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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 19:43

 

Débattre des choix fondamentaux du MRC

 Lors du dernier Conseil national du MRC, Nadine Kanhonou avait exprimé, au nom des militants des Pyrénées Atlantiques, un point de vue critique sur le bilan des élections nationales du printemps dernier. En réponse à l’appel aux républicains que j’ai diffusé sur ce blog le 15 juillet dernier, elle m’avait ensuite fait savoir son intention de réfléchir avec les militants du MRC 64 à une initiative possible, Voici le texte adopté par sa fédération, qu’elle m’a transmis ce jour.

 APPEL DU M.R.C DES PYRENEES ATLANTIQUES POUR UN CONGRES EXTRAORDINAIRE

 « Notre dernier conseil national s’est tenu le 24 juin 2007 à Paris. Il avait pour objet de faire le bilan de la campagne présidentielle et des législatives.

 Quasiment toutes les interventions ont évoqué nos liens avec le parti socialiste, ne serait-ce qu’en raison de l’accord qui nous a liés pour ces campagnes. Notre fédération des Pyrénées Atlantiques avait alors exprimé une grande réserve quant à la forme et quant au fond même de cet accord.

 Plus que jamais, ces réserves nous semblent justifiées :

 Certains militants estiment que cette campagne a été une occasion pour le MRC de retrouver une certaine visibilité médiatique : n’avons-nous pas plutôt été absents, masqués par le parti socialiste ? Qu’en avons-nous retiré ?  En quoi la Gauche en a-t-elle bénéficié ?

 Quelle est la place des militants dans l’action partisane ? Comment expliquer la fuite de nombreux adhérents et sympathisants depuis les présidentielles de 2002 ? Quel est le projet du MRC ?

 Autant de questions qui devraient susciter un débat approfondi entre nous. Or le conseil national est apparu bien peu ambitieux de ce point de vue ; la contribution de JP Chevènement appelle certes à rester mobilisé : mais dans quel but ?

 Nous souhaitons pour notre part ouvrir des perspectives plus dynamiques, ce que permettrait la tenue d’un congrès extraordinaire :

 - Il paraît en premier lieu normal de tenir un congrès après une année électorale aussi chargée, dans un contexte de crise profonde de la gauche ; c’est un moment important du débat militant qu’on ne doit pas négliger ; la démobilisation d’une partie des camarades est liée à un manque d’implication dans la vie du mouvement. Il en va également de notre participation à la rénovation de la gauche : pouvons - nous dans ce contexte faire l’économie d’une autocritique sévère, exigeante, mais aussi constructive en ce qu’elle nous porte au renouvellement, à la reconquête des territoires perdus par la gauche ?

 - Qu’irons-nous faire aux assises de la gauche si nous ne sommes pas forts, du moins idéologiquement ? Or nous sommes, comme le reste de la gauche, coupés de certaines réalités, voire de certaines luttes que les mouvements dits « alter-mondialistes » animent depuis quelques années : n’occupent-ils pas le terrain déserté par la gauche de « gouvernement » ?

 - Il nous semble que le MRC indépendant doit arriver aux assises de la gauche avec une assurance nouvelle, basée sur ses propres valeurs, et doit prétendre à mieux qu’une position d’aiguillon intellectuel vis à vis du PS. Le MRC doit prendre toute sa place et remobiliser les forces de gauche qui ont dit NON au dernier référendum s’opposant au libéralisme économique.

 - Une de nos actions fortes doit être de réhabiliter la politique, dans un temps où règnent la tactique, les manœuvres d’appareil, les ambitions personnelles qui contribuent à l’affaiblissement de la gauche ; nous devons revendiquer notre identité de gauche démocratique, républicaine, sociale, dans l’espoir de retrouver une légitimité populaire.

