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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 15:18

 

« Construire le peuple » : avec ce concept, Podemos a réussi sa percée

 

En séance du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen, le 20 décembre 2015, Ladislas Polski, secrétaire national aux relations internationales, a rendu compte des contacts noués avec Podemos à Murcie et à Valence le 18 décembre à l'occasion des meetings électoraux de cette jeune formation politique (Podemos « Nous pouvons » a été créé début 2014).

 

Le 26 septembre 2015, Lola Banon, professeur à Valence, était intervenue au nom de Podemos lors de l'université de rentrée du MRC, à Clermont-Ferrand. Engagée dans l'organisation de la campagne de Podemos, elle a invité le MRC à participer aux derniers meetings.

 

Une délégation composée de Bastien Faudot, de Ladislas Polski et de David Bouderballa, est arrivée en Espagne jeudi et a pu dialoguer avec Pablo Iglesias. Voir (site MRC, 20 déc.) : Podemos : une histoire espagnole, une leçon pour l’Europe

 

Voir aussi le communiqué du MRC (Ladislas Polski et Bastien Faudot), le 21 déc. 2015 :

La montée de Podemos annonce d'autres changements politiques de grande ampleur

Les résultats des élections générales en Espagne ont placé la droite en tête, mais le vainqueur de la soirée est indiscutablement la formation politique PODEMOS qui talonne le Parti Socialiste espagnol. 

C'est une situation historique : dans la quatrième puissance économique de la zone euro, la souveraineté du peuple espagnol s'affirme face aux politiques d'austérité qui sévissent partout sur le continent. Le mouvement de Pablo Iglesias est parvenu à faire émerger de la colère des « Indignés » de 2011 une alternative politique crédible en 2015, imposant la question sociale au cœur de la campagne. 

Cette performance est d'autant plus significative que ''La remontada'' s'est concrétisée dans les urnes malgré les intimidations de la Troïka et les pressions exercées cet été sur le peuple grec et son gouvernement. La logique de la contrainte choisie par Bruxelles est aujourd'hui désavouée. 

Demain, PODEMOS se confrontera peut-être à l'exercice du pouvoir. D'ores et déjà, cette alternative sonne le glas du bipartisme qu'a connu l'Espagne depuis la chute du franquisme. La social-démocratie en sort particulièrement affaiblie. C'est une réalité que l'on observe ailleurs en Europe, dans des configurations certes différentes, mais qui annoncent d'autres changements politiques d'ampleur. 

En 2017, c'est sur cette capacité à incarner un véritable espoir pour une République souveraine que les Français nous jugeront.   

 

Lu dans la presse :

 

- Francetvinfo, 21 déc. 2015 : Les trois enseignements des élections historiques en Espagne

- Slate, 17 déc. 2015, Gaël Brustier, «Construire le peuple»: Iñigo Errejon, l’homme qui bouscule les certitudes des gauches européennes

(…) A l’heure où les social-démocraties européennes sont en panne idéologique, stratégique ou en péril électoral, où les gauches radicales sont confrontées à la réalité du pouvoir et au développement des moyens de coercition exercés par l’Union européenne hors le champ démocratique, l’apport d’Errejon est essentiel. Il a vocation à susciter, en Europe, un grand débat stratégique. Une forme d’intelligence politique retrouve vie. Pour Errejon assurément, Gramsci n’est pas le penseur d’hier, mais bien plus sûrement celui de demain.


 

Cet article est le 179ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

Ladislas Polski et Lola Banon, le 26 septembre 2015 à Clermont-Ferrand, lors de l'université de rentrée du MRC

Ladislas Polski et Lola Banon, le 26 septembre 2015 à Clermont-Ferrand, lors de l'université de rentrée du MRC

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 16:07

 

Une candidature à l'élection présidentielle sera officialisée le 7 février 2016

 

Lors de son congrès de juin 2015, le Mouvement Républicain et Citoyen avait enregistré la démission de son président d'honneur et fondateur, ancien ministre, Jean-Pierre Chevènement, et de sa première vice-présidente, Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne.

Ce départ sanctionnait un désaccord stratégique entre eux et le président Jean-Luc Laurent, député du Val-de-Marne. La divergence portait sur la portée - en termes d'alliances - de l'alternative républicaine revendiquée par le MRC. La majorité voulait la limiter à la gauche alors que les deux personnalités n'excluaient pas de l'ouvrir à droite, notamment vers Debout la France.

 

Lors du congrès de Paris, en juin 2015, Jean-Luc Laurent avait été réélu président par 80 % des délégués en donnant comme objectif l'engagement du MRC dans la campagne de l'élection présidentielle. Cet engagement a été confirmé le 20 décembre - lors de la réunion du Conseil national - par le vote d'un texte précisant les orientations du MRC et lançant la procédure de désignation d'un candidat ou d'une candidate à l'élection présidentielle.

