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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 23:36

 

Le projet MRC de transformer l’euro en monnaie commune a intéressé

 

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La salle Colbert de l’Assemblée nationale était pleine le 28 janvier, à l’appel des députés du Mouvement Républicain et Citoyen : Jean-Luc Laurent (Val-de-Marne), Marie-Françoise Bechtel (Aisne) et Christian Hutin (Nord). C’était une première « Rencontre du MRC » sur un thème peu débattu à gauche, car mettant en évidence des visions différentes sur la question de l’euro.


Rappel : Mercredi 28 janvier, rencontre MRC sur le thème : faut-il sauver l'euro ?

 

Un écho de la soirée est publié sur le site du MRC. Voir Revivez la Rencontre MRC "Faut-il sauver l'euro ?"

 

 

Je vais ici résumer ce que j’ai entendu, exprimé par les intervenants et au cours du débat.

 

Romaric Godin, rédacteur en chef adjoint à La Tribune, voit dans l’euro une construction brinquebalante d’inspiration néolibérale au bénéfice de l’Allemagne, dans laquelle les inégalités se creusent. La gouvernance de la zone euro n’a pas pour but la solidarité entre ses membres mais le sauvetage de l’existant en plaçant des rustines pour colmater les difficultés des pays endettés. Les politiques économiques sont asphyxiantes pour les économies des pays membres. Si l’Europe est en crise, c’est, en grande partie, la faute à la zone euro. L’austérité ne permet pas de rétablir la confiance. La démocratie était neutralisée jusqu’au résultat de l’élection en Grèce. L’Europe est représentée par une idéologie, une foi, et c’est la foi qui sauve l’euro.

Les alternatives sont la sortie de la zone euro, qui peut se faire de plusieurs façons - sans se faire la guerre - et la réforme de la zone euro dans le sens d’une plus grande solidarité, de manière à faire une véritable économie de la zone euro, un ensemble économique cohérent, comme le demande Syriza. Mais l’Allemagne ne veut pas payer pour les autres. Ce sont les pays pro-européens, fédéralistes, ayant une superstructure néolibérale, qui sont contre un pays favorable à une zone euro cohérente, mettant en œuvre une solidarité interne.  Ils dominent à Bruxelles.

 

Guillaume Balas, député européen PSE, secrétaire général d'Un Monde d'Avance, rappelle sa proximité avec Jean-Luc Laurent depuis la campagne du référendum européen de 2005. Il souhaite une réflexion rationnelle autour de l’objet politique qu’est l’Europe. L’euro est atteint d’un défaut de conception à l’origine. C’est une monnaie sans objet macroéconomique de régulation, qui est transformée, notamment outre Rhin, en institution. Il faut une manière laïque d’envisager l’euro. Quatre scénarios : 1- On continue comme actuellement, mais cela ne marche pas. 2- Tsipras se tient à ses exigences et c’est la crise. L’Allemagne pousse la Grèce à la sortie de l’euro, ce qui ne serait pas une bonne nouvelle pour la France. Le débat à ce sujet au sein de la droite allemande n’est pas rationnel. C’est assimilé à une question de morale, d’identité. 3- La monnaie commune est une solution de recours intéressante, au cas où le 4ème scénario ne marcherait pas. Il faudrait faire le deuil de la solution fédérale pour passer à la confédération, peut-être plus réaliste. 4- C’est le scénario d’une véritable intégration économique de la zone euro. Il s’agit, dans l’intérêt général de la zone euro, de développer une identité commune. C’est la voie progressiste, qui implique de tout changer : renégociation des traités, nouvelle gouvernance, fiscalité (taxe sur les produits financiers). La France arrête le rapport franco-allemand. François Hollande bénéficie d’une séance de rattrapage par rapport à 2012.


André Chassaigne, député PCF-Front de Gauche, président du groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR), déclare d’emblée qu’il n’est pas spécialiste de cette question. Il va présenter la position des spécialistes au PCF, qui est de prendre le pouvoir à la finance et de refonder l’Europe sur d’autres bases. Il se réjouit de la victoire de Syriza en Grèce et voit un enjeu majeur pour l’Europe de la réussite du nouveau gouvernement grec. Le PCF a une démarche commune avec Die Linke en Allemagne. Il ne s’agit pas de sortir de l’euro mais d’aller vers un euro différent. Les leviers sont le changement des statuts et de objectifs de la Banque Centrale européenne, la réorientation des crédits bancaires, le rachat massif de dettes publiques par la BCE, incluant une restructuration de ces dettes.


Pierre-Alain Muet, député SRC (PS), vice-président de la commission des finances, économiste, salue Jean-Pierre Chevènement, cofondateur du PS, se sent proche de Thomas Piketty et considère que la crise de 2009 est comparable à celle de 1929 et que l’Europe est proche de la déflation, comme les USA l’étaient dans les années 1930. C’est une crise de l’union monétaire, de la BCE et du fédéralisme. La Grèce ne représente que 3 % du PIB de la zone euro. Et, pourtant, celle-ci n’a pas été capable de mettre en œuvre un soutien rapide avant que la spéculation intervienne. Les politiques économiques menées en Europe ne peuvent marcher que pour un seul pays. Schröder a démoli le modèle social allemand mais il avait laissé le déficit se creuser, pendant que le reste de l’Europe était en croissance, ce qui permet les rentrées fiscales. Quand ces politiques s’appliquent à tous les pays en même temps, la croissance diminue, les recettes ne font que compenser la réduction des dépenses. C’est la même chose pour les politiques de compétitivité. La déflation est la conséquence de ces politiques. C’est tragique pour l’Europe, qui s’est construite sur la solidarité (l’Espagne, le Portugal et la Grès ont bénéficié des fonds structurels européens à leur entrée). La compétitivité s’obtient par l’innovation, pas par des baisses du coût du travail. Il faut tirer vers le haut. L’Allemagne est sur le haut de gamme. Elle joue l’innovation. La France, étant sur des secteurs fortement concurrencés, a besoin des dévaluations. L’intervention de la troïka en Grèce est la négation de la construction européenne. Le jugement de l’Histoire sera terrible pour les dirigeants européens qui laissent la demande intérieure s’effondrer alors qu’il y a 230 milliards d’euros d’excédents extérieurs. Cette épargne devrait financer un plan d’investissement. La coordination par les règles ne marche pas. La politique fédérale implique de coordonner les politiques économiques des pays de la zone euro. Il faut un gouvernement économique de la zone euro, un parlement de la zone euro, un pouvoir politique au côté de la BCE. Le grand marché qui met les Etats en concurrence (politiques de Blair et de Schröder), ce n’est pas la modernité. La solidarité est la seule vraie bonne réponse à la crise.