 - Le moment est propice à l’émergence d’un parti de gauche tel que le MRC. Le MRC doit proposer des perspectives sans attendre ni les décisions du Parti socialiste, ni la fin du mandat de Nicolas Sarkozy, car les mesures prises actuellement sont inquiétantes : la réforme du Sénat n’est pas un débat de constitutionnaliste, inaccessible aux citoyens ; c’est à nous d’en expliquer les enjeux, de même que les enjeux des élections municipales.

 - La tenue d’un congrès serait vécue comme une dernière chance de re - mobiliser les militants, et au-delà le peuple de gauche ; la forte participation au premier tour des élections présidentielles traduit davantage un réflexe de survie ( contre le vote UMP), qu’un réflexe citoyen durable. La gauche, par ses divisions d’un côté, et son manque d’enthousiasme de l’autre, n’a pas convaincu.

 - Le calendrier ne doit pas nous paralyser mais nous inciter à prendre l’initiative : aller aux municipales n’est pas une fin en soi ; le mandat présidentiel est court, nous risquons encore de prendre du retard dans notre rénovation, et d’être inefficaces, inaudibles dans nos réactions aux politiques gouvernementales.

 Notre proposition de congrès extraordinaire est un appel au débat, qui pour certains d’entre nous est vécu comme une dernière chance de prendre la place qui devrait être celle du MRC, de relever la gauche. Pour voir aboutir notre proposition, nous devons réunir 1/3 des adhérents ».

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13 octobre 2006 5 13 /10 /octobre /2006 18:05

 

La candidature CHEVENEMENT de plus en plus probable

   

 

Le Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen a été marqué par une intervention tonique de son président d’honneur, qui est apparu « dans une grande forme intellectuelle et physique », selon les mots de Georges Sarre, épaté, et même ému, au constat du tour de force réalisé par Jean-Pierre Chevènement dans sa démarche d’approche de candidature.

A croire qu’il a beaucoup appris de son expérience 2002.

 

 Ce que je retiens de son discours et de sa réponse à ma question précise à ce sujet, c’est qu’il s’est engagé dans la phase finale précédant sa décision d’être candidat à l’élection présidentielle.

Il lui reste à vérifier qu’il peut réunir les 500 parrainages d’élus, d’une part, et qu’il aura l’espace politique suffisant pour rassembler bien au-delà du MRC, d’autre part.

   Sur ce point, il semble persuadé que le projet du PS ne répond pas correctement à ce qu’attendent les Français.

Il a indiqué les principaux points qui font problème.

  

Le premier, c’est l’Europe : le projet du PS n’est pas clair et peut même se révéler dangereux. Redressement ou enfoncement ? Processus constituant ou traité institutionnel ? Ce qui est en cause dans l’Europe, c’est ce qui constitue la 3ème partie du traité constitutionnel. Le redressement économique et social n’est pas possible sans changer profondément les statuts et les orientations données à la Banque Centrale Européenne, sans coopérations renforcées en dehors des traités, sans le choix d’une Europe à géométrie variable, à trois cercles (les pays de la zone euro, les 25 et les voisins proches), sans réformer les règles de l’OMC et protéger l’économie européenne.

Le second point porte sur les institutions françaises : le projet du PS n’est pas clair et comporte même des incohérences graves. Il ne tire pas les conséquences du quinquennat. Comment revaloriser le Parlement sans faire le choix d’un système présidentiel, sachant qu’il n’est pas envisageable de remettre en cause l’élection présidentielle au suffrage universel ? Il y a des solutions pour séparer clairement les pouvoirs exécutif et législatif, les amener à coopérer et, en cas de conflit entre eux, rendre le peuple juge en organisant de nouvelles élections présidentielle et législatives.

Les autres points de divergence concernent les choix industriels (le projet du PS n’est pas clair, face à la nécessité de maîtriser les centres de décision, d’orienter l’épargne salariale, afin de constituer des noyaux durs pour lutter contre les OPA) et les choix énergétiques (le PS est tenté de renoncer à l’EPR et au renouvellement des centrales nucléaires arrivant en fin de vie à partir de 2020, alors que l’énergie nucléaire est tout à fait appropriée à lutter conre l’effet de serre).

