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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 18:09

L’Europe des nations, plutôt que celle des marchés

Le Mouvement Républicain et Citoyen veut que ses idées soient, enfin, l’occasion de débats avec les autres partis de gauche, dans la perspective de la Convention Europe qu’il organisera le 30 novembre 2013 à Paris. Son président, Jean-Luc Laurent, a lancé les débats qui auront lieu dans les 8 circonscriptions découpées pour les élections européennes (25 mai 2014).

 

Voir Avec le MRC, choisissons une autre Europe

 

2014 est l’année des élections européennes et le peuple français est appelé à désigner ses 74 députés au parlement européen. Le Mouvement Républicain et Citoyen est d’ores et déjà sur le pont pour préparer cette échéance qui doit être l'occasion d'un grand débat pour une autre Europe.

Vous trouverez ci-dessous la liste des huit coordinateurs désignés dans chacune des circonscriptions pour préparer les élections et coordonner les réunions pour une autre Europe que nous organisons.
Le texte d'orientations adopté en conseil national, également disponible ci-dessous, est la base programmatique pour le MRC qui sera enrichie par les militants des fédérations et par les remarques de nos concitoyens en réunion publique avant la convention européenne que nous organisons le samedi 30 novembre à Paris.

Nous souhaitons faire vivre un débat riche et intéressé sur la question européenne : le MRC s’engage dans une réorientation de la construction européenne pour stopper l’austérité, le chômage, les délocalisations, les licenciements qui ruinent notre pays et notre souveraineté. Fort de nos analyses depuis 20 ans, nous pensons qu’il est urgent de donner un autre cap à l’Union européenne pour construire une Europe des Nations et non plus des marchés.

Le scrutin de 2014 doit être l’occasion pour chacun de s’exprimer sur une Europe à la dérive et nous entendons y participer pleinement.

 

Coordinateurs par circonscriptions : Île-de-France : Béatrice Desmartin ; Est : Bastien Faudot ; Nord-Ouest : Claude Nicolet ; Ouest : Bruno Chevalier ; Sud-Ouest : Olivier Amiel ; Sud-Est : Martine Souvignet ; Massif central-Centre : Jean-Paul Peuch ; Outre-mer : Jean-Claude Soupramanien

 

Le texte du Conseil national a été préparé et coordonné par Marie-Françoise Bechtel, vice-présidente. Voir ces deux articles précédents, à ce sujet :

Le MRC va débattre avec les militants de son projet d'une autre Europe - 6 août 2013

Le projet du MRC pour une autre Europe : réorienter ou tout changer - 7 août 2013 

 

Pour compléter, voici la partie, en introduction, qui fait la critique des positions des autres, à gauche notamment, ce qui est de bonne pédagogie pour lancer les débats. Il s’agit de montrer ce qui fait l’originalité et la validité de la conception du MRC en ce qui concerne l’Europe.

 

Si l’UMP n’a pas changé d’un iota depuis le choix de la soumission à la volonté allemande fait par le président Sarkozy, on sent au Parti socialiste plus de déchirement devant les développements néfastes les plus récents de la construction européenne. Mais il lui reste beaucoup à clarifier : peut-on mettre sa foi dans un budget fédéral qui sanctionnerait une intégration plus poussée alors que les besoins de financement des différents pays sont structurellement différents de par leur démographie, leur système de transferts sociaux ou tout simplement leur situation économique ? Peut-on se contenter de pointer au passage les effets négatifs de l’euro cher – prise de conscience nouvelle et en elle-même positive  – en évitant d’analyser les erreurs de la monnaie unique et la profondeur de la crise qui frappe la zone euro ?

 

Répondre à ces questions par des avancées vers «plus d’Europe», «plus d’Europe fédérale», une Europe de l’«intégration solidaire» ne conduit qu’à l’impasse. Il s’agit d’une fuite en avant : on connaît le remède avant de poser le diagnostic. On voit bien se dessiner à gauche une alternative à l’européisme du PS – tous courants confondus. C’est l’approche par «l’Europe des peuples» du PCF, de J.L. Mélenchon et d’une partie d’EELV. Mais où mène cette Europe réduite au sans frontiérisme – avatar de l’internationalisme – des travailleurs et des laissés pour compte de la crise ? Cette approche pèche par manque de perspective politique et, quoique fondée sur une juste critique de l’euro, elle ne débouche sur aucune proposition alternative crédible. De même que l’européisme socialiste nie la nation, l’« Europe sociale», et «anti-patriarcale» du Front de gauche nie l’Etat en refusant d’y voir le protecteur naturel des plus faibles et le porteur légitime de la souveraineté nationale. Pour qui veut faire une Europe des peuples, l’Etat est un passage obligé : voilà ce qui nous différencie de l’approche du Front de Gauche.

 

Quant au PRG, inutile d’épiloguer sur sa vision constante d’une Europe fédérale «plus intégrée, plus citoyenne » dotée d’un gouvernement et notamment d’un ministre des affaires étrangères européen qui persisterait à prolonger l’idéal des pères fondateurs. Comme les mouvements centristes du Modem et de l’UDI, il ne parvient toujours pas à tirer les conclusions pourtant évidentes des résultats réels d’une construction européenne rêvée. On remarque certes aujourd’hui un doute chez une partie des centristes, ceux qui étaient attachés à la cohérence d’une Europe faite pas à pas par l’harmonisation progressive des systèmes. Mais cette critique de l’état actuel de l’UE est le fait de cercles de pensée et rarement des partis eux-mêmes.

 

On voit enfin se dessiner à droite une alternative à l’européisme de l’UMP. Le Front national, dans sa Version «Bleu Marine», devenue dominante, s’alimente au constat de l’échec européen. Il y trouve toutes les denrées nécessaires au véritable détournement des valeurs patriotiques auquel il se livre de façon de plus en plus systématique : la promotion des marchés financiers par les instances de l’UE lui permet de renouer non sans gourmandise avec la détestation des élites mondialisées qui fut un des fonds de commerce de l’extrême-droite avant 1940 ; l’ouverture des frontières lui offre un boulevard pour se concentrer sur les dangers de l’immigration ; le déclin des valeurs nationales , telle la laïcité, accentué par leur dilution dans un «espace» sans identité, est l’occasion permanente de stigmatiser l’islam. En bref, si l’UE n’était pas ce qu’elle est, jamais le FN n’aurait l’audience qu’il a dans notre pays. Et cela vaut pour la montée de l’extrême-droite dans toute l’Europe.

 

Voir aussi, pour information :

Il y a 40 ans, le livre de M Rocard Le marché commun contre l'Europe -  5 août 2013 

Résumé des propositions du MRC pour sortir la France de la crise - 15 septembre 2013

 

Cet article est le 138ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 20:50

Redresser la France en réorientant l’Europe

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen, créé en 2003 à l’initiative de Jean-Pierre Chevènement dans le prolongement du Mouvement des citoyens, a réuni son université d’été les 14 et 15 septembre 2013 à Coudekerque-Branche, petite ville de l’agglomération dunkerquoise (Nord).

Voir le Programme de l'université d'été 2013 du MRC à Coudekerque-Branche - 15 sept. 2013.

 

Les temps forts ont été présentés précédemment.

Université d'été 2013 MRC : 1ère journée résumée par Julien Landfried - 18 sept. 2013

Université d'été 2013 MRC : grand discours républicain de Manuel Valls - 19 sept. 2013

Université d'été 2013 MRC : République et citoyenneté, la voie à suivre - 20 sept. 2013

 

Le responsable de l’université d’été, Julien Landfried, chargé de la communication au MRC, a mis sur le site les vidéos que chacun peut consulter, en cliquant sur les titres suivants : 

 

Les photos de l'Université d'été de Coudekerque-Branche

 

UE MRC 2013: Accueil de l'université d'été

 

UE MRC 2013: Présentation de l'université d'été par Julien Landfried

 

UE MRC 2013: Table ronde n°1 "Transformer l'euro pour sortir de la nasse économique"

 

UE MRC 2013: Table ronde n°2 "L'alliance des productifs pour redresser l'industrie française"

 

UE MRC 2013: Table ronde n°3 "Sortir la France de la dépression"

 

UE MRC 2013: Intervention de Manuel Valls

 

UE MRC 2013: Ouverture de la 2e journée

 

UE MRC 2013: Synthèse de la première journée par Julien Landfried

 

UE MRC 2013: Table ronde n°4 "Relever la France par la voie républicaine"

 

UE MRC 2013: Discours de clôture de Jean-Luc Laurent

 

Cet article est le 137ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 23:48

Redresser la France suppose de réorienter l’Europe

 

Après avoir pris note de l’essentiel des interventions lors des trois tables rondes de la première journée (14 septembre) de l’université d’été 2013 du Mouvement Républicain et Citoyen (voir Université d'été 2013 MRC : 1ère journée résumée par Julien Landfried - 18 septembre 2013), l’intervention de Manuel Valls  (voir Université d'été 2013 MRC : grand discours républicain de Manuel Valls - 19 septembre 2013) a clos la première journée du Programme de l'université d'été 2013 du MRC à Coudekerque-Branche.

