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  • : Michel Sorin
  • : Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine autour des idées de Jean-Pierre Chevènement. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens après les élections de 2002.
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20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 17:47

 

Le clivage gauche-droite commence à opérer

 Commençons par l’explication de vote de Jeanne Bourdillon, qui fait partie de l’équipe des Amis de ReSPUBLICA. Elle s’exprime à titre personnel, à côté de beaucoup d’autres qui expriment des opinions diverses, dans le dernier numéro 530 (20 avril) du journal en ligne www.gaucherepublicaine.org diffusé auprès de 25 000 abonnés .

 « La victoire de Ségolène Royal est nécessaire » 

« J’avoue que je ne comprends pas les réticences de certains de mes amis de Respublica contre Ségolène Royal. Les médias, aux ordres de Sarkozy, l’ont maltraitée, la faisant passer, avec un certain machisme, pour une Bécassine. Les éléphants du Parti socialiste lui ont savonné la planche, et travaillent à sa défaite. Eric Besson, en écrivant en catastrophe son livre, ne pouvait mieux contribuer à sa perte. L’extrême gauche passe son temps à lui taper dessus, pour le plus grand bonheur de Bayrou et de Sarkozy.

 Je trouve pourtant que Ségolène Royal a fait un parcours courageux. Quand elle a osé rompre avec le discours de la bobocratie de gauche, et proposer un encadrement militaire pour les délinquants multirécidivistes, j’étais d’accord avec elle, et pas avec Jean-Luc Mélenchon, qui voyait dans de tels propos la recherche du vote des petits blancs.

 Quand Jean-Pierre Chevènement l’a rejointe dans le staff de campagne, j’y ai plutôt vu un bon signe, et l’espoir que Ségolène Royal saurait prendre en compte le vote « non » des Français, le 29 mai dernier. Quand elle a parlé, à Villepinte, d’une sixième République, j’y ai vu l’influence positive d’Arnaud Montebourg. Quand elle a commencé à parler de la Nation, de la République, et du drapeau, j’y ai vu la patte de Jean-Pierre Chevènement, et je me suis réjoui que le principal parti de gauche adhère à ses valeurs. J’aime son discours sur la revalorisation de la valeur travail.

Je pense vraiment que Ségolène Royal était la seule chance, pour le Parti socialiste, de figurer au deuxième tour, et je n’ai pas envie de vivre à nouveau un 21 avril 2002.

 Je ne suis pas pour autant une inconditionnelle ; des choses, que je préfère taire dans ce texte, me dérangent chez elle, et dans son parti, mais pour moi il faut choisir le moindre mal. Je la trouve nettement meilleure que Lionel Jospin, en 2002.

 Je ne souhaite pas avoir à choisir entre Sarkozy et Le Pen le 22 avril 2007, au soir. Je ne veux pas davantage avoir à choisir entre Sarkozy et Bayrou, dont je rappelle à mes amis que l’UOIF (Union des Organisations Islamiques de France)  appelle discrètement à voter pour lui. Je n’ai jamais choisi la politique du pire, et je considère que la plus mauvaise gauche (ce qui n’est pas le cas de Ségolène Royal) vaut toujours mieux que la droite au pouvoir.

 J’ai toujours constaté que la gauche, malgré ses erreurs, amenait du progrès pour le monde du travail (40 heures et congés payés en 36, cinquième semaine en 1981, retraite à 60 ans, 35 heures en 1998, etc.). Jamais un gouvernement de droite n’a amené le moindre progrès social.

 Je ne prendrai donc aucun risque, n’égarerai pas mon vote sur des organisations d’extrême gauche souvent démagogues, et qui ne veulent pas exercer le pouvoir. Je ne crois pas davantage à la fable qui nous explique que Bayrou a des chances de battre Sarkozy, alors que la candidate socialiste n’en aurait aucune. Cela ne tient pas la route.

 Je voterai pour Ségolène Royal, sans aucune hésitation, dès le premier tour, pour battre la droite, et bien sûr au deuxième tour, pour éviter d’avoir Sarkozy président ». 

