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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs (celui-ci a souhaité s'éloigner du MRC en 2015). Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En février 2019, le MRC a co-fondé la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), en continuant d'exister, au moins jusqu'à son prochain congrès, en décembre 2020.
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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 22:38

En Charente, une candidate MRC de la dernière heure !

 

Demain 15 février est la date limite de dépôt des listes de candidats aux élections régionales. Des changements de dernière heure sont encore possibles dans certaines régions, notamment en Poitou-Charentes, où des contestations se produisent au sein du Parti socialiste (voir Le Monde, 14 février : Les colistiers de Royal lui demande de "respecter ses engagements").

 

Le 11 janvier, j’avais fait le point sur la situation dans les régions du Grand Ouest (voir Régionales Grand Ouest : le MRC en attente des propositions du PS).

 

Le 11 février, j’avais présenté l’accord national du MRC avec le PS et les régions concernées (voir Accord PS-MRC-PRG aux élections régionales - 14 et 21 mars 2010). Aujourd’hui, je passe en revue les régions du Grand Ouest et quelques autres.

 

Du nouveau en Poitou-Charentes

 

Mais l’information importante pour le MRC est l’ultime proposition du PS en Poitou-Charentes, hier, concernant la Charente. Ségolène Royal et le PS régional ont fait savoir à Pierre Rousseau, délégué régional MRC, que la 6ème place se libérait pour une femme MRC dans ce département.

 

Belfort 6 09 08 013 Banq republicain l'ouest à tableC’est l’épouse de Pierre, Annie Rousseau, diplômée en sciences politiques, ex-conseillère juridique, puis enseignante du droit du travail - profession qu’elle exerce actuellement - qui a été enregistrée en 6ème position (éligible) sur la liste de Ségolène Royal en Charente (16).

 




Annie (à gauche) et Pierre (à droite) Rousseau,
le 6 septembre 2008 lors du banquet républicain
de l’université d’été du MRC à Belfort
 




Dans cette région, le malaise provoqué par la constitution de la liste Royal en Charente-Maritime peut encore réserver des surprises de dernière heure. Tout est géré par la présidente de la Région, le PS national étant tenu à l’écart. La présence de candidats Modem, désavoués par leur organisation, restreint les places disponibles pour les militants du PS et des autres partis de gauche. C’est ainsi que le MRC n’a reçu aucune proposition dans ce département où Serge Maupouet, en tant que responsable du MRC 17, a fait acte de candidature, sans succès jusqu’à présent (voir Conférence-débat sur la réforme territoriale à Saintes le 1er décembre - 6 décembre 2009).

 

Rien de nouveau en Pays de la Loire

 

En Pays de la Loire, nous n’avons pas reçu du PS un bon accueil à notre demande de candidature MRC en Sarthe (pas de réponse). Il nous était demandé de proposer une candidate qui apporte un plus électoral. Nos interlocuteurs n’ont pas donné suite à nos propositions, ce qui n’est pas le meilleur moyen de chercher à nouer des relations positives avec nous, alors que nos dirigeants ont signé un accord national pour ces élections régionales. Nous ressentons que le PS est, surtout, préoccupé par les négociations qu’il aura entre les deux tours avec les écologistes et le Front de gauche.

 

Christine Meyer, professeur de philosophie dans un lycée de Nantes, Conseillère municipale de Nantes, est notre seule représentante en position éligible (19ème selon l’accord national, 21ème en réalité) sur la liste de Loire-Atlantique, en principe inamovible au second tour, mais le PS régional ne s’engage pas, afin de conserver la maîtrise des négociations avec l’ensemble de ses partenaires entre le 14 et le 16 mars au soir. Daniel Salé est en position non éligible (15ème) en Maine-et-Loire.

 

Nous soutenons la liste du président Jacques Auxiette, qui a su rassembler l’essentiel de la coalition sortante, y compris le PCF en Loire-Atlantique, Maine-et-Loire et Mayenne, malgré un vote global des adhérents en faveur du Front de gauche. Une partie des sortants écologistes se retrouve aussi, dès le premier tour sur la liste Auxiette. S’y ajoutent le PRG et le MRC.

 

En Bretagne, le MRC et le PRG ont été déclarés indésirables

 

Le seul maître à bord est le président Jean-Yves Le Drian, qui a arrêté ses choix depuis longtemps, indépendamment des orientations nationales de son parti, le PS. C’est ainsi qu’il a montré la sortie au PRG et refusé l’accès au MRC. Sa liste est composée du PS, du PCF (les dirigeants) et d’écologistes sous l’étiquette « Bretagne Ecologie ». Certain de sa réélection, il a voulu s’assurer autour de lui d’une équipe soudée, acceptant sans barguigner les compromis à passer avec les écologistes et régionalistes, qui sont ses meilleurs alliés.

Voir le site du MRC Bretagne (30 janvier, le communiqué de Yann Guillou, délégué régional : Le PS breton refuse d’honorer aussi bien les accords nationaux passés avec les partisans de Jean-Pierre Chevènement que ceux passés avec les Radicaux de gauche

 

En Basse-Normandie, le MRC a claqué la porte des négociations

 

Dans cette région, le MRC est très militant et exigeant pour ce qui est du contenu de la politique du Conseil régional. Avec trois élus en 2004, il ne reste plus que Michèle Lemaux, conseillère municipale de Saint-Lô (Manche), en fin de mandat. Un important travail collectif a été réalisé depuis un an (bilan, propositions). Voir Séminaire de formation du comité régional MRC de Basse-Normandie - 2 novembre 2009.