La seconde journée, le 15 septembre, a débuté avec la 4ème table ronde. Table ronde avec: Jean-Pierre Chevènement, sénateur, président d’honneur du MRC, Marc Dolez, député du Nord, membre du Front de gauche, Jérôme Guedj, député (PS) de l'Essonne, animateur de Maintenant La Gauche et Marie-Françoise Bechtel, députée, vice-présidente du MRC (modératrice). Voir la vidéo : UE MRC 2013: Table ronde n°4 "Relever la France par la voie républicaine" 

Université d'été MRC 2010 021 TFin de l’université d’été avec le Discours de clôture de Jean-Luc Laurent (extrait).

 

Photo : Jean-Luc Laurent, à l'université d'été 2010.

 

(…) Nous, nous avons tracé notre voie pour lutter efficacement et contribuer à faire sortir la France de l'impasse comme l'a si bien analysé Jean-Pierre Chevènement. C’est par la République que nous pourrons redresser la France et réorienter l’Europe.

Non, il n’est pas présomptueux pour le MRC de se vouloir la boussole républicaine pour la gauche et pour la France. Bien au contraire, nous entendons faire entendre au peuple et à la gauche nos analyses, qui sont confirmées par trente années de dérégulation capitaliste. Non, il n’est pas archaïque de dire que l’Union Européenne ne peut plus fonctionner comme elle le fait. La Commission Européenne ne peut continuer à condamner les peuples d’Europe à l’austérité perpétuelle. Redresser la France suppose de réorienter la construction européenne : c’est donc à nous, armés de nos convictions solides, d’être actif dans le débat public.

I. Redresser la France

Le
redressement de la France a été notre fil conducteur pendant un an dans la majorité car il en va de l’avenir de la France.

Derrière les mots de « plans sociaux », ce sont des emplois qu’on sacrifie, des familles touchées par le chômage et la peur du lendemain. Les pouvoirs publics ont le devoir d’agir. Là réside notre ambition : affirmer l’impératif de sauvegarde de nos emplois et de nos bassins industriels là où la finance égoïste ne voit pas plus loin que son chiffre d’affaires trimestriel.

Nous avons soutenu la démarche de Louis Gallois, son rapport, l’action qu’il mène comme Commissaire général à l’investissement. Son rapport a jeté les bases du Pacte National pour la Croissance, la Compétitivité et l’Emploi.

C’est un moment-clef, inaugural, du quinquennat : le moment où la gauche au pouvoir dit que le redressement productif ne sera pas qu’un slogan. Jeudi dernier, vous avez tous vu le président de la République avec le robot Nao dans ses bras. Je vais exceptionnellement vous parler de moi. Et bien, il y a trois ans lors de l’Exposition Universelle de Shanghai, j’ai dansé avec le robot fabriqué par la société Aldebaran. Je suis content que le président de la République m’ait rejoint. Dans ces moments-là, malgré les avanies, malgré les difficultés, on se dit qu’Hollande était le bon choix.

Nous croyons en ce redressement productif qui prend forme à travers des propositions concrètes, comme les 34 plans d'action, auxquelles les républicains que nous sommes, sont fortement attachés. C’est avec ambition, et lucidité sur ses défauts, que nous avons voté, par exemple, le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi. Il permettra, à court terme, une relance non négligeable pour les entreprises.

Le Gouvernement a fait le choix du redressement industriel de la France, il sait qu’il peut compter sur le MRC dans cette voie : banque publique d’investissement, création de filières d’avenir, relocalisations d’activités, les avancées sont nombreuses et doivent être saluées.

Ces choix tranchent avec la doctrine passée du PS qui fondait son projet sur le développement des aides à la personne et le tourisme. C'était court, c'était oublier l'industrie.

Voilà pourquoi nous soutiendrons une politique industrielle concrète : notre ambition est de mettre en actes le terme de redressement. La France doit être gouvernée par l’exigence républicaine et le service de l’intérêt national. Là-dessus, nous sommes intransigeants.

L’emploi est la question prioritaire. Le redressement de la France ne pourra se faire sans la pleine participation des salariés. Nous avons participé aux discussions parlementaires sur le projet de loi de sécurisation de l’emploi qui marque une avancée non négligeable : c’est le dialogue qui prime. Les salariés des entreprises de plus de 5000 personnes seront enfin représentés dans les conseils d’administration. L’homologation par l’État des plans de sauvegarde de l’emploi participe de l’indispensable triptyque État/industrie/emploi. Celui-ci constitue un fondement solide sur lequel on peut s’appuyer pour construire une politique industrielle volontariste où l’État doit jouer un rôle essentiel.

D’autres sujets sont encore à aborder : la formation professionnelle, notamment celle des chômeurs ; l’amélioration des conditions de travail ; la réforme des retraites qui doit être améliorée sur la pénibilité, la situation des femmes et les petites retraites. Nous nous exprimerons en ce sens au parlement pour assurer la justice et la confiance dans notre système de retraite.

II. Réorienter la construction européenne pour mettre fin à l’austérité généralisée

On ne peut penser le redressement de la France sans l’inscrire à une échelle plus large qui est celle de l’Union européenne. L’Europe, un sujet que nous connaissons bien au MRC et sur lequel nous comptons faire entendre nos propositions, plus que jamais en 2014.

Au parlement, nous nous sommes battus contre le TSCG avec vigueur ; notre non est une opposition positive car alimentée par la réflexion que nous avons menée ces vingt dernières années. Nous ne sommes pas des Prométhée en puissance qui prétendent détenir la lumière et l’apporter à des partis politiques aveugles. Nous sommes un parti politique qui réfléchit et construit sa doctrine en l’appuyant sur des faits tangibles. Et les faits donnent aujourd’hui raison à notre diagnostic et à nos analyses que nous voulons faire partager par
la gauche.

L’Europe du Sud est en crise profonde, la récession frappe de plus en plus de pays ; l’Allemagne ne peut rester sourde aux dégâts des politiques d'austérité que Bruxelles impose aux nations et qui rejaillissent sur tous. L'Allemagne ne s'en sortira pas seule.

L’Europe s’effrite et la crise de l'euro n'est pas réglée. Certains se demandant s’ils ne faudrait pas construire deux zones distinctes et ainsi larguer les pays du Sud sans bouée de sauvetage ; les plans de relance se multiplient ; la Grèce est au bord du gouffre, si elle n’y a pas déjà plongé tête
la première.

Et la France ? La France doit résister aux politiques libérales. La France peine à sauver son « exception culturelle » d’un projet de globalisation atlantique. Et la France est taxée de « réactionnaire » par le président de la Commission européenne parce qu’elle entend défendre ses intérêts nationaux. Comme si l’Allemagne ne défendait pas ses intérêts nationaux…mais avant d’incriminer Bruxelles ou Berlin, regardons Paris et la difficulté que nous avons à définir nos intérêts nationaux, à penser et à agir comme nation dans un ensemble coopératif. Regardons les ravages de l’esprit de « Bercy ». La construction européenne est un projet français mais la créature nous est hors de contrôle depuis trop longtemps.

La mondialisation qu'on nous vantait comme eldorado s’est muée en oppression, silencieuse mais réelle. François Hollande voulait lutter contre la finance qui n’a pas de visage. Elle en a aujourd’hui plusieurs, et ils font peur : austérité ; fédéralisme ; libéralisme sans limites sont autant de facettes d’une Union européenne hors de contrôle. Le Président Sarkozy était omnubilé par la défense du Triple A. Maintenant qu'il est perdu, il ne faut pas le remplacer par un triple B, Bercy, Bruxelles, Berlin. Au triple B, il convient d’opposer un ferme triple non. La gauche ne peut se satisfaire d’un politique libre-échangiste qui oublie le peuple au profit, c’est le cas de le dire, d’un accroissement des inégalités. L’entêtement de nos dirigeants est farouche : quand l’Europe ne fonctionne pas, il nous faut plus d’Europe. Nous sommes dans un cercle vicieux que seule une réorientation profonde pourra inverser.

