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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 15:02

Onze décisions à prendre pour rééquilibrer les institutions

 

C’est sur la base du slogan « La République partout, la République pour tous » que Bastien Faudot a lancé le 7 février 2016 sa candidature à l’élection présidentielle.

 

Voir (4 février 2017) les 250 idées neuves pour redresser la France :

Le programme de Bastien FAUDOT pour l'élection présidentielle 2017

 

Voir (16 et 17 février) les deux parties du programme traitant d’un nouveau contrat de développement pour la France périphérique :

- Présidentielle : FAUDOT pour un aménagement du territoire équilibré

           - Présidentielle : FAUDOT sur le chemin de la souveraineté alimentaire

 

Voir aussi (17 février) la première partie de REFONDER NOTRE DÉMOCRATIE

- Présidentielle : FAUDOT veut placer le citoyen au coeur des institutions

 

Voici la seconde partie :

 

Résoudre la crise de la représentation

 

6- Durcir le cadre législatif pour contrôler l’action des lobbys et rendre leurs actions totalement transparentes

 

7- Limiter le recours aux partenariats publics-privés ; convertir à terme tous les partenariats publics-privés existants en gestion publique

 

8- Supprimer le concours externe de l’ÉNA

 

9- Durcir drastiquement la réglementation concernant la pratique du pantouflage pour la haute fonction publique

 

10- Revaloriser les indemnités des maires et des adjoints des petites communes

 

Derrière le rideau de fumée du petit jeu politique qui se déroule sans les citoyens, la politique est de plus en plus façonnée en privé par les interactions entre les gouvernements élus et les élites économiques qui, pour l’essentiel, représentent les intérêts de la finance et des grandes entreprises.

L’action des lobbys bancaires, soutenue par les énarques pantouflards qui colonisent le ministère de l’économie a, par exemple, empêché l’adoption de toute régulation bancaire sérieuse après la grande crise financière de 2008. Malgré la volonté d’électeurs qui ont élu en 2012 un président désignant le monde de la finance comme son principal adversaire ! C’est, de même, la domination économique et idéologique des grandes multinationales qui a permis au lobbying actif du Medef d’obtenir une politique de l’offre à sens unique, coûteuse pour les finances publiques, qui n’a en définitive profité ni aux entreprises ni aux salariés, mais qui a soutenu l’envolée des dividendes versés ! Résoudre la crise de la représentation suppose de casser les liens de connivences qui se sont établis entre l’énarchie, les lobbys, des élus et la bureaucratie libérale.

 

Le durcissement du cadre législatif entourant les lobbys est vital pour le fonctionnement démocratique. Pour cela, je veux notamment créer un registre d’inscription unique et obligatoire de l’ensemble des lobbys (y compris les organisations patronales, syndicales et culturelles). Cela permettra de compléter la liste des pratiques interdites et de sanctionner plus sévèrement les dérives constatées, en organisant la transparence financière totale et détaillée de leurs comptes, ainsi qu’en exigeant la traçabilité totale de l’ensemble de leurs activités de lobbying (publication des personnes contactées, des réunions et auditions organisées, des consultations menées, des contributions et propositions d’amendements envoyées).

 

Les élites formées par la Nation, en particulier les énarques, seront également concernées. Je propose de supprimer le concours externe de l’ÉNA, pour que nos élites ne soient plus fabriquées de façon uniforme. Il faut privilégier la promotion interne des fonctionnaires et les passerelles avec les parcours professionnels dans le privé plutôt que de décerner des diplômes à des cadres inamovibles au sortir de leurs études. La pratique du pantouflage, ce va-et-vient permanent entre la haute fonction publique, les grandes banques et les multinationales, entraîne une confusion et une collusion des intérêts publics et privés. Il est nécessaire qu’elle soit drastiquement réglementée. La réglementation sera par ailleurs étendue aux anciens ministres et parlementaires, comme aux parlementaires en exercice.

 

Les partenariats publics-privés s’avèrent à l’usage coûteux pour le contribuable et constituent une privatisation rampante de l’État, transformé progressivement en État fantôme. La pratique de ces partenariats sera strictement limitée. Les partenariats actuellement en vigueur seront maintenus jusqu’à ce que l’échéance des contrats soit honorée, puis la gestion redeviendra publique à 100 %.

 

Résoudre la crise de la représentation passe enfin par le renouvellement de la classe politique. Je propose en ce sens un coup de pouce aux indemnités des maires et adjoints aux maires des communes de moins de 3 500 habitants. Nous devons par ailleurs travailler à une égalité d’accès aux mandats électifs entre les fonctionnaires et les salariés du privé par la création d’un véritable statut de l’élu qui fait aujourd’hui défaut.

 

Rééquilibrer les relations entre les pouvoirs législatif et exécutif

 

11- Rétablir le septennat renouvelable pour l’élection du président de la République au suffrage universel

 

12- Renforcer le rôle du Parlement en supprimant les dispositions qui permettent à l’exécutif de brider sa liberté ; maintenir l’usage du 49.3 uniquement pour l’adoption du budget de la Nation

 

Le déséquilibre des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif, au bénéfice du premier, constitue le vice de forme originel de la Vème République. Il a été aggravé par la réforme du quinquennat et par la pratique des présidents successifs. Le chef de l’État a été rétrogradé en chef de sa majorité et le Parlement est aujourd’hui muselé.

Je souhaite corriger ce déséquilibre en prenant garde toutefois à ne pas rechuter dans l’instabilité parlementaire de la IVème République. Nous devons déconnecter l’exécutif et le législatif en dissociant notamment la durée des mandats. J’entends donc revenir au septennat renouvelable. Sept ans, parce que la politique de la Nation a besoin de durée ; renouvelable, pour contraindre un président élu à rester proche des préoccupations des citoyens.

Je mettrai par ailleurs fin à l’ensemble des dispositions dites du «parlementarisme rationalisé » qui permettent à l’exécutif de brider la représentation nationale. Supprimons toutes ces astuces que sont le vote bloqué, le vote réservé, les procédures accélérées, les nouvelles délibérations, l’ordre du jour cadenassé par le Gouvernement. Le Gouvernement pourra gouverner sans majorité, mais il ne pourra plus légiférer sans majorité. Je maintiendrai l’article 49.3 exclusivement pour le vote des lois de finances, car la Nation doit avoir un budget.