Les candidats doivent se faire connaître d'ici le 5 janvier avec déclaration de candidature, profession de foi et une liste d'au moins 10 membres (titulaires) du Conseil national qui présentent la candidature. Entre le 7 et le 27 janvier, les adhérents voteront dans les départements et régions, selon l'organisation retenue par les responsables locaux.

 

Le résultat des votes sera communiqué aux adhérents après le 27 janvier et avant la réunion de présentation du (ou de la) candidat(e), qui aura lieu le 7 février 2016 à partir de 14h au Cabaret Sauvage, Parc de la Villette, dans le 19ème arrondissement de Paris.

 

Ainsi, le MRC s'engage résolument sur la voie de la liberté, qui est la plus exigeante car elle implique de réunir plusieurs conditions, celle des 500 parrainages d'élus, celle du projet politique et celle de la méthode - nécessairement collective et innovante - pour atteindre l'objectif, qui est d'être présent à l'élection présidentielle, ce que le MRC n'a pu faire depuis sa création en 2003. Lors des élections précédentes, en 2007 et en 2012, il avait dû se résoudre à soutenir le candidat du PS avec, à la clé, un accord électoral et politique sur la mandature.

Cette fois-ci, les divergences sont trop fortes et trop nombreuses avec le PS, qui entraîne la gauche dans sa chute. Les citoyens expriment leur désarroi en faisant la grève de la citoyenneté au moment des élections. C'est un acte politique dont il faut impérativement tenir compte.

 

Le texte adopté à la majorité (7 abstentions) par le Conseil national vise la reconquête de la souveraineté du peuple français :

- reconquête de la souveraineté populaire, car la démocratie est mise en cause au niveau européen,

- reconquête de la souveraineté nationale, qui est le droit du peuple à décider de son avenir.

+ Il faudra revenir sur la trahison du peuple en 2008 qu'a été la ratification d'un traité quasi semblable à celui refusé par référendum en 2005.

+ Il faudra cesser de subir la domination des marchés financiers et des agences de notation.

+ Il faudra changer de monnaie s'il est impossible de changer la monnaie unique en monnaie commune de la zone euro.

 

Concernant l'élection présidentielle, voir Élections présidentielles en France – Wikipédia.

Voir aussi la critique portée par Christian Hutin, député MRC du Nord, le 16 décembre, sur la proposition de loi visant la Modification des règles de l'élection présidentielle : une tentative de verrouillage

 

Rappel (4 oct. 2015) : Le MRC veut définir un projet républicain et le porter à la présidentielle

 

Cet article est le 178ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

Bastien Faudot, porte-parole du MRC, a été proposé par le président Jean-Luc Laurent - et il a accepté - pour être candidat MRC à l'élection présidentielle

Bastien Faudot, porte-parole du MRC, a été proposé par le président Jean-Luc Laurent - et il a accepté - pour être candidat MRC à l'élection présidentielle

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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 21:52

 

L'alliance avec le PCF dans 6 régions mieux vécue que celle avec le PS dans 4

 

Les élections régionales des 6 et 13 décembre 2015 ont rendu leur verdict.

Voir Résultats élections Régionales 2015 - Francetv info

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen, qui était présent sur des listes PS en 2010 et avait obtenu 14 élus, avait davantage de candidats en 2015 (voir Régionales 2015 : le MRC sur des listes PS ou PCF selon les régions) mais se retrouve avec 3 élus dans les conseils régionaux (deux en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, un en Ile-de-France). Cette situation s'explique par la défaillance de la majorité des listes de gauche, toutes tendances confondues en 2015, alors qu'en 2010, la gauche avait gagné la quasi-totalité des régions.

Rappel (communiqués MRC) :

- (6 décembre 2015) : Régionales : situation critique, sursaut nécessaire

- (6 déc. 2015) : Régionales : résultats des listes soutenues par le MRC

- (8 déc. 2015) : Second tour des élections régionales: position du MRC et soutien à J-P Masseret

- (13 déc. 2015) : Le problème reste entier

 

Lors du Conseil national du MRC, le 20 décembre, le président, Jean-Luc Laurent, a jugé que la stratégie était bonne, les résultats n'étant pas liés à la stratégie. Le MRC s'est fait connaître. Mais on a vu une certaine forme de vote utile dans plusieurs régions. Le vote FN est beaucoup plus présent dans les communes de moins de 500 habitants (en moyenne, 33%) que dans les villes de plus de 50 000 habitants (en moyenne, 19%).

- Les listes PCF où le MRC était présent ont souvent eu des résultats légèrement inférieurs à 5 %, sauf en Rhône-Alpes-Auvergne (5,3%) où le MRC a joué un rôle dans la qualification au second tour.

- Les listes PS où le MRC était présent ont eu des fortunes diverses. Aux retraits de listes (sans tenir compte de l'avis défavorable du MRC et du PS régional) dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Provence-Alpes-Côte-d'Azur, s'est ajoutée la défaite en Ile-de-France. En Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, le résultat est positif.

Dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, le retrait de la liste PS a été vécue par le MRC comme une mutilation politique et la préfiguration d'une alliance entre libéraux de droite et de gauche au Parlement, pour que rien ne change. De nombreux bulletins blancs ou nuls. Un bon score de Xavier Bertrand au second tour dans les villes (à Lille, 80%).

En PACA, le MRC a été associé de manière très plaisante à la campagne, d'autant mieux que le PS est faible dans cette région, notamment dans les Bouches-du-Rhône. La tête de liste était très respectable mais peu connue. Plus de 20 % de bulletins blancs ou nuls au second tour.

Dans les régions où le MRC était associé au PCF, il a été constaté la profonde division du Front de gauche, voire la division interne au PCF, mais une évolution positive de celui-ci (rajeunissement).

Dans la région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardennes, la campagne a été très formative, grâce au PCF, mais l'extrême gauche libertaire a donné une image déplorable (en matière de sécurité, notamment). Au second tour, Jean-Pierre Masseret a sauvé l'honneur de la gauche, tenant bon pour recevoir les suffrages des gens qui n'acceptent pas que la gauche reste sans voix.

Cet article est le 177ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

Meeting régional à Nantes le 1er décembre 2015 de la liste "L'humain d'abord" conduite par Alain Pagano (PCF)

Meeting régional à Nantes le 1er décembre 2015 de la liste "L'humain d'abord" conduite par Alain Pagano (PCF)

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 23:51

 

Avec le Front de Gauche dans la majorité des régions, pour la première fois

 

Traditionnellement, le Mouvement Républicain et Citoyen était présent sur des listes PS aux précédentes élections régionales. En 2010, 14 conseillers régionaux MRC avaient été élus dans ces conditions. Cette fois-ci, en raison de divergences accentuées avec le PS au niveau national (politique économique, réforme territoriale, notamment), le MRC a laissé ouvertes les discussions régionales avec les partenaires de la gauche, ce qui a conduit à des alliances diverses selon les régions.

- Dans 4 régions, des accords ont été conclus avec le PS, le PRG et le MDP : Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, Provence-Alpes-Côte-d'Azur.

- Dans 6 régions, des rassemblements se sont faits avec le PCF, avec la participation, ou non, d'autres composantes du Front de Gauche (Parti de Gauche, Ensemble) et de la Nouvelle Gauche Socialiste : Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine, Centre-Val-de-Loire, Pays de la Loire, Bourgogne-Franche-Comté, Aquitaine-Poitou-Charentes-Limousin, Rhône-Alpes-Auvergne.

- Dans 2 régions, le MRC n'est présent sur aucune des listes : Bretagne, Normandie.

 

Les candidats MRC en 2015 sont plus nombreux qu'en 2010, ce qui rendra possible un meilleur résultat en nombre d'élus, mais tout dépendra des résultats du premier tour, des accords pour le second tour avec les autres partis de gauche et des résultats du second tour.

 

Voir le bulletin d'information du MRC Citoyens militants (novembre 2015)

 

Cet article est le 176ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 23:21

 

La ligne Macron n'est pas la gauche, c'est l'évacuation du politique

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen prépare l'élection présidentielle et affirme qu'il sera présent avec un(e) candidat(e) qui portera un projet républicain de gauche, afin de ne pas laisser le champ libre au projet Macron. C'est ce qui a été dit par Jean-Luc Laurent, en clôture de l'université de rentrée du MRC à Clermont-Ferrand le 27 septembre 2015. Voir l’Université de rentrée du MRC et un extrait de son discours (la partie terminale).

Face à la gauche Macron

Cette gauche Macron, c’est au final l’évacuation du politique. La deuxième gauche croyait encore un peu à la société. Après 30 ans d’hégémonie néo-libérale, il ne reste plus que des individus et une économie. Cette 2ème gauche est au cœur du grand consensus européen. N’est-ce pas Jean-Pierre Jouyet qui a été Ministre des Affaires Européennes – justement parce que c’était l’Europe disait-il - de Nicolas Sarkozy pendant 2 ans ? Cette interchangeabilité est délétère, sape la confiance des citoyens ! Emmanuel Macron aime dire qu’il n’a pas besoin d’être élu. On a connu dans le passé des Jacques Delors ou des Mario Monti en Italie qui n’avaient « pas besoin » d’être élus. Ces hommes se rêvent parfois en Troïka de l’intérieur, réformateurs d’un pays sclérosé et d’un personnel politique parasite. Jacques Delors a renoncé, Mario Monti a gouverné sans être élu Mais M.Macron aime convaincre, il sera candidat un jour…dans une circonscription pas trop compliquée quand même si on en croit ce qui circule. 
Depuis un an, Emmanuel Macron incarne aussi bien l’écume et le fond de ce quinquennat qui a rétréci sa base politique. On ne peut laisser la gauche Macron en situation de monopole pour 2017. Car au fond, c’est ce qu’on nous demande matin, midi et soir. 
Les régionales ne sont qu’une répétition de 2017 de ce point de vue. Laisser la gauche Macron en situation de monopole, c’est rendre un très mauvais service à la France et à la gauche ! 