Bastien Faudot, secrétaire national du MRC, constate que deux évènements récents (victoire de Syriza, ouvrant un chemin alternatif et initiative de Draghi qui brise un tabou) ouvrent le jeu en Europe. Si l’euro, c’est l’Europe et si l’Europe, c’est la paix, il y a un risque de guerre en Europe. La question « Faut-il sauver l’euro ? » ne devrait-elle pas être remplacée par « Peut-on sauver l’euro et à quel prix ? » La monnaie unique est-elle viable ? Le droit d’inventaire devrait exister sur ce point (selon la déclaration de Jospin en 1995 après la fin des deux septennats de Mitterrand). La zone euro est un boulet pour l’économie mondiale (chômage, croissance, industrie, endettement). L’euro est le produit de l’ordolibéralisme allemand (concurrence libre et non faussée, stabilité des prix, la libre initiative privée garantissant le progrès social) et de l’économie dite sociale de marché (contresens). L’euro mène un combat obsessionnel contre l’inflation. L’abandon du mark a été obtenu contre les promesses de libéralisation des capitaux et de souveraineté de la BCE. L’euro est un frein à la croissance. C’est une machine à fabriquer de la divergence entre les pays : risque de déflation, polarisation entre les pays du sud et du nord concernant le choc de compétitivité, provoquant un fossé entre les uns et les autres, comme l’annonçait Paul Krugman en 1993. C’est sur le plan social que la situation est la plus préoccupante. Faut-il sortir de l’euro ou le transformer ? Comme l’a dit Benoît Hamon, le problème est le double abandon, budgétaire et monétaire, de souveraineté. La souveraineté est un héritage de la Révolution française. Les effets générés par cette monnaie posent un grave problème. Trois grands scénarios : 1- mutation coordonnée en monnaies nationales. 2- scission en deux (nord et sud). 3- sortie anarchique, non préparée.


Jean-Pierre Chevènement est intervenu dès le début du débat, indiquant les éléments qui posent problème. L’Europe n’est pas un espace homogène. La solidarité, qui paie ? La question des zones monétaires optimales (Robert Mundel) n’a pas été prise en compte lors de la création de l’euro. La solidarité n’étant pas réalisable (montants très élevés à la charge des pays comme l’Allemagne et la France : 10 % du PNB, cela représente 200 milliards d’euros pour la France). La confédération est la seule qui corresponde à l’état actuel du monde. La monnaie commune serait conservée pour les transactions internationales et il y aurait des subdivisions nationales de l’euro, apportant la flexibilité indispensable dans un monde qui bouge. Les Allemands ont des engagements à hauteur de 300 milliards d’euros, qui les inquiètent. Les Français ne sont pas inquiets car ils ne savent les engagements qu’ils ont pris. Il faut partir des nations, sinon on se perd dans la mer des Sargasses.

Il apporte des précisions un peu plus loin dans le débat. L’Allemagne a creusé l’écart à la fin du 19ème siècle avec les biens d’équipements. La parité de la monnaie joue un rôle très important. La conversion en eurofrancs et en euromarks se ferait au cours de l’euro. La décote serait d’environ 30 % pour la Grèce, 15 % pour la France et la réévaluation de 5 à 10 % pour l’Allemagne. Il est possible de faire fonctionner un système monétaire bis, avec des bandes de variation de + 2,25 % et de – 2,25 %, par exemple, de faire des émissions monétaires et d’utiliser un panier de monnaies nationales. Il faut garder l’euro en tant que symbole pour aller vers une solidarité croissante. Tout cela implique une négociation avec l’Allemagne et d’autres pays. En 1989, Bérégovoy avait demandé qui était pour une monnaie commune. Il n’y avait que le Royaume-Uni. Les autres suivaient l’Allemagne. Il ne faut pas une Europe germano-centrée. Une monnaie, c’est fait pour un pays. Une dévaluation de 15 %, ce serait + 5 % d’inflation. Répondant à la question « Par qui est portée actuellement la monnaie commune ? », Jean-Pierre Chevènement a répondu « Par le bon sens ! »

 

Cet article est le 149ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 23:49

 

Coralie Delaume et Romaric Godin : proposez des alternatives

 

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Ils intervenaient lors de la première Table ronde de l’université de rentrée du Mouvement Républicain et Citoyen (photo, de gauche à droite : Bruno Moschetto, Coralie Delaume, Patrick Quinqueton, Clotilde Valter, Romaric Godin), le 20 septembre 2014, sur le thème « Europe, libre-échange, mondialisation : lever les tabous ». Voir Rétrospective sur l'université de rentrée MRC Caen 20 et 21 sept. 2014

 

Coralie Delaume a d’abord présenté son itinéraire. Elle avait lancé un blog « L’arène nue », certains de ses articles étant publiés sur Marianne2 (le site de Marianne, qui était dirigé par Philippe Cohen). Elle s’est spécialisée sur l’Europe, ce qui l’a amenée à écrire un livre « Europe, les Etats désunis » (Michalon, 2014). Voir Questions sur l'Europe des Etats désunis, le livre de Coralie Delaume.

 

Coralie Delaume veut expliquer l’Europe, en tant que citoyenne. Il lui apparaît que rien ne se passera si on ne modifie pas le cadre rigide européen et si l’on en reste au discours quasi religieux, mystique, sur l’Europe. C’est tabou de critiquer l’Europe, cette Europe de Monnet, technicienne, avec sa méthode fonctionnaliste et ses instruments.

 

Le problème, c’est la souveraineté des peuples d’Europe. Car, en économie, la politique économique des Etats est strictement encadrée par la Commission européenne. Elle est figée dans le marbre des traités. La Banque Centrale Européenne a un poids politique énorme. Elle est fédérale, sans être adossée à un Etat fédéral. On peut s’interroger qui gagnera le duel politique Draghi-Merkel entre la BCE et l’Etat dominant.

 

Les traités donnent aux marchés de capitaux le pouvoir de prêter aux Etats. Leur intérêt est que les Etats se serrent la ceinture afin de rembourser les prêts.

 

La question de la sortie de l’euro reçoit une réponse négative de la part des gens, car ils ont peur pour leur épargne. A cet égard, le MRC a besoin d’expliquer sa proposition de monnaie commune, succédant à la monnaie unique, car ce n’est pas clair.

 

Comme Aurélien Bernier le dit, il faut réfléchir aux questions juridiques. Où est la souveraineté ? Il y a quasi constitutionnalisation dans les traités, ce qui oblige les Etats à modifier leurs constitutions. La Cour de justice de l’Union européenne a pris des arrêts dans les années 1960 hors de tout contrôle par les pouvoirs politiques. Elle a décidé que le droit européen prime sur les droits nationaux. Par ses arrêts, la Cour a entériné l’avancée supranationale de l’Europe.

 

En fait, le droit européen est frappé d’illégitimité. Quelle est la légitimité du traité de Lisbonne, qui est la reprise du traité constitutionnel européen, rejeté par deux pays ? Quelle est la légitimité du droit européen quand des pays ont été amenés à revoter ?

 

La construction européenne semble inéquitable et de plus en plus contestée, notamment en Grèce. L’Allemagne, par contre, a parfaitement préservé sa souveraineté, sa Cour constitutionnelle veillant scrupuleusement sur le respect des textes nationaux.


Romaric Godin*, rédacteur en chef adjoint à l’économie au journal La Tribune, était le second intervenant de cette Table ronde. Il se donne un objectif en tant que journaliste économique : briser les tabous, afin que le pouvoir ne soit pas réservé  à certains experts. Le problème, c’est que ceux qui brisent les tabous ne sont pas très recommandables…

 

Il faut expliquer les rapports entre la BCE et l’Allemagne, les limites de la politique monétaire, mais aussi l’impulsion européenne nécessaire à des pays en difficulté (-France et Italie) alors que l’Allemagne ne veut pas bouger.

