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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 19:19

Nous, femmes et hommes de gauche, attachés à la République

 

Après avoir pris note de l’essentiel des interventions lors des trois tables rondes de la première journée (14 septembre) de l’université d’été 2013 du Mouvement Républicain et Citoyen (voir Université d'été 2013 MRC : 1ère journée résumée par Julien Landfried - 18 septembre 2013), l’ordre chronologique conduit à présenter maintenant l’intervention de Manuel Valls - voir le Programme de l'université d'été 2013 du MRC à Coudekerque-Branche - 15 septembre 2013.

 

La participation d’un ministre à l’université d’été du MRC est un évènement. De plus, le ministre de l’intérieur avait préparé un discours d’homme d’Etat républicain. Ce qui suit en est un extrait mais, selon la formule habituelle, seul le prononcé du discours fait foi. Bien souvent, Manuel Valls s’est éloigné de son texte, notamment quand il a rendu hommage au ministre de l’intérieur Jean-Pierre Chevènement, entre 1997 et 2000. On soulignera l’importance du fait qu’il a reconnu, lui l’ancien très proche collaborateur du Premier ministre Lionel Jospin, que, dans le différend opposant Chevènement et Jospin sur la Corse, c’est l’ancien ministre de l’intérieur qui avait raison.

 

Il faut voir la vidéo - voir ce qu’il a dit de la laïcité et de la Marseillaise. On comprend mieux pourquoi Manuel Valls a la confiance des milieux populaires. Oui, sauf sur l’Europe, du moins sur la monnaie unique, il y a des convergences républicaines évidentes entre le ministre et le MRC. 

UE MRC 2013: Intervention de Manuel Valls

 

(…) Ma présence, ce n’est pas un paradoxe. Ma présence, c’est l’expression d’une cohérence. De femmes et d’hommes de gauche, attachés à la République.

La République, ce joli mot, somme de tant de promesses et de tant d’exigences. Ce mot, comme celui de Nation, ne sont pas, contrairement à une petite musique que l’on peut entendre, des mots désuets, des mots dépassés. C’est tout le contraire ! Je crois profondément, comme vous tous, que dans cette période de crise économique, sociale, de crise d’identité, dans cette période de doutes – de craintes, de peurs aussi – pour nombre de nos concitoyens, la République, la Nation, sont plus que jamais d’actualité, plus que jamais des réponses. Pas des réponses de repli, mais des réponses tournées vers l’avenir.
La République, ce n’est pas qu’un cadre institutionnel. C’est bien plus que cela. La République, cela a toujours été le programme, le grand projet de la gauche, le réceptacle capable d’accueillir ses espoirs et de donner corps à son idéal. Nous connaissons tous cette jolie formule de GAMBETTA : « la République, c’est la forme qui entraîne le fond ». La République est un moyen au service de grands principes qui ne sont pas négociables. La République ne transige pas sur ses principes.

 

La République que nous voulons, la République que nous aimons, c’est une République intransigeante.

 

Cette République intransigeante, c’est l’ordre tout autant que le progrès. C’est la synthèse entre JAURÈS et CLEMENCEAU. Pendant trop longtemps – et encore aujourd’hui, même si dans une moindre mesure – la gauche a alimenté cette vision qui voudrait que les deux termes soient opposés. Cette opposition n’a pas lieu d’être car sans ordre, sans ordre républicain, aucun progrès social n’est envisageable. Dans une société sans ordre, sans règles, ce sont toujours les plus faibles, les moins fortunés, les moins informés qui sont les premiers à pâtir de la situation. Et quand on est de gauche, quand on est républicain, on ne peut l’accepter.
Elu de la banlieue parisienne depuis plus de 25 ans, comme toi Jean-Luc, je sais combien l’insécurité, la délinquance, la présence de trafics, l’emprise de la drogue, sont des injustices supplémentaires quand elles viennent frapper des quartiers populaires qui ont déjà à faire face à tant d’autres difficultés économiques et sociales. C’est là, dans ces quartiers, où il faut agir prioritairement. C’est là, dans ces quartiers, qu’une réponse forte de l’Etat est attendue.
Mais, depuis un an, je n’oublie pas aussi le sentiment d’abandon dans les territoires périurbains et ruraux. La lutte contre les cambriolages nécessite une mobilisation sans précédent.
Le redressement de la France, il passe également par le rétablissement de l’autorité, de l’autorité de l’Etat, du policier, du gendarme, du juge, de l’enseignant, de l’autorité trop souvent contestée.
L’ordre, l’autorité, sont des valeurs de gauche, car elles sont par essence émancipatrices des individus. Une société traversée par la violence, les troubles, ne peut offrir des conditions propices à un développement harmonieux, à un développement qui profite à tous.

La République, c’est la sécurité !

 

La sécurité pour tous, partout, sans jamais abandonner un territoire. Et je sais tout ce que la gauche doit à Jean-Pierre CHEVENEMENT en matière de sécurité !
En mettant mes pas dans les siens, je mesure pleinement ce qui a été accompli. Dans l’antichambre du ministère, je peux voir, tous les jours, les figures qui ont marqué la Place Beauvau. Beaucoup de visiteurs s’y pressent actuellement dans le cadre des journées du patrimoine. Je mesure combien les grands ministres de l’Intérieur – ils ne sont pas si nombreux – de grands républicains, ont fait avancer notre famille politique. Dans son propos du 22 octobre 1922, ALAIN a glissé quelques paroles très justes que j’aime à me rappeler : « il n’existe point d’architecte qui puisse se dire : je vais oublier ce que les hommes ont construit ». Et je n’oublie pas que Jean-Pierre CHEVENEMENT, c’est la police de proximité. Les ZSP que nous mettons en place pour combattre une délinquance enracinée, la restauration du lien police-population, la priorité donnée au terrain au plus proche des attentes des habitants, une chaîne pénale efficace, la lutte contre la récidive, tout cela doit beaucoup à l’action menée précédemment. Elle a été source d’inspiration.
Jean-Pierre CHEVENEMENT, c’est l’expression d’une exigence quant à l’idéal républicain. Et je me souviens – j’étais alors assistant parlementaire – de son action de ministre de l’Education nationale qui a rétabli l’enseignement de l’éducation civique.

La République intransigeante, c’est la priorité donnée à l’Ecole de la République.

Une
même école pour tous les enfants de France, dans les villes, dans les quartiers, dans les villages et les campagnes. L’école est un lieu de formation, mais aussi d’élévation et d’émancipation du citoyen. Il n’y a pas de projet politique de gauche qui ne soit un projet éducatif et un projet qui ouvre également des voies d’accès vers la Culture. Il nous faut donc réinvestir l’école. Il nous faut investir dans l’école.
C’est la volonté du président de la République que porte avec tant de convictions Vincent PEILLON. Le retour de l’enseignement de la morale républicaine, la création de 60 000 postes, la priorité donnée à l’école primaire et à la lutte contre le décrochage scolaire, voilà les moyens de refaire de l’école ce lieu par excellence de l’égalité des chances. Une égalité des chances qui est régulièrement proclamée, mais qui se heurte bien trop souvent au réel. C’est donc un chemin qu’il nous faut reprendre inlassablement. C’est notre devoir de républicains, de femmes et d’hommes de gauche, car la République c’est avant tout cette promesse, au-delà des déterminismes, de bénéficier équitablement des moyens de bâtir et de choisir sa vie.
Et n’oublions jamais le rôle des enseignants qui, dans les écoles, dans les collèges, dans les lycées, préparent notre jeunesse. Il faut les respecter et donc, en premier lieu, bien les former à l’exercice de cette mission exigeante : donner à notre jeunesse les moyens de réussir. Il faut aimer les enseignants car ils sont – j’emploie l’expression, même si elle est passée de mode – les hussards de la République.
L’école de la République est laïque, car notre République est laïque.
Et la charte de la laïcité qui sera affichée dans tous les établissements scolaires de France est une très bonne chose. Elle doit être respectée. Il faut la faire respecter. Donner toute sa force à la laïcité, c’est nécessairement en faire la pédagogie auprès du plus grand nombre pour que les principes, compris par tous, soient appliqués par tous. La laïcité émancipe et rassemble, personne ne doit en avoir peur. Personne ne doit avoir peur de l’égalité, notamment entre les femmes et les hommes.

