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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 22:56

Sarkozy et la politique, les Français n’y croient plus

 

De 1986 à 2004, les élections régionales étaient associées, à chaque fois, à une autre élection, législative ou cantonale, plus mobilisatrice qu’elles, masquant ainsi le désintérêt des Français pour ce scrutin. Cette fois-ci, les 14 et 21 mars 2010, elles sont seules. C’est une partie des raisons de l’abstention lors du premier tour (plus de 53%, taux qui se rapproche de celui des élections européennes du 7 juin 2009).

 

Il faut chercher ailleurs les raisons profondes de cette désaffection populaire, signe d’un malaise citoyen, voire d’une maladie de la démocratie française.

 

Les jeunes et les milieux populaires* ont été les plus nombreux à ne pas se rendre dans les bureaux de vote, une façon de signifier qu’ils ne sont pas motivés par un système politique trop éloigné de leurs préoccupations quotidiennes et ouvertement favorable aux intérêts de classe des privilégiés.


Voir l’article paru sur le site de Marianne, ce 15 mars : «La victoire de la gauche ne doit pas passer par l'abstention». « La mondialisation néolibérale comme l’évolution de la société française marquée par l’épuisement du modèle républicain et laïque ont été absents des débats. Pour Chistophe Guilluy, géographe, il n
'y a pas à chercher plus loin dans l'abstention ».

Dès hier soir, Philippe Cohen, sur le même site, posait la question : Et maintenant, «c'est quand qu'on va où»?

 

De plus, le président de la République, en voulant corseter la droite et le centre dans des listes UMP dès le premier tour, a mécontenté de nombreux électeurs centristes, notamment dans l’ouest, qui se reconnaissaient dans un centre autonome, se ralliant à la droite au second tour.

Le député Nouveau Centre, ancien ministre et ancien conseiller régional des Pays de la Loire, Hervé de Charette, dépositaire de la marque UDF (nostalgie, quand tu nous tiens), s’est montré véhément à ce sujet, ce 15 mars, sur les ondes de Radio France.

 

Résultats des votes du 14 mars :  

Voir sur le site du Nouvel Observateur, ce jour, Les résultats du 1er tour des élections régionales et le Spécial Régionales de Marianne : résultats, analyses, coups de gueule  

 

Voir aussi élections régionales 2010 au second paragraphe de Elections régionales 2010 : ce qui se prépare dans les Pays de la Loire

          

* Voir les actes du séminaire (30 novembre 2009) de la Fondation Res Publica Que sont devenues les couches populaires ?

Et, plus particulièrement, les interventions de Christophe Guilluy : Nouvelle géographie sociale et cohésion nationale et de Gaël Brustier : Le peuple : mutations politiques, histoire électorale, représentations idéologiques. Sans oublier la Conclusion de Jean-Pierre Chevènement.

 

Cet article est le 22ème paru sur ce blog dans la catégorie Régionales 2010.

  
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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 12:43

On ne naît pas citoyen, on le devient par l’éducation

 

Ce 14 mars, premier tour des élections régionales, pourquoi faut-il voter ? La responsabilité, cela s’apprend. Il en est ainsi de la citoyenneté (voir CIVIQ, école de la politique concrète pour des citoyens républicains - 22 février).

Pourquoi ce taux très faible de participation, si l’on en croit les enquêtes d’opinion ? Si c’était confirmé dans les résultats ce soir, cela signifierait que notre démocratie est atteinte d’un mal qui la mine. Un bon diagnostic devrait être dispensé en urgence.

 

Je propose de compléter les informations communiquées dans l’article paru le 24 février : Régionales en Pays de la Loire : la liste Auxiette s'appuie sur son bilan. D’abord, en prenant connaissance du travail réalisé par Feriel Oumsalem, étudiante de l’école supérieure de journalisme de Lille. C’est paru le 13 mars sur le site de Rue89.

 

Les régionales pour les nuls

Qu'est ce qu'un conseil régional ?

Le conseil régional est une structure administrative, distincte de l'administration de l'Etat, qui a la charge des intérêts de la population d'un territoire précis. D'où l'appartenance de la région à ce que la loi de la décentralisation de 1982 a appelé les collectivités territoriales. L'Etat a donné à la région les compétences principales suivantes :

·         L'apprentissage et la formation professionnelle : le conseil régional finance une partie des travaux et des équipements des centres de formation et participe également à l'élaboration de nouvelles formations. Il propose des plans de développement, participe à la création de réseaux entre les centres…

·         Le lycée : c'est une des compétences majeures de la région. Au-delà de la construction et de la rénovation, la région doit également assurer l'entretien, l'équipement et le fonctionnement des lycées.

·         L'aménagement du territoire : la région intervient dans le développement socioéconomique de son territoire, elle intervient donc principalement dans les secteurs du logement, de la communication, et de l'environnement (parcs, espaces verts…).

·         Les transports ferroviaires : la région décide des ouvertures de lignes, des horaires, des tarifs des TER, achète les rames de trains, rénove les gares…

·         Les transports publics et routiers interdépartementaux : la région participe avec l'Etat, les départements et les communes à l'amélioration du réseau routier régional, à relier les axes routiers et à les aménager.

Mais les compétences peuvent aussi être étendues : la région profite de la clause de compétence générale : elle dispose du droit d'intervenir dans des champs de compétences qui ne lui sont pas conférés par l'Etat, comme la compétence culturelle (qui est une compétence départementale), la région peut donc subventionner un festival par exemple.

Comment fonctionne un conseil régional ?

Le conseil régional comprend conseillers régionaux et président de région. Chaque région, par un règlement intérieur qui lui est propre, détermine notamment les compétences et le mode de fonctionnement des commissions qui les gèrent. Ces commissions sont thématiques et se chargent chacune d'une compétence précise, par exemple une commission pour l'aménagement du territoire, une autre pour le lycée et l'apprentissage… L'ensemble du conseil régional se réunit au moins une fois par trimestre.

Dans chaque conseil régional, il existe enfin une commission permanente, une instance composée de vice-présidents et de conseillers régionaux élus par l'ensemble du conseil. Cette commission assure la permanence du conseil régional et fait le point une fois par mois sur les projets en cours. Toutes les réunions du conseil régional sont ouvertes au public.

A quoi sert le président de région ?

C'est le chef de l'administration régionale, mais il est assisté par des vice-présidents chargés chacun d'une compétence précise de la région. En tant qu'organe exécutif, c'est au président de région d'assurer la bonne marche des réunions (ordre du jour, suspensions de séance, rappel du règlement…) et de préparer et assurer l'exécution des délibérations du conseil. Il prescrit les recettes et ordonne les dépenses. Il signe les arrêtés et les conventions de la région qu'il représente en justice.

Comment sont élus les conseillers régionaux ?

