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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 21:43

Comment répartir la production pour travailler plus

 

C’est sur la base du slogan « La République partout, la République pour tous » que Bastien Faudot a lancé le 7 février 2016 sa candidature à l’élection présidentielle.

 

Voir (4 février 2017) les 250 idées neuves pour redresser la France et les titres :

Le programme de Bastien FAUDOT pour l'élection présidentielle 2017

 

Voir (16 et 17 février) les deux parties du programme traitant d’UN NOUVEAU CONTRAT DE DÉVELOPPEMENT POUR LA FRANCE PÉRIPHÉRIQUE :

- Présidentielle : FAUDOT pour un aménagement du territoire équilibré

- Présidentielle : FAUDOT sur le chemin de la souveraineté alimentaire

 

Voir (17 et 18 février) le premier titre REFONDER NOTRE DÉMOCRATIE

- Présidentielle : FAUDOT veut placer le citoyen au coeur des institutions

- Présidentielle : Bastien FAUDOT propose de refonder notre démocratie

 

Voir aussi (18 février) le deuxième titre POUR UNE COOPÉRATIVE DES NATIONS ET DES PEUPLES EN EUROPE :

- Présidentielle : FAUDOT veut dé-fédéraliser les institutions européennes

 

Et (19 février) le 3ème titre CHANGER LE MODÈLE ÉCONOMIQUE PAR L’INTERVENTION DE L’ÉTAT :

- Présidentielle : par l'action de l'Etat, FAUDOT veut la fin de l'austérité

- Présidentielle : l'industrie c'est notre avenir, selon Bastien FAUDOT

 

Voici la première des trois parties du 4ème titre TOUS AU TRAVAIL

 

RÉPARTIR LA PRODUCTION POUR TRAVAILLER PLUS

 

Les solutions libérales ont échoué à enrayer durablement l’inexorable montée de la courbe du chômage. Les nouvelles régulations économiques et la politique de relance monétaire et budgétaire que je propose seront suffisantes pour inverser nettement la courbe du chômage. Mais, si nous voulons atteindre enfin le plein emploi, nous devrons également répartir différemment le travail sur le marché de l’emploi : il n’y a pas d’autre solution, dans une société où l’innovation technologique détruit chaque jour des emplois, que de travailler moins individuellement pour travailler plus collectivement.

 

De nombreux libéraux cherchent à culpabiliser les travailleurs, en affirmant qu’ils ne travailleraient pas assez. Rien n’est pourtant plus faux que de laisser prétendre que nous serions des paresseux ! Non seulement les Français travaillent – 37,5 heures par semaine en moyenne, davantage que la plupart de nos voisins – mais en plus, ils sont productifs : 50 % de plus que la moyenne européenne, 25 % de plus que la moyenne de la zone euro, devant l’Allemagne.

 

S’il existe des rigidités sur le marché du travail, il y a surtout un problème de répartition du travail en France, qui est l’une des plus déséquilibrées du continent. D’un côté, une masse immense de travailleurs occupés, et même trop occupés par leur travail, et, de l’autre, 6 à 7 millions de personnes qui, dans les faits, sont en dehors du marché de l’emploi.

 

Le travail devrait être le moyen de l’émancipation collective par la réalisation de soi ; mais le déséquilibre dans la répartition du travail entraîne la souffrance au travail, le burn-out, le gaspillage. La crainte du déclassement social et la peur de perdre son emploi placent les salariés sur la défensive dans les entreprises et les administrations face à leurs hiérarchies et aux logiques libérales qui s’attaquent à leurs droits sociaux et à leurs rémunérations. Cet affrontement social est même détourné lorsque les dominants exploitent les difficultés des « assistants » pour les retourner contre les « assistés » ; ce détournement tactique ronge le contrat social de l’intérieur, il entame le consentement à l’impôt, il fracture la société.

 

Une nouvelle répartition du travail permettra à chacun de travailler moins pour que nous travaillions collectivement davantage à l’échelle de la Nation. Elle changera le rapport au travail et contribuera à l’apaisement de la société. Elle mettra en échec le discours des libéraux qui opposent la création des richesses et la justice sociale. La véritable préoccupation des libéraux sera ainsi révélée : leur préoccupation n’est pas la compétitivité de nos entreprises, mais de ne surtout rien faire qui puisse remettre en cause des inégalités sociales qui n’ont cessé de se creuser ces vingt dernières années, à leur plus grand et unique profit.

 

La loi prévoira la nouvelle répartition du travail. Je diminuerai le temps de travail individuel sur l’échelle d’une vie de deux manières :

- en ramenant l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans, ce qui permettra de créer 1,5 million d’emplois supplémentaires ;

- en passant la durée hebdomadaire moyenne du travail de 35h à 32h pour créer un autre million d’emplois.

 

Pour financer la nouvelle répartition du travail tout en soutenant la compétitivité des entreprises, je souhaite défiscaliser 40 % des cotisations sociales vers un impôt universel et progressif sur le revenu.

Je garantirai juridiquement le financement partiel de la sécurité sociale via cet impôt universel et ce point sera négocié avec les partenaires sociaux.

Le reste du financement sera obtenu via la suppression de la moitié des niches fiscales, un effort substantiel dans la lutte contre la fraude fiscale et sociale, la fusion de l’ISF et de la taxe foncière et la création d’un impôt sur les gros patrimoines dont le calcul exclura la résidence principale.

 

Ce grand plan de répartition du travail permettra de ramener la France au plein emploi, d’améliorer la compétitivité des entreprises, d’augmenter le pouvoir d’achat des Français, de rétablir la justice fiscale et sociale, sans pénaliser les finances publiques.

Sur cette base, j’engagerai une grande réforme de la formation professionnelle afin de permettre aux Français qui le souhaiteront d’utiliser le temps libéré pour évoluer professionnellement. Nous pourrons ainsi relancer l’ascenseur social, bloqué depuis de trop longues années.

 

63- Parvenir au plein emploi par une nouvelle répartition du travail au service d’une politique de croissance active : ramener l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans et passer à la semaine des 32 heures pour créer 2,5 millions d’emplois

 

64- Pour renforcer la compétitivité des entreprises et financer la nouvelle répartition du travail, transférer 40 % des cotisations sociales vers un impôt universel sur les revenus auquel chaque Français contribuerait à proportion de ses revenus

 

65- Réformer la formation professionnelle en utilisant la nouvelle répartition du temps de travail pour permettre à tous ceux qui le souhaitent de pouvoir se former à tous les âges de la vie

 

66- Pour financer la nouvelle répartition du travail, mettre en place une révolution fiscale : supprimer la moitié du montant total des niches fiscales de façon progressive, à raison d’une baisse de -20 % par an sur 5 ans

 

67- Lutter de façon implacable contre la fraude fiscale et sociale

 

68- Fusionner l’ISF et la taxe foncière

 

69- Créer un impôt sur la transmission des gros patrimoines dont sera exclue la résidence principale

 

 

Cet article est le 2966ème sur le blog MRC 53 - le 198ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 8 novembre 2016, parlant à la presse à Laval en Mayenne

Bastien Faudot, le 8 novembre 2016, parlant à la presse à Laval en Mayenne

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 19:16

La désindustrialisation est le résultat de la politique de financiarisation de l’économie

 

C’est sur la base du slogan « La République partout, la République pour tous » que Bastien Faudot a lancé le 7 février 2016 sa candidature à l’élection présidentielle.

Voir (4 février 2017) les 250 idées neuves pour redresser la France et les titres :

Le programme de Bastien FAUDOT pour l'élection présidentielle 2017


 

Voir (16 et 17 février) les deux parties du programme traitant d’UN NOUVEAU CONTRAT DE DÉVELOPPEMENT POUR LA FRANCE PÉRIPHÉRIQUE :

- Présidentielle : FAUDOT pour un aménagement du territoire équilibré

- Présidentielle : FAUDOT sur le chemin de la souveraineté alimentaire


 

Voir (17 et 18 février) le premier titre REFONDER NOTRE DÉMOCRATIE

- Présidentielle : FAUDOT veut placer le citoyen au coeur des institutions

- Présidentielle : Bastien FAUDOT propose de refonder notre démocratie


 

Voir aussi (18 février) le deuxième titre POUR UNE COOPÉRATIVE DES NATIONS ET DES PEUPLES EN EUROPE :

- Présidentielle : FAUDOT veut dé-fédéraliser les institutions européennes


 

Et (19 février) la 1ère partie du 3ème titre CHANGER LE MODÈLE ÉCONOMIQUE PAR L’INTERVENTION DE L’ÉTAT :

- Présidentielle : par l'action de l'Etat, FAUDOT veut la fin de l'austérité


 

Voici la seconde partie du 3ème titre L’INDUSTRIE, NOTRE AVENIR

 

La désindustrialisation de l’économie française est l’une des plus avancées du continent.

Ce phénomène n’est pas une catastrophe naturelle, mais le résultat d’une politique appliquée avec continuité depuis plus de trente ans par des élites financiarisées qui considèrent que l’industrie appartient au passé.