Oui, La République intransigeante, c’est la défense acharnée de l’égalité.

L’égalité notamment devant les services publics. Ce qui réclame de toujours veiller à leur bonne organisation, à leur continuité dans les territoires péri-urbains et ruraux, à leur efficacité. Réformer notre Etat est une nécessité. Une nécessité que j’assume, car ce sont les personnes avec les ressources les plus modestes qui ont le plus besoin d’un état efficace. Les plus aisées auront toujours la possibilité d’avoir accès aux soins, à l’éducation, aux transports. Et parce que nous sommes de gauche, nous refusons cette société où l’argent dicterait sa loi – il le fait déjà beaucoup trop – entre ceux qui ont et ceux qui n’ont pas. La République c’est donc l’expression d’une solidarité qui passe, bien évidemment, par l’impôt, qui doit être juste. La République, c’est la solidarité qui fait que les difficultés des uns deviennent la préoccupation de tous.

La République intransigeante c’est l’autorité de la loi et le refus de l’arbitraire.

C’est tout le sens de l’action que nous avons menée en matière de droit au séjour et de régularisations. Nous avons établi des règles justes, transparentes, uniformes sur l’ensemble du territoire. Ces règles doivent s’appliquer en respectant la dignité de chacun et avec fermeté, car appliquer la loi, c’est la meilleure des voies vers l’apaisement.
La République intransigeante, c’est enfin la possibilité pleine et entière pour ceux qui le souhaitent vraiment, à l’issue d’un parcours d’intégration réussi, de devenir français.
Il n’y a pas à tendre beaucoup l’oreille pour entendre les avocats d’une vision étriquée de la Nation. Ce n’est pas la mienne ; ce n’est pas celle de la gauche ! Car l’idée même de Nation nous renvoie à notre Révolution et à sa dimension progressiste. « Vive la Nation ! », c’est le cri que lancèrent, à Valmy, les soldats défendant le République. La Nation est née avec l’expression de la volonté générale issue du peuple. Et tout comme vous, je n’abandonnerai jamais notre drapeau, notre hymne, à ceux qui veulent en faire des boucliers face à je ne sais quelle menace. Je n’abandonnerai jamais l’étendard et la Marseillaise !
(…)
 

Cet article est le 135ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 22:55

Comment sortir la France de la régression et de la dépression ?

 

Université d'été MRC 2011 004 TLe responsable de l’université d’été du Mouvement républicain et citoyen, Julien Landfried (photo : université d'été 2011), a bien résumé les exposés des intervenants lors des trois tables rondes de la première journée. Voir le Programme de l'université d'été 2013 du MRC à Coudekerque-Branche - 15 septembre 2013. 

UE MRC 2013: Synthèse de la première journée par Julien Landfried

Chers amis, chers camarades,

M’a été confiée la lourde tâche de résumer les travaux de la première journée de notre université d’été. Tâche difficile qui ne peut viser à l’exhaustivité, d’autant que je dois être bref.

D’abord l’euro. Nos trois invités de la première table ronde « Transformer l’euro pour sortir de la nasse économique » ont dressé un tableau convergent sur la monnaie unique. Monnaie mal conçue, inadaptée à l’hétérogénéité des systèmes économiques des pays qui composent la zone euro, la monnaie unique était, par sa construction même, un système d’aggravation des divergences.

Ce qui est présenté comme une crise de la dette publique est plus profondément, nous a dit Jean-Luc Gréau, une crise de la compétitivité de l’Europe du Sud et de la France par rapport à l’Allemagne. L’euro ne nous a pas protégé de la crise américaine de 2008 et, au contraire, l’ampleur de la récession a été très forte dans la zone, allant jusqu’à une dépression économique en Grèce et au Portugal.

 

Philippe Murer a critiqué vertement les politiques d’austérité, qui loin de soigner le mal supposé - la dette - ne font que l’aggraver en cassant les ressorts de la croissance. Un cercle vicieux est ainsi mis en place où la destruction de l’Etat social en Europe du Sud se révèle vaine si ce n’est contreproductive sur le plan du redressement économique. Et encore, Murer nous a-t-il prévenu que l’Europe était en quasi récession au moment où le reste du monde connaissait encore une certaine croissance économique. Qu’adviendra-t-il à la fin du cycle économique mondial quand la croissance se retournera ? Pour paraphraser Jean-Pierre Chevènement, il est à craindre que nous « sauterons dans le noir ». Murer a détaillé les résultats de son étude sur les « scenarii de dissolution de l’euro » co-produite avec Jacques Sapir. En résumé : la dissolution de l’euro profitera massivement à l’Europe du Sud et à la France, particulièrement dans le cas d’une dissolution contrôlée de l’euro. Le retour d’une certaine inflation en Europe du Sud nécessiterait de la part des gouvernements nationaux un pilotage macro-économique fin.

 

Yves Le Hénaff a confirmé la justesse des grandes lignes de l’étude en évoquant le choc de compétitivité que procurerait une dévaluation pour la France et l’Europe du Sud. Il a également noté la dynamique fondamentale de l’euro qui est d’aggraver les inégalités sociales et les inégalités entre nations, notant avec brio que la hausse des rémunérations outre-Rhin depuis quelques mois était en elle-même un exemple de cette divergence : les Allemands, déjà les mieux payés, le seraient davantage tandis que les pays d’Europe du Sud sont entrés dans un mécanisme de déflation salariale.

Une première table ronde qui était certes très technique, mais qui a cherché à aller jusqu’au fond du problème, du moins autant qu’il est possible de le faire en une heure et demie.

 

La seconde table ronde « L’alliance des productifs pour redresser l’industrie française » a vu s’exprimer des points de vue plus divers.

 

Jean-Michel Quatrepoint a d’abord appelé à rassembler les Français autour d’un grand objectif de redressement économique, comme de Gaulle avait pu le faire au début des années 60. Fiscalité, innovation, prise du risque, priorité au travail et à l’industrie : telles sont quelques-unes des idées de Quatrepoint qui a également encouragé la France à rentrer de plein pied dans ce qu’il appelle l’iconomie.

 

Guillaume Duval est revenu de son côté sur les raisons de la réussite économique allemande, dont il a relativisé en partie l’ampleur et dont il a surtout contesté les origines. En substance : ce ne sont pas les réformes de déréglementation du marché du travail impulsées par Schröder (les lois Hartz) qui sont l’explication de la robustesse économique de l’industrie allemande, mais d’abord la spécialisation industrielle de l’Allemagne sur les machines-outils qui en fait le fournisseur privilégié des pays émergents, et la co-détermination patronat-syndicat qui « moralise » dans une certaine mesure le capitalisme allemand.

 

Christian Hutin a ensuite évoqué sur son expérience parlementaire avec la mission d’enquête sur l’avenir de la sidérurgie, revenant sur l’erreur de la vente de Pechiney et notant la grande convergence de vues des parlementaires sur la question. Une anecdote de Christian semble résumer correctement le fonctionnement de l’Union européenne : une industrie électro-intensive, hésitant entre plusieurs localisations pour ses investissements, se serait ainsi vue proposer par les autorités locales canadiennes la construction d’un barrage, et en France ... un rendez-vous à Bruxelles ! Bref, il y a encore loin de la coupe aux lèvres.

La troisième table ronde « Sortir la France de la dépression » a été marquée par un consensus des participants sur le diagnostic.

 

Pour Eric Dupin, la France est plongée depuis longtemps dans une « dépression nationale ». Une « souffrance sociale polymorphe » s’exprime spontanément chez les Français pour peu qu’on les écoute. Dupin parle d’une « insécurité psychique, mentale des Français face à la modernité », et une « déliaison sociale ». Et il note que le Front national, avec son cocktail d’anti-libéralisme économique et d’anti-libéralisme culturel se retrouve de facto seul à proposer une telle offre politique à des Français en proie au doute par rapport au Progrès et à toutes ses déclinaisons économiques ou médiatiques.