 

La France est en position de faiblesse par rapport à l’Allemagne. Celle-ci lui demande de faire des réformes mais le pacte budgétaire européen pèse sur la France. L’Allemagne a les moyens de peser sur la France, pas l’inverse. Depuis leur rencontre de Deauville, Sarkozy a cédé à Merkel. Celle-ci joue sur la faiblesse de la France et lui demande de faire son devoir, c’est-à-dire des réformes.

 

Pour en sortir, la France, tout en étant pour l’euro, devrait prendre le risque de la sortie de l’euro, car c’est l’Allemagne qui a le plus profité de l’euro, par sa modération salariale pendant que les autres augmentaient les salaires. Son intérêt national est d’être dans la zone euro.

 

C’est le rôle de politiques républicains et de gauche de proposer afin de peser pour faire changer la zone euro. La politique de convergences est une folie qui abat les peuples. La peur de l’inconnu entrave la démocratie européenne. Les Grecs ont « bien voté » en 2012. Le résultat : ils ont perdu le quart de leur richesse nationale et les deux tiers de leurs patrimoines.

 

C’est sur la peur que s’appuie l’Europe. En fait, quand elle dit « l’euro, c’est la paix », c’est le contraire qui se passe, ce sont les dévaluations internes par la baisse du coût du travail. La coopération ? En fait, l’euro, c’est la même monnaie avec la compétition, comme le veut Mme Merkel.

 

Le devoir des politiques, c’est de prendre ces tabous en mains et de proposer des alternatives.


* Romaric Godin interviendra Mercredi 28 janvier, rencontre MRC sur le thème : faut-il sauver l'euro ?

 

Cet article est le 148ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 23:45

 

Le thème était « Quel projet pour un sursaut républicain ? »

 

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Le Mouvement Républicain et Citoyen a publié en janvier un « Citoyens militants » spécial université de rentrée (19, 20 et 21 septembre 2014, Caen).

 

Rappel des éléments publiés sur le site du MRC :

- Revivez l'Université de rentrée du MRC (photos et échanges)

- "La seule loyauté qui importe est celle à nos idées"  (discours de clôture de Jean-Luc Laurent)

- L'économie française à la croisée des chemins  (intervention de Bruno Moschetto)

Compte rendu du Dîner-débat avec D Motchane et JY Autexier à Caen le 19 sept. 2014

 Photo : Jean-Luc Laurent (au micro), Bastien Faudot, Julien Landfried, Marie-Françoise Bechtel, Jean-Pierre Chevènement, Pascal Blanchetier, Adeline Crépin (de gauche à droite)    

 

Extraits du Citoyens Militants janvier 2015

 

- L’édito du président Jean-Luc Laurent 

 

Le sursaut républicain, tel était le thème de notre université de rentrée cette année. Pendant deux jours, nous nous sommes nourris des interventions de nos invités. Tous ont apporté un éclairage et une contribution utiles à notre réflexion sur la situation politique, sociale et économique de la France après trente ans de dérégulation financière et de saut dans l’Europe libérale.

Comment provoquer alors ce sursaut républicain en conscience et surtout en actes ?Notre solution repose sur la souveraineté. Je le disais en conclusion, la politique fait face à l’absence de souveraineté : notre budget est décidé par Bruxelles, notre politique économique est largement alignée sur la vision de Berlin, nos ministres à Bercy ont depuis bien longtemps renoncé à placer les intérêts de la nation au dessus de ceux de l’Europe libérale. La souveraineté est également la clef de la construction d’une société harmonieuse fondée sur l’égalité des droits et des devoirs plutôt que la haine et le repli culturel par peur de «l’autre».

Le sursaut républicain, c’est celui du volontarisme et de toute la nation, de tous ses citoyens pour redonner corps à la France et formuler un projet d’avenir.

Vous trouverez dans ce CITOYENS MILITANTS des extraits des interventions de nos invités. Bientôt seront disponibles les actes complets de notre université de rentrée qui reprendront la totalité des interventions. C’est forts de ce projet enrichi des analyses de nos invités que nous abordons les enjeux à venir, aussi bien nationaux que locaux. En mars se tiendront les élections départementales et le MRC sera présent autant qu’il le peut pour défendre son projet et faire apparaître de nouveaux visages. 

Aidé du secrétariat national, je souhaite par ailleurs que nous soyons offensifs sur les propositions. Des rencontres thématiques, nourries par le travail de la direction, sont prévues ; la première aura lieu le mercredi 28 janvier à l’Assemblée nationale*. Elles nous permettront de faire entendre notre voix dans le débat public et de positionner le MRC sur les enjeux d’avenir : travail, politique énergétique, traité transatlantique, autant de dossiers sur lesquels nous travaillons dès aujourd’hui.

Enfin, en juin 2015, se tiendra notre congrès qui sera l’occasion de préciser notre stratégie politique dans un contexte difficile pour la France. Depuis notre précédent congrès, la donne a changé et nous devons faire entendre les exigences républicaines qui sont d’autant plus d’actualité : réorienter la construction européenne, poser la question de l’euro monnaie unique, trop fort pour l’économie française, nous libérer des dogmes libéraux pour retrouver la croissance et notre compétitivité. Dans la perspective des combats qui nous attendent, le MRC a besoin de tous, de votre adhésion pour l’année qui vient. 

* Voir Mercredi 28 janvier, rencontre MRC sur le thème : faut-il sauver l'euro ? 


- Synthèse par Julien Landfrieddes travaux des deux premières tables rondes 

 

Je souhaite remercier les différents intervenants qui nous ont montré qu’il était possible de faire d’autres choix que ceux qui sont menés. 

Dans la première table ronde, « Europe, libre-échange, mondialisation : lever les tabous », je voudrais mentionner l’intervention de Coralie Delaume qui a questionné la construction technicienne de l’Union Européenne et la légitimé aujourd’hui du droit européen, en particulier après le traité de Lisbonne qui venait finalement en contradiction avec le choix des Français lors du référendum de 2005.

Son intervention a été suivie de celle du journaliste Romaric Godin de La Tribune. Il a largement souligné le fait que depuis un certain temps, la France refuse d’engager un rapport de force avec l’Allemagne. De la même manière que la droite n’a pas essayé, la gauche ne l’a pas fait pour autant.

Clotilde Valter, députée PS, a tenté de défendre le bilan du gouvernement, essentiellement en expliquant que les marges de manœuvre sont étroites, la mondialisation restreignant les choix possibles. C’est donc difficile pour les gouvernements qui font au mieux. On a pu percevoir à certains moments un discours de résignation.

Enfin, Bruno Moschetto a pu faire une longue discussion sur les vertus du passage à une monnaie commune, qui aurait le mérite de sacrifier la monnaie à l’économie et de ne pas faire l’inverse comme depuis trente ans. 

