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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 18:36

 

Ne pas y être est plus conforme à la stratégie du MRC depuis 2015

 

Le 4 décembre 2016, en séance du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen, une majorité (70%) a voté pour la participation de Bastien Faudot à la primaire organisée par le PS en vue de l’élection présidentielle 2017. Une minorité a voté contre (23%) ou ne s’est pas prononcée (7%).

La proposition des dirigeants du MRC (Jean-Luc Laurent, président, Bastien Faudot, porte-parole et candidat depuis le 7 février à l’élection présidentielle) a été débattue pendant trois heures car elle n’allait pas de soi. Elle allait à l’encontre de la stratégie adoptée lors du congrès de juin 2015 et des déclarations précédentes du président et du candidat.

 

Ce revirement a été présenté comme étant une nécessité d’adaptation à la situation politique nouvelle créée par la mise à l’écart de Sarkozy, puis Juppé, puis Hollande, de la course à la présidentielle d’une part, et par le verrouillage médiatique d’autre part, qui rend plus difficile l’accès aux parrainages des maires.

Le renoncement du président en exercice et la candidature du Premier ministre démissionnaire créent une situation imprévue, plus ouverte, la première fois depuis 2002. Le candidat MRC pourra occuper une position originale dans les débats de la primaire (faire « turbuler » le système), en martelant que sans souveraineté populaire et nationale, l’objectif de transformation sociale est un leurre.

 

Le débat a été animé par une vingtaine d’interventions et les réponses de Jean-Luc Laurent et de Bastien Faudot.

 

Résumé de l’intervention de Michel Sorin

 

- D’abord, il ne faut pas conclure maintenant sur la possibilité d’obtenir les 500 parrainages ou non car nous ne sommes pas actuellement en situation pour obtenir des engagements d’élus. C’est trop tôt. Il faut laisser passer la primaire de la gauche.

 

- Ensuite, notre stratégie, celle que nous avons adoptée au dernier congrès, qui nous engage jusqu’au prochain, est de présenter un candidat ou d’en soutenir un qui propose une alternative au néolibéralisme et un projet de refondation de la gauche sur des bases républicaines.

 

La recomposition de la gauche ne se fera probablement pas sur les bases de la primaire du PS mais plutôt à partir des formations politiques qui sont en dehors.

 

Il faut continuer la campagne de Bastien, car elle porte les germes d’un résultat positif, laisser passer la primaire du PS et de ceux qui lui font allégeance, qui sont, pour la plupart, très favorables à la construction européenne telle qu’elle se fait et qui considéreront Bastien comme un vilain petit canard qui ne fait pas partie de la couvée. Aller dans la primaire est renoncer à ce que nous sommes, à notre projet politique.

 

Nous allons vivre une forme de libération politique à l’égard de l’idéologie néolibérale. C’est sur ces bases que se fera la refondation de la gauche. Plutôt avec les forces qui portent un projet de transformation sociale, et qui sont en dehors de la primaire. Nous aurons un rôle à jouer entre Mélenchon, qui se situe au-delà des partis qui le soutiennent, et le PCF.

 

Continuons le combat, Bastien, pour être présents là et au moment où il le faudra. Des surprises sont encore possibles dans cette élection présidentielle.

 

Le revirement du MRC a été annoncé publiquement le 6 décembre (AFP) par le candidat.

Voir (6 déc) : Présidentielle : Bastien Faudot (MRC) postule à la primaire de la gauche

Voir (7 déc) : Présidentielle : Bastien Faudot (MRC) frappe à la porte de la primaire

Les dirigeants du PS (Cambadélis) s’opposent à la demande du MRC.

Voir (9 déc) : Présidentielle : Bastien Faudot (MRC) pour une primaire plus ouverte

Sans présumer des chances du recours présenté par Bastien Faudot et Jean-Luc Laurent, il est clair qu’un premier résultat a été obtenu. Le verrou médiatique a cédé. C’est un atout dans la recherche de parrainages s’il est confirmé que la primaire du PS ne sera pas ouverte au MRC.


Cet article est le 2949ème sur le blog MRC 53 - le 188ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot et Michel Sorin, le 8 novembre 2016 à Saint-Berthevin (journée du candidat MRC en Mayenne)

Bastien Faudot et Michel Sorin, le 8 novembre 2016 à Saint-Berthevin (journée du candidat MRC en Mayenne)

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 23:35

 

Les dirigeants du PS s’opposent à la participation du MRC

 

L’initiative du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) de rallier la primaire organisée par le PS les 22 et 29 janvier 2017 (voir Présidentielle : Bastien Faudot (MRC) frappe à la porte de la primaire) se heurte au refus des dirigeants du PS. Voir (8 décembre 2016):

- L’Express : Primaire à gauche: le PS ferme les portes de sa Belle alliance populaire

- Le Point :Bastien Faudot (MRC) : "C'est une primaire à la gueule du client"

 

Sur son site de campagne, le candidat MRC affirmait : Je reste déterminé à déposer ma candidature à la primaire de la gauche

 

Ce 9 décembre, avec Jean-Luc Laurent, président du MRC, Bastien Faudot adressait une lettre à chacun des candidats à la primaire de la gauche, pour leur demander de soutenir l’idée d’une primaire largement ouverte permettant la mobilisation et le rassemblement, conditions de son succès.