Les conseillers régionaux sont élus selon le mode d'un scrutin proportionnel à deux tours* :

·         A l'issue du premier tour, la liste qui a la majorité absolue des suffrages exprimés obtient le quart des sièges à pourvoir. Le reste des sièges est réparti à la proportionnelle entre les listes qui ont obtenu au moins 5% des suffrages exprimés selon la règle de la plus forte moyenne. Sinon, un second tour est organisé. Peuvent alors se présenter les listes ayant obtenu au moins 10% des suffrages exprimés, éventuellement fusionnées avec les listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages exprimés.

·         A l'issue du second tour, la liste qui obtient la majorité de suffrages exprimés obtient le quart des sièges à pourvoir. Le reste des sièges est réparti à la proportionnelle entre les listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages exprimés selon la règle de la plus forte moyenne. Au sein de chaque liste régionale, la répartition des sièges est réalisée au prorata des suffrages exprimés obtenus par chaque liste départementale.

Les conseillers régionaux sont normalement élus au suffrage universel tous les six ans. Toutefois, avec le projet de réforme territoriale proposé par Nicolas Sarkozy, les conseillers régionaux devraient disparaître, puisque cette réforme prévoit de les fusionner avec les conseillers généraux en conseillers territoriaux. Les conseillers régionaux qui seront élus dimanche prochain, à l'occasion du second tour, ne devraient donc l'être que pour quatre ans, les premières élections des conseillers territoriaux étant prévues en 2014.

*
Voir l’article le plus lu sur ce blog 
: Elections régionales 2010 en Pays de la Loire : Auxiette face à Béchu - 24 octobre 2009.  

Revue de presse

Régionales. 44 millions d'électeurs appelés aux urnes (Ouest-France, 14 mars)

 

Régions : ce qu'il faut savoir avant d'aller voter (Ouest-France, 8 mars)

 

Les inconnues des régionales, par Pierre Bréchon (Le Monde, 8 mars)

Pierre Bréchon est chercheur au laboratoire Pacte/CNRS. Spécialiste de sociologie électorale, il enseigne aussi la politique comparée en Europe et les méthodologies quantitatives. Il a publié de nombreux ouvrages dont "La France aux urnes. Soixante ans d'histoire électorale" (Documentation française, 2009) et "Comportements et attitudes politiques" (Presses universitaires de Grenoble, 2006) ; il a dirigé "Les Elections présidentielles en France. Quarante ans d'histoire politique" (Documentation française, 2008) et "La France à travers ses valeurs" (Armand Colin, 2009, avec Jean-François Tchernia).

Cet article est le 21ème paru sur ce blog dans la catégorie Régionales 2010.

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 23:51

« La Gauche en action » prête à rassembler dès le 1er tour

 

La liste mayennaise de « La Gauche en action » dirigée par Jacques Auxiette au niveau régional (PS, PRG, MRC, communistes et écologistes) organisait le 11 mars à Laval (53) une réunion publique départementale (voir Régionales en Pays de la Loire : déclaration de Michel Sorin (MRC 53) - 11 mars 2010), en présence de Guillaume Garot, député-maire de Laval.

 

La salle multi activités était trop petite (400 places) pour accueillir le public venu nombreux pour entendre le président sortant de la Région, candidat au renouvellement de son mandat (voir Auxiette 2010, la gauche en action pour les Pays-de-la-Loire) lors de la consultation électorale des 14 et 21 mars.

Après le mot d’accueil par Guillaume Garot, c’est François Gloria qui s’était porté volontaire pour animer la première partie de la soirée, sans se prendre au sérieux, mais avec le souci de la qualité de l’organisation.

Alternance entre les interventions des responsables politiques départementaux (Yoann Vigner pour le PCF, Michel Sorin pour le MRC, Michel Neveu pour le PRG, Patrick Cotrel, lui-même candidat en Loire-Atlantique, vice-président sortant et intervenant au nom de l’association Ecologie Solidarité, créée pour la circonstance afin de rassembler les écologistes favorables au rassemblement dès le premier tour de la gauche et des écologistes) et des entretiens avec des citoyens et citoyennes témoignant de l’intérêt général des actions conduites par la Région.

 

Puis, c’est la tête de liste départementale, Jean-Pierre Le Scornet, qui présentait ses colistiers. Voici les membres de cette liste :

LE SCORNET Jean-Pierre, 45 ans, PS, adjoint au maire de Mayenne, vice président sortant du Conseil régional (président de la commission environnement)

GAUDOIN Andrée, 62 ans, PS, St-Pierre-la-Cour, Conseillère régionale sortante

BEDOUET Loïc, 53 ans, PS, adjoint au maire de Laval, Conseiller régional sortant

COCHIN Julie, 29 ans, PCF, Laval

HAMADAINE Sid Ali, 46 ans, adjoint au maire de Laval

FABRE-DUREAU Florence, 49 ans, PRG, Conseillère municipale de Laval

MAUJEUL Quentin, 21 ans, PS, Laval

GEORGEON Isabelle, 44 ans, Pré-en-Pail

HERVOUET Patrick, 40 ans, Conseiller municipal de S-Pierre-des-Landes

CARCHON Jacqueline, 66 ans, Conseillère municipale de Château-Gontier

            GUILLOT Aurélien, 27 ans, PCF, Laval

Intervention de Jacques Auxiette Auxiette-Laval-110310-004.jpg

Jacques Auxiette intervient en clôture de ce meeting, expliquant sa volonté de rassembler toutes les composantes politiques coresponsables de la bonne gestion de la majorité aux commandes de la Région pendant la mandature 2004-2010. Il admet la possibilité pour certaines composantes d’utiliser le fait qu’il s’agit d’une élection à deux tours et considère que les différences ne sont pas grandes, hormis le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Mais cette différence, qui existe depuis 2003, n’empêche pas de gérer en commun.

Jean Arthuis (Alliance centriste) a occupé la scène médiatique pendant plusieurs semaines, mais l’identité politique du centre n’existe pas. Sa place est avec l’UMP. Il n’est pas facile aux candidats de cette famille politique de se référer au président de la République et au gouvernement.

Dans cette région, Fillon a un souci de reconquête. Il en était le président de 1998 à 2002, puis a laissé la place à Harousseau de 2002 à 2004. Le président de la commission des finances entre 1998 et 2004 était de Charrette qui a, ostensiblement, voté le budget 2010 !

Fillon et Sarkozy ont choisi Béchu comme tête de liste. C’est à l’Elysée qu’ont été désignés les têtes de liste UMP. Le conseiller à la communication a été parachuté sur la liste UMP en Loire-Atlantique. Carla Bruni-Sarkozy est venue en Anjou à la demande d’associations humanitaires. Le président, la semaine prochaine, selon des rumeurs, irait en Vendée pour remercier les bénévoles qui ont aidé les victimes de la tempête. Sur ce point, le président de la Région indique que le Conseil régional a débloqué 20 millions d’euros, en urgence, afin de consolider les digues. C’est le directeur des services qui signera, car il n’est pas question d’utiliser cela dans la campagne électorale.

