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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 16:52

 

Le contexte et le bilan du Mouvement Républicain et Citoyen depuis 2012

 

Le congrès du MRC aura lieu à Paris les 13 et 14 juin 2015.

 

Rappel : (21 mai) :Congrès MRC 2015 : les adhérents votent pour l'une des trois motions  :

 

- Motion 1 : « La gauche républicaine - Résister, transmettre, inventer », présentée par Jean-Luc Laurent et le Secrétariat national élargi,

- Motion 2 : « Notre chemin », présentée par C Nicolet, Marie-Fr Bechtel et Christine Meyer,

- Motion 3 : « Le courage d’avancer », présentée par H Prod’homme, JP Lettron et M Sorin.

 

Voici la 1ère partie de la motion 3, présentée par Hugo Prod'homme (Nord), Jean-Pierre Lettron (Hauts-de-Seine) et Michel Sorin (Mayenne) : « Le courage d'avancer »

 

LE CONTEXTE

a) De la reconstruction à aujourd'hui

En France, la période de reconstruction après la Seconde Guerre mondiale se fit sous l'égide du programme du Conseil National de la Résistance (CNR). Ce programme était un réel pacte social écrit par des Français, patriotes, qui résistaient à l'oppression nazie. Le programme comportait notamment de nombreuses nationalisations. La croissance de l'activité permit à la France de retrouver le plein-emploi (après le marasme des années 1930), de faire progresser le pouvoir d'achat et de réduire les inégalités. L'existence du bloc socialiste facilita aussi les concessions faites à la social-démocratie. Après les crises pétrolières des années 1970, la baisse structurelle du secteur industriel s'accompagna d'une hausse de celui des services, ce qui fit croire à beaucoup qu'il ne s'agissait que d'un remplacement. Ceux-là ont envisagé une société « post-industrielle », de la « connaissance ». En réalité, la baisse du secteur industriel s'est surtout accompagnée d'un chômage de masse. Le secteur des services a développé la paupérisation des employés : leurs salaires se sont rapprochés de plus en plus souvent du minimum obligatoire.

La société française, au lieu de s'homogénéiser au sein d'une seule classe moyenne, s'est en fait polarisée. Les classes populaires sont fortement touchées par le chômage, n'ont plus accès qu'à des emplois précaires et peu rémunérés. Les classes moyennes craignent que leurs enfants et leurs petits-enfants subissent un déclassement social aujourd'hui accentué. Cette insécurité économique et sociale a fait le lit, depuis plusieurs années, du repli identitaire nationaliste et de son pendant communautariste, avec pour conséquence la fracturation violente de la société. Ces classes populaires et moyennes sont divisées par des élites politiques, médiatiques et économiques, qui profitent du marasme économique pour exacerber les différences entre les populations et les dresser les unes contre les autres. Les citoyens ne sont plus émancipés, solidaires, mais réduits à leur condition sociale, à leur communauté, à leur confession. L'idée de les réunir autour d'un projet commun s'est perdue, tandis que se banalisent la haine, l'envie, la stigmatisation et la discrimination.

Au lieu de chercher des solutions concrètes et de longue durée aux problèmes et difficultés des citoyens dans leur vie quotidienne, le système politique s'est davantage préoccupé de lui-même, dans un souci carriériste de ses membres : l'abstention et la démotivation citoyenne sont les conséquences de cette dérive.

 

b) Les marchés financiers

Le manque d'argent n'est pas à l'origine des difficultés économiques et de la longue dépression. Les chiffres le montrent : les dividendes versés aux actionnaires se maintiennent à un haut niveau alors que les investissements baissent.

Plutôt que d'avoir peur des marchés financiers, il faut créer les conditions du développement de l'économie française. Le capitalisme financier néolibéral est à l'origine des divisions et des frustrations qui traversent la société. Il a réussi à provoquer le morcellement politique et syndical afin d'empêcher que se forme une alternative à la politique de soumission à ses intérêts. Notre réponse doit être de reconstruire, à la fois, la défense des salariés en tant que citoyens au travail, et la défense des entreprises contre leur spoliation par des actionnaires n'ayant aucun souci de l'intérêt général et de l'importance de l'économie réelle dans la vie d'un pays.

 

c) Rien n'est inéluctable

Rien n'est inéluctable. Les 10 et 11 janvier 2015, à la suite des attentats contre Charlie Hebdo et contre l'« Hyper Cacher », des millions de Françaises et de Français se sont rassemblés pour défendre la liberté d'expression et la laïcité. Les citoyens ont montré que le sentiment d'unité nationale et la Fraternité n'avaient pas déserté la France. Face à la violence, à la haine, nous avons répondu par la solidarité et la dignité. Cette émotion ne doit pas s'arrêter là. Une réflexion, doit être engagée avec les citoyens sur nos valeurs, la République et la démocratie. Retrouver l'esprit des agoras, redonner la parole au peuple est incontournable pour faire renaître un véritable mouvement de citoyens et est la condition sine qua non pour éviter que notre pays s'enlise dans l'impasse post-démocratique.

 

d) Un débat politique confisqué

Le débat politique est largement confisqué par des appareils politiques tournant à vide. Les postures symboliques et médiatiques ont remplacé les projets de société et l'éducation populaire. Les élections sont le théâtre d'alliances à la carte, sans aucune ligne directrice, ni fond programmatique. Alors que l'abstention atteint des scores jamais connus auparavant, les partis se disant « anti-système » récoltent des millions de suffrages. Les partis politiques dominants accentuent la fracture en se méfiant du peuple : volonté d'enlever aux collectivités élues au suffrage direct des compétences en matière d'action publique pour les confier à des établissements publics ou à des rassemblements d'établissements publics; pouvoirs de plus en plus transférés à des institutions supra-nationales anti-démocratiques. Symbole de ce mépris du peuple : en 2008, les parlementaires ont approuvé un projet de traité européen, largement rejeté par référendum, brisant ainsi le principe même de la République. La fracture est confortée par les classes dirigeantes, qui asservissent les élus et tirent parti de l'étouffement de la démocratie.

Il revient au MRC, et plus largement aux républicains, d'agir pour redonner la parole et le pouvoir aux citoyens. Une politique de véritable transformation sociale ne peut être appliquée qu'avec un soutien populaire. Nous devons regarder avec attention les expériences en Amérique du Sud, la constitution des coalitions de progrès comme en Grèce et, peut-être, en Espagne prochainement.

 

LE MRC : QUEL BILAN ?

N'oublions pas les concepts que nous avions forgés dans les années 1970 : le mouvement d'en bas à relier au mouvement d'en haut, l'autogestion de l'entreprise. Depuis 1992, le MDC, devenu MRC, porte l’ambition de relever la France avec la gauche. Depuis plus de 20 ans, les principes, le programme et les orientations que défend le « chevènementisme » ont apporté la preuve de leur pertinence : dénonciation, dès 1983, du tournant libéral du Parti socialiste ; mobilisation des nations européennes ; non au traité de Maastricht, à la guerre en Irak ; monnaie commune et non pas monnaie unique ; France puissance d’équilibre ; mesures efficaces contre l'insécurité et la délinquance ; refus du communautarisme ; sauvegarde des services publics ; citoyenneté et intégration ; politique migratoire sérieuse ; transmission des savoirs et autorité des maîtres... Quel parti politique peut se prévaloir d’un tel bilan au service de la République ?

 

En décembre 2012, le MRC tenait son congrès. François Hollande venait de mettre un terme à cinq ans de sarkozysme. Nous avions l'espoir que le président de la République prenne conscience du mur vers lequel les gouvernements de droite et de gauche nous entraînaient. François Hollande a refusé l'évidence. La construction européenne libérale et antidémocratique crée un carcan politique et économique, carcan dont aucun État ne peut s'émanciper. La politique monétaire est sous la férule de la Banque Centrale Européenne. La politique budgétaire est désormais surveillée, encadrée. La France n'est plus souveraine. Elle est sous la tutelle d'une « ruche » de technocrates, qui n'a aucune conscience des conditions de vie des citoyens, et aucun respect de la souveraineté des peuples.