 

Jérôme Sainte-Marie a noté de son côté que la défiance verticale entre le peuple et les élites se double d’une défiance horizontale, entre « semblables ». La thématique du déclin progresse fortement à droite.

 

Gaël Brustier a, de son côté, pointé également cette domination de l’idée de déclin dans le débat politique. Il a mis en garde contre les conséquences électorales de l’importante mobilisation contre le « mariage pour tous ».

 

Pour Sami Naïr enfin, depuis le référendum sur le traité de Maastricht, c’est l’abandon de l’Etat et de la Nation qui serait explicatif de cette situation de déprime nationale.

Enfin les quatre ateliers sur l’éducation, les retraites, la réforme territoriale et l’énergie, ont été l’occasion de débats entre militants dont je n’ai pas le temps ici de faire état en détails.

Ce matin, après la brillante intervention de Manuel Valls hier, place au débat politique où s’exprimera une certaine diversité de point de vues. Jérôme Guedj d’abord, député PS et animateur du courant "Maintenant la gauche" au PS, Marc Dolez, député du Nord et membre du Front de gauche et enfin Jean-Pierre Chevènement, notre président d’honneur, sénateur du Territoire de Belfort.

Le débat s’intitule « Relever la France par la voie républicaine » et sera animé par la député Marie-Françoise Bechtel. Ce sera, je n’en doute pas l’occasion pour Jean-Pierre Chevènement d’exposer les grandes lignes de son nouveau livre 1914-2014 : l’Europe sortie de l’histoire ? qui sortira en octobre et dont je peux d’ores et déjà vous annoncer qu’il fera l’événement
(…).

Cet article est le 134ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 22:05

Réorienter l’Europe, redresser la France

 

Le Mouvement républicain et citoyen vient de tenir son université d’été les 14 et 15 septembre. Voir Programme de l'université d'été 2013 du MRC à Coudekerque-Branche - 15 septembre 2013. C’est un jeune parti qui a été créé en 2003 - à l’initiative de Jean-Pierre Chevènement - dans le prolongement du Mouvement des citoyens. Il ne demande qu’à augmenter le nombre de ses adhérents.

 

Dans un tract, il a résumé ses propositions. Cliquez sur le titre pour en savoir plus : "Agir face à la crise: les propositions du MRC"

 

Après plusieurs années de politiques libérales et d’austérité, notre pays est en proie à de grandes difficultés. Chômage, précarité, étranglement budgétaire des ménages, jeunes peinant à trouver leur place dans la société, la crise se fait durement sentir au quotidien. Face à cette situation, le MRC agit dans la majorité, pour que la politique de redressement de la France qu’il défend devienne celle du Gouvernement.

 

Voici les propositions du MRC pour sortir la France de la crise :

 

Réorienter la construction européenne

 

Montrer les voies de coopérations européennes, dans des domaines comme l’indépendance énergétique, l’e-économie, les grands travaux, les normes sociales et environnementales pour le commerce.

 

Rompre avec le libre-échange et l’austérité qui ne peuvent conduire qu’à la récession.

 

Redonner de l’air aux entreprises françaises par une baisse du taux de change de l’euro.

 

Organiser le passage à la monnaie commune, pour que chaque Nation d’Europe puisse mener la politique monétaire adaptée à ses spécificités, au service du travail, de la croissance et de ses intérêts.

 

Relancer la croissance par la réindustrialisation de notre pays

 

Soutenir, sur l’ensemble du territoire national, les entreprises qui investissent dans l’innovation, la production et l’exportation pour nos emplois.

 

Protéger notre économie, s’opposer aux délocalisations qui détruisent le travail.

 

Redresser la France par l’Ecole

 

Restaurer le niveau scolaire, défendre le principe d’Egalité dans l’accès à la connaissance.

 

Revaloriser la formation professionnelle, levier d’insertion et atout pour nos entreprises.

 

Soutenir la recherche pour mettre notre pays au premier plan dans les domaines clés de l’avenir.

 

Former les citoyens de demain : forger des esprits libres, unis par le même sens de l’intérêt général et animés par les valeurs de Liberté, d’Egalité, de Fraternité et de Laïcité.

 

Affirmer la présence de la France sur la scène internationale

 

Défendre une politique étrangère autonome.

 

Appuyer la recherche et le développement de coopérations avec les grands pays émergents (Russie, Brésil, Inde, Indonésie, Chine etc.).

 

Cet article est le 133ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 18:50

Redresser la France en réorientant la construction européenne

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen programme chaque année une université d’été. En 2013, c’était dans le Nord, près de Dunkerque, à Coudekerque-Branche, Espace Jean Vilar, place de la Convention, les 14 et 15 septembre.

 

Voici le programme, qui avait été réactualisé, de l’université d’été, quelques modifications ayant été apportées au programme. Voir Université d'été 2013 du MRC: Redresser la France en réorientant la construction européenne

 

Matinée du samedi 14 septembre

10h : Accueil de Claude Nicolet, 1er secrétaire fédéral du MRC Nord, et David Bailleul, maire de Coudekerque-Branche

10h15 : Introduction de l’université d’été, par Julien Landfried, secrétaire national du MRC chargé de la communication et des universités d’été

10h30-12h : Table ronde n°1 - Transformer l’euro pour sortir de la nasse économique
Les gouvernements européens ont commis avec le traité de Maastricht une erreur en rassemblant dans une monnaie unique, l’euro, des économies aux fondamentaux très différents. Là se trouve la racine des problèmes économiques de la zone euro. Est-il possible de réformer les règles de l’euro – changement des statuts de la BCE, politique de monétisation de la dette, relance des salaires en Allemagne - pour relancer la croissance et réduire les divergences entre euro du Nord et euro du Sud ? Sinon, comment organiser la transition de l’euro monnaie unique à l’euro commune, où des monnaies nationales recréées au sein d’un nouveau SME permettrait aux économies de la zone euro de retrouver des niveaux de compétitivité « naturels » ? La société française et ses élites sont-elles prêtes à un tel changement et à assumer à nouveau une politique monétaire nationale ?
Intervenants :

Philippe Murer, économiste, co-auteur de l’étude à paraître de la Fondation Res Publica sur l’avenir de l’euro
Jean-Luc Gréau, économiste, auteur de La grande récession  
Yves Le Hénaff, professeur d’économie, cadre bancaire
Julien Landfried, secrétaire national du MRC chargé de la communication et des universités d’été (animateur) 

 

Après-midi du samedi 14 septembre

 

13h30 : Ateliers
Atelier n°1 : « Education, enseignement supérieur et recherche » (animateurs : Estelle Folest, secrétaire nationale du MRC à l’éducation, Cédric Matthews, secrétaire national du MRC)
Atelier n°2 : « Protection sociale, santé et retraite » (animateurs : Ladislas Polski, secrétaire national du MRC à la santé et Jeanne Chevalier, secrétaire nationale du MRC à la protection sociale)

 

14h-15h30 : Table ronde n°2 - L’alliance des productifs pour redresser l’industrie française
Le déclassement de la France dans la compétition économique mondiale provient pour une large part du décrochage de son industrie. Comment remettre l’industrie française sur les rails ? Si la fin de l’euro surévalué est une nécessité, comment redonner à la France une politique industrielle dans la durée et quels choix prioritaires cela implique-t-il en termes de mobilisation de l’épargne nationale, de nouvelle alliance des forces productives, de place donnée aux accords entre partenaires sociaux en matière de droit du travail, de financement de la protection sociale et de la fiscalité ?
Intervenants :
Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique
Christian Hutin, député du Nord, vice-président du MRC, membre de la commission d’enquête sur l’avenir de la sidérurgie  
Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives Economiques, auteur de Made in Germany, Le modèle allemand au-delà des mythes
Patrick Quinqueton, secrétaire national du MRC au projet (animateur)

15h45-17h15 : Table ronde n°3 - Sortir la France de la dépression
Confrontés
à un chômage endémique, ayant perdu confiance dans l’avenir, les Français se défient des partis politiques sans pour autant imaginer d’alternative à la démocratie indirecte.

