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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 12:15

 

La motion 3 veut la synthèse générale et un changement de pratique du MRC

 

Le congrès 2015 du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) a eu lieu à Paris les 13 et 14 juin 2015. De nombreux articles ont été publiés sur le blog du MRC 53 concernant ce congrès. Voir, notamment (rubrique MRC national) :

- 16 mai 2015 : Congrès MRC 2015 : le 1er congrès non piloté par JP Chevènement

- 21 mai 2015 : Congrès MRC 2015 : les adhérents votent pour l'une des trois motions

- 24 mai 2015 : Congrès MRC 2015 : résumé des motions pour le vote des adhérents

- 24 juillet 2015 : Le congrès 2015 du MRC, le premier sans Jean-Pierre Chevènement

- 25 juillet 2015 : Congrès MRC 2015 : présentation de la motion 3 (Hugo Prod'homme)

Voici le texte de l'intervention de Michel Sorin, lors du débat l'après-midi du 13 juin, au nom de la motion Le Courage d'Avancer (motion 3), dont il était l'un principaux signataires, avec Hugo Prod'homme et Jean-Pierre Lettron.

Bonjour à tous !

La motion 3 est le produit de deux initiatives. Nous avions deux projets de motion qui ont été fusionnés, à l'initiative de Jacques Declosmenil, militant de la Manche, qui nous a transmis un projet que nous avons adopté, avec quelques retouches.

C'est cela, la motion 3 : la rencontre volontaire de deux équipes militantes. Et le résultat est excellent. Nous avons une combinaison de jeunes avec des militants qui ont plus d'expérience politique. Nous communiquons et décidons collectivement, avec le souci de l'efficacité.

Maintenant, nous avons atteint nos premiers objectifs mais il reste l'essentiel : une synthèse dynamique et opérationnelle qui fasse du MRC un mouvement républicain et citoyen, le parti de l'alternative républicaine qui fonde son action sur l'intervention des citoyens et la coopération entre organisations politiques, syndicales et associatives, comités de citoyens, etc.

Et tout cela avec l'objectif de redresser le pays. Nous ne pourrons le faire que tous ensemble, avec ce que nous pouvons apporter, les uns et les autres, qui est complémentaire.

Tous ensemble, cela signifie les trois motions en présence. Mais il est vrai que cela n'a rien d'évident.

Nous avons deux exigences :

- Vis-à-vis de la motion 1, nous voulons un changement dans le mode d'organisation et de décision. Nous l'avions demandé dès le congrès 2010, sans être entendus. La situation est différente aujourd'hui, nous n'avons plus le choix. Il faut aller de l'avant. Ayons le courage d'avancer en décidant de nous organiser autrement, plus collectivement et plus efficacement.

- Vis-à-vis de la motion 2, nous lui demandons de ne pas faire l'erreur qui serait de ne pas vouloir la synthèse. Ce congrès restera historique, Jean-Pierre Chevènement ayant décidé de s'éloigner du MRC, comme il l'a écrit dans son message au congrès lu ce matin par Claude Nicolet. Par conséquent, le MRC a une raison supplémentaire d'affirmer son existence en démontrant son utilité politique.

Sachons valoriser au mieux ce qui a été réalisé autour de Jean-Pierre Chevènement depuis 50 ans. En 1971, le CERES a contribué à changer en profondeur la nature et l'action de la gauche. Aujourd'hui, le MRC a le potentiel pour faire de même. Encore faut-il en prendre les moyens.

Dans les deux ans qui viennent, nous devons préparer activement le rassemblement politique de la gauche afin de rendre effective l'alternative républicaine et citoyenne que notre pays attend et dont il a besoin. L'alternative s'entend face à la politique libérale en vigueur depuis 1983. L'alternative républicaine ne se limite pas à un changement de majorité droite-gauche comme cela s'est produit dans le passé, pour faire la même politique, dont le pays ne veut pas.

Le MRC est en situation pour inventer avec les citoyens le projet social républicain adapté à notre temps. Un projet ambitieux et rassembleur ouvrant des perspectives d'avenir pour la France.

Concrètement, il nous faut procéder tout à fait différemment de notre pratique habituelle. C'est en confrontant le logiciel Chevènement aux citoyens que nous ferons des propositions concrètes concernant nos conceptions de la République (République sociale), de la démocratie (démocratie républicaine et citoyenne) et de la gauche (gauche républicaine). Concilier République et gauche, comme le voulait Jaurès.

Bref, nous devons remettre à plat la politique et la faire vivre au niveau des citoyens. Cela ne se fera que si nous sommes acteurs au sein de la direction qui sera élue demain, sur proposition du président. Notre décision de faire ou non la synthèse sera fonction de ce qui nous sera proposé. Jean-Luc, tu dois nous considérer comme des associés. C'est à toi de décider.

Merci de votre attention.

Cet article est le 172ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 22:32

 

Aller vers les citoyens et leur dire : l'alternative est républicaine et sociale

 

Le congrès 2015 du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) a eu lieu à Paris les 13 et 14 juin 2015. De nombreux articles ont été publiés sur le blog du MRC 53 concernant ce congrès. Voir, notamment (rubrique MRC national) :

- 16 mai 2015 : Congrès MRC 2015 : le 1er congrès non piloté par JP Chevènement

- 21 mai 2015 : Congrès MRC 2015 : les adhérents votent pour l'une des trois motions

- 24 mai 2015 : Congrès MRC 2015 : résumé des motions pour le vote des adhérents

- 24 juillet 2015 : Le congrès 2015 du MRC, le premier sans Jean-Pierre Chevènement

Voici le texte de l'intervention de Hugo Prod'homme, en début de congrès, présentant la motion Le Courage d'Avancer (motion 3).

Pourquoi cette motion ? Parce que nous avons besoin de débattre, de discuter. D'analyser la situation de la France. Car au-delà de la crise économique et sociale, il y a aujourd'hui en France une crise politique. Les français ont vu, depuis 30 ans, un chômage de masse s'installer en France.

Un chômage qui jette les classes populaires dans une pauvreté croissante, qui leur donne un sentiment d'insécurité économique et sociale intolérable. Et, dans cette période, les français ont vu se succéder des gouvernements de droite, de gauche, qui nous ont promis: de lutter contre la fraude sociale, de redonner sa valeur au travail, d'un changement maintenant.

 

Mais quel bilan ? Moi qui vous parle, j'ai vécu toute ma vie avec un chômage de masse autour de moi. Les français le voient, ce bilan. Ils le vivent. Et c'est pour cela qu'aujourd'hui, ils n'ont plus aucune confiance dans nos élites. Et même, c'est toute la communauté politique qui est rejetée avec force par les français. Du gouvernement aux élus locaux, en passant par tous les partis politiques, les syndicats et évidemment les médias, tous subissent l'opprobre du peuple. Nous n'en sommes pas exempts. Quand, dans la rue, on essaie de parler avec des citoyens, en distribuant un tract, on voit bien que la plupart s'esquivent, par méfiance, par défiance.

 

Aujourd'hui, nous le savons, nos gouvernants sont bien contents de se défausser sur l'Europe pour faire appliquer une politique, qu'au fond, ils approuvent. Mais, dans le même temps, par leur action, par leur ratification des traités - Lisbonne, le TSCG - ils empêchent, par avance, leurs successeurs de porter une politique alternative. There Is No Alternative - Il n'y a pas d'alternative. La phrase de Thatcher a été le pilier de la construction européenne !

 

C'est à cause de cette rupture, de cette crise politique qu'aujourd'hui, nous en sommes convaincus au sein de la motion Le Courage d'Avancer, l'alternative républicaine, que les français appellent de leurs voeux, ne pourra venir que d'un mouvement citoyen, du bas vers le haut. C'est le peuple, et seul le peuple, qui pourra retrouver sa souveraineté en France. Souveraineté du peuple face au capital, souveraineté de notre Nation face à l'Union Européenne.

 

C'est donc vers le peuple que nous, Républicain, devons-nous tourner. Nous avons toujours cru à l'intérêt général. Et l'intérêt de la France, aujourd'hui, ce n'est pas de soutenir la casse de notre industrie, ce n'est pas soutenir l'anéantissement de l'Ecole de la République, ce n'est pas soutenir la destruction des droits sociaux ! L'intérêt général aujourd'hui, ce n'est pas soutenir le libéralisme le plus borné et idéologique, l'intérêt général aujourd'hui, ce n'est pas de soutenir le quinquennat de François Hollande !

 

Oui, je le dis, nous le disons avec force, le quinquennat Hollande n'a rien à envier avec le quinquennat Sarkozy. En 2008, au Traité de Lisbonne, ils se sont assis, tous les deux, sur le vote des français. En 2012, François Hollande, alors qu'il avait un mandat clair des français pour renégocier le traité TSCG, l'a approuvé, sans modifications réelles. Nous ne devons pas oublier. Les français ne l'oublieront pas, et Marine le Pen se fera une joie de le leur rappeler.

 

Aujourd'hui, c'est aux côtés du peuple que nous devons nous trouver. Les alliances d'appareil ont vécu, et n'inspirent que la défiance. Il faut ouvrir portes et fenêtres ! Pourquoi notre congrès n'a été annoncé publiquement que depuis deux jours ? Pourquoi les motions n'ont pas été rendu publiques ? Avons-nous honte de nos idées ? Avons-nous honte de débattre ? Débattre n'est pas combattre. C'est même l'inverse.