Au grand désappointement de la direction nationale du MRC, l’accord ne s’est pas fait, alors qu’il semblait proche.

Selon Jacques Declosmenil et Michèle Lemaux (Manche, conseillers municipaux de Saint-Lô), le PS et le président Laurent Beauvais n’ont pas donné l’impression de prendre en considération la spécificité du MRC régional, qui est de représenter la gauche républicaine, et la qualité du travail effectué. Deux places éligibles étaient un minimum. Une seule a été proposée (6ème pour une femme dans la Manche) et une autre, en charnière (15ème pour une femme dans le Calvados).

Selon Pascal Blanchetier (Calvados, adjoint au maire de Caen), « il y avait trois points essentiels de désaccords qui ont justifié la rupture :

-          l’objectif de nous minorer jusqu'à l'excès,

-          l’oukase contre un de nos candidats (Serge Lezement);

      -     un désaccord politique profond, à savoir :

-          le refus de parler de la politique industrielle et d’aborder le thème de la crise économique qui frappe notre région et notre pays;

-          la dérive du débat vers la question récurrente de la réunification normande, qui n’est qu’un leurre pour cacher les enjeux de fond ;

-          le choix de positionner la région comme un "amortisseur social" de la crise (…).

Dans un premier temps, la décision a été prise de présenter une liste, puis cette idée a été abandonnée. Le MRC saisit l’opportunité de la campagne pour organiser des réunions publiques par thème et renforcer sa présence dans les médias et sur le terrain.

 

En Aquitaine, un accord régional qui n’entre pas dans l’accord national

 

Aucune volonté de faire la place au MRC dans cette région présidée par un régionaliste intégriste, Alain Rousset. Les responsables régionaux n’ont pu obtenir qu’une place non éligible en Lot-et-Garonne. Pesant le pour et le contre, ils ont opté pour une présence visible du MRC au côté du PS, sans place éligible. Ce choix n’a pas été approuvé par une partie des militants de Gironde, qui contestent la façon dont la décision a été prise.

La direction nationale n’a pas inclus cet accord régional dans l’accord national signé le 10 février par Martine Aubry et Jean-Pierre Chevènement. Mais elle l’a mentionné dans une circulaire adressée aux responsables départementaux et aux délégués régionaux.

 

Dans la Région Centre, le MRC contre un accord accepté au niveau national

 

Le point névralgique de cette région, présidée depuis peu par François Bonneau, se situe dans le Cher où le candidat MRC, Denis Durand, délégué régional, a été récusé par le PS. Ensuite, celui-ci n’a pas tenu ses engagements initiaux (place inamovible), ce qui est à l’origine du refus des militants de la région d’accepter de voter l’accord (une place éligible et une position charnière, inéligible au second tour) après le retrait de Denis Durand. Le secrétariat national en a pris acte. Le MRC ne soutiendra aucune liste dans cette région.

 

En Languedoc-Roussillon, le MRC reste sur les listes Frêche

 

Dans cette région, le MRC a décidé de confirmer l’accord passé avec le président sortant, candidat à nouveau. Le PS, au niveau national, a pris une décision trop tardive pour être opérationnelle. Nous avons une place éligible dans l’Hérault (Béatrice Négrier, conseillère régionale sortante) et une place non éligible dans le Gard.

 

Cet article est le 12ème paru sur ce blog dans la catégorie Régionales 2010.

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 23:23

Un premier pas vers les échéances nationales de 2012

 

Une alternative crédible, progressiste et républicaine en 2012, tel est l’objectif du MRC, rappelé par Jean-Pierre Chevènement le 10 février, lors de la présentation à la presse de l’accord électoral signe par Martine Aubry, Jean-Michel Baylet et Jean-Pierre Chevènement, respectivement responsables du PS, du PRG et du MRC, en vue des élections régionales des 14 et 21 mars 2010.

 

Martine Aubry a utilisé l’expression "première pierre de la maison commune" (voir la dépêche AFP publiée après la rencontre Régionales: accord PS-MRC-PRG).

 

Ainsi, le Mouvement Républicain et Citoyen et le Parti Radical de Gauche sont les seuls partis à avoir passé une alliance avant le premier tour avec le Parti Socialiste.

 

Rappelons que le PS, lors des élections européennes, le 7 juin 2009, avait préféré aller seul, empêtré dans ses contorsions internes de l’après-congrès de Reims.

 

Le texte signé hier prend appui sur l’accord du 4 novembre entre le MRC et le PS (voir Accord politique entre le MRC et le PS en vue des élections régionales - 5 novembre 2009), suivi du pré-accord du 23 décembre (voir Régionales Grand Ouest : le MRC en attente des propositions du PS - 11 janvier 2010).

 

Il porte sur une trentaine de places éligibles dans 14 régions, dont une outre-mer. Les points forts restent l’Ile-de-France (10) et le Nord-Pas-de-Calais (4). Les 12 autres régions se partagent les 16 autres positions éligibles (voir Accord entre le PS et le MRC pour les régionales des 14 et 21 mars 2010).

 

Cet accord n’est ni bon, ni mauvais. Il correspond au rapport de forces entre le PS et le MRC.