 

Au contraire de ses engagements, François Hollande ne fut pas le président du changement de cap européen. Aujourd'hui, loin de saisir la chance que constitue l'arrivée dans l'Union Européenne d'un gouvernement d'union nationale grec, critique du dogme libéral, le président français choisit de maintenir son alignement sur les positions allemandes. Son proche et ancien ministre des Finances, Pierre Moscovici a pris le rôle du gendarme libéral au sein d'une commission européenne, présidée par le promoteur de l'évasion fiscale européenne !

 

En 2012, nous appelions à une grande Convention nationale sur l'Europe, afin d'« entrer dans la bataille » des Européennes. L' « impasse » de l'abstention de 2004 et 2009 était « interdite ». Un an plus tard, notre Convention nationale appelait à des listes citoyennes. Pour proposer une réelle alternative à l'Union Européenne actuelle, il nous semblait que la seule solution était de revenir vers les citoyens. Et de citer, en clôture de notre convention, Louis Barthou : « La tour d'ivoire ne convient qu'aux poètes. Il est du devoir des autres hommes d'en descendre pour se mêler à l'action ». Mais en 2014, nous avons buté sur la présentation de listes citoyennes, à cause de l'ampleur du travail à mener pour déclencher un mouvement citoyen. Nous nous sommes égarés dans des discussions et des logiques d'appareils. Nous devons tirer un bilan de cet épisode politique pour éviter sa répétition. C'est en se tournant vers les citoyens que le MRC pourra rassembler, bien au-delà des appareils politiques, combattre les menaces portées contre la République et faire vivre notre projet commun : Liberté, Égalité, Fraternité et Laïcité.

 

Trois députés MRC ont été élus, sous l'étiquette de la majorité présidentielle, suite à une entente politique avec le Parti Socialiste. Il ne s'agissait pas d'un blanc-seing au gouvernement, mais d'une liste de points d'accords et de désaccords « charpentant » nos relations au sein de la majorité présidentielle. Ainsi, nos trois députés ont gardé leur liberté de vote. Nous pûmes aiguiller la majorité sur les questions européennes, l'École de la République; l'Unité et l'Universalité de la République, les questions énergétiques, la question sociale... Le travail acharné de nos quatre, puis trois, parlementaires permit à nos idées de vivre à l'Assemblée et au Sénat, et d'ouvrir le débat sur de nombreux sujets. Nous pouvons être fiers de leur action au quotidien pour faire vivre nos valeurs et nos analyses. Si certaines de nos positions ont pu être reprises par la majorité, les gouvernements de Jean-Marc Ayrault puis de Manuel Valls s'en sont le plus souvent éloignés. Le vote du TSCG (traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) fut le pêché originel. La loi Macron, fourre-tout des technocrates néo-libéraux de Bercy et de Bruxelles, le péché mortel.

 

C'est sur ce texte, fondé sur une analyse économique erronée et aboutissant à des décisions contraires aux intérêts des travailleurs, que la majorité de Manuel Valls a vacillé. Incapable de réunir une majorité de députés de gauche, François Hollande menaça d'abandonner la France au Front National en déclenchant des élections anticipées. Si ce « chantage » fut efficace, les députés ne censurant pas le gouvernement, il demeure un signe fort du repli idéologique du gouvernement et de sa soumission aux injonctions du « Triple B » : Bercy, Bruxelles, Berlin. La preuve a été donnée que le débat est vidé de son sens. L'idée de représentation nationale des citoyens par l'Assemblée Nationale est bafouée. L'Assemblée est trop souvent une chambre d'enregistrement de décisions prises ailleurs.

 

Depuis sa création en janvier 2003, le MRC s'est positionné sur une ligne politique républicaine de gauche, dans le sillage de Jean-Pierre Chevènement, en développant une stratégie d'influence auprès du Parti socialiste. Celle-ci a montré ses limites, qui se situent à l'Assemblée nationale. Le MRC doit en tirer les enseignements dans la perspective des prochaines échéances électorales nationales. La stratégie d'influence, qui a son intérêt au sein des institutions démocratiques nationales, n'a de sens que si elle s'appuie sur les citoyens, afin d'établir un rapport de forces favorable au mouvement. C'est pourquoi l'action du MRC se doit d'être prioritairement recentrée sur la lutte contre la dépolitisation, et d'avoir comme feuille de route la constitution de comités citoyens, capables de porter à tous les niveaux politiques, une alternative à l'idéologie étouffante de nos élites politiques, économiques et médiatiques. Réactualisons, innovons, accueillons les idées nouvelles, mettons en avant la revalorisation du travail du salarié, producteur de richesse économique et sociale, dont la qualification doit être reconnue et protégée. C'est le travail qui permet de produire la valeur économique correspondant au salaire, mais aussi la valeur sociale sous forme de cotisation. C'est ainsi que l'économie et le social sont étroitement liés. C'est le développement de l'économie qui conditionne la sauvegarde de la protection sociale (...).

 

Cet article est le 164ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 22:13

 

Les trois motions s'accordent sur la communication défaillante du MRC

 

A la suite de la mise en ligne des informations sur le congrès MRC 2015, publiées sur le blog du MRC 53, un citoyen se présentant comme un sympathisant du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) a pris l'initiative de proposer ses idées aux signataires de la motion 3 « Le Courage d'Avancer ».

Dans le cadre des relations que nous avons établies, il a rédigé un résumé des trois motions, qui peut être utile à toutes celles et ceux qui ne liront pas l'ensemble des textes, sans prétendre à l'objectivité.

Rappel : Voir (21 mai) : Congrès MRC 2015 : les adhérents votent pour l'une des trois motions

- Motion 1 : « La gauche républicaine - Résister, transmettre, inventer », présentée par Jean-Luc Laurent et le Secrétariat national élargi,

- Motion 2 : « Notre chemin », présentée par Claude Nicolet, Marie-Françoise Bechtel et Christine Meyer,

- Motion 3 : « Le courage d’avancer », présentée par Hugo Prod’homme, Jean-Pierre Lettron et Michel Sorin.

 

Résumé de la motion 1

 

1) Le constat : Cycle néolibéral depuis 30 ans.

La gauche, emmenée par F. Hollande ne s’est jamais montrée à la hauteur et doit assumer son échec. Jamais les inégalités n’ont semblé si fortes, entre pays comme au sein de chacun d’eux.

- Jusqu’au-boutisme technocratique, démocratie bafouée. Dix ans après le déni majeur du référendum, notre industrie s’est en grande partie évaporée, chômage de masse (5,3 millions demandeurs d’emploi).

- Recul net des services publics, sous injonction européenne, perte de confiance dans l’impôt et dans l’école.

Une source d’espoir : la mobilisation historique du 11 janvier 2015.

François Hollande a été élu sur le rejet de son prédécesseur et sur la promesse de réenchanter le rêve français.

Causes de l’échec des trois premières années de François Hollande : orientation économique erronée, valeurs trahies, renoncement à gouverner, à choisir et à faire acte d’autorité.

Réforme « Macron » : catalogue de « réformes structurelles » destiné à la Commission européenne.

L'électorat ouvrier, ainsi que les jeunes de plus en plus précarisés, ont déserté la gauche. La gauche dans son ensemble est sanctionnée, que ses composantes soient membres ou non de la majorité.

Dans un tel contexte, le MRC ne doit pas se dérober devant ses responsabilités.

Nos désaccords ont été vus et entendus, jusqu’au plus retentissant et symbolique d’entre eux : nous n’avons pas accordé notre confiance au gouvernement Valls II à l’occasion de l’opération de « clarification de ligne politique » menée à la rentrée 2014. La stratégie d’influence n’a pas porté ses fruits. Toutefois, Rien ne serait pire que l’isolement.

Les Français, peuple politique, veulent être la souveraineté nationale, budgétaire, économique, culturelle.

 

2) L’avenir :

Seules deux options sont possibles : présenter notre propre candidature à l'élection présidentielle ou soutenir une candidature alternative à gauche.

Il faut chercher également des moyens originaux de faire campagne (par les réseaux sociaux, d’autres formes de meeting, une communication tournée vers Internet, etc.) pour sortir des sentiers battus et renouer un lien avec les citoyens.

2017 sera sans aucun doute l’occasion d’interroger la pratique politique qui suscite aujourd’hui déception et rejet.