Je suis au contraire convaincu que l’industrie a un avenir. L’industrie, c’est même notre avenir. Impossible d’imaginer une France souveraine sans base industrielle solide, ni de résoudre totalement la question du chômage sans ouvrir de nouvelles usines. Impossible d’inventer les technologies de demain sans site industriel pour regrouper les ingénieurs et les techniciens.

 

L’effort de montée en gamme de l’industrie française doit se poursuivre.

Je veux porter à 3 % du PIB l’effort de recherche de la Nation. Je maintiendrai le Crédit impôt recherche et créerai dans les entreprises un compte de provision pour l’investissement, défiscalisé d’impôt sur les sociétés à hauteur de 50 % pour les bénéfices réinvestis sur le territoire national. La BPI sera dotée d’une licence bancaire et je créerai un livret épargne industrie afin de faciliter le financement de l’investissement des entreprises et en particulier du secteur industriel. Enfin, j’instaurerai, sur le modèle du buy American act, un acte d’achat à la française pour soutenir le développement de notre économie par la commande publique. De la même manière, et pour soutenir plus particulièrement l’innovation, l’État orientera 2 % de ses achats courants vers les prototypes élaborés par les PME.

 

La politique de l’offre engagée sous le quinquennat de François Hollande partait d’un diagnostic juste, mais elle a été mal calibrée.

Financer la politique de l’offre par une politique d’austérité budgétaire a été une faute économique majeure ! Les nouvelles régulations économiques et la politique de relance budgétaire et monétaire dégageront les perspectives nécessaires à sa réussite. Dans ce cadre, je maintiendrai le CICE pour les 5 prochaines années en l’élargissant jusqu’à 3,5 fois le SMIC pour favoriser les entreprises industrielles qui comptent de nombreux emplois qualifiés. La Nation a engagé en faveur de ses entreprises un effort conséquent : il ne doit plus être toléré que celles-ci utilisent les marges ainsi dégagées à des fins financières, mais bien qu’elles les affectent à l’investissement et à l’emploi. Le rôle du comité d’entreprise en matière de contrôle de l’affectation des marges sera renforcé et les aides conditionnées à une utilisation en direction de l’investissement et de l’emploi.

 

La France doit avoir une politique industrielle plus ambitieuse, dégagée du verrou européen que constitue le droit de la concurrence.

Je conditionnerai les aides versées et les crédits d’impôts accordés aux grandes entreprises à un comportement plus vertueux de leur part à l’égard de leurs partenaires : sous-traitants, fournisseurs, PME. La politique de filière sera particulièrement attentive à l’amélioration de ces rapports. Le non-respect des délais légaux de paiement sera plus durement sanctionné. Pour améliorer l’orientation et la formation de la main d’œuvre industrielle, je propose de rapprocher les lycées professionnels et les entreprises, en permettant plus largement aux représentants des entreprises de siéger dans les conseils d’administrations des lycées.

 

Cette politique industrielle plus ambitieuse intégrera les enjeux liés à la révolution numérique. Protection des données, encadrement et développement de l’open data, prises de participation de l’État et des structures publiques dans les entreprises du secteur numérique, politique de filière, développement des infrastructures, fiscalité adaptée, soutien aux logiciels libres : la France doit avoir une politique de développement numérique ambitieuse, car la souveraineté numérique est une condition de la souveraineté nationale et populaire.

 

40- Poursuivre l’effort de montée en gamme de la production française en portant l’effort de recherche à 3 % du PIB

 

41- Maintenir les dispositifs d’aide à la recherche et à l’innovation, mais conditionnés pour les grandes entreprises à un soutien à leurs filières industrielles dans notre pays

 

42- Créer un compte de provision pour investissement, défiscalisé d’impôt sur les sociétés à hauteur de 50 %, pour les bénéfices réinvestis sur le territoire national

 

43- Conférer une licence bancaire à la Banque publique d’investissement (BPI) afin d’augmenter les ressources de cette institution et favoriser l’investissement

 

44- Mettre en place un livret « épargne industrie » réglementé afin d’assurer une meilleur financement du secteur industriel

 

45- Instaurer un « acte d’achat français » sur le modèle du buy American act pour soutenir l’industrie et l’économie productive

 

46- Maintenir le CICE sur 5 ans en étendant le dispositif jusqu’à 3,5 fois le SMIC

 

47- Prévoir pour les comités d’entreprise un rôle de contrôle accru sur l’utilisation des marges liées aux aides de l’État pour éviter une hausse de dividende ou des rémunérations des dirigeants

 

48- Conditionner les mesures de soutien aux entreprises du pacte de responsabilité à des résultats tangibles en matière d’investissement et d’emploi

 

49- Conditionner les aides aux grandes entreprises selon leur collaboration avec le tissu des PME

 

50- Conditionner les soutiens de l’État aux grandes entreprises à leur capacité à s’associer avec leurs fournisseurs et leurs sous-traitants afin de renforcer la solidarité au sein des filières industrielles

 

51- Animer les filières nationales prioritaires et décliner régionalement la politique industrielle

 

52- Rapprocher les lycées professionnels avec les entreprises par une présence des entreprises dans les conseils d’administration

 

53- Pénaliser plus durement le non-respect des délais légaux de paiement

 

54- Orienter 2 % des achats courants de l’État vers l’innovation et les prototypes élaborés par les PME

 

55- Adopter une loi de protection et de localisation des données en France pour renforcer la dynamique du cloud français

 

56- Développer et encadrer l’open data en instaurant le principe d’ouverture des données sur le modèle des Creative Commons

 

57- Développer les prises de participation de l’État et des structures publiques dans les entreprises du secteur numérique

 

58- Soutenir le développement d’une filière hardware/réseaux/logiciel/service en France

 

59- Poursuivre et renforcer le plan « France Très Haut Débit »

 

60- Créer une taxe à l’exportation des données pour favoriser les entreprises nationales face aux entreprises étrangères

 

61- Favoriser les logiciels libres dans les marchés publics

 

62- Créer un fonds de soutien pour le développement du logiciel libre


 

Cet article est le 2965ème sur le blog MRC 53 - le 197ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 8 novembre 2016 en Mayenne, reçu par le président de l'entreprise industrielle Gys à Saint-Berthevin

Bastien Faudot, le 8 novembre 2016 en Mayenne, reçu par le président de l'entreprise industrielle Gys à Saint-Berthevin

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Published by Michel SORIN - dans MRC national
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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 12:25

Pour une nouvelle croissance par la relance monétaire et budgétaire


 

C’est sur la base du slogan « La République partout, la République pour tous » que Bastien Faudot a lancé le 7 février 2016 sa candidature à l’élection présidentielle.


 

Voir (4 février 2017) les 250 idées neuves pour redresser la France et les titres :

Le programme de Bastien FAUDOT pour l'élection présidentielle 2017


 

Voir (16 et 17 février) les deux parties du programme traitant d’UN NOUVEAU CONTRAT DE DÉVELOPPEMENT POUR LA FRANCE PÉRIPHÉRIQUE :

- Présidentielle : FAUDOT pour un aménagement du territoire équilibré

- Présidentielle : FAUDOT sur le chemin de la souveraineté alimentaire


 

Voir (17 et 18 février) le premier titre REFONDER NOTRE DÉMOCRATIE

- Présidentielle : FAUDOT veut placer le citoyen au coeur des institutions

- Présidentielle : Bastien FAUDOT propose de refonder notre démocratie


 

Voir aussi (18 février) le deuxième titre POUR UNE COOPÉRATIVE DES NATIONS ET DES PEUPLES EN EUROPE :

- Présidentielle : FAUDOT veut dé-fédéraliser les institutions européennes


 

Voici la première partie du troisième titre

CHANGER LE MODÈLE ÉCONOMIQUE PAR L’INTERVENTION DE L’ÉTAT

 

Les responsables politiques perdent tout crédit en annonçant chaque trimestre une reprise économique qui ne vient pas. L’économie française ne s’est jamais véritablement relevée de la crise financière de 2007-2008 et de la crise de l’euro à partir de 2010. La croissance économique reste très faible, le chômage élevé, l’investissement des entreprises atone et le solde des échanges en matière de bien manufacturés toujours aussi dégradé.

 

Cette situation n’est pas propre à la France : en dépit du dénigrement systématique de tous ceux qui y voient, par intérêt ou par myopie, une spécificité nationale, cela concerne l’ensemble des économies partageant l’euro comme monnaie et l’austérité comme politique budgétaire. Le reste du monde, au-delà des apparences et des chiffres truqués, ne va guère mieux. En réalité, le capitalisme financier tout entier est rentré dans une crise profonde. La mondialisation a atteint ses limites. Les inégalités économiques et sociales sont devenues insupportables. Nous devons envoyer l’idéologie néolibérale au tombeau, avant qu’elle n’y envoie ce qu’il reste de notre économie, de notre démocratie et de notre espérance en un monde meilleur pour nos enfants.