Lors de la deuxième table ronde intitulée « Quelle réponse à la crise politique ? », le politologue Yves-Marie Cann de l’institut CSA a pu décrire une France profondément en proie aux doutes et a indiqué que, selon les dernières études de son institut, à peu près 30% de la population française se considère comme le cadet des soucis de la classe politique. Il a parlé de « France amère » qui recoupe en partie le concept de France périphérique développé par Christophe Guilluy.

Henri Pena-Ruiz, philosophe membre du PG, a été quant à lui extrêmement critique par rapport au PS. Il a soutenu qu’il fallait en finir avec l’idée qu’il n’y aurait pas d’alternative.

Emmanuel Maurel, député européen membre du courant Maintenant La Gauche, a également été dans la même veine que Godin : selon lui, la gauche n’essaie pas. Le grand reproche qu’on peut faire au gouvernement c’est de ne pas essayer. On pourrait lui faire passer ses échecs s’il avait essayé mais ce n’est malheureusement pas le cas ; en conséquence, il reste deux ans et demi pour essayer.

Jean-Louis Frostin, du conseil national du PCF, a fait une intervention énigmatique. Je crois que le PCF n’a pas encore énoncé une ligne politique claire.

Bastien Faudot, quant à lui, a pu résumer la longue liste d’événements qui ont pu démoraliser le peuple Français depuis les années 80 dont le référendum de 2005. Il a en outre rappelé qu’il fallait trouver une issue politique à cette crise qui n’en finissait pas.

Téléchargez et distribuez le numéro de Citoyens Militants de janvier 2015

 

Cet article est le 147ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 21:28

 

Des intervenants MRC, PS et PCF ouvriront le débat sur ce sujet tabou

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen inaugure en cette rentrée une série de débats intitulée « les rencontres du MRC ». Leur but : réunir et faire échanger parlementaires, responsables politiques, chercheurs, universitaires et acteurs concernés sur des thématiques politiques majeures.

 

L’Assemblée nationale, salle Colbert, accueillera cette première Rencontre du MRC :

 

Mercredi 28 janvier 2015 à 18h30

 

Le thème choisi : "Faut-il sauver l'euro ?"

 

Intervenants :

  • Guillaume Balas, député européen PSE, secrétaire général d'Un Monde d'Avance
  • André Chassaigne, député PCF-Front de Gauche, président du groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR)
  • Bastien Faudot, secrétaire national du MRC (photo
  • Romaric Godin, rédacteur en chef-adjoint à La Tribune
  • Pierre-Alain Muet, député SRC, vice-président de la commission des finances, économiste

Débat animé par Christophe Blot, économiste à l'OFCE. En présence de Jean-Luc Laurent et Jean-Pierre Chevènement.

Conseil national MRC 240313 015 TPour s’inscrire : adresser un courriel à rencontres.mrc@gmail.com

 

Cet article est le 146ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 23:48

 

La mondialisation ne périme que les nations qui s’abandonnent


MRC-universite-de-rentree-Caen-19-20-21-sept-2014-001-T.jpgEn préambule à son université de rentrée 2014 à Caen (voir Université de rentrée 2014 du MRC: Quel projet pour un sursaut républicain ?), le Mouvement Républicain et Citoyen avait organisé un dîner-débat le 19 septembre sur le thème de la Nation avec :

- Didier Motchane, l’ancien complice de Jean-Pierre Chevènement, fondateur du CERES (Centre d'études, de recherches et d'éducation socialiste),

- Jean-Yves Autexier, ancien parlementaire et conseiller de Paris.

 

Didier Motchane a rappelé les mots qui comptent aujourd’hui :

- la laïcité, élément fondamental de la République, l’œuvre commune. Il n’y a pas d’exclus par la laïcité. Une seule autorité : la raison.

- la démocratie, qui est le pouvoir du peuple, lequel n’existe pas, il doit se constituer (peuple de la cité), ce qui implique un effort, car c’est toujours à recommencer. La démocratie a commencé à Athènes, mais les esclaves n’étaient pas alors encore considérés comme des êtres humains.

- la devise de la République : l’égalité républicaine doit être mise devant, car c’est ce qui ouvre la compréhension du reste (la liberté et la fraternité).

- il faut reconnaître dans un être humain ce qui est commun, ce qui conduit aux droits de l’homme et du citoyen en 1789. Les droits civiques n’ont été reconnus qu’en 1848 et, en France, le droit de vote des femmes n’a été acquis qu’en 1945…

- L’ordre et le mouvement, c’est la droite et la gauche.


Jean-Yves Autexier a rappelé le thème, la nation, en soulignant que « la mondialisation ne périme que les nations qui s’abandonnent ». 

Il n’y a pas de fatalité. Selon la doxa libérale, les nations sont vouées à disparaître, car c’est l’intérêt du libéralisme. Pour cette doctrine, la nation est un obstacle, un ennemi à abattre. Les socialistes sont piégés : ils ont voulu la fin des nations. Ils ont eu la globalisation marchande. 

Dans l’Histoire, il n’y a que des nations ou des empires.  La chimère libérale ne résiste pas à la réalité de l’histoire. L’Algérie n’est pas le Maroc. Les USA se sont fondés sur des déserts, en ayant exterminé les indiens. 

On compte 46 Etats nouveaux sur les 40 dernières années. Cela correspond à l’aspiration des peuples. Ce n’est pas bon quand cela se fait sur une base ethniciste (cas de l’ex-Yougoslavie). C’est bon quand c’est pour reprendre en main son destin et fonder une démocratie. 

La chimère européenne s’est effondrée (le rêve français, c’était une Europe française). L’Europe a été faite à partir de l’économie et de la monnaie dans un but fédéral d’en faire l’unité politique. Le Royaume-Uni a un projet, l’Allemagne a un projet, c’est l’Europe allemande.

Pour cette chimère européenne, la France a sacrifié le socialisme et a même commencé de sacrifier la République. Alain Touraine voyait la France s’engager dans la société post-industrielle, basée sur les services. Pascal Lamy évoquait le partage du travail entre la Chine fabriquant des tissus et la France des avions. 

On parlait en France d’une société sans usines, pendant que les Allemands continuaient l’industrie, la Cour de Karlsruhe veillant à la préservation des intérêts nationaux de l’Allemagne. En France, le Conseil constitutionnel accompagnait la volonté des gouvernements, abandonnant l’intérêt national. 

La politique étrangère, ce n’est pas suivre les autres. Où en est la politique arabe ? La France suit et laisse faire les USA., en Libye, vis-à-vis de la Russie aussi. La France ne devrait pas avoir les mêmes positions que les USA, car elle n’a pas les mêmes intérêts. Le Japon, le Brésil, la Chine, les USA, font valoir leurs intérêts nationaux respectifs. En France, il y a une crise de la volonté. 

Notre projet doit se faire à partir des intérêts de la France. C’est le nouveau rêve républicain, avec une politique européenne respectant les nations. On n’a pas la même monnaie pour l’Allemagne et la Grèce. L’espace francophone, qui unit le Nord et le Sud (le Maghreb, l’Afrique), doit être valorisé par la conquête des marchés africains. 

Ce message n’a malheureusement aucune chance aujourd’hui. Du CERES, nous sommes passés à Socialisme et République, puis au Mouvement des citoyens, puis au Mouvement Républicain et Citoyen. La France est un peuple politique. Là où il n’y a pas de projet, il n’y a pas de destin. 