En outre, ce qui est écrit sur les Etats Unis d’Amérique est jugé parfaitement insuffisant. On ne peut pas se limiter à refuser l’anti-américanisme de principe et l’atlantisme à la britannique…

   

 

Face à ces lacunes du PS, d’un côté, et à la gestion erratique et dangereuse de Sarkozy de l’autre, Jean-Pierre Chevènement considère qu’il faut élever le débat.

Il a conseillé aux dirigeants du MRC de ne pas se précipiter pour traiter des élections législatives, ajoutant que celles-ci seront abordées différemment « selon que l’élu à l’Elysée sera Sarko, Ségolène ou moi ! ».

Et il a conclu son intervention par sa nouvelle devise « Même mort, je reviens ! », complétée par cette pensée « Mourir n’est pas grave. Ce qui est très important, c’est d’être en conformité avec son idéal ».

 

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29 juillet 2006 6 29 /07 /juillet /2006 10:57

 

Le PS continue de faire comme si le MRC n’existait pas en Mayenne

 L’après-midi, pendant les débats en séance du Conseil National, les responsables de chaque fédération, réunis par circonscription électorale européenne, se succédaient dans une autre salle pour évoquer avec les responsables nationaux aux élections les situations départementales, dans la perspective des élections législatives 2007.

 La 1ère circonscription de la Mayenne ne fait pas partie des circonscriptions proposées par le PS dans le cadre d’un possible accord avec le MRC. En conséquence, elle a été placée en catégorie 3(voir l'intervention de Jean-Marie Alexandre, ci-après) .

Michel Sorin a demandé à la direction nationale sa re-qualification en catégorie 2, considérant d’une part, que le candidat PS ne serait pas le mieux placé pour rassembler l’électorat de gauche (en 2005, il a accusé les partisans du NON de faire le jeu de Le Pen, ce qui a laissé des traces chez les militants du NON de gauche), et d’autre part, que ce même candidat aurait intérêt à éviter d’être battu une seconde fois aux législatives par un candidat qui sera le sortant aux élections municipales de Laval.

 

 

L’intérêt du PS est de se concentrer sur la conquête de la mairie de Laval, objectif plus accessible que la victoire aux législatives.

Intervention de Jean-Marie ALEXANDRE sur les élections législatives

 Jean-Marie Alexandre a présenté, en début de séance du Conseil National, le cadre des discussions avec le PS concernant les prochaines élections législatives. Le PS souhaite un double accord (politique et électoral) avec le MRC, si possible avant le 1er juillet, en associant élections législatives et élection présidentielle. Un accord aux législatives interdit la présentation d’un candidat MRC à la présidentielle. Le PS a le même objectif avec le PRG.

 Le secrétariat national aux élections a défini quatre catégories de situations pour les circonscriptions législatives : 

 

 

 Celles qui sont gagnables, où le candidat MRC serait soutenu par le PS et le PRG dès le 1er tour,

 Celles qui ne sont pas facilement gagnables, où  le candidat MRC serait dans la même situation,

 Celles qui ne sont pas facilement gagnables, où les différentes composantes de la gauche seraient présentes au 1er tour (pour bénéficier des financements publics, il faut au moins 50 candidats obtenant plus de 1% des voix),

 Celles où le candidat PS, ministrable en cas de victoire de la gauche, pourrait avoir un suppléant MRC ayant des chances d’être député en cours de mandat.

 

 

 

 

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28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 22:50

 

Intervention des dirigeants nationaux (extraits) 

 Georges SARRE

 

 

 

 Intervention, en début de séance, de Georges Sarre, maire du 11ème arrondissement, président du groupe des élus MRC de Paris, premier secrétaire du MRC :

 « Atteinte au cœur de ce qui fonde son modèle social et politique, la France est en danger. (…) Face à cette grave crise nationale, il ne faut pas sombrer dans le déclinisme. Il faut d’abord changer de majorité, de gouvernement et, surtout, de politique ! (…).