La poussée du FN dans les élections législatives partielles de l'Oise et à Villeneuve-sur-Lot appelle une réponse à la hauteur de la France républicaine.

L’aggravation des inégalités économiques s’accompagne du durcissement des antagonismes culturels comme en a témoigné l’opposition au mariage pour tous. Face à cette situation, la gauche gouvernementale est désemparée, et la « gauche radicale » se réfugie dans l’incantation. Sur quels leviers s’appuyer pour redresser la pente et redonner espoir aux Français ? Comment redonner à la France une vision réaliste de ses difficultés et de son avenir ?
Intervenants :
Eric Dupin, journaliste, auteur de Voyages en France
Jérôme Sainte-Marie, politologue, président de la société PollingVox

Gaël Brustier, chercheur en sciences-politiques, auteur de La guerre culturelle aura bien lieu.
Sami Naïr, professeur de sciences politiques à l’université Paris-VIII
Catherine Coutard, vice-présidente du MRC (animatrice)

17h30 : Intervention de Manuel Valls, ministre de l’intérieur

19h30 : pot de l’amitié à la mairie de Coudekerque Branche
Prise de parole de David Bailleul, maire de Coudekerque-Branche, et de personnalités du MRC en présence de Michel Delebarre, sénateur du Nord.

20h30: Banquet républicain

Matinée du dimanche 15 septembre

 

8h30 – 10h : Ateliers
Atelier n°4 : « Réforme territoriale » (animateurs : Martine Souvignet, secrétaire nationale du MRC à la réforme territoriale et Jean-Marc Nicolle, président de l’Association Républicaine des Elus Citoyens et Apparentés)
Atelier n°5 : « Quelle politique de l'énergie pour la France? » (animateur : Chistophe Mouton, secrétaire national du MRC chargé du développement durable)

10h : Ouverture par Christian Hutin, député du Nord, vice-président du MRC

10h15 : Synthèse de la première journée, par Julien Landfried, secrétaire national du MRC chargé de la communication et des universités d’été

10h30-11h30 : Table ronde n°4 - Relever la France par la voie républicaine
Le président François Hollande a fait avec le rapport Gallois le choix du redressement productif. Pour réussir le mandat qui leur a été confié, le président et la majorité gouvernementale doivent approfondir le choix du redressement productif et prendre la voie républicaine et de la réorientation de la construction européenne pour rassembler autour de ce projet une grande majorité de Français.
Intervenants :
Jean-Pierre Chevènement, sénateur, président d’honneur du MRC
Marc Dolez, député du Nord, membre du Front de gauche
Jérôme Guedj, député (PS) de l'Essonne, animateur de Maintenant La Gauche
Marie-Françoise Bechtel, député, vice-président du MRC (modératrice)

 

12h : Intervention de clôture de l’université d’été par Jean-Luc Laurent, député du Val-de-Marne, président du MRC.

 

Cet article est le 132ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 23:51

Redresser la France en réorientant la construction européenne

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen programme chaque année une université d’été. En 2012, c’était à Belfort (voir Programme de l'université d'été MRC les 15 et 16 septembre à Belfort et Retour sur l'Université d'été de Belfort). En 2013, ce sera à Coudekerque-Branche, Espace Jean Vilar, place de la Convention, les 14 et 15 septembre.

 

Voici le programme actualisé de l’université d’été, quelques modifications ayant été apportées au programme initial (10 juillet 2013 : Le programme de l'université d'été du MRC 14 et 15 septembre 2013).

 

 Voir Université d'été 2013 du MRC: Redresser la France en réorientant la construction européenne

 

Matinée du samedi 14 septembre

10h : Accueil de Claude Nicolet, 1er secrétaire fédéral du MRC Nord, et David Bailleul, maire de Coudekerque-Branche

10h15 : Introduction de l’université d’été, par Julien Landfried, secrétaire national du MRC chargé de la communication et des universités d’été

10h30-12h : Table ronde n°1 - Transformer l’euro pour sortir de la nasse économique
Les gouvernements européens ont commis avec le traité de Maastricht une erreur en rassemblant dans une monnaie unique, l’euro, des économies aux fondamentaux très différents. Là se trouve la racine des problèmes économiques de la zone euro. Est-il possible de réformer les règles de l’euro – changement des statuts de la BCE, politique de monétisation de la dette, relance des salaires en Allemagne - pour relancer la croissance et réduire les divergences entre euro du Nord et euro du Sud ? Sinon, comment organiser la transition de l’euro monnaie unique à l’euro commune, où des monnaies nationales recréées au sein d’un nouveau SME permettrait aux économies de la zone euro de retrouver des niveaux de compétitivité « naturels » ? La société française et ses élites sont-elles prêtes à un tel changement et à assumer à nouveau une politique monétaire nationale ?
Intervenants :

Philippe Murer, économiste, co-auteur de l’étude à paraître de la Fondation Res Publica sur l’avenir de l’euro
Jean-Luc Gréau, économiste, auteur de La grande récession  
Yves Le Hénaff, professeur d’économie, cadre bancaire
Julien Landfried, secrétaire national du MRC chargé de la communication et des universités d’été (animateur)  

 

Après-midi du samedi 14 septembre

 

14h-15h30 : Table ronde n°2 - L’alliance des productifs pour redresser l’industrie française
Le déclassement de la France dans la compétition économique mondiale provient pour une large part du décrochage de son industrie. Comment remettre l’industrie française sur les rails ? Si la fin de l’euro surévalué est une nécessité, comment redonner à la France une politique industrielle dans la durée et quels choix prioritaires cela implique-t-il en termes de mobilisation de l’épargne nationale, de nouvelle alliance des forces productives, de place donnée aux accords entre partenaires sociaux en matière de droit du travail, de financement de la protection sociale et de la fiscalité ?
Intervenants :
Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique
Christian Proust, conseiller général MRC du Territoire de Belfort
Jean Grellier, député des Deux-Sèvres, président de la commission d’enquête sur l’avenir de la sidérurgie
Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives Economiques, auteur de Made in Germany, Le modèle allemand au-delà des mythes
Patrick Quinqueton, secrétaire national du MRC au projet (animateur)

15h45-17h15 : Table ronde n°3 - Sortir la France de la dépression
Confrontés
à un chômage endémique, ayant perdu confiance dans l’avenir, les Français se défient des partis politiques sans pour autant imaginer d’alternative à la démocratie indirecte.

La poussée du FN dans les élections législatives partielles de l'Oise et à Villeneuve-sur-Lot appelle une réponse à la hauteur de la France républicaine. L’aggravation des inégalités économiques s’accompagne du durcissement des antagonismes culturels comme en a témoigné l’opposition au mariage pour tous. Face à cette situation, la gauche gouvernementale est désemparée, et la « gauche radicale » se réfugie dans l’incantation. Sur quels leviers s’appuyer pour redresser la pente et redonner espoir aux Français ? Comment redonner à la France une vision réaliste de ses difficultés et de son avenir ?
Intervenants :
Eric Dupin, journaliste, auteur de Voyages en France
Jérôme Fourquet, directeur du département opinion publique à l’IFOP
Gaël Brustier, chercheur en sciences-politiques, auteur de La guerre culturelle aura bien lieu.
Sami Naïr, professeur de sciences politiques à l’université Paris-VIII
Catherine Coutard, vice-présidente du MRC (animatrice)

17h30 : Intervention de Manuel Valls, ministre de l’intérieur

18h15-19h30 : Ateliers
 

Atelier n°1 : « Protection sociale, santé et retraite » (animateurs : Ladislas Polski, secrétaire national du MRC à la santé et Jeanne Chevalier, secrétaire nationale du MRC à la protection sociale)
Atelier n°2 : « Education, enseignement supérieur et recherche » (animateurs : Estelle Folest, secrétaire nationale du MRC à l’éducation, Cédric Matthews, secrétaire national du MRC)
Atelier n°3 : « Quelle réforme fiscale? » (animateurs : Jean-Pierre Cossin, magistrat à la Cour des Comptes et Jean-Marc Nicolle, président l’Association Républicaine des Elus Citoyens et Apparentés - ARECA)

19h30h : pot de l’amitié à la mairie de Coudekerque Branche
Prise de parole de David Bailleul, maire de Coudekerque-Branche, et de personnalités du MRC en présence de Michel Delebarre, sénateur du Nord.