Mais, dans l’obscurité, une simple chandelle suffit à éclairer le mondeIl faut maintenir le fil directeur qui va des années 1968 à aujourd’hui, car cette ténacité, un jour, sera utile à notre pays. 

Cet article est le 145ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 22:19

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen organise, cette année, son université de rentrée à Caen (Calvados) les 19, 20 et 21 septembre, sur le thème "Quel projet pour un sursaut républicain ?" (Centre des congrès).

C'est Pascal Blanchetier, conseiller municipal de Caen, qui coordonne l'organisation de ce rendez-vous important du MRC, présidé par Jean-Luc Laurent, député du Val-de-Marne - le président d'honneur et fondateur du MRC étant le sénateur Jean-Pierre Chevènement.


Coulange-et-Alencon-005-T.jpg

Photo : le 26 novembre 2009 à Alençon

lors d'une réunion sur l'agriculture

 

Le programme, le bulletin d'inscription et les aspects pratiques, sont indiqués sur le site du MRC.

Cet article est le 144ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 23:28

Jean-Luc Laurent  fixe le cap pour une autre Europe

 

Les délégués des adhérents du Mouvement Républicain et Citoyen étaient réunis samedi 30 novembre 2013 à Paris pour adopter les orientations de leur parti en vue des élections européennes du 25 mai 2014. Voir Convention pour une autre Europe: le programme et Retour sur la Convention Europe du MRC  A cette occasion, a été décidée la participation du MRC aux élections européennes de mai 2014 par la constitution de listes autonomes et citoyennes, c'est à dire ouvertes aux non militants. Les têtes de liste seront désignées d'ici la fin de l'année 2013. A également été adopté le projet "Pour une autre Europe" qui servira de socle à cette campagne et sera porté par les "listes citoyennes pour une autre Europe" présentées par le MRC.

 

MRC-convention-Europe-301113-006-T.jpgLe président, Jean-Luc Laurent, a fixé le cap en vue des élections européennes.

 

Pour une Europe qui protège et se protège

 

Je ne résiste pas à la tentation de débuter mon intervention par une trouvaille de la semaine dernière, comme la politique peut en offrir parfois : mes collègues députés et moi-même avons reçu un communiqué de la Commission européenne lançant le semestre européen. Son titre ? Semestre européen 2014 : consolider la reprise. On peut y lire des nouvelles rassurantes du front : la reprise est engagée, la coordination budgétaire a atteint un niveau “sans précédent”, les assainissements budgétaires “portent leurs fruits”. En somme, tout - va - bien ! Quelques petites nuances : l’ouverture à la concurrence des marchés et services est insuffisante, les réformes des marchés du travail pourraient aller plus loin.
Je ne vois que deux hypothèses : où nos commissaires européens ont plus d’humour qu’on ne le dit, ou c’est nous qui devons en avoir beaucoup pour essayer de prendre cela avec recul.
Tous les constats que nous faisons depuis des années sont résumés ici : l’aveuglement des institutions européennes sur les effets insidieux des politiques d’austérité, sur les disparités accrues entre économies et les distorsions de concurrence, la position stratosphérique d’une Commission sans légitimité démocratique et sans prise avec la réalité. Tout y est !

Il serait bon que Messieurs Barroso et Rehn prennent la peine de venir expliquer ce qu’est la « consolidation de la reprise » aux Grecs, auxquels un effort supplémentaire d’1,5 milliard est exigé depuis plusieurs jours par la Troïka, aux Italiens et bien sûr aux Français, qui voient leur croissance ralentir et leurs exportations décrocher face à l’Allemagne. Surtout, qu’ils viennent expliquer aux peuples européens ce qu’est la « consolidation de la reprise », 5 ans après le début d’une crise économique qui n’a été que renforcée par les politiques de rigueur contreproductives imposées aux Etats de la zone euro ! Gouverner, c’est devoir parfois rendre des comptes sur ses erreurs. J’ai bien peur que certains n’aient jamais à le faire...

 

Pourtant, et je l’ai dit ce matin, les choses sont claires : l’Europe telle que nous la connaissons est à bout de souffle. Cette Europe disciplinaire, obsédée par les objectifs chiffrés de dette, de déficit public, d’inflation, cette Europe de la monnaie unique qui a accru les disparités en assemblant des économies structurellement différentes, cette Europe sans projet politique commun ni incarnation, cette Europe du moins-disant social, cette Europe qui met en cause la souveraineté nationale, les services publics et les Etats-nations. C’est cette Europe là qui a fait son temps et non l’idée européenne. Et c’est parce que cette idée n’est pas morte que nous sommes réunis aujourd’hui pour proposer “Une Autre Europe”, une autre voie. C’est cela que nous souhaitons : une alternative !

J’insiste sur ces mots car, trop souvent, quand nous avons pointé les errements de la construction européenne, ses insuffisances et ses excès, on nous a répondu sur le terrain de la Morale et des bons sentiments : les égoïsmes nationaux contre un intérêt commun européen, le repli sur soi contre l’ouverture fraternelle, le risque de la guerre contre la paix assurée depuis 60 ans. Le traitement indigne réservé à Jean-Pierre (Chevènement) par le Point cette semaine montre combien la caricature est facile.

Ne nous laissons pas entraîner sur ce terrain là, ce n’est pas celui du débat démocratique. Nous n’avons pas à être honteux d’avoir eu raison hier. Nous n’avons pas à être honteux de refuser aujourd’hui le fatalisme, de refuser de laisser l’UE aller dans le mur en klaxonnant. C’est notre responsabilité de dire les choses, haut et fort !

On nous a également répondu, souvent, que c’est parce que nous sommes français que nous ne pouvons pas renoncer à l’ambition européenne en vertu d’un héritage. Mais, sur ce point, nous sommes d’accord ! C’est parce que la France est une grande nation en Europe qu’elle a la responsabilité de la porter mais en la réorientant.

Il m’est difficile d’évoquer la question de la réorientation européenne sans parler de notre engagement dans la majorité, au côté de François Hollande, qui en avait fait un enjeu de son quinquennat. Si nos analyses diffèrent sur ce point de notre partenaire socialiste, à tel point que figurait dans notre accord signé en mars 2012 un chapitre qui y était consacré, il faut savoir saluer les initiatives et dire lorsque les lignes commencent à bouger.

Le discours clair tenu à notre partenaire allemand en fait partie : ceux qui suivent assidûment l’Assemblée nationale et ses débats savent que j’ai pu interroger Jean-Marc Ayrault sur la politique économique de l’Allemagne lors de la séance de questions au Gouvernement mardi dernier. J’ai noté, comme ces derniers mois, beaucoup de fermeté et de détermination du côté de l’exécutif dans la condamnation des distorsions de concurrence en faveur de notre voisin. Par le dialogue et dans l’intérêt de tous – d’abord dans le sien –, l’Allemagne doit réévaluer son modèle et les politiques qu’elle impose aux autres. L’adoption d’un salaire minimum n’est qu’une première étape mais elle nous montre que Mme Merkel n’est pas seule, qu’elle ne règne pas en maître. Il faut donc pousser, encore et toujours.
Je suis heureux que le Gouvernement ne refuse pas un rapport de force devenu nécessaire. Il faudra aller plus loin car le nœud de la question de la réorientation européenne est là.
Il faut également saluer les initiatives récentes du Président de la République en termes de discussion avec d’autres pays de la zone euro : les liens tissés avec l’Italie et l’Espagne sur les questions de croissance correspondent à un intérêt commun bien compris. C’est également ainsi que nous imposerons une nouvelle donne.

