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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 22:29

Depuis 2010, l'Europe détruit le modèle social européen

 

Le message de Sami Naïr, ancien député au Parlement européen, est clair. Depuis 2010, l'Europe de Jean Monnet et de Jacques Delors est morte. L'Europe nouvelle, c'est une politique d'austérité qui est à l'offensive partout. Elle procède à la destruction du modèle social européen issu de la seconde guerre mondiale. L'Europe est le maillon essentiel de la mondialisation libérale.

Le projet de traité transatlantique, qui a été négocié depuis deux ans entre la Commission européenne et les USA, en présence des firmes multinationales, est un marché commun généralisé, porté par les multinationales et la Deutch Bank. C'est l'extension du modèle américain à l'Europe. Dans ce projet, l'Europe disparaît pour n'être qu'une région de la mondialisation libérale. Les multinationales négocient une clause de protection des investissements contre les Etats, avec jugement par un tribunal international. Le traité transatlantique complètera le traité transpacifique entre les USA et la Chine, toutes les autres puissances étant considérées comme secondaires. L'objectif est la destruction du modèle social et de la souveraineté populaire. La situation est très grave. Dans un tel contexte, les élections européennes ne sont pas secondaires. Il faut vraiment une autre Europe.

Cette intervention de Sami Naïr s'inscrivait dans le débat qui suivait la présentation du texte - amendé - "Pour une autre Europe" par Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne, vice-présidente du Mouvement Républicain et Citoyen, ce matin, lors de la Convention du MRC* à Paris. C'est Eléonore Perrier, conseillère municipale de Grenoble, qui présidait la séance. Les votes ont été acquis à la quasi unanimité, que ce soit le texte amendé de la Convention ou le volet électoral (présentation de listes citoyennes aux élections européennes du 25 mai 2014).

 

MRC-convention-Europe-301113-019-T.jpgCet après-midi, le président du MRC, Jean-Luc Laurent, a introduit la Table ronde animée par Marie-Françoise Bechtel, avec les interventions des représentants des partis de gauche.

(Photo : Jean-Luc Laurent, président du MRC, introduit la Table ronde de l'après-midi).

Successivement, Estelle Grelier, députée PS de l'Eure, responsable des questions européennes au PS, Thierry Jeantet, délégué général du PRG à la programmatique, Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de Gauche et Dimitri Bandini, membre de la direction nationale du MUP, ont présenté les positions de leur parti sur l'Europe.

Marie-Françoise Bechtel a relevé, à chaque fois, les points d'accord et de désaccord. Avec le PS, elle a constaté une différence de fond. Le PS mise sur une majorité de gauche aux élections européennes pour changer le contenu de la politique européenne. Le MRC pense que ce n'est pas possible sans changer l'architecture européenne.

Avec le PG, le désaccord se situe sur la désobéissance à l'Europe et les moyens à prendre par la France pour imposer une négociation au niveau des Etats. Eric Coquerel, qui fut membre fondateur du MRC en 2003, a souligné que l'Europe est en contradiction avec le principe démocratique du suffrage universel et que cela justifie de mettre en oeuvre le compromis de Luxembourg. Marie-Françoise Bechtel considère que la France ne pourrait se retirer seule de l'application des traités. Elle devrait solliciter une modification de ces traités.

Tous les acteurs du débat de l'après-midi ont salué le MRC qui a pris l'initiative de ces débats entre les partis de gauche sur la question européenne.

* Voir JL Laurent (MRC) : le meilleur moyen de lutter contre le Front national... - 28 nov. 2013 

Cet article est le 142ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 20:46

Le MRC rassemble ses forces le 30 novembre à Paris

La Convention Europe du Mouvement Républicain et Citoyen se tiendra samedi 30 novembre 2013 à La Bellevilloise (21 rue Boyer, Paris 20e).

 

2014 est l’année des élections européennes et le peuple français est appelé à désigner ses 74 députés au parlement européen. Le Mouvement Républicain et Citoyen est d’ores et déjà sur le pont pour préparer cette échéance qui doit être l'occasion d'un grand débat pour une autre Europe. Notre campagne des européennes s'ouvrira avec la Convention pour une autre Europe qui se tiendra à Paris à La Bellevilloise le 30 novembre prochain.
Le texte d'orientations "Une autre Europe" adopté en conseil national est la base programmatique pour le MRC soumise à la discussion des adhérents. La matinée de la Convention pour une autre Europe sera l'occasion de l'enrichir en intégrant, après débat, les amendements proposés par les militants des fédérations et les réunions publiques en circonscriptions avant un vote en fin de matinée.

L'après-midi sera pour nous l'occasion d'échanger en présence des partis de gauche sur la question européenne pour faire vivre un débat qui est de plus en plus majeur pour sortir la France de la crise et lui donner un avenir. Le MRC s’engage dans une réorientation de la construction européenne pour stopper l’austérité, le chômage, les délocalisations, les licenciements qui ruinent notre pays et notre souveraineté. Fort de nos analyses depuis le traité de Maastricht en passant par le traité constitutionnel de 2005 et le TSCG de 2012, nous pensons qu’il est urgent de donner un autre cap à l’Union européenne pour construire une Europe des Nations et non plus des marchés.
Le scrutin de 2014 doit être l’occasion pour chacun de s’exprimer sur une Europe à la dérive et nous entendons y participer pleinement.

 

Voir Convention pour une autre Europe: participez aux débats du 30 novembre 2013

Rappel : MRC : convention pour une autre Europe le 30 novembre 2013 à Paris - 16 nov. 2013

 

Université d'été MRC 2011 058 TLe MRC a répondu à l’invitation du PS. Il était présent mercredi soir au meeting de la majorité pour défendre la République. Jean-Luc Laurent y est intervenu, comme il l’a indiqué sur son site.

Voir Le meilleur moyen de lutter contre le Front National ?

 

Merci Harlem pour cette invitation et cette initiative. Ce Merci est d’autant plus sincère que ce meeting a été et est critiqué comme une initiative contre-productive, nuisible voire cynique.
Pour ma part, je viens à la Mutualité, animé d’une double conviction. La nécessité de réagir et la conviction que ni l’antiracisme ni l’antifascisme ni la vigilance ne font pas un programme pour la gauche, un programme efficace pour lutter contre le Front National mais tout simplement un programme efficace pour la France.

Il est nécessaire de réagir, de ne pas tourner la tête ou de baisser le nez. Depuis le retour de la gauche au pouvoir, les difficultés que nous rencontrons dans la conduite du pays, les oppositions qui se sont levées à l’occasion du débat sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe ont créé plus qu’un climat, une situation politique pourrie.

Dans les années 80-90, Le Pen se vantait de dire tout haut ce que certains Français disaient tout bas.
Avec le développement des réseaux sociaux, d’une société d’expression du moi, de l’information continue, ce que les gens pensaient tout bas maintenant ils peuvent maintenant trouver un canal pour le communiquer, un mur Facebook, un tweet, une vidéo virale, une caméra de chaine d’info continue…une bonne maîtrise de ces outils donnent une audience nationale à des actions groupusculaires voire individuelles.
Il y a 30 ans le FN organisait un système de provocations bien agencé mais aujourd’hui nous sommes confrontés à des initiatives protéiformes qui minent peu à peu l’espace commun, la cité.