 

LETTRE OUVERTE AUX CANDIDATS À LA PRIMAIRE DE LA GAUCHE


Chers camarades,

Face à l’Histoire qui s’accélère, à la droite et à l’extrême-droite qui profitent des divisions de notre camp, la gauche de gouvernement, Parti socialiste en tête, a toujours tenu la même ligne, celle de François Mitterrand avec le Parti Communiste dans les années 1970, celle de Lionel Jospin au moment de la gauche plurielle : unitaire jusqu’au bout, unitaire pour deux, unitaire envers et contre tout.

Le 1er décembre dernier, le président de la République a lui-même motivé son choix de renoncer à être candidat à l’élection présidentielle par la nécessité de rassembler largement. Dès lors, l’organisation d’une grande primaire ouverte permet d’offrir aux citoyens de gauche un débat franc, loyal et respectueux, à l’issue duquel la gauche sera en situation d’engager une dynamique pour gagner au printemps prochain.

Tenant compte des évolutions récentes de la situation politique, notre Conseil national a décidé, le 4 décembre, de s’inscrire dans ce processus en répondant favorablement aux appels réitérés de participation à la primaire qui nous ont été adressés.

Aussi sommes-nous surpris par l’avis défavorable donné par Jean-Christophe Cambadélis à la présentation de la candidature du MRC. La surprise est encore plus grande lorsqu’on considère les raisons qui ont présidé à ce choix : notre participation serait trop tardive, et nous ne sommes pas membres de la Belle Alliance Populaire (BAP). Et pourtant, il a invité dans la foulée Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron à rejoindre cette primaire, alors que leurs partis ne sont évidemment pas membres de la BAP, et que leur volonté, si elle se manifeste, ne pourra en toute logique qu’être plus tardive que la nôtre.

Seul le peuple de gauche peut trancher entre nos différentes candidatures, nos différentes orientations politiques et nos visions de l’avenir du pays. Rejeter a priori certaines candidatures, en appeler d’autres de ses voeux, selon des arguments contradictoires, ne peut que brouiller et affaiblir l’idée même d’une idée, sans laquelle la gauche tout entière sera disqualifiée.

La réussite ou l’échec de cette primaire dépendra de sa capacité à mobiliser, à rassembler et à convaincre. Dans la situation actuelle fragile, un débat clair à gauche, devant les Français, est la seule solution.

Après la forte mobilisation de la primaire de la droite et la dynamique dont bénéficie aujourd’hui son candidat, la participation à notre primaire sera un élément déterminant.
Un résultat marqué par une offre politique amputée et une mobilisation en berne affaiblirait et délégitimerait le vainqueur, quel qu’il soit.

Si nous ne construisons pas l’unité dès le premier tour de l’élection présidentielle par la primaire, nos militants comme nos sympathisants, le premier et le dernier, vous-mêmes comme nous tous, serons condamnés à regarder le second tour en mai prochain depuis notre canapé, devant notre poste de télévision, en spectateurs plus qu’en acteurs de l’Histoire de notre pays.

Ce n’est pas le destin que l’on souhaite à la gauche.

Personne à gauche ne peut se désintéresser de la nature et du périmètre de la primaire, et, moins encore, les candidats qui, comme vous, feront vivre le débat.

C’est la raison pour laquelle nous vous sollicitons aujourd’hui afin de vous sensibiliser à l’éviction dont nous faisons l’objet. Nous vous appelons à vous prononcer pour une primaire ouverte qui permette à la gauche républicaine et souverainiste de porter sa voix.
Nous vous prions de recevoir nos salutations citoyennes.

Cet article est le 2948ème sur le blog MRC 53 - le 187ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), lors de la présentation de son projet pour la France

Bastien Faudot, le 24 septembre 2016 à Malakoff (92), lors de la présentation de son projet pour la France

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 23:47

 

Le PS avait conçu la primaire avec la participation de F Hollande

 

Le renoncement du président de la République à être candidat à nouveau à l’élection présidentielle est un fait de la plus haute importance, qui rend plus ouverte la primaire organisée par le PS et accroît le nombre de candidats intéressés.

Voir, à ce sujet, l’article de Laurent de Boissieu, publié dans le quotidien La Croix ce 7 décembre 2016 :

Qui pourra participer à la primaire de la gauche ?

Faute de règles claires, ceux qui souhaitent concourir dans le cadre de la primaire de la gauche ne savent pas à quelles conditions ils pourront le faire.

Si le PS en est bien entendu l’acteur principal, la « primaire citoyenne » des 22 et 29 janvier prochains est en réalité « co-organisée » par les autres partis membres de « La Belle alliance populaire ».

Deux candidats hors PS déclarés

Les candidats membres du PS doivent réunir des parrainages de membres du conseil national ou d’élus. Les autres concourent au titre de leur parti et sont donc dispensés de parrainages.

Deux candidatures ont été déposées, mardi et mercredi. D’une part, celle de François de Rugy (ex-EELV), au nom du parti « Écologistes ! ». D’autre part, celle de Jean-Luc Bennahmias (ex-MoDem) pour le Front démocrate. Mais trois autres pourraient venir les rejoindre.

Le positionnement PRG

Mercredi 7 décembre, Sylvia Pinel, actuelle candidate des radicaux de gauche à l’élection présidentielle, a indiqué sur LCP qu’elle pourrait finalement concourir à la primaire. Le PRG avait été membre fondateur de « La Belle alliance populaire » en avril avant de « suspendre » son adhésion, en juin.

