transformation qu’il nous faut exiger, à la hauteur de la gravité de la crise.

Le retour de l’Etat est une donnée qu’il nous faut théoriser. En effet, l’intervention de l’Etat dans l’économie n’est pas indispensable seulement en temps de crise, c’est au contraire la crise qui met en évidence une insuffisante intervention de l’Etat, au nom de l’intérêt général, dans la régulation des activités économiques. L’Etat ne doit pas s’excuser d’intervenir dans le capital des banques, il doit en exiger la contrepartie : son mot à dire dans les conseils d’administration.

L’Union européenne est inexistante face à la crise. Pourtant, elle ne change rien à sa doctrine de fond : la concurrence plutôt que la politique industrielle, le libre échange plutôt que la protection, la marché plutôt que le service d’intérêt général. Elle met juste un (petit) bémol à certaines positions qui apparaîtraient décalées (par exemple sur les aides d’Etat), mais son mandat ultra libéral n’a pas été changé.

Il existe des débats intéressants, mais mal posés et qui exigent donc une clarification politique de la part de la gauche. C’est la question de la maîtrise du système économique, au nom de l’intérêt général, qui est au centre de la crise que nous traversons. Or, une telle maîtrise est contestée dans sa légitimité depuis que la victoire de l’ultralibéralisme dans les pays anglo-saxons au début des années 80, puis dans le monde entier par la suite.

Il nous faut nous emparer des débats réels qui existent aujourd’hui pour transformer les débats conjoncturels en débats de fond :
- le débat sur la régulation financière : ce n’est pas seulement quelques règles de transparence qu’il faut imposer aux marchés, c’est une vraie régulation nationale et internationale de la place de la finance qui est nécessaire ;
- le débat sur la protection et les limites du libre échange : ce n’est pas seulement quelques correctifs qu’il faut apporter en s’excusant, c’est la protection contre la mise en concurrence des systèmes sociaux qui est légitime ;
- le débat sur les revenus des patrons et les « boni » des financiers : ce n’est pas seulement une question morale dont il faut se scandaliser quand la crise atteint les petites gens, c’est une nouvelle inversion de la part respective des revenus du travail et de ceux du capital qui est nécessaire ;
- le débat sur la relance montre que les Etats-Unis et l’Europe montre que nous n’en avons pas fini avec les déficits américains qui vont s’accroître : les parts respectives du soutien aux banques, aux entreprise et aux ménages doivent bouger en Europe, malgré les réticences allemandes et communautaires ;
- le débat sur les paradis fiscaux est ambigu, dans la mesure où il peut se substituer à la nécessité d’une régulation financière : or, il faut à la fois remettre en cause les paradis fiscaux et réglementer l’activité financière.

Sur toutes ces questions, la gauche est tout, sauf claire. C’est pour nous l’occasion d’une intervention publique claire, au nom de l’intérêt général. La période nécessite plus que jamais de l’audace pour combattre les idées qui permettent au capitalisme financier mondialisé de s’imposer sur le ton de l’évidence.

 

* Voir Introduction de Patrick Quinqueton et Patrick Quinqueton | Profession Politique.

 

Cet article est le 24ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 18:53

La ligne politique du MRC proposée à la gauche

 

Disposant de peu de moyens financiers, le Mouvement Républicain et Citoyen, présidé par Jean-Pierre Chevènement, ne manque pas d’idées pour faire face à la crise. Il souhaite en faire part aux citoyens, par le biais d’un tract.