20h30: Banquet républicain

Matinée du dimanche 15 septembre

 

8h30 – 10h : Ateliers
 

Atelier n°4 : « Réforme territoriale » (animateurs : Martine Souvignet, secrétaire nationale du MRC à la réforme territoriale et Jean-Marc Nicolle, président de l’Association Républicaine des Elus Citoyens et Apparentés)
Atelier n°5 : « Quelle politique de l'énergie pour la France? » (animateur : Chistophe Mouton, secrétaire national du MRC chargé du développement durable)

10h : Ouverture par Christian Hutin, député du Nord, vice-président du MRC

10h15 : Synthèse de la première journée, par Julien Landfried, secrétaire national du MRC chargé de la communication et des universités d’été

10h30-11h30 : Table ronde n°4 - Relever la France par la voie républicaine
Le président François Hollande a fait avec le rapport Gallois le choix du redressement productif. Pour réussir le mandat qui leur a été confié, le président et la majorité gouvernementale doivent approfondir le choix du redressement productif et prendre la voie républicaine et de la réorientation de la construction européenne pour rassembler autour de ce projet une grande majorité de Français.
Intervenants :
Jean-Pierre Chevènement, sénateur, président d’honneur du MRC
Marc Dolez, député du Nord, membre du Front de gauche
Jérôme Guedj, député (PS) de l'Essonne, animateur de Maintenant La Gauche
Marie-Françoise Bechtel, député, vice-président du MRC (modératrice)

12h : Intervention de clôture de l’université d’été par Jean-Luc Laurent, député du Val-de-Marne, président du MRC.

 

Cet article est le 131ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 21:51

Redresser la France en réorientant la construction européenne

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen programme chaque année une université d’été. En 2012, c’était à Belfort (voir Programme de l'université d'été MRC les 15 et 16 septembre à Belfort et Retour sur l'Université d'été de Belfort).

 

En 2013, ce sera à Coudekerque-Branche Espace Jean Vilar, place de la Convention (maire MRC : David Bailleul), près de Dunkerque, le MRC Nord (responsable : Claude Nicolet) se chargeant de l’organisation.

 

Voir Université d'été 2013 du MRC: Redresser la France en réorientant la construction européenne

 

Matinée du samedi 14 septembre

10h : Accueil de Claude Nicolet, 1er secrétaire fédéral du MRC Nord, et David Bailleul, maire de Coudekerque-Branche.

10h15 : Introduction de l’université d’été, par Julien Landfried, secrétaire national du MRC chargé de la communication et des universités d’été.

10h30-12h : Table ronde n°1 - Transformer l’euro pour sortir de la nasse économique
Les gouvernements européens ont commis avec le traité de Maastricht une erreur en rassemblant dans une monnaie unique, l’euro, des économies aux fondamentaux très différents. Là se trouve la racine des problèmes économiques de la zone euro. Est-il possible de réformer les règles de l’euro – changement des statuts de la BCE, politique de monétisation de la dette, relance des salaires en Allemagne - pour relancer la croissance et réduire les divergences entre euro du Nord et euro du Sud ? Sinon, comment organiser la transition de l’euro monnaie unique à l’euro commune, où des monnaies nationales recréées au sein d’un nouveau SME permettrait aux économies de la zone euro de retrouver des niveaux de compétitivité « naturels » ? La société française et ses élites sont-elles prêtes à un tel changement et à assumer à nouveau une politique monétaire nationale ?

Intervenants :
• Jacques Sapir, directeur d’études à l’EHESS, auteur de l’étude de la Fondation Res Publica sur l’avenir de l’euro
• Yves Le Hénaff, professeur d’économie, cadre bancaire
• Jérôme Fourquet, directeur du département opinion publique à l’IFOP
• Julien Landfried, secrétaire national du MRC chargé de la communication et des universités d’été (animateur)

 

Après-midi du samedi 14 septembre

 

14h-15h30 : Table ronde n°2 - L’alliance des productifs pour redresser l’industrie française
Le déclassement de la France dans la compétition économique mondiale provient pour une large part du décrochage de son industrie. Comment remettre l’industrie française sur les rails ? Si la fin de l’euro surévalué est une nécessité, comment redonner à la France une politique industrielle dans la durée et quels choix prioritaires cela implique-t-il en termes de mobilisation de l’épargne nationale, de nouvelle alliance des forces productives, de place donnée aux accords entre partenaires sociaux en matière de droit du travail, de financement de la protection sociale et de la fiscalité ?

Intervenants :
• Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique
• Christian Proust, conseiller général MRC du Territoire de Belfort
• Jean Grellier, député des Deux-Sèvres, président de la commission d’enquête sur l’avenir de la sidérurgie
• Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives Economiques,
• Patrick Quinqueton, secrétaire national du MRC au projet (animateur)

 

15h45-17h15 : Table ronde n°3 - Sortir la France de la dépression
Confrontés
à un chômage endémique, ayant perdu confiance dans l’avenir, les Français se défient des partis politiques sans pour autant imaginer d’alternative à la démocratie indirecte. La poussée du FN dans les élections législatives partielles de l'Oise et à Villeneuve-sur-Lot appelle une réponse à la hauteur de la France républicaine. L’aggravation des inégalités économiques s’accompagne du durcissement des antagonismes culturels comme en a témoigné l’opposition au mariage pour tous. Face à cette situation, la gauche gouvernementale est désemparée, et la « gauche radicale » se réfugie dans l’incantation. Sur quels leviers s’appuyer pour redresser la pente et redonner espoir aux Français ? Comment redonner à la France une vision réaliste de ses difficultés et de son avenir ?

Intervenants
:
• Eric Dupin, journaliste, auteur de « Voyages en France »
• Gaël Brustier, chercheur en science politique, auteur de « La guerre culturelle aura bien lieu ».
• Sami Naïr, professeur de sciences politiques à l’université Paris-VIII
• Catherine Coutard, vice-présidente du MRC (animatrice)

17h30-19h : Ateliers
Atelier n°1 : « Protection sociale, santé et retraite » (animateurs : Ladislas Polski, secrétaire national du MRC à la santé et Jeanne Chevalier, secrétaire nationale du MRC à la protection sociale)
Atelier n°2 : « Education, enseignement supérieur et recherche » (animateurs : Estelle Folest, secrétaire nationale du MRC à l’éducation, Cédric Matthews, secrétaire national du MRC)
Atelier n°3 : « Fiscalité » (animateurs : Jean-Pierre Cossin, magistrat à la Cour des Comptes et Jean-Marc Nicolle, président l’Association Républicaine des Elus Citoyens et Apparentés (ARECA)

19h : pot de l’amitié à la mairie de Coudekerque Branche
Prise de parole de David Bailleul, maire de Coudekerque-Branche, et de personnalités du MRC en présence de Michel Delebarre, sénateur du Nord.

 

Matinée du dimanche 15 septembre

 

8h30 – 10h : Ateliers
Atelier n°4 : « Réforme territoriale » (animateurs : Martine Souvignet, secrétaire nationale du MRC à la réforme territoriale et Jean-Marc Nicolle, président de l’Association Républicaine des Elus Citoyens et Apparentés)
Atelier n°5 : « Immigration » (animateurs : Claude Nicolet, secrétaire national du MRC chargé de la citoyenneté et de la laïcité et Florence Ruhlmann, secrétaire nationale)
Atelier n°6 : « Energie » (animateurs : Gérard Pierre, secrétaire national du MRC à l’énergie, Chistophe Mouton, secrétaire national du MRC chargé du développement durable)

10h : Ouverture par Christian Hutin, député du Nord, vice-président du MRC

10h15 : Synthèse de la première journée, par Julien Landfried, secrétaire national du MRC chargé de la communication et des universités d’été.