Sylvia Pinel justifiait sa présence hors primaire en dénonçant l’« anomalie » d’une éventuelle participation du président de la République sortant à cet exercice partisan et la crainte que le vainqueur soit « le moins radical-compatible ».

Le forfait de François Hollande et la candidature de Manuel Valls, dont les relations avec le PRG sont bonnes, ont changé la donne. Le bureau national du parti tranchera définitivement le 14 décembre, à la veille de la clôture du dépôt des candidatures.

D’autres candidats possibles

Réuni dimanche dernier, le conseil national du MRC (ex-chevènementistes) a également renoncé à la présence hors primaire de Bastien Faudot, qui se heurtait de toute façon à la difficulté de réunir les 500 parrainages nécessaires.

Autre acteur souhaitant participer à cette primaire : Pierre Larrouturou, fondateur en 2013 du parti Nouvelle Donne après être passé par EELV et le PS.

Un flou sur la procédure

Leurs noms seront-ils retenus ? Nul ne le sait pour l’heure. Qu’ils participent déjà ou non à la primaire, nombreux sont d’ailleurs ceux qui dénoncent le « flou » sur la procédure que le PRG, le MRC et Nouvelle Donne doivent désormais suivre.

Faute de textes précis et public, impossible de savoir s’il leur faut préalablement demander à adhérer à « La Belle alliance populaire » ou si la décision relève du Comité national d’organisation de la primaire, présidé par Christophe Borgel (PS) et qui se réunit le 8 décembre.

Sept postulants pour le PS

Quoi qu’il en soit, il s’agira surtout d’un choix politique des dirigeants du PS. Ceux-ci se trouvent dans une situation paradoxale.D’un côté, dénoncer les candidatures hors primaire de Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron et Yannick Jadot (EELV). De l’autre, éviter une multiplication des prétendants, issues ou non du PS.

Mercredi devant l’Association des journalistes parlementaires, Christophe Borgel a ainsi estimé que le chiffre de sept, celui à la primaire organisée par Les Républicains, devait être considéré « comme un maximum pour avoir des débats intelligibles ». En 2011, ils furent six postulants, cinq du PS (Hollande, Aubry, Montebourg, Royal, Valls) et un du PRG (Baylet).

Le candidat du Mouvement Républicain et Citoyen, Bastien Faudot, a saisi l’opportunité de l’organisation de cette primaire.

Voir Présidentielle : Bastien Faudot (MRC) postule à la primaire de la gauche

Mais les dirigeants socialistes, qui lancent un appel à Emmanuel Macron et à Jean-Luc Mélenchon pour qu’ils participent, ont émis des réserves à la participation du candidat MRC, oubliant que les députés MRC sont apparentés au groupe socialiste à l’Assemblée nationale.

Voir (Le Figaro, 7 déc. 2016) : Bastien Faudot veut s'inviter dans la primaire de la gauche

 

A noter un premier résultat de la démarche de Bastien Faudot en direction de la primaire : il reçoit de nombreuses invitations, ce qui contraste avec la période précédente (la presse l’ignorait alors que sa candidature est déclarée depuis le 7 février).

Voir (Le Parisien, 7 décembre 2016) : Primaire PS: un chevènementiste dans la bataille ?

Il sera peut-être le petit dernier de la primaire de la gauche. Bastien Faudot, 38 ans, candidat à la présidentielle, désigné par son parti, le Mouvement républicain et citoyen (MRC), a décidé de s'inviter dans la primaire organisée par le PS. Tout candidat désigné par un parti peut en effet y participer s'il rallie la Belle Alliance populaire. L'opération n'est pas encore bouclée. « On va en discuter jeudi soir lors de la réunion du comité national d'organisation de la primaire (Cnop), on verra », répond son président, Christophe Borgel, moyennement emballé par cette nouvelle candidature (...)

« Aujourd'hui, il y a une décomposition de l'Etat par le haut avec l'Europe et par le bas avec les revendications régionalistes », lance Faudot (...).

Bastien Faudot se dit « à équidistance mais sur des thématiques différentes » de Manuel Valls et d'Arnaud Montebourg. Partisan de la sortie de l'Euro, il pourrait donc faire entendre une voix souverainiste de gauche (...)

Cet article est le 2947ème sur le blog MRC 53 - le 186ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 8 novembre 2016, à Laval, rencontrant la presse lors de sa journée en Mayenne

Bastien Faudot, le 8 novembre 2016, à Laval, rencontrant la presse lors de sa journée en Mayenne

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 23:49

 

Il faut un candidat de gauche au second tour de la présidentielle

 

L’engagement de Manuel Valls dans la primaire de la gauche focalise l’attention médiatique sur cet évènement, programmé les 22 et 29 janvier 2017. Le candidat du Mouvement Républicain et Citoyen, Bastien Faudot, considère que la décision de François Hollande de ne pas se présenter est un élément nouveau à prendre en considération.

Voir Présidentielle : Bastien Faudot prêt à participer à la primaire du PS.

 

Dans un entretien accordé à l’Agence France Presse (AFP) ce 6 décembre (voir JE SUIS CANDIDAT À LA PRIMAIRE DE LA GAUCHE), l’élu de Belfort explique les raisons qui lui font opter désormais pour une participation à la primaire de la gauche. 

 

Bastien Faudot, 38 ans, investi en février, candidat à la présidentielle par le Mouvement républicain et citoyen (MRC) va présenter "d'ici à la fin de la semaine", sa candidature à la primaire organisée par le parti socialiste, a-t-il annoncé mardi à l'AFP.