La couverture de Minute a marqué un tournant dans l’abject mais les multiples expressions sont tout aussi inquiétantes. Cette « une » après tant d’autres a marqué un tournant en faisant lever le cœur de tous les Républicains et tous les Démocrates. Trop c’est trop et il n’y aucune hésitation à avoir pour réagir politiquement à ces initiatives. Car la République, c’est un espace commun.

Bien sûr que la politique est conflictuelle mais la République doit être notre maison commune, un espace commun fondé sur un socle de principes fondamentaux qui nous rassemblent. Il y a clairement des comportements, des paroles qui sont hors du cercle républicain. Certaines tombent sous le coup de la loi, la Justice doit poursuivre et sanctionner. Certains sont limite, il faut alors des réactions politiques, des réactions civiques.

Réagir ne suffira pas. Courir après le Front National ne suffira pas. Car si certains ont l’impression de revivre les années 80, nous avons tous ici un peu de sagesse et d’expérience, l’évolution de nos coupes de cheveux en témoigne. L’expérience des années 80-90 doit nous éclairer. La réponse à l’activisme de l’extrême droite (qui ne se résume pas au seul Front National) doit être politique.


La gauche a historiquement la responsabilité de lutter contre l’ensemble des inégalités et des insécurités. Lutter contre le Front National, c’est conduire une politique de transformation sociale qui émancipe et qui protège, collectivement et individuellement.

Permettez-moi une évocation que certains trouveront incongrue, celle de Philippe Cohen qui récemment nous a quitté, récemment et trop tôt. On le connaît, il aurait ironisé contre notre réunion de ce soir. Il aurait ironisé mais au fond, sur un plan, supérieur, il aurait été, il est avec nous. Il est avec nous ce soir avec la conviction que ce sont les renoncements de la gauche qui font la force du Front National. La faiblesse de la droite, de l’UMP, c’est son affaire. La nôtre, ce sont les faiblesses de la gauche et l’épreuve de vérité du pouvoir. Philippe Cohen signait, il y a dix ans un essai visionnaire, mais qui je l’espère ne sera pas prémonitoire. Son titre était « Protéger ou disparaître ».

Dans le monde difficile de 2013, cet impératif garde toute son actualité. Cela passe pour nous aujourd’hui par le retour à la souveraineté dans tous les domaines, à la réorientation de la construction européenne qui est la condition du redressement de la France et du retour de la croissance, de la prospérité et de l’emploi. La gauche doit regarder en face les défis de la mondialisation, les impasses de la construction européenne, les insécurités économiques, matérielles et culturelles. Ce sont les défis de notre temps, ce sont les défis de l’année 2014 que la gauche doit relever.
  

 

Cet article est le 141ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 21:59

L’Europe est la question clé pour changer de politique

 

On ne peut pas laisser grignoter la souveraineté des Etats par une « construction » européenne qui montre son incapacité à résoudre les problèmes posés aux peuples qui adhèrent actuellement à l’Union européenne. C’est insupportable. Changer l’Europe est une nécessité absolue. C’est ce que clame le Mouvement Républicain et Citoyen lors de ses rencontres préparatoires à la Convention pour une autre Europe, qui aura lieu à Paris le 30 novembre. Voir L'AUTRE EUROPE : le MRC explique en quoi sa position est originale - 28 septembre 2013.

 

2014 est l’année des élections européennes et le peuple français est appelé à désigner ses 74 députés au parlement européen. Le Mouvement Républicain et Citoyen est d’ores et déjà sur le pont pour préparer cette échéance qui doit être l'occasion d'un grand débat pour une autre Europe. Notre campagne des européennes s'ouvrira avec la Convention pour une autre Europe qui se tiendra à Paris à La Bellevilloise le 30 novembre prochain.
Le texte d'orientations "Une autre Europe" adopté en conseil national est la base programmatique pour le MRC soumise à la discussion des adhérents. La matinée de la Convention pour une autre Europe sera l'occasion de l'enrichir en intégrant, après débat, les amendements proposés par les militants des fédérations et les réunions publiques en circonscriptions avant un vote en fin de matinée.

L'après-midi sera pour nous l'occasion d'échanger en présence des partis de gauche sur la question européenne pour faire vivre un débat qui est de plus en plus majeur pour sortir la France de la crise et lui donner un avenir. Le MRC s’engage dans une réorientation de la construction européenne pour stopper l’austérité, le chômage, les délocalisations, les licenciements qui ruinent notre pays et notre souveraineté. Fort de nos analyses depuis le traité de Maastricht en passant par le traité constitutionnel de 2005 et le TSCG de 2012, nous pensons qu’il est urgent de donner un autre cap à l’Union européenne pour construire une Europe des Nations et non plus des marchés.
Le scrutin de 2014 doit être l’occasion pour chacun de s’exprimer sur une Europe à la dérive et nous entendons y participer pleinement.

Voir Convention pour une autre Europe: participez aux débats du 30 novembre 2013

MRC conseil national 300613 007 TCette Convention s’inscrit dans le cadre des orientations du MRC, rappelées par le président Jean-Luc Laurent dans l’édito du numéro spécial Université d'été de Citoyens Militants :

Notre Université d’été 2013* a été un succès. Nous avons pu débattre, échanger, affiner notre projet dans un cadre agréable et avec des invités qui nous ont stimulés. Je tiens à remercier les organisateurs et l’ensemble des participants qui ont permis la réussite de cette édition 2013. La présence du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a, en outre, témoigné de notre soutien à la majorité avec un regard critique et une liberté de ton que nous n’hésitons pas à employer. Il nous faut maintenant penser à demain. Forts de ces débats, nos idées doivent être portées dans le pays et les deux scrutins de 2014 sont un moyen de nous faire entendre.

 

Le MRC, une identité propre au sein de la majorité

 

Après une longue série d’élections partielles toutes perdues par la majorité, la cantonale de Brignoles sonne comme un nouveau coup de semonce. La moitié des élections partielles s’est traduite par une élimination de la gauche dès le premier tour. La majorité doit maintenant ouvrir les yeux : il n’y aura pas de redressement national, pas de lutte efficace contre le Front national sans véritable réorientation de la construction européenne. Le terreau du Front national est la crise à la fois économique, sociale et politique. Le devoir de la gauche est d’apporter des réponses concrètes aux inquiétudes.

 

Sortir la France de l’ornière est une ambition qui demande une énergie constante. C’est ce choix que nous avons fait en soutenant François Hollande en 2012 ; aujourd’hui, le MRC se bat pour la réussite de la majorité en faisant des propositions pour améliorer le budget, le pouvoir d’achat, promouvoir une politique active de l’emploi. L’Europe, question clef.

 

Le coeur du réacteur est de changer l’Europe : on ne peut pas continuer ainsi à contraindre les Etats par des politiques d’austérité, sous couvert de rééquilibrage budgétaire, continuer à remettre en cause la souveraineté des nations sans voir les conséquences sur l’Homme derrière la politique du chiffre.

 

L’esprit du triple B, Bercy, Bruxelles, Berlin, est aujourd’hui notre adversaire comme la finance fut l’adversaire de François Hollande candidat : seule une réorientation en profondeur de l’Europe permettra de redresser la France et de donner un horizon à notre nation.

Il est donc important que nous soyons présents le 25 mai 2014 lors des élections européennes.