2014 est l’année des élections européennes, ce sera l’occasion pour nous de mettre en avant notre projet pour l’Europe et d'abord :

- le passage de la monnaie unique à une monnaie commune qui préserve la souveraineté des États.
- renforcer les coopérations entre nations dans des domaines  comme l’indépendance énergétique, l’e-économie, les transports ;
- refuser le libre-échange qui ne conduit qu’à la précarité et à la mise en cause de notre pacte social et républicain ;

Je suis convaincu que les Français qui constatent chaque jours les dégâts de l’Union européenne et de la monnaie unique y sont d’ores et déjà prêts et favorables malgré le terrorisme intellectuel et moral. La table ronde d’hier matin a esquissé des pistes intéressantes, à nous de savoir les porter politiquement.

Au MRC, nous savons bien que la République est une exigence. C'est aussi une protection. C’est l’injustice qui a conduit à la Révolution française ; c’est l'exigence républicaine qui a guidé notre construction politique ; c’est notre souveraineté nationale qui nous a dicté des choix historiques. Ne l’oublions pas et soyons à la hauteur des débats de demain.

Ne cédons cependant pas au repli farouche. Les nations d’Europe ont intérêt à bâtir une Europe des peuples qui coopèrent et non des marchés. Je ne me lancerai pas dans un Éloge des frontières, que Régis Debray a très bien fait, mais je dirai que se protéger, c’est pouvoir également, et surtout, s’ouvrir. Pour cela, la France doit faire entendre sa voix de puissance mondiale et veiller à faire respecter le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. C’est notre responsabilité de membre permanent du conseil de sécurité de l’ONU. On ne peut donc accepter que notre politique diplomatique se règle sur le bon vouloir des Etats-Unis.
Le MRC a été clair quant à la question de l’intervention en Syrie : il est hors de question de sortir du cadre légal international. Sur la Syrie, je suis triste de voir l'isolement de
la France.
Ce n'est pas l'ingérence qui doit guider la politique de la France, c'est le droit international
(…). 

 

Cet article est le 136ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 19:19

Nous, femmes et hommes de gauche, attachés à la République

 

Après avoir pris note de l’essentiel des interventions lors des trois tables rondes de la première journée (14 septembre) de l’université d’été 2013 du Mouvement Républicain et Citoyen (voir Université d'été 2013 MRC : 1ère journée résumée par Julien Landfried - 18 septembre 2013), l’ordre chronologique conduit à présenter maintenant l’intervention de Manuel Valls - voir le Programme de l'université d'été 2013 du MRC à Coudekerque-Branche - 15 septembre 2013.

 

La participation d’un ministre à l’université d’été du MRC est un évènement. De plus, le ministre de l’intérieur avait préparé un discours d’homme d’Etat républicain. Ce qui suit en est un extrait mais, selon la formule habituelle, seul le prononcé du discours fait foi. Bien souvent, Manuel Valls s’est éloigné de son texte, notamment quand il a rendu hommage au ministre de l’intérieur Jean-Pierre Chevènement, entre 1997 et 2000. On soulignera l’importance du fait qu’il a reconnu, lui l’ancien très proche collaborateur du Premier ministre Lionel Jospin, que, dans le différend opposant Chevènement et Jospin sur la Corse, c’est l’ancien ministre de l’intérieur qui avait raison.

 

Il faut voir la vidéo - voir ce qu’il a dit de la laïcité et de la Marseillaise. On comprend mieux pourquoi Manuel Valls a la confiance des milieux populaires. Oui, sauf sur l’Europe, du moins sur la monnaie unique, il y a des convergences républicaines évidentes entre le ministre et le MRC. 

UE MRC 2013: Intervention de Manuel Valls

 

(…) Ma présence, ce n’est pas un paradoxe. Ma présence, c’est l’expression d’une cohérence. De femmes et d’hommes de gauche, attachés à la République.

La République, ce joli mot, somme de tant de promesses et de tant d’exigences. Ce mot, comme celui de Nation, ne sont pas, contrairement à une petite musique que l’on peut entendre, des mots désuets, des mots dépassés. C’est tout le contraire ! Je crois profondément, comme vous tous, que dans cette période de crise économique, sociale, de crise d’identité, dans cette période de doutes – de craintes, de peurs aussi – pour nombre de nos concitoyens, la République, la Nation, sont plus que jamais d’actualité, plus que jamais des réponses. Pas des réponses de repli, mais des réponses tournées vers l’avenir.
La République, ce n’est pas qu’un cadre institutionnel. C’est bien plus que cela. La République, cela a toujours été le programme, le grand projet de la gauche, le réceptacle capable d’accueillir ses espoirs et de donner corps à son idéal. Nous connaissons tous cette jolie formule de GAMBETTA : « la République, c’est la forme qui entraîne le fond ». La République est un moyen au service de grands principes qui ne sont pas négociables. La République ne transige pas sur ses principes.

 

La République que nous voulons, la République que nous aimons, c’est une République intransigeante.

 

Cette République intransigeante, c’est l’ordre tout autant que le progrès. C’est la synthèse entre JAURÈS et CLEMENCEAU. Pendant trop longtemps – et encore aujourd’hui, même si dans une moindre mesure – la gauche a alimenté cette vision qui voudrait que les deux termes soient opposés. Cette opposition n’a pas lieu d’être car sans ordre, sans ordre républicain, aucun progrès social n’est envisageable. Dans une société sans ordre, sans règles, ce sont toujours les plus faibles, les moins fortunés, les moins informés qui sont les premiers à pâtir de la situation. Et quand on est de gauche, quand on est républicain, on ne peut l’accepter.
Elu de la banlieue parisienne depuis plus de 25 ans, comme toi Jean-Luc, je sais combien l’insécurité, la délinquance, la présence de trafics, l’emprise de la drogue, sont des injustices supplémentaires quand elles viennent frapper des quartiers populaires qui ont déjà à faire face à tant d’autres difficultés économiques et sociales. C’est là, dans ces quartiers, où il faut agir prioritairement. C’est là, dans ces quartiers, qu’une réponse forte de l’Etat est attendue.
Mais, depuis un an, je n’oublie pas aussi le sentiment d’abandon dans les territoires périurbains et ruraux. La lutte contre les cambriolages nécessite une mobilisation sans précédent.
Le redressement de la France, il passe également par le rétablissement de l’autorité, de l’autorité de l’Etat, du policier, du gendarme, du juge, de l’enseignant, de l’autorité trop souvent contestée.
L’ordre, l’autorité, sont des valeurs de gauche, car elles sont par essence émancipatrices des individus. Une société traversée par la violence, les troubles, ne peut offrir des conditions propices à un développement harmonieux, à un développement qui profite à tous.

La République, c’est la sécurité !

 

La sécurité pour tous, partout, sans jamais abandonner un territoire. Et je sais tout ce que la gauche doit à Jean-Pierre CHEVENEMENT en matière de sécurité !
En mettant mes pas dans les siens, je mesure pleinement ce qui a été accompli. Dans l’antichambre du ministère, je peux voir, tous les jours, les figures qui ont marqué la Place Beauvau. Beaucoup de visiteurs s’y pressent actuellement dans le cadre des journées du patrimoine. Je mesure combien les grands ministres de l’Intérieur – ils ne sont pas si nombreux – de grands républicains, ont fait avancer notre famille politique. Dans son propos du 22 octobre 1922, ALAIN a glissé quelques paroles très justes que j’aime à me rappeler : « il n’existe point d’architecte qui puisse se dire : je vais oublier ce que les hommes ont construit ». Et je n’oublie pas que Jean-Pierre CHEVENEMENT, c’est la police de proximité. Les ZSP que nous mettons en place pour combattre une délinquance enracinée, la restauration du lien police-population, la priorité donnée au terrain au plus proche des attentes des habitants, une chaîne pénale efficace, la lutte contre la récidive, tout cela doit beaucoup à l’action menée précédemment. Elle a été source d’inspiration.
Jean-Pierre CHEVENEMENT, c’est l’expression d’une exigence quant à l’idéal républicain. Et je me souviens – j’étais alors assistant parlementaire – de son action de ministre de l’Education nationale qui a rétabli l’enseignement de l’éducation civique.