"La primaire a changé de nature depuis le renoncement volontaire de François Hollande, à partir du moment où il est sorti du jeu, il a libéré le débat politique qui aura lieu pendant cette primaire", a expliqué M. Faudot pour justifier cette décision (...).

 

Hors parti socialiste, tout candidat désigné par un parti constitué peut participer à la primaire.

"On ne fait pas de la politique en orbite autour de la planète, on fait de la politique en situation, en considérant le paysage dans lequel on s'inscrit", a expliqué M. Faudot, appelant Jean-Luc Mélenchon à rejoindre la primaire sous peine de "faire une erreur politique car la question centrale est qu'il y ait un candidat de gauche au second tour" de la présidentielle.

 

C’est un appel à Jean-Luc Mélenchon qu’a lancé Bastien Faudot, afin que la gauche soit présente au second tour de l’élection présidentielle, ce qui est la priorité du moment.

 

Cet article est le 2946ème sur le blog MRC 53 - le 185ème dans la catégorie MRC national

 

Bastien Faudot, le 4 décembre 2016, lors du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen

Bastien Faudot, le 4 décembre 2016, lors du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 22:48

 

Le candidat du MRC est sur le pas de la porte de la « Belle Alliance Populaire »

 

 

Le site du MRC 44 s’en est fait l’écho ce 5 décembre. Voir Après le renoncement de Hollande, pourquoi ne pas participer à la primaire de la Belle Alliance Populaire ?

 

Le candidat du Mouvement Républicain et Citoyen à l’élection présidentielle 2017 voit autrement la primaire du PS depuis le renoncement de François Hollande, président en exercice, à se représenter.

 

Bastien Faudot en a parlé aux membres du Conseil national MRC dimanche 4 décembre et, après un débat de haute tenue conclu par un vote, il a eu une majorité en faveur de la participation à la primaire organisée par le PS. L’officialisation sera faite par le candidat lorsqu’il aura obtenu l’accord des organisateurs.

 

Cet article est le 2945ème sur le blog MRC 53 - le 184ème dans la catégorie MRC national

Présidentielle : Bastien Faudot prêt à participer à la primaire du PS
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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 22:19

 

Des changements réels pour les classes moyennes et populaires

 

Bastien Faudot était dans la Drôme le 5 juillet à la rencontre des acteurs de l’économie locale et des nombreuses initiatives prometteuses qui y fleurissent.

Voir DANS LA DRÔME, UNE AUTRE ÉCONOMIE PROMETTEUSE

Lors d’une réunion publique à Valence, il a dénoncé « le discours libéral qui alimente l’affrontement au coeur de la société entre ceux qui survivent grâce aux systèmes sociaux et ceux qui les financent ». Il a présenté les quatre grands piliers de sa campagne, le premier étant « une initiative de répartition massive du travail, adossée à une réforme de la fiscalité » afin d’imaginer un « nouveau contrat social » pour le XXIème siècle.

La réflexion du candidat se nourrit, notamment, d'une note fouillée de Christian Proust qui porte sur les questions - liées - du travail, du social et de la fiscalité. En voici l'orientation générale.

L'auteur prend acte de la situation de notre pays dans un monde soumis à l'échelle mondiale à la dérégulation, la déréglementation et la suprématie des marchés financiers. Les directives européennes ont mis en oeuvre cette politique de liberté de circulation des marchandises, des capitaux, des services et des personnes, qui constitue un carcan de contraintes pour les pays membres de l'Union européenne.

Cette politique fabrique une nouvelle oligarchie de l'argent, une nouvelle aristocratie qui s'impose en utilisant l'arme des accords internationaux, mais qui ne s'occupe pas de la réglementation du travail, des prestations sociales et de la fiscalité, persuadée que cette liberté laissée aux nations ne peut entraîner qu'une compétition à la baisse.

Toujours moins de réglementation du travail, toujours moins de prestations sociales, toujours moins de fiscalité. C'est une des principales convictions des néolibéraux. Ce peut être un chemin pour agir à contre-courant de ces dogmes ! Car si, pour véritablement peser sur l'orientation du monde, il faudra réorienter la politique européenne, c'est le cadre de l'état nation qui est le plus approprié pour agir et recréer l'espoir d'un changement véritable.

La France peut décider librement de son droit du travail, de sa fiscalité et des prestations sociales qu'elle désire mettre en place. Elle doit montrer aux nations du monde que d'autres choix sont possibles. Et que ces choix différents, à l'opposé de ceux de l'oligarchie dominante, sont compatibles avec une économie moderne insérée dans une mondialisation qui doit, elle aussi, être remise au service de l'avenir de l'ensemble de l'Humanité.

Il n'y a pas de solutions magiques et un tel chemin demande efforts et intelligence collective. Mais peu de pays ont les atouts qu'a le nôtre pour réussir à relever ce défi.

 

Faire toute sa place mais rien que sa place au marché ! L'expérience communiste a démontré que l'appropriation collective des moyens de production était une voie sans issue. Nous devons penser le monde avec, au coeur de l'économie, l'entreprise privée. Bien sûr, cette économie crée naturellement l'injustice et l'inégalité.

Pour corriger ces tendances, le politique doit organiser la délibération collective sur des points capitaux. Le marché ne doit pas tout englober et ne peut être la boussole de l'humanité. La terre, la monnaie, le travail sont des enjeux trop larges pour être laissés au fonctionnement du marché. L'économie n'est pas tout. Il faut la subordonner à la nature de l'homme. Il reste à traduire ces principes dans un programme politique concret et susceptible de mobiliser un très large appui dans notre société.