 

Convention pour une autre Europe : lancer notre projet

 

C’est pourquoi nous tenons le 30 novembre prochain notre Convention pour une autre Europe afin de préparer notre projet pour 2014 (vous trouverez un bulletin d’inscription dans ce numéro). Dans la situation actuelle, peut-on, en effet, se permettre d’être absents ? Les faits nous donnent aujourd’hui raison, nous devons faire de ce scrutin l’occasion de porter nos analyses et nos propositions.

J’ai également engagé avec les secrétaires nationaux un « tour de France pour une autre Europe » afin d’exposer nos idées dans les grandes circonscriptions européennes d’ici la Convention. En écoutant la voix de chacun, nous pourrons décider du projet que nous proposerons pour répondre aux attentes des Français (…).

 

* Rappel : Université d'été 2013 MRC : le récapitulatif des interventions (vidéos) - 21 septembre 2013 

 

Cet article est le 140ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 16:46

Bastien Faudot : « Le MRC, c’est la gauche patriote »

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen se distingue du reste de la gauche notamment sur la question de l’Europe. Son fondateur, Jean-Pierre Chevènement, qui était l’auteur du projet socialiste préparant à l’élection présidentielle de 1981, avait, d’ailleurs quitté le gouvernement en 1983 quand le président de la République, François Mitterrand, avait ouvert la « parenthèse libérale » (voir à ce sujet 1983 : comment Mitterrand imposa au PS l'orthodoxie libérale et monétariste - 6 novembre 2013).

 

Lors des réunions interrégionales en cours (voir ce soir Nantes le 7 novembre : réunion publique POUR UNE AUTRE EUROPE - 3 novembre 2013), le MRC présente son projet d’une autre Europe (voir L'AUTRE EUROPE : le MRC explique en quoi sa position est originale - 28 septembre 2013). 

 

Conseil national MRC 240313 015 TInvité à Romilly (Aube) le 21 octobre 2013, Bastien Faudot a donné cette Interview à l'Est Eclair

Bastien Faudot : « Le MRC, c’est la gauche patriote »

Toutes ces dernières années, le MRC n’a jamais caché son euroscepticisme. Le MRC a-t-il encore un pied en Europe ?

Le MRC, c’est la gauche patriote qui a compris que pour avoir les deux pieds en Europe, il faut avoir la tête en France et non à Bruxelles, Berlin ou Washington. Les fédéralistes ont entretenu la confusion en assimilant notre volonté de bâtir une autre Europe à une posture anti-européenne. Mais ce sont eux les archaïques car leur idéal européen n’a tenu aucune de ses promesses : ni l’Europe sociale, ni la prospérité, ni la puissance ; en Espagne, en Italie ou en Grèce, un jeune sur deux est au chômage ! La monnaie unique se révèle trop cher dans la compétition mondiale et n’est pas adaptée à des pays qui ont des structures économiques aussi différentes.

Il y a pourtant une alternative, celle d’une monnaie commune qui laisserait aux nations la capacité de retrouver la souveraineté monétaire au service du développement industriel, de la croissance et de l’emploi.

 

Vous estimez que les peuples sont largement mis à l’écart des décisions prises au niveau européen. Les politiques sont-ils encore au cœur de la construction d’une Europe abandonnée au libéralisme ?

Les politiques ont la possibilité d’être acteurs de notre destin : ils n’ont pas été dépossédés de leur pouvoir par un coup d’Etat, ils se sont dépossédés de leur responsabilité par confort. Il ne tient qu’à eux de l’exercer. Mais le peuple a en effet été tenu pour quantité négligeable. L’Union européenne est une institution post-démocratique. D’abord, sa politique est aujourd’hui menée par une sorte de triumvirat coercitif dont aucun de ses membres n’est élu par les citoyens : la commission de Bruxelles, la cour de justice et la Banque centrale européenne. La seule institution élue, le parlement européen, est un théâtre d’ombres. Ensuite, lorsque les peuples sont consultés par référendum, on ignore leur réponse si elle ne correspond pas à la volonté des bien-pensants.

 

De quelle Europe rêve le Mouvement Républicain et Citoyen ?

Nous voulons l’Europe des réalités et non celle des bisounours ! Notre Europe est celle de la coopération entre les nations, pas dans un magma informel qui est d’abord l’intérêt des rentiers. Il faut une Europe certainement plus modeste sur le papier, à géométrie variable, capable de se coordonner pour bâtir des projets dont tous les peuples européens bénéficieront.

 

Cet article est le 139ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 18:09

L’Europe des nations, plutôt que celle des marchés

Le Mouvement Républicain et Citoyen veut que ses idées soient, enfin, l’occasion de débats avec les autres partis de gauche, dans la perspective de la Convention Europe qu’il organisera le 30 novembre 2013 à Paris. Son président, Jean-Luc Laurent, a lancé les débats qui auront lieu dans les 8 circonscriptions découpées pour les élections européennes (25 mai 2014).

 

Voir Avec le MRC, choisissons une autre Europe

 

2014 est l’année des élections européennes et le peuple français est appelé à désigner ses 74 députés au parlement européen. Le Mouvement Républicain et Citoyen est d’ores et déjà sur le pont pour préparer cette échéance qui doit être l'occasion d'un grand débat pour une autre Europe.

Vous trouverez ci-dessous la liste des huit coordinateurs désignés dans chacune des circonscriptions pour préparer les élections et coordonner les réunions pour une autre Europe que nous organisons.
Le texte d'orientations adopté en conseil national, également disponible ci-dessous, est la base programmatique pour le MRC qui sera enrichie par les militants des fédérations et par les remarques de nos concitoyens en réunion publique avant la convention européenne que nous organisons le samedi 30 novembre à Paris.

Nous souhaitons faire vivre un débat riche et intéressé sur la question européenne : le MRC s’engage dans une réorientation de la construction européenne pour stopper l’austérité, le chômage, les délocalisations, les licenciements qui ruinent notre pays et notre souveraineté. Fort de nos analyses depuis 20 ans, nous pensons qu’il est urgent de donner un autre cap à l’Union européenne pour construire une Europe des Nations et non plus des marchés.

Le scrutin de 2014 doit être l’occasion pour chacun de s’exprimer sur une Europe à la dérive et nous entendons y participer pleinement.

 

Coordinateurs par circonscriptions : Île-de-France : Béatrice Desmartin ; Est : Bastien Faudot ; Nord-Ouest : Claude Nicolet ; Ouest : Bruno Chevalier ; Sud-Ouest : Olivier Amiel ; Sud-Est : Martine Souvignet ; Massif central-Centre : Jean-Paul Peuch ; Outre-mer : Jean-Claude Soupramanien

 

Le texte du Conseil national a été préparé et coordonné par Marie-Françoise Bechtel, vice-présidente. Voir ces deux articles précédents, à ce sujet :

Le MRC va débattre avec les militants de son projet d'une autre Europe - 6 août 2013

Le projet du MRC pour une autre Europe : réorienter ou tout changer - 7 août 2013 

 

Pour compléter, voici la partie, en introduction, qui fait la critique des positions des autres, à gauche notamment, ce qui est de bonne pédagogie pour lancer les débats. Il s’agit de montrer ce qui fait l’originalité et la validité de la conception du MRC en ce qui concerne l’Europe.