Une candidature présente en outre l’intérêt majeur de fournir une tribune à notre discours sans être contraints à la concession.

Elections présidentielle et législatives de 2017 : une présence à ces scrutins est donc

indispensable pour créer une dynamique autour de notre projet.

Nous ne serons audibles par les Français qu’en leur proposant des solutions concrètes et actuelles aux problèmes de notre société : la « République en vrai » passe par cela.

 

Résumé de la motion 2

 

1) Le constat :

Réformes de structures » voulues par un gouvernement néo-libéral pour complaire à Bruxelles et à Berlin. Comme le peuple n’accepte pas que sa souveraineté soit bafouée, il se rappelle au bon souvenir de ceux qui l’ont trahi et le font souffrir.

Concernant la Grèce, tout semble indiquer que cette alliance repose sur une volonté politique structurante qui pose comme préalable stratégique que la reconquête de la souveraineté nationale grecque et de la dignité du peuple est intrinsèquement liée à la possibilité pour ce même peuple de reprendre le chemin du progrès social.

Est-il possible aujourd’hui de réunir les conditions politiques indispensables à la réussite d’un tel rassemblement d’intérêt national qui soit en capacité de proposer un projet pour la France ?

 

2) L’avenir :

Nous ne pouvons pas savoir si des primaires seront organisées à gauche. C’est une perspective qui dépend de la volonté de François Hollande de se présenter. Si des primaires devaient être organisées, la présence du MRC y aurait toute sa justification et il serait opportun de s’y préparer.

Nous devons également nous interroger sur la nature de notre relation avec le peuple. Cette question est également déterminante dans la mesure où il nous faut apporter des réponses aux questions que se posent nos concitoyens sur leur vie quotidienne.

A l’image du Rassemblement qui a présidé à l’élaboration du programme du Conseil National de la Résistance, il doit être sans exclusive républicaine. Il s’adresse certes à la gauche, mais pas uniquement. Il doit aller au-delà, sur des bases républicaines, sociales, patriotiques et

internationalistes. Nous devons donc rencontrer et ouvrir un large débat, devant les Français avec celles et ceux qui seraient d’accords pour entamer la discussion sur ces bases politiques, sans préjuger de son résultat immédiat. Il faut donc, à partir de la France et de la République que nous acceptions d’analyser et discuter pour rouvrir la porte de l’avenir et ainsi nous permettrons au pays de reprendre sa marche en avant.

Il faut éviter de planer dans une stratégie du futur sans mettre les pieds dans la glaise du réel. Notre mouvement a perdu beaucoup de militants. Un travail patient de reconquête est nécessaire.

Il est tout à fait inutile d’espérer élargir notre audience et notre champ d’action si nous n’avons plus ou quasiment plus comme aujourd’hui ni cadres, ni militants ni structure active dans la capitale. Cette reconquête du terrain perdu a aussi un aspect interne : créer enfin le réseau interactif sans lequel les échanges entre le national et les fédérations ou entre celles-ci restent enfermés dans un modèle très formel.

Le second volet est celui d’une communication plus professionnalisée car notre défaut d’audience là où le Front National est entendu est un problème préoccupant.

 

Résumé de la motion 3

1) Le constat : 

Les citoyens ne sont plus émancipés, solidaires, mais réduits à leur condition sociale, à leur communauté, à leur confession. L'idée de les réunir autour d'un projet commun s'est perdue, tandis que se banalisent la haine, l'envie, la stigmatisation et la discrimination.

Le système politique s'est davantage préoccupé de lui-même, dans un souci carriériste de ses membres. Les dividendes versés aux actionnaires se maintiennent à un haut niveau alors que les investissements baissent. Le capitalisme financier néolibéral est à l'origine des divisions et des frustrations qui traversent la société.

La France n'est plus souveraine. Elle est sous la tutelle d'une « ruche » de technocrates, qui n'a aucune conscience des conditions de vie des citoyens, et aucun respect de la souveraineté des peuples.

Le MRC manque de visibilité : sa position au sein de la majorité et son alliance avec le Parti socialiste ont brouillé notre position sur l’échiquier politique.

Le MRC n'est pas suffisamment efficace en matière de communication. Nous restons largement inconnus du grand public.

 

2) L’avenir :

Notre réponse doit être de reconstruire, à la fois, la défense des salariés en tant que citoyens au travail et la défense des entreprises contre leur spoliation par des actionnaires n'ayant aucun souci de l'intérêt général et de l'importance de l'économie réelle dans la vie d'un pays.

Le mouvement d'en bas à relier au mouvement d'en haut, l'autogestion de l'entreprise.

Une réflexion doit être engagée avec les citoyens sur nos valeurs, la République et la démocratie.

Retrouver l'esprit des agoras, redonner la parole au peuple est incontournable pour faire renaître un véritable mouvement de citoyens et c'est la condition sine qua non pour éviter que notre pays s'enlise dans l'impasse post-démocratique.

Il revient au MRC, et plus largement aux républicains, d'agir pour redonner la parole et le

pouvoir aux citoyens.

La stratégie d'influence n'a de sens que si elle s'appuie sur les citoyens, afin d'établir un rapport de forces favorable au mouvement.

C'est pourquoi l'action du MRC se doit d'avoir comme feuille de route la constitution de comités citoyens, capables de porter à tous les niveaux politiques, une alternative à l'idéologie étouffante de nos élites politiques, économiques et médiatiques.

Réactualisons, innovons, accueillons les idées nouvelles. Les comités citoyens locaux, encouragés par notre parti, ne devront pas être absents en 2017. Nous devons nous réapproprier nos valeurs, et avoir le courage d’avancer.

Nous devons en prendre acte, publiquement et fortement, dès maintenant et refuser toute

alliance avec des partis qui n'ont aucun regard critique sur le tournant libéral de 1983.

Le MRC doit retrouver l’esprit des clubs de réflexions propre à la France, notamment lors de la Révolution de 1789. Notre communication globale doit se montrer plus dynamique.

 

Cet article est le 163ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 23:45

 

Le choix entre la continuité, le changement dans la continuité et le changement

 

Depuis le 19 mai, les adhérents du Mouvement Républicain et Citoyen ont commencé à voter en vue du congrès de Paris les 13 et 14 juin 2015. Les congrès précédents datent de 2008, 2010 et 2012 et le premier congrès, fondateur, a eu lieu à St-Pol-sur-Mer (près de Dunkerque) en janvier 2003. C'est la première fois depuis le congrès fondateur que les adhérents ont le choix entre plusieurs motions d'orientation, donc plusieurs stratégies, plusieurs façons de diriger.

 

Rappel des articles précédents, concernant ce congrès 2015 :

Nous, citoyens, pouvons faire émerger un rassemblement politique (19 mai)
Congrès MRC 2015 : le 1er congrès non piloté par JP Chevènement 16 mai)
Congrès MRC 2015 : le débat d'orientation se fera autour des 3 motions (12 mai)
MRC 53 : débat sur le rôle du MRC afin de peser sur la politique en 2017 (29 avril)
JP Chevènement : bâtir une alternative républicaine au néolibéralisme (20 avril)
Congrès MRC 2015 : Hugo Prod'homme est intervenu au Conseil national (19 avril)
Congrès MRC 2015 : l'intervention de Michel Sorin au Conseil national (17 avril)

Congrès MRC 2015 : la direction face à deux autres motions d'orientation (16 avril)

 

Les adhérents ont reçu les Cahiers du congrès, dans lesquels il y a les différents textes sur lesquels ils ont à voter (motions, modification des statuts) et les contributions utiles au débat, sur lesquelles ils ne votent pas. Lors des congrès départementaux, ils ont la possibilité de voter des amendements à la motion qui a leur préférence, parmi ces trois textes :

- Motion 1 : « La gauche républicaine - Résister, transmettre, inventer », présentée par Jean-Luc Laurent et le Secrétariat national élargi,

- Motion 2 : « Notre chemin », présentée par Claude Nicolet, Marie-Françoise Bechtel et Christine Meyer,

- Motion 3 : « Le courage d’avancer », présentée par Hugo Prod’homme, Jean-Pierre Lettron et Michel Sorin.