 

La crise morale française est la crise du travail. Elle n'est pas seulement celle du chômage de masse, elle est celle du travail lui-même, du travail vivant tel qu'il est aujourd'hui. Et si l'on veut construire une alliance politique solide des couches moyennes et populaires, il faut un projet qui soit centré sur la transformation du travail, qui est le moyen de résoudre la crise du travail.

 

La France a des problèmes spécifiques, trop de travail pour les uns (cadres moyens, notamment), pas de travail ou pas assez pour d'autres (chômage, temps partiel non souhaité, notamment les plus jeunes et les plus âgés).

Le projet consisterait à prendre les moyens de mettre tous les salariés au travail afin que l'économie française soit globalement plus productive, avec une meilleure efficacité sociale (répartition du travail entre tous les salariés), combinée avec une meilleure répartition des richesses (fiscalité plus juste).

 

En résumant, il s'agirait pour un salarié à plein temps de passer de 1500 à 1200 heures travaillées par an sans perte de salaire et sans perte de compétitivité pour les entreprises. Créer six millions d'emplois changerait radicalement la position des salariés dans les entreprises. Les réductions du temps de travail et les embauches pourraient être accentuées dans certains secteurs et minorées dans d’autres en fonction des priorités définies par les instances politiques.

 

Travailler mieux et tous, produire davantage de richesses au niveau national, selon la volonté de la société exprimée par le politique, tel serait ce projet, à ce stade initial de la réflexion.

 

Bastien Faudot fera connaître ses options les 24 et 25 septembre 2016 lors de la présentation de son pré-programme. Des dates à retenir. Et ne pas oublier de s'inscrire (www.faudot2017.fr/rentree).

Cet article est le 2922ème sur le blog MRC 53 - le 183ème dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot était au Salon de l'agriculture le 29 février 2016, où il a été reçu par les syndicats agricoles. Ici avec Jean-Luc Pruvot, président du "Lait équitable", membre de l'association des producteurs de lait indépendants (Apli)

Bastien Faudot était au Salon de l'agriculture le 29 février 2016, où il a été reçu par les syndicats agricoles. Ici avec Jean-Luc Pruvot, président du "Lait équitable", membre de l'association des producteurs de lait indépendants (Apli)

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 23:31

 

L'histoire n'est pas écrite, ensemble nous pouvons inventer un autre chemin

 

"Je suis candidat à l’élection présidentielle parce que je suis convaincu que l’histoire n’est pas écrite, que le sursaut est possible et qu’ensemble nous pouvons inventer un autre chemin".Ces mots sont de Bastien Faudot, candidat à l'élection présidentielle 2017, investi par le Mouvement Républicain et Citoyen, lors d'un meeting à Paris le 7 février 2016.

MA CANDIDATURE

En France, l’Etat compte beaucoup, davantage qu’ailleurs. Nous comptons sur lui pour nous protéger, garantir la paix civile, assurer la protection sociale et permettre la progression sociale par l’école de la République. Mais aujourd’hui, l’Etat piétine ou échoue. Chaque recul de l’Etat fait avancer la loi de la débrouille et parfois celle de la jungle. Le prochain Président de la République sera d’abord le chef d’un Etat à reconstruire.

J’ai 37 ans et ma génération n’a rien connu d’autre que la France en crise, à laquelle s’est ajoutée, depuis 2012, la menace terroriste. La France est en crise, pas simplement notre économie : cette crise est globale. Cette violence nous la ressentons jusque dans notre vie quotidienne : l’incertitude du lendemain, le sentiment d’abandon et l’augmentation des inégalités. Pendant que dans nos vies de citoyens s’accumulent les peurs et les angoisses.

Je suis candidat à l’élection présidentielle parce que je suis convaincu que l’histoire n’est pas écrite et que le sursaut est possible et qu’ensemble nous pouvons inventer un autre chemin.

Face à cette demande criante de renouveau, que font les politiques ? Dans le passé, ils ont souvent accompagné la chute. Trop souvent, ils se perdent dans des jeux d’appareils et un spectacle médiatique coupé de la réalité. Vous le savez bien, à force de revoir toujours les mêmes têtes sur vos écrans, qui reprennent en refrain des slogans vides de sens, soufflés par des conseillers en communication fatigués. Incapable de résoudre les problèmes de la France et des Français, la classe politique a en revanche parfaitement su verrouiller le débat public.

D’élection en élection, les Français choisissent le changement. Puis la nouvelle majorité sortie des urnes se range à l’idée qu’il n’y a pas d’autre politique possible, trahisse leurs engagements et fait bien souvent le contraire de ce pourquoi elle a été élue ! « Mon adversaire, c’est la finance » disait le candidat François Hollande, avant de faire payer aux Français le prix de la crise. Les banques, elles, ne se sont jamais portées mieux.

Et pendant ce temps, nos élites mondialisées, avec une grande constance, dépossèdent le peuple de sa capacité à maîtriser son destin, en transférant, peu à peu, morceau par morceau, toujours plus de pouvoir aux institutions européennes, pour le plus grand profit des banques et des multinationales. La plupart du temps, elles le font sans jamais nous consulter, et lorsque nous lui signifions notre opposition, comme en 2005 à l’occasion du référendum sur la constitution européenne, ils usent de toutes les moyens pour avancer sans le peuple, contre le peuple !