Le MRC a été trop longtemps absent du débat public. Bien sûr, nous sommes peu écoutés par les médias. Mais peut-on leur en vouloir, quand nous n'avons jamais, de toute l'existence du MRC, participé à des élections nationales ? La dernière fois, c'était en 2002, et ce n'était pas le MRC.

En 2012, nous nous sommes retrouvés, en Congrès, et notre président élu nous a promis des listes citoyennes aux européennes. Un an après, lors de la Convention Nationale sur l'Europe, nous les avons réclamées, unanimement ! Le bilan est clair, nous avons encore une fois esquivé cette échéance.

 

Alors aujourd'hui, comme en 2010, la motion de la direction nationale nous propose une candidature à l'élection présidentielle 2017. Nous leur répondons: CHICHE !

Car si nous avons apparemment les ressources financières, y a-t-il aujourd'hui la volonté politique qui nous a manqué en 2004, en 2007, en 2009, en 2012 et en 2014 ? J'en doute. Mais je l'espère, et aujourd'hui, nous sommes là pour porter cette volonté. Nous voulons avancer, avec notre Parti, et nous voulons lui donner ce courage. Car une élection présidentielle ne s'improvise pas. Nous en avons l’amère expérience. C'est aujourd'hui que nous devons récolter les 500 parrainages. C'est aujourd'hui que nous devons créer une dynamique citoyenne, à travers des comités citoyens. C'est aujourd'hui que nous devons aller vers le peuple, avec ce message : l'alternative est possible: elle est républicaine, elle est sociale, et elle viendra du peuple ! Merci, mes chers camarades.

Cet article est le 171ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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24 juillet 2015 5 24 /07 /juillet /2015 23:30

 

Le président réélu ne cache pas un désaccord sur la stratégie et les alliances

 

Le congrès 2015 du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) a eu lieu à Paris les 13 et 14 juin 2015. De nombreux articles avaient été publiés avant le congrès. Voir, notamment :

- 16 mai 2015 : Congrès MRC 2015 : le 1er congrès non piloté par JP Chevènement

- 21 mai 2015 : Congrès MRC 2015 : les adhérents votent pour l'une des trois motions

- 24 mai 2015 : Congrès MRC 2015 : résumé des motions pour le vote des adhérents

 

Ce congrès a été marqué par la décision de Jean-Pierre Chevènement de quitter le MRC, dont il avait été le président de 2008 à 2010, puis le président d'honneur ensuite.

Voir (20 juillet 2015) : La République moderne de Chevènement pour sortir la France de l'ornière

 

C'était le premier congrès, depuis le congrès fondateur en 2003, que plusieurs motions d'orientation étaient présentées au vote des adhérents. Une motion de synthèse a été votée par les motions 1 et 3. Voir Congrès de Paris : Motion de synthèse et résultats des votes

 

Voici le début du discours de clôture de Jean-Luc Laurent, réélu président du MRC.

Voir La République a de l'avenir !

Je disais hier combien je considérais ce congrès important, combien il constituait une étape dans notre histoire et dans celle de la gauche républicaine. L’annonce de Jean-Pierre Chevènement, par son message hier, m’aura donné raison sur ce point plus que je n’imaginais. 

La décision de Jean-Pierre Chevènement de quitter le Mouvement Républicain et Citoyen, dont il était président d’honneur, afin de « reprendre sa liberté », ne réjouit personne. Je déplore cette décision au regard de tout ce que nous avons fait à ses côtés : je considère que Jean-Pierre a toujours été un homme libre, que le MRC n’a jamais entravé cette liberté. Bien au contraire le MRC a été le moyen pour Jean-Pierre Chevènement comme pour nous tous, d’être libres. Jean-Pierre nous a élevé, par sa hauteur de vue et sa stature d’homme d’Etat. Il est celui pour qui je me suis engagé en politique il y a maintenant 40 ans et je suis sûr qu’il en est ainsi pour beaucoup d’entre vous. 

Je tiens donc à le remercier pour son combat, pour ce qu’il nous a apporté mais également pour ce qu’il a apporté et continuera d’apporter à la gauche et à la France. Les fils tissés tout au long de ces années de militantisme ne vont pas se couper. Car j’ai une trop haute idée de la pertinence de nos analyses, et pour qu’elles soient incarnées et portées par de nouvelles générations. 

Le MRC est un parti politique et comme tout parti politique, il a le devoir d’être toujours en marche, tourné vers l’avenir : 2017 bien sûr, mais au-delà car il faut voir loin. Un parti politique a le devoir de rester toujours fidèle aux idées qui l’ont fondé et, je vous l’assure, nous le serons. Car avec Jean-Pierre Chevènement, nous sommes d’accord sur l’essentiel et cela a toujours été. Cela n’a pas de raison de cesser, quand bien même les chemins semblent se séparer. Nous nous ne renonçons pas au chev
ènementisme, magnifique doctrine politique qui a tant à offrir au pays. 

Seulement, oui, nous sommes en désaccord sur la stratégie. En désaccord sur la préparation de l’élection de 2017, à laquelle je considère que nous ne pouvons pas renoncer. En désaccord sur les alliances et le dialogue privilégié avec les « Républicains de l’autre rive » qui, à notre sens, est une voie sans issue. Et quand il y a désaccord, il faut débattre puis décider. Lorsque les désaccords subsistent encore et ne sont pas dépassés, il n’y a pas de drame à les constater et à le dire. Et qui sait ce que la vie nous réserve ? Car la meilleure attitude à avoir avec un ami, c’est de savoir lui dire non quand une erreur ou une bêtise risque d’intervenir. 

Nous devons donc continuer, chers camarades, notre chemin et le rassemblement intervenu avec notre motion d’orientation issue de la commission des résolutions nous offre une base solide pour préparer la suite. Avec cette direction que vous venez d’élire, j’ai confiance dans notre capacité à affronter l’avenir car nous sommes lucides sur nos erreurs d’hier, toujours fidèles à nos valeurs et à notre projet, et plus déterminés que jamais à agir demain
(...)

 

Cet article est le 170ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

Jean-Luc Laurent, le 12 avril 2015, pendant le Conseil national du MRC qui précédait le congrès

Jean-Luc Laurent, le 12 avril 2015, pendant le Conseil national du MRC qui précédait le congrès

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 23:43

 

Joël Mekhantar : la motion 3 donne du sens à nos engagements républicains

 

Le congrès 2015 du MRC aura lieu à Paris les 13 et 14 juin. Le Mouvement Républicain et Citoyen a enregistré trois motions (textes d'orientation avec leurs signataires, pour lesquels les adhérents votent lors des congrès locaux), ce qui donne un parfum d'incertitude à ce congrès, pour la première fois depuis la fondation du MRC en 2003.

A la suite de la publication du récapitulatif des articles parus en mai sur le blog du MRC 53, un ancien adhérent, professeur de droit public à l'université de Dijon, a fait savoir son avis personnel sur les motions, à partir du résumé qui en a été fait.

Voir (24 mai) : Congrès MRC 2015 : résumé des motions pour le vote des adhérents

 

Joël Mekhantar explique pourquoi il voterait pour la motion 3 - voir motion 3 (Prod'homme, Lettron, Sorin) s'il était membre du MRC, à jour de ses cotisations.

J'ai lu avec intérêt les résumés des textes des trois motions présentées au prochain Congrès du MRC et dont un camarade du 71 présent au Mont Beuvray m'a parlé.

Si j'étais un militant à jour de cotisation, je voterais la motion 3 qui est celle qui donne un sens concret à nos engagements républicains. En effet cette motion semble être la seule à reparler du pouvoir des citoyens et non pas de leurs élus (si mal élus).

A défaut de proposer un projet pour démocratiser la République, l'ensemble du système représentatif à tous les niveaux - politique ou syndical, avec des élus sans électeurs - sera de plus en plus discrédité, ou délégitimé.

Pourtant ni au MRC, ni dans le reste des forces de progrès cette nécessité de reparler du pouvoir des citoyens n'apparaît. Certes il y a eu quelques belles tentatives de Montebourg chez les socialistes avec la C6R lorsqu'il s'occupait encore de politique, et chez Mélenchon avec le M6R qui peine à s'affirmer. Mais à ce jour il n'y a rien de lisible. Aussi c'est une bonne chose d'en reparler dans la motion 3.

Je pense que la démocratisation des institutions n'est pas un simple thème de débat qu'il faut par convenance présenter à chaque échéance dans les partis républicains des forces de progrès. C'est le sujet, l'outil qui permettra de traiter des autres sujets. Si les citoyens ne contrôlent pas les institutions, ils se trouveront soumis aux forces de l'argent qui finissent toujours par corrompre ceux qui exercent un pouvoir sans contrôle direct du peuple souverain.

Sur les 92 articles initiaux de la Constitution de 1958 approuvés par le Peuple souverain, à l'exception de 30 articles, plus des deux-tiers des dispositions constitutionnelles ont été abrogés ou modifiés sans les citoyens, voire contre eux ! Comment ne pas voir ce détournement du pouvoir constituant dérivé à des fins d'élaboration d'une Constitution nouvelle à plus des deux-tiers différente de la Constitution d'origine en ayant escamoté le Peuple, passé par pertes et profits d'un régime qui n'est plus vraiment démocratique.

Après on s'étonnera que les gens ne viennent plus voter ! On se souvient du référendum de 2005 : votez braves gens ! Nous avons les moyens constitutionnels de contourner votre vote !

