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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 18:15

Mettre la France et l’Europe à la hauteur des défis

 

CiViQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne) est une association citoyenne créée le 11 décembre 2002 en Mayenne. Elle est née de l’aspiration profonde à revitaliser la démocratie et la République, après l’échec de la gauche aux élections nationales en 2002.

 

Depuis, nous avons vu les ravages provoqués par les effets de la crise du capitalisme financier et la réaffirmation de politiques d’austérité au niveau européen. Dans ce contexte, marqué par l’extrême gravité de la situation économique et sociale en France et en Europe, il s’agit d’amorcer un travail intense de reconstruction politique sur des bases démocratiques et républicaines solides.

 

Sachant l’impérieuse nécessité de rassembler la gauche et les républicains afin d’assurer la réussite du changement amorcé par l’élection de François Hollande à la présidence de la République en 2012, CiViQ veut être un lieu de rencontre et de débat citoyen autour de l’idée qu’il faut  mettre la France et l’Europe à la hauteur des défis qu’elles ont à relever.

 

C’est un lieu d’expression pour des femmes et des hommes qui, sans nécessairement être membres d’un parti, veulent mieux comprendre la vie politique du pays et donner leur avis sur des aspects qui les concernent.

 

Proposer une formation de base pour comprendre la vie politique. Partir des faits d’actualité, en reliant le niveau local au niveau mondial. Mettre en avant les principes républicains, la solidarité, l’intérêt général et l’organisation collective. Favoriser l’expression de ses membres et les aider à participer à la vie publique. Telles sont les grandes orientations de CiViQ, qui est une association, pas un parti. Elle permet à chacun de ses adhérents, s’il en a le désir, d’être membre du parti politique de son choix.

 

Le réseau associatif CIVIQ est organisé par département. Des délégués départementaux siègent au niveau national et élisent les responsables nationaux. Les membres résidant hors de France métropolitaine font partie d’un collège distinct. Il en serait de même pour des citoyens d’autres nationalités, faisant partie de l’Union européenne, qui souhaiteraient adhérer.

 

Les ressources financières proviennent des cotisations, ainsi que des dons, de ses membres et sympathisants. Des subventions seront les bienvenues, dans le respect de l’indépendance de l’association. Le montant de la cotisation annuelle est fixé à 10 euros.

 

L’organisation et les statuts de CiViQ, dont le siège est actuellement en mairie de Saint-Berthevin (Mayenne), évolueront en fonction de la volonté de ses adhérents. Initialement, le but de l’association (article 2 des statuts) était ainsi rédigé. Voir Présentation CIVIQ - le but de CIVIQ est de promouvoir la citoyenneté - 17 juillet 2006.

Cette association a pour but de soutenir et promouvoir la citoyenneté :

 - Aider les personnes et les groupes à s’approprier leur avenir, à réfléchir aux moyens à prendre pour développer durablement leur milieu, leur cité, leur collectivité, leur pays…

- Mettre à leur disposition : des informations, des outils de formation et d’animation,

- Faire émerger des idées et des pratiques de terrain qui pourront être, ensuite, portées par les élus vers les organisations politiques et les pouvoirs publics,

- Créer les conditions de relations entre citoyens et élus, qui permettront aux uns et aux autres de dépasser les intérêts particuliers afin de se rapprocher de l’intérêt général ».  

Le titre complet de l’association « Réseau CIVIQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne) » exprime la volonté de relier constamment la citoyenneté et la vie quotidienne, que ce soit dans le travail et hors du travail, pour tout ce qui concerne l’organisation de la vie sociale. CIVIQ veut être un ferment démocratique et républicain dans la société.

 

Cet article est le 5ème paru sur ce blog dans la catégorie Réseau CiViQ

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 22:49

Préparer l’alternative citoyenne et républicaine

 

En opérant un retour sur les articles publiés concernant CiViQ, j’ai été frappé par la similitude de situation entre octobre 2007 sous Sarkozy et février 2013 sous Hollande. J’ai franchement l’impression que rien n’est vraiment différent entre ce qu’affrontait la France de Sarkozy en 2007 et ce qu’affronte la France de Hollande en 2012-2013.

Par contre, il y a une différence fondamentale : tout reste à faire et possible sous Hollande, alors que ce n’était vraiment pas le cas sous Sarkozy. Nous y reviendrons. Pour l’heure, restons sur la comparaison 2007-2013 à travers les deux articles CiViQ.