Aussi, peu à peu, j’ai acquis une certitude : la démocratie est de plus en plus une coquille vide. Nous vivons de mois en moins en démocratie. La France n’est pas le seul pays à vivre une crise post-démocratique comme la désigne le professeur anglais, Colin Crouch.

C’est pour dénoncer cette situation, pour défendre un programme fondé sur la souveraineté du peuple et sur le retour de l’Etat, que j’ai décidé d’être candidat à la présidence de la République.

Je ne crois pas à la fatalité. La France n’a pas vocation à se dissoudre dans la mondialisation, et les Français ne sont pas condamnés à survivre dans le marasme. Ce que les hommes politiques ont fait ou laissé faire, d’autres peuvent le défaire. Il faut avoir du courage, de la volonté, et surtout s’appuyer sur le peuple, sans quoi tout combat est perdu d’avance.

Une année nous sépare de la présidentielle. Tout au long de cette année, je ferai entendre ma voix, je défendrai mes convictions et je serai à votre écoute et au service de notre pays. Telle est mon ambition : porter la cause républicaine, remettre notre nation à l’honneur, défendre les intérêts des citoyens.

Ensemble, nous pouvons ramener la politique sur terre, mettre fin à cette mauvaise pièce de théâtre. Ensemble, nous pouvons reconstruire la République.

Dans la presse

- L'Opinion, 8 février 2016 : « RELEVER LA GAUCHE, ET LA FRANCE AVEC ! »

- L'Obs, 4 février 2016 : « LA GAUCHE DOIT SE RÉEMPARER DE LA NATION »

Cabaret sauvage, Parc de la Villette, Paris 19ème, le 7 février 2016 :

DISCOURS D’INVESTITURE DU 7 FÉVRIER 2016

Rappel (28 janvier 2016) : Bastien Faudot, élu de Belfort, portera les couleurs du MRC en 2017

 

Cet article est le 182ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, le 7 février 2016, au Cabaret sauvage, parc de la Villette, Paris.

Bastien Faudot, le 7 février 2016, au Cabaret sauvage, parc de la Villette, Paris.

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 23:40

 

Il y a une place à prendre à gauche pour tenir le flambeau de l'intérêt national

 

La décision du Mouvement Républicain et Citoyen de présenter un candidat à l'Élection présidentielle française de 2017 est stratégique. Elle part du constat qu'il n'y a personne à gauche pour porter l'idée de la souveraineté populaire et nationale, pourtant fondamentale compte tenu de l'histoire de notre pays, de ses racines révolutionnaires et républicaines.

C'est donc pour aller au bout du chemin en avril 2017, sachant que les obstacles à franchir sont très hauts et nombreux. Le MRC, depuis sa création en 2003, n'a pu aller jusqu'au bout d'une élection présidentielle, le candidat Chevènement, en 2012 comme en 2007, se ralliant finalement au candidat du PS, dans le cadre d'un accord politique MRC-PS.

En 2002, la candidature de Jean-Pierre Chevènement se situait différemment, l'objectif étant de constituer un Pôle républicain, au-dessus des partis politiques.

Avec la candidature de Bastien Faudot, nous sommes dans l'innovation politique. La gauche est décomposée, disloquée, à la dérive depuis 1983, emportée par le néolibéralisme et l'utopie européiste. Il faut la réconcilier avec la République et le socialisme dans l'esprit de Jaurès, lui faire aimer la France, regagner la confiance des ouvriers et employés et de tous les citoyens des milieux populaires. C'est une perspective vraiment mobilisatrice.

C'est parti tôt car Bastien Faudot est jeune et a besoin de temps pour être connu. Et il aura beaucoup d'obstacles à franchir pour aller au bout. Mais ses convictions et ses capacités de débatteur, le fait qu'il portera des positions de fond, en rapport avec l'intérêt national, seront les bienvenus dans ce contexte politique dévasté pour la gauche. Bastien va contribuer à rapprocher le peuple de la politique et de la gauche. Soutenons-le ! Participons au meeting de présentation du candidat : Cabaret Sauvage, Paris 19ème, 7 février, de 14h à 17h (inscriptions sur le site du MRC).

Dans la presse :

- France Bleu, 28 janvier 2016 : L'élu belfortain Bastien Faudot candidat à l'Elysée

- France TV info, 27 janvier :

Bastien Faudot, candidat du MRC à la présidentielle 2017: Il manque à gauche une voix qui porte la question nationale

 

Il sera officiellement désigné ce mercredi soir. A 37 ans, Bastien Faudot, conseiller municipal de Belfort et conseiller départemental du Territoire, va représenter le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) à l’élection présidentielle de 2017. Il n’y a pas beaucoup de suspense, il est le seul candidat à la candidature. Il nous a expliqué le sens de cette démarche. Interview.

Quand il est né en 1978 à Belfort, Jean-Pierre Chevènement était déjà député de ce bout de France qu’est le Territoire. Bastien Faudot devrait bientôt porter les idées chevènementistes au plus haut niveau national, pour la présidentielle 2017. Même sans Jean-Pierre Chevènement, qui a quitté son propre mouvement il y a quelques mois, le MRC entend encore agiter la politique française. Jean-Luc Laurent, le président du MRC, l’a dit il y a une dizaine de jours dans Nice-Matin: son parti « doit s’inscrire dans l’exigence de renouvellement de la vie publique ». C’est donc le jeune porte-parole du parti qui portera l’étendard de cette gauche républicaine et souverainiste.