Cependant, il faut le dire clairement : nous partons de loin et, un an et demi après le 6 mai 2012, le compte n’y est toujours pas. Ni la renégociation en profondeur du TSCG, ni une véritable politique de croissance n’ont été réellement obtenues. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons fait valoir pleinement en cette première année notre liberté de vote en votant contre le TSCG, et par notre abstention sur les lois de programmation. Le message du MRC a été clair et bien compris.

Le résultat de cet échec est là et le frémissement de la courbe du chômage ne doit tromper personne: la France stagne et subit une crise dure. Aucune politique de redressement productif et de croissance ne peut porter ses fruits dans un cadre aussi contraint et avec une monnaie surévaluée, avec un euro trop fort et trop cher. Le budget 2014 montre toutes les limites de cet exercice périlleux auquel doit se livrer le Gouvernement sous la pression de ce que j’appelle le Triple B : Bercy, Bruxelles, Berlin.
Les faits nous donnent donc aujourd’hui raison et nous confortent dans notre analyse. Mais dire de quelle Europe nous ne voulons plus ne peut pas suffire. C’est d’un nouveau cap européen dont les Français ont besoin. Quelle Europe voulons-nous ? Quel projet, quels thèmes souhaitons-nous porter ?

 

Au travers de son très bon texte, Marie-Françoise Bechtel a commencé à tracer une voie. A la crise économique et au défaut politique auxquels l’Europe fait face, il faut des réponses claires :

- Tout d’abord, celle à court terme d’une baisse du niveau de l’europar des politiques de « quantitative easing » menées par la BCE, en articulation avec des politiques de relance vigoureuses. La sauvegarde de notre tissu industriel passe par là. Cependant, d’ores et déjà c’est bien la question de la transformation de l’euro en monnaie commune que nous devons poser. L’euro, monnaie unique, comporte un “vice constitutif” pour reprendre l’expression de Jean-Pierre (Chevènement), et les transferts qui seraient nécessaires à un équilibrage d’une zone si disparate sont inenvisageables. Nous devons en parler avant que ce ne soit le nouveau parti « L’Alternative pour l’Allemagne » ou le Front National en France qui impose les termes du débat public avec la sortie de l’Euro.

 

- Ensuite, sortir du « gouvernement par les règles »comme les contrats que Bruxelles prépare actuellement. Rappelons-nous d’une chose: les règles, Schröder n’en a respecté aucune pendant les réformes allemandes tandis que l’Irlande et l’Espagne étaient de parfaits élèves de la classe européenne…

- Quant au pilotage économique de la zone euro, il faut de la coordination et de la concertation mais en aucun cas un gouvernement économique. Ce pilotage doit procéder des chefs d’Etat et de gouvernement qui ont la légitimité des peuples. Nous assumons le tournant intergouvernemental qui a été validé par la crise. La légitimité politique est dans les nations, elle est dans les gouvernements nationaux. S’il y a une institution qui doit monter en puissance dans la gouvernance européenne, ce sont les Parlements nationaux.

- Sur le plan institutionnel : pas de nouveau traité constitutionnel. Cette Europe coercitive est morte, il faut de la souplesse et du projet. La machine normative européenne doit se calmer pour laisser la place à un euroréalisme.

- Nous voulons également une Europe qui protège et qui se protège. Le grand marché nous conduit au libre-échange interne mais il n’a jamais été lié à un libre-échange mondial dont la Commission et une partie des élites européennes souscrivent naturellement, mécaniquement. Il faut défendre nos marchés publics. Il faut une politique industrielle libérée du dogme de la concurrence. Nous avons besoin de champions de taille mondiale.

- Enfin, il faut bien dire un mot de l’élargissement qui n’a été jusqu’ici qu’une fuite en avant. La bonne diplomatie nous invite à piloter en douceur la fin de cette phase en acceptant progressivement les candidatures balkaniques en examinant bien la maturité de leurs structures étatiques et de leurs sociétés civiles. Mais Il faut terminer et l’utiliser comme un levier politique de stabilité pour une région qui a connu la guerre, il y a à peine plus de 10 ans. Avec les Balkans, les frontières de l’Europe seront atteintes. Nous ne pouvons pas faire entrer un pays de 75 millions d’habitants à cheval sur l’Europe et le Proche-Orient. Il faut une politique ambitieuse de coopération en Méditerranée. C’est dans cette politique que la Turquie et le Maghreb ont toute leur place. Une coopération avec la Russie doit également être construite.

Voilà quelques réponses de nature à fonder un projet européen alternatif, réaliste et fédérateur ! Et quelle meilleure occasion pour cela que les élections européennes qui se préparent dès à présent ?
Nos analyses ont résisté au temps et aux épreuves. Mais avoir raison seul ne conduit à rien. La vocation de tout mouvement politique, c’est de convaincre, de rallier à soi et de rassembler. Et cela implique de prendre ses responsabilités. Louis Barthou disait : « La tour d’ivoire ne convient qu’aux poètes. Il est du devoir des autres hommes d’en descendre pour se mêler à l’action » Nous ne serons pas spectateurs et encore moins commentateurs cyniques : nous nous mêlerons à cette campagne de mai 2014 en présentant des «listes citoyennes pour une autre Europe» !

N’ayons peur ni du débat, ni des coups portés ! Ce n’est qu’au prix de ce combat politique que nous ferons reculer les extrêmes et que nous offrirons enfin aux Français un projet européen digne de ce nom !

 

Voir aussi Convention pour une autre Europe : le MRC débat avec les partis de gauche - 30 nov. 2013 

 

 Cet article est le 143ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 22:29

Depuis 2010, l'Europe détruit le modèle social européen

 

Le message de Sami Naïr, ancien député au Parlement européen, est clair. Depuis 2010, l'Europe de Jean Monnet et de Jacques Delors est morte. L'Europe nouvelle, c'est une politique d'austérité qui est à l'offensive partout. Elle procède à la destruction du modèle social européen issu de la seconde guerre mondiale. L'Europe est le maillon essentiel de la mondialisation libérale.

Le projet de traité transatlantique, qui a été négocié depuis deux ans entre la Commission européenne et les USA, en présence des firmes multinationales, est un marché commun généralisé, porté par les multinationales et la Deutch Bank. C'est l'extension du modèle américain à l'Europe. Dans ce projet, l'Europe disparaît pour n'être qu'une région de la mondialisation libérale. Les multinationales négocient une clause de protection des investissements contre les Etats, avec jugement par un tribunal international. Le traité transatlantique complètera le traité transpacifique entre les USA et la Chine, toutes les autres puissances étant considérées comme secondaires. L'objectif est la destruction du modèle social et de la souveraineté populaire. La situation est très grave. Dans un tel contexte, les élections européennes ne sont pas secondaires. Il faut vraiment une autre Europe.