 

Le Kremlin-Bicêtre CN 22 03 09 014Dans l’Ouest, notre seule position éligible est dans les Pays de la Loire (Christine Meyer, en Loire-Atlantique). Nous n’avons pu avoir satisfaction en Sarthe. Nos amis bretons ont été éconduits. Jusqu’à ce matin, nos camarades de Poitou-Charentes avaient fait le même constat. L’ouverture de dernière heure en Charente-Maritime, si elle se confirmait, serait un réconfort.

 

Cet article est le 11ème paru sur ce blog dans la catégorie Régionales 2010.

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 01:11

Les militants MRC 72  attendent un signe du PS

 

Les militants et sympathisants du MRC 72 étaient réunis le 2 février au Mans autour de Claudine Serpin, proposée par le MRC pour être sur la liste Auxiette en Sarthe aux élections régionales des 14 et 21 mars 2010.

 

Ils ne comprennent pas pourquoi ils n’ont obtenu aucune réponse à la proposition transmise le 25 janvier par Michel Sorin, délégué régional MRC, à Patrick Delpech et à Christophe Clergeau, dans le cadre de l’accord national MRC-PS dans les Pays de la Loire.

 

Les amis de Jean-Pierre Chevènement en Sarthe sont déterminés à obtenir du PS qu’il prenne en considération leur volonté d’implanter durablement le Mouvement Républicain et Citoyen dans ce département.

 

Ils lancent un appel aux républicains progressistes qui souhaitent refonder et rassembler la gauche, afin de créer une dynamique en faveur de la candidature de Claudine Serpin en position éligible sur la liste du PS.

 

Cet article est le 10ème paru sur ce blog dans la catégorie Régionales 2010.

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 23:48

 

Un homme politique, populaire et truculent, en position de hors-jeu

 

La Lettre ouverte de Béatrice Négrier, Conseillère régionale du Languedoc-Roussillon et candidate MRC sur la liste Frêche, m’a incité à évoquer le cas Georges Frêche, personnage public intelligent, drôle et pittoresque, mais avec une propension à se mettre hors-jeu par insouciance vis-à-vis des règles de la vie publique.

 

Je ne le connais pas, personnellement, mais son bilan politique en tant que maire de Montpellier, puis président du Conseil régional depuis 2004, n’est pas négligeable. En fait, c’est un bâtisseur et un meneur d’hommes, qui réalise ses projets.

 

« Client » intéressant pour Wikipédia (voir Georges Frêche) et pour les gazettes (voir Georges Frêche, site Rue89, 28 janvier), il est un personnage public haut en couleurs, qui dérange par ses propos provocateurs. On se demande ce qu’il fait encore à l’université, au vu de son intervention, telle qu’elle a été enregistrée par un étudiant en 2008 (voir Georges Frêche).

 

Martine Aubry a réagi promptement à sa récente incartade, pas très méchante, visant Laurent Fabius (voir, sur le site de Libération, ce 30 janvier, les explications de son auteur : Frêche envoie une lettre à Fabius). Mais il n’est pas sûr que l’intention du PS de mettre sur pied une liste anti-Frêche, conduite par Hélène Mandroux, actuelle maire de Montpellier, trouve des conditions locales favorables à sa réalisation.

 

Les écologistes et la gauche de la gauche (voir Régionales : la gauche de la gauche veut fédérer une union anti-Georges Frêche) ne vont pas dérouler le tapis rouge devant le PS, dont tous les principaux responsables dans la région sont très attachés à la reconduction de Georges Frèche à la tête de la Région.

 

A noter le fort soutien des amis de Ségolène Royal à Georges Frêche. La Lettre ouverte, que Béatrice Négrier a eu la gentillesse de m’adresser (nous avons de bonnes relations), se retrouve sur le site Désirs d’avenir de l’Hérault (voir Lettre ouverte de Béatrice Négrier).

 

Lettre ouverte à tous mes camarades du MRC et à nos sympathisants

A mes compagnons laïques,

A mes amis socialistes, communistes, radicaux, écologistes,

Aux républicains sincères,

Aux citoyens que j'ai rencontrés tout au long de ce mandat,

 

L'actualité politique m'amène à vous donner quelques éléments d'appréciation sur mon engagement et mes choix, il me semble que je vous dois ces quelques lignes....

 

Revenons à nos fondamentaux : l'idéal républicain, l'égalité comme boussole, le progrès social comme objectif politique, l'éducation et la culture pour chacun d'où qu'il vienne et quel que soit son lieu de vie.....Mieux vivre ensemble en Languedoc-Roussillon...

Le bilan du mandat n'est contesté par personne. Nous avons pris dès 2004 une gauche d'avance.

 

Les états-majors parisiens du PS utilisent une manipulation grotesque pour justifier leur plan.

Ils jettent l'opprobre sur le Président de Région et salissent ainsi tous ceux qui ont avec lui mené sans relâche la guerre contre les inégalités sociales et territoriales.

Lorsque j'entends Claude Bartolone dire "il vaut mieux laisser une région à la droite que perdre son âme", j'ai mal, mal au peuple, mal à la jeunesse, mal à la ruralité, mal au futur de notre territoire. Et puis quelle âme ?  Vocabulaire chrétien pour tuer l'action publique et sacrifier toute une population sur l'autel de la pensée unique et des prochaines échéances. C'est indigne !

 

Monsieur Bartolone, je n'ai pas d'âme, juste une conscience et celle-ci m'amène à réagir et à combattre vos préjugés et votre aveuglement.