La République intransigeante, c’est la priorité donnée à l’Ecole de la République.

Une
même école pour tous les enfants de France, dans les villes, dans les quartiers, dans les villages et les campagnes. L’école est un lieu de formation, mais aussi d’élévation et d’émancipation du citoyen. Il n’y a pas de projet politique de gauche qui ne soit un projet éducatif et un projet qui ouvre également des voies d’accès vers la Culture. Il nous faut donc réinvestir l’école. Il nous faut investir dans l’école.
C’est la volonté du président de la République que porte avec tant de convictions Vincent PEILLON. Le retour de l’enseignement de la morale républicaine, la création de 60 000 postes, la priorité donnée à l’école primaire et à la lutte contre le décrochage scolaire, voilà les moyens de refaire de l’école ce lieu par excellence de l’égalité des chances. Une égalité des chances qui est régulièrement proclamée, mais qui se heurte bien trop souvent au réel. C’est donc un chemin qu’il nous faut reprendre inlassablement. C’est notre devoir de républicains, de femmes et d’hommes de gauche, car la République c’est avant tout cette promesse, au-delà des déterminismes, de bénéficier équitablement des moyens de bâtir et de choisir sa vie.
Et n’oublions jamais le rôle des enseignants qui, dans les écoles, dans les collèges, dans les lycées, préparent notre jeunesse. Il faut les respecter et donc, en premier lieu, bien les former à l’exercice de cette mission exigeante : donner à notre jeunesse les moyens de réussir. Il faut aimer les enseignants car ils sont – j’emploie l’expression, même si elle est passée de mode – les hussards de la République.
L’école de la République est laïque, car notre République est laïque.
Et la charte de la laïcité qui sera affichée dans tous les établissements scolaires de France est une très bonne chose. Elle doit être respectée. Il faut la faire respecter. Donner toute sa force à la laïcité, c’est nécessairement en faire la pédagogie auprès du plus grand nombre pour que les principes, compris par tous, soient appliqués par tous. La laïcité émancipe et rassemble, personne ne doit en avoir peur. Personne ne doit avoir peur de l’égalité, notamment entre les femmes et les hommes.

Oui, La République intransigeante, c’est la défense acharnée de l’égalité.

L’égalité notamment devant les services publics. Ce qui réclame de toujours veiller à leur bonne organisation, à leur continuité dans les territoires péri-urbains et ruraux, à leur efficacité. Réformer notre Etat est une nécessité. Une nécessité que j’assume, car ce sont les personnes avec les ressources les plus modestes qui ont le plus besoin d’un état efficace. Les plus aisées auront toujours la possibilité d’avoir accès aux soins, à l’éducation, aux transports. Et parce que nous sommes de gauche, nous refusons cette société où l’argent dicterait sa loi – il le fait déjà beaucoup trop – entre ceux qui ont et ceux qui n’ont pas. La République c’est donc l’expression d’une solidarité qui passe, bien évidemment, par l’impôt, qui doit être juste. La République, c’est la solidarité qui fait que les difficultés des uns deviennent la préoccupation de tous.

La République intransigeante c’est l’autorité de la loi et le refus de l’arbitraire.

C’est tout le sens de l’action que nous avons menée en matière de droit au séjour et de régularisations. Nous avons établi des règles justes, transparentes, uniformes sur l’ensemble du territoire. Ces règles doivent s’appliquer en respectant la dignité de chacun et avec fermeté, car appliquer la loi, c’est la meilleure des voies vers l’apaisement.
La République intransigeante, c’est enfin la possibilité pleine et entière pour ceux qui le souhaitent vraiment, à l’issue d’un parcours d’intégration réussi, de devenir français.
Il n’y a pas à tendre beaucoup l’oreille pour entendre les avocats d’une vision étriquée de la Nation. Ce n’est pas la mienne ; ce n’est pas celle de la gauche ! Car l’idée même de Nation nous renvoie à notre Révolution et à sa dimension progressiste. « Vive la Nation ! », c’est le cri que lancèrent, à Valmy, les soldats défendant le République. La Nation est née avec l’expression de la volonté générale issue du peuple. Et tout comme vous, je n’abandonnerai jamais notre drapeau, notre hymne, à ceux qui veulent en faire des boucliers face à je ne sais quelle menace. Je n’abandonnerai jamais l’étendard et la Marseillaise !
(…)
 

Cet article est le 135ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 22:55

Comment sortir la France de la régression et de la dépression ?

 

Université d'été MRC 2011 004 TLe responsable de l’université d’été du Mouvement républicain et citoyen, Julien Landfried (photo : université d'été 2011), a bien résumé les exposés des intervenants lors des trois tables rondes de la première journée. Voir le Programme de l'université d'été 2013 du MRC à Coudekerque-Branche - 15 septembre 2013. 

UE MRC 2013: Synthèse de la première journée par Julien Landfried

Chers amis, chers camarades,

M’a été confiée la lourde tâche de résumer les travaux de la première journée de notre université d’été. Tâche difficile qui ne peut viser à l’exhaustivité, d’autant que je dois être bref.

D’abord l’euro. Nos trois invités de la première table ronde « Transformer l’euro pour sortir de la nasse économique » ont dressé un tableau convergent sur la monnaie unique. Monnaie mal conçue, inadaptée à l’hétérogénéité des systèmes économiques des pays qui composent la zone euro, la monnaie unique était, par sa construction même, un système d’aggravation des divergences.

Ce qui est présenté comme une crise de la dette publique est plus profondément, nous a dit Jean-Luc Gréau, une crise de la compétitivité de l’Europe du Sud et de la France par rapport à l’Allemagne. L’euro ne nous a pas protégé de la crise américaine de 2008 et, au contraire, l’ampleur de la récession a été très forte dans la zone, allant jusqu’à une dépression économique en Grèce et au Portugal.

 

Philippe Murer a critiqué vertement les politiques d’austérité, qui loin de soigner le mal supposé - la dette - ne font que l’aggraver en cassant les ressorts de la croissance. Un cercle vicieux est ainsi mis en place où la destruction de l’Etat social en Europe du Sud se révèle vaine si ce n’est contreproductive sur le plan du redressement économique. Et encore, Murer nous a-t-il prévenu que l’Europe était en quasi récession au moment où le reste du monde connaissait encore une certaine croissance économique. Qu’adviendra-t-il à la fin du cycle économique mondial quand la croissance se retournera ? Pour paraphraser Jean-Pierre Chevènement, il est à craindre que nous « sauterons dans le noir ». Murer a détaillé les résultats de son étude sur les « scenarii de dissolution de l’euro » co-produite avec Jacques Sapir. En résumé : la dissolution de l’euro profitera massivement à l’Europe du Sud et à la France, particulièrement dans le cas d’une dissolution contrôlée de l’euro. Le retour d’une certaine inflation en Europe du Sud nécessiterait de la part des gouvernements nationaux un pilotage macro-économique fin.

 

Yves Le Hénaff a confirmé la justesse des grandes lignes de l’étude en évoquant le choc de compétitivité que procurerait une dévaluation pour la France et l’Europe du Sud. Il a également noté la dynamique fondamentale de l’euro qui est d’aggraver les inégalités sociales et les inégalités entre nations, notant avec brio que la hausse des rémunérations outre-Rhin depuis quelques mois était en elle-même un exemple de cette divergence : les Allemands, déjà les mieux payés, le seraient davantage tandis que les pays d’Europe du Sud sont entrés dans un mécanisme de déflation salariale.

Une première table ronde qui était certes très technique, mais qui a cherché à aller jusqu’au fond du problème, du moins autant qu’il est possible de le faire en une heure et demie.

 

La seconde table ronde « L’alliance des productifs pour redresser l’industrie française » a vu s’exprimer des points de vue plus divers.

 

Jean-Michel Quatrepoint a d’abord appelé à rassembler les Français autour d’un grand objectif de redressement économique, comme de Gaulle avait pu le faire au début des années 60. Fiscalité, innovation, prise du risque, priorité au travail et à l’industrie : telles sont quelques-unes des idées de Quatrepoint qui a également encouragé la France à rentrer de plein pied dans ce qu’il appelle l’iconomie.