Car cette gauche est minoritaire. Elle l’était en février dernier quand le Gouvernement a utilisé le 49-3 pour passer en force. Elle est minoritaire malgré l’hyper-présidentialisation, malgré la discipline et les menaces. 
La France en 2017 a besoin d’une proposition différente à gauche, une proposition qui ne soit pas économiciste et c’est souvent la limite de toutes les stratégies d’ »aile gauche » ou de « à gauche toute ». 
Il faut poser la question politique, la question de la nation. La bonne vieille question de Renan : que voulons-nous faire ensemble ? Car si 2015 a été l’année Macron, elle a été aussi d’une violence inouïe avec un attentat meurtrier tous les deux mois. Nous devrons affronter cette situation, cette insécurité radicale, les défis qu’elle lance à la cohésion nationale et à notre capacité à vivre ensemble. Et ce n’est pas dans l’obsession économique ou dans l’ajustement structurel de la France que nous trouverons les réponses ou simplement la force de convaincre pour bâtir une alternative, un espoir. 
Depuis longtemps maintenant, nous essayons de convaincre de la nécessité d’une refondation républicaine. Personne n’a jamais bien compris ce qu’était la refondation et tout le monde parle de la République. Nous avons tous été agacés par ces marchands de République qui n’ont pas un échantillon sur eux ou qui n’arrivent pas à dépasser l’incantation républicaine. 
2017 pour nous, c’est d’abord un défi. Définir un projet républicain qui ne soit ni un verbalisme ni une nostalgie grincheuse. Trouver les mots, parler aux raisons, toucher les cœurs. C’est la décision que nous avons prise en juin en ayant un candidat et qui nous engage. C'est ainsi que nous serons utiles pour que vivent la République et la France.

 

Rappel : Programme de l'université de rentrée 2015 du MRC à Clermont-Ferrand

Université de rentrée 2015 du MRC : Pour la France et pour l'Europe, il y a une alternative !


 

Voir aussi la Tribune de Jean-Luc Laurent au Huffington Post le 2 octobre 2015 : L'année du Macron

Cet article est le 175ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

Jean-Luc Laurent, le 27 septembre 2015 à Clermont-Ferrand

Jean-Luc Laurent, le 27 septembre 2015 à Clermont-Ferrand

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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 18:21

 

Pour la France et pour l’Europe : il y a une alternative !

 

Tel est le thème de l'université de rentrée 2015 du Mouvement Républicain et Citoyen, qui aura lieu à Clermont-Ferrand les 25, 26 et 27 septembre 2015*.Voir URMRC2015 Programme

 

Le thème général est présenté par Jean-Luc Laurent, président du MRC.

Voir Université de rentrée 2015 du MRC : Pour la France et pour l'Europe, il y a une alternative !

 

C’est notre premier rendez-vous national après le congrès des 13 et 14 juin derniers. Il marque notre entrée en campagne présidentielle pour 2017. Les débats que nous aurons tout au long du week-end permettront de nourrir notre réflexion dans la perspective de la rédaction de notre projet pour la France. Ils sont un premier temps de réflexion collective, notamment le samedi matin lors d’ateliers thématiques animés par des Secrétaires nationaux. L’implication et la mobilisation de chacun sont essentielles. 
« Pour la France et pour l’Europe : il y a une alternative ! », ce programme est ambitieux. Dans le discours ambiant, il fait évidemment pendant à la formule libérale de Margaret Thatcher, mais plus encore, cet intitulé nous permettra de développer l’alternative que nous voulons républicaine, aussi bien en France que dans l’Union européenne. C’est une question centrale pour nous, que nous devons penser à l’aune des changements politiques récents :

- une austérité croissante en Europe et la victoire du Non au référendum grec du 5 juillet qui redonne de l’espoir dans la lutte en France contre le diktat du triple B (Bercy, Bruxelles, Berlin) ;

- une société française qui perd espoir alors qu’elle s’enfonce dans un chômage grandissant et se fragmente, loin de l’idéal du commun construit à travers la République ;

- les principes de la République oubliés au profit du communautarisme, du libéralisme et de l’individualisme. 

Le MRC a de solides analyses à exposer aux Français, nous avons des réponses originales à gauche à apporter. Les débats de notre université de rentrée permettront de compléter notre réflexion.