Madame Aubry, que savez-vous de l'action menée par l'équipe régionale derrière son président ? Que savez-vous des échanges et des débats au sein du bureau régional, que savez-vous de l'apport de chaque composante politique? Croyez-vous que si Georges Frèche nous avait manqué de respect, nous les élus du PC, du PRG, du MRC et les écologistes, nous serions derrière lui encore aujourd'hui avec enthousiasme et détermination ?

 

Fidèle à mon engagement politique de plus de trente ans au CERES, puis au Mouvement des Citoyens et au MRC,  fière du travail réalisé durant ce mandat, je vous engage à résister aux pressions qui ne tarderont pas à arriver et à ne défendre qu'un seul objectif : le progrès et la justice sociale pour tous les citoyens du Languedoc-Roussillon en apportant votre soutien à Georges Frèche.

 

Belfort-7-09-08-024-Beatrice-et-MRC-34-T.jpgBéatrice Négrier

Conseillère Régionale sortante et candidate

Déléguée Régionale du MRC

 

 

 

 

 

 

Béatrice, entourée de ses amis de l'Hérault, le 7 septembre 2008, à la fin de l'université d'été de Belfort 

  

Cet article est le 9ème paru sur ce blog dans la catégorie

Régionales 2010.

 

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 23:38

Le MRC demande l’application de l’accord national


La campagne de la liste « 
La gauche en action », conduite par Jacques Auxiette, a été lancée par la réunion publique dans l’agglomération angevine le 20 janvier (voir sur le blog du MRC 44 Elections Régionales 2010).
Le Kremlin-Bicêtre CN 22 03 09 014Le Mouvement Républicain et Citoyen était présent, suite à un accord partiel avec le Parti Socialiste concernant la
Loire-Atlantique (Christine Meyer, conseillère municipale de Nantes, en 21ème position, éligible)
et le
Maine-et-Loire (Daniel Salé en 15ème position, non éligible).Congr-s-MRC-2008-028.jpg

Nous attendons la réponse du PS à notre nouvelle proposition en Sarthe, correspondant à la présence du MRC en Sarthe et en Mayenne. En effet, le protocole d’accord national MRC-PS porte sur deux candidates en position éligible en Pays de la Loire (voir sur ce blog Régionales Pays de la Loire : le MRC continue de discuter avec le PS - 8 janvier 2010).

Notre candidate est Claudine SERPIN, 53 ans, Assistante familiale, militante associative (réseau des assistantes familiales de la Sarthe). Elle est domiciliée près de Château-du-Loir, à Thoiré-sur-Dinan (72) et fait partie des personnes qui, en Sarthe, souhaitent le renforcement des idées républicaines et citoyennes de Jean-Pierre Chevènement.

                          Cet article est le 8ème paru sur ce blog dans la catégorie Régionales 2010.
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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 23:03

Dans l’ouest, le partenariat recherché n’a rien d’évident

 

Nous avons espéré que le communiqué commun MRC-PS du 4 novembre 2009 (voir Accord politique entre le MRC et le PS en vue des élections régionales - 5 novembre 2009) était de bon augure pour de nouvelles relations, plus confiantes, entre le MRC et le PS.

Au niveau national, on ne peut contester des satisfactions dans certaines régions, telles que l’Ile-de-France, le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie, et des avancées dans quelques autres.

Mais nous ne ressentons pas, dans le Grand Ouest, l’intérêt du PS pour faire du MRC un partenaire du premier tour.

 

Un protocole d’accord national qui concerne 14 régions

 

Un protocole d’accord a été signé, le 23 décembre 2009, par Jean-Luc Laurent (MRC) et Christophe Borgel (PS). Il commence par « le constat d’une vision commune de la situation de notre pays, pris en étau entre la crise de la mondialisation financière et le maintien des politiques libérales aux niveaux national et européen.  

Dans le même temps, la réforme territoriale, comme celle de la taxe professionnelle, constituent des attaques inadmissibles contre la démocratie locale et contre l’action publique dans son ensemble.  

Faute de soutien populaire, le gouvernement entend poursuivre sa politique de libéralisation en cassant les outils même de l’action collective. La gauche doit apporter une réponse républicaine et progressiste à ces attaques. C’est un préalable nécessaire à la mobilisation des citoyens.  

Dans les prochaines semaines, cette mobilisation pourra s’exprimer dans le cadre des élections régionales. Le MRC et le PS sont convenus de la constitution de listes unitaires capables de rassembler les forces de gauche les 14 et 21 mars 2010 ».

 

Les Pays de la Loire et la Basse-Normandie sont dans les 14 régions concernées par cet accord. Les premiers en Loire-Atlantique (voir Régionales Pays de la Loire : le MRC continue de discuter avec le PS - 8 janvier 2010. Notre attente de proposition du PS concerne la Sarthe) et la seconde dans la Manche (voir, plus loin).  

En Bretagne et en Poitou-Charentes, le MRC n’a pas reçu de propositions de la part du PS.  

Dans le Morbihan, mon collègue délégué régional a fait une demande de position éligible, à laquelle le PS n’a pas répondu. Il faut attendre le début de la semaine prochaine, lorsque tous les partenaires possibles de la gauche auront pris position.  

En Poitou-Charentes, Pierre Rousseau Le-Kremlin-Bicetre-CN-22-03-09-013.jpga diffusé un communiqué de presse dans lequel ses camarades du MRC et lui sont « Unitaires pour deux ! »  

Le 04 novembre 2009, le MRC et le PS ont décidé, dans le respect de leurs différences, la construction de listes communes dès le premier tour des élections régionales de 2010, avec la volonté d’être, avec les forces de gauche et républicaines qui voudront s’y associer, le socle d’une union de toute la gauche.   