 

Guillaume Duval est revenu de son côté sur les raisons de la réussite économique allemande, dont il a relativisé en partie l’ampleur et dont il a surtout contesté les origines. En substance : ce ne sont pas les réformes de déréglementation du marché du travail impulsées par Schröder (les lois Hartz) qui sont l’explication de la robustesse économique de l’industrie allemande, mais d’abord la spécialisation industrielle de l’Allemagne sur les machines-outils qui en fait le fournisseur privilégié des pays émergents, et la co-détermination patronat-syndicat qui « moralise » dans une certaine mesure le capitalisme allemand.

 

Christian Hutin a ensuite évoqué sur son expérience parlementaire avec la mission d’enquête sur l’avenir de la sidérurgie, revenant sur l’erreur de la vente de Pechiney et notant la grande convergence de vues des parlementaires sur la question. Une anecdote de Christian semble résumer correctement le fonctionnement de l’Union européenne : une industrie électro-intensive, hésitant entre plusieurs localisations pour ses investissements, se serait ainsi vue proposer par les autorités locales canadiennes la construction d’un barrage, et en France ... un rendez-vous à Bruxelles ! Bref, il y a encore loin de la coupe aux lèvres.

La troisième table ronde « Sortir la France de la dépression » a été marquée par un consensus des participants sur le diagnostic.

 

Pour Eric Dupin, la France est plongée depuis longtemps dans une « dépression nationale ». Une « souffrance sociale polymorphe » s’exprime spontanément chez les Français pour peu qu’on les écoute. Dupin parle d’une « insécurité psychique, mentale des Français face à la modernité », et une « déliaison sociale ». Et il note que le Front national, avec son cocktail d’anti-libéralisme économique et d’anti-libéralisme culturel se retrouve de facto seul à proposer une telle offre politique à des Français en proie au doute par rapport au Progrès et à toutes ses déclinaisons économiques ou médiatiques.

 

Jérôme Sainte-Marie a noté de son côté que la défiance verticale entre le peuple et les élites se double d’une défiance horizontale, entre « semblables ». La thématique du déclin progresse fortement à droite.

 

Gaël Brustier a, de son côté, pointé également cette domination de l’idée de déclin dans le débat politique. Il a mis en garde contre les conséquences électorales de l’importante mobilisation contre le « mariage pour tous ».

 

Pour Sami Naïr enfin, depuis le référendum sur le traité de Maastricht, c’est l’abandon de l’Etat et de la Nation qui serait explicatif de cette situation de déprime nationale.

Enfin les quatre ateliers sur l’éducation, les retraites, la réforme territoriale et l’énergie, ont été l’occasion de débats entre militants dont je n’ai pas le temps ici de faire état en détails.

Ce matin, après la brillante intervention de Manuel Valls hier, place au débat politique où s’exprimera une certaine diversité de point de vues. Jérôme Guedj d’abord, député PS et animateur du courant "Maintenant la gauche" au PS, Marc Dolez, député du Nord et membre du Front de gauche et enfin Jean-Pierre Chevènement, notre président d’honneur, sénateur du Territoire de Belfort.

Le débat s’intitule « Relever la France par la voie républicaine » et sera animé par la député Marie-Françoise Bechtel. Ce sera, je n’en doute pas l’occasion pour Jean-Pierre Chevènement d’exposer les grandes lignes de son nouveau livre 1914-2014 : l’Europe sortie de l’histoire ? qui sortira en octobre et dont je peux d’ores et déjà vous annoncer qu’il fera l’événement
(…).

Cet article est le 134ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 22:05

Réorienter l’Europe, redresser la France

 

Le Mouvement républicain et citoyen vient de tenir son université d’été les 14 et 15 septembre. Voir Programme de l'université d'été 2013 du MRC à Coudekerque-Branche - 15 septembre 2013. C’est un jeune parti qui a été créé en 2003 - à l’initiative de Jean-Pierre Chevènement - dans le prolongement du Mouvement des citoyens. Il ne demande qu’à augmenter le nombre de ses adhérents.

 

Dans un tract, il a résumé ses propositions. Cliquez sur le titre pour en savoir plus : "Agir face à la crise: les propositions du MRC"

 

Après plusieurs années de politiques libérales et d’austérité, notre pays est en proie à de grandes difficultés. Chômage, précarité, étranglement budgétaire des ménages, jeunes peinant à trouver leur place dans la société, la crise se fait durement sentir au quotidien. Face à cette situation, le MRC agit dans la majorité, pour que la politique de redressement de la France qu’il défend devienne celle du Gouvernement.

 

Voici les propositions du MRC pour sortir la France de la crise :

 

Réorienter la construction européenne

 

Montrer les voies de coopérations européennes, dans des domaines comme l’indépendance énergétique, l’e-économie, les grands travaux, les normes sociales et environnementales pour le commerce.

 

Rompre avec le libre-échange et l’austérité qui ne peuvent conduire qu’à la récession.

 

Redonner de l’air aux entreprises françaises par une baisse du taux de change de l’euro.

 

Organiser le passage à la monnaie commune, pour que chaque Nation d’Europe puisse mener la politique monétaire adaptée à ses spécificités, au service du travail, de la croissance et de ses intérêts.

 

Relancer la croissance par la réindustrialisation de notre pays

 

Soutenir, sur l’ensemble du territoire national, les entreprises qui investissent dans l’innovation, la production et l’exportation pour nos emplois.

 

Protéger notre économie, s’opposer aux délocalisations qui détruisent le travail.

 

Redresser la France par l’Ecole

 

Restaurer le niveau scolaire, défendre le principe d’Egalité dans l’accès à la connaissance.

 

Revaloriser la formation professionnelle, levier d’insertion et atout pour nos entreprises.

 

Soutenir la recherche pour mettre notre pays au premier plan dans les domaines clés de l’avenir.

 

Former les citoyens de demain : forger des esprits libres, unis par le même sens de l’intérêt général et animés par les valeurs de Liberté, d’Egalité, de Fraternité et de Laïcité.

 

Affirmer la présence de la France sur la scène internationale

 

Défendre une politique étrangère autonome.

 

Appuyer la recherche et le développement de coopérations avec les grands pays émergents (Russie, Brésil, Inde, Indonésie, Chine etc.).

 

Cet article est le 133ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 18:50

Redresser la France en réorientant la construction européenne

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen programme chaque année une université d’été. En 2013, c’était dans le Nord, près de Dunkerque, à Coudekerque-Branche, Espace Jean Vilar, place de la Convention, les 14 et 15 septembre.

 

Voici le programme, qui avait été réactualisé, de l’université d’été, quelques modifications ayant été apportées au programme. Voir Université d'été 2013 du MRC: Redresser la France en réorientant la construction européenne

 

Matinée du samedi 14 septembre

10h : Accueil de Claude Nicolet, 1er secrétaire fédéral du MRC Nord, et David Bailleul, maire de Coudekerque-Branche

10h15 : Introduction de l’université d’été, par Julien Landfried, secrétaire national du MRC chargé de la communication et des universités d’été

10h30-12h : Table ronde n°1 - Transformer l’euro pour sortir de la nasse économique
Les gouvernements européens ont commis avec le traité de Maastricht une erreur en rassemblant dans une monnaie unique, l’euro, des économies aux fondamentaux très différents. Là se trouve la racine des problèmes économiques de la zone euro. Est-il possible de réformer les règles de l’euro – changement des statuts de la BCE, politique de monétisation de la dette, relance des salaires en Allemagne - pour relancer la croissance et réduire les divergences entre euro du Nord et euro du Sud ? Sinon, comment organiser la transition de l’euro monnaie unique à l’euro commune, où des monnaies nationales recréées au sein d’un nouveau SME permettrait aux économies de la zone euro de retrouver des niveaux de compétitivité « naturels » ? La société française et ses élites sont-elles prêtes à un tel changement et à assumer à nouveau une politique monétaire nationale ?
Intervenants :

Philippe Murer, économiste, co-auteur de l’étude à paraître de la Fondation Res Publica sur l’avenir de l’euro
Jean-Luc Gréau, économiste, auteur de La grande récession  
Yves Le Hénaff, professeur d’économie, cadre bancaire
Julien Landfried, secrétaire national du MRC chargé de la communication et des universités d’été (animateur) 

 

Après-midi du samedi 14 septembre

 

13h30 : Ateliers
Atelier n°1 : « Education, enseignement supérieur et recherche » (animateurs : Estelle Folest, secrétaire nationale du MRC à l’éducation, Cédric Matthews, secrétaire national du MRC)
Atelier n°2 : « Protection sociale, santé et retraite » (animateurs : Ladislas Polski, secrétaire national du MRC à la santé et Jeanne Chevalier, secrétaire nationale du MRC à la protection sociale)