 

Rénover l’État de droit

 

13- Promulguer une nouvelle déclaration des droits républicains pour encadrer les avis formulés par les plus hautes juridictions françaises et internationales

 

14- Réformer le Conseil constitutionnel en supprimant la nomination d’office des anciens présidents de la République

 

15- Prévoir une procédure adaptée pour permettre la levée d’un avis formulé par le Conseil constitutionnel relatif à une proposition de loi ou un projet de loi législatif (majorité des 3/5èmes, contre-seing, recours au référendum)

 

16- Supprimer les Questions prioritaires de constitutionnalité

 

L’instauration de l’état d’urgence après les attentats du mois de novembre à Paris était une nécessité. Sa prolongation ininterrompue depuis lors est en revanche totalement injustifiée, d’autant plus que des mesures législatives nouvelles ont été prises pour renforcer la sécurité des Français et lutter contre le terrorisme. Il devra donc être levé immédiatement.

 

Les contre-pouvoirs font partie intégrante de la démocratie et de l’application de la loi, mais les juges n’ont pas pour mission de faire la loi. La situation actuelle est pourtant délicate : une partie de nos droits ont été produits par des dispositifs jurisprudentiels, en particulier l’ensemble des avis rendus par le Conseil constitutionnel depuis 1971. La mise en chantier d’une nouvelle déclaration des droits républicains permettra d’encadrer, de manière républicaine et démocratique, la jurisprudence issue des plus hautes juridictions de la Nation.

 

Le Conseil constitutionnel n’est pas une cour constitutionnelle et ne doit pas le devenir. Ses décisions devront pouvoir faire l’objet d’un dialogue avec les autres pouvoirs publics constitutionnels. Si la Constitution doit naturellement être protégée de la conjoncture politique, elle a pour mission d’organiser les pouvoirs et non de définir le contenu des politiques publiques. Les avis rendus par le Conseil constitutionnel ne seront plus qu’une présomption d’inconstitutionnalité, que le Parlement ou le Gouvernement pourront lever dans le cadre d’une procédure adaptée (majorité parlementaire des 3/5èmes, recours au référendum). Dans le même esprit, les Questions prioritaires de constitutionnalité seront supprimées afin de libérer l’action du Parlement.

Enfin, quant à sa composition, les présidents de la République ne seront plus membres de droit du Conseil constitutionnel et la nomination de ses membres nécessitera une majorité qualifiée au Parlement pour garantir la désignation de personnalités qualifiées, au-dessus des attaches partisanes.


 

Cet article est le 2962ème sur le blog MRC 53 - le 194ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), présentant son projet pour la France

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), présentant son projet pour la France

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 23:06

Refonder la démocratie est la première priorité de son programme

 

C’est sur la base du slogan « La République partout, la République pour tous » que Bastien Faudot a lancé le 7 février 2016 sa candidature à l’élection présidentielle.

Voir (4 février 2017) : Le programme de Bastien FAUDOT pour l'élection présidentielle 2017

Voir (16 et 17 février) les deux parties du programme traitant d’un nouveau contrat de développement pour la France périphérique :

- Présidentielle : FAUDOT pour un aménagement du territoire équilibré

- Présidentielle : FAUDOT sur le chemin de la souveraineté alimentaire

 

Voici le chapeau introductif et la première sous-partie sous le titre

 

REFONDER NOTRE DÉMOCRATIE

 

Entre les citoyens que nous sommes et une classe politique largement interchangeable, une crise de confiance profonde et durable s’est creusée. Cette situation ne doit rien au hasard.

 

Nous ne vivons plus dans une grande démocratie. La France n’est pas devenue pour autant un régime autoritaire ou une dictature, mais le corps constitué des citoyens a cessé d’être indispensable. La vie politique s’apparente à un spectacle qui fonctionne comme un petit jeu où les éléments de langage ont remplacé la pensée, un petit jeu où la stratégie de conquête du pouvoir obsède ceux qui entendent l’occuper mais qui renoncent à l’exercer.

 

Bien sûr, nos représentants restent désignés dans le cadre de scrutins libres, mais une fois élus, ils ne nous représentent plus. Ils tournent le dos à leurs promesses, ils tournent le dos à ceux dont ils ont reçu mandat et ils gouvernent en se soumettant aux influences et aux injonctions de l’Union européenne, des lobbys, des multinationales et des marchés financiers.

 

Parfois même, ils se compromettent en défendant leurs intérêts particuliers ou leurs intérêts de classe plutôt que l’intérêt général… et cela dure depuis trente ans ! Combien d’élus corrompus prétendent gouverner en notre nom ? Combien de bureaucrates exercent, au nom de la technique, l’effectivité du pouvoir ? Combien de temps supporterons-nous encore de laisser la conduite de l’intérêt général à ceux qui ont mené des politiques aux contours si semblables depuis plus de trois décennies ?

 

Désormais, la capacité d’acceptation des citoyens est abîmée.

 

La refondation de notre démocratie est la première priorité. Pour renouer le fil de la confiance entre les citoyens et leurs représentants, des ajustements institutionnels sont nécessaires pour changer les comportements. S’ils sont bien identifiés et ciblés, ces ajustements institutionnels doivent suffire.

Car il ne faut pas être injuste avec la Vème République : elle a démontré une capacité à résister aux temps difficiles et offre à notre Nation une certaine stabilité politique. La France a un problème de maturité sur le plan institutionnel : elle doit perdre cette mauvaise habitude qui consiste à changer de constitution deux fois par siècle.

 

La solution n’est pas de changer le numéro de la République, de passer d’une Vème République essoufflée à une VIème République sans souffle. La solution consiste à réparer la Vème République pour qu’elle assure une meilleure continuité dans l’exercice de la souveraineté populaire, au-delà des seuls épisodes électoraux.

La solution consiste à faire vivre une démocratie où les élus gouvernent sur la base du mandat qui leur a été confié, à renouveler notre classe politique et à former de nouvelles élites républicaines plus soucieuses de l’intérêt de la Nation. Poursuivre la grande aventure républicaine implique, dans chaque domaine, de privilégier le mérite à l’héritage, la cause publique aux intérêts particuliers.

 

Ce sont donc des solutions simples et pragmatiques que je propose, qui doivent être mises en œuvre dès les premières semaines du mandat.

 

Placer le citoyen au coeur des institutions

 

1- Instituer une journée référendaire annuelle pour faire du référendum l’outil d’une République moderne assise sur la souveraineté populaire

 

2- Créer un droit d’initiative populaire sur la base d’un million de signatures, soit environ 2,25 % du corps électoral

 

3- Étendre le pouvoir de convocation du référendum aux parlementaires sur la base de 10 % des parlementaires

 

4- Fixer l’obligation d‘un référendum pour toute réforme de la Constitution et tout traité relatif à la construction européenne ou aux grands traités organisant le commerce international

 

5- Remplacer le financement public des partis politiques par l’affectation d’une petite partie de l’impôt sur le revenu selon le choix de chaque citoyen

 

Sous la Vème République, la convocation du référendum par le président de la République est toujours parasitée par son usage plébiscitaire. En retour, les citoyens se sont souvent saisis de ces référendums en s’exprimant davantage sur celui qui leur pose la question que sur la question elle-même…

 

Il convient aujourd’hui de dédramatiser l’usage du référendum. Je propose de dépersonnaliser le référendum et de l’annualiser, afin d’en faire l’outil d’une République moderne qui n’hésite pas à s’en remettre à la décision des citoyens. Le président de la République, mais aussi les parlementaires de la majorité et de l’opposition et les citoyens eux-mêmes, pourront y inscrire des questions qui seront tranchées par la volonté populaire. L’ensemble de ce paquet référendaire permettra aux Français de donner leur avis beaucoup plus souvent pour qu’il soit pris en compte chaque année et non plus seulement le temps des campagnes électorales.