Pourquoi le Mouvement Républicain et Citoyen présente-t-il un candidat à la présidentielle 2017 ?

« Le choix a été fait en juin dernier, lors de notre dernier congrès. Le MRC est un membre critique de la majorité présidentielle. Nous avions décidé de faire partie de la majorité de François Hollande au lendemain du discours du Bourget. Mais la peinture du bureau du président de la République n’était pas encore sèche qu’il revenait sur la question clé de voûte pour nous: la réorientation de la politique européenne. En cédant aux exigences d’Angela Merkel, il a d’emblée écrit la suite du mandat. Tout le reste procède de ce choix originel. On ne peut pas faire peser sur les classes populaires le redressement de la dette, on ne peut pas améliorer les comptes publics, la situation économique, créer de l’emploi, par une politique d’austérité. Et puis il y a une évolution notoire depuis les attentats, un virage néoconservateur. On ne peut pas refermer le débat sur la question économique et sociale. Il manque à gauche une voix qui porte la question nationale, pas de manière honteuse et pas sous l’angle ethnique du Front national. »

Certains demandent une primaire à gauche. Le MRC pourrait-il y participer ?

« Je suis favorable à tout ce qui pourrait servir à déverrouiller le débat. Mais j’ai des doutes sur le périmètre de cette primaire, et le nombre de participants. Sans Mélenchon, sans Hollande, dont je doute fort qu’il se prête au jeu, quelle pourrait être cette primaire?

La dernière fois que le MRC a présenté un candidat à la présidentielle, en 2002, il n’y avait pas de candidat de gauche au second tour. Craignez-vous ce scénario ?

« On n’a déjà même plus de président de gauche, donc ce n’est pas grave. Aux régionales, dans le Nord Pas-de-Calais Picardie et en Paca, on a eu un 21 avril volontaire. »

Aux régionales en Bourgogne Franche-Comté, le MRC a fait liste commune avec plusieurs composantes de la gauche, dont le Parti communiste. Une telle alliance est-elle possible pour une présidentielle ?

« Il faudrait trouver un support politique cohérent. Ce n’est pas impossible mais… Pour une présidentielle, on change d’échelle, avec d’autres questions. On n’est par exemple pas forcément d’accord avec la gauche radicale et son anti-racisme pavlovien, faire de la morale ne suffit pas. Les Français sont attachés à la Nation. Il y a une dérive criminelle, et je pèse mes mots, de la gauche, qui a abandonné les symboles révolutionnaires au profit du Front national. »

Pour être candidat à la présidentielle, il faut 500 signatures d’élus. Est-ce un obstacle pour vous ?

« Lutte ouvrière, le NPA ou Jacques Cheminade y sont arrivés, avec un réseau d’élus moins important que le nôtre et un positionnement politique plus exotique. Si nous n’y arrivons pas, c’est qu’on n’a pas été bon. Et je ne doute pas qu’on le sera. »

 

A lire aussi: Bastien Faudot (MRC) : « L’Europe est dans l’impasse »

 

Cet article est le 181ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, en séance du Conseil national du MRC, le 30 juin 2013

Bastien Faudot, en séance du Conseil national du MRC, le 30 juin 2013

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 20:50

 

Cette économie, non juridiquement cadrée, peut aussi asservir les citoyens

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) prépare son projet en vue de l'élection présidentielle. Voir (23 décembre 2015) : Le MRC sera présent en 2017 pour reconstruire une force républicaine

Le 20 décembre, il a adopté un texte intitulé « Vers la République souveraine », qui n'a pas été rendu public, car il doit être suivi de discussions complémentaires.

Parmi les nombreuses interventions qui ont précédé l'adoption de ce texte - et avant celle de Michel Sorin qui a parlé au nom du MRC 53 - voici celle de Martine Souvignet, secrétaire nationale à la citoyenneté, à l’égalité et à la laïcité :

Pour une république souveraine, réguler l’économie dite collaborative

Le MRC doit se préoccuper de la numérisation rapide et inéluctable de secteurs entiers de l’économie, dans les services en particulier immobilier, transports, tourisme… Cette « économie dite collaborative ou partagée » ignore les lois fiscales, contourne le code du travail et le salariat.

14% du total des emplois sont « ubérisables » dans le secteur des services et mettent en danger les services publics classiques…Pas négligeable, même si d’autres emplois sont créés mais souvent hors droit du travail.

Des fortunes favorisées par l’économie numérique, les GAFA , se sont construites en 5, 10 ans, alors qu’il fallait 2 ou 3 générations pour faire une dynastie de maîtres de forges ou …les Peugeot ou Michelin…

« Une poignée d’individus détient une puissance financière qui dépasse celle de beaucoup d’Etats… Des entités capables sur une échelle mondiale de développer des actions coordonnées plus efficaces que bien des politiques publiques » écrit Olivier Babeau, professeur à l’Université de Bordeaux, évoquant le don faramineux soi disant philanthropique de Zuckerberg…

 

Ce type d’économie numérisée s’inscrit dans la financiarisation de l’économie et les Etats-nations doivent pouvoir réagir, réguler, fiscaliser ces développements…

Il s’agit aussi pour les militants politiques que nous sommes de dénoncer l’attractivité trompeuse de cette économie numérique hyper ( ou post ?) libérale qui séduit les nouvelles générations car de nouveaux domaines semblent s’ouvrir à la rentabilité capitalistique sans investissements matériels importants et portent l’idée de l’accès mondial et libre de tous à tous les services…

 

La République ne sera souveraine que si elle régule aussi ce type d’activités qui, en période de chômage massif, donne à tout jeune, fasciné par ces acteurs non gouvernementaux (Facebook, Amazon), l’idée d’une création d’entreprise et de richesse hors normes, hors la loi, hors sol, hors droit du travail, hors la République…

 

« En donnant à des intérêts privés le pouvoir d’outrepasser les règles locales et d’interagir directement avec les populations, le numérique crée en effet les conditions d’un affaiblissement inouï des entités politiques traditionnelles », dit M.Babeau…

«  L’alliance des productifs » peut-elle inclure l’économie immatérielle qui ne produit pas mais financiarise des services par un non-salariat qui se développe hors droit du travail ?