Cette campagne n’est pas comme les autres ; c’est peut-être la dernière pour des Régions en l’état, car on va vers la disparition des régions et, aussi, des départements, tels qu’ils sont actuellement. Il nous revient de montrer l’utilité de l’institution régionale. L’UMP utilise tous les moyens de l’Etat pour reconquérir cette région. Elle se sert des automates téléphoniques, cherchant à se vendre comme on vend des savonnettes.

Notre société se déshumanise, le lien social s’affaiblissant avec la disparition des services publics. La Région était, au début, un Etablissement public chargé de mettre en œuvre la politique de l’Etat.

Les Pays de la Loire ont la chance d’avoir un port, des lignes ferroviaires TGV, un aéroport qui sera transféré afin de se désenclaver et de se coupler avec les lignes ferroviaires à grande vitesse. Nous mettons en place le très haut débit (je viens souvent en Mayenne, notamment pour cela). Que je sois dans l’opposition ou dans la majorité, je ne change pas d’avis.

Cette région est la 3ème région industrielle de France. A St-Nazaire, nous avons les seuls chantiers navals pour grands bateaux en France (8000 emplois). Il y a 16000 emplois dans l’aéronautique régionale (des parties de l’A380 sont fabriquées ici ; il faudra bien qu’il atterrisse et décolle). L’industrie automobile, l’industrie agroalimentaire, sont très bien implantées en Pays de la Loire.

Il faut conserver le rôle de la région, ce qui n’est vraiment pas sûr avec la réforme territoriale. 1502 communes, 203 cantons, 134 intercommunalités, dont 50 à fiscalité propre, dans la région. Ce n’est pas dans la commune qu’il est possible de répondre à l’ensemble des besoins.

La région s’occupe des maisons de santé (Loïc Bedouet en est responsable). Il faut faire face aux difficultés dans la pratique des soins de proximité et voir comment cela pourra s’inscrire dans le cadre de la nouvelle agence régionale de la santé.

La région s’occupe de l’économie de proximité (artisanat, commerce, circuits courts, agriculture périurbaine). Elle intervient dans les schémas de cohérence territoriale (SCOT), favorise l’innovation et les mutations dans les territoires. Elle s’occupe de plans climat territoriaux (transports, énergie, habitat - bois de chauffage, dont il a été question avec Joël Gernot). La région définit un cadre général et apporte des éléments de réflexion. Les ordures ménagères font partie des attributions des élus locaux. C’est passionnant, mais les élus du peuple ont d’autres fonctions utiles. L’attaque frontale du président de la République vis-à-vis des élus locaux ne doit pas rester sans réponse.

Jacques Auxiette fait de la pub pour les mesures phare de la liste UMP :  

La première mesure : Les transports scolaires (loi de 1982) gratuits ? Le problème, c’est que c’est de la compétence exclusive des Départements !


La 8ème mesure : Assurer le désenclavement routier de nos territoires ? Ce n'est pas de la compétence de la Région mais de celle du Département. En Mayenne, le Conseil régional a accepté de déroger à la règle en accompagnant financièrement des travaux de désenclavement.

La 3ème mesure : Un écopole dans chaque département ? Les zones d’activité sont de la compétence des communes ou intercommunalités.

La 4ème mesure : Le Pôle d'Orientation Ligérien doté d'un site Internet regroupant toutes les formations professionnelles ? Le site
 www.seformer.org existe déjà. Il avait été créé avant 2004 et a été amélioré.
 
La 9ème mesure : Construire de nouveaux lycées ? L'UMP s'oppose à la construction d'un nouveau lycée à Beaupréau (Mauges) sur une zone de 100 000 habitants qui ne dispose pas du choix, la seule offre locale étant privée.

 

La critique (Favennec) des antennes régionales dans les départements ? C’est un engagement de Fillon en 1998. Mais, en 2004, il n’y en avait qu’une seule, au Mans ! Ces antennes étaient indispensables avec les transferts de personnels (2400 salariés) de l’Education nationale en 2004. C’était difficile à gérer à Nantes (équipements sur les cinq départements). Les besoins existent aussi au niveau de la formation professionnelle et des contrats territoriaux (visioconférences).

 

Il y a une dégradation de l’image de la France dans le monde : racisme ordinaire (affaire électorale en Ile-de-France), droits des enfants, réforme de la justice, rémunération des médecins et organisation de la santé, débat sur l’identité nationale, prise de position de Sarkozy à Rome sur la laïcité. Les Régions et les associations doivent s’engager dans la défense des droits et dans la lutte contre les discriminations, pour la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité, les droits de l’Homme et du Citoyen.

 

La réforme des collectivités locales s’attaque aux élus du peuple, par la clause de compétence générale qui permet aux Régions de lever l’impôt afin de répondre aux aspirations de la population.

 

Il faut sanctionner ce gouvernement qui sabote la réalité française. Ils veulent faire de cette région la vitrine de la reconquête. Faisons-en la vitrine de leur défaite !

 

Cet article est le 20ème paru sur ce blog dans la catégorie Régionales 2010.

 

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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 23:34

Ce qui a changé : les écologistes et les centristes

 

L’ancien rédacteur en chef du Courrier de la Mayenne a conservé la passion des élections : Jean-Yves Delort m’a transmis ses observations sur la façon dont se présente le premier tour des élections régionales en Mayenne le 14 mars 2010 par rapport à 2004.

Voici le texte de Jean-Yves Delort.

 

Davantage de listes qu'il y a six ans en Pays de la Loire   

A la veille du premier tour des élections régionales, quelles conclusions peut-on tirer de la campagne électorale en Mayenne et quelles comparaisons avec les élections de 2004 peut-on faire ?


D'abord le nombre de listes augmente
: elles étaient six en 2004, elles sont huit cette fois-ci. Mais les listes étaient alors plus nombreuses dans la mouvance centre ou droite (4) qu'à gauche (2) ; il y avait alors une liste UMP, une liste UDF, une liste FN, une liste MNR face à une liste Union de la gauche et une liste Lutte ouvrière.

Cette fois-ci c'est à gauche que l'abondance est la plus forte : deux listes à droite ou au centre* (UMP et Front national) contre quatre listes de gauche* (Union de la gauche, Front de gauche, Europe écologie, Lutte Ouvrière) et deux listes plus difficiles à classer (Modem et Bretagne).