 

Le référendum obligatoire pour toute réforme de la Constitution, tout traité relatif à la construction européenne ou aux grands traités organisant le commerce international, vise à protéger les citoyens contre les grandes constructions négociées dans les antichambres du pouvoir, à quelques-uns, sur un coin de table. L’adoption du traité de Lisbonne par voie parlementaire, malgré le rejet massif par le référendum de 2005, sera ainsi rendue impossible. Demain, l’adoption ou le rejet du TAFTA, le traité de libre-échange en cours de négociation entre les États-Unis et l’Union européenne, sera le choix souverain des Français.

 

L’actuel système de financement public des partis politiques est très problématique. Il favorise les grandes écuries qui bénéficient d’une véritable rente de situation, celles qui bénéficient des résultats électoraux d’hier pour mener les campagnes d’aujourd’hui, défavorisant ainsi des formations émergentes. Il n’a pas non plus empêché des scandales de premier ordre relatifs au financement de la vie politique. Le financement des partis politiques par l’impôt corrigera ces deux défauts. Par ailleurs, il aura une autre vertu : il obligera les partis à s’intéresser aux préoccupations des Français sur la durée et pas simplement au moment des élections – sous peine de voir leurs financements se tarir rapidement…


Cet article est le 2961ème sur le blog MRC 53 - le 193ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), présentant son projet pour la France

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), présentant son projet pour la France

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 15:08

Les 11 propositions pour l’organisation territoriale de la République

 

C’est sur la base du slogan « La République partout, la République pour tous » que Bastien Faudot a lancé le 7 février 2016 sa candidature à l’élection présidentielle.

Voir (4 février 2017) : Le programme de Bastien FAUDOT pour l'élection présidentielle 2017

 

La partie de son PROGRAMME traitant d’un nouveau contrat de développement pour la France périphérique est composée de deux sous-parties, dont l’une - qui en est le volet agricole - a été présentée sur ce blog le 16 février 2017.

Voir Présidentielle : FAUDOT sur le chemin de la souveraineté alimentaire
 

Voici le chapeau introductif et la première sous-partie sous le titre

« Pour une stratégie équilibrée d’aménagement du territoire ».

 

UN NOUVEAU CONTRAT DE DÉVELOPPEMENT POUR LA FRANCE PÉRIPHÉRIQUE

 

Jusqu’à une date relativement récente, l’aménagement équilibré du territoire était, en France, un discours consensuel, porté à la fois par la droite et par la gauche, qui s’affirmait garant des équilibres entre les différentes parties du pays. Ce discours rassurant n’était toutefois guère traduit dans la réalité. Depuis vingt ans, l’émergence de la « fracture territoriale » dans le débat public est loin d’avoir débouché sur une véritable politique d’aménagement du territoire. Elle s’est au contraire achevée par des choix politiques délibérés en faveur des métropoles et des villes-mondes. Le quinquennat Sarkozy marquait une rupture brutale en ce sens, malheureusement poursuivie lors du dernier quinquennat.

 

Qu’on en juge : l’autonomie des universités et la concentration de l’enseignement supérieur dans les plus grandes villes pour gagner artificiellement quelques places dans les classements universitaires internationaux ? Un choix favorable aux métropoles. Le remplacement de la taxe professionnelle par une contribution portant sur la valeur ajoutée ? Un autre choix favorable aux métropoles. La baisse des dotations de l’État ? Favorable encore aux métropoles. La concentration des services publics de l’État dans les capitales régionales au détriment des villes moyennes ? Un choix pour les métropoles. La fermeture des hôpitaux de proximité ? Une fois de plus pour les métropoles. La libéralisation des opérateurs de télécommunication qui n’investissent que dans les territoires denses, donc rentables ? Toujours et encore pour les métropoles !

 

Ce choix politique délibéré en faveur des métropoles est inspiré par l’idée selon laquelle, concentrée en certains endroits, la richesse ruissellerait alors sur l’ensemble du territoire national. En réalité, tout cela n’entraîne qu’un ruissellement de la pauvreté, une augmentation continue des inégalités géographiques et sociales et aggrave le sentiment d’abandon que ressentent 85 % des Français qui n’habitent pas dans les métropoles. Ce sentiment devient une réalité dans de trop nombreuses communes où se succèdent les fermetures, les unes après les autres, des entreprises et des administrations. La menace plane et distille ses effets insidieux, là du moins où le bureau de poste, l’école primaire, le cabinet médical et la PME subsistent encore.

 

Le choix politique délibéré des métropoles est un choix de mépris pour la France périphérique. Les grandes organisations urbaines ont toujours su générer une dynamique propre et concentrer une large part du développement et de l’innovation, dont elles sont généralement l’un des principaux moteurs. Cette tendance est naturelle. Il ne s’agit nullement d’entraver le développement des métropoles, mais de veiller à une meilleure répartition de l’activité sur l’ensemble du territoire. Cette meilleure répartition bénéficiera à tous, car un bon équilibre entre les territoires produit des effets vertueux de type gagnant-gagnant.

 

POUR UNE STRATÉGIE ÉQUILIBRÉE D’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE

 

La France ne s’est pas construite de façon spontanée : il a fallu une volonté politique farouche pour structurer le territoire. Ma stratégie d’aménagement du territoire repose sur plusieurs étapes.

- La première nécessité est de revenir sur le fait générateur de la concentration des richesses dans les métropoles, à savoir l’absence de répartition correcte sur le territoire national des établissements de l’enseignement supérieur.

- Je souhaite ensuite établir une fiscalité qui incite à s’installer dans certaines zones aujourd’hui en voie de désertification.

- Une intervention résolue de l’État, à la fois en matière de constructions de réseaux de transports et de communication, d’offre de services publics sur l’ensemble du territoire et de déconcentration d’une partie des administrations centrales vers les villes moyennes et les territoires périphériques est par ailleurs indispensable.