 De sa critique des dirigeants du pays, retenons ce qu’il voit derrière le concept de rupture (Sarkozy) : « Sa rupture, c’est la rupture des dernières digues qui freinent le flot dévastateur de la mondialisation néo-libérale sur le modèle social français. Sa rupture, c’est la rupture des derniers liens civiques et sociaux qui font la France, sa force et sa spécificité. Sa rupture, c’est le dernier coup de poignard porté au pacte national et social. Sa rupture, c’est la rupture de la France avec elle-même » (…).

 A propos des prochaines échéances électorales : « 2007 peut être l’heure du changement politique. En 2007, les élections législatives auront autant d’importance que l’élection présidentielle. Le quinquennat qui s’ouvrira sera scandé par le suffrage universel. Municipales et cantonales en 2008, européennes en 2009, régionales en 2010 : un rendez-vous par an ! (…).

 Le MRC peut jouer un rôle clé. Nous pouvons peser de toute la force de nos idées et de nos militants dans une dynamique majoritaire à gauche. Le MRC est porteur d’un message cohérent et pertinent.

 Si nous recherchons un accord avec le PS, c’est pour peser sur l’avenir. Si nous voulons retrouver une représentation parlementaire, c’est dans le cadre d’un accord politique sérieux, conforme aux attentes populaires exprimées le 29 mai 2005, et pour faire vivre, dans la durée, notre collectif et nos idées.

 Réorientation profonde de la construction européenne, modification des statuts de la BCE, renégociation du pacte de stabilité budgétaire, clauses sociales et environnementales à l’OMC et tarif extérieur commun pour une préférence commerciale communautaire, démocratisation des prises de décision en Europe et donc respect de la souveraineté des Nations, politique industrielle volontariste en France, défense et reconquête des services publics, politique de sécurité responsable, ferme et juste, voilà autant d’orientations essentielles pour nous (…).

 La démarche exploratoire engagée avec le PS doit permettre au MRC de peser réellement sur l’orientation politique nécessaire au redressement de la France ».

Jean-Marie ALEXANDRE

 Jean-Marie Alexandre a ensuite présenté le cadre des discussions avec le PS concernant les prochaines élections législatives.  Le PS souhaite un double accord (politique et électoral) avec le MRC, si possible avant le 1er juillet, en associant élections législatives et élection présidentielle.

 Un accord aux législatives interdit la présentation d’un candidat MRC à la présidentielle. Le PS a le même objectif avec le PRG.   Le secrétariat national aux élections a défini quatre catégories de situations pour les circonscriptions législatives :  celles qui sont gagnables, où le candidat MRC serait soutenu par le PS et le PRG dès le 1er tour,  celles qui ne sont pas facilement gagnables, où  le candidat MRC serait dans la même situation, celles qui ne sont pas facilement gagnables, où les différentes composantes de la gauche seraient présentes au 1er tour (pour bénéficier des financements publics, il faut au moins 50 candidats obtenant plus de 1% des voix), celles où le candidat PS, ministrable en cas de victoire de la gauche, pourrait avoir un suppléant MRC ayant des chances d’être député en cours de mandat.

Jean-Pierre CHEVENEMENT

 

 

  Dans le débat qui a suivi, Jean-Pierre Chevènement a tenu à replacer les contacts exploratoires avec le PS dans le cadre et le sens de ce qui a été fait par le Mouvement depuis 1992.

 

 

  « C’est le PS qui est demandeur. Il convient de discuter en sachant que la décision définitive sera prise à la fin de l’année, lors d’une convention nationale du MRC. Le contexte est brumeux. La France est dans le brouillard. Ségolène Royal a déclassé ses concurrents du PS (mais s’en est fait des ennemis). Ses idées (sécurité, Europe) sont étudiées. Par elle-même et parce qu’elle est une femme, elle donne l’impression de changement.