 

La refondation de notre démocratie et la reconquête des instruments de souveraineté nous permettront de créer les conditions pour engager enfin une autre politique économique. Nous devons avoir pour objectif de vaincre le chômage et de retrouver enfin le plein emploi. Alors que certains semblent accepter le chômage comme une fatalité, je ne m’y résous pas. Le plein emploi est une exigence parce que rien n’est plus protecteur pour le corps social. Le chômage est une calamité pour les chômeurs bien sûr, mais il pèse aussi sur ceux qui travaillent, il génère la réduction du pouvoir d’achat et donc la diminution des carnets de commande des entreprises, il réduit les recettes de l’État et met en péril la soutenabilité des finances publiques. La mise à l’écart de plus de 6 millions de nos compatriotes a des conséquences pour la société tout entière. Le chantage à l’emploi et la peur du déclassement sont omniprésents dans notre quotidien : comment consommer, investir, innover, lorsque l’avenir apparaît si incertain, si morose, si sombre ?

 

Pour réussir, nous devrons faire l’inverse de ce qui a été engagé sans interruption depuis 40 ans. Nous devons réglementer et non libéraliser, mener un grand plan de relance au service de la demande plutôt qu’une politique d’austérité prétendument au service de l’offre, répartir le travail différemment en travaillant moins individuellement pour travailler plus collectivement, faire primer une grande stratégie industrielle sur la politique de la concurrence, réorganiser les entreprises en reconnaissant le rôle fondamental des salariés, plutôt que celui des actionnaires, dans la production des richesses.

 

Pour redresser l’économie de la France et en faire un exemple inspirant pour le reste du monde, je mettrai au cœur de la politique économique de la France l’intervention de l’État, de nouvelles régulations et les indispensables salariés et citoyens qui, en définitive, sont par leur travail les seuls créateurs de richesse.

 

Aujourd’hui, le pouvoir économique domine le pouvoir politique… et finalement le reste de la société. Demain, le politique et le peuple souverain doivent reprendre la main.

 

ORGANISER UNE NOUVELLE CROISSANCE

 

23- Retirer définitivement la France du processus de négociation du TAFTA et du CETA

 

24- Établir des droits de douanes progressifs pour les pays avec lesquels la France enregistre un déficit commercial

 

25- Prévoir un système de contrôle des capitaux pour protéger notre pays en cas d’attaque des marchés financiers

 

26- Soutenir un projet ambitieux de taxe sur les transactions financières

 

27- Mener un audit suivi d’une restructuration de la dette publique

 

28- Instaurer une obligation d’achat d’une partie des émissions des obligations du Trésor par les principales banques françaises

 

29- Instituer une séparation bancaire stricte entre les banques de dépôt et les banques de financement, d’investissement et de marché, pour empêcher la propagation d’une nouvelle crise financière

 

30- Canaliser la politique monétaire vers l’économie de production

31- Conférer l’exclusivité du privilège de refinancement auprès de la Banque centrale aux seules banques de dépôt

 

32- Introduire dans les statuts de la Banque de France un objectif prioritaire de croissance et de plein emploi aux côtés d’un objectif d’inflation relevé à 4 %

 

33- Placer l’action de la Banque de France sous la responsabilité de l’État

 

La libéralisation des échanges internationaux a produit une déconnexion géographique entre les zones de production et de consommation. Cette déconnexion est évidemment problématique dans la mesure où les producteurs sont aussi consommateurs. Cette situation explique en grande partie que, depuis la crise financière de 2007-2008, les échanges internationaux croissent moins vite que le reste de l’activité économique, quant ils augmentaient auparavant deux fois plus rapidement. La démondialisation est aujourd’hui une réalité à l’échelle planétaire.

 

Je mettrai un coup d’arrêt aux négociations internationales visant à relancer le commerce international, en retirant définitivement la France des processus de négociation du TAFTA et de ratification du CETA.

Au-delà, j’engagerai la conversion progressive de l’économie française à des régulations commerciales plus protectionnistes. Pour cela, il sera nécessaire d’établir un système de droits de douanes modulables, qui se déclencheraient au-delà d’un certain seuil de déficit commercial avec un autre pays. Le montant de ces droits sera proportionnel au niveau du déficit commercial atteint. Par cette mesure de protectionnisme éducatif, la France établira le principe de l’équilibre des échanges, en répartissant les efforts entre les pays excédentaires et déficitaires. Pour que ce principe soit appliqué de façon juste, je défendrai cette approche de protectionnisme éducatif au cœur de l’organisation du commerce international.

 

La libéralisation totale des mouvements de capitaux et la financiarisation de l’économie génèrent une pression extrême sur le système productif et aboutissent à ce qu’il faut bien appeler une « déflation par l’offre ». Confrontée à une concurrence mondiale féroce, pressée par l’exigence de rendements toujours plus élevés pour le capital, notre économie est ainsi piégée dans une logique infernale : tirer tous les « coûts » vers le bas, créant ainsi un problème de demande et de débouché, d’emploi et de pouvoir d’achat, d’innovation et d’investissement.

 

Casser la financiarisation suppose d’abord de construire des régulations nationales des échanges internationaux de capitaux. Je prévoirai les modalités d’un contrôle des capitaux en cas d’attaque des marchés financiers contre notre pays, attaque qui pourrait survenir lorsque la France sortira de l’euro, ou lors du processus de restructuration des dettes publiques. Ce contrôle des capitaux sera également conçu de manière plus offensive. Il servira alors à filtrer les sorties de capitaux de manière à lutter contre la fraude fiscale et à filtrer les entrées spéculatives de capitaux afin de favoriser l’investissement international productif. L’introduction d’une taxe ambitieuse sur les transactions financières s’inscrira dans ces mêmes objectifs.

 

Casser la financiarisation suppose aussi de mieux réguler l’émission de la dette publique sur les marchés financiers. C’est ce qui permettra de dégager l’État de la pression des seuls détenteurs de capitaux afin de le réorienter vers l’intérêt général. Une commission de restructuration de la dette publique sera convoquée : elle examinera la part de l’endettement directement ou indirectement liée à la crise financière, au sauvetage des banques et aux politiques d’austérité, que l’État ne reconnaîtra plus. J’instaurerai également une obligation d’achat d’une partie des obligations du Trésor par les banques françaises, afin d’en assurer la liquidité.

 

Toutes ces réformes nécessiteront et rendront possible une véritable réforme bancaire qui séparera strictement les banques de dépôt des banques d’affaires et de marché. Cette séparation améliorera le financement de l’économie réelle, en permettant une meilleure canalisation de la politique monétaire. Les banques de dépôt se verront de plus conférer l’exclusivité du refinancement auprès de la Banque centrale. Il ne sera plus possible d’utiliser les dépôts des épargnants pour spéculer et cette spéculation ne sera plus, de fait, garantie par les pouvoirs publics.

 

Je régulerai la politique monétaire de la Nation en revoyant les objectifs qui présideront à l’action de la Banque de France et en plaçant son action sous la conduite de l’État.

 

Ce nouveau cadre de régulations économiques permettra d’engager la politique de relance dont l’économie française a besoin pour s’extirper du piège mortel de la déflation.

 

UNE POLITIQUE DE RELANCE MONÉTAIRE ET BUDGÉTAIRE POUR EN FINIR AVEC L’AUSTÉRITÉ

 

34- Mener une politique monétaire expansive pour lutter contre la déflation et financer l’investissement productif

 

35- Favoriser une dépréciation de 25 % du nouvel euro nationalisé pour soutenir la compétitivité des entreprises françaises

 

36- Restaurer à titre temporaire la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) flottante pour compenser les effets liés à la dépréciation monétaire sur la hausse du prix des produits pétroliers

 

37- Mener une politique de la demande en soutenant la consommation et l’investissement

 

38- Pour soutenir le pouvoir d’achat, augmenter le SMIC de 10 % dès la première année du mandat et indexer les salaires sur les prix

 

39- Augmenter le niveau des investissements publics et les concentrer sur les politiques publiques prioritaires : le logement, les infrastructures publiques, l’éducation et la recherche, la santé, les dépenses militaires

 

La Banque de France poursuivra avec le nouvel euro-franc nationalisé une politique monétaire dite « d’assouplissement quantitatif », laquelle sera rendue plus efficace grâce aux nouvelles régulations financières prévues.

Cette politique monétaire expansive visera à contrecarrer toutes les tendances déflationnistes à l’œuvre dans l’économie, à garantir la liquidité de la dette française ainsi que des taux obligataires au plus bas qu’il sera possible, à favoriser la dépréciation de 25 % du nouvel euro-franc nationalisé et à financer l’investissement réellement productif au sein de l’économie réelle. Je compenserai l’augmentation du prix des importations les plus sensibles en prévoyant l’instauration d’une TIPP flottante pendant 3 ans. Cette politique monétaire expansionniste sera combinée à une politique de relance budgétaire, par la consommation et par l’investissement.