 

Téléchargez et distribuez le tract : "Face à la crise, les propositions du MRC"

 

Face à la crise mondiale, profonde et durable

 

… que l’Union européenne n’a su ni voulu éviter, en contraignant les Etats membres à des politiques exclusivement orientées vers la rentabilité financière,

 

… qui discrédite définitivement les théories libérales prônant le laisser-faire et montre combien elles nuisent à l’économie réelle et à l’emploi,

 

… qui conforte les gouvernements nationaux comme acteurs légitimes et capables d’une relance coordonnée,

 

… qui touche de plein fouet ceux qui ne peuvent vivre que de leur travail (salariés ou entrepreneurs) et qui ont déjà dû affronter la précarisation, la spéculation immobilière et le renchérissement des produits de première nécessité,

 

… qui risque, comme en 1929, de jeter par réaction les peuples dans les bras des extrémismes haineux,

 

… qui éclaire sur la grande fragilité structurelle des Etats-Unis,

 

Je veux …

 

… Un réel sursaut républicain à la mesure des torts causés aux couches moyennes et populaires,

 

... La remise en cause du système du libre-échange intégral, qui tire les salaires vers le bas et participe à la dégradation de l’environnement,

 

… Une puissance publique qui investisse à nouveau, à long terme et sur tout le territoire national, dans l’industrie, les services publics, l’éducation et la recherche,

 

… Un encadrement réel de la finance internationale, dont le pouvoir démesuré met en danger la liberté des peuples à décider de leur destin,

 

… Une modification profonde de la construction européenne dans un sens moins libéral et plus respectueux des souverainetés nationales,

 

… Un monde multipolaire, sans hégémonie américaine, avec une Europe indépendante, jouant un rôle effectif dans la résolution des conflits.

 

Face à la crise, les propositions du MRC …

 

Le MRC ne propose pas de « plans de sauvetage » ni de ces autres actions ponctuelles menées par les Etats et censées permettre à l’économie de marché libérale de vite rétablir ses équilibres, pour mieux reprendre le cours ordinaire des échanges dérégulés.

 

Le retour durable de la croissance nécessite un retour effectif de la puissance publique.

 

… sur le plan mondial

 

Obtenir non des corrections techniques marginales de la finance internationale mais :

 

- une véritable régulation de la circulation des capitaux et la disparition des paradis fiscaux,

- un encadrement stabilisateur des parités monétaires,

- un plan de relance coordonné corrigeant les déséquilibres économiques principaux et prévenant toute fuite en avant dans de nouvelles bulles spéculatives

 

Réformer les institutions internationales (FMI, Banque Mondiale, OMC, etc.) pour que, conformément à la déclaration de Philadelphie signée en 1948, elles concourent à nouveau « à l’établissement d’un commerce mondial respectant les principes fondamentaux de loyauté et de justice », notamment à l’égard des pays en voie de développement.

 

… en Europe

 

Mettre en place un nouveau protectionnisme, c’est-à-dire retrouver la fonction protectrice de l’Union douanière, qui reste à l’origine de l’Union européenne, ouvrir des droits anti-dumping, instaurer des clauses sociales et environnementales dans les traités commerciaux ;

 

Mettre fin à l’indépendance de la Banque Centrale et développer un gouvernement économique de la zone euro ;

 

Réglementer les rachats d’entreprises par les grands acteurs économiques et financiers de sorte que la pérennité de leur développement soit garantie ;

 

Substituer à la politique actuelle de concurrence fiscale une politique de fiscalité concertée entre les Etats, notamment pour ce qui relève de la taxation des bénéfices des sociétés ;

 

Utiliser à nouveau les aides publiques sous conditions aux entreprises, particulièrement là où l’emploi est menacé ;

 

… en France

 

Constituer une tutelle effective sur les banques aidées par l’Etat (nomination des administrateurs, contrôle de la politique de crédit et des investissements) ;

 

Oeuvrer pour la réappropriation publique des secteurs stratégiques (énergie, transport, défense, recherche, etc.) ;

 

Avancer vers un nouvel équilibre dans la répartition des revenus, en rémunérant mieux le travail que le capital ;

 

Revitaliser les services publics, facteurs indispensables du développement économique local et de la redistribution des richesses ;

 

Conforter le modèle de retraite solidaire (modèle par répartition) ;


Piloter les politiques publiques
en fonction d’objectifs ambitieux, et non seulement en fonction du seul objectif de réduction des dépenses.

 

Cet article est le 23ème sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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