10h30-11h30 : Table ronde n°4 - Relever la France par la voie républicaine
Le président François Hollande a fait avec le rapport Gallois le choix du redressement productif. Pour réussir le mandat qui leur a été confié, le président et la majorité gouvernementale doivent approfondir le choix du redressement productif et prendre la voie républicaine et de la réorientation de la construction européenne pour rassembler autour de ce projet une grande majorité de Français.

Intervenants :
• Jean-Pierre Chevènement, sénateur, président d’honneur du MRC
• Marc Dolez, député du Nord, membre du Front de gauche
• Marie-Françoise Bechtel, député, vice-président du MRC (modératrice)

11h30 : Intervention de Manuel Valls, ministre de l’intérieur

12h : Intervention de clôture de l’université d’été par Jean-Luc Laurent, député du Val-de-Marne, président du MRC.

 

Cet article est le 130ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national. 

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 19:09

Ne pas exclure d'ouvrir une crise avec l'Europe

 

Le Mouvement républicain et citoyen, présidé par Jean-Luc Laurent - député du Val-de-Marne, maire du Kremlin-Bicêtre - réunissait son Conseil national ce 30 juin avec, comme premier et principal point à l'ordre du jour, la préparation de la Convention Europe prévue les 30 novembre et 1er décembre 2013. C'est Marie-Françoise Bechtel, vice-présidente, députée de l'Aisne, qui était chargée de préparer le texte « Une autre Europe » et d'y intégrer les amendements remontés des départements.

 

MRC-conseil-national-300613-016-T.jpgLe MRC Belfort a transmis une contribution, présentée par Bastien Faudot, qui a en charge les élections au sein du secrétariat national.


CONTRIBUTION DU MRC BELFORT


 

France - Europe : la rupture comme condition du changement


L’Europe est gravement malade. Atteinte à partir de 2008 par la crise des subprimes déclenchée outre-Altantique, sa configuration institutionnelle et monétaire l’a précipitée dans une situation économique particulièrement préoccupante : effondrement de la production industrielle dans la plupart des pays européens, augmentation d’un chômage devenu largement structurel, accroissement des dettes des Etats, des ménages et des entreprises, récession généralisée. Le niveau du chômage des jeunes donne la mesure de l’impasse : 63% en Grèce, 58% en Espagne, 42% en Italie. Ces chiffres signifient : no future.

 

C’est la viabilité même du système qui est atteinte en profondeur. Le risque est de voir le vieux continent se marginaliser durablement, à la périphérie des deux principales puissances mondiales : la Chine et les Etats-Unis. Cette marginalisation ne manquerait pas de se manifester au plan économique, mais aussi au plan politique et diplomatique. C’est donc l’influence du continent européen qui est aujourd’hui en danger dans la mondialisation. En quelques années, la crise en Europe est devenue la crise de l’Europe.


Les difficultés que traverse aujourd’hui l’Union européenne ont été largement analysées et anticipées par notre mouvement. Nous savons au MRC que ces difficultés sont le produit d’une orientation politique commencée il y a trente ans et contre laquelle nous nous sommes toujours dressés. La crise, trop souvent abordée comme s’il s’agissait d’une cause externe, d’une catastrophe naturelle, est d’abord un phénomène politique : celui du choix d’une Union européenne qui a mis au point une méthode, l’intégration à marche forcée, pour satisfaire une lubie, la libéralisation des marchés censée construire la prospérité du continent. Après le tournant de la rigueur, l’acte unique européen adopté en 1985 inaugurait un quart de siècle au cours duquel acquis sociaux, services publics et tissu industriel allaient être particulièrement malmenés. L’ouverture des marchés de capitaux, y compris à l’égard des pays tiers, a exposé les modèles sociaux en Europe à la concurrence féroce des pays à très bas coûts.

 

La mise en oeuvre de la monnaie unique, initiée par le traité de Maastricht, a été l’instrument de cette orientation économique néolibérale qui a conduit à ce que les exigences de la finance exercent une pression croissante sur le monde du travail. La politique de l’euro fort, voulue dès le départ par l’Allemagne, a entraîné des dégâts collatéraux considérables : en France, plus d’1 million d’emplois ont été sacrifiés pour la seule période 1992-2000 afin de préparer la convergence puis la fusion monétaire.

Pire qu’une erreur, la création de la monnaie unique européenne a été une faute économique dont nous n’avons pas fini de payer la facture. Comment se pouvait-il qu’une politique monétaire unique puisse convenir à des pays disposant de structures économiques aussi différentes ? Ailleurs, aucune autre région dans le monde n’a jugé opportun d’opérer à un mouvement de fusion monétaire.

Trop cher, l’euro est devenu un boulet dans la compétition mondiale. Surévaluée d’au moins 30 à 40 % par rapport au dollar, mais aussi au Yen, la monnaie unique européenne renchérit nos exportations et plonge notre base industrielle sous la ligne de flottaison.

Cette approche économique a été largement accompagnée par un mécano institutionnel qui débouche sur une bureaucratie déconnectée de la volonté populaire. Il convient de souligner que des trois instances véritablement décisionnelles à l’échelle européenne (Commission européenne, Banque centrale et Cour de justice européenne) ne disposent d’aucune légitimité démocratique et que la seule qui émane du suffrage universel (le parlement européen) est un théâtre d’ombres. Au-delà de la récession économique, la crise européenne est d’abord politique : c’est une crise de souveraineté dont il s’agit, c’est-à-dire à la fois de légitimité et de représentativité démocratique, mais aussi de puissance car il n’est pas de politique efficace qui ne soit solidement ancrée dans la volonté populaire.

Pour sortir du cycle infernal dans lequel gauche et droite se sont égarées depuis trente ans, il faut maintenant changer de braquet. Le Général de Gaulle avait su en d’autres temps assumer de tels positionnements avec la politique de la chaise vide. Il faut ouvrir une crise européenne par un rapport de force assumé avec Bruxelles et l’Allemagne afin de permettre aux peuples de se saisir positivement de l’enjeu. Seule la France est en capacité d’assumer ce rôle, par son poids politique et économique, mais aussi au nom de l’idéal républicain qui est le sien. Cette crise salutaire implique une rupture idéologique et politique avec les dogmes de l’époque. Le MRC peut aider en ce sens à double titre : parce qu’il a analysé et décrit de longue date l’impasse dans laquelle nous sommes aujourd’hui, mais aussi parce qu’il est membre de la majorité présidentielle et qu’il souhaite sa réussite. Donner du temps au Président de la République est nécessaire, mais notre patience sera rapidement dépourvue d’objet et stratégiquement inutile : les élections intermédiaires et la fin de mandat seront de puissants encouragements à l’immobilisme et nous ne saurions encourager jusqu’au terme l’idée d’un mandat pour rien.

 

Le MRC propose que la France prenne donc une initiative forte à l’échelle européenne en mettant les pieds dans le plat. Elle doit être capable de prendre l’opinion publique européenne à témoin en proposant des réformes majeures pour sortir l’Europe de la nasse :

1. Une modification profonde des statuts de la Banque Centrale Européenne, en mettant la croissance et l’emploi au coeur de ses objectifs

2. Une orientation monétaire à la baisse pour retrouver rapidement la parité 1€=1$ et une inflation maîtrisée

3. Assouplir les dispositifs de coopérations renforcées et favoriser une approche à

géométrie variable pour faire émerger l’Europe des projets contre l’Europe de la technostructure

4. Un plan européen de recherche et une politique de grands travaux à l'échelle du continent

5. Le retour de la capacité de la puissance publique à emprunter directement auprès des citoyens sans intermédiation bancaire

A défaut de ces orientations, la France doit exprimer sa volonté de sortir du carcan de la monnaie unique en transformant, le cas échéant, l'euro en monnaie commune.

 

Cet article est le 129èmeparu sur ce blog dans la catégorie MRCnational.

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 23:53

Besoin de mise en perspective et d’une réforme fiscale

 

Ce 12 juin, les députés Jean-Luc Laurent (Val-de-Marne), Marie-Françoise Bechtel (Aisne) et Christian Hutin (Nord), ont présenté leur action au Parlement durant cette première année de mandat.