 

106- Engager un plan national de déconcentration de l’enseignement supérieur des grandes métropoles vers les villes moyennes et les préfectures départementales, dans un premier temps au niveau de la licence

 

107- Intégrer un critère basé sur la distance séparant le domicile des salariés de leur lieu de travail pour le calcul de l’impôt sur les entreprises

 

108- Créer un grand ministère de l’Équipement et du Plan chargé de piloter la politique de rééquilibrage du territoire national

 

109- Soutenir les services publics locaux, notamment les guichets de poste, afin d’assurer sur l’ensemble du territoire national un égal accès aux services publics

 

110- Nationaliser le réseau autoroutier et poursuivre son développement

 

111- Construire 1 000 km de lignes TGV neuves supplémentaires

 

112- Élaborer un plan national d’équipement du territoire en TER modernisés (avec objectif de vitesse de croisière de ces trains à 200 km/h)

 

113- Équiper le territoire en infrastructures numériques 5G et équilibrer la répartition des opérateurs de télécommunication sur le territoire afin d’éviter les zones blanches

 

114- Renationaliser les infrastructures aéroportuaires qui ont été privatisées

 

115- Soutenir les dispositifs de télétravail et de coworking pour favoriser l’installation des entreprises en milieu rural

 

116- Instaurer un moratoire de 3 ans sur la décentralisation ; à l’issue de cette période, organiser une convention nationale territoriale qui proposera aux Français une nouvelle organisation territoriale de la République, guidée par des principes simples : unité, uniformité, responsabilité des élus et des citoyens, autonomie budgétaire et fiscale confortée, principe de libre administration, spécialisation des niveaux de collectivité, mais capacité d’initiative, séparation des collectivités uniques
 

Cet article est le 2960ème sur le blog MRC 53 - le 192ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), sur le point de présenter son projet pour la France

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), sur le point de présenter son projet pour la France

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 15:08

250 idées neuves pour redresser la France

 

« La République partout, la République pour tous », c’est sur cette base que Bastien Faudot | MRC - Mouvement Républicain et Citoyen a lancé sa campagne présidentielle le 7 février 2016.

Voir son site de campagne Bastien Faudot, la gauche avec le peuple

 

Le candidat, républicain de gauche, a publié son programme il y a quelques jours.

Voir MON PROGRAMME

Voici l’avant-propos et le plan de ce document novateur.

LE COMBAT D’UNE GÉNÉRATION

« Le désordre est le meilleur serviteur de l’ordre établi. »

Jean-Paul Sartre

La crise que traversent la France et l’Europe n’est pas une catastrophe naturelle. Elle résulte de décisions politiques qui se sont accumulées depuis plusieurs décennies et qui ont atteint gravement notre démocratie et la capacité d’action de l’État.

Le monde ancien, celui de l’équilibre international issu de 1945, celui qui procède de la décolonisation, celui qui a vu le triomphe de la finance mondialisée, est en train de s’effondrer sous nos yeux. Après trente années de progrès techniques et de croissance économique, nous venons d’assister à trente années d’érosion continue de notre contrat social.

Jusqu’où cela peut-il tenir ? Le Brexit et l’élection de Donald Trump apportent un début de réponse : les peuples ne croient plus à la « mondialisation heureuse ».

La logique du « laisser-faire », vieille rengaine des libéraux, est séduisante pour ceux qui, individuellement, sont du bon côté de la société. Pour les autres, les plus fragiles, c’est une soumission quotidienne au droit du plus fort. C’est le chantage à l’emploi et la pression qui s’exerce sur les conditions de travail, dans un pays rongé par le chômage. C’est la loi des caïds et des communautarismes, dans une société où la solidarité d’un clan prend le pas sur la solidarité nationale.

Le désordre favorise toujours ceux qui jouissent d’une situation de départ avantageuse. Si elle entend être à la hauteur de l’Histoire, la gauche doit construire le retour de l’État républicain, le seul à même de protéger la majorité de nos compatriotes qui souffrent, se taisent et désespèrent.

Je porte le projet de la gauche souverainiste. Sans souveraineté populaire, le politique est dépourvu de légitimité pour agir. Sans les outils de la souveraineté nationale, il est désarmé face à la finance mondialisée.

La reconquête de notre souveraineté sera le meilleur antidote contre toutes les démagogies identitaires. La gauche a commis la lourde erreur d’abandonner le capital révolutionnaire à l’extrême droite : la Nation, le drapeau, La Marseillaise, la laïcité sont le patrimoine commun des citoyens qui se sont levés hier contre l’ordre établi, l’oligarchie de sang et la noblesse de robe.

Demain comme hier, la renaissance de la gauche viendra du réveil républicain.

2017 est une étape. 2017 n’est pas le combat d’une élection, c’est le combat d’une génération.

 

Bastien FAUDOT

Avant-propos

Refonder notre démocratie

Placer le citoyen au cœur des institutions

Résoudre la crise de la représentation

Rééquilibrer les relations entre les pouvoirs législatif et exécutif

Rénover l’État de droit

Pour une coopérative des Nations et des peuples en Europe

Changer le modèle économique par l’intervention de l’État

Organiser une nouvelle croissance

Une politique de relance monétaire et budgétaire pour en finir avec l’austérité

L’industrie, notre avenir

Tous au travail

Répartir la production pour travailler plus

Rééquilibrer le rapport capital/travail dans les entreprises

Tisser une alliance entre la République sociale et l’économie sociale

Défendre notre contrat social

Un système de retraite plus simple et plus juste

Notre santé n’est pas une marchandise !

Un nouveau contrat de développement pour la France périphérique

Pour une stratégie équilibrée d’aménagement du territoire

Le chemin de la souveraineté alimentaire

Lutter efficacement contre le réchauffement climatique

Faire rayonner la culture et la nouvelle société de l’information

Une École républicaine qui instruit et émancipe

S’appuyer sur les enseignants pour réussir le redressement de l’École

Maternelle et élémentaire : priorité à la maîtrise du français

L’exigence dans le secondaire

L’enseignement supérieur et la recherche, clés du XXIème siècle

Rétablir l’autorité de l’État

Une société unie

En finir avec les accommodements sur la laïcité

Égalité femmes-hommes : des droits à défendre et à conquérir

Une République debout sur ses principes

Une France libre et indépendante sur la scène internationale

Cet article est le 2956ème sur le blog MRC 53 - le 191ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, présentant son projet présidentiel, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92)

Bastien Faudot, présentant son projet présidentiel, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92)

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 15:37

 

Avec sa primaire, le PS veut éviter la refondation de la gauche

 

Le 12 décembre, à 17h30, Bastien Faudot se tenait devant les grilles du 10 de la rue Solférino à Paris, siège du PS, en compagnie de Pierre Larrouturou, autre candidat éconduit, sans plus de marque de respect, de la primaire dite citoyenne organisée par ce parti. Ensemble, ils ont parlé aux représentants de la presse.