Ce sont les signataires de la motion 3 qui sont à l'origine de l'existence de plusieurs motions lors de ce congrès. Les équipes de Hugo Prod'homme et de Michel Sorin voulaient présenter une motion distincte de celle de la direction, afin de permettre le débat au niveau des congrès départementaux et du congrès national. Nous avons pu le faire en unifiant deux projets de motion, que Hugo et moi, avons présentés lors du Conseil national du 12 avril. Merci à Jacques Declosmenil qui avait pris l'initiative de fusionner les deux textes. Il en est résulté la motion 3, après que des militants, notamment Serge Maupouet, y ont apporté des compléments et amendements.

Ensuite, lors du Conseil national du 12 avril, il s'est produit un fait nouveau qui est à l'origine de l'existence de la motion 2. Marie-Françoise Bechtel et Jean-Pierre Chevènement se sont opposés - assez vivement - à Jean-Luc Laurent, contestant le niveau qualitatif de son texte et sa façon de diriger le MRC. Le président d'honneur a souhaité qu'il y ait une amélioration du texte de la direction sortante. Il a proposé que se réunisse un groupe de travail composé des représentants des motions, dans le but d'enrichir le texte devant devenir la motion du congrès, et lui-même présenterait une contribution.

Cette réunion du groupe de travail a eu lieu le 27 avril dans une bonne ambiance. La présence de Jean-Yves Autexier, au côté de Jean-Pierre Chevènement, a permis de trouver une réponse à la question : comment intégrer la contribution de Jean-Pierre Chevènement à la motion - à nouveau amendée - présentée par Jean-Luc Laurent au nom de la majorité du secrétariat national ? Jean-Yves Autexier a accepté de rédiger une synthèse à partir de ces textes distincts et d'en faire part avant la réunion du secrétariat national élargi, le 6 mai, qui devait décider des textes qui seraient présentés au vote des adhérents dans les congrès départementaux. Il a tenu parole en remettant son texte avant le 4 mai, permettant aux signataires des motions de préparer leurs positions en vue de la réunion décisive du 6 mai.

Le 6 mai, le secrétariat national s'est réuni comme prévu.

- Hugo Prod'homme et Michel Sorin, invités en tant que représentants de la motion « Le Courage d'Avancer », ont expliqué pourquoi ils voulaient le maintien de cette motion, le texte de Jean-Yves Autexier ne reprenant pas les points qui font son originalité.

- Bastien Faudot et d'autres membres de la direction ont plaidé également pour le maintien de la motion présentée par Jean-Luc Laurent et la majorité du secrétariat national.

- Par contre, Claude Nicolet et Marie-Françoise Bechtel ont souhaité retirer leur texte et le remplacer par celui de Jean-Yves Autexier.

Le président Jean-Luc Laurent a conclu en prenant acte d'une non synthèse, ce qui conduit au maintien des trois motions enregistrées lors du secrétariat national élargi le 15 avril. Le groupe de travail mandaté pour rechercher une synthèse entre les motions et la contribution de Jean-Pierre Chevènement, reste en place jusqu'au congrès.

Au moment des votes dans les congrès départementaux, la situation se présente ainsi.

- Jean-Luc Laurent et la majorité des membres de la direction sortante présentent la motion 1, qui représente la continuité dans la recherche d'une alliance à gauche tout en pesant sur les orientations du PS dans le sens d'une alternative républicaine souverainiste aux politiques néolibérales et européistes. Des améliorations du fonctionnement dans le sens d'une démocratisation interne sont prévues.

- Claude Nicolet, Marie-Françoise Bechtel et Christine Meyer, présentent la motion 2, à contre-coeur, car ils militent pour le texte de Jean-Yves Autexier, lui-même proche de la contribution de Jean-Pierre Chevènement. Ils sont dans la continuité de l'alliance avec le PS, tout en prônant une alternative républicaine ouverte aux républicains des deux rives, rejoignant ainsi le souhait de Jean-Pierre Chevènement de dialoguer avec les partis de gauche mais aussi avec Nicolas Dupont-Aignan. Ils veulent introduire davantage de débats ouverts dans le fonctionnement du MRC.

- Hugo Prod'homme, Jean-Pierre Lettron et Michel Sorin présentent la motion 3. Ils proposent de compléter l'action politique d'en haut par le rassemblement des citoyens autour d'un projet d'alternative républicaine porté par le MRC et les forces politiques qui militent pour une double souveraineté, celle du peuple face au capital et celle de la nation citoyenne face à une Europe technocratique. Les citoyens attendent cette nouvelle orientation politique, à la fois volontariste et sur une ligne de gauche, tout en prenant en compte les réalités du monde tel qu'il est. Ce congrès doit être le moment d'une véritable mue du MRC en parti des citoyens.

Cet article est le 162ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 23:53

 

La direction sortante face à deux motions qui proposent d'autres orientations

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen sera réuni en congrès* les 13 et 14 juin 2015 à Paris. Les adhérents sont informés des textes d'orientation sur lesquels ils auront à voter lors des congrès départementaux. Par courriel d'abord, puis par envoi postal. Ils recevront le « cahier du congrès » dans lequel sont insérés tous les documents de débat et de vote, relatifs au congrès (voir, ci-après).

Chaque adhérent est invité à se prononcer pour une seule motion ainsi que sur la proposition de modification des statuts. Les contributions sont quant à elles destinées à la réflexion et ne sont donc pas soumises au vote. Chaque adhérent peut proposer des amendements au texte de la motion qu’il choisit, ils seront transmis par le congrès local au congrès national.

 

* Rappel (12 mai) : Congrès MRC 2015 : le débat d'orientation se fera autour des 3 motions

 

Le « cahier » comprend trois parties :

 

Partie I : Motions d’orientation soumises au vote

- Motion 1 : « La gauche républicaine - Résister, transmettre, inventer », présentée par Jean-Luc Laurent et le Secrétariat national élargi,

- Motion 2 : « Notre chemin », présentée par Claude Nicolet, Marie-Françoise Bechtel et Christine Meyer,

- Motion 3 : « Le courage d’avancer », présentée par Hugo Prod’homme, Jean-Pierre Lettron et Michel Sorin.

 

Partie II : Proposition de modification des statuts adoptée par le Conseil national du 12 avril et soumise au vote.

 

Partie III : Contributions politiques et thématiques

- Contribution de Alban Busnel, Vincent Rousseau, Thomas Honnet, Arthur Blanchon, Eric Vezin et David Bouderballa

- Contribution de Thierry Cotelle

- Contribution de Catherine Coutard

- Contribution de Yvon Grinda

- Contribution de Christine Meyer

- Contribution de Patrick Quinqueton

Contribution de Gérard Rifle, Rolland Millet, Emmanuel Jallageas, Bruno Guillard, Alain-Yvan Moulinard et Gérard Pierre

- Contribution de Thierry Rochefort

- Contribution de Michel Sorin, Serge Maupouet, Ricardo Mella, Gérard Beillard et Eric Tollénaère

- Contribution de Martine Souvignet

 

Cet article est le 161ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 23:02

Organiser le MRC pour en faire une force politique de libération nationale

Le Mouvement Républicain et Citoyen prépare son congrès 2015, qui aura lieu à Paris les 13 et 14 juin. Lors du Conseil national le 12 avril, plusieurs motions d'orientation avaient été enregistrées, ainsi que la création d'un groupe de travail - constitué par les responsables des trois motions et de Jean-Pierre Chevènement, qui en avait fait la demande - dans la perspective de réaliser une synthèse avant ou pendant le congrès.

Voir (26 avril) : Congrès MRC 2015 : Chevènement avec les responsables des motions

La réunion du groupe de travail, le 27 avril, a permis à chacun de s'exprimer dans un excellent climat. Il a été demandé à Jean-Yves Autexier, présent au côté de Jean-Pierre Chevènement, d'effectuer une synthèse des textes en présence, en vue de rapprocher les auteurs des motions et de préparer un accord.