Pour sa part, Jean-Pierre Chevènement observe que l’électorat populaire a commencé de se mettre en mouvement. Voici ce qu’il écrivait hier sur www.chevenement.fr 

« Un vote de classe ? »

Je sens depuis une dizaine de jours l'électorat populaire qui bouge en faveur de Ségolène Royal. Les réticences qui se manifestaient, moins sur sa personne d'ailleurs que sur le fond de ses propositions et sur les marges de manœuvre disponibles, tombent au fur et à mesure que l'évidence apparaît : Ségolène Royal est le seul vote utile pour le changement.

Cela est particulièrement vrai pour le redressement de la construction européenne. Le
discours de Villepinte est assez clair sur ce sujet pour nourrir l'argumentation (réforme des statuts de la Banque Centrale et du pacte de stabilité budgétaire – gouvernement économique de la zone euro – harmonisation fiscale et sociale progressive à l'intérieur de l'Union – prise en compte des aspects sociaux et environnementaux dans les règles du commerce international définies à l'OMC – politique industrielle européenne, etc.).

On me fera valoir que l'électorat « bobo » pourrait en partie voter Bayrou mais je doute fort que l'appel de Michel Rocard à une alliance de premier tour avec lui vaille « permission de voter » en sa faveur. Tout cela fait très « politicien » et rime fort peu avec la « posture anti-système » revendiqué par le candidat UDF.

Ainsi, comme l'avait d'ailleurs bien vu Ségolène Royal, ce sont les couches populaires qui feront la décision. Ce ne sera pas un vote de classe mais ça y ressemblera.

Au soir du premier tour François Bayrou devra se déterminer entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, vers qui lorgnent les députés UDF. Une posture honorable pour François Bayrou serait alors qu'après avoir défini sa position personnelle, il laisse le choix à ses électeurs de se déterminer librement ».

Le dernier mot à Xavier Dumoulin qui, sur son « blog citoyen, socialiste et républicain pour 2007 » http://sr07.unblog.fr a conclu ainsi son article (18 avril) :

 « Pour la France Présidente, souveraine et libre » :

  « La dynamique du premier tour conditionne à l'évidence la capacité de la gauche à rassembler  largement pour remporter cette élection présidentielle. Cette victoire est une nécessité pour écarter une politique de régression sociale qui frapperait encore plus rudement les couches populaires et tournerait le dos à la tradition d'indépendance de notre politique étrangère.

 Affirmant ceci, je ne dis rien d'autre que ce que nous ne cessons d'expliquer depuis des mois.  En choisissant Ségolène Royal dès le premier tour, les citoyennes et les citoyens créeront les conditions d'une dynamique de succès au second tour au service d'un vrai changement en France et en Europe.  Quel élan pour la France si notre Peuple choisissait de porter à sa tête une femme dont on connaît à présent tout le tempérament ! »

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19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 23:01

 

Zapatero : « Ségolène est le changement, l’avenir » 

 Ségolène Royal était l’invitée de France 2 ce soir.

« Je veux dès le premier tour rassembler tous ceux qui pensent que les valeurs humaines doivent toujours l'emporter sur les valeurs boursières »   

 

  Voir http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=sinformer_actualites&actu=1635 .

 Elle a déclaré : "La France ne veut pas de ce modèle qui dresse les Français les uns contre les autres", affirme Ségolène Royal, estimant qu'"il est temps que l'Etat échappe à l'emprise d'un seul parti, l'UMP". "Plus mon score sera élevé au premier tour, plus il y aura une dynamique de victoire pour le second tour".

"Je veux dès le premier tour rassembler tous ceux qui pensent que les valeurs humaines doivent toujours l'emporter sur les valeurs boursières ou les valeurs financières, qui pensent que si la loi du plus juste remplace la loi du plus fort, alors la France sera plus solide".

Affirmant que son élection à la présidence de la République serait "une vraie mutation, une vraie révolution", Ségolène Royal juge qu'il "faut avoir de l'audace" pour voter pour elle, mais que "cette audace, les Français ne la regretteront pas".

 Un appel de 200 intellectuels pour Ségolène Royal, ce 19 avril dans www.liberation.fr .