 

Cet article est le 2964ème sur le blog MRC 53 - le 196ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 25 septembre 2016 à Malakoff (92), le lendemain de la présentation de son projet pour la France

Bastien Faudot, le 25 septembre 2016 à Malakoff (92), le lendemain de la présentation de son projet pour la France

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 23:05

Pour la reconquête de la souveraineté populaire et nationale

 

C’est sur la base du slogan « La République partout, la République pour tous » que Bastien Faudot a lancé le 7 février 2016 sa candidature à l’élection présidentielle.

 

Voir (4 février 2017) les 250 idées neuves pour redresser la France :

Le programme de Bastien FAUDOT pour l'élection présidentielle 2017

 

Voir (16 et 17 février) les deux parties du programme traitant d’un nouveau contrat de développement pour la France périphérique :

- Présidentielle : FAUDOT pour un aménagement du territoire équilibré

            - Présidentielle : FAUDOT sur le chemin de la souveraineté alimentaire

 

Voir aussi (17 et 18 février) le premier titre REFONDER NOTRE DÉMOCRATIE

- Présidentielle : FAUDOT veut placer le citoyen au coeur des institutions

            - Présidentielle : Bastien FAUDOT propose de refonder notre démocratie

 

Voici le second titre :

POUR UNE COOPÉRATIVE DES NATIONS ET DES PEUPLES EN EUROPE

 

La coopération européenne est une grande idée pour laquelle je veux m’engager. Toutefois, l’Union européenne n’a aujourd’hui rien à voir avec cette ambition. Son impuissance face aux crises et sa prétention à discipliner les peuples témoignent du décalage complet qu’il y a entre cette institution et la vie réelle de nos concitoyens. Bruxelles est un vaisseau fantôme qu’il s’agit désormais d’arraisonner.

 

L’Europe taille unique – monnaie unique, politique budgétaire unique, frontières uniques – mène le continent au désastre.

Désastre démocratique, lorsque nous en arrivons au point où le président de la Commission européenne lui-même déclare qu’il « ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens » ; désastre économique, alors que la zone euro est depuis le début des années 2000 la zone géographique du monde dotée de la croissance économique la plus faible ; désastre politique, avec la montée partout de l’extrême-droite, désormais aux portes du pouvoir chez nous comme dans plusieurs pays européens.

 

L’intégration européenne à marche forcée a été voulue et théorisée, notamment par Jean Monnet, pour imposer le modèle fédéral et rendre impossible tout retour en arrière. Or, il y a un grain de sable dans les rouages de l’intégration : les peuples n’en veulent pas.

Danemark en 1992, France et Pays-Bas en 2005, Irlande en 2008, Grèce en 2015, Pays-Bas et Royaume-Uni en 2016 : la liste est longue de tous les peuples qu’il aura fallu en quelque sorte dissoudre, d’une manière ou d’une autre ; par l’organisation de consultations supplémentaires jusqu’à ce que le « oui » l’emporte, comme en Irlande ; par la trahison des aspirations populaires via une ratification parlementaire, comme en France ; par la guerre économique et jusqu’à la plus complète capitulation, comme en Grèce, afin de poursuivre, vaille que vaille, contre la démocratie, contre les peuples, contre l’histoire même, la construction d’une Europe de l’unique dont toute l’expérience prouve pourtant qu’elle ne fonctionne pas ! Et qui peut dire, dans ces conditions, le sort qui sera demain réservé aux Britanniques, qui ont osé voter la sortie pure et simple de l’Union européenne ? Le bon sens voudrait qu’un compromis raisonnable soit trouvé, mais le bon sens n’est pas la chose mieux partagée dans l’Union européenne, qui campe à cette heure sur des positions rigides.

 

Les européistes ont toujours défendu l’idée selon laquelle cette Europe était la seule possible et qu’il n’y avait pas de « plan B ». En un sens, ils ont à moitié raison. Oui, cette Europe est bien la seule possible puisque aucune réforme interne de la construction européenne n’a la moindre chance d’aboutir. L’ultime tentative menée par Syriza pour conquérir une « autre Europe » l’a tragiquement démontré, une fois pour toutes : les institutions fédérales ont trop de force et les États membres sont trop différents et divisés pour qu’il en aille autrement.

 

Cependant, il y a bien un plan alternatif que je définis comme notre « plan A » : reconquérir notre souveraineté nationale et populaire, pour que la République soit enfin libre d’agir conformément à la volonté exprimée par ses citoyens. Défédéraliser les institutions européennes est le seul moyen de sauver le projet européen, qui doit devenir une coopérative des Nations et des peuples.

 

J’engagerai la reconquête de notre souveraineté nationale et populaire.

 

17- Affranchir la France de la tutelle des traités européens, rejetés par référendum en 2005, en modifiant le titre XV de la Constitution pour y retirer toute référence au traité de Lisbonne

 

18- Rapatrier notre politique monétaire à Paris en sortant de la monnaie unique

 

19- Reconquérir notre souveraineté budgétaire en dénonçant le traité budgétaire européen et les règles afférentes et en supprimant de notre législation nationale la règle des 3 % de déficit budgétaire afin de s’affranchir des politiques d’austérité

 

20- Supprimer la Commission européenne

 

21- Soutenir et développer des projets de coopérations scientifiques, industriels, culturels, à géométrie variable

 

22- Transformer le Parlement européen en une représentation des parlements nationaux

 

Afin que la France ne soit plus soumise à l’ordre juridique européen, à ses traités, à ses directives et ses règlements ultra-libéraux et pour que la République soit libre d’agir conformément à la volonté populaire, la première étape, indispensable, consistera à renverser la hiérarchie des normes, afin que le droit national prime à nouveau sur le droit communautaire.

 

Un référendum sera convoqué et proposera la réécriture complète du titre XV de la Constitution française pour y retirer toute référence au traité de Lisbonne. Un traité rejeté par les Français n’a rien à faire dans notre Constitution ! Les conditions nécessaires à tout approfondissement de la construction européenne y seront inscrites : la satisfaction des besoins sociaux des peuples, la protection de l’environnement, le renforcement de la démocratie, la préservation de la libre détermination du peuple français en matière économique, sociale, monétaire et budgétaire.

 

Sur cette base, nous engagerons immédiatement la reconquête de notre souveraineté monétaire et budgétaire. J’assumerai la sortie de la monnaie unique en nationalisant l’euro, de manière négociée si cela est possible et faisable rapidement, ou, dans le cas contraire, de façon unilatérale.

La monnaie unique n’est pas qu’une simple devise inoffensive et pratique qui nous permettrait de traverser les frontières sans tracas. C’est une méthode de gouvernement qui piétine les démocraties, c’est une cure de déflation sociale qui installe la stagnation à perpétuité et laisse se développer le cancer du chômage de masse, c’est un outil monétaire conçu pour faire converger les économies européennes et qui ne produit que le contraire : une divergence massive, croissante, entraînant irréductiblement l’accroissement des fractures entre les peuples européens, jusqu’à l’éclatement.

C’est le sens des réquisitoires prononcés par de nombreux économistes contre la monnaie unique européenne, en France et dans le monde, dont les prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, Paul Krugman, Amartya Sen et Maurice Allais. Il faut à gauche une voix qui ait enfin le courage de poser cet impératif : il est plus sage d’organiser la sortie de la monnaie unique plutôt que de la subir ultérieurement dans les pires conditions. L’organiser, cela veut dire nationaliser l’euro.

 

Dans le même temps, nous nous affranchirons des politiques d’austérité en dénonçant les règles budgétaires européennes qui plombent l’économie du continent : le traité budgétaire européen, le six pack, le two pack… La règle des 3 % de déficit budgétaire sera supprimée de notre législation nationale. Le Parlement doit pouvoir voter le budget de la Nation en toute liberté sans se soumettre aux injonctions des petits comptables de Bruxelles.

 

Défédéraliser l’Union européenne implique de supprimer toutes les institutions fédérales existantes. Cela concernera en premier lieu la Commission européenne, à laquelle la France cessera de participer en menant une politique de la chaise vide. De la même façon, le Parlement européen sera transformé en une représentation des Parlements nationaux, sans quoi la France ne reconnaîtra plus cette institution.

 

L’Europe que nous appelons de nos vœux, c’est l’Europe du commun, l’Europe des projets construits en commun. Je propose de développer les projets de coopération scientifique, industrielle, culturelle, avec ceux de nos partenaires qui le souhaitent. Airbus, Ariane, Erasmus sont nés d’initiatives légères, impulsées directement par des États choisissant de coopérer entre eux pour préparer l’avenir. C’est pour cela que ces projets ont réussi. La France doit prendre ses responsabilités en lançant un grand appel à projets en Europe à l’attention de l’ensemble de nos partenaires, pour développer les aventures communes, consolider des intérêts partagés et produire des innovations technologiques, culturelles et sociales.

 

C’est la voie que la France empruntera résolument pour faire de l’Europe une réalité utile, plutôt qu’une chimère sans lendemain qui programme bien des désillusions.