Ne pas démocratiser la République, c'est donner les moyens aux forces d'extrême droite d'être légitimes à se revendiquer du pouvoir du peuple. C'est donner du crédit à ceux qui scandent  "Le Pen - Le Peuple". Contre ce danger réel, il ne faut pas avoir honte d'affirmer "La République pour tous, la République par tous, la République partout".

Démocratiser la République pour redonner le pouvoir aux citoyens reste le seul moyen de faire gagner nos idées en faisant reculer celles du libéralisme et du "fascisme tranquille" qui gagnent des voix, élections après élections, en suivant la courbe du chômage. Le progrès électoral des forces des droites résulte moins de l'incapacité du Gouvernement à améliorer la situation économique et sociale du pays que de son incapacité à démocratiser nos institutions pour donner enfin au Peuple souverain le moyen de gouverner.

Il ne s'agit pas de remettre en cause les élus mais de donner aux citoyens, à tous les niveaux de la décision politique (citoyen-constituant, citoyen-législateur, citoyen-délibérant territorial) les moyens de s'approprier des questions qu'ils estiment devoir être tranchées par eux-mêmes. Ce n'est pourtant pas très compliqué, nous avons encore beaucoup à apprendre de nos voisins suisses !

Bonne chance et bon Congrès.

Cet article est le 169ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 23:25

 

On ne peut plus attendre, les citoyens demandent l'alternative républicaine

 

Les congrès départementaux précèdent le congrès national du Mouvement Républicain et Citoyen, qui aura lieu à Paris les 13 et 14 juin 2015. Trois motions sont en compétition. Ce sont les adhérents qui, par leur choix, contribuent à définir l'orientation qui sera donnée au MRC lors des deux prochaines années.

Rappel : (21 mai) :Congrès MRC 2015 : les adhérents votent pour l'une des trois motions  :

- Motion 1 : « La gauche républicaine - Résister, transmettre, inventer », présentée par Jean-Luc Laurent et le Secrétariat national élargi,

- Motion 2 : « Notre chemin », présentée par Claude Nicolet, Marie-Françoise Bechtel et Christine Meyer,

- Motion 3 : « Le courage d’avancer », présentée par Hugo Prod’homme, Jean-Pierre Lettron et Michel Sorin.

Concernant la motion 3, voir le résumé des motions pour le vote des adhérents (24 mai) et le texte de la motion, réparti en 4 articles (25 et 26 mai) : Congrès MRC 2015 : motion 3 (Prod'homme, Lettron, Sorin) - partie 4.

 

Hugo Prod'homme (Nord), premier signataire de la motion 3, a transmis aux autres signataires ce texte dans lequel il indique les arguments qui incitent à voter cette motion.

 

Pourquoi voter et faire voter pour la Motion « Le Courage d'Avancer » ?

 

- Tout d'abord, parce qu'il y a des éléments d'analyse de la situation de notre pays qui sont absents des autres motions, ou trop insuffisamment développées :

La France est devenue une nation désunie. Il existe une rupture profonde en son sein, entre les citoyens, et ce qu'on peut nommer la « communauté politique ». Cette « communauté » se compose évidemment des élites politiques, économiques et médiatiques, mais, beaucoup plus largement, tous les élus (nationaux ou locaux), tous les partis et même tous les syndicats y sont inclus. Ils sont tous désavoués par les citoyens, par le peuple, qui ne voient plus en eux des représentants, mais seulement une « oligarchie » qui se sert avant de servir la Nation.

Cette rupture est visible dans les urnes, évidemment, avec des records d'abstention, et un vote Front National qui est un vote contestataire. Elle est visible également au contact des citoyens, qui ne se sentent souvent plus concernées par les décisions politiques, car ils ne les voient pas comme les décisions de notre nation, mais comme celles des marchés financiers, des technocrates de Bruxelles ou de Bercy, ou encore des « experts » soit-disant indépendants.

Et pourtant, la volonté de changement existe. Le peuple a vu alterner des gouvernements de « droite », de « gauche », mais l'alternative n'est jamais venue ! Et pourtant, cette alternative est présente chez nos concitoyens. Au lendemain du 7 janvier, nous étions nombreux à descendre dans la rue pour défendre des idées communes, simples mais fortes : liberté, égalité, fraternité et laïcité. Ces attentats meurtriers ont rappelé au peuple français pourquoi il s'est organisé en République, et pourquoi ce projet est toujours actuel.

 

- Ensuite, parce que dans les textes qui nous ont été proposés, il est question d'attendre le moment opportun. Celui où, enfin, nous pourrons être écoutés. Ce moment est arrivé ! Il ne faut plus attendre ! Le peuple français demande la République ! Dans une étude d'entretiens réalisés avec un échantillon de français des classes moyennes, ils sont nombreux à demander une alternative républicaine. Avec comme marqueurs forts, notre devise, nos valeurs premières. Mais cette alternative ne viendra pas par le haut ! Ce n'est pas Hollande, ce n'est pas Valls, ce n'est pas Sarkozy qui nous écouteront, au pied du mur. Ce sont les français ! Ce sont les citoyens. Car ces mêmes interrogés n'ont plus aucune confiance en nos élites. Ils demandent même un « coup d'état citoyen ».

La motion Courage d'Avancer porte cette idée que le temps est venu. Que nous ne devons plus attendre, et que notre parti se doit de revenir vers le peuple, lui faire prendre conscience qu'en République, il est souverain. Et pour cela, nous devons en appeler aux citoyens. Car c'est la communauté des citoyens qui sera seule capable de faire revenir la souveraineté du peuple et de la nation. Souveraineté du peuple face au capital, à la richesse, et souveraineté de la Nation face aux technocrates de Bruxelles, et à tous ceux qui veulent imposer aux peuples leurs idées.

Mais pour revenir aux citoyens, nous devons être fiers du projet que nous portons, et de lui être fidèle. Nous devons être fiers de dire que l'intégrisme et le communautarisme doivent être combattus. Nous devons être fiers de dire que l'Ecole doit former des citoyens libres, égaux et émancipés de leurs conditions, de tout dogme et de tout stéréotype. Nous devons être fiers de dire que ce ne sont pas les actionnaires, les créanciers, mais les travailleurs et les forces productives qui doivent maîtriser l'outil de production. Nous devons être fiers de dire qu'avoir la même monnaie que la Lituanie, qui a un salaire minimum de 300€ et un salaire moyen de 3,44€ euros brut de l'heure est inacceptable et intolérable si le marché doit être commun.
Et nous devons être fidèles à ce projet, car nous ne devons plus accepter l'inacceptable sous prétexte qu'il n'y aurait pas d'autres alternatives. Nous reprochons à nos élites de nous asséner cette assertion de Margareth Thatcher, mais nous-mêmes nous l’assénons en nous imposant, encore et toujours, de rester la caution républicaine et souverainiste d'un parti libéral de droite complexé. C'est pourquoi la motion « Courage d'Avancer » propose d'abord de rompre avec la majorité de François Hollande. Parce que nous ne pouvons pas apparaître en quelque point similaire de nos gouvernants, ou des aspirants gouvernants comme Jean-Vincent Placé, Benhamias et consorts... Les français ne pourraient que nous rejeter. Et ils auraient raison de le faire.

 

- Enfin, il faut voter et faire voter pour la motion Courage d'Avancer parce que nous portons l'idée que notre parti peut et doit sortir de l'idée, fataliste, que nous ne sommes là que pour gérer le patrimoine intellectuel de Jean-Pierre Chevènement. Nous ne sommes pas que des avoués qui récolteraient quelques intérêts (quelques strapontins) à gérer, du mieux possible, l'héritage intellectuel et politique de JPC. Car Jean-Pierre Chevènement n'est pas éternel, et que notre Nation lui survivra. Et que ce capital s'éteindra au fur et à mesure que de nouvelles générations de citoyens qui n'ont jamais connu Jean-Pierre Chevènement ministre, ou candidat à la présidentielle, peupleront les bureaux de vote. C'est ici la raison de notre engagement dans ce congrès, et du titre de notre motion. Nous voulons que notre parti avance, et nous voulons lui donner le courage qu'il lui faut.

 

Cet article est le 168ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 17:44

Réviser le fonctionnement interne et fixer un calendrier à l'horizon 2017

Le congrès du Mouvement Républicain et Citoyen aura lieu à Paris les 13 et 14 juin 2015.

 

Rappel : (21 mai) :Congrès MRC 2015 : les adhérents votent pour l'une des trois motions  :

- Motion 1 : « La gauche républicaine - Résister, transmettre, inventer », présentée par Jean-Luc Laurent et le Secrétariat national élargi,

- Motion 2 : « Notre chemin », présentée par Claude Nicolet, Marie-Françoise Bechtel et Christine Meyer,

- Motion 3 : « Le courage d’avancer », présentée par Hugo Prod’homme, Jean-Pierre Lettron et Michel Sorin.

 

Après la 1ère partie de la motion 3 (Prod'homme, Lettron, Sorin) - partie 1,

Et la 2ème partie de la motion 3 (Prod'homme, Lettron, Sorin) - partie 2,

Puis la 3ème partie de la motion 3 (Prod'homme, Lettron, Sorin) - partie 3,

Voici la 4ème et dernière partie de la motion 3 « Le courage d’avancer », présentée par Hugo Prod’homme (Nord), Jean-Pierre Lettron (Hauts-de-Seine) et Michel Sorin (Mayenne).