 « Le 22 avril, assumer notre responsabilité »

 « Nous sommes des intellectuels et gens de culture, engagés à gauche de longue date sous des étiquettes diverses. Par-delà nos différences et nos divergences, qui subsisteront, nous appelons à voter dès le premier tour pour Ségolène Royal, seule candidature de gauche en mesure de remporter l'élection présidentielle. Aucune femme, aucun homme attaché aux idéaux républicains et aux valeurs de justice et de progrès social ne peut accepter que le 22 avril 2007 répète et aggrave les conséquences du 21 avril 2002.

 Une nouvelle défaite électorale de la gauche serait synonyme de graves menaces contre les libertés fondamentales et l'indépendance de la justice, de régression pour la recherche et d'asphyxie pour la création artistique, de domestication de l'information. Elle ouvrirait toutes grandes les portes à l'insécurité sociale et à la dérégulation économique, repoussant les forces progressistes et les mouvements sociaux en situation défensive et interdisant toute lutte efficace contre la dictature du marché dans l'Union européenne. Elle accentuerait la xénophobie et la criminalisation de l'immigration.

 Ce vote place donc chacune et chacun d'entre nous en face d'une responsabilité historique, pour la France et pour l'Europe. C'est pourquoi nous appelons tous les électeurs de la gauche, dans la diversité de ses composantes, à se rassembler dès le premier tour sur le nom de Ségolène Royal, pour barrer la route aux candidatures convergentes de Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen, et déjouer le leurre que représente le projet de «grande coalition» de François Bayrou, mettant ainsi la gauche en position de gagner au second tour ».

 José Luis Zapatero a apporté son soutien à Ségolène Royal au meeting de Toulouse, ce soir.

 « Je sais qu'elle peut présider les Français ».

 "Ségolène est le changement, l'avenir", déclare en espagnol José Luis Zapatero, le président du gouvernement socialiste espagnol,devant plus de 20 000 personnes appelant de ses voeux la victoire électorale de la candidate socialiste, avec laquelle il a déclaré partager de nombreux idéaux.

"Je soutiens Ségolène non seulement par sympathie personnelle, mais surtout en raison de l'admiration que j'ai pour elle. Je sais qu'elle peut présider les Français. Je la soutiens pour l'accompagner dans cette phase décisive de sa mission".

"Je le fais également au nom de mon groupe, des idées que nous partageons".

"Ségolène incarne l'impétuosité personnelle, la fraîcheur de caractère et l'optimisme. Elle représente une autre façon d'être, de gouverner, elle incarne les promesses de réussite de la social-démocratie".

"Pour toi et pour la France, le meilleur arrive, et cela commence dimanche, lorsque les Français parleront. Je serai toujours à vos côtés".

"L'Espagne attend la France moderne, innovatrice, et l'Espagne se sent très proche de la France".

José Luis Zapatero rappelle que "l'Espagne doit beaucoup à Toulouse". "Nous les Espagnols, nous avons une dette vis-à-vis de Toulouse qui a accueilli les Républicains espagnols", en 1939, après la victoire du général Franco.

Lire ce texte sur http://www.desirsdavenir.org/index.php .

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19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 22:16

 

Une femme libre, pragmatique, indépendante

 Cet entretien peut être lu sur le site du journal « 20 minutes » http://www.20minutes.fr  et, aussi, sur le blog remarquable de Xavier Dumoulin, où je l’ai trouvé : http://sr07.unblog.fr . Le style du journal est direct, celui de la candidate aussi. Cette femme a les qualités qu’il faut pour être chef de l’Etat.

 Si vous êtes élue le 6 mai, quelles seront vos premières mesures?
Je lancerai un inventaire sur le train de vie de l’Etat et de l’Elysée, pour le réduire et en assurer la transparence. Savez-vous qu’aujourd’hui les parlementaires ou les journalistes qui ont voulu avoir accès aux comptes de l’Elysée, n’ont pas pu? Ce sera ma première mesure symbolique extrêmement forte car je crois que dans une vraie démocratie, il faut éviter toute dérive monarchique.

 Le gouvernement sera t-il concerné?
Oui, les ministres ne pourront plus faire prendre en charge leurs dépenses privées aux frais des ministères. Je ne veux plus de familles entières nourries, logées et blanchies aux frais des contribuables. S’ils habitent les ministères pour des contraintes professionnelles, ça peut se justifier ; mais si leurs familles sont avec eux, elles devront payer leurs frais personnels. Je ne veux plus de logements de fonctions. J’ai le souci d’un Etat modeste qui donne l’exemple.