Voir le site leLab.europe1 : Le coup de pression de Bastien Faudot et Pierre Larrouturou.

 

Le candidat du Mouvement Républicain et Citoyen - accompagné de Jean-Luc Laurent, président du MRC, et de Catherine Coutard, vice-présidente - avait auparavant remis à Christophe Borgel, responsable de la primaire, l’appel de B Faudot à la Haute autorité de la primaire.

 

La Haute autorité de la primaire citoyenne a rendu son verdict le 17 décembre.

Voir (France3) : Le MRC Bastien Faudot Exclu De La Primaire De La Gauche

 

La Haute Autorité de la primaire de la Belle alliance populaire a validé sept candidatures pour le scrutin des 22 et 29 janvier prochain: quatre socialistes, une radicale et deux écologistes (la liste ici). L’élu de Belfort Bastien Faudot, qui voulait porter la ligne politique du MRC (mouvement républicain et citoyen), n’a pas été retenu. « J’ai découvert officiellement les choses en même temps que tout le monde, nous affirme le conseiller départemental et municipal. En réalité, le PS est pris en otage par une poignée d’apparatchiks. Comme on disait de l’URSS, quatre mots, quatre mensonges; la Belle Alliance Populaire c’est trois mots, trois mensonges ».

Il a multiplié les initiatives depuis le début de la semaine, persuadé que la « gauche souverainiste » avait sa place au sein de la primaire. Bastien Faudot, candidat du MRC (créé par Jean-Pierre Chevènement), a déposé sa candidature lundi, puis a été auditionné par le comité d’organisation de la primaire mardi. Pas suffisant pour faire changer d’avis les caciques du PS… Dès le départ, le premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, avait manifesté son hostilité à l’idée d’une candidature MRC (lire ici).

 

Les deux députés MRC au groupe PS à l’Assemblée

« Depuis mardi soir, je ne me faisais aucune illusion, révèle Bastien Faudot. Le PS a fait le choix de diviser la gauche. Ma ligne politique ne sera pas portée dans le débat, le PS décide qu’elle n’a pas le droit de citer à gauche ».

On peut en effet s’étonner que le Parti socialiste accepte une représentante du PRG, Sylvia Pinel, et pas moins de deux candidats écologistes socialo-compatibles,

Jean-Luc Bennahmias et François de Rugy, membres du même mouvement UDE (lire ici), mais pas le MRC, dont les deux députés, Jean-Luc Laurent et Christian Hutin siègent pourtant au groupe PS à l’Assemblée.

 

Il manque la moitié des 500 signatures

Bastien Faudot va donc se remettre en quête de parrainages, afin de décrocher les 500 signatures qui lui permettrait de se présenter directement à l’élection présidentielle. Il en a aujourd’hui 241. « Cela va me donner un argument supplémentaire auprès des maires qui hésitaient pour ne pas diviser la gauche, se persuade-t-il. On continuait à nous reprocher d’avoir fait perdre Jospin en 2002, cette fois-ci, plus personne n’osera… » Au MRC, on se console comme on peut.

 

Le 17 décembre, Bastien Faudot annonçait sur son site de campagne sa décision de continuer.

 

JE CONTINUE MA CAMPAGNE

La désignation par la droite de François Fillon, porteur d'un projet de régression sociale inédit, et le renoncement de François Hollande, auraient dû créer un choc de responsabilité. Avec mon parti, le MRC, j’en ai tiré les conséquences en décidant de participer à la primaire de la gauche. Une fenêtre s'ouvrait en effet pour qu'une vraie primaire, c’est-à-dire ouverte à toutes les gauches, offrant aux citoyens un débat d'idées consistant. C’était la condition du rassemblement sans lequel la gauche sera privée de participer au second tour en mai prochain.

En excluant à travers moi la gauche républicaine de la primaire, le Parti socialiste montre clairement qu'il a d'ores et déjà abandonné les Françaises et les Français à leur sort, privilégiant le sauvetage de l’appareil en enterrant par avance toute ambition de victoire. De fait, le siège de la rue de Solférino a décidé d’empêcher l’émergence d’une dynamique de rassemblement et de refondation de la gauche. Quelle pourra être demain la crédibilité du candidat désigné, quel qu’il soit, pour déplorer les divisions dont son parti est l’unique responsable ? Que pourra-t-il reprocher aux candidatures de J-L. Mélenchon et d’E. Macron ?

Lancée sur des bases aussi éloignées des problèmes de la France, la primaire de la "Belle Alliance Populaire " est rétrécie à un règlement de comptes entre anciens ministres de François Hollande. Dans ces conditions, la "Belle Alliance Populaire" restera un coup de com' : 3 mots, 3 mensonges !


La question sociale, la question européenne et la question de la souveraineté marchent ensemble : les citoyens veulent reprendre leur destin en main. Je suis le candidat dont les hiérarques socialistes ne veulent pas parce que je porte la voix de la gauche souverainiste. Ma ténacité sera donc mieux employée ailleurs.

Je poursuis la campagne commencée au mois de février 2016. Je ferai donc appel à l'ensemble des maires pour qu'ils condamnent le verrouillage de notre démocratie par une poignée d'apparatchiks et me permettent d'obtenir les 500 parrainages nécessaires. Chacun sait que cette tâche est rude mais j'entends m'y atteler avec tous mes soutiens.

Cet article est le 2951ème sur le blog MRC 53 - le 190ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot et Pierre Larrouturou, le 12 décembre 2016, en conférence de presse devant le siège du PS

Bastien Faudot et Pierre Larrouturou, le 12 décembre 2016, en conférence de presse devant le siège du PS

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 21:08

 

Le candidat du MRC représente la gauche républicaine souverainiste


 

Le refus du PS d’ouvrir sa primaire à des candidats non membres de la « Belle Alliance Populaire » - exception faite de la démarche tactique dirigée vers Macron et Mélenchon - témoigne d’une conception trop réductrice de ce que pourrait être la gauche sociale de gouvernement.

Voir Présidentielle : participation en question du MRC à la primaire et la LETTRE OUVERTE AUX CANDIDATS À LA PRIMAIRE DE LA GAUCHE

 

Le Conseil national du MRC a décidé de poursuivre sa campagne présidentielle en présentant la candidature de Bastien Faudot aux primaires de la gauche. En effet, le nouveau contexte, avec l’élimination de Nicolas Sarkozy, la désignation de François Fillon et le renoncement de François Hollande, nécessite une approche nouvelle.

 

Bastien Faudot a annoncé sa candidature à la primaire de la gauche mardi 6 décembre.