3. Réviser le fonctionnement du parti

Le fonctionnement interne de notre mouvement, au regard de nos ambitions nouvelles, demande à être revu. Il nous faut permettre aux militants de débattre de nos orientations, et aux nouveaux adhérents de mieux s'y intégrer. En dehors du Secrétariat national, le débat est quasiment inexistant. Notre communication doit être portée à un meilleur niveau, rendue plus claire et efficiente. Nous ne réussissons guère à informer les adhérents des initiatives des militants du parti et à porter nos idées fortes auprès des citoyens.

 

Voici quelques pistes afin de retrouver efficacité et clarté.

 

a) Restructurer le MRC

La restructuration interne du MRC passe par plusieurs points. Nous devons respecter nos statuts, en consacrant les Congrès et les Conventions nationales comme des instances ultimes de décision. Le Conseil national, parlement du parti, doit être plus mobilisé par la direction.

Nous proposons :

- de construire une véritable démocratie interne. Les fédérations et comités doivent tous être en mesure de prendre part au débat, à la discussion avec le Secrétariat National. L’élaboration d’une plateforme intranet nous permettrait de solliciter le plus souvent possible l’opinion des adhérents du MRC ;

- d'associer pleinement les comités locaux et nationaux du MRC à l’action du parti. Le « Citoyen Militant » doit relayer les actions des instances locales (comités, fédérations, unions régionales) et nationales (association des élus, comité jeunes, secteur monde du travail...), et les contributions des militants. Des rencontres régulières entre les représentants de ces instances et le Secrétariat national sont nécessaires à la vie de notre mouvement.

 

b) Repenser notre communication

Le MRC n'est pas suffisamment efficace en matière de communication. Nous restons largement inconnus du grand public. Nous n'évoquons pas suffisamment les actions concrètes que nous avons portées et fait avancer dans les exécutifs locaux ou au sein des différents gouvernements auxquels nous avons participé.

Aussi :

- notre communication globale doit se montrer plus dynamique. Pour défendre efficacement nos positions et les intérêts des citoyens, il faut mettre fin à la tempérance qui nous caractérise depuis trop longtemps et partir à la conquête des médias. Sans présence médiatique, nous n’existons pas dans l'opinion publique, et nous serons incapables, sur le long terme, de porter notre message au peuple. Les tours de passe-passe sémantiques n’ont aucun pied dans la réalité ;

- mettons en avant nos propositions et nos actions passées et présentes. Lorsque nous sommes invités à débattre dans un média, ou lors des interventions à l’Assemblée Nationale, revendiquons notre programme. Il faut mettre en exergue les actions des exécutifs locaux où le MRC est présent et celles de nos précédents ministres.

 

4. Fixer un calendrier pour l’horizon 2017

 

Notre dernière pleine campagne présidentielle remonte à 2002. Pour réitérer, obtenir les 500 signatures requises est difficile, que ce soit par manque de visibilité du MRC, ou que ce soit par lien avec nos alliances politiques.

Pour les présidentielles, le candidat investi ou soutenu devra d'abord avoir une vision de l'avenir, une capacité à fixer les repères, des compétences, ne pas être la femme ou l'homme d'un groupe fermé et bien évidemment disposer de talents d’orateur, de communicant et de charisme, capable de porter ce constat que le MRC, ayant toujours refusé les abandons, est un parti de l'avenir.

Voici quelques pistes que nous proposons pour surmonter ces obstacles :

- fixer un calendrier rigoureux. Nous ne pouvons envisager la campagne présidentielle à la légère. Non seulement cela nécessitera une organisation exigeante, mais aussi de préparer des événements, des coups médiatiques, afin de peser constamment lors des futurs débats ;

- investir ou soutenir un candidat qui « rafraîchisse » l’image du parti. C’est à travers l'excellente image de Jean-Pierre Chevènement que les gens connaissent le MRC, mais nos détracteurs nous reprochent souvent d’être un club de réflexion désuet.

Ce congrès clôt une longue période de 50 ans de vie politique active de Jean-Pierre Chevènement. Il va continuer à être présent mais différemment. Nul doute que ses analyses politiques seront toujours aussi appréciées. Mais il ne sera plus en première ligne. Il avait espéré que le Temps des Citoyens viendrait dans les années qui ont suivi la création du Mouvement des Citoyens, en 1993. Il a tout fait pour mettre la citoyenneté et la République en avant lors de la campagne de l'élection présidentielle de 2002. Ce n'était pas encore l'heure. Celle-ci est peut-être venue. C'est le moment de donner un coup de jeune à notre Mouvement et de le relancer ;

- rendre accessible notre programme. Notre lutte contre le communautarisme, notre position envers l’Union Européenne, nos propositions sur la sécurité, la justice, l’organisation territoriale, sont des éléments majeurs qui nécessitent un travail d'explicitation poursuivi dans la durée. Utiliser, dans notre communication, un langage à la fois précis, clair et accessible est une nécessité absolue pour partager avec tous nos concitoyens, sans exclusive, et convaincre.

 

Conclusion

Le MRC et la France sont à la croisée des chemins. Comme le disait Gramsci, « La crise consiste dans le fait que l'ancien se meurt, le nouveau ne parvient pas à voir le jour, et c'est dans ce clair-obscur que naissent les monstres ».

Revenons à Jean Jaurès, qui a su rassembler les socialistes au début du XXème siècle en s'appuyant sur la République. Ce serait un bon moyen de renforcer les fondations historiques du Mouvement au niveau des militants et de favoriser le rassemblement des citoyens autour d'un projet social républicain se substituant au social libéralisme qui est aux commandes de notre pays et qui a échoué.

L'idéologie libérale est consciemment organisée de façon autonome pour faire pression sur les pouvoirs et les gouvernements. Le MRC doit être un outil efficace permettant l'entrée en scène des citoyens dans le champ politique en tant qu'entité collective.

Nous devons être les militants du réel en politique, dans les domaines qui comptent : le travail et la formation dans le cadre d'une économie en harmonie avec la société, la démocratie nationale dans le cadre d'une Europe européenne, respectueuse des peuples qui la composent, le vivre ensemble dans le cadre républicain laïque.

Au moment où les libéraux conservateurs s'habillent en « Républicains » et les socialistes se comportent comme des démocrates à l'américaine, et que l'extrême droite populiste est en crise identitaire, nous devons être les « Citoyens », porteurs de la reconstruction du pays après l'avoir libéré de son emprise néolibérale et financière sur les rouages économiques.

Soyons à l'initiative du mouvement citoyen d'en bas qui va conduire au rassemblement de la gauche, celle qui aura rompu avec la logique du capitalisme financier.

Vive le parti des citoyens !

Cet article est le 167ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 23:13

Clarifier et actualiser le message politique de la gauche républicaine

 

Le congrès du Mouvement Républicain et Citoyen aura lieu à Paris les 13 et 14 juin 2015.

 

Rappel : (21 mai) :Congrès MRC 2015 : les adhérents votent pour l'une des trois motions  :

- Motion 1 : « La gauche républicaine - Résister, transmettre, inventer », présentée par Jean-Luc Laurent et le Secrétariat national élargi,

- Motion 2 : « Notre chemin », présentée par Claude Nicolet, Marie-Françoise Bechtel et Christine Meyer,

- Motion 3 : « Le courage d’avancer », présentée par Hugo Prod’homme, Jean-Pierre Lettron et Michel Sorin.

 

Après la 1ère partie de la motion 3 : Congrès MRC 2015 : motion 3 (Prod'homme, Lettron, Sorin) - partie 1 (25 mai),

 

Et la 2ème partie de la motion 3 : Congrès MRC 2015 : motion 3 (Prod'homme, Lettron, Sorin) - partie 2 (25 mai),

 

Voici la 3ème partie de la motion 3, présentée par Hugo Prod’homme (Nord), Jean-Pierre Lettron (Hauts-de-Seine) et Michel Sorin (Mayenne).

QUELLE PLACE POUR LE MRC ?

1. La perspective de la présidentielle en 2017

Si la situation n'évolue pas, le parti socialiste ne pourrait gagner l'élection présidentielle en 2017 que s'il réunissait la gauche dès le premier tour et s'il était capable de rassembler son électorat autour d'un projet social et républicain de redressement de la France. Ce n'est pas la voie choisie par le Président de la République, qui a opté pour un gouvernement dont la ligne politique est minoritaire à gauche. Celle-ci consiste à satisfaire les volontés des forces libérales au sein des institutions européennes, ce qui va à l'encontre des attentes de l'électorat de gauche et des intérêts du peuple français. La division des forces politiques de gauche, que l'on a constatée encore lors des élections départementales le 22 mars, s'explique par la nature de la politique économique menée par le gouvernement, qui refuse le principe même d'une confrontation au niveau européen.

 

2. Redéfinir notre ligne politique

Nous devons clarifier et actualiser notre message politique. Pour faire face à la démission de la majorité socialiste, mais aussi au pillage – purement rhétorique – de concepts pourtant nés à gauche par les forces les plus réactionnaires, notamment par le Front National qui récupère ainsi des électeurs de gauche en les trompant sur ses objectifs véritables. Le MRC porte, lui, véritablement et inlassablement, les valeurs de la gauche républicaine : nous devons nous réapproprier nos valeurs, et avoir le courage d’avancer.