 Au-delà de cette mesure symbolique, quel est votre premier grand chantier?
Je veux réunir immédiatement une conférence pour relancer la croissance, l’emploi et revaloriser les bas salaires. Ce travail a été préparé puisque je suis la seule candidate à avoir rencontré l’ensemble des organisations syndicales. Cette campagne, je l’ai conçue comme une façon d’être prête le jour de l‘élection.

 Avec les contrats aidés, la lutte contre le chômage des jeunes semble votre première priorité?
C’est une des clés de la croissance. Quand une famille voit qu’un jeune diplômé est au chômage, cela décourage et touche toutes les générations. La France est le seul pays où les entreprises font aussi peu confiance aux jeunes. Notre pays a besoin de nouvelles règles du jeu. Quand l’Etat donne un certain nombre de choses, en contrepartie il doit en attendre d’autres. Par exemple, pour les jeunes diplômés, je crée les contrats-tremplins. L’Etat prend en charge pendant six mois la rémunération et les cotisations sociales du jeune, mais en contrepartie, l’entreprise prend du temps pour insérer ce jeune. L’entreprise doit faire un effort en contrepartie de l’avantage qui lui est accordé.

Le patronat vous semble-t-il réceptif?
Oui, une partie du patronat, que j’ai rencontrée. Ce sont des jeunes dirigeants prêts à entrer dans la logique nouvelle du gagnant-gagnant et qui ont compris que l’efficacité économique passe par le dialogue social. Les entreprises qui embauchent des jeunes, se sentent flouées puisque les entreprises qui ne le font pas, ont aujourd’hui les mêmes aides publiques. Quand François Bayrou promet deux emplois exonérés de charges pendant cinq ans, ce n’est pas normal. Qui en bénéficie? C’est aussi bien les entreprises qui ont licencié que celles qui créent des emplois, celles qui augmentent les salaires et celles qui ne le font pas. Il faut du donnant-donnant, sinon on crée des effets d’aubaines.

 Si au bout des 6 mois, une entreprise ne garde pas son emploi tremplin?
Si elle ne le garde pas sans pouvoir le justifier, elle rembourse les six mois de salaires, et elle n’aura pas droit de prendre un autre jeune sous ce contrat. Et si elle embauche un autre salarié pour le même emploi, elle n’aura pas droit aux exonérations de charges. Il faut de nouveaux deals équilibrés.

 Que faire contre les délocalisations?
Je veux une règle implacable: les entreprises qui licencient ou délocalisent alors qu’elles font des bénéfices, rembourseront toutes les aides publiques reçues. Elles réfléchiront à deux fois avant de délocaliser. Je veux un cercle vertueux. Les gens me connaissent, ils savent que je ne faiblirai pas. Je ne dépends d’aucun lobby, d’aucune puissance financière. Le gouvernement, lui, a donné son accord explicite pour que Noël Forgeard quitte EADS avec plus de 8 millions d’euros. Nicolas Sarkozy était alors membre du gouvernement. Il est donc incroyable qu’il s’offusque aujourd’hui de ces parachutes dorés.

 Vous êtes donc pour interdire les parachutes dorés?
Evidemment! Et surtout s’il a mis une entreprise en difficulté.

 Il faut une loi?
Oui. D’abord pour rétablir la transparence sur la rémunération des hauts dirigeants des entreprises. Cette loi existait mais la droite, avec Nicolas Sarkozy, l’a supprimée. Ensuite, avec moi, les organisations syndicales seront membres des conseils d’administration, comme c’est le cas d’ailleurs partout en Europe sauf en France. Elles pourront donc exercer leur contrôle sur ces rémunérations.

 Intervenir sur les parachutes dorés est possible dans les entreprises où l’Etat est actionnaire, mais pas dans les autres.
Sauf si l’on vote une loi imposant une répartition plus équilibrée des stocks options au profit des salariés. C’est le cas en Suède. Et il faut aussi que la loi limite les écarts de rémunération dans les entreprises.