 

Michel Sorin appelle les citoyens à créer des groupes CIVIQ locaux - 8 octobre 2007

 

Comprendre pour résister et préparer l’alternative

 

Le moment est venu de prendre la mesure de ce que veut et peut faire Sarkozy. Il faut distinguer les propos et promesses de campagne du candidat, qui ont assuré sa victoire, d’une part, et la politique du président de la République, confronté aux réalités du pouvoir d’autre part. Ses électeurs, dans leur majorité, espéraient une amélioration de leur situation économique. N’oublions pas que la moitié de l’électorat populaire a voté Sarkozy le 6 mai dernier.

Que pensent aujourd’hui ces citoyens de la politique mise en œuvre par le nouveau président ? Comme Chirac qui, en campagne en 1995, prétendait s’attaquer à la fracture sociale (et, six mois après son élection, faisait la politique inverse), Sarkozy s’est fait fort, tout au long de sa campagne électorale, de récompenser le travail et les travailleurs. Mais sa politique ne va pas en ce sens.

 

Une fois élu, ses premiers gestes ont été pour montrer sa connivence et sa solidarité avec les chefs d’entreprises et les bénéficiaires du système capitaliste :

- il affirme que c’est en libérant le travail (c’est-à-dire, en donnant plus de libertés aux entrepreneurs) que notre pays pourra mieux faire face à la concurrence mondiale.

En réalité, il faut comprendre qu’il veut abattre les protections sociales françaises afin de rapprocher les entreprises des conditions qui prévalent dans les pays émergents, asiatiques, sud-américains et est-européens, là où les profits sont au niveau des exigences du monde de la finance mondialisée.

- il fait passer au Parlement des mesures fiscales qui bénéficieront aux plus aisés, en faisant le pari que les milliards d’euros distribués contribueront à soutenir l’activité économique.

En fait, il faut comprendre qu’il renvoie l’ascenseur aux forces qui ont permis son élection, considérant  qu’elles seules peuvent assurer le dynamisme de la France et sa réélection. C’est en cela qu’on peut parler de rupture et de droite décomplexée.

Sarkozy assume clairement le lien organique entre le pouvoir politique de droite et le pouvoir économique représenté par le MEDEF, dans le cadre d’une Europe et d’un monde soumis à la prééminence des idées néolibérales (consensus de Washington).

 

Alors que le nouveau chef d’Etat s’approche des six mois d’exercice du pouvoir, il est confronté à la crise bancaire et financière, partie des USA, et plus ou moins bien camouflée par l’intervention des banques centrales, américaine et européenne.

Cette crise, qui n’en est qu’à ses débuts, se répercute sur la croissance mondiale, avec des conséquences majorées au niveau de l’Union européenne par les options monétaires de la BCE, lesquelles sont soutenues par la grande majorité des chefs d’Etat et de gouvernement. Sarkozy a beau dire mais il s’est lié les mains en acceptant le traité européen sans réorientation de la politique monétaire.

Les performances de l’économie française s’en ressentent, à tel point que le premier ministre, pour mieux se faire comprendre de ses interlocuteurs corses, a pu parler de faillite en comparant les finances de l’Etat à celles d’une entreprise.

 

Le président fait semblant de croire que son volontarisme verbal permettra d’éviter les mesures de rigueur (réduction des dépenses de l’Etat) car il a en point de mire les prochaines élections municipales dans cinq mois. Il continue de soutenir l’amendement Mariani (tests ADN) au projet de loi sur l’immigration, dans le but de maintenir l’adhésion des électeurs d’extrême droite à sa politique.

 

L’ouverture à des personnalités de gauche est tout aussi indispensable à la majorité pour des raisons électorales. Il s’agit de perturber, désarmer et affaiblir l’opposition de gauche, en bénéficiant des compétences et des relations européennes de la fraction de gauche très liée à la structure et à l’idéologie bruxelloises. Un bon moyen, espère-t-il, de faire passer le traité européen par la voie parlementaire, avec l’assentiment du PS, et redorer son blason auprès des institutions européennes.

 

Mais rien n’est joué. Cette stratégie peut échouer si les socialistes se ressaisissent et refusent de ratifier ce projet de traité qui ressemble beaucoup, même s’il n’en porte pas le nom, au traité constitutionnel européen, non ratifié par le peuple français le 29 mai 2005. Elle peut échouer si les Français se rassemblent dans la riposte sociale. Elle échouera si les citoyens résistent et s’opposent aux politiques néolibérales du président et préparent l’alternative républicaine et sociale dont notre pays a besoin pour sortir de ses difficultés.