 

a) Redonner à notre message sa clarté

Le MRC manque de visibilité : sa position au sein de la majorité et son alliance avec le Parti socialiste ont brouillé notre position sur l’échiquier politique. Les alliances avortées avec le Front de Gauche en 2009 ou Debout la République en 2014 n'ont fait qu'accentuer ce flou tactique. Pour retrouver une ligne politique claire, nous devons nous réaffirmer : nous sommes un parti d'avenir ambitieux.

Voici ce que nous proposons pour atteindre ces objectifs :

- prendre acte que la majorité présidentielle n'est plus représentative de l'accord PS-MRC de 2012.

C'est la majorité socialiste qui nous a quittés ! La « reprise en main des acteurs de la finance », la « politique de croissance » de l'activité, la « justice fiscale », la « réindustrialisation », « une parité monétaire plus juste », sont autant de « clés de notre avenir » qui n'ont pas été respectées. L'accord a été sacrifié sur l'autel de la règle des 3 % et du néo-libéralisme imposés par la commission européenne. Rappelons que cet accord qualifiait d'« inacceptable » le pacte européen, signé par François Hollande après sa prise de fonction. Cette majorité nous a trahis. Nous devons en prendre acte, publiquement et fortement, dès maintenant et refuser toute alliance avec des partis qui n'ont aucun regard critique sur le tournant libéral de 1983 et sur la construction d'institutions néolibérales et anti-démocratiques à l'échelle européenne. Nous devons dire clairement que le maintien de la France et de l'Union européenne dans un état de semi-apesanteur démocratique n'est plus acceptable. La France doit reconquérir la plénitude de sa souveraineté politique, ce qui impose la vigilance face à des délégations de souveraineté consenties par référendum ;

- vérifier si des convergences sont possibles avec des partis ou mouvements de la gauche de la gauche , avec ceux qui, au parti socialiste, savent que les engagements n'ont pas été tenus et que le prix à payer est lourd.;

- tant que le monde et l'Europe restent dominés par le libre-échangisme, affirmer que nous défendons un protectionnisme raisonné devant se construire prioritairement dans l'espace européen et qui ne saurait se confondre avec le protectionnisme isolationniste de l'extrême droite ;

- être les meilleurs défenseurs de la laïcité et de la République.

Nous devons prendre en compte les leçons des attentats de janvier 2015 à Paris. Crise de la laïcité, crise de la République, crise de la démocratie. Relevons le défi. L'idéal laïque est un point d'appui essentiel. La laïcité est la croyance en la raison naturelle et en la capacité des citoyens à s'entendre sur une idée du bien commun dans un espace public soustrait à l'empire des dogmes. La crise de la démocratie est plus sensible encore dans une République laïque comme la nôtre. Le triomphe d’idéologies obscurantistes résulte de l’abandon ou de la méconnaissance de la laïcité. C’est cette idée d’un bien commun qu’il faut relever. Un bien commun à tous les hommes et non à une partie des hommes, par exemple à l’Occident. Il faut rejeter l’occidentalisme et penser un avenir de progrès pour tous, y compris le monde arabo-musulman. La modernité du capital financier mondialisé suscite partout un immense rejet. C’est une autre modernité qu’il faut promouvoir. Il faut aussi expliquer la République et la

laïcité, redonner sens au combat républicain – inséparable du combat pour la justice – en France et dans le monde. Ce qui unit doit être plus fort que ce qui divise ;

- faire le lien entre politique et économie productive à tous les niveaux institutionnels

territoriaux.

La République doit faire de l'emploi, notamment dans l'économie productive, de la qualification professionnelle, de la qualité de l'instruction et d'une formation initiale ambitieuse pour tous, l'objectif n° 1 ; relever en même temps l’École de la République et la République elle-même pour ouvrir les portes de l'avenir à la jeunesse ;

- réfléchir aux conséquences sociales du développement accéléré de l'économie numérique dans les secteurs des communications, de l'énergie et des transports.

Ce peut être le moyen d'affaiblir le capitalisme financier et d'aller vers une économie plus citoyenne ;

- définir les grandes lignes de notre programme sous forme de slogans forts, les répéter, sont des éléments basiques pour retrouver une clarté politique. Chaque thématique politique ou économique doit trouver une accroche qui fait écho à une de nos propositions, afin que les citoyens puissent cerner le mieux possible qui nous sommes.

 

b) Autour du MRC, construire une dynamique de rassemblement

La reconquête de l’opinion publique ne doit pas être vue comme une démarche électorale,mais comme la diffusion de nos idées, de débats de fonds, d’implication dans la vie citoyenne locale, afin de permettre le rassemblement des Français autour de ce qui les unit, alors que les partis majoritaires concourent à leur division.

Le MRC doit :

- s’impliquer dans les collectifs anti-TAFTA. Ses élus locaux doivent porter le débat au sein des assemblées locales où ils siègent. Le vote de motions anti-TAFTA, bien que symbolique, peut être un bon moyen de diffuser l’alerte sur ce traité qui détruira notre modèle social et économique ;

- retrouver l’esprit des clubs de réflexions propre à la France, notamment lors de la Révolution de 1789. Cela passe par l’implication de politiques au sein d’associations locales, aussi bien citoyennes que culturelles, afin de nourrir débat, clé de voûte d'un renouveau politique en France ;

- encourager les fédérations à soutenir les initiatives locales, notamment celles qui visent le rassemblement des citoyens, par exemple la tenue de référendums locaux lorsque les élus bafouent les intérêts de leurs administrés. La mission historique du MRC est d'amorcer le rassemblement des citoyens pour construire une alternative sociale et républicaine à la politique libérale en vigueur depuis 1983. Le congrès 2015 doit être décisif sur ce point ;

- mobiliser autour du 10ème anniversaire du non au Traité constitutionnel. Le MRC pourrait soutenir l'idée – lancée par Le Monde Diplomatique – d'organiser des manifestions autour du 10ème anniversaire du refus du peuple français de ratifier le traité constitutionnel européen. Le non républicain et le non antilibéral pourraient se rapprocher afin de préparer ensemble un projet social et républicain, en rupture avec les politiques néolibérales. Le MRC doit discuter avec le plus grand nombre et faciliter le débat démocratique ;

- permettre aux fédérations de s'impliquer dans l'élaboration de listes citoyennes aux élections régionales. Cette démarche doit permettre de populariser nos positions auprès des citoyens et de créer des dynamiques autour des idées du MRC. Notre congrès donne mandat aux délégués régionaux pour explorer cette voie. Le Conseil National d'automne devra se réunir afin de débattre du compte rendu de ces démarches.

 

Cet article est le 166ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 21:37

 

Un sursaut citoyen républicain pour une alternative au capitalisme financier

 

Le congrès du Mouvement Républicain et Citoyen aura lieu à Paris les 13 et 14 juin 2015.

 

Rappel : (21 mai) :Congrès MRC 2015 : les adhérents votent pour l'une des trois motions  :

- Motion 1 : « La gauche républicaine - Résister, transmettre, inventer », présentée par Jean-Luc Laurent et le Secrétariat national élargi,

- Motion 2 : « Notre chemin », présentée par Claude Nicolet, Marie-Françoise Bechtel et Christine Meyer,

- Motion 3 : « Le courage d’avancer », présentée par Hugo Prod’homme, Jean-Pierre Lettron et Michel Sorin.

 

Après la 1ère partie de la motion 3 : Congrès MRC 2015 : motion 3 (Prod'homme, Lettron, Sorin) - partie 1 (25 mai),

 

Voici la 2ème partie de la motion 3, présentée par Hugo Prod'homme (Nord), Jean-Pierre Lettron (Hauts-de-Seine) et Michel Sorin (Mayenne) : « Le courage d'avancer »

 

UN SURSAUT CITOYEN : SUR QUELLE BASE ?

a) Une alternative républicaine

L'alternative républicaine et citoyenne ne pourra émerger qu'en constituant un rassemblement politique autour :

- du refus du libre échange généralisé qui est un échec en acceptant la confrontation avec les marchés financiers pour changer les règles du jeu,

- d'une alternative au capitalisme financier,

- de la souveraineté nationale et populaire, en récusant l'idéologie néolibérale et le lien que la construction européenne entretient dans l'opacité avec les grands groupes économiques et

financiers. Il faut rediscuter les conditions dans lesquelles le traité de Lisbonne a été adopté après l'échec de la ratification du traité constitutionnel européen,

- du concept de nation citoyenne,

- d'un contrat social, inspiré par celui du Conseil National de la Résistance,

- du lien entre politique et économie productive à tous les niveaux institutionnels territoriaux.

En 2011, dans La France est-elle finie ?, Jean-Pierre Chevènement ne dressait qu'une seule perspective pour empêcher la France de « sortir de l'histoire » : qu'elle devienne une « nation libre et consciente d'elle-même », qui « continue son histoire, sans renoncer jamais à la maîtriser » et qui choisisse « d'être un modèle républicain pour les autres Nations, et l'âme d'une Europe résiliente ». C'est cette perspective que nous devons dessiner pour la France. Et nous devons la mettre en oeuvre sur la base d'un sursaut citoyen.

 

b) La nation citoyenne

Cette citoyenneté fut définie par Jean-Pierre Chevènement, par exemple en 1993 dans « Le Temps des Citoyens » : « C'est, bien sûr, l'exigence d'une participation active et responsable aux décisions qui vous touchent au plus près. C'est aussi le sens de l'universel (…). Au coeur de la citoyenneté, je mets l'invention en commun de l'avenir : ce que j'ai appelé un nouveau modèle de développement, un pacte social renouvelé, une nouvelle ère républicaine, une Europe européenne ».