Jean-Christophe Cambadélis (PS) a donné son avis, à l’occasion d’une conférence de presse jeudi 8 décembre sur la participation de Bastien Faudot et du Mouvement Républicain et Citoyen à la primaire de la gauche, estimant que la primaire n’était pas « open bar » et justifiant de son refus par le fait que la candidature était « tardive » et que le MRC ne s'inscrivait pas dans la « Belle Alliance Populaire ».

Dans le même temps, il a réitéré son appel à Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon à rejoindre la primaire, alors même qu’ils ne sont pas membres de la BAP et qu’ils n’ont jamais émis ce souhait. Incohérence totale pour masquer une volonté de verrouillage. 

 

Bastien Faudot a eu l’occasion de réagir dans la presse.

Voir notamment l’article sur le site du Point : « C’est une primaire à la gueule du client ! »

 

Jean-Christophe Cambadélis n’est pas décideur. Le Parti socialiste, lors de son Conseil national du 2 octobre, a clairement exprimé que la primaire était ouverte à la BAP « et à d’autres » et appelle régulièrement a l’unité de la gauche à travers une primaire ouverte.
 

Seule la Haute autorité de la primaire peut refuser une candidature. C’est pourquoi Bastien Faudot déposera la sienne lundi 12 décembre à 16h30 au siège du PS. Il tient à ce que les citoyens, majoritaires, qui avaient milité et voté pour le NON le 29 mai 2005 soient représentés dans les débats de la primaire. Voir sur le site du candidat : DÉPÔT DE CANDIDATURE

 

Il importe que les citoyens, à travers la primaire de la gauche, puissent être informés du contenu des propositions novatrices de Bastien Faudot.

Voir Présidentielle 2017 : Bastien FAUDOT est inconnu, il en fait sa force

En présentant son projet le 24 septembre 2016 à Malakoff, Bastien Faudot est entré dans la seconde phase de sa campagne - commencée le 7 février 2016 - en vue de l'élection présidentielle, dont le premier tour aura lieu le 23 avril 2017. Il est le candidat du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC).

Voir le texte (DISCOURS DE MALAKOFF) et la vidéo du discours de Malakoff

Le projet que j’entends présenter aux Français repose sur cinq piliers, cinq orientations majeures pour aborder les temps qui viennent. Ces piliers incarnent la gauche républicaine que nous représentons : notre ambition, notre belle ambition, c’est la reconquête de la souveraineté populaire et nationale pour réussir la transformation sociale !

Le premier pilier, c'est la démocratie. Le deuxième, c'est l'Europe. Le troisième pilier, c'est le travail. Le quatrième pilier, c'est l'Etat. Le cinquième pilier, c'est l'école.

 

Cet article est le 2950ème sur le blog MRC 53 - le 189ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), lors de la présentation de son projet pour la France

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), lors de la présentation de son projet pour la France

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 18:36

 

Ne pas y être est plus conforme à la stratégie du MRC depuis 2015

 

Le 4 décembre 2016, en séance du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen, une majorité (70%) a voté pour la participation de Bastien Faudot à la primaire organisée par le PS en vue de l’élection présidentielle 2017. Une minorité a voté contre (23%) ou ne s’est pas prononcée (7%).

La proposition des dirigeants du MRC (Jean-Luc Laurent, président, Bastien Faudot, porte-parole et candidat depuis le 7 février à l’élection présidentielle) a été débattue pendant trois heures car elle n’allait pas de soi. Elle allait à l’encontre de la stratégie adoptée lors du congrès de juin 2015 et des déclarations précédentes du président et du candidat.

 

Ce revirement a été présenté comme étant une nécessité d’adaptation à la situation politique nouvelle créée par la mise à l’écart de Sarkozy, puis Juppé, puis Hollande, de la course à la présidentielle d’une part, et par le verrouillage médiatique d’autre part, qui rend plus difficile l’accès aux parrainages des maires.

Le renoncement du président en exercice et la candidature du Premier ministre démissionnaire créent une situation imprévue, plus ouverte, la première fois depuis 2002. Le candidat MRC pourra occuper une position originale dans les débats de la primaire (faire « turbuler » le système), en martelant que sans souveraineté populaire et nationale, l’objectif de transformation sociale est un leurre.

 

Le débat a été animé par une vingtaine d’interventions et les réponses de Jean-Luc Laurent et de Bastien Faudot.

 

Résumé de l’intervention de Michel Sorin

 

- D’abord, il ne faut pas conclure maintenant sur la possibilité d’obtenir les 500 parrainages ou non car nous ne sommes pas actuellement en situation pour obtenir des engagements d’élus. C’est trop tôt. Il faut laisser passer la primaire de la gauche.

 

- Ensuite, notre stratégie, celle que nous avons adoptée au dernier congrès, qui nous engage jusqu’au prochain, est de présenter un candidat ou d’en soutenir un qui propose une alternative au néolibéralisme et un projet de refondation de la gauche sur des bases républicaines.

 

La recomposition de la gauche ne se fera probablement pas sur les bases de la primaire du PS mais plutôt à partir des formations politiques qui sont en dehors.

 

Il faut continuer la campagne de Bastien, car elle porte les germes d’un résultat positif, laisser passer la primaire du PS et de ceux qui lui font allégeance, qui sont, pour la plupart, très favorables à la construction européenne telle qu’elle se fait et qui considéreront Bastien comme un vilain petit canard qui ne fait pas partie de la couvée. Aller dans la primaire est renoncer à ce que nous sommes, à notre projet politique.

 

Nous allons vivre une forme de libération politique à l’égard de l’idéologie néolibérale. C’est sur ces bases que se fera la refondation de la gauche. Plutôt avec les forces qui portent un projet de transformation sociale, et qui sont en dehors de la primaire. Nous aurons un rôle à jouer entre Mélenchon, qui se situe au-delà des partis qui le soutiennent, et le PCF.

 

Continuons le combat, Bastien, pour être présents là et au moment où il le faudra. Des surprises sont encore possibles dans cette élection présidentielle.

 

Le revirement du MRC a été annoncé publiquement le 6 décembre (AFP) par le candidat.

Voir (6 déc) : Présidentielle : Bastien Faudot (MRC) postule à la primaire de la gauche

Voir (7 déc) : Présidentielle : Bastien Faudot (MRC) frappe à la porte de la primaire

Les dirigeants du PS (Cambadélis) s’opposent à la demande du MRC.

Voir (9 déc) : Présidentielle : Bastien Faudot (MRC) pour une primaire plus ouverte

Sans présumer des chances du recours présenté par Bastien Faudot et Jean-Luc Laurent, il est clair qu’un premier résultat a été obtenu. Le verrou médiatique a cédé. C’est un atout dans la recherche de parrainages s’il est confirmé que la primaire du PS ne sera pas ouverte au MRC.