 

J’appelle à faire vivre le réseau CIVIQ en tant que structure d’accueil des citoyens ayant la volonté de prendre leur avenir en mains. Le peuple doit s’organiser pour faire entendre sa voix dans notre France républicaine. Il doit exprimer sa volonté à ses représentants élus et faire en sorte de réconcilier les citoyens et la politique.

 

L’association CIVIQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne), lors de sa réunion le 3 octobre dernier, a décidé de proposer aux citoyens de créer des groupes CIVIQ de réflexion et d’action sur la politique, en intégrant la dimension territoriale et les responsabilités des collectivités locales.

Par ailleurs, des rencontres CIVIQ seront organisées au niveau départemental sur des thèmes liés à l’organisation de la vie sociale et concernant plus particulièrement les milieux populaires (…).

 

Article paru le 8 octobre 2007 sur http://mrc53.over-blog.com

 

Rappel : Préparons la reconstruction citoyenne du pays avec des comités CiViQ - 8 février 2013 

 

L’implosion du système financier est inéluctable

 

Le système financier ne s’est pas réformé après la crise financière de 2008. Bien au contraire, il s’enfonce toujours plus dans la spéculation, ce qui ne peut conduire qu’à son implosion avec pertes et fracas. Le monde est sous l’emprise de la finance dérégulée, qui met en avant l’économie casino au détriment de l’économie réelle. Comment espérer, dans ces conditions, une solution à la crise ?

 

Les perspectives d’encadrement de la finance par les Etats n’existent plus vraiment. L’Europe est dominée par des politiques d’austérité et de soumission aux intérêts financiers, comme on peut le vérifier au Sommet européen, ces 7 et 8 février 2013, à Bruxelles.

 

En France, l’accord interprofessionnel sur la flexibilité de l’emploi est déséquilibré, toujours en défaveur du monde du travail. Les suppressions d’emplois en cascade, qui confirment la dégradation de notre appareil industriel, déclenchent des conflits sociaux qui vont prendre de l’ampleur.

 

Toutes les décisions vont dans le sens de la concentration des moyens économiques et de la réduction des moyens sociaux. Comment s’étonner du mécontentement croissant du peuple, qui tend à ne plus distinguer la gauche de la droite, mettant tous les responsables politiques - qui sont ou ont été au pouvoir - dans le même sac ?  (…).

 

Dans la perspective de troubles sociaux et politiques : le réseau CiViQ - 6 février 2013

 

Michel Sorin : pour rassembler la gauche, il faut une initiative citoyenne - 2 février 2013

 

Cet article est le 4ème paru sur ce blog dans la catégorie Réseau CiViQ

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 19:42

L’implosion du système financier est inéluctable

 

Le système financier ne s’est pas réformé après la crise financière de 2008. Bien au contraire, il s’enfonce toujours plus dans la spéculation, ce qui ne peut conduire qu’à son implosion avec pertes et fracas. Le monde est sous l’emprise de la finance dérégulée, qui met en avant l’économie casino au détriment de l’économie réelle. Comment espérer, dans ces conditions, une solution à la crise ?

 

Les perspectives d’encadrement de la finance par les Etats n’existent plus vraiment. L’Europe est dominée par des politiques d’austérité et de soumission aux intérêts financiers, comme on peut le vérifier au Sommet européen, ces 7 et 8 février 2013, à Bruxelles.

 

En France, l’accord interprofessionnel sur la flexibilité de l’emploi est déséquilibré, toujours en défaveur du monde du travail. Les suppressions d’emplois en cascade, qui confirment la dégradation de notre appareil industriel, déclenchent des conflits sociaux qui vont prendre de l’ampleur.

 

Toutes les décisions vont dans le sens de la concentration des moyens économiques et de la réduction des moyens sociaux. Comment s’étonner du mécontentement croissant du peuple, qui tend à ne plus distinguer la gauche de la droite, mettant tous les responsables politiques - qui sont ou ont été au pouvoir - dans le même sac ?

 

La démocratie est en péril, comme le montre l’abstention croissante à toutes les élections, la plus récente étant celle aux chambres d’agriculture. Les paysans, les éleveurs surtout, sont dans l’angoisse de l’avenir, ce qui ne favorise pas la participation citoyenne.