C'est cette idée de la Nation citoyenne qui permettra de mettre à mal l'Europe post-démocratique.

Sans une nouvelle ère républicaine, nous ne pourrons guère que remplacer des technocrates libéraux par d'autres qui le seront un peu moins. Mais au-delà de l'orientation politique et économique de l'Union Européenne, c'est son système institutionnel que nous voulons renverser.

 

c) Un vrai sursaut républicain

Ce sursaut citoyen ne doit pas être pour le MRC qu'une lettre d'intention. Nous devons, dès maintenant, aller à la rencontre des citoyens, du monde associatif, des forces économiques et sociales, pour en créer les conditions. Il faut non seulement écouter, mais donner la parole aux acteurs de la société civile. Inlassablement, nous devons purger les démons inculqués par les médias et la classe politique (FN en tête ; mais aussi conspirationnistes comme Dieudonné et consorts), afin de permettre un débat politique sérieux et argumenté en France. Certains sont déjà mobilisés. Les collectifs contre le TAFTA, et les autres traités commerciaux, négociés dans l'ombre et sans débat démocratique, doivent être (ré)investis par le MRC. Il doit surtout profiter de l'anniversaire des 10 ans du référendum sur le TCE pour rappeler aux citoyens ce premier acte émancipateur de notre Nation envers la construction européenne libérale. Il doit également souligner que les citoyens furent muselés par la classe politique. La gauche républicaine ne doit pas laisser aux extrêmes l'exclusivité de la critique de l'Union Européenne.

 

d) S'appuyer fortement sur notre lucidité rétrospective et combattre le Front National

Le bilan du libéralisme de droite et de gauche est désastreux et laisse à découvert un vaste champ politique, dans lequel s’est engouffrée l’extrême droite. Les arguments pour la combattre, n’empêchent pas sa progression. Pourquoi ? Parmi les raisons, le fait que les partis politiques qui prétendent lutter contre le Front National ont perdu toute crédibilité, s’agissant de répondre aux défis de l’emploi et de la démocratie, et sont même pour certains gangrenés par ses idées extrémistes. L’extrême droite serait-elle, demain, en situation d’arriver au pouvoir notamment au sein d’une coalition ? Ce risque justifie que nous demeurions fidèles au principe d'un Front Républicain.

Les faits ont démontré que le projet républicain reste la clé de l’avenir et la meilleure réponse au défi de la mondialisation. Fort de sa lucidité rétrospective, le MRC est parmi les plus légitimes pour combattre les mensonges éhontés du Front National. Quelle crédibilité peut avoir ce parti xénophobe et raciste qui est passé du libéralisme le plus échevelé, au social-nationalisme le plus démagogique ? Le Front National est un pompier pyromane. C’est aujourd’hui un parti populiste attrape-tout, surfant sur la misère sociale et portant la marque indélébile de son adhésion, de longue date, aux thèses ultra-libérales qui ont conduit à la catastrophe que nous vivons.

Concernant l’économie, cette empreinte génétique reste évidente : dénonciation de l’assistanat, vive opposition aux syndicats et aux luttes sociales, politique fiscale libérale… Certains de nos concitoyens vont vers le Front National car ils ont vu leurs efforts et leurs espérances trahis par les dissimulations et les mensonges. Demain, il en serait de même avec un Front National parvenu au pouvoir, dont la gouvernance conduirait à l’effondrement économique et social de notre pays.

Depuis plus de 20 ans, contre vents et marées, malgré de dures attaques et critiques, en refusant les compromissions, le MRC a tracé et maintenu les repères de la République. Il revendique d’être un vrai défenseur des valeurs républicaines et de la lutte contre la mondialisation et l’Europe libérale. La colère dévoyée est mauvaise conseillère et fait le lit des idées xénophobes et d’exclusion menaçant la cohésion sociale. A ceux qui se lamentent et se désespèrent, le MRC pose une question simple : qui a eu raison ?

Les travailleurs, ayant rompu avec la gauche, peuvent donc se reconnaître dans le combat que mène le MRC pour un autre monde. Sur la base de notre positionnement fructueux et de notre projet constant, nous appelons les citoyens à placer le raisonnement et le jugement au-dessus des simplifications trompeuses. Faisons-les juges. Avec le MRC, menons une lutte déterminée contre le Front National et renvoyons ses idées dans leur nuit. Cela passe par une lutte idéologique et la résolution des problématiques laissées ouvertes depuis des décennies, qui paupérisent et « insécurisent » nos concitoyens.

Plutôt que de laisser le débat se décentrer autour de la peur de l'accession au pouvoir d'un parti populiste en France, il faut prendre les moyens politiques faisant régresser définitivement son audience nationale. L'implantation de ce parti est le symptôme de l'épuisement de partis politiques qui se sont dévoyés en mentant sur la réalité de leur politique européenne, contraire aux intérêts nationaux des peuples européens.

 

e) Des comités de citoyens actifs

Les comités citoyens locaux, encouragés par notre parti, ne devront pas être absents en 2017. L'élection présidentielle est l'élection « mère ». C'est le moment, en France, avec les référendums, où nous pouvons débattre, insuffler des idées nouvelles. Mais c'est une élection qui demande, pour tous ceux souhaitant y jouer un rôle, de nombreux efforts dans la durée. Aussi, nous devons faire en sorte de palier à toute éventualité. Le travail fait par nos députés ces dernières années, mais aussi celui reconnu de Jean-Pierre Chevènement depuis plus de 40 ans, doit être valorisé. Et nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes pour le faire. La gauche ne débat guère que sur la réduction ou l'augmentation des dépenses publiques. Il est essentiel que la discussion soit fortement orientée sur la construction européenne, sur la contestation par les traités européens de notre souveraineté nationale, et sur le rôle de l'Etat-Nation, Ces questions doivent être analysées dans la perspective d'apporter des réponses au problème numéro un, celui de l'emploi (...).

 

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 16:52

 

Le contexte et le bilan du Mouvement Républicain et Citoyen depuis 2012

 

Le congrès du MRC aura lieu à Paris les 13 et 14 juin 2015.

 

Rappel : (21 mai) :Congrès MRC 2015 : les adhérents votent pour l'une des trois motions  :

 

- Motion 1 : « La gauche républicaine - Résister, transmettre, inventer », présentée par Jean-Luc Laurent et le Secrétariat national élargi,

- Motion 2 : « Notre chemin », présentée par C Nicolet, Marie-Fr Bechtel et Christine Meyer,

- Motion 3 : « Le courage d’avancer », présentée par H Prod’homme, JP Lettron et M Sorin.

 

Voici la 1ère partie de la motion 3, présentée par Hugo Prod'homme (Nord), Jean-Pierre Lettron (Hauts-de-Seine) et Michel Sorin (Mayenne) : « Le courage d'avancer »

 

LE CONTEXTE

a) De la reconstruction à aujourd'hui

En France, la période de reconstruction après la Seconde Guerre mondiale se fit sous l'égide du programme du Conseil National de la Résistance (CNR). Ce programme était un réel pacte social écrit par des Français, patriotes, qui résistaient à l'oppression nazie. Le programme comportait notamment de nombreuses nationalisations. La croissance de l'activité permit à la France de retrouver le plein-emploi (après le marasme des années 1930), de faire progresser le pouvoir d'achat et de réduire les inégalités. L'existence du bloc socialiste facilita aussi les concessions faites à la social-démocratie. Après les crises pétrolières des années 1970, la baisse structurelle du secteur industriel s'accompagna d'une hausse de celui des services, ce qui fit croire à beaucoup qu'il ne s'agissait que d'un remplacement. Ceux-là ont envisagé une société « post-industrielle », de la « connaissance ». En réalité, la baisse du secteur industriel s'est surtout accompagnée d'un chômage de masse. Le secteur des services a développé la paupérisation des employés : leurs salaires se sont rapprochés de plus en plus souvent du minimum obligatoire.

La société française, au lieu de s'homogénéiser au sein d'une seule classe moyenne, s'est en fait polarisée. Les classes populaires sont fortement touchées par le chômage, n'ont plus accès qu'à des emplois précaires et peu rémunérés. Les classes moyennes craignent que leurs enfants et leurs petits-enfants subissent un déclassement social aujourd'hui accentué. Cette insécurité économique et sociale a fait le lit, depuis plusieurs années, du repli identitaire nationaliste et de son pendant communautariste, avec pour conséquence la fracturation violente de la société. Ces classes populaires et moyennes sont divisées par des élites politiques, médiatiques et économiques, qui profitent du marasme économique pour exacerber les différences entre les populations et les dresser les unes contre les autres. Les citoyens ne sont plus émancipés, solidaires, mais réduits à leur condition sociale, à leur communauté, à leur confession. L'idée de les réunir autour d'un projet commun s'est perdue, tandis que se banalisent la haine, l'envie, la stigmatisation et la discrimination.

Au lieu de chercher des solutions concrètes et de longue durée aux problèmes et difficultés des citoyens dans leur vie quotidienne, le système politique s'est davantage préoccupé de lui-même, dans un souci carriériste de ses membres : l'abstention et la démotivation citoyenne sont les conséquences de cette dérive.

 

b) Les marchés financiers

Le manque d'argent n'est pas à l'origine des difficultés économiques et de la longue dépression. Les chiffres le montrent : les dividendes versés aux actionnaires se maintiennent à un haut niveau alors que les investissements baissent.