 

14h-15h30 : Table ronde n°2 - L’alliance des productifs pour redresser l’industrie française
Le déclassement de la France dans la compétition économique mondiale provient pour une large part du décrochage de son industrie. Comment remettre l’industrie française sur les rails ? Si la fin de l’euro surévalué est une nécessité, comment redonner à la France une politique industrielle dans la durée et quels choix prioritaires cela implique-t-il en termes de mobilisation de l’épargne nationale, de nouvelle alliance des forces productives, de place donnée aux accords entre partenaires sociaux en matière de droit du travail, de financement de la protection sociale et de la fiscalité ?
Intervenants :
Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique
Christian Hutin, député du Nord, vice-président du MRC, membre de la commission d’enquête sur l’avenir de la sidérurgie  
Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives Economiques, auteur de Made in Germany, Le modèle allemand au-delà des mythes
Patrick Quinqueton, secrétaire national du MRC au projet (animateur)

15h45-17h15 : Table ronde n°3 - Sortir la France de la dépression
Confrontés
à un chômage endémique, ayant perdu confiance dans l’avenir, les Français se défient des partis politiques sans pour autant imaginer d’alternative à la démocratie indirecte.

La poussée du FN dans les élections législatives partielles de l'Oise et à Villeneuve-sur-Lot appelle une réponse à la hauteur de la France républicaine.

L’aggravation des inégalités économiques s’accompagne du durcissement des antagonismes culturels comme en a témoigné l’opposition au mariage pour tous. Face à cette situation, la gauche gouvernementale est désemparée, et la « gauche radicale » se réfugie dans l’incantation. Sur quels leviers s’appuyer pour redresser la pente et redonner espoir aux Français ? Comment redonner à la France une vision réaliste de ses difficultés et de son avenir ?
Intervenants :
Eric Dupin, journaliste, auteur de Voyages en France
Jérôme Sainte-Marie, politologue, président de la société PollingVox

Gaël Brustier, chercheur en sciences-politiques, auteur de La guerre culturelle aura bien lieu.
Sami Naïr, professeur de sciences politiques à l’université Paris-VIII
Catherine Coutard, vice-présidente du MRC (animatrice)

17h30 : Intervention de Manuel Valls, ministre de l’intérieur

19h30 : pot de l’amitié à la mairie de Coudekerque Branche
Prise de parole de David Bailleul, maire de Coudekerque-Branche, et de personnalités du MRC en présence de Michel Delebarre, sénateur du Nord.

20h30: Banquet républicain

Matinée du dimanche 15 septembre

 

8h30 – 10h : Ateliers
Atelier n°4 : « Réforme territoriale » (animateurs : Martine Souvignet, secrétaire nationale du MRC à la réforme territoriale et Jean-Marc Nicolle, président de l’Association Républicaine des Elus Citoyens et Apparentés)
Atelier n°5 : « Quelle politique de l'énergie pour la France? » (animateur : Chistophe Mouton, secrétaire national du MRC chargé du développement durable)

10h : Ouverture par Christian Hutin, député du Nord, vice-président du MRC

10h15 : Synthèse de la première journée, par Julien Landfried, secrétaire national du MRC chargé de la communication et des universités d’été

10h30-11h30 : Table ronde n°4 - Relever la France par la voie républicaine
Le président François Hollande a fait avec le rapport Gallois le choix du redressement productif. Pour réussir le mandat qui leur a été confié, le président et la majorité gouvernementale doivent approfondir le choix du redressement productif et prendre la voie républicaine et de la réorientation de la construction européenne pour rassembler autour de ce projet une grande majorité de Français.
Intervenants :
Jean-Pierre Chevènement, sénateur, président d’honneur du MRC
Marc Dolez, député du Nord, membre du Front de gauche
Jérôme Guedj, député (PS) de l'Essonne, animateur de Maintenant La Gauche
Marie-Françoise Bechtel, député, vice-président du MRC (modératrice)

 

12h : Intervention de clôture de l’université d’été par Jean-Luc Laurent, député du Val-de-Marne, président du MRC.

 

Cet article est le 132ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 23:51

Redresser la France en réorientant la construction européenne

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen programme chaque année une université d’été. En 2012, c’était à Belfort (voir Programme de l'université d'été MRC les 15 et 16 septembre à Belfort et Retour sur l'Université d'été de Belfort). En 2013, ce sera à Coudekerque-Branche, Espace Jean Vilar, place de la Convention, les 14 et 15 septembre.

 

Voici le programme actualisé de l’université d’été, quelques modifications ayant été apportées au programme initial (10 juillet 2013 : Le programme de l'université d'été du MRC 14 et 15 septembre 2013).

 

 Voir Université d'été 2013 du MRC: Redresser la France en réorientant la construction européenne

 

Matinée du samedi 14 septembre

10h : Accueil de Claude Nicolet, 1er secrétaire fédéral du MRC Nord, et David Bailleul, maire de Coudekerque-Branche

10h15 : Introduction de l’université d’été, par Julien Landfried, secrétaire national du MRC chargé de la communication et des universités d’été

10h30-12h : Table ronde n°1 - Transformer l’euro pour sortir de la nasse économique
Les gouvernements européens ont commis avec le traité de Maastricht une erreur en rassemblant dans une monnaie unique, l’euro, des économies aux fondamentaux très différents. Là se trouve la racine des problèmes économiques de la zone euro. Est-il possible de réformer les règles de l’euro – changement des statuts de la BCE, politique de monétisation de la dette, relance des salaires en Allemagne - pour relancer la croissance et réduire les divergences entre euro du Nord et euro du Sud ? Sinon, comment organiser la transition de l’euro monnaie unique à l’euro commune, où des monnaies nationales recréées au sein d’un nouveau SME permettrait aux économies de la zone euro de retrouver des niveaux de compétitivité « naturels » ? La société française et ses élites sont-elles prêtes à un tel changement et à assumer à nouveau une politique monétaire nationale ?
Intervenants :

Philippe Murer, économiste, co-auteur de l’étude à paraître de la Fondation Res Publica sur l’avenir de l’euro
Jean-Luc Gréau, économiste, auteur de La grande récession  
Yves Le Hénaff, professeur d’économie, cadre bancaire
Julien Landfried, secrétaire national du MRC chargé de la communication et des universités d’été (animateur)  

 

Après-midi du samedi 14 septembre

 

14h-15h30 : Table ronde n°2 - L’alliance des productifs pour redresser l’industrie française
Le déclassement de la France dans la compétition économique mondiale provient pour une large part du décrochage de son industrie. Comment remettre l’industrie française sur les rails ? Si la fin de l’euro surévalué est une nécessité, comment redonner à la France une politique industrielle dans la durée et quels choix prioritaires cela implique-t-il en termes de mobilisation de l’épargne nationale, de nouvelle alliance des forces productives, de place donnée aux accords entre partenaires sociaux en matière de droit du travail, de financement de la protection sociale et de la fiscalité ?
Intervenants :
Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique
Christian Proust, conseiller général MRC du Territoire de Belfort
Jean Grellier, député des Deux-Sèvres, président de la commission d’enquête sur l’avenir de la sidérurgie
Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives Economiques, auteur de Made in Germany, Le modèle allemand au-delà des mythes
Patrick Quinqueton, secrétaire national du MRC au projet (animateur)

15h45-17h15 : Table ronde n°3 - Sortir la France de la dépression
Confrontés
à un chômage endémique, ayant perdu confiance dans l’avenir, les Français se défient des partis politiques sans pour autant imaginer d’alternative à la démocratie indirecte.