 

La politique n’est plus crédible depuis qu’elle plie devant les désirs narcissiques de la finance. L’Europe n’est plus crédible depuis qu’elle a cédé aux lobbies financiers et agi contre la volonté et les attentes des peuples. Cela donne du crédit aux analyses du Front national, mais les Français savent bien que ce parti n’a pas les solutions.

 

La solution est républicaine et citoyenne. Anticipons l’inéluctable implosion du système financier (qui l’aura bien mérité) en sachant qu’elle sera accompagnée de perturbations économiques, sociales et politiques au caractère imprévisible.

 

Préparons la reconstruction citoyenne du pays en mettant en place des comités CiViQ locaux de redressement national. Il faut repartir de la base pour construire une « République irréprochable » et préparer la renaissance de la démocratie, mise à mal par 30 ans d’hégémonie de la finance à travers les politiques néolibérales.

 

C’est le sens de ce qui vous est proposé : 

Dans la perspective de troubles sociaux et politiques : le réseau CiViQ - 6 février 2013. 

Dans la période troublée que nous allons vivre (affrontements sociaux de grande ampleur pour le maintien de l’emploi dans les entreprises, affrontements européens entre politiques de croissance et d’austérité, affrontements politiques entre gauches gestionnaire et radicale en France), il y aura besoin d’un lieu pour réfléchir et débattre entre citoyens sur les conditions de la réussite du changement, aux niveaux économique et social (…).

 

Michel Sorin : pour rassembler la gauche, il faut une initiative citoyenne - 2 février 2013.

 

Cet article est le 3ème paru sur ce blog dans la catégorie Réseau CiViQ

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 19:14

Groupes CiViQ pour rassembler la gauche et les républicains

 

Dans la période troublée que nous allons vivre (affrontements sociaux de grande ampleur pour le maintien de l’emploi dans les entreprises, affrontements européens entre politiques de croissance et d’austérité, affrontements politiques entre gauches gestionnaire et radicale en France), il y aura besoin d’un lieu pour réfléchir et débattre entre citoyens sur les conditions de la réussite du changement, aux niveaux économique et social.

Voir Michel Sorin : pour rassembler la gauche, il faut une initiative citoyenne - 2 février 2013.

 

Nous étions quelques-uns à avoir anticipé, en décembre 2002, en créant l’association CIVIQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne), née de l’aspiration profonde à rénover la vie politique par la volonté et la participation des citoyens.  

 

Voici quelques liens rappelant ce que nous avons réalisé lors de ces Rencontres CIVIQ :

 

Le premier invité de l’association fut Anicet Le Pors, ancien ministre, conseiller d’Etat, auteur du « Que sais-je ? » sur la citoyenneté (voir La citoyenneté selon Anicet Le Pors - 15 mai 2003 à St-Berthevin).

 

Puis, il y eut l’Intervention de Bernard TEPER (UFAL) - Rencontre CIVIQ - 20 avril 2006 -17 07 06.

 

Et le débat contradictoire sur les énergies :

Exposé de Gérard Pierre sur les énergies - rencontre CIVIQ 26 10 06 St-B - 21 04 07

Exposé de Michel Lemosquet sur les énergies - rencontre CIVIQ St-Berthevin - 21 04 07 

 

Le 2 février 2012, Jean-Pierre Fourré racontait le grand Jean Jaurès :

Rencontre CiViQ Saint-Berthevin : Jaurès en représentation le 2 février - 6 janvier 2012 

Rencontres CiViQ à Saint-Berthevin : une assistance à la citoyenneté - 23 janvier 2012 

Jean-Pierre Fourré a raconté Jean Jaurès à Saint-Berthevin le 2 février  - 13 février 2012 

Rencontre CiViQ à Saint-Berthevin : Jean-Pierre Fourré raconte Jaurès - 14 février 2012 

 

Nous proposons que cette association CiViQ accueille les groupes locaux et départementaux de citoyens qui seront créés dans le même esprit, comme je l’ai indiqué dans mon intervention lors du congrès MRC à Paris, le 15 décembre 2012. Voir Congrès MRC 2012 : intervention de Michel Sorin, délégué du MRC 53 - 22 décembre 2012.

 

Les orientations du Mouvement Républicain et Citoyen pourront servir de base aux réflexions des membres de l’association, mais elles ne seront pas les seules à nourrir les débats. Les groupes CiViQ seront indépendants du MRC, comme de tout autre parti politique. Ils auront pour objectif la mobilisation des citoyens pour la République et le redressement national, afin de réussir le changement.