 

Si l’UMP n’a pas changé d’un iota depuis le choix de la soumission à la volonté allemande fait par le président Sarkozy, on sent au Parti socialiste plus de déchirement devant les développements néfastes les plus récents de la construction européenne. Mais il lui reste beaucoup à clarifier : peut-on mettre sa foi dans un budget fédéral qui sanctionnerait une intégration plus poussée alors que les besoins de financement des différents pays sont structurellement différents de par leur démographie, leur système de transferts sociaux ou tout simplement leur situation économique ? Peut-on se contenter de pointer au passage les effets négatifs de l’euro cher – prise de conscience nouvelle et en elle-même positive  – en évitant d’analyser les erreurs de la monnaie unique et la profondeur de la crise qui frappe la zone euro ?

 

Répondre à ces questions par des avancées vers «plus d’Europe», «plus d’Europe fédérale», une Europe de l’«intégration solidaire» ne conduit qu’à l’impasse. Il s’agit d’une fuite en avant : on connaît le remède avant de poser le diagnostic. On voit bien se dessiner à gauche une alternative à l’européisme du PS – tous courants confondus. C’est l’approche par «l’Europe des peuples» du PCF, de J.L. Mélenchon et d’une partie d’EELV. Mais où mène cette Europe réduite au sans frontiérisme – avatar de l’internationalisme – des travailleurs et des laissés pour compte de la crise ? Cette approche pèche par manque de perspective politique et, quoique fondée sur une juste critique de l’euro, elle ne débouche sur aucune proposition alternative crédible. De même que l’européisme socialiste nie la nation, l’« Europe sociale», et «anti-patriarcale» du Front de gauche nie l’Etat en refusant d’y voir le protecteur naturel des plus faibles et le porteur légitime de la souveraineté nationale. Pour qui veut faire une Europe des peuples, l’Etat est un passage obligé : voilà ce qui nous différencie de l’approche du Front de Gauche.

 

Quant au PRG, inutile d’épiloguer sur sa vision constante d’une Europe fédérale «plus intégrée, plus citoyenne » dotée d’un gouvernement et notamment d’un ministre des affaires étrangères européen qui persisterait à prolonger l’idéal des pères fondateurs. Comme les mouvements centristes du Modem et de l’UDI, il ne parvient toujours pas à tirer les conclusions pourtant évidentes des résultats réels d’une construction européenne rêvée. On remarque certes aujourd’hui un doute chez une partie des centristes, ceux qui étaient attachés à la cohérence d’une Europe faite pas à pas par l’harmonisation progressive des systèmes. Mais cette critique de l’état actuel de l’UE est le fait de cercles de pensée et rarement des partis eux-mêmes.

 

On voit enfin se dessiner à droite une alternative à l’européisme de l’UMP. Le Front national, dans sa Version «Bleu Marine», devenue dominante, s’alimente au constat de l’échec européen. Il y trouve toutes les denrées nécessaires au véritable détournement des valeurs patriotiques auquel il se livre de façon de plus en plus systématique : la promotion des marchés financiers par les instances de l’UE lui permet de renouer non sans gourmandise avec la détestation des élites mondialisées qui fut un des fonds de commerce de l’extrême-droite avant 1940 ; l’ouverture des frontières lui offre un boulevard pour se concentrer sur les dangers de l’immigration ; le déclin des valeurs nationales , telle la laïcité, accentué par leur dilution dans un «espace» sans identité, est l’occasion permanente de stigmatiser l’islam. En bref, si l’UE n’était pas ce qu’elle est, jamais le FN n’aurait l’audience qu’il a dans notre pays. Et cela vaut pour la montée de l’extrême-droite dans toute l’Europe.

 

Voir aussi, pour information :

Il y a 40 ans, le livre de M Rocard Le marché commun contre l'Europe -  5 août 2013 

Résumé des propositions du MRC pour sortir la France de la crise - 15 septembre 2013

 

Cet article est le 138ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 20:50

Redresser la France en réorientant l’Europe

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen, créé en 2003 à l’initiative de Jean-Pierre Chevènement dans le prolongement du Mouvement des citoyens, a réuni son université d’été les 14 et 15 septembre 2013 à Coudekerque-Branche, petite ville de l’agglomération dunkerquoise (Nord).

Voir le Programme de l'université d'été 2013 du MRC à Coudekerque-Branche - 15 sept. 2013.

 

Les temps forts ont été présentés précédemment.

Université d'été 2013 MRC : 1ère journée résumée par Julien Landfried - 18 sept. 2013

Université d'été 2013 MRC : grand discours républicain de Manuel Valls - 19 sept. 2013

Université d'été 2013 MRC : République et citoyenneté, la voie à suivre - 20 sept. 2013

 

Le responsable de l’université d’été, Julien Landfried, chargé de la communication au MRC, a mis sur le site les vidéos que chacun peut consulter, en cliquant sur les titres suivants : 

 

Les photos de l'Université d'été de Coudekerque-Branche

 

UE MRC 2013: Accueil de l'université d'été

 

UE MRC 2013: Présentation de l'université d'été par Julien Landfried

 

UE MRC 2013: Table ronde n°1 "Transformer l'euro pour sortir de la nasse économique"

 

UE MRC 2013: Table ronde n°2 "L'alliance des productifs pour redresser l'industrie française"

 

UE MRC 2013: Table ronde n°3 "Sortir la France de la dépression"

 

UE MRC 2013: Intervention de Manuel Valls

 

UE MRC 2013: Ouverture de la 2e journée

 

UE MRC 2013: Synthèse de la première journée par Julien Landfried

 

UE MRC 2013: Table ronde n°4 "Relever la France par la voie républicaine"

 

UE MRC 2013: Discours de clôture de Jean-Luc Laurent

 

Cet article est le 137ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 23:48

Redresser la France suppose de réorienter l’Europe

 

Après avoir pris note de l’essentiel des interventions lors des trois tables rondes de la première journée (14 septembre) de l’université d’été 2013 du Mouvement Républicain et Citoyen (voir Université d'été 2013 MRC : 1ère journée résumée par Julien Landfried - 18 septembre 2013), l’intervention de Manuel Valls  (voir Université d'été 2013 MRC : grand discours républicain de Manuel Valls - 19 septembre 2013) a clos la première journée du Programme de l'université d'été 2013 du MRC à Coudekerque-Branche.

La seconde journée, le 15 septembre, a débuté avec la 4ème table ronde. Table ronde avec: Jean-Pierre Chevènement, sénateur, président d’honneur du MRC, Marc Dolez, député du Nord, membre du Front de gauche, Jérôme Guedj, député (PS) de l'Essonne, animateur de Maintenant La Gauche et Marie-Françoise Bechtel, députée, vice-présidente du MRC (modératrice). Voir la vidéo : UE MRC 2013: Table ronde n°4 "Relever la France par la voie républicaine" 

Université d'été MRC 2010 021 TFin de l’université d’été avec le Discours de clôture de Jean-Luc Laurent (extrait).

 

Photo : Jean-Luc Laurent, à l'université d'été 2010.

 

(…) Nous, nous avons tracé notre voie pour lutter efficacement et contribuer à faire sortir la France de l'impasse comme l'a si bien analysé Jean-Pierre Chevènement. C’est par la République que nous pourrons redresser la France et réorienter l’Europe.