Cet article est le 2949ème sur le blog MRC 53 - le 188ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot et Michel Sorin, le 8 novembre 2016 à Saint-Berthevin (journée du candidat MRC en Mayenne)

Bastien Faudot et Michel Sorin, le 8 novembre 2016 à Saint-Berthevin (journée du candidat MRC en Mayenne)

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 23:35

 

Les dirigeants du PS s’opposent à la participation du MRC

 

L’initiative du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) de rallier la primaire organisée par le PS les 22 et 29 janvier 2017 (voir Présidentielle : Bastien Faudot (MRC) frappe à la porte de la primaire) se heurte au refus des dirigeants du PS. Voir (8 décembre 2016):

- L’Express : Primaire à gauche: le PS ferme les portes de sa Belle alliance populaire

- Le Point :Bastien Faudot (MRC) : "C'est une primaire à la gueule du client"

 

Sur son site de campagne, le candidat MRC affirmait : Je reste déterminé à déposer ma candidature à la primaire de la gauche

 

Ce 9 décembre, avec Jean-Luc Laurent, président du MRC, Bastien Faudot adressait une lettre à chacun des candidats à la primaire de la gauche, pour leur demander de soutenir l’idée d’une primaire largement ouverte permettant la mobilisation et le rassemblement, conditions de son succès.

 

LETTRE OUVERTE AUX CANDIDATS À LA PRIMAIRE DE LA GAUCHE


Chers camarades,

Face à l’Histoire qui s’accélère, à la droite et à l’extrême-droite qui profitent des divisions de notre camp, la gauche de gouvernement, Parti socialiste en tête, a toujours tenu la même ligne, celle de François Mitterrand avec le Parti Communiste dans les années 1970, celle de Lionel Jospin au moment de la gauche plurielle : unitaire jusqu’au bout, unitaire pour deux, unitaire envers et contre tout.

Le 1er décembre dernier, le président de la République a lui-même motivé son choix de renoncer à être candidat à l’élection présidentielle par la nécessité de rassembler largement. Dès lors, l’organisation d’une grande primaire ouverte permet d’offrir aux citoyens de gauche un débat franc, loyal et respectueux, à l’issue duquel la gauche sera en situation d’engager une dynamique pour gagner au printemps prochain.

Tenant compte des évolutions récentes de la situation politique, notre Conseil national a décidé, le 4 décembre, de s’inscrire dans ce processus en répondant favorablement aux appels réitérés de participation à la primaire qui nous ont été adressés.

Aussi sommes-nous surpris par l’avis défavorable donné par Jean-Christophe Cambadélis à la présentation de la candidature du MRC. La surprise est encore plus grande lorsqu’on considère les raisons qui ont présidé à ce choix : notre participation serait trop tardive, et nous ne sommes pas membres de la Belle Alliance Populaire (BAP). Et pourtant, il a invité dans la foulée Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron à rejoindre cette primaire, alors que leurs partis ne sont évidemment pas membres de la BAP, et que leur volonté, si elle se manifeste, ne pourra en toute logique qu’être plus tardive que la nôtre.

Seul le peuple de gauche peut trancher entre nos différentes candidatures, nos différentes orientations politiques et nos visions de l’avenir du pays. Rejeter a priori certaines candidatures, en appeler d’autres de ses voeux, selon des arguments contradictoires, ne peut que brouiller et affaiblir l’idée même d’une idée, sans laquelle la gauche tout entière sera disqualifiée.

La réussite ou l’échec de cette primaire dépendra de sa capacité à mobiliser, à rassembler et à convaincre. Dans la situation actuelle fragile, un débat clair à gauche, devant les Français, est la seule solution.

Après la forte mobilisation de la primaire de la droite et la dynamique dont bénéficie aujourd’hui son candidat, la participation à notre primaire sera un élément déterminant.
Un résultat marqué par une offre politique amputée et une mobilisation en berne affaiblirait et délégitimerait le vainqueur, quel qu’il soit.

Si nous ne construisons pas l’unité dès le premier tour de l’élection présidentielle par la primaire, nos militants comme nos sympathisants, le premier et le dernier, vous-mêmes comme nous tous, serons condamnés à regarder le second tour en mai prochain depuis notre canapé, devant notre poste de télévision, en spectateurs plus qu’en acteurs de l’Histoire de notre pays.

Ce n’est pas le destin que l’on souhaite à la gauche.

Personne à gauche ne peut se désintéresser de la nature et du périmètre de la primaire, et, moins encore, les candidats qui, comme vous, feront vivre le débat.

C’est la raison pour laquelle nous vous sollicitons aujourd’hui afin de vous sensibiliser à l’éviction dont nous faisons l’objet. Nous vous appelons à vous prononcer pour une primaire ouverte qui permette à la gauche républicaine et souverainiste de porter sa voix.
Nous vous prions de recevoir nos salutations citoyennes.

Cet article est le 2948ème sur le blog MRC 53 - le 187ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), lors de la présentation de son projet pour la France

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), lors de la présentation de son projet pour la France

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 23:47

 

Le PS avait conçu la primaire avec la participation de F Hollande

 

Le renoncement du président de la République à être candidat à nouveau à l’élection présidentielle est un fait de la plus haute importance, qui rend plus ouverte la primaire organisée par le PS et accroît le nombre de candidats intéressés.

Voir, à ce sujet, l’article de Laurent de Boissieu, publié dans le quotidien La Croix ce 7 décembre 2016 :

Qui pourra participer à la primaire de la gauche ?

Faute de règles claires, ceux qui souhaitent concourir dans le cadre de la primaire de la gauche ne savent pas à quelles conditions ils pourront le faire.

Si le PS en est bien entendu l’acteur principal, la « primaire citoyenne » des 22 et 29 janvier prochains est en réalité « co-organisée » par les autres partis membres de « La Belle alliance populaire ».

Deux candidats hors PS déclarés

Les candidats membres du PS doivent réunir des parrainages de membres du conseil national ou d’élus. Les autres concourent au titre de leur parti et sont donc dispensés de parrainages.

Deux candidatures ont été déposées, mardi et mercredi. D’une part, celle de François de Rugy (ex-EELV), au nom du parti « Écologistes ! ». D’autre part, celle de Jean-Luc Bennahmias (ex-MoDem) pour le Front démocrate. Mais trois autres pourraient venir les rejoindre.

Le positionnement PRG

Mercredi 7 décembre, Sylvia Pinel, actuelle candidate des radicaux de gauche à l’élection présidentielle, a indiqué sur LCP qu’elle pourrait finalement concourir à la primaire. Le PRG avait été membre fondateur de « La Belle alliance populaire » en avril avant de « suspendre » son adhésion, en juin.