           Voir (29 avril) : MRC 53 : débat sur le rôle du MRC afin de peser sur la politique en 2017

Le 6 mai, Jean-Luc Laurent, qui présidait le secrétariat national élargi, après avoir entendu les responsables de motions, a fait le constat qu'à ce stade de la préparation du congrès, il n'existe pas d'accord de synthèse. Il a déclaré en revenir à l'existence des trois motions enregistrées le 15 avril par le secrétariat national :

- celle de Jean-Luc Laurent, président, signée par la majorité du secrétariat national,

- celle de Hugo Prod'homme, « Le Courage d'Avancer » qui a intégré celle de Michel Sorin,

- celle de Claude Nicolet « L'autre chemin » qui est issue du regroupement des textes de Marie-Françoise Bechtel et de Christine Meyer avec celui de la Fédération du Nord.

Claude Nicolet et Marie-Françoise Bechtel, ainsi que Jean-Pierre Chevènement, qui avait transmis sa position, ont fait savoir leur accord avec le texte de Jean-Yves Autexier.

Les représentants des deux autres motions ont jugé préférable d'améliorer le texte en vue d'aboutir à un accord au congrès, le projet de synthèse étant un document de travail dans le cadre de la recherche de la synthèse.

Les trois motions, telles qu'elles avaient été enregistrées le 15 avril, vont être transmises aux adhérents, ainsi que les contributions, dont celle que Jean-Pierre Chevènement avait présentée lors de la réunion du groupe de travail le 27 avril.

 

Hugo Prod'homme et Michel Sorin ont présenté les positions des signataires de la motion « Le Courage d'Avancer, lors de cette réunion du 6 mai.  

 

- Le premier a montré ce qui fait la différence entre cette motion et les autres, notamment la description de la rupture dans notre pays entre la « communauté politique » (les élites politiques, économiques et médiatiques, mais aussi l'ensemble des partis politiques et des syndicats) et les citoyens.

Dans une étude publiée par Libération, les classes moyennes s'en remettent à une « alternative républicaine » portée par le mouvement citoyen.

A nous d'impulser cette dynamique. Il ne faut pas attendre « la bonne occasion », comme l'écrit Jean-Yves Autexier. C'est possible. Nous sommes attendus, à condition de ne pas continuer à soutenir le gouvernement, qui n'a mis ni l'intérêt général ni les citoyens au coeur de sa politique.

 

- Le second souligne l'originalité de cette motion, qui met en avant la question de l'organisation que le MRC doit adopter pour devenir une force politique autonome afin de mettre en œuvre son logiciel.

Comment être à l'initiative du rassemblement des citoyens qui portera l'alternative républicaine au néolibéralisme et à l'européisme ? Il évoque la reconquête d'une double souveraineté, celle du peuple français face au capital et celle de la nation citoyenne face à l'Europe.

L'enjeu n'est pas une alternance politique mais une libération, suivie d'une reconstruction du pays sur la base de l'intérêt général. La mue du MRC doit être pensée en fonction de cet objectif : être la base de la construction d'une gauche républicaine opérationnelle qui renoue avec le peuple (les classes populaires, le monde du travail) et avec la nation citoyenne.

 

Cet article est le 160ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 18:21

 

Une réunion utile dans le but de préparer le texte qui sera adopté au congrès

 

Lors du Conseil national du 12 avril, le président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen, Jean-Pierre Chevènement, avait plaidé en faveur de la réunion dans les meilleurs délais d'un groupe de travail en vue de réfléchir à la préparation de la motion d'orientation qui sera adoptée par le congrès le 14 juin 2015.

Le secrétariat national, le 15 avril, a validé l'existence de trois motions :

- celle de Jean-Luc Laurent, président, signée par la majorité du secrétariat national,

- celle de Hugo Prod'homme, « Le Courage d'Avancer » qui a intégré celle de Michel Sorin,

- celle de Claude Nicolet « L'autre chemin » qui est issue du regroupement des textes de Marie-Françoise Bechtel et de Christine Meyer avec celui de la Fédération du Nord.

 

Le 27 avril, il y aura une concertation, à l'initiative de Jean-Pierre Chevènement, afin de préparer les conditions d'une affirmation claire de la position du MRC lors du congrès.

A partir des différentes contributions et motions, il est possible d'aboutir à une orientation forte et mobilisatrice pour les militants. C'est ce que devrait permettre cette réunion du groupe de travail composé de deux représentants par motion, autour de Jean-Pierre Chevènement.

Rappel :

- 20 avril 2015 : JP Chevènement : bâtir une alternative républicaine au néolibéralisme

 

- 17 avril 2015 : Congrès MRC 2015 : l'intervention de Michel Sorin au Conseil national

 

- 16 avril 2015 : Congrès MRC 2015 : la direction face à deux autres motions d'orientation

 

- 13 décembre 2014 : Crise politique française. Pour une alternative républicaine et citoyenne

Cet article est le 159ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 22:14

 

Le rassemblement des républicains face au capitalisme néolibéral

 

Je lis attentivement les interventions de Jean-Pierre Chevènement dans la presse et je l'ai vu s'exprimer lors du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) le 12 avril. Il multiplie les signes de sa détermination à initier une transmission de son idée de la République.

«  Tout n'est donc peut-être pas perdu si nous savons bâtir une alternative républicaine pour en finir avec le néolibéralisme ».

C'est la conclusion de l'entretien qu'il a accordé à Marianne le 17 avril (propos recueillis par Alexis Lacroix). Voir "Pour être fier d'être français, il faudrait déjà avoir de la mémoire". Extrait.

Rien ne sera possible tant qu'on ne rebattra pas les cartes de la construction européenne. Le cadenassage européen par des textes néolibéraux à valeur quasi constitutionnelle (Acte unique, Maastricht, Lisbonne) nous prive de notre liberté d'action. L'européisme, en renvoyant la France a un passé dépassé, sape l'estime de nous-mêmes sans laquelle notre peuple, pas plus que tout autre, ne pourrait continuer son histoire.

Contre cette tendance à l'amnésie généralisée, contre toutes les doctrines de la désappartenance et de la table rase, nous devons renouer avec la longue durée de notre histoire et travailler à sa transmission active.

La redécouverte du politique, si elle a lieu, sera la résultante des chocs inévitables qui nous attendent. Avant 1940, Aragon « conchi[ait] l'armée française », mais après le traumatisme de l'occupation nazie, il célébrait « [s]a France »'. Tout n'est donc peut-être pas perdu si nous savons bâtir une alternative républicaine pour en finir avec le néolibéralisme

 

Cette volonté de favoriser le rassemblement des républicains (au sens de Jaurès , qui disait « La République est un grand acte de confiance ») n'est pas nouvelle - Voir le Discours de Vincennes le 9 septembre 2001 - mais elle est aiguisée par la confirmation que la droite et la gauche conduisent des politiques économiques européennes également désastreuses.

 

C'est donc une démarche de type Conseil National de la Résistance que Jean-Pierre Chevènement préconise. Le commentaire du discours prononcé par Charles de Gaulle à Bayeux est significatif à cet égard. Voir cette intervention au Théâtre de Cergy (Val-d'Oise) le 8 avril 2015 : Commentaire du discours de Bayeux. Extraits.

(…) Les nations existent donc encore. La question est de savoir si la France peut encore avoir les moyens d’exister. L’Europe, c’est aussi un rapport de forces au sein du tandem France/Allemagne. Alors que dans l’Europe à six, la France jouait le premier rôle, l’Allemagne étant divisée, dans l’Europe à 28, l’Allemagne a une place centrale à la fois pour des raisons géographiques, géopolitiques, économiques, industrielles et politiques. Toutefois, la faiblesse de la France est un élément de déséquilibre de la construction européenne et constitue donc un problème très grave pour l’avenir de l’Europe toute entière (...). 