 

A celles et ceux qui portent un intérêt à cette démarche politique associative - peu importe leur lieu de résidence - je leur demande de me signaler cet intérêt en vue d’un contact à établir entre nous. Mon adresse est sorinmichel@wanadoo.fr.

 

Chacun doit savoir que j’ai pris mes dispositions pour avoir la disponibilité nécessaire. C’est, pour moi, une façon de transmettre mon savoir-faire, résultat de 40 ans de vécu politique à différents niveaux : responsable PS local (1973-79) ou départemental (1979-83, 1997-2001), puis au MRC depuis 2004 (délégué national à l’agriculture de 2006 à 2008, puis secrétaire national de 2008 à 2012), maire de Saint-Berthevin (1990-2001), conseiller régional des Pays de la Loire (1998-2004). J’ai un statut de retraité, après avoir exercé mon activité professionnelle en tant que cadre dans une Coopérative agricole (j’ai un diplôme d’ingénieur agronome).

 

Depuis 2006, j’ai tenu un Blog (MRC 53 - CIVIQ) à peu près quotidiennement (2 400 articles) sur l’agriculture et des thèmes variés, en pensant être utile aux lectrices et lecteurs par des synthèses et des liens. Une nouvelle période s’ouvre, je l’espère, avec celles et ceux qui veulent faire partie de l’attelage. Et un nouveau site Internet, à créer. Il y a tant à faire !

 

Cet article est le 2ème paru sur ce blog dans la catégorie Réseau CiViQ

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 12:02

La gauche doit gérer le changement avec les citoyens

 

Qui ne perçoit les risques d’affrontements politiques et syndicaux entre la gauche gestionnaire, qui serait libérale, et la gauche d’opposition, qui serait radicale ?

La première a le pouvoir mais elle est pétrifiée devant la finance mondialisée et l’Europe néolibérale. La seconde a raison sur le fond mais elle n’a pas le pouvoir.

La conséquence est facile à prévoir. Ce sera l’échec, une fois de plus, de la gauche au pouvoir. Car la gauche ne peut gérer le changement sans le peuple.

Comment éviter l’échec ? En ramenant le débat au niveau des citoyens afin de contraindre la gauche à se rassembler autour d’une politique républicaine de redressement national.

C’est le sens de la réflexion menée en Mayenne par trois militants de la gauche républicaine, qui sont amis depuis longtemps, sans partager le même avis sur beaucoup de points, notamment au niveau de l’action syndicale, mais ils ont en commun de vouloir un vrai changement de politique économique et sociale.

Voici le texte que Gérard Beillard*, Georges Minzière** et Michel Sorin***, soumettent à la réflexion de qui voudra, dans le but d’avancer sur le chemin du changement réel qu’attend avec une grande impatience le monde du travail.

Réfléchir à une initiative citoyenne et républicaine

 

La France a voté en 2012 pour le changement de président et de politique. Dans le cadre d’une Europe qui n’a pas changé et ne veut pas du changement. Les grands principes néolibéraux (dérégulation et affaiblissement des Etats, libre-échange dogmatique, primat des oligarchies financières, bureaucratie institutionnelle) continuent d’imprégner les élites politiques européennes. Le fossé s’est creusé entre ces élites et les peuples, ceux-ci ayant constaté que les grandes décisions leur échappent, y compris au niveau national.

 

Dans ces conditions, comment le changement en France pourrait-il s’effectuer ? Ici, nous parlons du changement de politique économique et sociale qu’attendent les classes populaires (ouvriers et employés, notamment). Ce sont les emplois, la formation, l’innovation, l’investissement productif, qui permettent le développement économique et le maintien d’un haut niveau de protection sociale et la réduction des inégalités.

 

Nous sommes, en Mayenne, membres depuis longtemps d’un parti politique (le Parti socialiste depuis les années 1970 ou 1980, puis le Mouvement Républicain et Citoyen depuis 2004).

 

- En décembre 2001, le PS délaissant les milieux populaires (l’orientation du gouvernement Jospin était clairement libérale - voir le livre « La flamme et la cendre » de Strauss-Kahn en 2002), nous l’avons quitté, à regret, car il ne portait plus l’espoir du changement.