 Le projet du PS n’est pas clair. Sur l’Europe, il est fédéraliste (pour un nouveau traité constitutionnel, strictement institutionnel). Il fait l’éloge du multiculturalisme, ce qui n’est pas loin du communautarisme. La partie économique est très faible (pas de marge de croissance alors que c’est par là que doit passer la volonté politique). Laurent Fabius se distingue par son ancrage républicain mais, sur l’Europe, il reste dans la ligne fédéraliste. Il a peu de chances d’être désigné par le PS.

 L’actuelle majorité est dans une confusion extrême. Le système médiatique est entre les mains des marchands de canon et de béton. Le système politique est très corrompu (Clearstream). La voie semble libre pour Sarkozy (libéral, communautariste et ultra-atlantiste) qui est agité, mais il est habile, négociateur souple et a beaucoup d’abattage.

 A gauche, impossible de savoir qui sera le candidat du PS et ce qu’il (ou elle) dira. La gauche du NON est disparate. Nous avons le projet le plus cohérent. Sur tous les sujets, nos idées progressent mais sont dévoyées».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 juillet 2006 5 28 /07 /juillet /2006 17:43

L’essentiel de cette réunion

Principales décisions :

  Mise en place d’une commission de révision des statuts, en vue du congrès (1er et 2 avril). 

 

 

  Adoption d’une motion d’orientation stratégique très courte (ci-après) qui résulte d’un accord impulsé par JP Chevènement, rassemblant les deux premiers secrétaires successifs du MRC, depuis sa création en janvier 2003, Jean-Luc Laurent et Georges Sarre, ainsi que leurs proches. 

Ce texte stratégique sera soumis au vote des militants, accompagné du texte rédigé par Jean-Yves Autexier, intitulé « Vers un projet républicain exigeant » (les deux premières parties sont connues, pas la 3ème qui va être écrite prochainement).

Des amendements pourront être votés sur ces deux textes (motion d’orientation et projet). Des contributions nationales seront également adressées aux militants avec l’ensemble des textes, dans un numéro spécial « Citoyens militants ». 

 Cette motion d’orientation donne des indications sur la façon dont le MRC aborde les discussions avec les autres partis de gauche.

 Oui à une plate-forme commune, mais sur la base d’un accord politique qui « réponde aux attentes des électeurs le 29 mai et aux défis auxquels le pays doit faire face dans un monde livré à la dictature du capital financier ».

 

 

 Cela suppose « une profonde réorientation de la construction européenne », la rupture avec « une mondialisation financière qui fait fi des intérêts du monde du travail ». 

 Le MRC doit se préparer à soutenir un candidat, issu ou non de ses rangs, selon le résultat des discussions avec les partenaires de la gauche.

« Une convention nationale, réunie avant décembre 2006, déterminera la position du Mouvement ».

 Sans attendre, une première liste de candidats aux élections législatives 2007, proposés par les instances départementales, sera soumise à l’investiture des instances nationales.

 

 

 

Intervention de JP Chevènement (extraits) :

 Il insiste sur l’importance de ce congrès, pour lequel il faut se rassembler afin de créer les conditions de peser sur ce qui va se passer d’ici l’élection présidentielle.

La situation est très difficile. Il ne suffit pas d’avoir raison. Notre problème, c’est que notre identité n’est pas bien perçue.

 

 

 

La République a deux composantes, l’une utopique (Jaurès), l’autre ascétique (l’intérêt général, le patriotisme).        

L’exigence républicaine, c’est la justice sociale et le patriotisme. Dans le passé, peu d’hommes d’Etat ont été à la hauteur de cette exigence.

De Gaulle et Mendès-France ont eu un regard lucide (décolonisation, Europe).

Le programme du Conseil National de la Résistance en 1945 était le plus à gauche que la France ait connu.

En France, un parti politique qui ne pèse pas sur l’élection présidentielle n’existe pas.