Cette intervention de Sami Naïr s'inscrivait dans le débat qui suivait la présentation du texte - amendé - "Pour une autre Europe" par Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne, vice-présidente du Mouvement Républicain et Citoyen, ce matin, lors de la Convention du MRC* à Paris. C'est Eléonore Perrier, conseillère municipale de Grenoble, qui présidait la séance. Les votes ont été acquis à la quasi unanimité, que ce soit le texte amendé de la Convention ou le volet électoral (présentation de listes citoyennes aux élections européennes du 25 mai 2014).

 

MRC-convention-Europe-301113-019-T.jpgCet après-midi, le président du MRC, Jean-Luc Laurent, a introduit la Table ronde animée par Marie-Françoise Bechtel, avec les interventions des représentants des partis de gauche.

(Photo : Jean-Luc Laurent, président du MRC, introduit la Table ronde de l'après-midi).

Successivement, Estelle Grelier, députée PS de l'Eure, responsable des questions européennes au PS, Thierry Jeantet, délégué général du PRG à la programmatique, Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de Gauche et Dimitri Bandini, membre de la direction nationale du MUP, ont présenté les positions de leur parti sur l'Europe.

Marie-Françoise Bechtel a relevé, à chaque fois, les points d'accord et de désaccord. Avec le PS, elle a constaté une différence de fond. Le PS mise sur une majorité de gauche aux élections européennes pour changer le contenu de la politique européenne. Le MRC pense que ce n'est pas possible sans changer l'architecture européenne.

Avec le PG, le désaccord se situe sur la désobéissance à l'Europe et les moyens à prendre par la France pour imposer une négociation au niveau des Etats. Eric Coquerel, qui fut membre fondateur du MRC en 2003, a souligné que l'Europe est en contradiction avec le principe démocratique du suffrage universel et que cela justifie de mettre en oeuvre le compromis de Luxembourg. Marie-Françoise Bechtel considère que la France ne pourrait se retirer seule de l'application des traités. Elle devrait solliciter une modification de ces traités.

Tous les acteurs du débat de l'après-midi ont salué le MRC qui a pris l'initiative de ces débats entre les partis de gauche sur la question européenne.

* Voir JL Laurent (MRC) : le meilleur moyen de lutter contre le Front national... - 28 nov. 2013 

Cet article est le 142ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 20:46

Le MRC rassemble ses forces le 30 novembre à Paris

La Convention Europe du Mouvement Républicain et Citoyen se tiendra samedi 30 novembre 2013 à La Bellevilloise (21 rue Boyer, Paris 20e).

 

2014 est l’année des élections européennes et le peuple français est appelé à désigner ses 74 députés au parlement européen. Le Mouvement Républicain et Citoyen est d’ores et déjà sur le pont pour préparer cette échéance qui doit être l'occasion d'un grand débat pour une autre Europe. Notre campagne des européennes s'ouvrira avec la Convention pour une autre Europe qui se tiendra à Paris à La Bellevilloise le 30 novembre prochain.
Le texte d'orientations "Une autre Europe" adopté en conseil national est la base programmatique pour le MRC soumise à la discussion des adhérents. La matinée de la Convention pour une autre Europe sera l'occasion de l'enrichir en intégrant, après débat, les amendements proposés par les militants des fédérations et les réunions publiques en circonscriptions avant un vote en fin de matinée.

L'après-midi sera pour nous l'occasion d'échanger en présence des partis de gauche sur la question européenne pour faire vivre un débat qui est de plus en plus majeur pour sortir la France de la crise et lui donner un avenir. Le MRC s’engage dans une réorientation de la construction européenne pour stopper l’austérité, le chômage, les délocalisations, les licenciements qui ruinent notre pays et notre souveraineté. Fort de nos analyses depuis le traité de Maastricht en passant par le traité constitutionnel de 2005 et le TSCG de 2012, nous pensons qu’il est urgent de donner un autre cap à l’Union européenne pour construire une Europe des Nations et non plus des marchés.
Le scrutin de 2014 doit être l’occasion pour chacun de s’exprimer sur une Europe à la dérive et nous entendons y participer pleinement.

 

Voir Convention pour une autre Europe: participez aux débats du 30 novembre 2013

Rappel : MRC : convention pour une autre Europe le 30 novembre 2013 à Paris - 16 nov. 2013

 

Université d'été MRC 2011 058 TLe MRC a répondu à l’invitation du PS. Il était présent mercredi soir au meeting de la majorité pour défendre la République. Jean-Luc Laurent y est intervenu, comme il l’a indiqué sur son site.

Voir Le meilleur moyen de lutter contre le Front National ?

 

Merci Harlem pour cette invitation et cette initiative. Ce Merci est d’autant plus sincère que ce meeting a été et est critiqué comme une initiative contre-productive, nuisible voire cynique.
Pour ma part, je viens à la Mutualité, animé d’une double conviction. La nécessité de réagir et la conviction que ni l’antiracisme ni l’antifascisme ni la vigilance ne font pas un programme pour la gauche, un programme efficace pour lutter contre le Front National mais tout simplement un programme efficace pour la France.

Il est nécessaire de réagir, de ne pas tourner la tête ou de baisser le nez. Depuis le retour de la gauche au pouvoir, les difficultés que nous rencontrons dans la conduite du pays, les oppositions qui se sont levées à l’occasion du débat sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe ont créé plus qu’un climat, une situation politique pourrie.

Dans les années 80-90, Le Pen se vantait de dire tout haut ce que certains Français disaient tout bas.
Avec le développement des réseaux sociaux, d’une société d’expression du moi, de l’information continue, ce que les gens pensaient tout bas maintenant ils peuvent maintenant trouver un canal pour le communiquer, un mur Facebook, un tweet, une vidéo virale, une caméra de chaine d’info continue…une bonne maîtrise de ces outils donnent une audience nationale à des actions groupusculaires voire individuelles.
Il y a 30 ans le FN organisait un système de provocations bien agencé mais aujourd’hui nous sommes confrontés à des initiatives protéiformes qui minent peu à peu l’espace commun, la cité.

La couverture de Minute a marqué un tournant dans l’abject mais les multiples expressions sont tout aussi inquiétantes. Cette « une » après tant d’autres a marqué un tournant en faisant lever le cœur de tous les Républicains et tous les Démocrates. Trop c’est trop et il n’y aucune hésitation à avoir pour réagir politiquement à ces initiatives. Car la République, c’est un espace commun.

Bien sûr que la politique est conflictuelle mais la République doit être notre maison commune, un espace commun fondé sur un socle de principes fondamentaux qui nous rassemblent. Il y a clairement des comportements, des paroles qui sont hors du cercle républicain. Certaines tombent sous le coup de la loi, la Justice doit poursuivre et sanctionner. Certains sont limite, il faut alors des réactions politiques, des réactions civiques.

Réagir ne suffira pas. Courir après le Front National ne suffira pas. Car si certains ont l’impression de revivre les années 80, nous avons tous ici un peu de sagesse et d’expérience, l’évolution de nos coupes de cheveux en témoigne. L’expérience des années 80-90 doit nous éclairer. La réponse à l’activisme de l’extrême droite (qui ne se résume pas au seul Front National) doit être politique.