Nous avons d’ores et déjà la confirmation de la présence de Benoît Hamon, ancien ministre, André Chassaigne, député PCF, Patrice Prat, député, Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques, Édouard Martin, ancien syndicaliste, député européen, Lola Bañon, représentante de Podemos, d'un représentant de Syriza ainsi que des partis de gauche pour venir échanger avec nous. D'autres sollicitations sont en attente de confirmation. 
Ce week-end sera également l’occasion de discuter avec nos partenaires. La gauche n’est jamais aussi forte que lorsqu’elle échange et confronte ses idées. Favoriser le dialogue, c’est également penser au-delà de 2017 à la reconstruction de la gauche. C’est un chantier où le MRC aura toute sa place. 

 

* Rappel (9 août 2015) : Le MRC réunira son université de rentrée 2015 les 26 et 27 septembre

Un seul changement au programme : il y aura cinq ateliers proposés le samedi matin à la place d'une table ronde. Thèmes et animateurs : Education (Fatiha Boutjahlah) ; TAFTA (Paul Zurkinden) ; Formation réseaux sociaux (Alban Busnel) ; L'urgence migratoire (Martine Souvignet et Bertrand Alexandre) ; Agriculture (Michel Sorin et Thibaut Corneloup).

Cet article est le 174ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

Jean-Luc Laurent, le 12 avril 2015

Jean-Luc Laurent, le 12 avril 2015

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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 22:48

 

A Clermont-Ferrand, les interventions porteront sur l'alternative au libéralisme

 

Les grandes lignes du programme de l'université de rentrée du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) - ouverte aux sympathisants - ont été portées à la connaissance des adhérents, qui ont reçu le bulletin d'informations début août. Voir dans Citoyens Militants le bulletin d'inscription.

 

Rappel (université de rentrée 2014 à Caen) :

- Rétrospective sur l'université de rentrée MRC Caen 20 et 21 sept. 2014

- Table ronde MRC le 20 sept. 2014 à Caen : Europe, lever les tabous

 

Ce sera le premier rendez-vous militant national après le congrès 2015 à Paris les 13 et 14 juin. Voir Le congrès 2015 du MRC, le premier sans Jean-Pierre Chevènement

L'objectif est de réfléchir, dans la perspective de l'élection présidentielle 2017, à l'alternative qui sera proposée face au libéralisme et à l'européisme.

Il est proposé un atelier vendredi 25 septembre à 19 h sur le thème « Les grandes orientations pour le programme du MRC pour l'élection de 2017 : réinventer le pacte républicain au XXIème siècle ».

Samedi 26 septembre, il est proposé trois Tables rondes successives :

- Matinée : Table ronde n° 1 « Vers la société du plein emploi, politique économique, organisation du travail et enjeux sociaux ».

- Après-midi : Table ronde n° 2 « La monnaie unique au prix de l'austérité ? » et Table ronde n° 3 « Quelles alternatives en Europe : espoirs, expériences, obstacles ? »

Dimanche 27 septembre (matinée) : débat autour de la question « Quelle alternative en 2017 ? »

« La succession de défaites aux élections depuis 2012 est la conséquence de l'échec de la politique de la majorité. C'est lourd de danger pour la gauche en France. Du renoncement sur le TSCG à la loi Macron, la première moitié de mandat a parachevé une conversion libérale qui vient de loin.

Dans ce contexte, comment ceux qui refusent cette fatalité à gauche envisagent-ils la séquence de 2017 ? Peut-on faire apparaître une alternative crédible et solide au social-libéralisme ? Quels peuvent être les contours, mais surtout les contenus ? »

Pour contribuer à la réflexion, échanger et nourrir le débat d'idée, des représentants de SYRIZA, de Podemos, du PS et du PCF, ont été invités. Il y aura André Chassaigne, député PCF, Patrice Prat et Benoît Hamon, députés PS. La réponse d'autres est en attente.

Voir Citoyens Militants pour en savoir plus.

Cet article est le 173ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 12:15

 

La motion 3 veut la synthèse générale et un changement de pratique du MRC

 

Le congrès 2015 du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) a eu lieu à Paris les 13 et 14 juin 2015. De nombreux articles ont été publiés sur le blog du MRC 53 concernant ce congrès. Voir, notamment (rubrique MRC national) :

- 16 mai 2015 : Congrès MRC 2015 : le 1er congrès non piloté par JP Chevènement

- 21 mai 2015 : Congrès MRC 2015 : les adhérents votent pour l'une des trois motions

- 24 mai 2015 : Congrès MRC 2015 : résumé des motions pour le vote des adhérents

- 24 juillet 2015 : Le congrès 2015 du MRC, le premier sans Jean-Pierre Chevènement

- 25 juillet 2015 : Congrès MRC 2015 : présentation de la motion 3 (Hugo Prod'homme)

Voici le texte de l'intervention de Michel Sorin, lors du débat l'après-midi du 13 juin, au nom de la motion Le Courage d'Avancer (motion 3), dont il était l'un principaux signataires, avec Hugo Prod'homme et Jean-Pierre Lettron.

Bonjour à tous !