 Le modèle scandinave que vous évoquez a un composante libérale forte : pas de loi sur le temps de travail, indemnités chômage plafonnées … La France est-elle prête à cette flexi-sécurité?
On ne peut jamais plaquer à l’identique le système d’un pays sur un autre. Il faut regarder ce qui marche et est compatible avec le système français.
Ces pays ont réduit de 15% leurs nombres de fonctionnaires. Vous en faites autant ?
Non, ce n’est pas le modèle social français. Mais avec ma réforme de la régionalisation, je mettrais fin aux doublons, aux doubles emplois, aux superpositions de structures dont on souffre: la commune, la communauté de communes, le département, la région, l’Etat. Je veux répartir les responsabilités.

 Faudra-t-il supprimer des postes de fonctionnaires?
Il ne s’agit pas de supprimer des emplois, mais de faire mieux travailler les fonctionnaires pour améliorer les services publics. Si les services publics fonctionnent bien, ils contribuent à la croissance. Quand Nicolas Sarkozy parle de supprimer un fonctionnaire sur deux, il leur dit : votre travail ne sert à rien. Il dresse les gens les uns contre les autres. Moi, je veux faire le contraire. Quand on demande aux entreprises étrangères pourquoi elles investissent en France, elles citent en premier le bon fonctionnement des services publics : c’est le transport, la santé, l’éducation…

 Je suis licencié le 1er janvier 2008, en quoi votre sécurité sociale professionnelle m’aide-t-elle à retrouver un emploi?
Parce que vous ne serez pas licencié. Je m’explique: une entreprise perd un marché et doit adapter sa masse salariale. Au lieu de faire un plan social qui la déstabilise et traumatise les salariés. On donne aux salariés la sécurité sociale professionnelle. C’est le système danois ou suédois. Vous n’êtes pas licencié, vous gardez votre poste, votre salaire est payé par les pouvoirs publics, le tout pendant un an, mais vous êtes encouragé à préparer votre avenir, soit en suivant une formation ou une reconversion, soit en acceptant une autre affectation dans l’entreprise, soit en créant votre propre entreprise. On l’a expérimenté dans ma région, ça marche.

 La région Ile-de-France, dirigée par le PS, a décidé de la gratuité des transports pour les Rmistes? C’est une bonne mesure?
Ce n’est pas le bon critère à mon avis, car c’est un critère de statut, et non pas de revenu. Un travailleur à temps partiel ou un étudiant qui ne gagne pas plus qu’un Rmiste, doit aussi avoir droit à la gratuité des transports. Il ne faut pas décourager le travail. Dans mon projet, je reprends le revenu de solidarité active inventé par le président d’Emmaüs, qui incite un Rmiste à retrouver du travail, en lui assurant de gagner 30% de plus que ce qu’il avait en restant au RMI.

 Nicolas Sarkozy le propose aussi…
Je constate qu’il m’a repris beaucoup d’idées. Comme la valeur travail, ou maintenant le co-développement. Mais il les reprend en les déformant.

 Avez-vous déjà en tête votre futur gouvernement?
Oui, pour l’essentiel. Mais je n’en dirai pas plus, les Français doivent d’abord choisir librement les 22 avril et 6 mai.

 Bernard Kouchner et Michel Rocard multiplient les appels du pied vers François Bayrou. Pourquoi n’arrivez pas à tenir votre propre parti?
Je ne fais pas de la politique comme cela. Ce qui m’intéresse, ce sont les problèmes de la France, pas les petits arrangements particuliers.

Vous ne pouvez pas faire taire les éléphants?

Ma seule préoccupation, au cours de cette campagne, a été de rendre la parole aux Français, de les écouter pour agir juste. Je l’ai fait en toute liberté, et c’est en femme libre que je me présente à leurs suffrages.
Je veux le socialisme du réel, je suis pragmatique. Je ne suis pas embarrassée de dogme. Je ne dépends d’aucune puissance financière, d’aucun courant du parti, je n’ai personne à placer. Cette liberté-là, c’est ce qui fait ma force.