Il faut analyser l’état des pays, établir un diagnostic et comprendre leur projet. Quel est le projet de l’Allemagne ? Les Allemands exportent de plus en plus hors de l’UE, vers la Russie, la Chine, l’Inde, mais surtout vers les Etats-Unis. Cela explique beaucoup de choses par rapport au Traité Transatlantique. Les grands groupes allemands y sont en effet favorables car il leur permettrait de créer des plateformes à bas coûts à la frontière des Etats-Unis et du Mexique. Mais ce n’est peut-être pas dans l’intérêt de tous les Allemands de favoriser une politique qui va aboutir à la délocalisation de grandes unités de production aujourd’hui allemandes. Que va-t-il rester de la politique allemande dite du Standort Deutschland ? Parce qu’il y a des visions contradictoires dans la stratégie mondiale. La stratégie du capitalisme avancée avec le néo libéralisme a consisté à délocaliser une grande partie des unités de production vers les pays à bas coûts, tout en maintenant la centralisation des dividendes. Le capital ne reste pas dans les pays où il est investi, il revient. Mais en même temps, au bout de 20 ans, on s’aperçoit que la balance commerciale américaine est déficitaire de 500 à 600 milliards de dollars dont 200 par rapport à la Chine. M. Obama s’attache aujourd’hui à poursuivre une stratégie de relocalisation industrielle. Les systèmes économiques ne sont pas gouvernés par la raison politique, ils ont leur propre logique qui échappe à la volonté consciente des hommes. On devra s’interroger un jour, quand on fera le bilan, sur la signification de l’expérience néolibérale menée sous l’impulsion de Mme Tatcher, M. Reagan et plus particulièrement pour l’Europe continentale de M. Delors. 

Ce qui fait défaut à la France est une vision stratégique, une compréhension fine des objectifs poursuivis par les différents pays, pour mieux se positionner elle-même. La zone euro représente à peine 40% des débouchés de l’Allemagne. Cette dernière s’est servie de la zone euro comme d’un tremplin pour conquérir les marchés mondiaux, parce qu’elle est un acteur mondial, contrairement à la France, à l’Italie et à la Grande-Bretagne.

Les hommes politiques français ont une vision extrêmement étroite du champ des relations internationales, très politique. A titre d’exemple, le fait que le pouvoir européen serait concentré à la fois autour de l’Allemagne et de la France est un point de vue plutôt français, en démontre l’absence de traduction en allemand de l’expression « couple franco-allemand ». Nous ne pouvons actuellement parler de « politique industrielle européenne ». La France est aujourd’hui davantage dans une position de « suiveur ». Elle se voit imposer sans concertation des décisions qui ont été prises ailleurs (...).

Les membres du Conseil national du MRC ont vu et entendu le président d'honneur, Jean-Pierre Chevènement , faire un discours combatif, incitant à agir, à partir du MRC, en recherchant les convergences avec d'autres partis, considérant qu'elles sont possibles avec le Front de Gauche et avec ceux qui, au PS ou chez les Verts, n'acceptent pas la dérive différentialiste, mais aussi avec Debout la France, le dialogue avec les républicains de l'autre rive étant loin d'être épuisé.

Cette phrase a conduit l'un des participants à écrire sur son blog cet article publié le 16 avril sous le titre : Les Chevènementistes tendent la main à Nicolas Dupont-Aignan…

C'est une approche réductrice de ce qui semble être la stratégie de Jean-Pierre Chevènement. Nous ne tarderons pas à voir ce qu'il en est réellement. Dès le début de la semaine prochaine, se réunira le groupe de travail qu'il a demandé lors du Conseil national, qu'il présidera et qui sera composé de deux représentants de chacune des trois motions d'orientation (voir, à ce sujet Congrès MRC 2015).

Cet article est le 158ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

 

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 16:09

Avec cette motion, nous souhaitons donner au MRC « Le Courage d'Avancer »

 

 

Le Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen était réuni le 12 avril pour débattre de la préparation du congrès qui aura lieu à Paris-Bercy les 13 et 14 juin 2015. Des textes d'orientation (motions) et contributions ont été enregistrés, tout en laissant un délai de trois jours aux signataires pour compléter la présentation de leurs documents et préciser les signataires des motions qui seront soumises au vote des adhérents.

Voir (16 avril) : Congrès MRC 2015 : la direction face à deux autres motions d'orientation

 

Les signataires du projet de motion Maupouet-Sorin se sont exprimés.

Voir (17 avril) : Congrès MRC 2015 : l'intervention de Michel Sorin au Conseil national

Voir (18 avril) : Congrès MRC 2015 : Serge Maupouet est intervenu au Conseil national

 

Hugo Prod'homme, signataire du projet de motion intitulé « Le Courage d'Avancer », était intervenu en début de séance. Voici le texte de son intervention.

Camarades conseillers, conseillères

Nous sommes réunis aujourd'hui pour préparer notre Congrès de juin, et j'interviens pour vous présenter le projet de motion « Courage d'Avancer ».

La situation politique, économique et sociale de notre pays nous impose d'avoir une discussion franche non seulement sur les causes de cette situation désastreuse, mais aussi sur les solutions que nous, à notre échelle, pouvons proposer et mettre en œuvre.

Notre société, je ne vous l'apprends pas, n'est pas devenue l'eden du tertiaire qualifié, ancré dans une mondialisation heureuse, où les hommes en plus d'être superbement qualifiés, sont libérés du diable travail à travers une liberté individuelle du temps de travail.

À la place de ce rêve post-industriel, que je caricature à peine, notre société s'est peu à peu retrouvée dans une situation d'extrêmes inégalités. Le chômage de masse, la paupérisation des travailleurs via un alignement sur le SMIC, l'insécurité de l'emploi, avec de plus en plus de contrats précaires (CDD, stages, emplois d'avenir, services civiques) contribuent à recréer une classe sociale de dominés, qui ne profitent pas de la mondialisation, sont extrêmement touchés par la compétition du moins-disant social en Europe et dans le monde ; Des « dominés » qui sont caractérisés par un manque de sécurité (économique, sociale, culturelle) qui les fait se replier parfois sur des identités individuelles ou communautaires, plutôt que sur la volonté commune et l'intérêt général.

L'offre politique n'a jamais paru aussi faible. D'ailleurs, les citoyens ne s'y trompent pas, les chiffres de l'abstention et des bulletins blancs ou nuls l'attestant.

À droite et au centre, aucun projet, aucune idée neuve, aucune solution. Les postures d'opposant sont mises à mal par le fait que la politique suivie ne diffère pas vraiment de celle des dix dernières années, quand la droite gouvernait.

À gauche, le parti socialiste, schizophrène, qualifie d'extrême gauche les idées qu'il a pu défendre en 1981. Nationalisations, droits des salariés et conquêtes sociales sont des mots qui donnent de l'urticaire au gouvernement, et en premier lieu au ministre de l'économie et au Premier Ministre. Les postures de gauche fondent comme neige au soleil. Les masques n'en finissent plus de tomber. Un exemple : en 1992, elle avait promis que l'Europe, ce serait « plus d'emplois, plus de protection sociale, et moins d'exclusion » ; en 1999, elle soutenait sans sourciller le traité d'Amsterdam ; en 2005, elle nous disait que le non au référendum était du « populisme qui avait déjà mené l'Italie à ce que l'on sait ». Cela fait plus de 20 ans que Martine Aubry continue de montrer qu'elle n'est pas de gauche. Aujourd'hui, son soutien à la majorité du PS n'est en rien une nouvelle, une surprise. Il faut que les militants PS soient aveugles ! Ou qu'ils se cachent les yeux...

À gauche encore, il y a les écologistes, totalement divisés, illisibles et inaudibles sur des sujets qui méritent pourtant de meilleurs défenseurs.

Plus à gauche, le Front de gauche ! Réelle capture par Jean-Luc Mélenchon de l'appareil, de la force organisationnelle et du maillage territorial du PCF. Perclus de divisions entre pro et anti nucléaires, étatistes et associativistes, productivistes et décroissants, c'est aussi une résurgence de la bataille entre les deux gauches. C'est aussi devenu une réunion d'élites « bobo-ïsantes » tout aussi coupées des réalités que leurs adversaires PS. Ils n'ont toujours pas compris les exigences du peuple, qui ne sont pas de dévaloriser le travail et la force productive.

Enfin, à l'extrême droite, on tue le père. Et la rupture semble n'être que personnelle. L'extrême droite traditionnelle semble rester au sein du FN, auprès de la petite fille. Marine Le Pen va peut-être réussir son pari et abordera 2017 dans l'optique de son « rassemblement des patriotes » qui pourrait, après l'exclusion JM Le Pen, faire venir à eux une certaine frange de la droite. Il ne faut pas oublier que Nicolas Dupont Aignan avait dit que le seul obstacle qui s'opposait à une alliance avec le FN était Jean-Marie Le Pen ! Cet obstacle levé, il nous faudra observer leur comportement, alors que des rapprochements se font déjà à la base, comme à Béziers.