 

Les stratégies sont différentes : du côté de la droite, on a joué l’unité dès le premier tour. Derrière Christophe Béchu, on trouve aussi bien le mouvement de Philippe de Villiers que les centristes de Jean Arthuis. Il y a six ans, Jean Arthuis avait lancé sa propre liste centriste et stigmatisé «l’alliance contre-nature entre l’UMP et les souverainistes».

A gauche les formations qui composaient l’équipe sortante de Jacques Auxiette partent séparément au premier tour : une large partie se rassemble autour du président sortant (PS, PC, radicaux plus des écologistes et le MRC) ; les verts forment leur propre liste ; quant aux communistes, ils sont en partie sur la liste Auxiette et en partie sur la liste anticapitaliste «la gauche vraiment». On verra bien quelle stratégie sera la plus « payante ».

 

Cette élection parait a priori difficile pour le pouvoir en place en France comme celle de 2004 car c’est une élection de mi-mandat présidentiel.

Tous les sondages sont très favorables à la gauche. Déjà il y a six ans, les régionales tombaient à une période difficile pour le gouvernement Raffarin et pour le président Chirac ; la gauche éliminée dès le premier tour aux présidentielles de 2002 voulait absolument prendre une revanche. Jacques Auxiette souhaitait «donner un avertissement au gouvernement».

Mais en 2004, si le gouvernement pensait bien perdre quelques régions, la perte de la Région des Pays de la Loire semblait peu probable. La notoriété de François Fillon, ministre des affaires sociales, paraissait alors un rempart contre tout changement. Autant les élections de 2004 semblaient plutôt favorables à la droite en Pays de la Loire, même si elle paraissait divisée, autant la gauche a cette fois-ci une longueur d’avance.

 

La campagne électorale a été calme avec quelques réunions électorales, la venue des principales têtes de liste régionales en Mayenne (Jacques Auxiette, Christophe Béchu, Jean Philippe Magnen, Marc Gicquel, Brigitte Neveux…) mais sans réelle passion. Les réunions les plus animées ont été celle de Christophe Béchu à Ernée, la journée de Jacques Auxiette à Laval et la venue de Noël Mamère à Laval. 

 

La présence de la liste écologiste reste la nouveauté de ce scrutin : quel score fera t-elle en Mayenne et dans la Région dimanche prochain ? Curieusement, au moins trois listes sur huit se réclament officiellement de l’écologie.  

 

La participation risque d’être cette année bien plus faible qu’il y a six ans. L’on votait alors le même jour pour deux scrutins : les élections régionales et les élections cantonales dans la partie ouest du département. Les électeurs avaient plus de mal à s’y retrouver mais la participation au premier tour en Mayenne dépassa les 60% ; on peut craindre qu’elle n’atteigne même pas 50% dimanche prochain.

 

Rappel : en 2004, la liste de gauche de Jean-Pierre Le Scornet  (Auxiette) était arrivée en tête au premier tour en Mayenne avec 29,42% devant la liste UDF conduite par François Zocchetto (Jean Arthuis) avec 28,60% et la liste Yannick Favennec (François Fillon) avec 25,46% ; suivaient les listes Front national (9,24%), Lutte Ouvrière (5,27%) et MNR 2%.

 

* Ce classement est le choix de l’auteur (l’extrême droite avec la droite et l’extrême gauche avec la gauche). Le centre droit de Jean Arthuis est une composante de la liste Béchu.

 

Cet article est le 19ème paru sur ce blog dans la catégorie Régionales 2010.

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 19:18

Vers le rassemblement de toute la gauche le 21 mars

 

La liste « La Gauche en action » dirigée par Jacques Auxiette (PS, PRG, MRC, communistes et écologistes) organise ce 11 mars à Laval (53) une réunion publique départementale (20h30, salle multi-activités, avenue de Tours, quartier St-Nicolas), en présence de Guillaume Garot, député-maire de Laval.

 

Voici l’intervention que j’ai l’intention de faire lors de la réunion, ce soir à Laval.

Au nom du Mouvement Républicain et Citoyen, en Mayenne, je salue la qualité de la campagne de premier tour réalisée par « La gauche en action », la liste de rassemblement de la gauche et des écologistes.

 

Le MRC est partie prenante de cette campagne en Pays de la Loire, avec deux candidats, Christine Meyer en Loire-Atlantique, et Daniel Salé en Maine-et-Loire.

 

Jacques Auxiette a eu raison de s’appuyer sur son bilan depuis 2004.

Qu’il me permette d’évoquer le souvenir de son face à face avec Fillon, lors de la dernière réunion de la commission permanente de la mandature 1998-2004. Fillon et la droite régionale pensaient être indéboulonnables. Ils ne s’attendaient pas à être battus et, pourtant, ils l’ont été.

 

Le mérite de Jacques Auxiette est, depuis 2004, d’avoir créé les conditions de sa réélection. D’abord, en s’y donnant à temps plein, en étant très présent sur le terrain, en développant une politique dynamique et équilibrée entre le développement économique, la justice sociale et le respect de l’environnement. Il a su aussi faire en sorte que son équipe travaille bien, explique son action et soit à l’écoute des citoyens.

 

Il a fait à la Région ce qu’il avait réussi à La Roche/Yon. C’est pourquoi les électeurs lui feront confiance dimanche et le mettront en situation favorable pour rassembler au second tour les différentes composantes de la gauche et des écologistes qui ne sont pas présentes ici dès le premier tour. Ce sera une bonne façon de préparer le rassemblement qui permettra de gagner en 2012.

 

Le MRC, au niveau national, a fait le choix d’un accord dès le 1er tour avec le PS. Martine Aubry et Jean-Pierre Chevènement ont signé un texte le 4 novembre 2009, qui mentionnait, notamment, que « l’Union européenne n’a pas apporté de réponse à la mesure de la situation. Au contraire, la Commission euro­péenne n’a de cesse d’appeler au rétablissement des règles de concurrence et d’orthodoxie bud­gétaire comme si l’orage passé, tout pouvait recommencer comme avant. Entre la concurrence déloyale des pays à très bas coût salarial et celle du dollar, la France et l’Europe sont prises en tenaille ».

 

L’objectif du MRC est de peser pour faire en sorte que la gauche remette en cause le capitalisme financier et tourne la page de sa dérive libérale.

Le fait que le PS accepte de reconnaître l’impasse de la politique européenne était de bon augure pour les négociations qui s’engageaient au niveau régional.

C’était aussi prometteur pour la suite des relations entre nos deux partis. Car ces élections régionales sont le moyen de poser des jalons dans la préparation d’une autre politique à proposer aux Français dans deux ans. Jean-Pierre Chevènement l’a rappelé le 10 février à Martine Aubry :

« L’échéance de 2012 est très impor­tante, il faut que nos discussions se poursuivent afin de proposer une alternative crédible, progressiste et républicaine ».