 

Cet article est le 2963ème sur le blog MRC 53 - le 195ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), présentant son projet pour la France

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), présentant son projet pour la France

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 15:02

Onze décisions à prendre pour rééquilibrer les institutions

 

C’est sur la base du slogan « La République partout, la République pour tous » que Bastien Faudot a lancé le 7 février 2016 sa candidature à l’élection présidentielle.

 

Voir (4 février 2017) les 250 idées neuves pour redresser la France :

Le programme de Bastien FAUDOT pour l'élection présidentielle 2017

 

Voir (16 et 17 février) les deux parties du programme traitant d’un nouveau contrat de développement pour la France périphérique :

- Présidentielle : FAUDOT pour un aménagement du territoire équilibré

           - Présidentielle : FAUDOT sur le chemin de la souveraineté alimentaire

 

Voir aussi (17 février) la première partie de REFONDER NOTRE DÉMOCRATIE

- Présidentielle : FAUDOT veut placer le citoyen au coeur des institutions

 

Voici la seconde partie :

 

Résoudre la crise de la représentation

 

6- Durcir le cadre législatif pour contrôler l’action des lobbys et rendre leurs actions totalement transparentes

 

7- Limiter le recours aux partenariats publics-privés ; convertir à terme tous les partenariats publics-privés existants en gestion publique

 

8- Supprimer le concours externe de l’ÉNA

 

9- Durcir drastiquement la réglementation concernant la pratique du pantouflage pour la haute fonction publique

 

10- Revaloriser les indemnités des maires et des adjoints des petites communes

 

Derrière le rideau de fumée du petit jeu politique qui se déroule sans les citoyens, la politique est de plus en plus façonnée en privé par les interactions entre les gouvernements élus et les élites économiques qui, pour l’essentiel, représentent les intérêts de la finance et des grandes entreprises.

L’action des lobbys bancaires, soutenue par les énarques pantouflards qui colonisent le ministère de l’économie a, par exemple, empêché l’adoption de toute régulation bancaire sérieuse après la grande crise financière de 2008. Malgré la volonté d’électeurs qui ont élu en 2012 un président désignant le monde de la finance comme son principal adversaire ! C’est, de même, la domination économique et idéologique des grandes multinationales qui a permis au lobbying actif du Medef d’obtenir une politique de l’offre à sens unique, coûteuse pour les finances publiques, qui n’a en définitive profité ni aux entreprises ni aux salariés, mais qui a soutenu l’envolée des dividendes versés ! Résoudre la crise de la représentation suppose de casser les liens de connivences qui se sont établis entre l’énarchie, les lobbys, des élus et la bureaucratie libérale.

 

Le durcissement du cadre législatif entourant les lobbys est vital pour le fonctionnement démocratique. Pour cela, je veux notamment créer un registre d’inscription unique et obligatoire de l’ensemble des lobbys (y compris les organisations patronales, syndicales et culturelles). Cela permettra de compléter la liste des pratiques interdites et de sanctionner plus sévèrement les dérives constatées, en organisant la transparence financière totale et détaillée de leurs comptes, ainsi qu’en exigeant la traçabilité totale de l’ensemble de leurs activités de lobbying (publication des personnes contactées, des réunions et auditions organisées, des consultations menées, des contributions et propositions d’amendements envoyées).

 

Les élites formées par la Nation, en particulier les énarques, seront également concernées. Je propose de supprimer le concours externe de l’ÉNA, pour que nos élites ne soient plus fabriquées de façon uniforme. Il faut privilégier la promotion interne des fonctionnaires et les passerelles avec les parcours professionnels dans le privé plutôt que de décerner des diplômes à des cadres inamovibles au sortir de leurs études. La pratique du pantouflage, ce va-et-vient permanent entre la haute fonction publique, les grandes banques et les multinationales, entraîne une confusion et une collusion des intérêts publics et privés. Il est nécessaire qu’elle soit drastiquement réglementée. La réglementation sera par ailleurs étendue aux anciens ministres et parlementaires, comme aux parlementaires en exercice.

 

Les partenariats publics-privés s’avèrent à l’usage coûteux pour le contribuable et constituent une privatisation rampante de l’État, transformé progressivement en État fantôme. La pratique de ces partenariats sera strictement limitée. Les partenariats actuellement en vigueur seront maintenus jusqu’à ce que l’échéance des contrats soit honorée, puis la gestion redeviendra publique à 100 %.

 

Résoudre la crise de la représentation passe enfin par le renouvellement de la classe politique. Je propose en ce sens un coup de pouce aux indemnités des maires et adjoints aux maires des communes de moins de 3 500 habitants. Nous devons par ailleurs travailler à une égalité d’accès aux mandats électifs entre les fonctionnaires et les salariés du privé par la création d’un véritable statut de l’élu qui fait aujourd’hui défaut.

 

Rééquilibrer les relations entre les pouvoirs législatif et exécutif

 

11- Rétablir le septennat renouvelable pour l’élection du président de la République au suffrage universel

 

12- Renforcer le rôle du Parlement en supprimant les dispositions qui permettent à l’exécutif de brider sa liberté ; maintenir l’usage du 49.3 uniquement pour l’adoption du budget de la Nation

 

Le déséquilibre des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif, au bénéfice du premier, constitue le vice de forme originel de la Vème République. Il a été aggravé par la réforme du quinquennat et par la pratique des présidents successifs. Le chef de l’État a été rétrogradé en chef de sa majorité et le Parlement est aujourd’hui muselé.

Je souhaite corriger ce déséquilibre en prenant garde toutefois à ne pas rechuter dans l’instabilité parlementaire de la IVème République. Nous devons déconnecter l’exécutif et le législatif en dissociant notamment la durée des mandats. J’entends donc revenir au septennat renouvelable. Sept ans, parce que la politique de la Nation a besoin de durée ; renouvelable, pour contraindre un président élu à rester proche des préoccupations des citoyens.

Je mettrai par ailleurs fin à l’ensemble des dispositions dites du «parlementarisme rationalisé » qui permettent à l’exécutif de brider la représentation nationale. Supprimons toutes ces astuces que sont le vote bloqué, le vote réservé, les procédures accélérées, les nouvelles délibérations, l’ordre du jour cadenassé par le Gouvernement. Le Gouvernement pourra gouverner sans majorité, mais il ne pourra plus légiférer sans majorité. Je maintiendrai l’article 49.3 exclusivement pour le vote des lois de finances, car la Nation doit avoir un budget.

 

Rénover l’État de droit

 

13- Promulguer une nouvelle déclaration des droits républicains pour encadrer les avis formulés par les plus hautes juridictions françaises et internationales

 

14- Réformer le Conseil constitutionnel en supprimant la nomination d’office des anciens présidents de la République

 

15- Prévoir une procédure adaptée pour permettre la levée d’un avis formulé par le Conseil constitutionnel relatif à une proposition de loi ou un projet de loi législatif (majorité des 3/5èmes, contre-seing, recours au référendum)

 

16- Supprimer les Questions prioritaires de constitutionnalité

 

L’instauration de l’état d’urgence après les attentats du mois de novembre à Paris était une nécessité. Sa prolongation ininterrompue depuis lors est en revanche totalement injustifiée, d’autant plus que des mesures législatives nouvelles ont été prises pour renforcer la sécurité des Français et lutter contre le terrorisme. Il devra donc être levé immédiatement.

 

Les contre-pouvoirs font partie intégrante de la démocratie et de l’application de la loi, mais les juges n’ont pas pour mission de faire la loi. La situation actuelle est pourtant délicate : une partie de nos droits ont été produits par des dispositifs jurisprudentiels, en particulier l’ensemble des avis rendus par le Conseil constitutionnel depuis 1971. La mise en chantier d’une nouvelle déclaration des droits républicains permettra d’encadrer, de manière républicaine et démocratique, la jurisprudence issue des plus hautes juridictions de la Nation.

 

Le Conseil constitutionnel n’est pas une cour constitutionnelle et ne doit pas le devenir. Ses décisions devront pouvoir faire l’objet d’un dialogue avec les autres pouvoirs publics constitutionnels. Si la Constitution doit naturellement être protégée de la conjoncture politique, elle a pour mission d’organiser les pouvoirs et non de définir le contenu des politiques publiques. Les avis rendus par le Conseil constitutionnel ne seront plus qu’une présomption d’inconstitutionnalité, que le Parlement ou le Gouvernement pourront lever dans le cadre d’une procédure adaptée (majorité parlementaire des 3/5èmes, recours au référendum). Dans le même esprit, les Questions prioritaires de constitutionnalité seront supprimées afin de libérer l’action du Parlement.

Enfin, quant à sa composition, les présidents de la République ne seront plus membres de droit du Conseil constitutionnel et la nomination de ses membres nécessitera une majorité qualifiée au Parlement pour garantir la désignation de personnalités qualifiées, au-dessus des attaches partisanes.


 

Cet article est le 2962ème sur le blog MRC 53 - le 194ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), présentant son projet pour la France

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), présentant son projet pour la France

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 23:06

Refonder la démocratie est la première priorité de son programme

 

C’est sur la base du slogan « La République partout, la République pour tous » que Bastien Faudot a lancé le 7 février 2016 sa candidature à l’élection présidentielle.