 Au sein du PS, quel sera le résultat de Laurent Fabius dans le vote des militants ? S'il n'est pas candidat, le vote NON socialiste du 29 mai risque de se retrouver orphelin. Dans ce cas, il faudra réfléchir, voir le rapport de forces fin 2006. Le MRC sera-t-il capable de peser ?…

 

 

  Il nous faut tirer du MRC le meilleur. Nous n’avons pas de désaccords sur le fond entre nous. La question de l’équipe de direction est importante. Elle devra travailler « collectif », sinon rien n’est possible. Georges Sarre et Jean-Luc Laurent doivent être tous les deux aux responsabilités principales. Pour ma part, je m’impliquerai davantage.

En 2002, la liste de mes désaccords avec Jospin était longue ! Il m’a fait porter le chapeau. C’était plus facile que de remettre en cause la direction du PS.

Il n’y a aucune raison que nous disparaissions. Nous méritons d’exister, cent fois plus que d'autres ! Comme l’écrivait Victor Hugo, « vivre, c’est lutter ». 

 Les trois mots clés sont : unité, responsabilité, rassemblement.

MOTION D’ORIENTATION

 Le MRC doit se mettre en ordre de bataille. Il doit d’abord porter son message et rien que son message pour se faire entendre de la gauche et du pays.

 L’élaboration d’une plate-forme commune avec d’autres partis de gauche n’a de sens que si c'est sur la base d’un accord politique ; des primaires peuvent être organisées afin que les sympathisants de gauche eux-mêmes départagent les candidats. Ces primaires favoriseront, si elles sont organisées, une mobilisation politique et feront bouger les lignes.

 Des groupes de travail peuvent être constitués entre partis de gauche. Des assises régionales ou départementales de la gauche peuvent être réunies, de préférence avant le mois de juillet 2006. Ces débats permettront de cerner les enjeux de la présidentielle et des élections législatives de 2007.

 Il ne s’agit pas seulement de gagner les élections mais de faire que les solutions que la gauche propose répondent aux attentes que les électeurs ont manifestées le 29 mai 2005 et aux défis auxquels le pays doit faire face dans un monde livré à la dictature du capital financier.

 

 

Une profonde réorientation de la construction européenne s’impose par la renégociation des traités (statut de la Banque Centrale européenne notamment). En tous domaines, un gouvernement de gauche devra agir pour rompre avec le cours d’une mondialisation financière qui fait fi des intérêts du monde du travail.

 

 

 

Tout devra être fait pour remettre en marche le modèle républicain sur la base des fondamentaux que la gauche doit se réapproprier : nation républicaine conçue comme articulation du particulier et de l’universel, souveraineté populaire et nationale, itoyenneté comme ensemble indissociable de droits et de devoirs. Ecole ayant pour mission la transmission du Savoir et la formation de l’esprit critique, inséparable de celle du citoyen ; laïcité de l’Etat, refus des communautarismes, volontarisme républicain pour donner aux jeunes nés de l’immigration toutes leurs chances, droit à la sûreté garanti à tous, Etat modernisé garant du long terme, services publics performants équilibrant le marché, décentralisation républicaine et solidaire, respectueuse de l’unicité de la loi.

Politique industrielle s’appuyant sur la priorité donnée à la formation et à la recherche. Politique énergétique soucieuse de l’indépendance et de l’environnement (limitation de l’émission de gaz à effet de serre). République sociale fondée sur le travail et le mérite, solidarité active vis-à-vis des plus démunis. Défense et modernisation de la Sécurité sociale, fût-ce au prix de prélèvements accrus.

En politique étrangère la France doit rester une grande puissance politique capable d’œuvrer à la construction d’un monde multipolaire, d’une Europe indépendante et d’une réelle priorité accordée aux pays du Sud (Afrique notamment). Pour cela, elle maintiendra l’indépendance de sa défense et de sa diplomatie.