La motion 3 est le produit de deux initiatives. Nous avions deux projets de motion qui ont été fusionnés, à l'initiative de Jacques Declosmenil, militant de la Manche, qui nous a transmis un projet que nous avons adopté, avec quelques retouches.

C'est cela, la motion 3 : la rencontre volontaire de deux équipes militantes. Et le résultat est excellent. Nous avons une combinaison de jeunes avec des militants qui ont plus d'expérience politique. Nous communiquons et décidons collectivement, avec le souci de l'efficacité.

Maintenant, nous avons atteint nos premiers objectifs mais il reste l'essentiel : une synthèse dynamique et opérationnelle qui fasse du MRC un mouvement républicain et citoyen, le parti de l'alternative républicaine qui fonde son action sur l'intervention des citoyens et la coopération entre organisations politiques, syndicales et associatives, comités de citoyens, etc.

Et tout cela avec l'objectif de redresser le pays. Nous ne pourrons le faire que tous ensemble, avec ce que nous pouvons apporter, les uns et les autres, qui est complémentaire.

Tous ensemble, cela signifie les trois motions en présence. Mais il est vrai que cela n'a rien d'évident.

Nous avons deux exigences :

- Vis-à-vis de la motion 1, nous voulons un changement dans le mode d'organisation et de décision. Nous l'avions demandé dès le congrès 2010, sans être entendus. La situation est différente aujourd'hui, nous n'avons plus le choix. Il faut aller de l'avant. Ayons le courage d'avancer en décidant de nous organiser autrement, plus collectivement et plus efficacement.

- Vis-à-vis de la motion 2, nous lui demandons de ne pas faire l'erreur qui serait de ne pas vouloir la synthèse. Ce congrès restera historique, Jean-Pierre Chevènement ayant décidé de s'éloigner du MRC, comme il l'a écrit dans son message au congrès lu ce matin par Claude Nicolet. Par conséquent, le MRC a une raison supplémentaire d'affirmer son existence en démontrant son utilité politique.

Sachons valoriser au mieux ce qui a été réalisé autour de Jean-Pierre Chevènement depuis 50 ans. En 1971, le CERES a contribué à changer en profondeur la nature et l'action de la gauche. Aujourd'hui, le MRC a le potentiel pour faire de même. Encore faut-il en prendre les moyens.

Dans les deux ans qui viennent, nous devons préparer activement le rassemblement politique de la gauche afin de rendre effective l'alternative républicaine et citoyenne que notre pays attend et dont il a besoin. L'alternative s'entend face à la politique libérale en vigueur depuis 1983. L'alternative républicaine ne se limite pas à un changement de majorité droite-gauche comme cela s'est produit dans le passé, pour faire la même politique, dont le pays ne veut pas.

Le MRC est en situation pour inventer avec les citoyens le projet social républicain adapté à notre temps. Un projet ambitieux et rassembleur ouvrant des perspectives d'avenir pour la France.

Concrètement, il nous faut procéder tout à fait différemment de notre pratique habituelle. C'est en confrontant le logiciel Chevènement aux citoyens que nous ferons des propositions concrètes concernant nos conceptions de la République (République sociale), de la démocratie (démocratie républicaine et citoyenne) et de la gauche (gauche républicaine). Concilier République et gauche, comme le voulait Jaurès.

Bref, nous devons remettre à plat la politique et la faire vivre au niveau des citoyens. Cela ne se fera que si nous sommes acteurs au sein de la direction qui sera élue demain, sur proposition du président. Notre décision de faire ou non la synthèse sera fonction de ce qui nous sera proposé. Jean-Luc, tu dois nous considérer comme des associés. C'est à toi de décider.

Merci de votre attention.

Cet article est le 172ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 22:32

 

Aller vers les citoyens et leur dire : l'alternative est républicaine et sociale

 

Le congrès 2015 du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) a eu lieu à Paris les 13 et 14 juin 2015. De nombreux articles ont été publiés sur le blog du MRC 53 concernant ce congrès. Voir, notamment (rubrique MRC national) :

- 16 mai 2015 : Congrès MRC 2015 : le 1er congrès non piloté par JP Chevènement

- 21 mai 2015 : Congrès MRC 2015 : les adhérents votent pour l'une des trois motions

- 24 mai 2015 : Congrès MRC 2015 : résumé des motions pour le vote des adhérents

- 24 juillet 2015 : Le congrès 2015 du MRC, le premier sans Jean-Pierre Chevènement

Voici le texte de l'intervention de Hugo Prod'homme, en début de congrès, présentant la motion Le Courage d'Avancer (motion 3).

Pourquoi cette motion ? Parce que nous avons besoin de débattre, de discuter. D'analyser la situation de la France. Car au-delà de la crise économique et sociale, il y a aujourd'hui en France une crise politique. Les français ont vu, depuis 30 ans, un chômage de masse s'installer en France.