  Les députés du MRC: un an d'action au sein de la majorité

 

ENGAGÉS POUR FAIRE RÉUSSIR LA GAUCHE ET LA FRANCE

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen agit pour la réussite de la gauche au pouvoir. Nous sommes membres de la majorité,  soutenons loyalement la politique du Gouvernement tout en faisant entendre notre voix sur les projets de loi présentés à l’Assemblée, dans le cadre de l’accord PS - MRC du 9 mars 2012. Notre discours est unique à gauche : celui d’un soutien responsable et réaliste au Gouvernement sans perdre de vue les impératifs de réorientation de l’Europe et de réindustrialisation de la France.

Notre ambition concrète au sein du groupe SRC à l’Assemblée : proposer, porter et faire aboutir les solutions que nous pensons bonnes pour sortir la France de la crise.

 

UNE LIBERTÉ DE VOTE POUR FAIRE PROGRESSER LE DÉBAT

 

Nous avons approuvé et accompagné la grande majorité des mesures présentées par le gouvernement

Emplois d’avenir et Contrats de génération 

Pacte de compétitivité et Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE)

Création de la Banque Publique d’Investissement (BPI) 

Loi de sécurisation de l’emploi (généralisation de la complémentaire santé etentrée des représentants de salarié aux conseils d’administration) 

Loi bancaire 

Embauche de 60 000 enseignants 

Priorité donnée à l’école primaire

Renforcement du logement locatif social et de la loi SRU 

Intervention au Mali

 

Nous avons également, lorsque c’était nécessaire, fait savoir nos réserves ou notre opposition sur des sujets essentiels : TSCG, "RÈGLE D’OR" : DISCIPLINE ET AUSTÉRITÉ EUROPÉENNE.

La question européenne est, à nos yeux, fondamentale. À travers nos votes sur cette question, nous avons souligné la nécessité d’une réorientation de la construction européenne.

 

Vote contre le TSCG : "Le TSCG a pour seul but d’organiser la rigueur en Europe. Ses procédures méprisent la démocratie délibérative comme la souveraineté budgétaire du Parlement. Ses objectifs sont dangereux pour les économies européennes." Communiqué de Jean-Luc Laurent, 9 octobre 2012

 

MARIAGE POUR TOUS : la liberté de vote a été décidée par le MRC concernant le Mariage pour tous. Jean-Luc Laurent et Marie-Francoise Bechtel se sont abstenus, Christian Hutin a voté pour.

 

Vote contre la "règle d’or" : "Nous déplorons des règles rigides, attentatoires au libre choix du législateur à toutes les étapes de la procédure." Intervention en discussion générale de Marie-Francoise Bechtel, 8 octobre 2012

 

Abstention sur le Programme de stabilité des finances publiques 2013-2017 :"Ce programme n’est ni opportun, ni réaliste [...] Le rythme soutenu auquel le redressement structurel est mené s’avère désastreux. " Communiqué de Jean-Luc Laurent, 23 avril 2013

 

LE MRC, FORCE DE PROPOSITION ET D’INFLUENCE

 

EMPLOI : en cette première année de législature, le MRC a participé activement au fond du travail législatif sur de nombreux de textes.  

SÉCURISATION DE L’EMPLOI : cette loi est un compromis réussi entre les solides garanties apportées aux salariés (mutuelle pour tous, droits rechargeables au chômage, homologation par l’État des plans de sauvegarde de l’emploi) et une gestion plus souple de l’entreprise face aux difficultés nées de la crise. Par le biais de Christian Hutin, nous avons soutenu ce texte et pointé des améliorations possibles par voie d’amendement : abaissement du seuil aux entreprises de 50 salariés pour la représentation au CA (au lieu de 5000), surveillance de l’usage fait par les mutuelles des fonds générés par ces nouveaux contrats.  

REPRISE DE SITES INDUSTRIELS RENTABLES: FINANCE LOI BANCAIRE : dans le cadre de l’examen de ce projet de loi, dont l’objectif était de compartimenter activités de dépôt et d’investissement, Jean-Luc Laurent a insisté sur la nécessité de renforcer le dispositif sur le plan juridique pour aboutir à une séparation concrète. Il a, par ailleurs, annoncé son intention de déposer une proposition de loi en ce sens. L’impératif de réindustrialisation est un des thèmes forts portés de longue date par le MRC. Dans le cadre d’un travail concerté entre partis de la majorité, nous avons pris part activement à l’élaboration de cette proposition de loi pour laquelle Jean-Luc Laurent et Marie-Francoise Bechtel figurent parmi les premiers signataires. Christian Hutin est également signataire de cette proposition.

 

BUDGET 2013 : l’examen du budget 2013 a été l’occasion pour le MRC de faire valoir son soutien à la politique du Gouvernement sur le plan économique et à ses premières mesures de justice fiscale. Néanmoins, une réforme fiscale plus ambitieuse est nécessaire, comme l’a pointé et proposé Jean-Luc Laurent lors de ses interventions.

 

EDUCATION  

REFONDATION DE L’ÉCOLE : Approuvant absolument la volonté du Ministre de l’éducation de donner la priorité à l’école primaire, les députés du MRC ont apporté leur soutien à ce texte à travers leurs prises de paroles et présence en séance. Marie-Francoise Bechtel a, par ailleurs, fait savoir notre opposition ferme au renforcement des enseignements en langues régionales et notre attachement aux missions fondamentales de l’école de la République.  

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET RECHERCHE : la mise en place d’une stratégie nationale de recherche et d’enseignement pilotée par l’État, la valorisation des filières courtes dans un souci d’équilibre avec les filières longues ainsi que les passerelles annoncées entre haute administration et doctorat sont autant d’avancées qui nous ont conduits à voter en faveur de ce projet de loi.  

Nous avons également, par la voix de Marie-Francoise Bechtel, agi pour promouvoir un compromis sur la question de l’enseignement en langues étrangères en le limitant aux masters ainsi qu’en l’assortissant d’une obligation de formation en français.

 

Au delà du travail effectué sur les textes législatifs, nous nous sommes impliqués dans les travaux de commissions d’enquête (sidérurgie, Cahuzac) et groupes de travail (amiante).

 

FAIRE FACE AUX VÉRITABLES DÉFIS DE L’AN II

 

La première année de la majorité a permis de mettre en place les premières mesures nécessaires au redressement de notre pays. Nous les avons soutenues. Néanmoins, pour faire de ce quinquennat une réussite, il faudra s’engager sur 3 axes majeurs que le Mouvement Républicain et Citoyen entend promouvoir en cet "An II".

 

1. RÉORIENTER L’EUROPE

L’Europe ne peut avoir pour tout projet l’austérité généralisée. Les cures de rigueur successives imposées aux peuples européens par la Commission ont fait la preuve de leur nocivité. La France doit parler haut et fort afin d’amener nos partenaires européens à considérer les solutions réalistes pour sortir de l’impasse : révision des objectifs de la BCE pour intégrer la croissance, fin de la politique de l’euro cher, mise en place d’un véritable gouvernement économique, emprunt européen en vue d’un grand plan d’investissement.

Au delà, nous considérons qu’il faut préparer la mutation de la monnaie unique en monnaie commune.

 

2. REMETTRE SUR PIED NOTRE APPAREIL PRODUCTIF

Dans ce contexte économique dégradé menaçant la viabilité de notre modèle social,les efforts du Gouvernement en matière de sauvegarde de l’emploi et de préservation de notre tissu industriel sont à saluer. Nous appelons à poursuivre sur cette voie et soutiendrons les mesures visant à inverser la courbe du chômage et remettre la France sur le chemin de la croissance.

 

3. RÉFORMER LA FISCALITÉ

Si les mesures prises sur le plan fiscal en cette première année vont dans le sens de la justice, une réelle reforme de notre fiscalité est nécessaire. Les efforts demandés aux Français ne peuvent s’additionner au fil des mois sans qu’une cohérence leur soit donnée. Il convient donc de mener en cet "An II" la grande réforme fiscale annoncée pour aller vers plus de lisibilité et assurer le financement de notre modèle social.