 C’est aussi pour cela que vous êtes sûre d’être au second tour?
Non, tant que les Français n’ont pas encore voté. Les instituts de sondage ne disent jamais qu’il y a 40% de personnes indécises ou qui refusent de répondre. Ce qui donne une idée du peu de fiabilité de tous les sondages qui placent Nicolas Sarkozy en tête. Les électeurs doivent savoir que chaque fois qu’il y a eu un mauvais sondage pour moi, j’ai reçu des propositions des instituts de réaliser une enquête complémentaire pour en savoir plus sur ma prétendue baisse. Je les ai bien sûr éconduits.

 Ces 40% d’indécis peuvent être davantage séduits par la stratégie de François Bayrou…
François Bayrou a été président de conseil général. Qu’a t-il fait? On ne m’a pas cité une seule chose qu’il ait faite. Il a été ministre? Il a mis un million de personnes dans la rue et il a ensuite arrêté de réformer. Qu’est-ce qui se passe dans les régions, les départements, les villes où il y a des élus UDF? Jamais ils ne votent avec les socialistes. Même quand les mesures sont bonnes. Dans ma région, j’ai rendu les livres gratuits pour les lycéens, j’ai créé 500 places d’apprentissage pour les jeunes, j’ai mis en place la sécurité sociale professionnelle, j’ai fait baisser l’endettement, je n’ai pas augmenté les impôts. Est-ce que l’UDF a voté ce budget? Non. Ils ont voté avec l’UMP.

 Si François Bayrou appelle à voter pour vous entre les deux tours, vous lui tendez la main?
Ce n’est pas une question de personne. François Bayrou n’est pas propriétaire de ses électeurs. Le critère, ce sont ceux qui se rassemblent sur le Pacte présidentiel que je propose aux Français. Ce ne sont pas des ralliements de personnes, ça c’est fini, c’était la IVe République.

Et s’il y a un ralliement sur la base des projets?

Tous ceux qui se rallieront autour de mon projet pour la France feront partie de la majorité. Ça ne se fait pas par de petits arrangements de personnes dans le dos des électeurs avant le premier tour. Ceux qui se livrent à ce petit jeu le font pour m’affaiblir.

Il y aura une négociation entre vous et François Bayrou entre les deux tours?

S’il souhaite battre la droite au second tour, puisque c’est ce qu’il déclare aujourd’hui, il prendra ses responsabilités. On mesurera alors la sincérité de ses propos. Ou bien préférera-t-il sauver ses circonscriptions électorales puisqu’il a un électorat de droite, par un accord avec l’UMP? Ça va dépendre de lui.

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18 avril 2007 3 18 /04 /avril /2007 17:23

 

Le besoin d’une alternance de grande ampleur

 Quand Ségolène Royal évoque une alternance de grande ampleur, elle entend par là le fait d’exercer les responsabilités publiques nationales dans la durée et en réformant avec intensité. Cela suppose de gagner et de garder la confiance populaire.

 Par extension, il s’agit de mettre en œuvre une alternative aux politiques néo-libérales conduites par les majorités de droite.

 Sur http://desirsdavenir86000.over-blog.net j’emprunte ce compte rendu de l’intervention de Ségolène Royal, lundi soir, au Zénith de St-Herblain, près de Nantes.

 « La candidate du PS a estimé lundi que la France avait besoin "d'une alternance d'aussi grande ampleur" qu'en 1981. La candidate socialiste a affirmé à Nantes devant plus de 9.000 personnes que cette ampleur était nécessaire pour que la France puisse "relever les défis qui se posent à elle".  

Mme Royal a également annoncé un plan en cinq points contre les violences sexuelles faites aux femmes. Il s'agira de la première loi qu'elle déposera si elle est élue. 

 Dans son avant-dernier meeting de la campagne, Ségolène Royal a notamment affirmé que son élection à la présidence de la République  déboucherait sur "des libertés publiques renforcées et (un) Etat impartial"

"Il y a beaucoup à faire. L'enjeu de cette présidentielle, c'est l'Etat  impartial, c'est de mettre fin à un Etat monopolisé par un clan, les puissances d'argent et lobbies de tous ordres", a-t-elle dit, évoquant "des nominations"  récentes.

 Elle a promis de "mener le combat contre la collusion et le favoritisme qui  mine la République", dit refuser "la sournoise mise sous tutelle politique" des  magistrats.