Non, il n’est pas présomptueux pour le MRC de se vouloir la boussole républicaine pour la gauche et pour la France. Bien au contraire, nous entendons faire entendre au peuple et à la gauche nos analyses, qui sont confirmées par trente années de dérégulation capitaliste. Non, il n’est pas archaïque de dire que l’Union Européenne ne peut plus fonctionner comme elle le fait. La Commission Européenne ne peut continuer à condamner les peuples d’Europe à l’austérité perpétuelle. Redresser la France suppose de réorienter la construction européenne : c’est donc à nous, armés de nos convictions solides, d’être actif dans le débat public.

I. Redresser la France

Le
redressement de la France a été notre fil conducteur pendant un an dans la majorité car il en va de l’avenir de la France.

Derrière les mots de « plans sociaux », ce sont des emplois qu’on sacrifie, des familles touchées par le chômage et la peur du lendemain. Les pouvoirs publics ont le devoir d’agir. Là réside notre ambition : affirmer l’impératif de sauvegarde de nos emplois et de nos bassins industriels là où la finance égoïste ne voit pas plus loin que son chiffre d’affaires trimestriel.

Nous avons soutenu la démarche de Louis Gallois, son rapport, l’action qu’il mène comme Commissaire général à l’investissement. Son rapport a jeté les bases du Pacte National pour la Croissance, la Compétitivité et l’Emploi.

C’est un moment-clef, inaugural, du quinquennat : le moment où la gauche au pouvoir dit que le redressement productif ne sera pas qu’un slogan. Jeudi dernier, vous avez tous vu le président de la République avec le robot Nao dans ses bras. Je vais exceptionnellement vous parler de moi. Et bien, il y a trois ans lors de l’Exposition Universelle de Shanghai, j’ai dansé avec le robot fabriqué par la société Aldebaran. Je suis content que le président de la République m’ait rejoint. Dans ces moments-là, malgré les avanies, malgré les difficultés, on se dit qu’Hollande était le bon choix.

Nous croyons en ce redressement productif qui prend forme à travers des propositions concrètes, comme les 34 plans d'action, auxquelles les républicains que nous sommes, sont fortement attachés. C’est avec ambition, et lucidité sur ses défauts, que nous avons voté, par exemple, le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi. Il permettra, à court terme, une relance non négligeable pour les entreprises.

Le Gouvernement a fait le choix du redressement industriel de la France, il sait qu’il peut compter sur le MRC dans cette voie : banque publique d’investissement, création de filières d’avenir, relocalisations d’activités, les avancées sont nombreuses et doivent être saluées.

Ces choix tranchent avec la doctrine passée du PS qui fondait son projet sur le développement des aides à la personne et le tourisme. C'était court, c'était oublier l'industrie.

Voilà pourquoi nous soutiendrons une politique industrielle concrète : notre ambition est de mettre en actes le terme de redressement. La France doit être gouvernée par l’exigence républicaine et le service de l’intérêt national. Là-dessus, nous sommes intransigeants.

L’emploi est la question prioritaire. Le redressement de la France ne pourra se faire sans la pleine participation des salariés. Nous avons participé aux discussions parlementaires sur le projet de loi de sécurisation de l’emploi qui marque une avancée non négligeable : c’est le dialogue qui prime. Les salariés des entreprises de plus de 5000 personnes seront enfin représentés dans les conseils d’administration. L’homologation par l’État des plans de sauvegarde de l’emploi participe de l’indispensable triptyque État/industrie/emploi. Celui-ci constitue un fondement solide sur lequel on peut s’appuyer pour construire une politique industrielle volontariste où l’État doit jouer un rôle essentiel.

D’autres sujets sont encore à aborder : la formation professionnelle, notamment celle des chômeurs ; l’amélioration des conditions de travail ; la réforme des retraites qui doit être améliorée sur la pénibilité, la situation des femmes et les petites retraites. Nous nous exprimerons en ce sens au parlement pour assurer la justice et la confiance dans notre système de retraite.

II. Réorienter la construction européenne pour mettre fin à l’austérité généralisée

On ne peut penser le redressement de la France sans l’inscrire à une échelle plus large qui est celle de l’Union européenne. L’Europe, un sujet que nous connaissons bien au MRC et sur lequel nous comptons faire entendre nos propositions, plus que jamais en 2014.

Au parlement, nous nous sommes battus contre le TSCG avec vigueur ; notre non est une opposition positive car alimentée par la réflexion que nous avons menée ces vingt dernières années. Nous ne sommes pas des Prométhée en puissance qui prétendent détenir la lumière et l’apporter à des partis politiques aveugles. Nous sommes un parti politique qui réfléchit et construit sa doctrine en l’appuyant sur des faits tangibles. Et les faits donnent aujourd’hui raison à notre diagnostic et à nos analyses que nous voulons faire partager par
la gauche.

L’Europe du Sud est en crise profonde, la récession frappe de plus en plus de pays ; l’Allemagne ne peut rester sourde aux dégâts des politiques d'austérité que Bruxelles impose aux nations et qui rejaillissent sur tous. L'Allemagne ne s'en sortira pas seule.

L’Europe s’effrite et la crise de l'euro n'est pas réglée. Certains se demandant s’ils ne faudrait pas construire deux zones distinctes et ainsi larguer les pays du Sud sans bouée de sauvetage ; les plans de relance se multiplient ; la Grèce est au bord du gouffre, si elle n’y a pas déjà plongé tête
la première.

Et la France ? La France doit résister aux politiques libérales. La France peine à sauver son « exception culturelle » d’un projet de globalisation atlantique. Et la France est taxée de « réactionnaire » par le président de la Commission européenne parce qu’elle entend défendre ses intérêts nationaux. Comme si l’Allemagne ne défendait pas ses intérêts nationaux…mais avant d’incriminer Bruxelles ou Berlin, regardons Paris et la difficulté que nous avons à définir nos intérêts nationaux, à penser et à agir comme nation dans un ensemble coopératif. Regardons les ravages de l’esprit de « Bercy ». La construction européenne est un projet français mais la créature nous est hors de contrôle depuis trop longtemps.

La mondialisation qu'on nous vantait comme eldorado s’est muée en oppression, silencieuse mais réelle. François Hollande voulait lutter contre la finance qui n’a pas de visage. Elle en a aujourd’hui plusieurs, et ils font peur : austérité ; fédéralisme ; libéralisme sans limites sont autant de facettes d’une Union européenne hors de contrôle. Le Président Sarkozy était omnubilé par la défense du Triple A. Maintenant qu'il est perdu, il ne faut pas le remplacer par un triple B, Bercy, Bruxelles, Berlin. Au triple B, il convient d’opposer un ferme triple non. La gauche ne peut se satisfaire d’un politique libre-échangiste qui oublie le peuple au profit, c’est le cas de le dire, d’un accroissement des inégalités. L’entêtement de nos dirigeants est farouche : quand l’Europe ne fonctionne pas, il nous faut plus d’Europe. Nous sommes dans un cercle vicieux que seule une réorientation profonde pourra inverser.

2014 est l’année des élections européennes, ce sera l’occasion pour nous de mettre en avant notre projet pour l’Europe et d'abord :

- le passage de la monnaie unique à une monnaie commune qui préserve la souveraineté des États.
- renforcer les coopérations entre nations dans des domaines  comme l’indépendance énergétique, l’e-économie, les transports ;
- refuser le libre-échange qui ne conduit qu’à la précarité et à la mise en cause de notre pacte social et républicain ;

Je suis convaincu que les Français qui constatent chaque jours les dégâts de l’Union européenne et de la monnaie unique y sont d’ores et déjà prêts et favorables malgré le terrorisme intellectuel et moral. La table ronde d’hier matin a esquissé des pistes intéressantes, à nous de savoir les porter politiquement.