Plutôt que d'avoir peur des marchés financiers, il faut créer les conditions du développement de l'économie française. Le capitalisme financier néolibéral est à l'origine des divisions et des frustrations qui traversent la société. Il a réussi à provoquer le morcellement politique et syndical afin d'empêcher que se forme une alternative à la politique de soumission à ses intérêts. Notre réponse doit être de reconstruire, à la fois, la défense des salariés en tant que citoyens au travail, et la défense des entreprises contre leur spoliation par des actionnaires n'ayant aucun souci de l'intérêt général et de l'importance de l'économie réelle dans la vie d'un pays.

 

c) Rien n'est inéluctable

Rien n'est inéluctable. Les 10 et 11 janvier 2015, à la suite des attentats contre Charlie Hebdo et contre l'« Hyper Cacher », des millions de Françaises et de Français se sont rassemblés pour défendre la liberté d'expression et la laïcité. Les citoyens ont montré que le sentiment d'unité nationale et la Fraternité n'avaient pas déserté la France. Face à la violence, à la haine, nous avons répondu par la solidarité et la dignité. Cette émotion ne doit pas s'arrêter là. Une réflexion, doit être engagée avec les citoyens sur nos valeurs, la République et la démocratie. Retrouver l'esprit des agoras, redonner la parole au peuple est incontournable pour faire renaître un véritable mouvement de citoyens et est la condition sine qua non pour éviter que notre pays s'enlise dans l'impasse post-démocratique.

 

d) Un débat politique confisqué

Le débat politique est largement confisqué par des appareils politiques tournant à vide. Les postures symboliques et médiatiques ont remplacé les projets de société et l'éducation populaire. Les élections sont le théâtre d'alliances à la carte, sans aucune ligne directrice, ni fond programmatique. Alors que l'abstention atteint des scores jamais connus auparavant, les partis se disant « anti-système » récoltent des millions de suffrages. Les partis politiques dominants accentuent la fracture en se méfiant du peuple : volonté d'enlever aux collectivités élues au suffrage direct des compétences en matière d'action publique pour les confier à des établissements publics ou à des rassemblements d'établissements publics; pouvoirs de plus en plus transférés à des institutions supra-nationales anti-démocratiques. Symbole de ce mépris du peuple : en 2008, les parlementaires ont approuvé un projet de traité européen, largement rejeté par référendum, brisant ainsi le principe même de la République. La fracture est confortée par les classes dirigeantes, qui asservissent les élus et tirent parti de l'étouffement de la démocratie.

Il revient au MRC, et plus largement aux républicains, d'agir pour redonner la parole et le pouvoir aux citoyens. Une politique de véritable transformation sociale ne peut être appliquée qu'avec un soutien populaire. Nous devons regarder avec attention les expériences en Amérique du Sud, la constitution des coalitions de progrès comme en Grèce et, peut-être, en Espagne prochainement.

 

LE MRC : QUEL BILAN ?

N'oublions pas les concepts que nous avions forgés dans les années 1970 : le mouvement d'en bas à relier au mouvement d'en haut, l'autogestion de l'entreprise. Depuis 1992, le MDC, devenu MRC, porte l’ambition de relever la France avec la gauche. Depuis plus de 20 ans, les principes, le programme et les orientations que défend le « chevènementisme » ont apporté la preuve de leur pertinence : dénonciation, dès 1983, du tournant libéral du Parti socialiste ; mobilisation des nations européennes ; non au traité de Maastricht, à la guerre en Irak ; monnaie commune et non pas monnaie unique ; France puissance d’équilibre ; mesures efficaces contre l'insécurité et la délinquance ; refus du communautarisme ; sauvegarde des services publics ; citoyenneté et intégration ; politique migratoire sérieuse ; transmission des savoirs et autorité des maîtres... Quel parti politique peut se prévaloir d’un tel bilan au service de la République ?

 

En décembre 2012, le MRC tenait son congrès. François Hollande venait de mettre un terme à cinq ans de sarkozysme. Nous avions l'espoir que le président de la République prenne conscience du mur vers lequel les gouvernements de droite et de gauche nous entraînaient. François Hollande a refusé l'évidence. La construction européenne libérale et antidémocratique crée un carcan politique et économique, carcan dont aucun État ne peut s'émanciper. La politique monétaire est sous la férule de la Banque Centrale Européenne. La politique budgétaire est désormais surveillée, encadrée. La France n'est plus souveraine. Elle est sous la tutelle d'une « ruche » de technocrates, qui n'a aucune conscience des conditions de vie des citoyens, et aucun respect de la souveraineté des peuples.

 

Au contraire de ses engagements, François Hollande ne fut pas le président du changement de cap européen. Aujourd'hui, loin de saisir la chance que constitue l'arrivée dans l'Union Européenne d'un gouvernement d'union nationale grec, critique du dogme libéral, le président français choisit de maintenir son alignement sur les positions allemandes. Son proche et ancien ministre des Finances, Pierre Moscovici a pris le rôle du gendarme libéral au sein d'une commission européenne, présidée par le promoteur de l'évasion fiscale européenne !

 

En 2012, nous appelions à une grande Convention nationale sur l'Europe, afin d'« entrer dans la bataille » des Européennes. L' « impasse » de l'abstention de 2004 et 2009 était « interdite ». Un an plus tard, notre Convention nationale appelait à des listes citoyennes. Pour proposer une réelle alternative à l'Union Européenne actuelle, il nous semblait que la seule solution était de revenir vers les citoyens. Et de citer, en clôture de notre convention, Louis Barthou : « La tour d'ivoire ne convient qu'aux poètes. Il est du devoir des autres hommes d'en descendre pour se mêler à l'action ». Mais en 2014, nous avons buté sur la présentation de listes citoyennes, à cause de l'ampleur du travail à mener pour déclencher un mouvement citoyen. Nous nous sommes égarés dans des discussions et des logiques d'appareils. Nous devons tirer un bilan de cet épisode politique pour éviter sa répétition. C'est en se tournant vers les citoyens que le MRC pourra rassembler, bien au-delà des appareils politiques, combattre les menaces portées contre la République et faire vivre notre projet commun : Liberté, Égalité, Fraternité et Laïcité.

 

Trois députés MRC ont été élus, sous l'étiquette de la majorité présidentielle, suite à une entente politique avec le Parti Socialiste. Il ne s'agissait pas d'un blanc-seing au gouvernement, mais d'une liste de points d'accords et de désaccords « charpentant » nos relations au sein de la majorité présidentielle. Ainsi, nos trois députés ont gardé leur liberté de vote. Nous pûmes aiguiller la majorité sur les questions européennes, l'École de la République; l'Unité et l'Universalité de la République, les questions énergétiques, la question sociale... Le travail acharné de nos quatre, puis trois, parlementaires permit à nos idées de vivre à l'Assemblée et au Sénat, et d'ouvrir le débat sur de nombreux sujets. Nous pouvons être fiers de leur action au quotidien pour faire vivre nos valeurs et nos analyses. Si certaines de nos positions ont pu être reprises par la majorité, les gouvernements de Jean-Marc Ayrault puis de Manuel Valls s'en sont le plus souvent éloignés. Le vote du TSCG (traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) fut le pêché originel. La loi Macron, fourre-tout des technocrates néo-libéraux de Bercy et de Bruxelles, le péché mortel.

 

C'est sur ce texte, fondé sur une analyse économique erronée et aboutissant à des décisions contraires aux intérêts des travailleurs, que la majorité de Manuel Valls a vacillé. Incapable de réunir une majorité de députés de gauche, François Hollande menaça d'abandonner la France au Front National en déclenchant des élections anticipées. Si ce « chantage » fut efficace, les députés ne censurant pas le gouvernement, il demeure un signe fort du repli idéologique du gouvernement et de sa soumission aux injonctions du « Triple B » : Bercy, Bruxelles, Berlin. La preuve a été donnée que le débat est vidé de son sens. L'idée de représentation nationale des citoyens par l'Assemblée Nationale est bafouée. L'Assemblée est trop souvent une chambre d'enregistrement de décisions prises ailleurs.

 

Depuis sa création en janvier 2003, le MRC s'est positionné sur une ligne politique républicaine de gauche, dans le sillage de Jean-Pierre Chevènement, en développant une stratégie d'influence auprès du Parti socialiste. Celle-ci a montré ses limites, qui se situent à l'Assemblée nationale. Le MRC doit en tirer les enseignements dans la perspective des prochaines échéances électorales nationales. La stratégie d'influence, qui a son intérêt au sein des institutions démocratiques nationales, n'a de sens que si elle s'appuie sur les citoyens, afin d'établir un rapport de forces favorable au mouvement. C'est pourquoi l'action du MRC se doit d'être prioritairement recentrée sur la lutte contre la dépolitisation, et d'avoir comme feuille de route la constitution de comités citoyens, capables de porter à tous les niveaux politiques, une alternative à l'idéologie étouffante de nos élites politiques, économiques et médiatiques. Réactualisons, innovons, accueillons les idées nouvelles, mettons en avant la revalorisation du travail du salarié, producteur de richesse économique et sociale, dont la qualification doit être reconnue et protégée. C'est le travail qui permet de produire la valeur économique correspondant au salaire, mais aussi la valeur sociale sous forme de cotisation. C'est ainsi que l'économie et le social sont étroitement liés. C'est le développement de l'économie qui conditionne la sauvegarde de la protection sociale (...).