 

Cet article est le 128ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

 

 

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 18:49

Sur cette base, Chevènement accepterait Matignon

 

Conseil national MRC 240313 013 TSi certaines conditions étaient réunies, amenant le président de la République à opter pour une autre politique, Chevènement accepterait de conduire un gouvernement de salut public. C’est ce qu’il a dit dans l’émission « Zemmour et Naulleau » sur TV Paris Première, le 26 avril 2013.

 

Le Programme de Salut Public du Mouvement Républicain et Citoyen a été adopté lors du congrès 2010. Il avait été préparé par Patrick Quinqueton et lancé à l’initiative de Jean-Pierre Chevènement, lors du congrès 2008, sur la base d’un diagnostic approfondi de la crise financière.

 

On retrouve, sous forme de projet, le plan et les 4 parties de ce programme sur le blog du MRC 53 :

 

Le MRC prépare un programme de Salut public pour la présidentielle - 28 février 2010

Programme MRC de Salut public : une nouvelle politique européenne - 1 mars 2010

Programme MRC de Salut public : une action internationale influente - 2 mars 2010 

Programme MRC de Salut public : une République laïque et sociale - 2 mars 2010 

Programme MRC de Salut public : un développement harmonieux - 2 mars 2010 

 

Avec cet exercice, le MRC veut aller au fond des questions et des réponses qu’il faut apporter à la crise. Ce n’est pas un programme qui vise à aborder tous les sujets ou à formuler toutes les critiques à l’égard de la droite comme de la gauche. Il s’agit d’aller à l’essentiel (…).

 

Le programme de salut public qui est proposé vise à redonner à toutes les femmes et à tous les hommes épris de  progrès un objectif concret, réaliste, fondé sur les valeurs républicaines. Ces valeurs n’appartiennent pas qu’au passé : la nostalgie n’est pas de mise. Elles sont modernes et forment un socle efficace sur lequel prendre appui pour lutter contre l’atomisation de nos sociétés. Elles sont le carburant qui permet à notre pays de conserver une influence sur notre avenir collectif. Elles sont universelles, c’est-à-dire qu’elles peuvent parler et parlent effectivement à tous les peuples.

Jean-Pierre Chevènement, répondant à une question (voir émission TV Paris Première), a indiqué qu’il n’irait pas à Matignon pour conduire la même politique qu’actuellement, bien que celle-ci aille dans le bon sens, mais elle est insuffisante. Il ne pourrait accepter d’aller à Matignon - si le président de la République le lui demandait - que pour mettre en œuvre une politique de salut public, dans le cadre de la majorité présidentielle actuelle.

Cela n’a rien à voir avec les projets d’union nationale qui sont portés par les médias afin de dévaluer le pouvoir en place. Voir Sondages : le fantasme de l'union nationale (Rue89, Pierre Haski, 28 avril 2013).

 

Ce qui se passe en Italie- dans le cadre d’un régime entièrement parlementaire avec deux Chambres ayant le même pouvoir - est différent puisqu’il s’agit de faire face à l’impossibilité de constituer un gouvernement, aucune coalition n’étant majoritaire seule au Sénat. La reconduction du président de la République (87ans) a permis de trouver une solution temporaire (union de tous les partis de gouvernement, en tenant compte des attentes citoyennes) qui semble plutôt satisfaire les italiens. Voir Italie: le nouveau gouvernement Letta prête serment (Le Point, 28 avril 2013).

 

Cet article est le 127ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 23:32

Le sage qui ne voit pas d’autre politique possible

 

J’ai rendu compte de la partie officielle du congrès du Mouvement Républicain et Citoyen, qui s’est déroulée dimanche16 décembre 2012, en matinée, dans la salle du Tapis rouge, face à la mairie du 10ème arrondissement de Paris.

 

La motion d’orientation (voir Le MRC, une boussole républicaine pour la gauche et pour la France) a été adoptée à l’unanimité. Vous la retrouvez dans ces 5 articles (introduction et 4 parties) :

Congrès MRC 2012 : la motion d'orientation a été adoptée à l'unanimité - 17 déc. 2012

Congrès MRC 2012 : du CERES, à l'intérieur du PS, au MRC, allié du PS - 19 déc. 2012

Congrès MRC 2012 : les fondamentaux républicains, logiciel du MRC - 19 déc. 2012 

Congrès MRC 2012 : la gauche a besoin d'une refondation républicaine - 20 déc. 2012 

Congrès MRC 2012 : développer le MRC par une action du faible au fort - 20 déc. 2012 

 

Les interventions de Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur, et du président Jean-Luc Laurent ont clos, en fin de matinée, le congrès. Voir :

Congrès MRC 2012 : les encouragements de Jean-Pierre Chevènement - 21 déc. 2012

Congrès MRC 2012 : le président JL Laurent, réélu, avec une équipe - 21 déc. 2012

 

Parmi les nombreuses interventions des délégués (une quarantaine) samedi 15 décembre (dont la mienne - voir Congrès MRC 2012 : intervention de Michel Sorin, délégué du MRC 53 - 22 décembre 2012), celles des représentants du Territoire de Belfort (MRC 90) - Maurice Schwartz, Bastien Faudot et Christian Proust - méritent d’être soulignées, notamment celle de ce dernier.

 

Pourquoi souligner le rôle de Christian Proust ? Parce que le Mouvement Républicain et Citoyen - dans le département du Territoire de Belfort, terre d’élection de Jean-Pierre Chevènement- a connu de vives secousses après les élections législatives de juin 2012.

Le maire de Belfort, Etienne Butzbach, qui avait été candidat MRC dans le cadre de l’accord politique et électoral avec le PS, a quitté le MRC au cours de l’été, afin de rejoindre le PS.

Le sénateur du Territoire de Belfort, Jean-Pierre Chevènement, qui avait proposé à Etienne Butzbach le fauteuil de maire de Belfort en 2007, déplorant cette décision de son successeur à la mairie de Belfort, avait exprimé sa volonté de ne pas laisser détruire 35 ans d’action politique et annoncé la restructuration du MRC dans le département.

 

Congres-MRC-2012-Paris-15-et-16-12-12-019-T.jpgChristian Proust aux avant-postes du MRC

 

Lors de l’université d’été du MRC, les 15 et 16 septembre 2012 à Belfort, il était clair que la reconstruction était dans les mains de Christian Proust, conseiller général depuis 1979 et président du Département de 1982 à 2004 (voir JP Cossin, B Moschetto et C Proust à l'université d'été MRC à Belfort - 23 septembre 2012). 

 

Le 15 décembre, au congrès MRC de Paris, Christian Proust s’est affirmé, apportant son expérience d’élu et de militant politique pendant de nombreuses années au côté de Jean-Pierre Chevènement. Il a présidé la séance officielle dimanche matin 16 décembre.

 

Voici le résumé de son intervention samedi après-midi, alors que la séance était présidée par Bastien Faudot.

 

Christian Proust a voulu calmer certaines critiques du type « Nous soutenons une politique dont on sait qu’elle va échouer », demandant aux délégués : quelle autre politique possible - on ne va pas rejoindre le Front de gauche ou hurler avec les loups ? Il n’y a pas d’alternative.

Nous soutenons le gouvernement parce que c’est la seule façon d’agir dans la durée. François Hollande n’est pas responsable de la crise. Avec l’Allemagne, c’est une guerre économique. La compétition avec l’Allemagne est à la base du rapport Gallois. Les ouvriers d’aujourd’hui sont les « poilus » d’hier.

Notre position n’est pas facile. Le rôle du MRC est d’être fidèle à ses idées, ce qui ne nous interdit pas d’exercer notre esprit critique, comme Jean-Pierre Chevènement, qui peut apporter son meilleur soutien au gouvernement et l’attaque la plus acérée. Etre un peu plus critiques, oui sans basculer dans l’irresponsabilité. Les prochaines élections seront très difficiles pour la gauche. Le PS aura besoin de nous. Nous avons une carte à jouer. A Belfort, nous devons rester pour assurer la victoire de la gauche.

 

Cet article est le 126ème paru sur ce blog dans la catégorie MRC national.

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Published by Michel SORIN - dans MRC national
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