 

Le MRC dans son projet présidentiel doit pouvoir être à l’avant-garde de cette réflexion et ne pas se cantonner à une réflexion classique sur des secteurs économiques classiques de grandes entreprises.

C’est un combat idéologique autant qu’économique car il s’agit de convaincre la nouvelle génération que la République, la loi, l’intérêt général, l’égalité des citoyens, ne sont pas des valeurs anachroniques et que faire de la politique, c’est pouvoir peser et combattre cette vision libérale apparemment collaborative, dite sympathique et novatrice (voir Blabla car…et son capital accumulé en 5 ans…).

Or, cette économie numérisée non juridiquement cadrée peut asservir le citoyen à terme : retour au travail du journalier sans droits sociaux, libre certes, libre dans la jungle de services numérisés mondialisés non régulés… Le contraire de la République souveraine.

 

Cet article est le 180ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

Martine Souvignet, lors d'une réunion du Conseil national

Martine Souvignet, lors d'une réunion du Conseil national

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 15:18

 

« Construire le peuple » : avec ce concept, Podemos a réussi sa percée

 

En séance du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen, le 20 décembre 2015, Ladislas Polski, secrétaire national aux relations internationales, a rendu compte des contacts noués avec Podemos à Murcie et à Valence le 18 décembre à l'occasion des meetings électoraux de cette jeune formation politique (Podemos « Nous pouvons » a été créé début 2014).

 

Le 26 septembre 2015, Lola Banon, professeur à Valence, était intervenue au nom de Podemos lors de l'université de rentrée du MRC, à Clermont-Ferrand. Engagée dans l'organisation de la campagne de Podemos, elle a invité le MRC à participer aux derniers meetings.

 

Une délégation composée de Bastien Faudot, de Ladislas Polski et de David Bouderballa, est arrivée en Espagne jeudi et a pu dialoguer avec Pablo Iglesias. Voir (site MRC, 20 déc.) : Podemos : une histoire espagnole, une leçon pour l’Europe

 

Voir aussi le communiqué du MRC (Ladislas Polski et Bastien Faudot), le 21 déc. 2015 :

La montée de Podemos annonce d'autres changements politiques de grande ampleur

Les résultats des élections générales en Espagne ont placé la droite en tête, mais le vainqueur de la soirée est indiscutablement la formation politique PODEMOS qui talonne le Parti Socialiste espagnol. 

C'est une situation historique : dans la quatrième puissance économique de la zone euro, la souveraineté du peuple espagnol s'affirme face aux politiques d'austérité qui sévissent partout sur le continent. Le mouvement de Pablo Iglesias est parvenu à faire émerger de la colère des « Indignés » de 2011 une alternative politique crédible en 2015, imposant la question sociale au cœur de la campagne. 

Cette performance est d'autant plus significative que ''La remontada'' s'est concrétisée dans les urnes malgré les intimidations de la Troïka et les pressions exercées cet été sur le peuple grec et son gouvernement. La logique de la contrainte choisie par Bruxelles est aujourd'hui désavouée. 

Demain, PODEMOS se confrontera peut-être à l'exercice du pouvoir. D'ores et déjà, cette alternative sonne le glas du bipartisme qu'a connu l'Espagne depuis la chute du franquisme. La social-démocratie en sort particulièrement affaiblie. C'est une réalité que l'on observe ailleurs en Europe, dans des configurations certes différentes, mais qui annoncent d'autres changements politiques d'ampleur. 

En 2017, c'est sur cette capacité à incarner un véritable espoir pour une République souveraine que les Français nous jugeront.   

 

Lu dans la presse :

 

- Francetvinfo, 21 déc. 2015 : Les trois enseignements des élections historiques en Espagne

- Slate, 17 déc. 2015, Gaël Brustier, «Construire le peuple»: Iñigo Errejon, l’homme qui bouscule les certitudes des gauches européennes

(…) A l’heure où les social-démocraties européennes sont en panne idéologique, stratégique ou en péril électoral, où les gauches radicales sont confrontées à la réalité du pouvoir et au développement des moyens de coercition exercés par l’Union européenne hors le champ démocratique, l’apport d’Errejon est essentiel. Il a vocation à susciter, en Europe, un grand débat stratégique. Une forme d’intelligence politique retrouve vie. Pour Errejon assurément, Gramsci n’est pas le penseur d’hier, mais bien plus sûrement celui de demain.


 

Cet article est le 179ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

Ladislas Polski et Lola Banon, le 26 septembre 2015 à Clermont-Ferrand, lors de l'université de rentrée du MRC

Ladislas Polski et Lola Banon, le 26 septembre 2015 à Clermont-Ferrand, lors de l'université de rentrée du MRC

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