 

La composante républicaine, que je représente ici, dans ce rassemblement de la gauche et des écologistes, vous apporte son soutien et l’assurance de sa participation à notre combat commun pour la victoire les 14 et 21 mars et, aussi, pour l’objectif majeur de l’échéance présidentielle en 2012.

 

Enquête Ifop pour Paris Match - Pays de la Loire

 

Les intentions de vote en faveur de la liste Auxiette (voir Régionales Pays de la Loire et France : gauche gagnante (sondages) - 5 mars 2010) se présentent bien.

 

Cette étude récente, réalisée par l’Ifop pour Paris Match en partenariat avec Public Sénat, le confirme.

Commentaire de l’Ifop :

 

La liste de l’UMP et de ses alliés conduite par Christophe Béchu devance de 2,5 points celle conduite par le président sortant du conseil régional, Jacques Auxiette (31,5% contre 29%). Néanmoins, le rapport de force électoral en Pays de la Loire demeure très favorable à la gauche : la totalisation des intentions de vote en faveur de celle-ci atteint 53 % contre 39 % pour les listes de droite.

Aussi, en dépit de l’avance observée pour Christophe Béchu au premier tour et la probable absence du Front national au second tour, l’avantage en faveur de la gauche et de Jacques Auxiette, bénéficiant de bons reports de ses alliés du Front de gauche et d’Europe Ecologie, se confirme dans l’hypothèse d’un duel de second tour (56% pour Auxiette, 44% pour Béchu).

 

Premier tour 14 mars 2010 Pays de la Loire

Ensemble (%)

La liste de Lutte Ouvrière conduite par Eddy Le Beller

2

La liste du Front de gauche soutenue par le Parti de gauche, le Parti communiste et le NPA conduite par Marc Gicquel

8

La liste du Parti socialiste, du PRG et du MRC, soutenue par des communistes et des écologistes conduite par Jacques Auxiette

29

La liste Europe Ecologie conduite par Jean-Philippe Magnen

14

La liste du MoDem et de l’Alliance Ecologiste Indépendante conduite par
Patricia Gallerneau

6,5

La liste de l’UMP, du Nouveau Centre, des chasseurs et du Mouvement pour la France conduite par Christophe Bechu

31,5

La liste du Front national conduite par Brigitte Neveux

7,5

La liste Nous te ferons Bretagne conduite par Jacky Flippot

1,5

 

Voir le blog du MRC 44 : Régionales - L'UMP prend les électeurs pour des imbéciles

 

Cet article est le 18ème paru sur ce blog dans la catégorie Régionales 2010.

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 16:13

Attitudes diverses du PS à l’égard du MRC selon les régions

 

Les militants MRC ont reçu le dernier numéro en ligne de "Citoyens Militants" (mars 2010), le bulletin d'information du Mouvement Républicain et Citoyen.

 

La première page, éditoriale, se retrouve sur le blog de Jean-Pierre Chevènement, président du MRC (voir Chevènement : l'enjeu de 2012 est de rétablir la République en France - 7 mars 2010).

 

Ensuite, Guillaume Vuilletet, secrétaire national aux élections, montre les enjeux des élections régionales pour le MRC (voir Régionales : le triple objectif du MRC dans la campagne avec le PS - 9 mars 2010).

 

Enfin, troisième volet, la liste des 54 candidats du MRC au 1er tour, le 14 mars 2010.

En Basse-Normandie et dans le Centre, les militants ont refusé l’accord national, le jugeant insuffisant et incorrect. En Bretagne, Bourgogne et Champagne-Ardenne, il n’y a pas eu de proposition régionale PS. En Aquitaine, l’accord régional n’a pas été avalisé au niveau national par le MRC. En Languedoc-Roussillon, l’accord initial avec les listes du président sortant a été maintenu. En Pays de la Loire, l’accord régional n’a pu se faire en Sarthe.

 

Alsace : Audrey SCHITTLY n°12 - Haut-Rhin - 32 ans, conseillère municipale de Retzwiller

 

Aquitaine : Josette ROBERT n°11 - Lot et Garonne - 62 ans, retraitée

 

Auvergne : Jean-Marc MIGUET n°11 - Puy de Dôme - 62 ans, conseiller technique en action sociale, conseiller municipal du Cendre

 

Corse : Guy SUSINI n°21 - Corse - 60 ans, Maître de conférences des universités

 

Franche-Comté :

Etienne BUTZBACH n°1 - Territoire de Belfort - 58 ans, médecin - maire de Belfort ;

Jean-Pierre THABOURIN n°5 - Territoire de Belfort - 58 ans, cadre territorial ;

Samia JABER n°8 - Territoire de Belfort - 42 ans, vice-présidente du Conseil général

Alain LE TAILLEUR n°12 - Doubs - 37 ans, ingénieur

 

Ile de France :

Pierre DUBREUIL n°12 - Paris - 42 ans, Secrétaire général d’établissement public, Conseiller du Vème arrondissement ;

Estelle FOLEST n°27 – Paris 33 ans, Chargée d’études

Eric FERRAND n°14 - Seine et Marne - 50 ans, chargé de mission conseiller régional sortant

Dominique VIET n°23 - Seine et Marne - 62 ans, retraitée industrie pharmaceutique

Eric CHEVAILLIER n°7 - Yvelines - 49 ans, Consultant conseiller régional sortant

Françoise LE CORRE n°26 - Yvelines - 57 ans, documentaliste

Aimée GOURDOL n°14 - Hauts de Seine - 58 ans, Ingénieure

Laurence RIGAULT n°28 - Hauts de Seine - 59 ans, Documentaliste

Jean-Marc NICOLLE n°14 - Essonne - 45 ans, Cadre - président de la communauté d’agglomération du Val de Bièvre

Daniel ESPRIN n°23 - Essonne - 61 ans, Agent EDF, maire de Leuville-sur-Orge

Béatrice DESMARTIN n°14 - Seine St Denis - 48 ans, directrice de cabinet

Serge EPINARD n°29 - Seine St Denis - 55 ans, cadre technique, maire adjoint de Noisy le Grand

Jean-Luc LAURENT n°4 - Val de Marne - 52 ans, maire du Kremlin-Bicêtre, vice-président du conseil régional

Daniel Guérin n°14 - Val de Marne - 46 ans, conseiller général, délégué conseiller régional sortant

Guillaume VUILLETET n°7 - Val d’Oise - 42 ans, maire-adjoint de Méry-sur-Oise, conseiller régional sortant

Ana GREGOIRE n°18 - Val d’Oise - 46 ans, enseignante

 

Île de la Réunion :

Christine SOUPRAMANIEN n°6 - Île de la Réunion - 31 ans, enseignante - vice-présidente du Conseil régional

Georget LEBON n°45 - Île de la Réunion - 38 ans, employé de commerce

 