L'offre politique est dès lors bien maigre. De plus, la rupture entre les élites politiques et le peuple est bi-la-té-rale ! Si les élites ont oublié, méprisent le peuple, ce dernier n'a plus aucune confiance en ses élites ! La désaffection est profonde, et irrémédiable. La solution ne pourra pas venir d'une énième alliance d'appareils. Elle ne pourra venir que des citoyens, et d'un mouvement populaire qui défende les valeurs de notre République : Liberté, Egalité, Fraternité et Laïcité. Le MRC doit mettre en œuvre ce mouvement citoyen. Nous en sommes capables ! Nous avons un discours qui parle aux citoyens. Nous avons la responsabilité, en tant que républicains, de maintenir notre discours dans le débat public !

Cela fait trop longtemps que le MRC n'apparaît plus dans ce débat public. 2002 est loin ! En 2004, 2009 et 2014, nous n'avons pas su profiter des campagnes électorales pour transmettre notre discours sur l'Union Européenne. Nos campagnes pédagogiques de 2007 et 2012 n'ont jamais connu de succès populaire. D'estime, oui, mais pas populaire.

Et notre alliance avec le PS ne fait que brouiller notre positionnement. Le PS n'est même plus sur la ligne politique de notre accord commun. Nous devons finir la soumission librement consentie à un PS qui n'a plus les honneurs de ses débuts. Le PS est comme un fleuron industriel français, dont on a conservé la marque, mais qui décide sa stratégie dans son siège social bruxellois, et qui ne produit plus rien en France ! L'illusion ne perdure que par l'effet de marque. Nous ne pouvons plus nous allier avec le Parti Socialiste, car le PS n'est plus le parti socialiste.

Alors que la crise économique et sociale est la plus forte, où la France est au bord d'un double précipice : le Front National, ou l'abandon de souveraineté au profit d'une technocratie libérale. Deux voies qui nous emmènent dans une chute vertigineuse ! Aujourd'hui, nous ne devons pas être timides. Il nous faut nous présenter aux citoyens. Et cela passe certainement par 2017, et l'élection la plus suivie, et la plus populaire, au vu de la participation.

Mais pour être prêts à toute éventualité en 2017, il nous faut travailler dès maintenant. Le danger est présent au sein de notre parti, que nous fassions comme pour toutes les échéances électorales précédentes : que nous fixions un calendrier lointain, qu'il ne soit même pas respecté, et que, deux, trois mois avant l'élection, nous disions : nous ne sommes pas prêt, il faut trouver une autre solution.

Nous ne devons pas répéter nos échecs passés. La campagne pour les présidentielles doit commencer dès aujourd'hui, par des prises de contacts avec les nouveaux maires par la production de discours de proximité. Nous ne devons pas attendre. Les fédérations, les unions régionales doivent être encouragées, incitées à contacter les maires de leurs départements, de leurs régions. Les membres de la direction nationale doivent se déplacer, dans les comités locaux, pour organiser conférences, colloques, cafés-citoyens qui nous permettront une visibilité politique locale, mais aussi de transmettre à des invités de choix (les citoyens et les élus) les valeurs du MRC.

Camarades, ne cherchons pas à nous diviser pour nous diviser. Sans fuir le débat, il faut rassembler le parti pour qu'il soit uni. Les querelles personnelles n'ont pas lieu d'être. Il nous faut une direction nationale unie, mais surtout offensive et dynamique ! Nous avons intitulé notre motion le Courage d'Avancer parce que nous souhaitons donner à notre parti ce courage. Nous avons les armes. Fourbissons-les !

Cet article est le 157ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 12:08

MRC : développer les complémentarités et synergies pour aller de l'avant

 

La mutation du Mouvement Républicain et Citoyen a-t-elle commencé lors de son Conseil national du 12 avril ? Certains signes le donnent à penser, notamment la tonalité des interventions, qui met en évidence la volonté de certains responsables de débattre des orientations du Mouvement. L'existence de plusieurs motions* - ce qui ne s'était pas produit depuis le congrès de lancement du MRC, en janvier 2003 - montre qu'il existe un ferment démocratique.

* Voir (16 avril) : Congrès MRC 2015 : la direction face à deux autres motions d'orientation

 

Lors du Conseil national du MRC, le12 avril, le projet de motion Maupouet-Sorin a été présenté par Michel Sorin**, en début de séance, et illustré par Serge Maupouet, au cours des débats.

** Voir (17 avril) : Congrès MRC 2015 : l'intervention de Michel Sorin au Conseil national

 

Voici le résumé qu'en a fait Serge Maupouet le 17 avril sur le blog http://saintongejacobine.eklablog.com

De l'idée-force aux synergies, pour aller de l'avant !

A l'occasion du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), le 12 avril 2015, au Kremlin-Bicêtre, les différents projets de motions déposés en vue du Congrès de Paris-Bercy (juin 2015) ont été présentés par leurs initiateurs ou les militants choisis pour les porter à cette occasion. L'expression, les échanges, les débats, ont été pleinement permis.

Dans ce contexte, Michel Sorin ayant présenté le projet de motion Maupouet-Sorinil m'a semblé utile d'en mettre aussi en relief une ligne de force pour le moyen/long terme.

L'idée-force a consisté à développer cet impératif : la poursuite de l'Intérêt général, par le moyen de la mise en œuvre concrète de notre programme de Salut public, nécessite de faire du MRC un parti politique de pleine dimension, avec une assise militante et citoyenne la plus large. C'est pourquoi, le MRC a devant lui une "mission historique", celle "d'amorcer le rassemblement des citoyens pour construire une alternative sociale et républicaine à la politique libérale en vigueur depuis 1983. Le Congrès 2015 doit être décisif sur ce point."

Cette idée-force s'est appuyée sur trois messages :

- le premier : le MRC, c'est tous les militants au grand complet, c'est pourquoi il faut mieux valoriser "les capacités militantes, en les sollicitant" et rassembler "dans l'action tous les militants de toutes les fédérations [...]." En ce but, un-e Secrétaire national-e à la coordination, de plein exercice, est indispensable, avec les moyens d'agir dans la durée.

- le second : la persévérance au service de l'Intérêt général et la volonté de construire un mouvement citoyen dynamique, en situation de "confronter le logiciel Chevènement au vécu des citoyens et d'inventer avec eux le projet social et républicain adapté à notre temps et à notre pays", impose aux militants du MRC "la responsabilité [...] de faire émerger un MRC dont les trois lettres préfigurent le mouvement républicain et citoyen dont la gauche et les Français ont besoin." Pour permettre ce développement du mouvement, il faut repartir du terrain, des citoyens, avec lesquels nous devons établir des contacts concrets et directs par le moyen de "groupes locaux" et d'espaces de débats ouverts.

- le troisième : le MRC, c'est un programme de Salut public qui doit être mis en application jusqu'au niveau gouvernemental - au sein d'un exécutif où nous serions assez forts pour peser sur l'orientation politique -, ce qui nécessite de construire d'abord ce puissant mouvement citoyen pour ensuite créer les conditions de peser, sur le moyen et le long terme. Le MRC doit pour cela achever sa mue vers un parti politique ambitionnant de devenir un parti majeur.

La conclusion de l'intervention a découlé logiquement des trois messages appuyant l'idée-force : en bâtissant maintenant, au MRC, ce parti des citoyens dont la France a besoin, nous serons en mesure d'agir pleinement dans l'Intérêt général, pour la République, pour tous nos concitoyens !

Ainsi que Michel Sorin a pu l'écrire sur le blog qu'il anime  nous voulons "provoquer une mutation du MRC, afin de le rendre visible et réellement influent dans le paysage politique national".

Pour mener à bien cette ambition, après avoir entendu l'expression libre des uns et des autres au cours de ce Conseil national, le travail d'intégration progressivement concerté et travaillé entre les motions Maupouet-Sorin d'une part et "Le Courage d'avancer" présentée par Hugo Prod'homme d'autre part, a été validé par les militants impliqués dans ces deux textes. Les complémentarités et les synergies vont permettre d'aller de l'avant.

Cet article est le 156ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 23:54

Le MRC doit être le parti des citoyens et initier le rassemblement de la gauche

 

Lors de la réunion du 12 avril du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen, les auteurs des motions d'orientation ont présenté leurs textes.