Le MRC propose d’apporter une contribution positive en donnant un sens républicain au vote de rejet de la politique menée par l’UMP et en confortant les majorités de gauche dans les régions et par conséquent en Poitou-Charentes.  

L’instance régionale du MRC de Poitou-Charentes a entamé les négociations afin d’aboutir à la constitution de listes d’union au premier et au deuxième tour en ayant des représentants placés en position éligible : un représentant dans la Vienne et un représentant en Charente-Maritime. Dès le 14 octobre, Pierre Rousseau a rencontré le directeur de cabinet de Ségolène Royal. Deux autres réunions à l’Hôtel de région ont suivi : le 23 novembre puis le 15 décembre. Par ailleurs, le MRC régional est venu soutenir la présidente de région aux réunions publiques de La Crèche le 15 novembre et de La Couronne le 06 décembre.  

Aujourd'hui, force est de constater que les négociations piétinent et qu'il n'y a pas de volonté manifeste à faire respecter l'accord national MRC-PS en Poitou-Charentes. Le MRC s’interroge : la raison prévaudra-t-elle pour la constitution des listes de gauche aux élections régionales ?  

Nous considérons comme déraisonnables, d'une part la multiplication des listes à gauche, sources de division et d'affaiblissement, d'autre part l'autisme du PS qui ne répond pas positivement à notre démarche unitaire, alors que nous avons démontré notre volonté d'être unitaires pour deux.  

Cette situation apparaît d'ailleurs en contradiction avec la position de notre présidente de région qui affirme souhaiter un large rassemblement et accueillir celles et ceux qui veulent travailler avec elle. Pourtant, elle tient la porte fermée à ceux qui, à gauche, veulent travailler avec elle, et fait du débauchage individuel auprès de ceux qui parfois sont les premiers surpris ou bien qui refusent sa proposition.  

Pourtant, le MRC ne critique pas le bilan de Ségolène Royal pour sa région depuis 2004. Nous sommes conscients de sa volonté et sa détermination à faire aboutir des projets pour l’intérêt général. Le MRC invite les citoyens et toutes les forces sociales et politiques de notre région, qui se retrouvent dans ses propositions, à le rejoindre pour imposer une autre alternative que la division.
Nous restons disponibles pour la constitution de listes communes dès le 1er tour afin de créer la dynamique pour un large rassemblement qui puisse constituer l’outil de la victoire non seulement pour les régionales mais également pour créer les conditions d’une victoire future de la gauche en 2012.

En Basse-Normandie, le comité régional du MRC tient à apporter les précisions suivantes :
MRC-Basse-Normandie-010.jpg Serge Lezement, communiqué de presse, 6 janvier 2010


Les négociations engagées en Basse-Normandie entre le PS et le MRC se sont conclues sur un constat de désaccord
, confirmé par le courrier du 22 décembre du président BEAUVAIS. Vu le préaccord national PS/MRC signé le 23 décembre 2009, nous demeurons dans l’attente d’une avancée concernant la situation dans le département du Calvados.

 

En effet, un accord n’a de sens que s’il reconnaît une juste place au MRC, lui permettant de « peser » dans le sens de la mise en œuvre d’une « démarche clairement alternative à la politique libérale du gouvernement. »  (cf. communiqué national  PS/MRC du 4 novembre 2009).

Le calendrier fixé par le PS, (accord avant le 31 décembre, date repoussée au 15 janvier sans aucun échange préalable) nous rend interrogatifs sur sa volonté d’aboutir. Le Parti Socialiste, en engageant seul sa campagne au travers d’« ateliers », veut-il manifester qu’il a renoncé au rassemblement ?

 

En tout état de cause, face à l’ampleur de la crise sociale et aux conséquences de la division le MRC ne restera pas l’arme au pied. Un accord au premier tour avec le PS, n’est pas la seule possibilité retenue par le MRC. Celui-ci n’exclut pas de participer à la constitution d’une liste d’union de tous ceux qui sont  déterminés à imposer une alternative claire à la politique libérale et à répondre au défi de la mondialisation.

 

Ayant élaboré un projet pour la Basse- Normandie autour des valeurs républicaines, laïques, sociales et écologiques, le MRC n’exclut pas davantage d’en appeler au « peuple des citoyens » et de constituer une liste ouverte aux militants du monde syndical, associatif et de l’économie solidaire.

 

Dans cette perspective, le MRC a déjà pris et continuera de prendre rapidement les ultimes contacts nécessaires avec ses partenaires de la gauche et les forces vives concernées.

 

Le MRC réunira prochainement ses militants pour faire le bilan de ces contacts, débattre des différentes hypothèses et arrêter sa position.



Cet article est le 7ème paru sur ce blog dans la catégorie Régionales 2010.

 
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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 20:19

L’accord n’existe pas encore en Sarthe-Mayenne

 

Ouest-France, ce 8 janvier, fait le point sur les « dernières tractations » concernant les listes de candidats aux élections régionales des 14 et 21 mars 2010. « L’accord électoral de premier tour entre les socialistes, les radicaux de gauche, les républicains du MRC et la majorité de l’appareil communiste ne semble pas faire de doute ». S’y ajoutent les Verts qui n’acceptent pas la position prise par les écologistes de présenter une liste autonome au premier tour.