Au MRC, nous savons bien que la République est une exigence. C'est aussi une protection. C’est l’injustice qui a conduit à la Révolution française ; c’est l'exigence républicaine qui a guidé notre construction politique ; c’est notre souveraineté nationale qui nous a dicté des choix historiques. Ne l’oublions pas et soyons à la hauteur des débats de demain.

Ne cédons cependant pas au repli farouche. Les nations d’Europe ont intérêt à bâtir une Europe des peuples qui coopèrent et non des marchés. Je ne me lancerai pas dans un Éloge des frontières, que Régis Debray a très bien fait, mais je dirai que se protéger, c’est pouvoir également, et surtout, s’ouvrir. Pour cela, la France doit faire entendre sa voix de puissance mondiale et veiller à faire respecter le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. C’est notre responsabilité de membre permanent du conseil de sécurité de l’ONU. On ne peut donc accepter que notre politique diplomatique se règle sur le bon vouloir des Etats-Unis.
Le MRC a été clair quant à la question de l’intervention en Syrie : il est hors de question de sortir du cadre légal international. Sur la Syrie, je suis triste de voir l'isolement de
la France.
Ce n'est pas l'ingérence qui doit guider la politique de la France, c'est le droit international
(…). 

 

Cet article est le 136ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 19:19

Nous, femmes et hommes de gauche, attachés à la République

 

Après avoir pris note de l’essentiel des interventions lors des trois tables rondes de la première journée (14 septembre) de l’université d’été 2013 du Mouvement Républicain et Citoyen (voir Université d'été 2013 MRC : 1ère journée résumée par Julien Landfried - 18 septembre 2013), l’ordre chronologique conduit à présenter maintenant l’intervention de Manuel Valls - voir le Programme de l'université d'été 2013 du MRC à Coudekerque-Branche - 15 septembre 2013.

 

La participation d’un ministre à l’université d’été du MRC est un évènement. De plus, le ministre de l’intérieur avait préparé un discours d’homme d’Etat républicain. Ce qui suit en est un extrait mais, selon la formule habituelle, seul le prononcé du discours fait foi. Bien souvent, Manuel Valls s’est éloigné de son texte, notamment quand il a rendu hommage au ministre de l’intérieur Jean-Pierre Chevènement, entre 1997 et 2000. On soulignera l’importance du fait qu’il a reconnu, lui l’ancien très proche collaborateur du Premier ministre Lionel Jospin, que, dans le différend opposant Chevènement et Jospin sur la Corse, c’est l’ancien ministre de l’intérieur qui avait raison.

 

Il faut voir la vidéo - voir ce qu’il a dit de la laïcité et de la Marseillaise. On comprend mieux pourquoi Manuel Valls a la confiance des milieux populaires. Oui, sauf sur l’Europe, du moins sur la monnaie unique, il y a des convergences républicaines évidentes entre le ministre et le MRC. 

UE MRC 2013: Intervention de Manuel Valls

 

(…) Ma présence, ce n’est pas un paradoxe. Ma présence, c’est l’expression d’une cohérence. De femmes et d’hommes de gauche, attachés à la République.

La République, ce joli mot, somme de tant de promesses et de tant d’exigences. Ce mot, comme celui de Nation, ne sont pas, contrairement à une petite musique que l’on peut entendre, des mots désuets, des mots dépassés. C’est tout le contraire ! Je crois profondément, comme vous tous, que dans cette période de crise économique, sociale, de crise d’identité, dans cette période de doutes – de craintes, de peurs aussi – pour nombre de nos concitoyens, la République, la Nation, sont plus que jamais d’actualité, plus que jamais des réponses. Pas des réponses de repli, mais des réponses tournées vers l’avenir.
La République, ce n’est pas qu’un cadre institutionnel. C’est bien plus que cela. La République, cela a toujours été le programme, le grand projet de la gauche, le réceptacle capable d’accueillir ses espoirs et de donner corps à son idéal. Nous connaissons tous cette jolie formule de GAMBETTA : « la République, c’est la forme qui entraîne le fond ». La République est un moyen au service de grands principes qui ne sont pas négociables. La République ne transige pas sur ses principes.

 

La République que nous voulons, la République que nous aimons, c’est une République intransigeante.

 

Cette République intransigeante, c’est l’ordre tout autant que le progrès. C’est la synthèse entre JAURÈS et CLEMENCEAU. Pendant trop longtemps – et encore aujourd’hui, même si dans une moindre mesure – la gauche a alimenté cette vision qui voudrait que les deux termes soient opposés. Cette opposition n’a pas lieu d’être car sans ordre, sans ordre républicain, aucun progrès social n’est envisageable. Dans une société sans ordre, sans règles, ce sont toujours les plus faibles, les moins fortunés, les moins informés qui sont les premiers à pâtir de la situation. Et quand on est de gauche, quand on est républicain, on ne peut l’accepter.
Elu de la banlieue parisienne depuis plus de 25 ans, comme toi Jean-Luc, je sais combien l’insécurité, la délinquance, la présence de trafics, l’emprise de la drogue, sont des injustices supplémentaires quand elles viennent frapper des quartiers populaires qui ont déjà à faire face à tant d’autres difficultés économiques et sociales. C’est là, dans ces quartiers, où il faut agir prioritairement. C’est là, dans ces quartiers, qu’une réponse forte de l’Etat est attendue.
Mais, depuis un an, je n’oublie pas aussi le sentiment d’abandon dans les territoires périurbains et ruraux. La lutte contre les cambriolages nécessite une mobilisation sans précédent.
Le redressement de la France, il passe également par le rétablissement de l’autorité, de l’autorité de l’Etat, du policier, du gendarme, du juge, de l’enseignant, de l’autorité trop souvent contestée.
L’ordre, l’autorité, sont des valeurs de gauche, car elles sont par essence émancipatrices des individus. Une société traversée par la violence, les troubles, ne peut offrir des conditions propices à un développement harmonieux, à un développement qui profite à tous.

La République, c’est la sécurité !

 

La sécurité pour tous, partout, sans jamais abandonner un territoire. Et je sais tout ce que la gauche doit à Jean-Pierre CHEVENEMENT en matière de sécurité !
En mettant mes pas dans les siens, je mesure pleinement ce qui a été accompli. Dans l’antichambre du ministère, je peux voir, tous les jours, les figures qui ont marqué la Place Beauvau. Beaucoup de visiteurs s’y pressent actuellement dans le cadre des journées du patrimoine. Je mesure combien les grands ministres de l’Intérieur – ils ne sont pas si nombreux – de grands républicains, ont fait avancer notre famille politique. Dans son propos du 22 octobre 1922, ALAIN a glissé quelques paroles très justes que j’aime à me rappeler : « il n’existe point d’architecte qui puisse se dire : je vais oublier ce que les hommes ont construit ». Et je n’oublie pas que Jean-Pierre CHEVENEMENT, c’est la police de proximité. Les ZSP que nous mettons en place pour combattre une délinquance enracinée, la restauration du lien police-population, la priorité donnée au terrain au plus proche des attentes des habitants, une chaîne pénale efficace, la lutte contre la récidive, tout cela doit beaucoup à l’action menée précédemment. Elle a été source d’inspiration.
Jean-Pierre CHEVENEMENT, c’est l’expression d’une exigence quant à l’idéal républicain. Et je me souviens – j’étais alors assistant parlementaire – de son action de ministre de l’Education nationale qui a rétabli l’enseignement de l’éducation civique.