 Parmi les réformes qu'elle a énumérées figurent la désignation "d'une haute autorité du pluralisme désignée par le parlement à une majorité des 3/5es", la  réforme du mode de nomination du Conseil constitutionnel, ou encore "le  renforcement du pouvoir des sociétés de rédacteurs" et "les moyens" donnés à la  "presse régionale" pour "résister à la concentration financière et à la  disparition des titres". Ces mesures figurent dans le pacte présidentiel de la  candidate.

 Selon Mme Royal, "seules les idées de gauche et de progrès, où les valeurs  humaines vont l'emporter sur les valeurs boursières et financières, permettront  à la France de se redresser". Ces réformes, s'est écriée Mme Royal, "je (les) ferai parce que je suis une  femme libre, je ne dépends d'aucune puissance d'argent, d'aucun lobby...Ce sera le serment de Nantes : je  resterai cette femme solide, parce que là où je suis, c'est grâce à  vous, c'est vous qui m'avez portée, qui m'avez faite, c'est à vous, peuple de  France, que j'aurai à rendre des comptes".

En ce qui concerne "la lutte contre les délits et les crimes sexuels contre les femmes et les enfants", elle sera "décrétée grande cause nationale".
"Un dispositif sera organisé autour de cinq mesures concrètes", a expliqué  la candidate, "d'abord une action de prévention nationale avec des campagnes de  prévention, ensuite la construction de prisons spécialisées, dans lesquels les  délinquants sexuels condamnés seront suivis. Troisièmement, il n'y aura plus une  libération de délinquants sexuels si un comité d'experts ne garantit pas la  non-violence et la non dangerosité". "Après la libération des délinquants sexuels, le bracelet électronique sera  porté et il y aura un système de contrôle régulier". Enfin, la candidate a  particulièrement insisté sur un "dispositif spécial pour les victimes, la  gratuité des soins aux victimes et à leurs proches, aussi longtemps que  nécessaire".

 Dans www.nouvelobs.com le 17 avril,  on pouvait lire ce commentaire à propos de l’intervention de Robert Badinter le même soir à St-Herblain.

Badinter : "Sarkozy a lepénisé son discours"

 Robert Badinter s'en est pris aux positions de Nicolas Sarkozy sur la pédophilie ou le suicide qui peuvent, selon lui,  conduire aux "pratiques funestes de l'eugénisme". Nicolas Sarkozy a "lepénisé" son discours en mettant notamment la pédophilie ou le suicide des adolescents sur le compte d'un déterminisme génétique, a accusé lundi 16 avril au soir le socialiste Robert Badinter.

 Ces "considérations-là" peuvent conduire aux "pratiques funestes de l'eugénisme", a-t-il mis en garde.
"Sarkozy a lepénisé son discours", a dénoncé l'ancien ministre de la Justice de François Mitterrand en ouverture d'un meeting de Ségolène Royal à Saint-Herblain (Loire-Atlantique). "Il suffit de relire ses propos sur les gènes de la pédophilie ou du suicide chez les adolescents (...) On sait à quelles pratiques funestes de l'eugénisme ces considérations-là, unanimement dénoncées par les autorités scientifiques, peuvent conduire", a alerté le père de l'abolition de la peine de mort.

Les références de Sarkozy

L'ancien garde des Sceaux a également ironisé sur les références répétées de Nicolas Sarkozy à des figures socialistes telles Jean Jaurès ou Léon Blum. "Ça ne me dérange pas que le candidat de l'UMP cite avec une révérence surprenante leurs noms", a-t-il moqué. Mais "quand il s'agit des leaders socialistes, Nicolas Sarkozy les aime quand ils sont morts!".
Dans une pique au candidat François Bayrou, il a invité les électeurs à ne pas se laisser "captiver par les sondages" et se faire "détourner par les amateurs de politique-fiction" à six jours du premier tour. "Le second tour de cette élection présidentielle se jouera entre Ségolène Royal, dont je salue ici le courage, l'énergie, la force de conviction, la foi républicaine, et Nicolas Sarkozy. C'est le choix réel de cette élection et il n'y en a pas d'autre", a-t-il conclu. (AP)

 Dans www.liberation.fr , le 18 avril, David Revault d’Allonnes rapporte les propos de Ségolène Royal lors de sa rencontre avec la presse.