D’ici la fin de l’année 2006 de nombreux aléas peuvent se produire. Le MRC doit donc se préparer à l’hypothèse où il devra soutenir un candidat, de préférence issu de ses rangs. Une Convention Nationale, réunie avant décembre 2006, déterminera la position du Mouvement. Sans attendre des candidats aux élections législatives seront proposés par les instances départementales à l’investiture du prochain Conseil National.    

 

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27 juillet 2006 4 27 /07 /juillet /2006 22:29

Les points essentiels de la réunion du Conseil national 

Principales décisions :

 Une résolution du Conseil national a été adoptée (voir ci-après).

 

Création d’une université permanente du MRC (responsable : Patrick Quinqueton).

Fixation des prélèvements nationaux 2006 sur les cotisations et dons (dans le cadre des dispositions fiscales en vigueur) : 33 € sur chaque cotisation (au lieu de 40 € ces deux dernières années), 25 € pour  les jeunes (< 25 ans) ; retenue de 10% des dons.

Congrès avancé de novembre à avril (31 mars, 1er et 2 avril 2006 à Paris) afin de mettre le MRC en ordre de marche, peser sur le projet présidentiel (avril-mai 2007), désigner nos candidats aux élections législatives (juin 2007) et les chefs de file aux élections municipales (mars 2008), tout cela dès le premier semestre 2006. 

 

Intervention de Jean-Pierre Chevènement :

 La France vit une vraie crise sous des formes multiples.

 

C’est une crise sociale dure et longue, avec chômage de masse, désindustrialisation (les entreprises s’éteignent les unes après les autres).

Elle est due à des choix « européistes » des gouvernements de droite et de gauche, acceptant la mise en œuvre du « consensus de Washington » sous l’autorité de la Commission européenne, de l’OCDE et de l’OMC : monnaie forte, mondialisation libérale déséquilibrée (sans défense), perte de confiance dans la France.

C’est d’abord une crise nationale : les élites ne croient plus en l’avenir, alors qu’en dehors de l’Europe continentale, il y a un regain de l’affirmation des nations (Grande-Bretagne, Inde, Chine…).

 En Europe, les horreurs sans nom des deux guerres mondiales ont débouché sur l’idée européenne avec la volonté de marginaliser les nations, sous l’influence de Jean Monnet, dans la perspective d’Europe fédérale. Même Jacques Delors ne croit plus à celle-ci, car elle n’est pas compatible, à court et moyen termes, avec la démocratie (compte tenu du nombre et de la diversité des peuples européens).

 On confond volontiers nation et nationalisme, lequel est effectivement malsain (le pangermanisme, à l’origine de la première guerre mondiale, puis de la seconde, en est une forme extrême).

 Pour nous, la nation est vue dans une optique universaliste, avec des possibilités de coopération entre nations et, même, de gestion de compétences déléguées démocratiquement par les nations (ce que nous proposons pour réorienter l’Europe).

 Candidature de Jean-Pierre Chevènement à l’élection présidentielle ? Il répond :

 

 

 

Aujourd’hui, les conditions n’existent pas pour cette candidature. Mais, fin 2006, si le candidat PS ne proposait pas un véritable changement, le désarroi des électeurs laisserait un espace pour une candidature républicaine, de gauche. Il faut penser le progrès en France pour 30-40 ans, afin de redonner confiance au pays.

Le congrès du MRC devra contribuer à créer un rapport de forces : fermeté sur le fond, ouverture pour permettre le rassemblement. Sans ce rapport de forces, le MRC ne pourra présenter un candidat.

Résolution du Conseil National – 18 décembre 2005

Les Conseillers Nationaux du Mouvement Républicain et Citoyen, réunis en Conseil National ce jour, ont adopté la résolution suivante.