La poussée du FN dans les élections législatives partielles de l'Oise et à Villeneuve-sur-Lot appelle une réponse à la hauteur de la France républicaine. L’aggravation des inégalités économiques s’accompagne du durcissement des antagonismes culturels comme en a témoigné l’opposition au mariage pour tous. Face à cette situation, la gauche gouvernementale est désemparée, et la « gauche radicale » se réfugie dans l’incantation. Sur quels leviers s’appuyer pour redresser la pente et redonner espoir aux Français ? Comment redonner à la France une vision réaliste de ses difficultés et de son avenir ?
Intervenants :
Eric Dupin, journaliste, auteur de Voyages en France
Jérôme Fourquet, directeur du département opinion publique à l’IFOP
Gaël Brustier, chercheur en sciences-politiques, auteur de La guerre culturelle aura bien lieu.
Sami Naïr, professeur de sciences politiques à l’université Paris-VIII
Catherine Coutard, vice-présidente du MRC (animatrice)

17h30 : Intervention de Manuel Valls, ministre de l’intérieur

18h15-19h30 : Ateliers
 

Atelier n°1 : « Protection sociale, santé et retraite » (animateurs : Ladislas Polski, secrétaire national du MRC à la santé et Jeanne Chevalier, secrétaire nationale du MRC à la protection sociale)
Atelier n°2 : « Education, enseignement supérieur et recherche » (animateurs : Estelle Folest, secrétaire nationale du MRC à l’éducation, Cédric Matthews, secrétaire national du MRC)
Atelier n°3 : « Quelle réforme fiscale? » (animateurs : Jean-Pierre Cossin, magistrat à la Cour des Comptes et Jean-Marc Nicolle, président l’Association Républicaine des Elus Citoyens et Apparentés - ARECA)

19h30h : pot de l’amitié à la mairie de Coudekerque Branche
Prise de parole de David Bailleul, maire de Coudekerque-Branche, et de personnalités du MRC en présence de Michel Delebarre, sénateur du Nord.

20h30: Banquet républicain

Matinée du dimanche 15 septembre

 

8h30 – 10h : Ateliers
 

Atelier n°4 : « Réforme territoriale » (animateurs : Martine Souvignet, secrétaire nationale du MRC à la réforme territoriale et Jean-Marc Nicolle, président de l’Association Républicaine des Elus Citoyens et Apparentés)
Atelier n°5 : « Quelle politique de l'énergie pour la France? » (animateur : Chistophe Mouton, secrétaire national du MRC chargé du développement durable)

10h : Ouverture par Christian Hutin, député du Nord, vice-président du MRC

10h15 : Synthèse de la première journée, par Julien Landfried, secrétaire national du MRC chargé de la communication et des universités d’été

10h30-11h30 : Table ronde n°4 - Relever la France par la voie républicaine
Le président François Hollande a fait avec le rapport Gallois le choix du redressement productif. Pour réussir le mandat qui leur a été confié, le président et la majorité gouvernementale doivent approfondir le choix du redressement productif et prendre la voie républicaine et de la réorientation de la construction européenne pour rassembler autour de ce projet une grande majorité de Français.
Intervenants :
Jean-Pierre Chevènement, sénateur, président d’honneur du MRC
Marc Dolez, député du Nord, membre du Front de gauche
Jérôme Guedj, député (PS) de l'Essonne, animateur de Maintenant La Gauche
Marie-Françoise Bechtel, député, vice-président du MRC (modératrice)

12h : Intervention de clôture de l’université d’été par Jean-Luc Laurent, député du Val-de-Marne, président du MRC.

 

Cet article est le 131ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 21:51

Redresser la France en réorientant la construction européenne

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen programme chaque année une université d’été. En 2012, c’était à Belfort (voir Programme de l'université d'été MRC les 15 et 16 septembre à Belfort et Retour sur l'Université d'été de Belfort).

 

En 2013, ce sera à Coudekerque-Branche Espace Jean Vilar, place de la Convention (maire MRC : David Bailleul), près de Dunkerque, le MRC Nord (responsable : Claude Nicolet) se chargeant de l’organisation.

 

Voir Université d'été 2013 du MRC: Redresser la France en réorientant la construction européenne

 

Matinée du samedi 14 septembre

10h : Accueil de Claude Nicolet, 1er secrétaire fédéral du MRC Nord, et David Bailleul, maire de Coudekerque-Branche.

10h15 : Introduction de l’université d’été, par Julien Landfried, secrétaire national du MRC chargé de la communication et des universités d’été.

10h30-12h : Table ronde n°1 - Transformer l’euro pour sortir de la nasse économique
Les gouvernements européens ont commis avec le traité de Maastricht une erreur en rassemblant dans une monnaie unique, l’euro, des économies aux fondamentaux très différents. Là se trouve la racine des problèmes économiques de la zone euro. Est-il possible de réformer les règles de l’euro – changement des statuts de la BCE, politique de monétisation de la dette, relance des salaires en Allemagne - pour relancer la croissance et réduire les divergences entre euro du Nord et euro du Sud ? Sinon, comment organiser la transition de l’euro monnaie unique à l’euro commune, où des monnaies nationales recréées au sein d’un nouveau SME permettrait aux économies de la zone euro de retrouver des niveaux de compétitivité « naturels » ? La société française et ses élites sont-elles prêtes à un tel changement et à assumer à nouveau une politique monétaire nationale ?

Intervenants :
• Jacques Sapir, directeur d’études à l’EHESS, auteur de l’étude de la Fondation Res Publica sur l’avenir de l’euro
• Yves Le Hénaff, professeur d’économie, cadre bancaire
• Jérôme Fourquet, directeur du département opinion publique à l’IFOP
• Julien Landfried, secrétaire national du MRC chargé de la communication et des universités d’été (animateur)

 

Après-midi du samedi 14 septembre

 

14h-15h30 : Table ronde n°2 - L’alliance des productifs pour redresser l’industrie française
Le déclassement de la France dans la compétition économique mondiale provient pour une large part du décrochage de son industrie. Comment remettre l’industrie française sur les rails ? Si la fin de l’euro surévalué est une nécessité, comment redonner à la France une politique industrielle dans la durée et quels choix prioritaires cela implique-t-il en termes de mobilisation de l’épargne nationale, de nouvelle alliance des forces productives, de place donnée aux accords entre partenaires sociaux en matière de droit du travail, de financement de la protection sociale et de la fiscalité ?

Intervenants :
• Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique
• Christian Proust, conseiller général MRC du Territoire de Belfort
• Jean Grellier, député des Deux-Sèvres, président de la commission d’enquête sur l’avenir de la sidérurgie
• Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives Economiques,
• Patrick Quinqueton, secrétaire national du MRC au projet (animateur)

 

15h45-17h15 : Table ronde n°3 - Sortir la France de la dépression
Confrontés
à un chômage endémique, ayant perdu confiance dans l’avenir, les Français se défient des partis politiques sans pour autant imaginer d’alternative à la démocratie indirecte. La poussée du FN dans les élections législatives partielles de l'Oise et à Villeneuve-sur-Lot appelle une réponse à la hauteur de la France républicaine. L’aggravation des inégalités économiques s’accompagne du durcissement des antagonismes culturels comme en a témoigné l’opposition au mariage pour tous. Face à cette situation, la gauche gouvernementale est désemparée, et la « gauche radicale » se réfugie dans l’incantation. Sur quels leviers s’appuyer pour redresser la pente et redonner espoir aux Français ? Comment redonner à la France une vision réaliste de ses difficultés et de son avenir ?

Intervenants
:
• Eric Dupin, journaliste, auteur de « Voyages en France »
• Gaël Brustier, chercheur en science politique, auteur de « La guerre culturelle aura bien lieu ».
• Sami Naïr, professeur de sciences politiques à l’université Paris-VIII
• Catherine Coutard, vice-présidente du MRC (animatrice)

17h30-19h : Ateliers
Atelier n°1 : « Protection sociale, santé et retraite » (animateurs : Ladislas Polski, secrétaire national du MRC à la santé et Jeanne Chevalier, secrétaire nationale du MRC à la protection sociale)
Atelier n°2 : « Education, enseignement supérieur et recherche » (animateurs : Estelle Folest, secrétaire nationale du MRC à l’éducation, Cédric Matthews, secrétaire national du MRC)
Atelier n°3 : « Fiscalité » (animateurs : Jean-Pierre Cossin, magistrat à la Cour des Comptes et Jean-Marc Nicolle, président l’Association Républicaine des Elus Citoyens et Apparentés (ARECA)

19h : pot de l’amitié à la mairie de Coudekerque Branche
Prise de parole de David Bailleul, maire de Coudekerque-Branche, et de personnalités du MRC en présence de Michel Delebarre, sénateur du Nord.