Voir (4 février 2017) : Le programme de Bastien FAUDOT pour l'élection présidentielle 2017

Voir (16 et 17 février) les deux parties du programme traitant d’un nouveau contrat de développement pour la France périphérique :

- Présidentielle : FAUDOT pour un aménagement du territoire équilibré

- Présidentielle : FAUDOT sur le chemin de la souveraineté alimentaire

 

Voici le chapeau introductif et la première sous-partie sous le titre

 

REFONDER NOTRE DÉMOCRATIE

 

Entre les citoyens que nous sommes et une classe politique largement interchangeable, une crise de confiance profonde et durable s’est creusée. Cette situation ne doit rien au hasard.

 

Nous ne vivons plus dans une grande démocratie. La France n’est pas devenue pour autant un régime autoritaire ou une dictature, mais le corps constitué des citoyens a cessé d’être indispensable. La vie politique s’apparente à un spectacle qui fonctionne comme un petit jeu où les éléments de langage ont remplacé la pensée, un petit jeu où la stratégie de conquête du pouvoir obsède ceux qui entendent l’occuper mais qui renoncent à l’exercer.

 

Bien sûr, nos représentants restent désignés dans le cadre de scrutins libres, mais une fois élus, ils ne nous représentent plus. Ils tournent le dos à leurs promesses, ils tournent le dos à ceux dont ils ont reçu mandat et ils gouvernent en se soumettant aux influences et aux injonctions de l’Union européenne, des lobbys, des multinationales et des marchés financiers.

 

Parfois même, ils se compromettent en défendant leurs intérêts particuliers ou leurs intérêts de classe plutôt que l’intérêt général… et cela dure depuis trente ans ! Combien d’élus corrompus prétendent gouverner en notre nom ? Combien de bureaucrates exercent, au nom de la technique, l’effectivité du pouvoir ? Combien de temps supporterons-nous encore de laisser la conduite de l’intérêt général à ceux qui ont mené des politiques aux contours si semblables depuis plus de trois décennies ?

 

Désormais, la capacité d’acceptation des citoyens est abîmée.

 

La refondation de notre démocratie est la première priorité. Pour renouer le fil de la confiance entre les citoyens et leurs représentants, des ajustements institutionnels sont nécessaires pour changer les comportements. S’ils sont bien identifiés et ciblés, ces ajustements institutionnels doivent suffire.

Car il ne faut pas être injuste avec la Vème République : elle a démontré une capacité à résister aux temps difficiles et offre à notre Nation une certaine stabilité politique. La France a un problème de maturité sur le plan institutionnel : elle doit perdre cette mauvaise habitude qui consiste à changer de constitution deux fois par siècle.

 

La solution n’est pas de changer le numéro de la République, de passer d’une Vème République essoufflée à une VIème République sans souffle. La solution consiste à réparer la Vème République pour qu’elle assure une meilleure continuité dans l’exercice de la souveraineté populaire, au-delà des seuls épisodes électoraux.

La solution consiste à faire vivre une démocratie où les élus gouvernent sur la base du mandat qui leur a été confié, à renouveler notre classe politique et à former de nouvelles élites républicaines plus soucieuses de l’intérêt de la Nation. Poursuivre la grande aventure républicaine implique, dans chaque domaine, de privilégier le mérite à l’héritage, la cause publique aux intérêts particuliers.

 

Ce sont donc des solutions simples et pragmatiques que je propose, qui doivent être mises en œuvre dès les premières semaines du mandat.

 

Placer le citoyen au coeur des institutions

 

1- Instituer une journée référendaire annuelle pour faire du référendum l’outil d’une République moderne assise sur la souveraineté populaire

 

2- Créer un droit d’initiative populaire sur la base d’un million de signatures, soit environ 2,25 % du corps électoral

 

3- Étendre le pouvoir de convocation du référendum aux parlementaires sur la base de 10 % des parlementaires

 

4- Fixer l’obligation d‘un référendum pour toute réforme de la Constitution et tout traité relatif à la construction européenne ou aux grands traités organisant le commerce international

 

5- Remplacer le financement public des partis politiques par l’affectation d’une petite partie de l’impôt sur le revenu selon le choix de chaque citoyen

 

Sous la Vème République, la convocation du référendum par le président de la République est toujours parasitée par son usage plébiscitaire. En retour, les citoyens se sont souvent saisis de ces référendums en s’exprimant davantage sur celui qui leur pose la question que sur la question elle-même…

 

Il convient aujourd’hui de dédramatiser l’usage du référendum. Je propose de dépersonnaliser le référendum et de l’annualiser, afin d’en faire l’outil d’une République moderne qui n’hésite pas à s’en remettre à la décision des citoyens. Le président de la République, mais aussi les parlementaires de la majorité et de l’opposition et les citoyens eux-mêmes, pourront y inscrire des questions qui seront tranchées par la volonté populaire. L’ensemble de ce paquet référendaire permettra aux Français de donner leur avis beaucoup plus souvent pour qu’il soit pris en compte chaque année et non plus seulement le temps des campagnes électorales.

 

Le référendum obligatoire pour toute réforme de la Constitution, tout traité relatif à la construction européenne ou aux grands traités organisant le commerce international, vise à protéger les citoyens contre les grandes constructions négociées dans les antichambres du pouvoir, à quelques-uns, sur un coin de table. L’adoption du traité de Lisbonne par voie parlementaire, malgré le rejet massif par le référendum de 2005, sera ainsi rendue impossible. Demain, l’adoption ou le rejet du TAFTA, le traité de libre-échange en cours de négociation entre les États-Unis et l’Union européenne, sera le choix souverain des Français.

 

L’actuel système de financement public des partis politiques est très problématique. Il favorise les grandes écuries qui bénéficient d’une véritable rente de situation, celles qui bénéficient des résultats électoraux d’hier pour mener les campagnes d’aujourd’hui, défavorisant ainsi des formations émergentes. Il n’a pas non plus empêché des scandales de premier ordre relatifs au financement de la vie politique. Le financement des partis politiques par l’impôt corrigera ces deux défauts. Par ailleurs, il aura une autre vertu : il obligera les partis à s’intéresser aux préoccupations des Français sur la durée et pas simplement au moment des élections – sous peine de voir leurs financements se tarir rapidement…


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Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), présentant son projet pour la France

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), présentant son projet pour la France

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 15:08

Les 11 propositions pour l’organisation territoriale de la République

 

C’est sur la base du slogan « La République partout, la République pour tous » que Bastien Faudot a lancé le 7 février 2016 sa candidature à l’élection présidentielle.

Voir (4 février 2017) : Le programme de Bastien FAUDOT pour l'élection présidentielle 2017

 

La partie de son PROGRAMME traitant d’un nouveau contrat de développement pour la France périphérique est composée de deux sous-parties, dont l’une - qui en est le volet agricole - a été présentée sur ce blog le 16 février 2017.

Voir Présidentielle : FAUDOT sur le chemin de la souveraineté alimentaire
 

Voici le chapeau introductif et la première sous-partie sous le titre

« Pour une stratégie équilibrée d’aménagement du territoire ».

 

UN NOUVEAU CONTRAT DE DÉVELOPPEMENT POUR LA FRANCE PÉRIPHÉRIQUE

 

Jusqu’à une date relativement récente, l’aménagement équilibré du territoire était, en France, un discours consensuel, porté à la fois par la droite et par la gauche, qui s’affirmait garant des équilibres entre les différentes parties du pays. Ce discours rassurant n’était toutefois guère traduit dans la réalité. Depuis vingt ans, l’émergence de la « fracture territoriale » dans le débat public est loin d’avoir débouché sur une véritable politique d’aménagement du territoire. Elle s’est au contraire achevée par des choix politiques délibérés en faveur des métropoles et des villes-mondes. Le quinquennat Sarkozy marquait une rupture brutale en ce sens, malheureusement poursuivie lors du dernier quinquennat.

 

Qu’on en juge : l’autonomie des universités et la concentration de l’enseignement supérieur dans les plus grandes villes pour gagner artificiellement quelques places dans les classements universitaires internationaux ? Un choix favorable aux métropoles. Le remplacement de la taxe professionnelle par une contribution portant sur la valeur ajoutée ? Un autre choix favorable aux métropoles. La baisse des dotations de l’État ? Favorable encore aux métropoles. La concentration des services publics de l’État dans les capitales régionales au détriment des villes moyennes ? Un choix pour les métropoles. La fermeture des hôpitaux de proximité ? Une fois de plus pour les métropoles. La libéralisation des opérateurs de télécommunication qui n’investissent que dans les territoires denses, donc rentables ? Toujours et encore pour les métropoles !