Languedoc-Roussillon

Béatrice NEGRIER n°12 - Hérault - 51 ans, conseillère régionale sortante

Fatima RAG EL HASSI n°14 - Gard - 53 ans, formatrice

 

Limousin

Patrick TRANNOY-MONS n°10 - Correze - 29 ans, cadre territorial

Madeleine HEBRARD n°18 - Haute-Vienne - 53 ans, enseignante

 

Lorraine : Chantal NIEDERCORN n°22 - Moselle - 63 ans, directrice d’association

 

Midi-Pyrénées : Marie-Pierre GLEIZES n°20 - Haute-Garonne - 49 ans, enseignante- chercheuse

 

Nord - Pas de Calais

Françoise DAL n°12 - Nord - 52 ans, conseillère régionale sortante

Claude NICOLET n°29 - Nord - 46 ans, maire-adjoint de Dunkerque

Fatima HASNI n°42 - Nord - 37 ans, chef de projets

Jean-Michel CONVENT n°57 - Nord - 52 ans, maire-adjoint de Cuincy

Gérard PLUMECOCQ n°71 - Nord - 49 ans, imprimeur

Jean-Marie ALEXANDRE n°9 - Pas de Calais - 64 ans, maire de Souchez, vice-président du conseil régional

Isabelle PERU n°22 - Pas de Calais - 45 ans conseillère générale

Yvon LEJEUNE n°35 - Pas de Calais maire-adjoint de Liévin

 

Haute-Normandie : Hervé CASTEL n°29 - Seine-Maritime - 50 ans, maire-adjoint de Pont-de-l’Arche

 

Pays de la Loire :

Christine MEYER n°21 - Loire-Atlantique - 59 ans, professeur de philosophie, conseillère municipale de Nantes

Daniel SALE n°15 – Maine-et-Loire - 61 ans, Apiculteur en Retraite

 

Picardie :

Sandrine GOFFINON n°8 - Somme - 48 ans, psychologue d’entreprise

Michel VIGNAL n°10 - Aisne - 65 ans, professeur

Mireille COSSIN n°16 - Oise - 63 ans, professeur

 

Poitou-Charentes : Annie Rousseau n°6 - Charente - 64 ans, enseignante

 

Provence Alpes Côte d’Azur

Ladislas POLSKI n°3 - Alpes Maritimes - 34 ans, médecin, conseiller municipal de la Trinité

Sylvianne MAZZA n°24 - Alpes Maritimes - 54 ans, inspectrice des Domaines

Jean-Jacques BONFIL n°51 - Bouches du Rhône - 63 ans, praticien hospitalier

 

Rhône-Alpes :

Catherine COUTARD n°6 - Drôme - 48 ans, médecin urgentiste, conseillère municipale de Montélimar

Thierry LUCAS n°25 - Rhône - 50 ans, professeur

Paul LAVIE n°9 - Ardèche - 65 ans, maire de Saint-Remèze

Dominique VIAL n°14 - Ain - 54 ans, maire-adjointe de Reyrieux

 

Cet article est le 17ème paru sur ce blog dans la catégorie Régionales 2010.

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 21:39

Pour la gauche, pour l’action publique et pour la France

 

Les militants MRC ont reçu le dernier numéro en ligne de "Citoyens Militants" (mars 2010), le bulletin d'information du Mouvement Républicain et Citoyen.

 

La première page, éditoriale, se retrouve sur le blog de Jean-Pierre Chevènement, président du MRC (voir Chevènement : l'enjeu de 2012 est de rétablir la République en France - 7 mars 2010).

 

Ensuite, Guillaume Vuilletet, secrétaire national aux élections, montre les enjeux des élections régionales pour le MRC, qui ont une traduction concrète dans la campagne, sachant qu’au-delà des résultats de mars 2010, le scrutin régional est une étape en vue de l’échéance présidentielle de 2012 :

 

« Devant l’importance de ces enjeux, le MRC doit en fait mener trois campagnes dans la campagne des régionales : une campagne contre la droite, qui permette à la gauche rassemblée de remporter un succès ; une campagne au sein de la gauche, en affirmant notre identité et nos propositions, au moment où le PS a plus de questions que de réponses; une campagne au service de notre mouvement enfin, en développant notre capacité à parler aux citoyens, à répondre à leurs préoccupations et à mobiliser de nouvelles forces militantes ».

 

Régionales 2010 : Inscrire le MRC dans le paysage politique réel

 

(…) La période de négociation que nous avions ouverte avec la rencontre entre Jean-Pierre Chevènement et Martine Aubry en novembre est donc presque close et il convient d’en faire un premier bilan. Premier parce que cette période ne sera véritablement close qu’au soir du dépôt des listes pour le second tour. C’est à ce moment que nous pourrons vérifier – dans les faits – la sincérité de la signature de Martine Aubry et du Parti Socialiste. Le secrétariat national sera en la matière particulièrement vigilant. Nous sommes instruits par le passé même si nous n’avons pas de préjugé.

 

L’accord conclu entre le MRC, le PS et le PRG pour les élections ré­gionales permettra la participation et l’élection de plus de candidats MRC que lors du scrutin régional de 2004. L’accord concerne 15 régions contre 5 en 2004. Les chiffres témoignent d’un changement significatif d’attitude du PS à notre égard. Il serait pour autant faux de dire que ce changement est vérifié pour tous et partout. Dans au moins quatre régions, nos camarades ont eu à faire face aux oukases des notables socialistes locaux ou à leur indifférence.

A cet accord national s’ajoute l’Aqui­taine où le MRC régional a décidé de participer à une place non éligible, le Languedoc-Roussillon où nos can­didats sont sur la liste du président de région sortant et la Corse où le MRC soutient et participe à la liste conduite par Emile Zuccarelli. Alors qu’en 2004 le MRC comptait 15 conseillers régionaux, il aura lors du scrutin au moins 27 candidats en position éligible.

 

Cet accord a donc une première vertu : celle de permettre d’ins­crire durablement le MRC dans le paysage politique réel. La seule échéance reste et demeure pour le MRC l’élection présidentielle parce qu’elle structure la vie politique de notre pays. Mais celle-ci se prépare par les scrutins intermédiaires comme l’élection régionale. D’autant que celle-ci se teinte d’une couleur particulière cette année.

 

Les élections régionales sont l’occasion, dès le premier tour du 14 mars, d’un triple vote utile : pour la gauche, pour l’action publique et pour la France.

Pour la gauche, le scrutin régional fournit l’occasion de solder l’épisode des élections européennes. Le PS semble avoir rompu avec ce qu’il faut bien appeler son autisme et avoir compris qu’il avait besoin de partenaires capables de porter une véritable alternative à la politique de la droite.

 

Les élections régionales peuvent enclencher à cet égard la dynamique du rassemblement à gauche.