La gauche a historiquement la responsabilité de lutter contre l’ensemble des inégalités et des insécurités. Lutter contre le Front National, c’est conduire une politique de transformation sociale qui émancipe et qui protège, collectivement et individuellement.

Permettez-moi une évocation que certains trouveront incongrue, celle de Philippe Cohen qui récemment nous a quitté, récemment et trop tôt. On le connaît, il aurait ironisé contre notre réunion de ce soir. Il aurait ironisé mais au fond, sur un plan, supérieur, il aurait été, il est avec nous. Il est avec nous ce soir avec la conviction que ce sont les renoncements de la gauche qui font la force du Front National. La faiblesse de la droite, de l’UMP, c’est son affaire. La nôtre, ce sont les faiblesses de la gauche et l’épreuve de vérité du pouvoir. Philippe Cohen signait, il y a dix ans un essai visionnaire, mais qui je l’espère ne sera pas prémonitoire. Son titre était « Protéger ou disparaître ».

Dans le monde difficile de 2013, cet impératif garde toute son actualité. Cela passe pour nous aujourd’hui par le retour à la souveraineté dans tous les domaines, à la réorientation de la construction européenne qui est la condition du redressement de la France et du retour de la croissance, de la prospérité et de l’emploi. La gauche doit regarder en face les défis de la mondialisation, les impasses de la construction européenne, les insécurités économiques, matérielles et culturelles. Ce sont les défis de notre temps, ce sont les défis de l’année 2014 que la gauche doit relever.
  

 

Cet article est le 141ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 21:59

L’Europe est la question clé pour changer de politique

 

On ne peut pas laisser grignoter la souveraineté des Etats par une « construction » européenne qui montre son incapacité à résoudre les problèmes posés aux peuples qui adhèrent actuellement à l’Union européenne. C’est insupportable. Changer l’Europe est une nécessité absolue. C’est ce que clame le Mouvement Républicain et Citoyen lors de ses rencontres préparatoires à la Convention pour une autre Europe, qui aura lieu à Paris le 30 novembre. Voir L'AUTRE EUROPE : le MRC explique en quoi sa position est originale - 28 septembre 2013.

 

2014 est l’année des élections européennes et le peuple français est appelé à désigner ses 74 députés au parlement européen. Le Mouvement Républicain et Citoyen est d’ores et déjà sur le pont pour préparer cette échéance qui doit être l'occasion d'un grand débat pour une autre Europe. Notre campagne des européennes s'ouvrira avec la Convention pour une autre Europe qui se tiendra à Paris à La Bellevilloise le 30 novembre prochain.
Le texte d'orientations "Une autre Europe" adopté en conseil national est la base programmatique pour le MRC soumise à la discussion des adhérents. La matinée de la Convention pour une autre Europe sera l'occasion de l'enrichir en intégrant, après débat, les amendements proposés par les militants des fédérations et les réunions publiques en circonscriptions avant un vote en fin de matinée.

L'après-midi sera pour nous l'occasion d'échanger en présence des partis de gauche sur la question européenne pour faire vivre un débat qui est de plus en plus majeur pour sortir la France de la crise et lui donner un avenir. Le MRC s’engage dans une réorientation de la construction européenne pour stopper l’austérité, le chômage, les délocalisations, les licenciements qui ruinent notre pays et notre souveraineté. Fort de nos analyses depuis le traité de Maastricht en passant par le traité constitutionnel de 2005 et le TSCG de 2012, nous pensons qu’il est urgent de donner un autre cap à l’Union européenne pour construire une Europe des Nations et non plus des marchés.
Le scrutin de 2014 doit être l’occasion pour chacun de s’exprimer sur une Europe à la dérive et nous entendons y participer pleinement.

Voir Convention pour une autre Europe: participez aux débats du 30 novembre 2013

MRC conseil national 300613 007 TCette Convention s’inscrit dans le cadre des orientations du MRC, rappelées par le président Jean-Luc Laurent dans l’édito du numéro spécial Université d'été de Citoyens Militants :

Notre Université d’été 2013* a été un succès. Nous avons pu débattre, échanger, affiner notre projet dans un cadre agréable et avec des invités qui nous ont stimulés. Je tiens à remercier les organisateurs et l’ensemble des participants qui ont permis la réussite de cette édition 2013. La présence du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a, en outre, témoigné de notre soutien à la majorité avec un regard critique et une liberté de ton que nous n’hésitons pas à employer. Il nous faut maintenant penser à demain. Forts de ces débats, nos idées doivent être portées dans le pays et les deux scrutins de 2014 sont un moyen de nous faire entendre.

 

Le MRC, une identité propre au sein de la majorité

 

Après une longue série d’élections partielles toutes perdues par la majorité, la cantonale de Brignoles sonne comme un nouveau coup de semonce. La moitié des élections partielles s’est traduite par une élimination de la gauche dès le premier tour. La majorité doit maintenant ouvrir les yeux : il n’y aura pas de redressement national, pas de lutte efficace contre le Front national sans véritable réorientation de la construction européenne. Le terreau du Front national est la crise à la fois économique, sociale et politique. Le devoir de la gauche est d’apporter des réponses concrètes aux inquiétudes.

 

Sortir la France de l’ornière est une ambition qui demande une énergie constante. C’est ce choix que nous avons fait en soutenant François Hollande en 2012 ; aujourd’hui, le MRC se bat pour la réussite de la majorité en faisant des propositions pour améliorer le budget, le pouvoir d’achat, promouvoir une politique active de l’emploi. L’Europe, question clef.

 

Le coeur du réacteur est de changer l’Europe : on ne peut pas continuer ainsi à contraindre les Etats par des politiques d’austérité, sous couvert de rééquilibrage budgétaire, continuer à remettre en cause la souveraineté des nations sans voir les conséquences sur l’Homme derrière la politique du chiffre.

 

L’esprit du triple B, Bercy, Bruxelles, Berlin, est aujourd’hui notre adversaire comme la finance fut l’adversaire de François Hollande candidat : seule une réorientation en profondeur de l’Europe permettra de redresser la France et de donner un horizon à notre nation.

Il est donc important que nous soyons présents le 25 mai 2014 lors des élections européennes.

 

Convention pour une autre Europe : lancer notre projet

 

C’est pourquoi nous tenons le 30 novembre prochain notre Convention pour une autre Europe afin de préparer notre projet pour 2014 (vous trouverez un bulletin d’inscription dans ce numéro). Dans la situation actuelle, peut-on, en effet, se permettre d’être absents ? Les faits nous donnent aujourd’hui raison, nous devons faire de ce scrutin l’occasion de porter nos analyses et nos propositions.

J’ai également engagé avec les secrétaires nationaux un « tour de France pour une autre Europe » afin d’exposer nos idées dans les grandes circonscriptions européennes d’ici la Convention. En écoutant la voix de chacun, nous pourrons décider du projet que nous proposerons pour répondre aux attentes des Français (…).

 

* Rappel : Université d'été 2013 MRC : le récapitulatif des interventions (vidéos) - 21 septembre 2013 

 

Cet article est le 140ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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