 

Matinée du dimanche 15 septembre

 

8h30 – 10h : Ateliers
Atelier n°4 : « Réforme territoriale » (animateurs : Martine Souvignet, secrétaire nationale du MRC à la réforme territoriale et Jean-Marc Nicolle, président de l’Association Républicaine des Elus Citoyens et Apparentés)
Atelier n°5 : « Immigration » (animateurs : Claude Nicolet, secrétaire national du MRC chargé de la citoyenneté et de la laïcité et Florence Ruhlmann, secrétaire nationale)
Atelier n°6 : « Energie » (animateurs : Gérard Pierre, secrétaire national du MRC à l’énergie, Chistophe Mouton, secrétaire national du MRC chargé du développement durable)

10h : Ouverture par Christian Hutin, député du Nord, vice-président du MRC

10h15 : Synthèse de la première journée, par Julien Landfried, secrétaire national du MRC chargé de la communication et des universités d’été.

10h30-11h30 : Table ronde n°4 - Relever la France par la voie républicaine
Le président François Hollande a fait avec le rapport Gallois le choix du redressement productif. Pour réussir le mandat qui leur a été confié, le président et la majorité gouvernementale doivent approfondir le choix du redressement productif et prendre la voie républicaine et de la réorientation de la construction européenne pour rassembler autour de ce projet une grande majorité de Français.

Intervenants :
• Jean-Pierre Chevènement, sénateur, président d’honneur du MRC
• Marc Dolez, député du Nord, membre du Front de gauche
• Marie-Françoise Bechtel, député, vice-président du MRC (modératrice)

11h30 : Intervention de Manuel Valls, ministre de l’intérieur

12h : Intervention de clôture de l’université d’été par Jean-Luc Laurent, député du Val-de-Marne, président du MRC.

 

Cet article est le 130ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national. 

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 19:09

Ne pas exclure d'ouvrir une crise avec l'Europe

 

Le Mouvement républicain et citoyen, présidé par Jean-Luc Laurent - député du Val-de-Marne, maire du Kremlin-Bicêtre - réunissait son Conseil national ce 30 juin avec, comme premier et principal point à l'ordre du jour, la préparation de la Convention Europe prévue les 30 novembre et 1er décembre 2013. C'est Marie-Françoise Bechtel, vice-présidente, députée de l'Aisne, qui était chargée de préparer le texte « Une autre Europe » et d'y intégrer les amendements remontés des départements.

 

MRC-conseil-national-300613-016-T.jpgLe MRC Belfort a transmis une contribution, présentée par Bastien Faudot, qui a en charge les élections au sein du secrétariat national.


CONTRIBUTION DU MRC BELFORT


 

France - Europe : la rupture comme condition du changement


L’Europe est gravement malade. Atteinte à partir de 2008 par la crise des subprimes déclenchée outre-Altantique, sa configuration institutionnelle et monétaire l’a précipitée dans une situation économique particulièrement préoccupante : effondrement de la production industrielle dans la plupart des pays européens, augmentation d’un chômage devenu largement structurel, accroissement des dettes des Etats, des ménages et des entreprises, récession généralisée. Le niveau du chômage des jeunes donne la mesure de l’impasse : 63% en Grèce, 58% en Espagne, 42% en Italie. Ces chiffres signifient : no future.

 

C’est la viabilité même du système qui est atteinte en profondeur. Le risque est de voir le vieux continent se marginaliser durablement, à la périphérie des deux principales puissances mondiales : la Chine et les Etats-Unis. Cette marginalisation ne manquerait pas de se manifester au plan économique, mais aussi au plan politique et diplomatique. C’est donc l’influence du continent européen qui est aujourd’hui en danger dans la mondialisation. En quelques années, la crise en Europe est devenue la crise de l’Europe.


Les difficultés que traverse aujourd’hui l’Union européenne ont été largement analysées et anticipées par notre mouvement. Nous savons au MRC que ces difficultés sont le produit d’une orientation politique commencée il y a trente ans et contre laquelle nous nous sommes toujours dressés. La crise, trop souvent abordée comme s’il s’agissait d’une cause externe, d’une catastrophe naturelle, est d’abord un phénomène politique : celui du choix d’une Union européenne qui a mis au point une méthode, l’intégration à marche forcée, pour satisfaire une lubie, la libéralisation des marchés censée construire la prospérité du continent. Après le tournant de la rigueur, l’acte unique européen adopté en 1985 inaugurait un quart de siècle au cours duquel acquis sociaux, services publics et tissu industriel allaient être particulièrement malmenés. L’ouverture des marchés de capitaux, y compris à l’égard des pays tiers, a exposé les modèles sociaux en Europe à la concurrence féroce des pays à très bas coûts.

 

La mise en oeuvre de la monnaie unique, initiée par le traité de Maastricht, a été l’instrument de cette orientation économique néolibérale qui a conduit à ce que les exigences de la finance exercent une pression croissante sur le monde du travail. La politique de l’euro fort, voulue dès le départ par l’Allemagne, a entraîné des dégâts collatéraux considérables : en France, plus d’1 million d’emplois ont été sacrifiés pour la seule période 1992-2000 afin de préparer la convergence puis la fusion monétaire.

Pire qu’une erreur, la création de la monnaie unique européenne a été une faute économique dont nous n’avons pas fini de payer la facture. Comment se pouvait-il qu’une politique monétaire unique puisse convenir à des pays disposant de structures économiques aussi différentes ? Ailleurs, aucune autre région dans le monde n’a jugé opportun d’opérer à un mouvement de fusion monétaire.

Trop cher, l’euro est devenu un boulet dans la compétition mondiale. Surévaluée d’au moins 30 à 40 % par rapport au dollar, mais aussi au Yen, la monnaie unique européenne renchérit nos exportations et plonge notre base industrielle sous la ligne de flottaison.

Cette approche économique a été largement accompagnée par un mécano institutionnel qui débouche sur une bureaucratie déconnectée de la volonté populaire. Il convient de souligner que des trois instances véritablement décisionnelles à l’échelle européenne (Commission européenne, Banque centrale et Cour de justice européenne) ne disposent d’aucune légitimité démocratique et que la seule qui émane du suffrage universel (le parlement européen) est un théâtre d’ombres. Au-delà de la récession économique, la crise européenne est d’abord politique : c’est une crise de souveraineté dont il s’agit, c’est-à-dire à la fois de légitimité et de représentativité démocratique, mais aussi de puissance car il n’est pas de politique efficace qui ne soit solidement ancrée dans la volonté populaire.

Pour sortir du cycle infernal dans lequel gauche et droite se sont égarées depuis trente ans, il faut maintenant changer de braquet. Le Général de Gaulle avait su en d’autres temps assumer de tels positionnements avec la politique de la chaise vide. Il faut ouvrir une crise européenne par un rapport de force assumé avec Bruxelles et l’Allemagne afin de permettre aux peuples de se saisir positivement de l’enjeu. Seule la France est en capacité d’assumer ce rôle, par son poids politique et économique, mais aussi au nom de l’idéal républicain qui est le sien. Cette crise salutaire implique une rupture idéologique et politique avec les dogmes de l’époque. Le MRC peut aider en ce sens à double titre : parce qu’il a analysé et décrit de longue date l’impasse dans laquelle nous sommes aujourd’hui, mais aussi parce qu’il est membre de la majorité présidentielle et qu’il souhaite sa réussite. Donner du temps au Président de la République est nécessaire, mais notre patience sera rapidement dépourvue d’objet et stratégiquement inutile : les élections intermédiaires et la fin de mandat seront de puissants encouragements à l’immobilisme et nous ne saurions encourager jusqu’au terme l’idée d’un mandat pour rien.

 

Le MRC propose que la France prenne donc une initiative forte à l’échelle européenne en mettant les pieds dans le plat. Elle doit être capable de prendre l’opinion publique européenne à témoin en proposant des réformes majeures pour sortir l’Europe de la nasse :

1. Une modification profonde des statuts de la Banque Centrale Européenne, en mettant la croissance et l’emploi au coeur de ses objectifs

2. Une orientation monétaire à la baisse pour retrouver rapidement la parité 1€=1$ et une inflation maîtrisée

3. Assouplir les dispositifs de coopérations renforcées et favoriser une approche à

géométrie variable pour faire émerger l’Europe des projets contre l’Europe de la technostructure

4. Un plan européen de recherche et une politique de grands travaux à l'échelle du continent

5. Le retour de la capacité de la puissance publique à emprunter directement auprès des citoyens sans intermédiation bancaire

A défaut de ces orientations, la France doit exprimer sa volonté de sortir du carcan de la monnaie unique en transformant, le cas échéant, l'euro en monnaie commune.

 

Cet article est le 129èmeparu sur ce blog dans la catégorie MRCnational.

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