L’objectif du MRC est de peser pour tourner la page de la dérive libérale et européiste de la gauche. Il est clair qu’un accord, fut-il relati­vement avantageux avec le PS ne signifie pas la conversion de celui-ci à nos thèses. Mais nous ne devons pas non plus ignorer l’évolution d’une posture à notre égard, pas plus que nous ne devons oublier le texte co-signé par Martine Aubry et Jean Pierre Chevènement le 4 novembre 2009 et qui mentionnait :

 

« L’Union européenne, qui aurait pu profiter de la coordination opérée entre les principaux gouvernements au plus fort de la crise pour se réformer et instaurer un véritable gouvernement économique, n’a pas apporté de réponse à la mesure de la situation. Au contraire, la Commission euro­péenne n’a de cesse que d’appeler au rétablissement des règles de concurrence et d’orthodoxie bud­gétaire comme si l’orage passé, tout pouvait recommencer comme avant. Entre la concurrence déloyale des pays à très bas coût salarial et celle du dollar, la France et l’Europe sont prises en tenaille. »

 

En dehors du MRC et du PRG, les masques tombent : le radicalisme du NPA le condamne à refuser toute participation aux exécutifs. Celui du Front de gauche le conduit à l’impasse, loin de la dynamique espérée. Quant aux Verts, ils expriment sans fard une ambition d’appareil dont on se demande où elle situe l’intérêt général.

 

Le scrutin régional sera également un rendez-vous déterminant pour l’action publique.

 

Le véritable objec­tif du gouvernement est la réduction des politiques publiques. Cette politique menace le pacte républicain, qu’il s’agisse de l’éducation, de la santé, des services publics ou du rôle des collectivités territoriales. La réforme des collectivités locales a pour seul objectif de diminuer les dépenses des collectivités locales. Le président de la République l’a assumé tout de go le 20 octobre dernier en la présentant : il n’est pas question, pour lui, que les collectivités territoriales restent à l’écart de « la nécessaire réduction des dépenses publiques ». On ne saurait être plus clair ….

Quant au fameux grand emprunt, il est loin d’être à la hauteur de l’enjeu et relève d’une illusion qu’il faut dis­siper : trois années d’investissements liés à cet emprunt seront nécessaires pour compenser le cadeau fait aux plus favorisés à travers le bouclier fiscal ! L’Etat est donc malheureuse­ment défaillant et le modèle français d’action publique est menacé. Pour le défendre, les collectivités locales, qui réalisent 70% des investissements publics, sont un atout essentiel, particulièrement dans la crise.

 

Les élections régionales auront aussi une portée nationale : il s’agit d’envoyer un signal fort pour imposer une vraie rupture avec la politique libérale, qui vise à restaurer le système qui nous a conduits à la crise. Il s’agit donc de poser les jalons du débat qui doit conduire la gauche à proposer une autre politique à la Nation.

 

Devant l’importance de ces enjeux, le MRC doit en fait mener trois campagnes dans la campagne des régionales : une campagne contre la droite, qui permette à la gauche rassemblée de remporter un succès ; une campagne au sein de la gauche, en affirmant notre identité et nos propositions, au moment où le PS a plus de questions que de réponses; une campagne au service de notre mouvement enfin, en développant notre capacité à parler aux citoyens, à répondre à leurs préoccupations et à mobiliser de nouvelles forces militantes.


Au-delà des résultats de mars 2010, le scrutin régional est une étape en vue de l’échéance présidentielle de 2012.
Jean-Pierre Chevènement l’a rappelé le 10 février à Martine Aubry : « L’échéance de 2012 est très impor­tante, il faut que nos discussions se poursuivent concernant le problème des primaires afin de proposer une alternative crédible, progressiste et républicaine ».

 

Cet article est le 16ème paru sur ce blog dans la catégorie Régionales 2010.

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 23:51

Faible motivation pour le vote, surtout à droite

 

Selon le sondage réalisé par Fiducial partenaire du baromètre OpinionWay pour Le Figaro/LCI/RTL (voir FIDUCIAL, partenaire du baromètre Opinionway pour les Elections régionales : enquête nationale), la gauche est bien placée au niveau national. 

Voir aussi
l’Humanité, le 2 mars : Les sondages confirment la poussée de la gauche
 :


Pays de la Loire


Le sondage Fiducial se décompose ainsi en Pays de la Loire (1er tour, en %) selon l'article publié par Le Figaro le 3 mars (voir Sondage : en Pays de la Loire, l'UMP à la traîne) :

 

La liste Lutte Ouvrière conduite par Eddy Le Beller : 3

La liste du Front de gauche (Parti Communiste / Parti de Gauche) et du Nouveau Parti

Anticapitaliste (NPA) conduite par Marc Gicquel : 6

La liste du Parti Socialiste conduite par Jacques Auxiette : 30

La liste des Verts / Europe Ecologie conduite par Jean Philippe Magnen : 15

La liste du Modem et de l'Alliance Ecologiste Indépendante conduite par Patricia Gallerneau : 7

La liste « Nous te ferons Bretagne » conduite par Jacky Flippot : 1

La liste UMP-Nouveau Centre-MPF conduite par Christophe Béchu : 32

La liste du Front National conduite par Brigitte Neveux : 6

 

Au second tour, la liste Auxiette recomposée obtiendrait 55%, face à la liste Béchu (45%).

 

Cet article est le 15ème paru sur ce blog dans la catégorie Régionales 2010.

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 23:52

Bras de fer en perspective en Poitou-Charentes

 

Les leaders d’Europe Ecologie étaient en force, hier soir, à La Rochelle, dans la région présidée par Ségolène Royal, afin d’annoncer la couleur dans les négociations du second tour des élections régionales.

Dans cette région, mais aussi dans trois autres (Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes, Bretagne), Europe Ecologie pourrait se maintenir au second tour, manière de punir les dirigeants PS concernés d’un mauvais comportement à l’égard des écologistes. Cela pourrait faire mentir les sondages, très favorables au PS actuellement.

 

C’est surtout Ségolène Royal qui est visée. Voir l’article paru sur le site du Journal du Dimanche, ce 26 février : Menaces de triangulaires à gauche - Europe Ecologie PS

 

Voir aussi les articles publiés sur le site du Figaro le 25 février, dont celui-ci  :

 

Les écolos n'excluent pas de se maintenir au second tour

Pour les socialistes, la campagne pourrait ne pas se dérouler exactement comme ils l'envisageaient. Dans le train qui la conduisait jeudi à La Rochelle, dans le fief de Ségolène Royal, pour un meeting de soutien à la candidate écologiste Françoise Coutant, Cécile Duflot n'a pas exclu que les écolos se maintiennent au second tour dans certaines régions, «si le durcissement des présidents socialistes se maintient». Manière pour la secrétaire nationale des Verts de faire monter les enchères avant les négociations entre alliés ?