 

Ce choix politique délibéré en faveur des métropoles est inspiré par l’idée selon laquelle, concentrée en certains endroits, la richesse ruissellerait alors sur l’ensemble du territoire national. En réalité, tout cela n’entraîne qu’un ruissellement de la pauvreté, une augmentation continue des inégalités géographiques et sociales et aggrave le sentiment d’abandon que ressentent 85 % des Français qui n’habitent pas dans les métropoles. Ce sentiment devient une réalité dans de trop nombreuses communes où se succèdent les fermetures, les unes après les autres, des entreprises et des administrations. La menace plane et distille ses effets insidieux, là du moins où le bureau de poste, l’école primaire, le cabinet médical et la PME subsistent encore.

 

Le choix politique délibéré des métropoles est un choix de mépris pour la France périphérique. Les grandes organisations urbaines ont toujours su générer une dynamique propre et concentrer une large part du développement et de l’innovation, dont elles sont généralement l’un des principaux moteurs. Cette tendance est naturelle. Il ne s’agit nullement d’entraver le développement des métropoles, mais de veiller à une meilleure répartition de l’activité sur l’ensemble du territoire. Cette meilleure répartition bénéficiera à tous, car un bon équilibre entre les territoires produit des effets vertueux de type gagnant-gagnant.

 

POUR UNE STRATÉGIE ÉQUILIBRÉE D’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE

 

La France ne s’est pas construite de façon spontanée : il a fallu une volonté politique farouche pour structurer le territoire. Ma stratégie d’aménagement du territoire repose sur plusieurs étapes.

- La première nécessité est de revenir sur le fait générateur de la concentration des richesses dans les métropoles, à savoir l’absence de répartition correcte sur le territoire national des établissements de l’enseignement supérieur.

- Je souhaite ensuite établir une fiscalité qui incite à s’installer dans certaines zones aujourd’hui en voie de désertification.

- Une intervention résolue de l’État, à la fois en matière de constructions de réseaux de transports et de communication, d’offre de services publics sur l’ensemble du territoire et de déconcentration d’une partie des administrations centrales vers les villes moyennes et les territoires périphériques est par ailleurs indispensable.

 

106- Engager un plan national de déconcentration de l’enseignement supérieur des grandes métropoles vers les villes moyennes et les préfectures départementales, dans un premier temps au niveau de la licence

 

107- Intégrer un critère basé sur la distance séparant le domicile des salariés de leur lieu de travail pour le calcul de l’impôt sur les entreprises

 

108- Créer un grand ministère de l’Équipement et du Plan chargé de piloter la politique de rééquilibrage du territoire national

 

109- Soutenir les services publics locaux, notamment les guichets de poste, afin d’assurer sur l’ensemble du territoire national un égal accès aux services publics

 

110- Nationaliser le réseau autoroutier et poursuivre son développement

 

111- Construire 1 000 km de lignes TGV neuves supplémentaires

 

112- Élaborer un plan national d’équipement du territoire en TER modernisés (avec objectif de vitesse de croisière de ces trains à 200 km/h)

 

113- Équiper le territoire en infrastructures numériques 5G et équilibrer la répartition des opérateurs de télécommunication sur le territoire afin d’éviter les zones blanches

 

114- Renationaliser les infrastructures aéroportuaires qui ont été privatisées

 

115- Soutenir les dispositifs de télétravail et de coworking pour favoriser l’installation des entreprises en milieu rural

 

116- Instaurer un moratoire de 3 ans sur la décentralisation ; à l’issue de cette période, organiser une convention nationale territoriale qui proposera aux Français une nouvelle organisation territoriale de la République, guidée par des principes simples : unité, uniformité, responsabilité des élus et des citoyens, autonomie budgétaire et fiscale confortée, principe de libre administration, spécialisation des niveaux de collectivité, mais capacité d’initiative, séparation des collectivités uniques
 

Cet article est le 2960ème sur le blog MRC 53 - le 192ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), sur le point de présenter son projet pour la France

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), sur le point de présenter son projet pour la France

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 15:08

250 idées neuves pour redresser la France

 

« La République partout, la République pour tous », c’est sur cette base que Bastien Faudot | MRC - Mouvement Républicain et Citoyen a lancé sa campagne présidentielle le 7 février 2016.

Voir son site de campagne Bastien Faudot, la gauche avec le peuple

 

Le candidat, républicain de gauche, a publié son programme il y a quelques jours.

Voir MON PROGRAMME

Voici l’avant-propos et le plan de ce document novateur.

LE COMBAT D’UNE GÉNÉRATION

« Le désordre est le meilleur serviteur de l’ordre établi. »

Jean-Paul Sartre

La crise que traversent la France et l’Europe n’est pas une catastrophe naturelle. Elle résulte de décisions politiques qui se sont accumulées depuis plusieurs décennies et qui ont atteint gravement notre démocratie et la capacité d’action de l’État.

Le monde ancien, celui de l’équilibre international issu de 1945, celui qui procède de la décolonisation, celui qui a vu le triomphe de la finance mondialisée, est en train de s’effondrer sous nos yeux. Après trente années de progrès techniques et de croissance économique, nous venons d’assister à trente années d’érosion continue de notre contrat social.

Jusqu’où cela peut-il tenir ? Le Brexit et l’élection de Donald Trump apportent un début de réponse : les peuples ne croient plus à la « mondialisation heureuse ».

La logique du « laisser-faire », vieille rengaine des libéraux, est séduisante pour ceux qui, individuellement, sont du bon côté de la société. Pour les autres, les plus fragiles, c’est une soumission quotidienne au droit du plus fort. C’est le chantage à l’emploi et la pression qui s’exerce sur les conditions de travail, dans un pays rongé par le chômage. C’est la loi des caïds et des communautarismes, dans une société où la solidarité d’un clan prend le pas sur la solidarité nationale.

Le désordre favorise toujours ceux qui jouissent d’une situation de départ avantageuse. Si elle entend être à la hauteur de l’Histoire, la gauche doit construire le retour de l’État républicain, le seul à même de protéger la majorité de nos compatriotes qui souffrent, se taisent et désespèrent.

Je porte le projet de la gauche souverainiste. Sans souveraineté populaire, le politique est dépourvu de légitimité pour agir. Sans les outils de la souveraineté nationale, il est désarmé face à la finance mondialisée.

La reconquête de notre souveraineté sera le meilleur antidote contre toutes les démagogies identitaires. La gauche a commis la lourde erreur d’abandonner le capital révolutionnaire à l’extrême droite : la Nation, le drapeau, La Marseillaise, la laïcité sont le patrimoine commun des citoyens qui se sont levés hier contre l’ordre établi, l’oligarchie de sang et la noblesse de robe.

Demain comme hier, la renaissance de la gauche viendra du réveil républicain.

2017 est une étape. 2017 n’est pas le combat d’une élection, c’est le combat d’une génération.

 

Bastien FAUDOT

Avant-propos

Refonder notre démocratie

Placer le citoyen au cœur des institutions

Résoudre la crise de la représentation

Rééquilibrer les relations entre les pouvoirs législatif et exécutif

Rénover l’État de droit

Pour une coopérative des Nations et des peuples en Europe

Changer le modèle économique par l’intervention de l’État

Organiser une nouvelle croissance

Une politique de relance monétaire et budgétaire pour en finir avec l’austérité

L’industrie, notre avenir

Tous au travail

Répartir la production pour travailler plus

Rééquilibrer le rapport capital/travail dans les entreprises

Tisser une alliance entre la République sociale et l’économie sociale

Défendre notre contrat social

Un système de retraite plus simple et plus juste

Notre santé n’est pas une marchandise !

Un nouveau contrat de développement pour la France périphérique

Pour une stratégie équilibrée d’aménagement du territoire

Le chemin de la souveraineté alimentaire

Lutter efficacement contre le réchauffement climatique

Faire rayonner la culture et la nouvelle société de l’information

Une École républicaine qui instruit et émancipe

S’appuyer sur les enseignants pour réussir le redressement de l’École

Maternelle et élémentaire : priorité à la maîtrise du français

L’exigence dans le secondaire

L’enseignement supérieur et la recherche, clés du XXIème siècle

Rétablir l’autorité de l’État

Une société unie

En finir avec les accommodements sur la laïcité

Égalité femmes-hommes : des droits à défendre et à conquérir

Une République debout sur ses principes

Une France libre et indépendante sur la scène internationale

Cet article est le 2956ème sur le blog MRC 53 - le 191ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, présentant son projet présidentiel, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92)

Bastien Faudot, présentant son projet présidentiel, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92)

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 15:37

 

Avec sa primaire, le PS veut éviter la refondation de la gauche

 

Le 12 décembre, à 17h30, Bastien Faudot se tenait devant les grilles du 10 de la rue Solférino à Paris, siège du PS, en compagnie de Pierre Larrouturou, autre candidat éconduit, sans plus de marque de respect, de la primaire dite citoyenne organisée par ce parti. Ensemble, ils ont parlé aux représentants de la presse.

Voir le site leLab.europe1 : Le coup de pression de Bastien Faudot et Pierre Larrouturou.

 

Le candidat du Mouvement Républicain et Citoyen - accompagné de Jean-Luc Laurent, président du MRC, et de Catherine Coutard, vice-présidente - avait auparavant remis à Christophe Borgel, responsable de la primaire, l’appel de B Faudot à la Haute autorité de la primaire.