 

- En décembre 2012, lors du congrès du MRC, nous avons approuvé la motion d’orientation mais regretté le manque de propositions concrètes en direction des citoyens. Voir Congrès MRC 2012 : intervention de Michel Sorin, délégué du MRC 53 - 22 décembre 2012. Extrait. 

 

« Nous voulons le rassemblement des républicains progressistes mobilisés pour le redressement du pays, ce que nous appelons « l’alliance des productifs ». Mais comment nous faire entendre de celles et ceux qui partagent cet objectif ? Notre Mouvement doit se mobiliser pour y parvenir.

 

Le MRC, c’est trois mots qui ont chacun leur importance et aucun ne doit faire défaut : Mouvement, Républicain, Citoyen. Pour que notre parti soit en mouvement, il faut qu’il marche sur ses deux jambes : la République et les citoyens.

Républicains, nous le sommes.

Il manque les groupes de citoyens, les réflexions politiques décentralisées qui inciteront des citoyens à se mobiliser avec nous pour la République et le redressement national. Il manque les troupes de citoyens républicains ».

 

Ce que nous avons constaté au MRC est le problème de tous les partis politiques. L’influence des citoyens dans la vie politique française est trop faible. C’est encore plus vrai au niveau européen.

Cela nous conduit à réfléchir à une initiative citoyenne de grande ampleur. Nous avions anticipé, en décembre 2002, en créant l’association CIVIQ (Citoyenneté et Vie Quotidienne), née de l’aspiration profonde à rénover la vie politique par la volonté et la participation des citoyens.  

Le premier invité de l’association fut Anicet Le Pors, ancien ministre, conseiller d’Etat, auteur du « Que sais-je ? » sur la citoyenneté (voir La citoyenneté selon Anicet Le Pors - 15 mai 2003 à St-Berthevin).

 

Le moment est venu de proposer une initiative innovante de réseau citoyen associatif, indépendant des organisations politiques et syndicales, doté d’un nouveau site Internet. De nombreux articles, publiés depuis 2006 sur le Blog MRC 53 - CiViQ, seront une base d’information et de réflexion pour les membres du réseau.

Le nom de ce réseau sera choisi par l’équipe qui en assurera le lancement. D’ores et déjà, les noms de CiViQ et de RéCiF (Réseau citoyen français) sont mis sur la table des propositions.

 

Le réseau sera ancré sur le territoire, les adhérents étant membres de groupes locaux, s’intéressant à la vie publique territoriale dans une démarche autogérée, sous la responsabilité de citoyens délégués (animation, compte rendu, remontée des conclusions). Les réformes en cours et les échéances électorales (municipales et européennes en 2014, départementales et régionales en 2015) constituent autant d’opportunités pour créer ces groupes de réflexion politique. Avec la participation, notamment, de jeunes et de femmes, de citoyennes et de citoyens qui veulent prendre en mains leur destin collectif.

 

L’objectif est de peser sur le renouvellement et la dynamisation de la vie publique, en renforçant le rôle des citoyens et la place des milieux populaires dans l’engagement politique.

 

Dans tous les pays qui composent l’Union européenne - ceux qui formaient le noyau initial à l’ouest, comme ceux qui les ont rejoints plus récemment à l’est - les difficultés des citoyens pour travailler et vivre décemment sont de plus en plus grandes. Le chômage et la précarité sévissent, ce qui incite au repliement sur soi et au rejet des responsabilités liées à la citoyenneté. C’est une réaction humaine qu’on peut comprendre mais qui est fort préjudiciable sur le plan de la démocratie.

 

Nous voulons contribuer à rassembler les citoyennes et citoyens qui, refusant les politiques néolibérales, veulent le redressement national sur la base d’une politique européenne réellement réorientée autour de projets répondant à l’intérêt général des peuples européens.

Nous voulons servir la République (voir Constitution de la République française, notamment, les trois premiers articles). La République a été mise à mal par des années de laisser-faire politique devant les intérêts dominants du capitalisme financier. Les membres du réseau, en participant activement à la vie publique locale, apporteront leur contribution à la reconquête républicaine de la démocratie.

 

* Accord interprofessionnel Wagram : le point de vue de Gérard Beillard - 21 janvier 2013 

** Salmson à Laval (suite) : Georges Minzière fait part de ses souvenirs - 1er janvier 2013

*** Articles parus en janvier 2013 sur le blog du MRC 53 (Michel Sorin) -1er février 2013   

 

Cet article est le 1er paru sur ce blog dans la catégorie Réseau CiViQ

 

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