Voici l'intervention de Michel Sorin, qui a présenté la motion qu'il a déposée avec Serge Maupouet, dans la perspective d'une synthèse avec la motion « Le Courage d'Avancer ».

Voir les articles des 27 et 28 mars sur le blog du MRC 53 :

- Congrès 2015 MRC : le débat s'organise autour de textes d'orientation

- Congrès MRC 2015 : le débat aura lieu sur l'orientation du Mouvement

 

La gauche ne peut gagner en 2017 que sur la base d'un projet social et républicain de redressement de la France. Car, seul ce projet peut lui permettre de rassembler et de mobiliser son électorat dès le premier tour de l'élection présidentielle. Si la gauche a été divisée lors des élections départementales en 2015, c'était à cause de la politique du gouvernement socialiste. Pendant sa campagne électorale en 2012, le candidat François Hollande n'avait pas dit qu'il se soumettrait aux 3 B (Bruxelles, Berlin, Bercy). Et, pourtant, c'est ce qu'il a fait avec ses gouvernements Ayrault et Valls. C'est cette politique qui est mortifère pour la gauche et pour la France.

Notre objectif doit être de faire revenir la gauche et le président de la République au projet social et républicain que les Français attendent. Comment y parvenir ?

En comptant sur les citoyens, afin d'établir un rapport de forces au sein de la gauche, au sommet. Si nous nous limitons à notre stratégie d'influence à l'Assemblée nationale avec nos trois députés, nous pesons 1 %. Ce n'est pas suffisant. En utilisant l'effet de levier avec les citoyens, en étant présent auprès des divers partis et organisations de gauche, à tous les niveaux, notre force sera décuplée. C'est le seul moyen qui nous reste si nous voulons éviter d'être définitivement marginalisés, en n'ayant plus le choix qu'entre l'isolement et le ralliement au PS.

La question, maintenant, c'est comment les citoyens vont nous aider dans cet effet de levier . Nous devons aller vers eux, leur parler avec des mots qu'ils comprennent. Il faut simplifier notre discours, considérer les citoyens comme étant l'essentiel dans notre démarche politique républicaine.

 

- Nous devons leur dire clairement que l'état de semi-apesanteur démocratique de l'Europe n'est plus acceptable.

La France doit reconquérir la plénitude de sa souveraineté, ce qui est compatible avec des délégations de souveraineté consenties par référendum. Le traité de Lisbonne, copie conforme du traité constitutionnel européen, est un contre-exemple, dont la légitimité est contestable. C'est ce type de décisions qui est à l'origine de la montée du Front National. Nous ne pouvons l'accepter.

 

- Il faut dire de la même façon que la soumission aux marchés financiers est inacceptable. Même quand elle est relayée par les institutions européennes. C'est ce qui empêche une alternative démocratique. La responsabilité de l’État est de créer les conditions du développement de l'économie française. Ce n'est pas de relayer les messages des marchés financiers. Notre réponse à l'offensive du capitalisme financier doit être de reconstruire à la fois la défense des salariés, en tant que citoyens producteurs, et la défense des entreprises contre leur spoliation par certains actionnaires sans scrupules à l'égard de l'intérêt général.

 

- La 3ème chose la plus importante à dire aux citoyens, c'est que notre pays doit relever le défi républicain de la laïcité. Ce qui unit doit être plus fort que ce qui divise. C'est l'idée du bien commun qu'il faut relever. Nous souscrivons à ce qu'a dit Jean-Pierre Chevènement le 14 mars lors du colloque organisé par le Comité Laïcité et République. La crise de la laïcité, la crise de la République, la crise de la démocratie : tout est lié. Il faut relever le défi.

 

Cela pose la question du MRC, des décisions à prendre par notre congrès pour faire émerger un MRC dont les trois lettres préfigurent le mouvement républicain et citoyen dont la gauche et les Français ont besoin.

Ce congrès est un point d'étape important car il vient après 50 ans de militantisme socialiste et républicain autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Un parcours parsemé de succès et d'échecs. Une ligne politique constante et un logiciel républicain qui s'est précisé au cours du temps et dont la validité est confirmée par les évènements.

 

En 1971, le CERES avait contribué à changer en profondeur la pratique du Parti socialiste à partir du congrès d'Epinay, lequel avait ouvert la voie au rassemblement de la gauche, préalable à la conquête du pouvoir, qui s'est effectuée en 1981.

 

En 2017, le rôle du MRC sera de rendre possible l'alternative républicaine et citoyenne, par le rassemblement de la gauche de bas en haut, de la commune à la nation, autour de quelques notions simples :

- le concept de la nation citoyenne, fondateur de la République,

- la souveraineté nationale et populaire, à redéfinir en récusant l'idéologie néolibérale et sa créature institutionnelle européenne,

- les idées qui ont permis au Conseil National de la Résistance de forger le compromis politique du redressement national à la Libération,

- le lien entre politique et économie productive, à tous les niveaux institutionnels de la République.

 

La mission historique du MRC est d'amorcer le rassemblement des citoyens pour construire une alternative aux politiques néolibérales en vigueur depuis 1983. Si nous avons l'objectif de créer des groupes locaux de citoyens et si nous en prenons les moyens dans notre organisation, il s'enclenchera une nouvelle dynamique militante.

 

N'oublions pas les concepts que nous avions forgés dans les années 1970. En les actualisant (mouvement d'en haut et d'en bas, autogestion de l'entreprise), nous redonnerons des perspectives au monde du travail : la revalorisation du travail, producteur de richesse économique, l'importance de la qualification professionnelle, la valeur sociale du travail sous la forme de la cotisation, le lien entre économie et social, l'importance du développement économique pour financer la protection sociale.

La notion d'emploi, sous l'emprise du capitalisme financier, est enfermée dans une logique marchande et devient une variable d'ajustement des dividendes pour les actionnaires. Revenons à tout ce qui favorise l'économie réelle.

Le dialogue entre citoyens et professionnels, par secteur d'activité, est à développer pour accroître l'efficacité des secteurs productifs et favoriser la démocratie économique.

Il faut aussi réfléchir aux conséquences sociales du développement accéléré de l'économie numérique, notamment dans les secteurs des communications, de l'énergie et du transport. Ce peut être le moyen d'aller vers une économie plus citoyenne, moins financière.

 

Le MRC est devant une responsabilité historique.

- Il nous faut mieux valoriser ce que nous sommes après 50 ans de construction d'une ligne politique et d'un logiciel, mais qui est trop peu utilisé. Notre référence, c'est Chevènement.

- Il nous faut, en même temps, nous ouvrir à toutes les organisations politiques, syndicales et associatives, qui veulent rompre avec la logique néolibérale et financière du capitalisme. Notre référence historique, c'est Jaurès, qui a su rassembler les socialistes en s'appuyant sur la République.

Nous devons être les militants du réel en politique, les citoyens porteurs de la reconstruction du pays après l'avoir libéré de son emprise néolibérale sur l'économie.

Nous devons être à l'initiative du mouvement citoyen qui va conduire au rassemblement de la gauche. Nous devons être le parti des citoyens !

 

Ce congrès doit être celui du sursaut pour notre Mouvement. Nous faisons trop appel à l'intellect. Ajoutons-y de l'affect. Nous donnons trop l'impression de nous adresser à l'élite politique. Ajoutons-y une présence militante près des citoyens. Nous nous limitons à la politique en haut. Ajoutons-y la politique en bas.

Avançons sans nous diviser mais en débattant de nos orientations, avec la volonté de nous rassembler lors du congrès. Là, nous prendrons ce qu'il y a de meilleur dans nos textes et nous choisirons notre route commune.

Il faut faire confiance aux militants. L'un d'eux a pris l'initiative d'intégrer notre projet de motion dans un autre. Nous avons décidé de suivre sa proposition et de constituer une motion à partir des deux textes.

Continuons à rechercher la synthèse entre les motions en présence, afin d'arriver à la motion du congrès qui sera portée par tous les adhérents de notre Mouvement et fera le lien entre l'idéal socialiste et la réalité républicaine.

Cet article est le 155ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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Published by Michel SORIN - dans MRC national
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