Un chômage qui jette les classes populaires dans une pauvreté croissante, qui leur donne un sentiment d'insécurité économique et sociale intolérable. Et, dans cette période, les français ont vu se succéder des gouvernements de droite, de gauche, qui nous ont promis: de lutter contre la fraude sociale, de redonner sa valeur au travail, d'un changement maintenant.

 

Mais quel bilan ? Moi qui vous parle, j'ai vécu toute ma vie avec un chômage de masse autour de moi. Les français le voient, ce bilan. Ils le vivent. Et c'est pour cela qu'aujourd'hui, ils n'ont plus aucune confiance dans nos élites. Et même, c'est toute la communauté politique qui est rejetée avec force par les français. Du gouvernement aux élus locaux, en passant par tous les partis politiques, les syndicats et évidemment les médias, tous subissent l'opprobre du peuple. Nous n'en sommes pas exempts. Quand, dans la rue, on essaie de parler avec des citoyens, en distribuant un tract, on voit bien que la plupart s'esquivent, par méfiance, par défiance.

 

Aujourd'hui, nous le savons, nos gouvernants sont bien contents de se défausser sur l'Europe pour faire appliquer une politique, qu'au fond, ils approuvent. Mais, dans le même temps, par leur action, par leur ratification des traités - Lisbonne, le TSCG - ils empêchent, par avance, leurs successeurs de porter une politique alternative. There Is No Alternative - Il n'y a pas d'alternative. La phrase de Thatcher a été le pilier de la construction européenne !

 

C'est à cause de cette rupture, de cette crise politique qu'aujourd'hui, nous en sommes convaincus au sein de la motion Le Courage d'Avancer, l'alternative républicaine, que les français appellent de leurs voeux, ne pourra venir que d'un mouvement citoyen, du bas vers le haut. C'est le peuple, et seul le peuple, qui pourra retrouver sa souveraineté en France. Souveraineté du peuple face au capital, souveraineté de notre Nation face à l'Union Européenne.

 

C'est donc vers le peuple que nous, Républicain, devons-nous tourner. Nous avons toujours cru à l'intérêt général. Et l'intérêt de la France, aujourd'hui, ce n'est pas de soutenir la casse de notre industrie, ce n'est pas soutenir l'anéantissement de l'Ecole de la République, ce n'est pas soutenir la destruction des droits sociaux ! L'intérêt général aujourd'hui, ce n'est pas soutenir le libéralisme le plus borné et idéologique, l'intérêt général aujourd'hui, ce n'est pas de soutenir le quinquennat de François Hollande !

 

Oui, je le dis, nous le disons avec force, le quinquennat Hollande n'a rien à envier avec le quinquennat Sarkozy. En 2008, au Traité de Lisbonne, ils se sont assis, tous les deux, sur le vote des français. En 2012, François Hollande, alors qu'il avait un mandat clair des français pour renégocier le traité TSCG, l'a approuvé, sans modifications réelles. Nous ne devons pas oublier. Les français ne l'oublieront pas, et Marine le Pen se fera une joie de le leur rappeler.

 

Aujourd'hui, c'est aux côtés du peuple que nous devons nous trouver. Les alliances d'appareil ont vécu, et n'inspirent que la défiance. Il faut ouvrir portes et fenêtres ! Pourquoi notre congrès n'a été annoncé publiquement que depuis deux jours ? Pourquoi les motions n'ont pas été rendu publiques ? Avons-nous honte de nos idées ? Avons-nous honte de débattre ? Débattre n'est pas combattre. C'est même l'inverse.

Le MRC a été trop longtemps absent du débat public. Bien sûr, nous sommes peu écoutés par les médias. Mais peut-on leur en vouloir, quand nous n'avons jamais, de toute l'existence du MRC, participé à des élections nationales ? La dernière fois, c'était en 2002, et ce n'était pas le MRC.

En 2012, nous nous sommes retrouvés, en Congrès, et notre président élu nous a promis des listes citoyennes aux européennes. Un an après, lors de la Convention Nationale sur l'Europe, nous les avons réclamées, unanimement ! Le bilan est clair, nous avons encore une fois esquivé cette échéance.

 

Alors aujourd'hui, comme en 2010, la motion de la direction nationale nous propose une candidature à l'élection présidentielle 2017. Nous leur répondons: CHICHE !

Car si nous avons apparemment les ressources financières, y a-t-il aujourd'hui la volonté politique qui nous a manqué en 2004, en 2007, en 2009, en 2012 et en 2014 ? J'en doute. Mais je l'espère, et aujourd'hui, nous sommes là pour porter cette volonté. Nous voulons avancer, avec notre Parti, et nous voulons lui donner ce courage. Car une élection présidentielle ne s'improvise pas. Nous en avons l’amère expérience. C'est aujourd'hui que nous devons récolter les 500 parrainages. C'est aujourd'hui que nous devons créer une dynamique citoyenne, à travers des comités citoyens. C'est aujourd'hui que nous devons aller vers le peuple, avec ce message : l'alternative est possible: elle est républicaine, elle est sociale, et elle viendra du peuple ! Merci, mes chers camarades.