  Une mondialisation libérale et déséquilibrée conduit à la déconstruction républicaine de la France. Notre société subit :  Une désindustrialisation accélérée, un chômage de masse, la précarité, le développement de la pauvreté, l’accroissement des inégalités sociales ; Le discrédit des pouvoirs publics et des partis dits « de gouvernement », engoncés dans une impuissance consentie vis-à-vis du capitalisme financier mondialisé et de l’Empire américain, qui étendent leur domination sur le monde via le dollar, l’O.M.C. le F.M.I., et le conditionnement idéologique. De cette domination, l’Europe intégrée, libérale et atlantiste, est le relais ; La perte du sentiment d’appartenance à la même Nation citoyenne, la France étant la cible permanente de campagnes de repentance à répétition, souvent outrancières, et privant notre peuple de la raisonnable confiance en soi dont elle a besoin pour construire son avenir ; la hiérarchie de l’Education Nationale renonce trop souvent à transmettre des principes civiques et moraux.

 La dégradation de la  situation économique et sociale pèse sur la vie quotidienne des citoyens, et détruit la cohésion de la société. Le discrédit de l’Etat aggrave la perte des repères républicains. L’effacement voulu de la Nation génère le délitement du lien civique et social.

 Cette situation ne peut que faire le lit des tentations communautaristes.

 Il est décisif que la crise sociale et nationale où se débat le pays depuis déjà très longtemps puisse trouver une issue républicaine. Le MRC entend conjurer le risque d’une radicalisation à droite et préparer une issue républicaine. Le MRC portera ce sursaut à travers son projet et ses prises de positions, pour une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Une République en actes. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : il faut remettre en marche la République que nos élites ont mise en panne.

 Le MRC mettra ce projet au cœur du débat qu’il souhaite conduire avec toute la Gauche, à travers des Etats-Généraux, auxquels il appelait dès le 30 mai 2005, idée qui semble peu à peu faire son chemin. Il affirme d’ores et déjà sa volonté de peser sur les échéances électorales de 2007-2008, à commencer par la présidentielle.

 Le Conseil National a décidé, en vue de mettre le parti en ordre de bataille, de tenir son congrès statutaire du vendredi 31 mars au dimanche 2 avril 2006.

 

 

 

 

 

Pour se mettre en ordre de marche le MRC décide :  d’adopter son projet, en discussion depuis l’Université d’été de Perpignan de se faire entendre lors de l’élection présidentielle de désigner ses candidats aux élections législatives de désigner ses chefs de file aux élections municipales.

 Le congrès d’avril entamera ce processus qui devra être conduit à son terme avant la fin juin. Plus que jamais, la Gauche et  France ont besoin de l’exigence républicaine que porte le MRC et autour de lui une mouvance citoyenne toujours plus large. Ils seront aux rendez-vous de 2007 et 2008.

 

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17 juillet 2006 1 17 /07 /juillet /2006 10:39

Le Conseil national du MRC, réuni le 25 juin 2006 à Paris, a adopté à la quasi-unanimité, le texte suivant :  

Le Conseil National du MRC rappelle que, conformément au texte d'orientation stratégique de son Congrès du 2 avril 2006, il n'arrêtera une position définitive concernant l'élection présidentielle qu'à l'occasion d'une Convention Nationale à la fin de cette année.

La crise que traverse le pays est profonde. Il n'en sortira que sur la base d'une claire refondation républicaine. La victoire du NON au référendum du 29 mai 2005 a créé une situation nouvelle : la priorité du redressement de la construction européenne est clairement économique et sociale. L'idée d'une Constitution européenne est définitivement morte. Mais nos élites sont sourdes et aveugles.

Nous devons inventer un chemin :

- soit nous affirmer nous-mêmes pour porter notre projet républicain et social, et rassembler autour de lui ; dans cette perspective, le MRC appelle ses responsables et militants à poursuivre la collecte des parrainages d'élus et des financements nécessaires à la campagne,

- soit envisager un soutien critique au candidat du parti socialiste, dès lors que celui-ci tiendra compte des aspirations populaires, sur la base d'un accord politique et électoral avec le MRC, que notre Convention Nationale appréciera également à la fin de l'année.

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Published by SORIN Michel - dans MRC national
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