 

En réalité, concernant le MRC, en Pays de la Loire, l’accord est partiel et ne porte, actuellement, que sur la Loire-Atlantique (une place en position éligible). Nous avons une seconde demande de place exigible en Sarthe, qui couvre les deux départements Sarthe et Mayenne, pour laquelle nous n’avons pas de réponse du PS. En Maine-et-Loire, le PS régional propose une place non éligible.

 

Au niveau national, le protocole d’accord entre le PS et le MRC, signé le 23 décembre, précise que les discussions continuent dans certaines régions, dont les Pays de la Loire (dans la Sarthe).

 

Cet article est le 6ème paru sur ce blog dans la catégorie Régionales 2010.

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 15:57

Sur des listes PS ou Front de gauche au 1er tour ?

 

C’était prévisible. Les militants du PCF sont divisés sur le choix de l’alliance au premier tour des élections régionales le 14 mars 2010. Dans l’Ouest, le cas des Pays de la Loire est très particulier, la division étant entre départements et entre élus sortants. Ceux de la Basse-Normandie et de Poitou-Charentes posent moins de problèmes.

 

Pour bien comprendre, j’invite les lecteurs à se reporter aux articles précédents, notamment :

Elections régionales 2010 : ce qui se prépare dans les Pays de la Loire - 1 août 2009

Elections régionales 2010 en Pays de la Loire : Auxiette face à Béchu - 24 octobre 2009

 

Contrairement à 2004, la gauche part dispersée, les Verts ayant opté pour des listes écologistes autonomes (Europe Ecologie, ce qui leur avait bien réussi aux élections européennes du 7 juin 2009) et le PCF se tournant vers ses partenaires des élections européennes (Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon et dissidents du NPA et du MRC).

Sur le site du quotidien Le Monde, le 31 août 2009, on pouvait lire « C’est un difficile équilibre que tente Marie-George Buffet en cette rentrée politique. Afficher une ligne volontariste d'alliance pour des listes autonomes aux régionales sans couper les ponts avec le PS (…). Lire la suite : Régionales : le PCF veut s'affirmer, mais sans rompre avec les socialistes.

Le PCF aurait souhaité une alliance avec le NPA, mais celui-ci n’a pas accepté de s’engager pour des alliances de gauche au second tour avec le PS et les Verts.

« La première secrétaire du Parti communiste préfère de "bonnes majorités de gauche" à "une bonne opposition de gauche". Elle entend participer aux exécutifs régionaux ». Lire la suite (Nouvel Observateur, 6 novembre) : Buffet et Besancenot divergent sur les régionales.

 

Il restait à choisir entre le Front de gauche et le PS. Dans chaque région, des votes ont eu lieu parmi les responsables - en conférence régionale, afin d’indiquer des préférences - suivis de la consultation de l’ensemble des militants, avec comptabilisation par département.

Les résultats sont présentés sur le site de l’Humanité (Sébastien Crépel, 23 novembre) dans cet article :

Les militants du PCF ont choisi

 

Appelés à voter, les communistes ont adopté majoritairement l’option de listes du Front de gauche élargi dans seize régions sur vingt-deux pour les élections du 14 et du 21 mars prochain.

Les communistes ont tranché. Avec 40.972 votants recensés entre jeudi et samedi, la consultation sur le choix de leur démarche aux élections régionales de mars prochain a donné lieu à une bonne participation, « reflet d’un débat dont se sont emparés les communistes », selon Jacques Chabalier, membre de l’exécutif du PCF. « C’est plus de 14.000 votants supplémentaires par rapport à la consultation similaire sur les européennes », observait-il, hier.

Au total, les résultats enregistrés hier au siège du PCF indiquent le choix majoritaire de la constitution de listes du Front de gauche élargi, distinctes de celles du PS et d’Europe Écologie, dans seize régions sur vingt-deux. En Bretagne, les militants ont décidé pour leur part de « poursuivre la démarche du Front de gauche », tout en continuant à œuvrer pour réunir les conditions pour une liste de rassemblement de toute la gauche au premier tour. Dans trois régions (la Basse-Normandie, la Champagne-Ardenne et la Lorraine), les adhérents ont préféré l’option de listes de rassemblement conduites par le PS dès le premier tour.

Enfin, deux régions sont en suspens : en Bourgogne, la conférence régionale avait indiqué sa préférence pour des listes d’union de la gauche dès le premier tour, mais le vote des militants est si serré qu’il était encore impossible de départager les options en présence, hier après-midi. Enfin, en Poitou-Charentes, les délégués régionaux avaient aussi choisi l’option du rassemblement incluant le PS au premier tour, mais le dépouillement des bulletins des militants n’aura lieu qu’aujourd’hui.

Confirmation du choix des conférences

En général, la tendance est donc à la confirmation du choix majoritaire des conférences régionales (dix-sept régions sur vingt-deux avaient indiqué leur préférence pour le Front de gauche, les deux week-ends précédents), marquant « une volonté d’élargir la démarche impulsée aux européennes dans la plupart des régions », selon Jacques Chabalier.

Une région déroge à cette règle, la Basse-Normandie, où le choix majoritaire des militants en faveur d’une liste d’union de la gauche diffère de celui de la conférence régionale. Mais il est vrai que celle-ci n’avait donné qu’une voix de majorité au Front de gauche, laissant présager une situation ouverte au moment de la consultation militante. Selon les situations locales, les votes montrent également une grande variété de résultats, allant de 99 % pour le Front de gauche en Auvergne, où la conférence régionale avait approuvé à l’unanimité cette option, à des votes très partagés, voire indécis, comme en Bourgogne. Dans certaines régions, les résultats pourraient donner matière à contestation.