«La question, c'est : est-ce qu'on ouvre une nouvelle voie, ou est-ce qu'on rejoue le même sketch qui a conduit la gauche à trois échecs successifs à la présidentielle ?», dit-elle. Très en verve, la patronne des Verts, elle-même chef de file en Ile-de-France, estime que «la campagne manque de souffle et de vision» : «Personne ne parle de projet, quant à la gauche, elle ne pense qu'à une seule chose : sauver ses bijoux de famille que sont les régions !»

Crédités de plus de 10 % dans l'ensemble des vingt-deux régions métropolitaines, où ils sont donc en position de se maintenir au second tour, les écolos apparaissent plus déterminés que jamais à faire entendre leur voix vis-à-vis du PS. «Ségolène Royal, elle est édifiante ! Elle a d'abord pris sa grosse bouboule en pensant qu'on ferait moins de 10 %. Puis elle a pris sur ses listes des MoDem et des ex-Verts à titre décoratif. Bref, elle dit qu'elle n'a pas besoin de nous. Eh bien, nous, on ne va pas rentrer là-dedans, et c'est la raison pour laquelle nous pourrions nous maintenir en Poitou-Charentes», observe Cécile Duflot.

Chef de file Europe Écologie-Les Verts dans la région présidée par l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle de 2007, Françoise Coutant, créditée de 15 % d'intentions des voix, ne dit pas autre chose. Pour ce qui est des négociations d'entre-deux-tours, «je serai intransigeante», prévient-elle.

Dans la même veine, cette semaine, Daniel Cohn-Bendit avait expliqué qu'en Rhône-Alpes il préférerait que Philippe Meirieu se maintienne face à Jean-Jack Queyranne, «quitte à faire gagner la droite». Le charismatique leader d'Europe Écologie justifie sa position par l'attitude jugée «méprisante» des socialistes.

«La politique des fiefs» 

Cécile Duflot s'est donc rendue à La Rochelle, en présence notamment des eurodéputés José Bové et Yannick Jadot, et du député de Gironde Noël Mamère, pour dénoncer «la politique des fiefs» du PS et notamment de Ségolène Royal. «Nous, nous menons une campagne interrégionale, c'est-à-dire que nous prônons la coopération entre les régions plutôt que la compétition. Nous sommes partisans d'une autre façon de faire la politique. Nous souhaitons sortir de la logique de fief, alors que Ségolène Royal, c'est Poitou-Charentes, Poitou-Charentes, Poitou-Charentes…», a lancé la secrétaire nationale des Verts.

Dénonçant encore «l'échec de la social-démocratie et du libéralisme», Cécile Duflot a prôné «une nouvelle voie». «Le vrai problème, c'est le projet. Si on ne s'attaque pas par exemple au travail précaire - plus de quatre millions de personnes si on compte les temps très partiels -, on se dirige droit dans une sérieuse aggravation de la situation !» Et elle renvoie dos à dos la droite et la gauche : «Face à la crise, la droite est hypocrite et nous joue la fausse compassion. Quant à la gauche, elle ne sait plus comment changer les choses et ne sait dire qu'un mot : bouclier !» Bien décidés à réitérer leur performance des européennes - plus de 16 % au niveau national -, les écolos entendent défendre de «véritables emplois durables et non délocalisables par la conversion écologique de l'économie».  

 

Cet article est le 14ème paru sur ce blog dans la catégorie Régionales 2010.

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 22:54

La gauche en action et en confiance se veut durable

 

Depuis le 20 janvier, date de présentation des cinq listes départementales (102 colistiers) aux Ponts-de-Cé, près d’Angers, « « la gauche en action » est en marche… vers la victoire le 21 mars.

Le président sortant du Conseil régional, Jacques Auxiette, a expliqué que la Région n’a pas besoin d’un chef suprême, mais d’un rassembleur, qui veut le partenariat et le respect (Ouest-France, 21 janvier).

Depuis son élection surprise en 2004, il estime avoir « donné du souffle à la Région ». Aujourd’hui, il voit trois défis majeurs, ceux du développement, de la crise et des territoires.

Pour les relever, il entend « placer l’humain et le développement durable au cœur de l’action, mobiliser pour l’emploi, progresser grâce à l’intelligence collective ».

Avec quels outils ? « A travers les plateformes régionales d’innovation, par exemple ».

L’emploi ? « Nous créerons un fonds régional d’investissement et proposerons un accompagnement individualisé à tous les salariés menacés par la crise ».

Les transports ? « Nous engagerons une forte augmentation des dessertes ferroviaires, notamment périurbaines ».

La santé ? « Nous lutterons contre la désertification médicale ».

 

Voir le programme sur le site du rassemblement de la gauche pour les élections régionales en Pays-de-la-Loire : Auxiette 2010, la gauche en action pour les Pays-de-la-Loire et le bilan du mandat sur le blog du MRC 49 : Régionales Pays de la Loire : bilan de l'équipe de J. Auxiette

 

Les têtes de liste départementales (toutes PS) sont : Monique Rabin (Loire-Atlantique), Frédéric Béatse (Maine-et-Loire), Jean-Pierre Le Scornet (Mayenne), Patrick Delpech (Sarthe) et Jacques Auxiette (Vendée).

 

Le PS s’est allié au PRG et au MRC (accords nationaux), au PCF dans trois départements (dans les deux autres, le PCF est dans des listes Front de gauche), et à Ecologie Solidarité (écologistes en désaccord avec la stratégie des Verts).

 

                                   PCF                 PRG                 Ecologie Solidarité      MRC

Loire-Atlantique             5 (3*E)               2 (1E)                2 (1E)                            1 (1E) Christine Meyer

Maine-et-Loire               3 (1E)                1 (1E)                1 (1E)                            1  Daniel Salé

Mayenne                      2 (1E)                1                       0                                   0

Sarthe                          0                      1                        2 (1E)                            0

Vendée                         0                      1 (1E)                 1 (1E)                            0


* E = Position présumée éligible sur la liste 


Concernant le mode de scrutin, voir l’article le plus lu actuellement sur le blog du MRC 53 : Elections régionales 2010 en Pays de la Loire

 

Revue de presse 

 

A quoi servent les conseils régionaux ? (Le Monde, 4 février)

 

Pouvoirs régionaux : la grande confusion (Ouest-France, 2 février)

 

D'où vient l'argent des Régions ? (Ouest-France, 4 février)

 

Que font les Régions de leur argent ? (Ouest-France, 6 février)

 

 Les Régions ne sont pas un contre-pouvoir (Ouest-France, 9 février)

Régions d'Europe : plus autonomes qu'en France (Ouest-France, 15 février)

 

Cet article est le 13ème paru sur ce blog dans la catégorie Régionales 2010.

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