La République intransigeante, c’est la priorité donnée à l’Ecole de la République.

Une
même école pour tous les enfants de France, dans les villes, dans les quartiers, dans les villages et les campagnes. L’école est un lieu de formation, mais aussi d’élévation et d’émancipation du citoyen. Il n’y a pas de projet politique de gauche qui ne soit un projet éducatif et un projet qui ouvre également des voies d’accès vers la Culture. Il nous faut donc réinvestir l’école. Il nous faut investir dans l’école.
C’est la volonté du président de la République que porte avec tant de convictions Vincent PEILLON. Le retour de l’enseignement de la morale républicaine, la création de 60 000 postes, la priorité donnée à l’école primaire et à la lutte contre le décrochage scolaire, voilà les moyens de refaire de l’école ce lieu par excellence de l’égalité des chances. Une égalité des chances qui est régulièrement proclamée, mais qui se heurte bien trop souvent au réel. C’est donc un chemin qu’il nous faut reprendre inlassablement. C’est notre devoir de républicains, de femmes et d’hommes de gauche, car la République c’est avant tout cette promesse, au-delà des déterminismes, de bénéficier équitablement des moyens de bâtir et de choisir sa vie.
Et n’oublions jamais le rôle des enseignants qui, dans les écoles, dans les collèges, dans les lycées, préparent notre jeunesse. Il faut les respecter et donc, en premier lieu, bien les former à l’exercice de cette mission exigeante : donner à notre jeunesse les moyens de réussir. Il faut aimer les enseignants car ils sont – j’emploie l’expression, même si elle est passée de mode – les hussards de la République.
L’école de la République est laïque, car notre République est laïque.
Et la charte de la laïcité qui sera affichée dans tous les établissements scolaires de France est une très bonne chose. Elle doit être respectée. Il faut la faire respecter. Donner toute sa force à la laïcité, c’est nécessairement en faire la pédagogie auprès du plus grand nombre pour que les principes, compris par tous, soient appliqués par tous. La laïcité émancipe et rassemble, personne ne doit en avoir peur. Personne ne doit avoir peur de l’égalité, notamment entre les femmes et les hommes.

Oui, La République intransigeante, c’est la défense acharnée de l’égalité.

L’égalité notamment devant les services publics. Ce qui réclame de toujours veiller à leur bonne organisation, à leur continuité dans les territoires péri-urbains et ruraux, à leur efficacité. Réformer notre Etat est une nécessité. Une nécessité que j’assume, car ce sont les personnes avec les ressources les plus modestes qui ont le plus besoin d’un état efficace. Les plus aisées auront toujours la possibilité d’avoir accès aux soins, à l’éducation, aux transports. Et parce que nous sommes de gauche, nous refusons cette société où l’argent dicterait sa loi – il le fait déjà beaucoup trop – entre ceux qui ont et ceux qui n’ont pas. La République c’est donc l’expression d’une solidarité qui passe, bien évidemment, par l’impôt, qui doit être juste. La République, c’est la solidarité qui fait que les difficultés des uns deviennent la préoccupation de tous.

La République intransigeante c’est l’autorité de la loi et le refus de l’arbitraire.

C’est tout le sens de l’action que nous avons menée en matière de droit au séjour et de régularisations. Nous avons établi des règles justes, transparentes, uniformes sur l’ensemble du territoire. Ces règles doivent s’appliquer en respectant la dignité de chacun et avec fermeté, car appliquer la loi, c’est la meilleure des voies vers l’apaisement.
La République intransigeante, c’est enfin la possibilité pleine et entière pour ceux qui le souhaitent vraiment, à l’issue d’un parcours d’intégration réussi, de devenir français.
Il n’y a pas à tendre beaucoup l’oreille pour entendre les avocats d’une vision étriquée de la Nation. Ce n’est pas la mienne ; ce n’est pas celle de la gauche ! Car l’idée même de Nation nous renvoie à notre Révolution et à sa dimension progressiste. « Vive la Nation ! », c’est le cri que lancèrent, à Valmy, les soldats défendant le République. La Nation est née avec l’expression de la volonté générale issue du peuple. Et tout comme vous, je n’abandonnerai jamais notre drapeau, notre hymne, à ceux qui veulent en faire des boucliers face à je ne sais quelle menace. Je n’abandonnerai jamais l’étendard et la Marseillaise !
(…)
 

Cet article est le 135ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 22:55

Comment sortir la France de la régression et de la dépression ?

 

Université d'été MRC 2011 004 TLe responsable de l’université d’été du Mouvement républicain et citoyen, Julien Landfried (photo : université d'été 2011), a bien résumé les exposés des intervenants lors des trois tables rondes de la première journée. Voir le Programme de l'université d'été 2013 du MRC à Coudekerque-Branche - 15 septembre 2013. 

UE MRC 2013: Synthèse de la première journée par Julien Landfried

Chers amis, chers camarades,

M’a été confiée la lourde tâche de résumer les travaux de la première journée de notre université d’été. Tâche difficile qui ne peut viser à l’exhaustivité, d’autant que je dois être bref.

D’abord l’euro. Nos trois invités de la première table ronde « Transformer l’euro pour sortir de la nasse économique » ont dressé un tableau convergent sur la monnaie unique. Monnaie mal conçue, inadaptée à l’hétérogénéité des systèmes économiques des pays qui composent la zone euro, la monnaie unique était, par sa construction même, un système d’aggravation des divergences.

Ce qui est présenté comme une crise de la dette publique est plus profondément, nous a dit Jean-Luc Gréau, une crise de la compétitivité de l’Europe du Sud et de la France par rapport à l’Allemagne. L’euro ne nous a pas protégé de la crise américaine de 2008 et, au contraire, l’ampleur de la récession a été très forte dans la zone, allant jusqu’à une dépression économique en Grèce et au Portugal.

 

Philippe Murer a critiqué vertement les politiques d’austérité, qui loin de soigner le mal supposé - la dette - ne font que l’aggraver en cassant les ressorts de la croissance. Un cercle vicieux est ainsi mis en place où la destruction de l’Etat social en Europe du Sud se révèle vaine si ce n’est contreproductive sur le plan du redressement économique. Et encore, Murer nous a-t-il prévenu que l’Europe était en quasi récession au moment où le reste du monde connaissait encore une certaine croissance économique. Qu’adviendra-t-il à la fin du cycle économique mondial quand la croissance se retournera ? Pour paraphraser Jean-Pierre Chevènement, il est à craindre que nous « sauterons dans le noir ». Murer a détaillé les résultats de son étude sur les « scenarii de dissolution de l’euro » co-produite avec Jacques Sapir. En résumé : la dissolution de l’euro profitera massivement à l’Europe du Sud et à la France, particulièrement dans le cas d’une dissolution contrôlée de l’euro. Le retour d’une certaine inflation en Europe du Sud nécessiterait de la part des gouvernements nationaux un pilotage macro-économique fin.