C’est le cas en Pays de la Loire, où les résultats « montrent un clivage net entre les fédérations », confiait hier un responsable régional du PCF, trois sur cinq (la Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire et la Mayenne) ayant choisi l’union dès le premier tour avec le PS à plus de 65 % des voix, contre deux s’étant prononcées à la quasi-unanimité pour le Front de gauche (la Sarthe et la Vendée). Un arbitrage national est réclamé dans cette région, mais des responsables des départements favorables à un accord au premier tour avec le PS, s’appuyant sur « la légitimité des résultats » dans leurs fédérations, pointent « le risque de divisions qui pourraient perdurer » jusque dans la constitution des listes si une solution n’est pas trouvée.

 

Les résultats en Pays de la Loire (Ouest-France, 24 novembre) : 1 058 voix pour une liste Front de Gauche, 792 pour une liste avec le PS. Jacques Chabalier devait participer ce 24 novembre à un comité régional à Angers, dans le but de sortir - par le haut - de cette situation.

La division concerne aussi les conseillers régionaux. Gilles Bontemps, Michèle Picaud, Hubert Delhaie et Philippe Denis sont pour l’alliance avec le PS au 1er tour ; Huguette Hérin, Pascale Soulard, Bernard Breux et Bernard Violain y sont opposés.

 

Cet article est le 5ème paru sur ce blog dans la catégorie Régionales 2010.

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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 23:40

Le MRC se rappelle au bon souvenir de Jacques Auxiette

 

On sait bien que préparer une liste aux élections régionales est un exercice très difficile. Jacques Auxiette, président de la Région des Pays de la Loire et tête de liste du PS aux élections des 14 et 21 mars 2010, se livre actuellement à cet exercice avec beaucoup d’habileté, n’en doutons pas, et de savoir-faire.

 

En adressant, ce 16 novembre, aux organes de presse (des cinq départements, Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Vendée, Sarthe et Mayenne), le texte qui suit, j’ai tenu à présenter les positions du MRC et rappeler à nos interlocuteurs du PS qu’ils feraient bien de respecter l’accord national signé le 4 novembre entre Martine Aubry et Jean-Pierre Chevènement (voir Accord politique entre le MRC et le PS en vue des élections régionales - 5 novembre 2009).

 

Communiqué de presse

 

Position du MRC pour les élections régionales en Pays de la Loire

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen a conclu un accord national avec le Parti Socialiste pour engager des discussions dans chaque Région, portant sur les conditions de la participation du MRC à la liste que le PS présentera, avec ses alliés, au premier tour des élections régionales le 14 mars 2010.

 

Un tel accord n’avait pas été possible lors de la préparation des élections régionales précédentes, en 2004. Seuls, quelques accords régionaux avaient permis au MRC d’être présent dans certains Conseils régionaux, dont l’Ile-de-France et la Basse-Normandie.

 

Cette fois-ci, le texte signé le 4 novembre 2009 prévoit la représentation du MRC sur l’ensemble des listes régionales. Il est vrai que le contexte politique n’est plus le même qu’en 2003-2004. Une analyse commune  de la situation a pu être faite par les deux délégations conduites par Martine Aubry et Jean-Pierre Chevènement. Il y a un passage qui est particulièrement révélateur du chemin parcouru.

 

« L’Union européenne, qui aurait pu profiter de la coordination opérée entre les principaux gouvernements au plus fort de la crise pour se réformer et instaurer un véritable gouvernement économique, n’a pas apporté de réponse à la mesure de la situation. Au contraire, la Commission européenne n’a de cesse que d’appeler au rétablissement des règles de concurrence et d’orthodoxie budgétaire comme si l’orage passé, tout pouvait recommencer comme avant. Entre la concurrence déloyale des pays à très bas coût salarial et celle du dollar, la France et l’Europe sont prises en tenaille ».

 

Dans un contexte de crise et sous la double menace d’une spoliation par la droite des pouvoirs des collectivités territoriales, et d’une concurrence au sein même de la gauche, le PS a réinvesti les terrains politique et idéologique et cherche à présenter des projets utiles qui rapprocheront la gauche des citoyens.

 

Le MRC propose d’apporter une contribution positive en donnant un sens républicain au vote de rejet de la politique menée par l’UMP et en confortant les majorités de gauche dans les régions (dans celles, trop peu nombreuses, où nous sommes présents depuis 2004, le PS n’a pas eu à le regretter).

 

En Pays de la Loire, entre les délégués régionaux du PS et du MRC, nous avons eu une première rencontre, à Nantes, le 15 octobre, qui a consisté en un échange d’informations.

 

La seconde, qui devait avoir lieu le 14 novembre, a été reportée au 28 novembre par nos interlocuteurs PS. Nous y voyons un manque de volonté d’appliquer l’accord national. A eux de nous démontrer que ce n’est pas le cas.

 

Pour le MRC des Pays de la Loire,

Michel Sorin, délégué régional et secrétaire national

 

Cet article est le 4ème paru sur ce blog dans la catégorie Régionales 2010.