Sylvia Pinel justifiait sa présence hors primaire en dénonçant l’« anomalie » d’une éventuelle participation du président de la République sortant à cet exercice partisan et la crainte que le vainqueur soit « le moins radical-compatible ».

Le forfait de François Hollande et la candidature de Manuel Valls, dont les relations avec le PRG sont bonnes, ont changé la donne. Le bureau national du parti tranchera définitivement le 14 décembre, à la veille de la clôture du dépôt des candidatures.

D’autres candidats possibles

Réuni dimanche dernier, le conseil national du MRC (ex-chevènementistes) a également renoncé à la présence hors primaire de Bastien Faudot, qui se heurtait de toute façon à la difficulté de réunir les 500 parrainages nécessaires.

Autre acteur souhaitant participer à cette primaire : Pierre Larrouturou, fondateur en 2013 du parti Nouvelle Donne après être passé par EELV et le PS.

Un flou sur la procédure

Leurs noms seront-ils retenus ? Nul ne le sait pour l’heure. Qu’ils participent déjà ou non à la primaire, nombreux sont d’ailleurs ceux qui dénoncent le « flou » sur la procédure que le PRG, le MRC et Nouvelle Donne doivent désormais suivre.

Faute de textes précis et public, impossible de savoir s’il leur faut préalablement demander à adhérer à « La Belle alliance populaire » ou si la décision relève du Comité national d’organisation de la primaire, présidé par Christophe Borgel (PS) et qui se réunit le 8 décembre.

Sept postulants pour le PS

Quoi qu’il en soit, il s’agira surtout d’un choix politique des dirigeants du PS. Ceux-ci se trouvent dans une situation paradoxale.D’un côté, dénoncer les candidatures hors primaire de Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron et Yannick Jadot (EELV). De l’autre, éviter une multiplication des prétendants, issues ou non du PS.

Mercredi devant l’Association des journalistes parlementaires, Christophe Borgel a ainsi estimé que le chiffre de sept, celui à la primaire organisée par Les Républicains, devait être considéré « comme un maximum pour avoir des débats intelligibles ». En 2011, ils furent six postulants, cinq du PS (Hollande, Aubry, Montebourg, Royal, Valls) et un du PRG (Baylet).

Le candidat du Mouvement Républicain et Citoyen, Bastien Faudot, a saisi l’opportunité de l’organisation de cette primaire.

Voir Présidentielle : Bastien Faudot (MRC) postule à la primaire de la gauche

Mais les dirigeants socialistes, qui lancent un appel à Emmanuel Macron et à Jean-Luc Mélenchon pour qu’ils participent, ont émis des réserves à la participation du candidat MRC, oubliant que les députés MRC sont apparentés au groupe socialiste à l’Assemblée nationale.

Voir (Le Figaro, 7 déc. 2016) : Bastien Faudot veut s'inviter dans la primaire de la gauche

 

A noter un premier résultat de la démarche de Bastien Faudot en direction de la primaire : il reçoit de nombreuses invitations, ce qui contraste avec la période précédente (la presse l’ignorait alors que sa candidature est déclarée depuis le 7 février).

Voir (Le Parisien, 7 décembre 2016) : Primaire PS: un chevènementiste dans la bataille ?

Il sera peut-être le petit dernier de la primaire de la gauche. Bastien Faudot, 38 ans, candidat à la présidentielle, désigné par son parti, le Mouvement républicain et citoyen (MRC), a décidé de s'inviter dans la primaire organisée par le PS. Tout candidat désigné par un parti peut en effet y participer s'il rallie la Belle Alliance populaire. L'opération n'est pas encore bouclée. « On va en discuter jeudi soir lors de la réunion du comité national d'organisation de la primaire (Cnop), on verra », répond son président, Christophe Borgel, moyennement emballé par cette nouvelle candidature (...)

« Aujourd'hui, il y a une décomposition de l'Etat par le haut avec l'Europe et par le bas avec les revendications régionalistes », lance Faudot (...).

Bastien Faudot se dit « à équidistance mais sur des thématiques différentes » de Manuel Valls et d'Arnaud Montebourg. Partisan de la sortie de l'Euro, il pourrait donc faire entendre une voix souverainiste de gauche (...)

Cet article est le 2947ème sur le blog MRC 53 - le 186ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 8 novembre 2016, à Laval, rencontrant la presse lors de sa journée en Mayenne

Bastien Faudot, le 8 novembre 2016, à Laval, rencontrant la presse lors de sa journée en Mayenne

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 23:49

 

Il faut un candidat de gauche au second tour de la présidentielle

 

L’engagement de Manuel Valls dans la primaire de la gauche focalise l’attention médiatique sur cet évènement, programmé les 22 et 29 janvier 2017. Le candidat du Mouvement Républicain et Citoyen, Bastien Faudot, considère que la décision de François Hollande de ne pas se présenter est un élément nouveau à prendre en considération.

Voir Présidentielle : Bastien Faudot prêt à participer à la primaire du PS.

 

Dans un entretien accordé à l’Agence France Presse (AFP) ce 6 décembre (voir JE SUIS CANDIDAT À LA PRIMAIRE DE LA GAUCHE), l’élu de Belfort explique les raisons qui lui font opter désormais pour une participation à la primaire de la gauche. 

 

Bastien Faudot, 38 ans, investi en février, candidat à la présidentielle par le Mouvement républicain et citoyen (MRC) va présenter "d'ici à la fin de la semaine", sa candidature à la primaire organisée par le parti socialiste, a-t-il annoncé mardi à l'AFP.

"La primaire a changé de nature depuis le renoncement volontaire de François Hollande, à partir du moment où il est sorti du jeu, il a libéré le débat politique qui aura lieu pendant cette primaire", a expliqué M. Faudot pour justifier cette décision (...).

 

Hors parti socialiste, tout candidat désigné par un parti constitué peut participer à la primaire.

"On ne fait pas de la politique en orbite autour de la planète, on fait de la politique en situation, en considérant le paysage dans lequel on s'inscrit", a expliqué M. Faudot, appelant Jean-Luc Mélenchon à rejoindre la primaire sous peine de "faire une erreur politique car la question centrale est qu'il y ait un candidat de gauche au second tour" de la présidentielle.

 

C’est un appel à Jean-Luc Mélenchon qu’a lancé Bastien Faudot, afin que la gauche soit présente au second tour de l’élection présidentielle, ce qui est la priorité du moment.

 

Cet article est le 2946ème sur le blog MRC 53 - le 185ème dans la catégorie MRC national

 

Bastien Faudot, le 4 décembre 2016, lors du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen

Bastien Faudot, le 4 décembre 2016, lors du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen

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