Cet article est le 171ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 23:30

 

Le président réélu ne cache pas un désaccord sur la stratégie et les alliances

 

Le congrès 2015 du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) a eu lieu à Paris les 13 et 14 juin 2015. De nombreux articles avaient été publiés avant le congrès. Voir, notamment :

- 16 mai 2015 : Congrès MRC 2015 : le 1er congrès non piloté par JP Chevènement

- 21 mai 2015 : Congrès MRC 2015 : les adhérents votent pour l'une des trois motions

- 24 mai 2015 : Congrès MRC 2015 : résumé des motions pour le vote des adhérents

 

Ce congrès a été marqué par la décision de Jean-Pierre Chevènement de quitter le MRC, dont il avait été le président de 2008 à 2010, puis le président d'honneur ensuite.

Voir (20 juillet 2015) : La République moderne de Chevènement pour sortir la France de l'ornière

 

C'était le premier congrès, depuis le congrès fondateur en 2003, que plusieurs motions d'orientation étaient présentées au vote des adhérents. Une motion de synthèse a été votée par les motions 1 et 3. Voir Congrès de Paris : Motion de synthèse et résultats des votes

 

Voici le début du discours de clôture de Jean-Luc Laurent, réélu président du MRC.

Voir La République a de l'avenir !

Je disais hier combien je considérais ce congrès important, combien il constituait une étape dans notre histoire et dans celle de la gauche républicaine. L’annonce de Jean-Pierre Chevènement, par son message hier, m’aura donné raison sur ce point plus que je n’imaginais. 

La décision de Jean-Pierre Chevènement de quitter le Mouvement Républicain et Citoyen, dont il était président d’honneur, afin de « reprendre sa liberté », ne réjouit personne. Je déplore cette décision au regard de tout ce que nous avons fait à ses côtés : je considère que Jean-Pierre a toujours été un homme libre, que le MRC n’a jamais entravé cette liberté. Bien au contraire le MRC a été le moyen pour Jean-Pierre Chevènement comme pour nous tous, d’être libres. Jean-Pierre nous a élevé, par sa hauteur de vue et sa stature d’homme d’Etat. Il est celui pour qui je me suis engagé en politique il y a maintenant 40 ans et je suis sûr qu’il en est ainsi pour beaucoup d’entre vous. 

Je tiens donc à le remercier pour son combat, pour ce qu’il nous a apporté mais également pour ce qu’il a apporté et continuera d’apporter à la gauche et à la France. Les fils tissés tout au long de ces années de militantisme ne vont pas se couper. Car j’ai une trop haute idée de la pertinence de nos analyses, et pour qu’elles soient incarnées et portées par de nouvelles générations. 

Le MRC est un parti politique et comme tout parti politique, il a le devoir d’être toujours en marche, tourné vers l’avenir : 2017 bien sûr, mais au-delà car il faut voir loin. Un parti politique a le devoir de rester toujours fidèle aux idées qui l’ont fondé et, je vous l’assure, nous le serons. Car avec Jean-Pierre Chevènement, nous sommes d’accord sur l’essentiel et cela a toujours été. Cela n’a pas de raison de cesser, quand bien même les chemins semblent se séparer. Nous nous ne renonçons pas au chev
ènementisme, magnifique doctrine politique qui a tant à offrir au pays. 

Seulement, oui, nous sommes en désaccord sur la stratégie. En désaccord sur la préparation de l’élection de 2017, à laquelle je considère que nous ne pouvons pas renoncer. En désaccord sur les alliances et le dialogue privilégié avec les « Républicains de l’autre rive » qui, à notre sens, est une voie sans issue. Et quand il y a désaccord, il faut débattre puis décider. Lorsque les désaccords subsistent encore et ne sont pas dépassés, il n’y a pas de drame à les constater et à le dire. Et qui sait ce que la vie nous réserve ? Car la meilleure attitude à avoir avec un ami, c’est de savoir lui dire non quand une erreur ou une bêtise risque d’intervenir. 

Nous devons donc continuer, chers camarades, notre chemin et le rassemblement intervenu avec notre motion d’orientation issue de la commission des résolutions nous offre une base solide pour préparer la suite. Avec cette direction que vous venez d’élire, j’ai confiance dans notre capacité à affronter l’avenir car nous sommes lucides sur nos erreurs d’hier, toujours fidèles à nos valeurs et à notre projet, et plus déterminés que jamais à agir demain
(...)

 

Cet article est le 170ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

Jean-Luc Laurent, le 12 avril 2015, pendant le Conseil national du MRC qui précédait le congrès

Jean-Luc Laurent, le 12 avril 2015, pendant le Conseil national du MRC qui précédait le congrès

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