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 23:36

Alliance durable, base du rassemblement de la gauche

 

La direction actuelle du Parti socialiste, issue du congrès de Reims, fragilisée par les résultats des élections européennes, a manifesté, hier, de bonnes dispositions à l’égard du Mouvement Républicain et Citoyen.

 

La délégation du MRC (Jean-Pierre Chevènement, Jean-Luc Laurent, Georges Sarre et Marie-Françoise Bechtel) a rendu compte, hier soir, au secrétariat national de la rencontre avec la délégation du PS (Martine Aubry, François Lamy, Claude Bartolone, Benoît Hamon).

 

Tout porte à croire qu’il s’agit d’un bon accord, si l’on se fie au texte adopté par les deux parties et à la volonté de partenariat et de confiance mutuelle, telle qu’elle a été exprimée par les deux délégations.

 

Incontestablement, la position du PS a évolué, notamment sur la question européenne. Et l’accord porte plus loin qu’à l’échéance des prochaines élections des 14 et 21 mars 2010. C’est la stratégie de rassemblement de la gauche qui s’en trouve confortée, ce qui encourageant dans la perspective 2012.

 

Dans chaque Région, des rencontres vont avoir lieu afin de définir les modalités d’un projet d’accord régional, qui devra être validé au niveau national.  

En Pays de la Loire (cinq départements : Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Vendée, Sarthe et Mayenne), les discussions vont s’engager avec Jacques Auxiette, président sortant et tête de liste PS. J’aurai plaisir à revoir mon ancien collègue du Conseil régional (1998-2004, du temps où nous étions dans l’opposition à François Fillon).

 

Dans deux articles précédents, j’avais présenté des informations concernant ces élections :  

Elections régionales 2010 : ce qui se prépare dans les Pays de la Loire 1 août 2009  

Elections régionales 2010 en Pays de la Loire : Auxiette face à Béchu - 24 octobre 2009

Communiqué du Mouvement Républicain et Citoyen et du Parti Socialiste

Les délégations du Parti Socialiste et du Mouvement Républicain et Citoyen conduites respectivement par Martine Aubry et Jean-Pierre Chevènement se sont rencontrées le 4 novembre 2009 au siège du Parti Socialiste.

Nos deux partis partagent des analyses communes sur la situation que connaît aujourd’hui notre pays.

La France est profondément affectée par la crise de la globalisation financière et par la récession économique. Le chômage et les inégalités vont croissant. Pendant ce temps, les banquiers ont repris leur course folle aux bonus et autres avantages extravagants. Les facteurs de la crise demeurent.

L’Union européenne, qui aurait pu profiter de la coordination opérée entre les principaux gouvernements au plus fort de la crise pour se réformer et instaurer un véritable gouvernement économique, n’a pas apporté de réponse à la mesure de la situation
. Au contraire, la Commission européenne n’a de cesse que d’appeler au rétablissement des règles de concurrence et d’orthodoxie budgétaire comme si l’orage passé, tout pouvait recommencer comme avant. Entre la concurrence déloyale des pays à très bas coût salarial et celle du dollar, la France et l’Europe sont prises en tenaille.

Le gouvernement Sarkozy-Fillon, au-delà des mesures d’urgence, se révèle incapable d’inscrire son action dans une stratégie du long terme visant à mettre sur pied un nouveau modèle de développement et une société plus juste.

Il continue sa sape méthodique du modèle français de l’action publique et collective. La prochaine étape est la reprise en main politique et la rigueur financière administrée aux institutions locales.

Dans les faits,
les collectivités locales, majoritairement gérées par la gauche, sont aujourd’hui un vecteur essentiel d’une puissance publique qui répare, protège et prépare l’avenir
. Les régions gérées par la gauche sont bien souvent les derniers outils efficaces d’aménagement du territoire, de soutien au développement économique à l’emploi ou à la formation.

C’est donc un devoir pour les forces de gauche de s’unir au-delà de leurs différences, pour continuer le travail mené dans les régions qu’elles dirigent.

Un certain nombre de formations à gauche sont tentées par l’isolationnisme dans l’espoir de gagner quelques sièges de plus. Le PS et le MRC appellent les uns et les autres à dépasser cette recherche illusoire. Les enjeux sont au-delà.
La gauche n’arrivera à mobiliser les électeurs que sur une démarche claire d’alternative à la politique libérale du gouvernement. Cela se prépare dès aujourd’hui.

A cet égard,
le MRC et le PS affirment avec force la nécessité d’une politique favorisant une croissance durable
. Il ne pourra y avoir de préparation de l’avenir, de réduction des inégalités ni même de développement durable sans création de richesse.

Sur ces bases, dans le respect de leurs différences, le PS et le MRC ont décidé :

1- La réunion d’un groupe de travail sur la préparation du projet de la gauche ;
2- La réunion d’un groupe de travail sur l’organisation des primaires ;
3- La construction de listes communes dès le premier tour des élections régionales de 2010.

Ces listes devront permettre l’expression et la représentation de nos deux formations dans l’ensemble des régions
. Elles ont vocation à être, avec les forces de gauche et républicaines qui voudront s’y associer, le socle d’une union de toute la gauche capable de réunir les acteurs de la société qui veulent inscrire leur action dans la préparation des échéances nationales prochaines.

Le PS et le MRC invitent donc leurs instances régionales, en lien avec les présidents de régions, à se rencontrer rapidement afin d’aboutir à la constitution de telles listes d’union au premier et au deuxième tour.

Cet article est le 3ème paru sur ce blog dans la catégorie Régionales 2010 .

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