 

Yves Le Hénaff a confirmé la justesse des grandes lignes de l’étude en évoquant le choc de compétitivité que procurerait une dévaluation pour la France et l’Europe du Sud. Il a également noté la dynamique fondamentale de l’euro qui est d’aggraver les inégalités sociales et les inégalités entre nations, notant avec brio que la hausse des rémunérations outre-Rhin depuis quelques mois était en elle-même un exemple de cette divergence : les Allemands, déjà les mieux payés, le seraient davantage tandis que les pays d’Europe du Sud sont entrés dans un mécanisme de déflation salariale.

Une première table ronde qui était certes très technique, mais qui a cherché à aller jusqu’au fond du problème, du moins autant qu’il est possible de le faire en une heure et demie.

 

La seconde table ronde « L’alliance des productifs pour redresser l’industrie française » a vu s’exprimer des points de vue plus divers.

 

Jean-Michel Quatrepoint a d’abord appelé à rassembler les Français autour d’un grand objectif de redressement économique, comme de Gaulle avait pu le faire au début des années 60. Fiscalité, innovation, prise du risque, priorité au travail et à l’industrie : telles sont quelques-unes des idées de Quatrepoint qui a également encouragé la France à rentrer de plein pied dans ce qu’il appelle l’iconomie.

 

Guillaume Duval est revenu de son côté sur les raisons de la réussite économique allemande, dont il a relativisé en partie l’ampleur et dont il a surtout contesté les origines. En substance : ce ne sont pas les réformes de déréglementation du marché du travail impulsées par Schröder (les lois Hartz) qui sont l’explication de la robustesse économique de l’industrie allemande, mais d’abord la spécialisation industrielle de l’Allemagne sur les machines-outils qui en fait le fournisseur privilégié des pays émergents, et la co-détermination patronat-syndicat qui « moralise » dans une certaine mesure le capitalisme allemand.

 

Christian Hutin a ensuite évoqué sur son expérience parlementaire avec la mission d’enquête sur l’avenir de la sidérurgie, revenant sur l’erreur de la vente de Pechiney et notant la grande convergence de vues des parlementaires sur la question. Une anecdote de Christian semble résumer correctement le fonctionnement de l’Union européenne : une industrie électro-intensive, hésitant entre plusieurs localisations pour ses investissements, se serait ainsi vue proposer par les autorités locales canadiennes la construction d’un barrage, et en France ... un rendez-vous à Bruxelles ! Bref, il y a encore loin de la coupe aux lèvres.

La troisième table ronde « Sortir la France de la dépression » a été marquée par un consensus des participants sur le diagnostic.

 

Pour Eric Dupin, la France est plongée depuis longtemps dans une « dépression nationale ». Une « souffrance sociale polymorphe » s’exprime spontanément chez les Français pour peu qu’on les écoute. Dupin parle d’une « insécurité psychique, mentale des Français face à la modernité », et une « déliaison sociale ». Et il note que le Front national, avec son cocktail d’anti-libéralisme économique et d’anti-libéralisme culturel se retrouve de facto seul à proposer une telle offre politique à des Français en proie au doute par rapport au Progrès et à toutes ses déclinaisons économiques ou médiatiques.

 

Jérôme Sainte-Marie a noté de son côté que la défiance verticale entre le peuple et les élites se double d’une défiance horizontale, entre « semblables ». La thématique du déclin progresse fortement à droite.

 

Gaël Brustier a, de son côté, pointé également cette domination de l’idée de déclin dans le débat politique. Il a mis en garde contre les conséquences électorales de l’importante mobilisation contre le « mariage pour tous ».

 

Pour Sami Naïr enfin, depuis le référendum sur le traité de Maastricht, c’est l’abandon de l’Etat et de la Nation qui serait explicatif de cette situation de déprime nationale.

Enfin les quatre ateliers sur l’éducation, les retraites, la réforme territoriale et l’énergie, ont été l’occasion de débats entre militants dont je n’ai pas le temps ici de faire état en détails.

Ce matin, après la brillante intervention de Manuel Valls hier, place au débat politique où s’exprimera une certaine diversité de point de vues. Jérôme Guedj d’abord, député PS et animateur du courant "Maintenant la gauche" au PS, Marc Dolez, député du Nord et membre du Front de gauche et enfin Jean-Pierre Chevènement, notre président d’honneur, sénateur du Territoire de Belfort.

Le débat s’intitule « Relever la France par la voie républicaine » et sera animé par la député Marie-Françoise Bechtel. Ce sera, je n’en doute pas l’occasion pour Jean-Pierre Chevènement d’exposer les grandes lignes de son nouveau livre 1914-2014 : l’Europe sortie de l’histoire ? qui sortira en octobre et dont je peux d’ores et déjà vous annoncer qu’il fera l’événement
(…).

Cet article est le 134ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 22:05

Réorienter l’Europe, redresser la France

 

Le Mouvement républicain et citoyen vient de tenir son université d’été les 14 et 15 septembre. Voir Programme de l'université d'été 2013 du MRC à Coudekerque-Branche - 15 septembre 2013. C’est un jeune parti qui a été créé en 2003 - à l’initiative de Jean-Pierre Chevènement - dans le prolongement du Mouvement des citoyens. Il ne demande qu’à augmenter le nombre de ses adhérents.

 

Dans un tract, il a résumé ses propositions. Cliquez sur le titre pour en savoir plus : "Agir face à la crise: les propositions du MRC"

 

Après plusieurs années de politiques libérales et d’austérité, notre pays est en proie à de grandes difficultés. Chômage, précarité, étranglement budgétaire des ménages, jeunes peinant à trouver leur place dans la société, la crise se fait durement sentir au quotidien. Face à cette situation, le MRC agit dans la majorité, pour que la politique de redressement de la France qu’il défend devienne celle du Gouvernement.

 

Voici les propositions du MRC pour sortir la France de la crise :

 

Réorienter la construction européenne

 

Montrer les voies de coopérations européennes, dans des domaines comme l’indépendance énergétique, l’e-économie, les grands travaux, les normes sociales et environnementales pour le commerce.

 

Rompre avec le libre-échange et l’austérité qui ne peuvent conduire qu’à la récession.

 

Redonner de l’air aux entreprises françaises par une baisse du taux de change de l’euro.

 

Organiser le passage à la monnaie commune, pour que chaque Nation d’Europe puisse mener la politique monétaire adaptée à ses spécificités, au service du travail, de la croissance et de ses intérêts.

 

Relancer la croissance par la réindustrialisation de notre pays

 

Soutenir, sur l’ensemble du territoire national, les entreprises qui investissent dans l’innovation, la production et l’exportation pour nos emplois.

 

Protéger notre économie, s’opposer aux délocalisations qui détruisent le travail.

 

Redresser la France par l’Ecole

 

Restaurer le niveau scolaire, défendre le principe d’Egalité dans l’accès à la connaissance.

 

Revaloriser la formation professionnelle, levier d’insertion et atout pour nos entreprises.

 

Soutenir la recherche pour mettre notre pays au premier plan dans les domaines clés de l’avenir.

 

Former les citoyens de demain : forger des esprits libres, unis par le même sens de l’intérêt général et animés par les valeurs de Liberté, d’Egalité, de Fraternité et de Laïcité.

 

Affirmer la présence de la France sur la scène internationale

 

Défendre une politique étrangère autonome.

 

Appuyer la recherche et le développement de coopérations avec les grands pays émergents (Russie, Brésil, Inde, Indonésie, Chine etc.).

 

Cet article est le 133ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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