 

Cet article est le 164ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 22:13

 

Les trois motions s'accordent sur la communication défaillante du MRC

 

A la suite de la mise en ligne des informations sur le congrès MRC 2015, publiées sur le blog du MRC 53, un citoyen se présentant comme un sympathisant du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) a pris l'initiative de proposer ses idées aux signataires de la motion 3 « Le Courage d'Avancer ».

Dans le cadre des relations que nous avons établies, il a rédigé un résumé des trois motions, qui peut être utile à toutes celles et ceux qui ne liront pas l'ensemble des textes, sans prétendre à l'objectivité.

Rappel : Voir (21 mai) : Congrès MRC 2015 : les adhérents votent pour l'une des trois motions

- Motion 1 : « La gauche républicaine - Résister, transmettre, inventer », présentée par Jean-Luc Laurent et le Secrétariat national élargi,

- Motion 2 : « Notre chemin », présentée par Claude Nicolet, Marie-Françoise Bechtel et Christine Meyer,

- Motion 3 : « Le courage d’avancer », présentée par Hugo Prod’homme, Jean-Pierre Lettron et Michel Sorin.

 

Résumé de la motion 1

 

1) Le constat : Cycle néolibéral depuis 30 ans.

La gauche, emmenée par F. Hollande ne s’est jamais montrée à la hauteur et doit assumer son échec. Jamais les inégalités n’ont semblé si fortes, entre pays comme au sein de chacun d’eux.

- Jusqu’au-boutisme technocratique, démocratie bafouée. Dix ans après le déni majeur du référendum, notre industrie s’est en grande partie évaporée, chômage de masse (5,3 millions demandeurs d’emploi).

- Recul net des services publics, sous injonction européenne, perte de confiance dans l’impôt et dans l’école.

Une source d’espoir : la mobilisation historique du 11 janvier 2015.

François Hollande a été élu sur le rejet de son prédécesseur et sur la promesse de réenchanter le rêve français.

Causes de l’échec des trois premières années de François Hollande : orientation économique erronée, valeurs trahies, renoncement à gouverner, à choisir et à faire acte d’autorité.

Réforme « Macron » : catalogue de « réformes structurelles » destiné à la Commission européenne.

L'électorat ouvrier, ainsi que les jeunes de plus en plus précarisés, ont déserté la gauche. La gauche dans son ensemble est sanctionnée, que ses composantes soient membres ou non de la majorité.

Dans un tel contexte, le MRC ne doit pas se dérober devant ses responsabilités.

Nos désaccords ont été vus et entendus, jusqu’au plus retentissant et symbolique d’entre eux : nous n’avons pas accordé notre confiance au gouvernement Valls II à l’occasion de l’opération de « clarification de ligne politique » menée à la rentrée 2014. La stratégie d’influence n’a pas porté ses fruits. Toutefois, Rien ne serait pire que l’isolement.

Les Français, peuple politique, veulent être la souveraineté nationale, budgétaire, économique, culturelle.

 

2) L’avenir :

Seules deux options sont possibles : présenter notre propre candidature à l'élection présidentielle ou soutenir une candidature alternative à gauche.

Il faut chercher également des moyens originaux de faire campagne (par les réseaux sociaux, d’autres formes de meeting, une communication tournée vers Internet, etc.) pour sortir des sentiers battus et renouer un lien avec les citoyens.

2017 sera sans aucun doute l’occasion d’interroger la pratique politique qui suscite aujourd’hui déception et rejet.

Une candidature présente en outre l’intérêt majeur de fournir une tribune à notre discours sans être contraints à la concession.

Elections présidentielle et législatives de 2017 : une présence à ces scrutins est donc

indispensable pour créer une dynamique autour de notre projet.

Nous ne serons audibles par les Français qu’en leur proposant des solutions concrètes et actuelles aux problèmes de notre société : la « République en vrai » passe par cela.

 

Résumé de la motion 2

 

1) Le constat :

Réformes de structures » voulues par un gouvernement néo-libéral pour complaire à Bruxelles et à Berlin. Comme le peuple n’accepte pas que sa souveraineté soit bafouée, il se rappelle au bon souvenir de ceux qui l’ont trahi et le font souffrir.

Concernant la Grèce, tout semble indiquer que cette alliance repose sur une volonté politique structurante qui pose comme préalable stratégique que la reconquête de la souveraineté nationale grecque et de la dignité du peuple est intrinsèquement liée à la possibilité pour ce même peuple de reprendre le chemin du progrès social.

Est-il possible aujourd’hui de réunir les conditions politiques indispensables à la réussite d’un tel rassemblement d’intérêt national qui soit en capacité de proposer un projet pour la France ?

 

2) L’avenir :

Nous ne pouvons pas savoir si des primaires seront organisées à gauche. C’est une perspective qui dépend de la volonté de François Hollande de se présenter. Si des primaires devaient être organisées, la présence du MRC y aurait toute sa justification et il serait opportun de s’y préparer.

Nous devons également nous interroger sur la nature de notre relation avec le peuple. Cette question est également déterminante dans la mesure où il nous faut apporter des réponses aux questions que se posent nos concitoyens sur leur vie quotidienne.

A l’image du Rassemblement qui a présidé à l’élaboration du programme du Conseil National de la Résistance, il doit être sans exclusive républicaine. Il s’adresse certes à la gauche, mais pas uniquement. Il doit aller au-delà, sur des bases républicaines, sociales, patriotiques et

internationalistes. Nous devons donc rencontrer et ouvrir un large débat, devant les Français avec celles et ceux qui seraient d’accords pour entamer la discussion sur ces bases politiques, sans préjuger de son résultat immédiat. Il faut donc, à partir de la France et de la République que nous acceptions d’analyser et discuter pour rouvrir la porte de l’avenir et ainsi nous permettrons au pays de reprendre sa marche en avant.

Il faut éviter de planer dans une stratégie du futur sans mettre les pieds dans la glaise du réel. Notre mouvement a perdu beaucoup de militants. Un travail patient de reconquête est nécessaire.

Il est tout à fait inutile d’espérer élargir notre audience et notre champ d’action si nous n’avons plus ou quasiment plus comme aujourd’hui ni cadres, ni militants ni structure active dans la capitale. Cette reconquête du terrain perdu a aussi un aspect interne : créer enfin le réseau interactif sans lequel les échanges entre le national et les fédérations ou entre celles-ci restent enfermés dans un modèle très formel.

Le second volet est celui d’une communication plus professionnalisée car notre défaut d’audience là où le Front National est entendu est un problème préoccupant.

 

Résumé de la motion 3

1) Le constat : 

Les citoyens ne sont plus émancipés, solidaires, mais réduits à leur condition sociale, à leur communauté, à leur confession. L'idée de les réunir autour d'un projet commun s'est perdue, tandis que se banalisent la haine, l'envie, la stigmatisation et la discrimination.

Le système politique s'est davantage préoccupé de lui-même, dans un souci carriériste de ses membres. Les dividendes versés aux actionnaires se maintiennent à un haut niveau alors que les investissements baissent. Le capitalisme financier néolibéral est à l'origine des divisions et des frustrations qui traversent la société.

La France n'est plus souveraine. Elle est sous la tutelle d'une « ruche » de technocrates, qui n'a aucune conscience des conditions de vie des citoyens, et aucun respect de la souveraineté des peuples.

Le MRC manque de visibilité : sa position au sein de la majorité et son alliance avec le Parti socialiste ont brouillé notre position sur l’échiquier politique.

Le MRC n'est pas suffisamment efficace en matière de communication. Nous restons largement inconnus du grand public.

 

2) L’avenir :

Notre réponse doit être de reconstruire, à la fois, la défense des salariés en tant que citoyens au travail et la défense des entreprises contre leur spoliation par des actionnaires n'ayant aucun souci de l'intérêt général et de l'importance de l'économie réelle dans la vie d'un pays.

Le mouvement d'en bas à relier au mouvement d'en haut, l'autogestion de l'entreprise.

Une réflexion doit être engagée avec les citoyens sur nos valeurs, la République et la démocratie.

Retrouver l'esprit des agoras, redonner la parole au peuple est incontournable pour faire renaître un véritable mouvement de citoyens et c'est la condition sine qua non pour éviter que notre pays s'enlise dans l'impasse post-démocratique.

Il revient au MRC, et plus largement aux républicains, d'agir pour redonner la parole et le

pouvoir aux citoyens.

La stratégie d'influence n'a de sens que si elle s'appuie sur les citoyens, afin d'établir un rapport de forces favorable au mouvement.

C'est pourquoi l'action du MRC se doit d'avoir comme feuille de route la constitution de comités citoyens, capables de porter à tous les niveaux politiques, une alternative à l'idéologie étouffante de nos élites politiques, économiques et médiatiques.

Réactualisons, innovons, accueillons les idées nouvelles. Les comités citoyens locaux, encouragés par notre parti, ne devront pas être absents en 2017. Nous devons nous réapproprier nos valeurs, et avoir le courage d’avancer.

Nous devons en prendre acte, publiquement et fortement, dès maintenant et refuser toute

alliance avec des partis qui n'ont aucun regard critique sur le tournant libéral de 1983.

Le MRC doit retrouver l’esprit des clubs de réflexions propre à la France, notamment lors de la Révolution de 1789. Notre communication globale doit se montrer plus dynamique.

 

Cet article est le 163ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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