 

La Haute autorité de la primaire citoyenne a rendu son verdict le 17 décembre.

Voir (France3) : Le MRC Bastien Faudot Exclu De La Primaire De La Gauche

 

La Haute Autorité de la primaire de la Belle alliance populaire a validé sept candidatures pour le scrutin des 22 et 29 janvier prochain: quatre socialistes, une radicale et deux écologistes (la liste ici). L’élu de Belfort Bastien Faudot, qui voulait porter la ligne politique du MRC (mouvement républicain et citoyen), n’a pas été retenu. « J’ai découvert officiellement les choses en même temps que tout le monde, nous affirme le conseiller départemental et municipal. En réalité, le PS est pris en otage par une poignée d’apparatchiks. Comme on disait de l’URSS, quatre mots, quatre mensonges; la Belle Alliance Populaire c’est trois mots, trois mensonges ».

Il a multiplié les initiatives depuis le début de la semaine, persuadé que la « gauche souverainiste » avait sa place au sein de la primaire. Bastien Faudot, candidat du MRC (créé par Jean-Pierre Chevènement), a déposé sa candidature lundi, puis a été auditionné par le comité d’organisation de la primaire mardi. Pas suffisant pour faire changer d’avis les caciques du PS… Dès le départ, le premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, avait manifesté son hostilité à l’idée d’une candidature MRC (lire ici).

 

Les deux députés MRC au groupe PS à l’Assemblée

« Depuis mardi soir, je ne me faisais aucune illusion, révèle Bastien Faudot. Le PS a fait le choix de diviser la gauche. Ma ligne politique ne sera pas portée dans le débat, le PS décide qu’elle n’a pas le droit de citer à gauche ».

On peut en effet s’étonner que le Parti socialiste accepte une représentante du PRG, Sylvia Pinel, et pas moins de deux candidats écologistes socialo-compatibles,

Jean-Luc Bennahmias et François de Rugy, membres du même mouvement UDE (lire ici), mais pas le MRC, dont les deux députés, Jean-Luc Laurent et Christian Hutin siègent pourtant au groupe PS à l’Assemblée.

 

Il manque la moitié des 500 signatures

Bastien Faudot va donc se remettre en quête de parrainages, afin de décrocher les 500 signatures qui lui permettrait de se présenter directement à l’élection présidentielle. Il en a aujourd’hui 241. « Cela va me donner un argument supplémentaire auprès des maires qui hésitaient pour ne pas diviser la gauche, se persuade-t-il. On continuait à nous reprocher d’avoir fait perdre Jospin en 2002, cette fois-ci, plus personne n’osera… » Au MRC, on se console comme on peut.

 

Le 17 décembre, Bastien Faudot annonçait sur son site de campagne sa décision de continuer.

 

JE CONTINUE MA CAMPAGNE

La désignation par la droite de François Fillon, porteur d'un projet de régression sociale inédit, et le renoncement de François Hollande, auraient dû créer un choc de responsabilité. Avec mon parti, le MRC, j’en ai tiré les conséquences en décidant de participer à la primaire de la gauche. Une fenêtre s'ouvrait en effet pour qu'une vraie primaire, c’est-à-dire ouverte à toutes les gauches, offrant aux citoyens un débat d'idées consistant. C’était la condition du rassemblement sans lequel la gauche sera privée de participer au second tour en mai prochain.

En excluant à travers moi la gauche républicaine de la primaire, le Parti socialiste montre clairement qu'il a d'ores et déjà abandonné les Françaises et les Français à leur sort, privilégiant le sauvetage de l’appareil en enterrant par avance toute ambition de victoire. De fait, le siège de la rue de Solférino a décidé d’empêcher l’émergence d’une dynamique de rassemblement et de refondation de la gauche. Quelle pourra être demain la crédibilité du candidat désigné, quel qu’il soit, pour déplorer les divisions dont son parti est l’unique responsable ? Que pourra-t-il reprocher aux candidatures de J-L. Mélenchon et d’E. Macron ?

Lancée sur des bases aussi éloignées des problèmes de la France, la primaire de la "Belle Alliance Populaire " est rétrécie à un règlement de comptes entre anciens ministres de François Hollande. Dans ces conditions, la "Belle Alliance Populaire" restera un coup de com' : 3 mots, 3 mensonges !


La question sociale, la question européenne et la question de la souveraineté marchent ensemble : les citoyens veulent reprendre leur destin en main. Je suis le candidat dont les hiérarques socialistes ne veulent pas parce que je porte la voix de la gauche souverainiste. Ma ténacité sera donc mieux employée ailleurs.

Je poursuis la campagne commencée au mois de février 2016. Je ferai donc appel à l'ensemble des maires pour qu'ils condamnent le verrouillage de notre démocratie par une poignée d'apparatchiks et me permettent d'obtenir les 500 parrainages nécessaires. Chacun sait que cette tâche est rude mais j'entends m'y atteler avec tous mes soutiens.

Cet article est le 2951ème sur le blog MRC 53 - le 190ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot et Pierre Larrouturou, le 12 décembre 2016, en conférence de presse devant le siège du PS

Bastien Faudot et Pierre Larrouturou, le 12 décembre 2016, en conférence de presse devant le siège du PS

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 21:08

 

Le candidat du MRC représente la gauche républicaine souverainiste


 

Le refus du PS d’ouvrir sa primaire à des candidats non membres de la « Belle Alliance Populaire » - exception faite de la démarche tactique dirigée vers Macron et Mélenchon - témoigne d’une conception trop réductrice de ce que pourrait être la gauche sociale de gouvernement.

Voir Présidentielle : participation en question du MRC à la primaire et la LETTRE OUVERTE AUX CANDIDATS À LA PRIMAIRE DE LA GAUCHE

 

Le Conseil national du MRC a décidé de poursuivre sa campagne présidentielle en présentant la candidature de Bastien Faudot aux primaires de la gauche. En effet, le nouveau contexte, avec l’élimination de Nicolas Sarkozy, la désignation de François Fillon et le renoncement de François Hollande, nécessite une approche nouvelle.

 

Bastien Faudot a annoncé sa candidature à la primaire de la gauche mardi 6 décembre.

Jean-Christophe Cambadélis (PS) a donné son avis, à l’occasion d’une conférence de presse jeudi 8 décembre sur la participation de Bastien Faudot et du Mouvement Républicain et Citoyen à la primaire de la gauche, estimant que la primaire n’était pas « open bar » et justifiant de son refus par le fait que la candidature était « tardive » et que le MRC ne s'inscrivait pas dans la « Belle Alliance Populaire ».

Dans le même temps, il a réitéré son appel à Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon à rejoindre la primaire, alors même qu’ils ne sont pas membres de la BAP et qu’ils n’ont jamais émis ce souhait. Incohérence totale pour masquer une volonté de verrouillage. 

 

Bastien Faudot a eu l’occasion de réagir dans la presse.

Voir notamment l’article sur le site du Point : « C’est une primaire à la gueule du client ! »

 

Jean-Christophe Cambadélis n’est pas décideur. Le Parti socialiste, lors de son Conseil national du 2 octobre, a clairement exprimé que la primaire était ouverte à la BAP « et à d’autres » et appelle régulièrement a l’unité de la gauche à travers une primaire ouverte.
 

Seule la Haute autorité de la primaire peut refuser une candidature. C’est pourquoi Bastien Faudot déposera la sienne lundi 12 décembre à 16h30 au siège du PS. Il tient à ce que les citoyens, majoritaires, qui avaient milité et voté pour le NON le 29 mai 2005 soient représentés dans les débats de la primaire. Voir sur le site du candidat : DÉPÔT DE CANDIDATURE

 

Il importe que les citoyens, à travers la primaire de la gauche, puissent être informés du contenu des propositions novatrices de Bastien Faudot.

Voir Présidentielle 2017 : Bastien FAUDOT est inconnu, il en fait sa force

En présentant son projet le 24 septembre 2016 à Malakoff, Bastien Faudot est entré dans la seconde phase de sa campagne - commencée le 7 février 2016 - en vue de l'élection présidentielle, dont le premier tour aura lieu le 23 avril 2017. Il est le candidat du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC).

Voir le texte (DISCOURS DE MALAKOFF) et la vidéo du discours de Malakoff

Le projet que j’entends présenter aux Français repose sur cinq piliers, cinq orientations majeures pour aborder les temps qui viennent. Ces piliers incarnent la gauche républicaine que nous représentons : notre ambition, notre belle ambition, c’est la reconquête de la souveraineté populaire et nationale pour réussir la transformation sociale !

Le premier pilier, c'est la démocratie. Le deuxième, c'est l'Europe. Le troisième pilier, c'est le travail. Le quatrième pilier, c'est l'Etat. Le cinquième pilier, c'est l'école.

 

Cet article est le 2950ème sur le blog MRC 53 - le 189ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), lors de la présentation de son projet pour la France

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), lors de la présentation de son projet pour la France

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