 Ségolène Royal promet une présidence sans gaspillages

 La candidate PS fustige, par ailleurs, les dépenses somptuaires de l'Elysée. «La présidence de la République doit devenir économe et transparente», a-t-elle expliqué hier, à Paris, soucieuse de «mettre fin à cette dérive monarchique qui consiste à faire croire qu'un chef de l'Etat peut dépenser l'argent public sans contrôle et sans limite». 

Déclarant que le budget de l'Elysée avait «augmenté de 798 %» sous les deux mandats de Jacques Chirac «sans que le Parlement ait eu accès à une explication sur les raisons de cette inflation financière», la candidate, à cinq jours du premier tour, a donc opportunément sorti de sa besace électorale cinq mesures contre «l'opacité» du train de vie de l'Etat. «Pour faire en sorte que la présidence de la République devienne vraiment républicaine», explique-t-elle. Et, surtout, mettre à gauche les électeurs, en attendant de faire de même avec les deniers publics.

 «Un euro dépensé est un euro utile», a coutume de dire Royal, qui annonce un budget de la présidence «soumis au débat parlementaire dans le cadre de la loi de finances, dans la totalité et la précision des dépenses», ainsi qu'au contrôle de la Cour des comptes. Un budget d'où seront expurgées, s'engage-t-elle, «toutes les dépenses à vocation privée.

 Déplacements, vacances, prise en charge de la famille ou des amis seront désormais interdits» au chef de l'Etat comme aux ministres. «Il n'y aura plus de ministre logé, nourri, blanchi aux frais du contribuable dans les ministères», assure la candidate qui, se fondant sur les travaux du député (PS) René Dosière, entend «réduire de moitié les frais de réception».

 «On peut incarner la grandeur de la France en faisant en sorte que les frais de réception restent dans des limites raisonnables.» Et mettre en place une commission chargée d' «évaluer l'inventaire des propriétés qui dépendent de l'Elysée et des ministères». Laquelle commission «proposera l'ouverture au public de tous les parcs et jardins qui dépendent de ces propriétés». Un patrimoine accessible au peuple, donc. Et des annonces qui le sont tout autant. Royal prédit «un Etat impartial, républicain, citoyen, transparent, qui donne l'exemple».

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15 avril 2007 7 15 /04 /avril /2007 20:44

 

La majorité présidentielle se fera au second tour

Ce dimanche, Ségolène Royal a eu l’occasion de s’exprimer dans Le Journal du Dimanche, en répondant aux questions de Pascale AMAUDRIC et Florence MURACCIOLE. Lire cet entretien sur http://www.lejdd.fr/?/ portant le titre « Les Français ne regretteront pas leur audace ». Voici un extrait avec la question qui obnubile certains socialistes.

 « Que répondez-vous à ceux qui disent que, pour faire perdre Sarkozy, mieux vaut voter Bayrou au premier tour ?

 Ségolène Royal : "Souhaiter la défaite de Nicolas Sarkozy, ce n'est pas souhaiter la défaite d'un homme. C'est vouloir mettre un terme à la politique suivie depuis cinq ans et empêcher une droite encore plus dure de continuer les dégâts. Comment pourrait-on y parvenir en votant pour le président d'une formation politique, l'UDF, qui fait partie de la majorité, est présente au gouvernement et vote dans toutes les collectivités territoriales avec l'UMP, sans exception ?

 François Bayrou est une personnalité respectable, mais il n'a ni programme ni équipe. Des millions de Français se sentiraient floués si le second tour les privait d'un véritable choix. Ma vision pour la France, c'est de réconcilier la solidarité, la responsabilité individuelle et l'efficacité économique, en remplaçant la loi du plus fort par la loi du plus juste. Je suis prête".

  Par ailleurs, Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l’Assemblée nationale depuis 1997, s’est exprimé sur le même sujet dans www.lefigaro.fr  le 13 avril dernier.  

 Jean-Marc Ayrault : "Refusons les combinaisons d'appareils" 

LE FIGARO. - Que pensez-vous de la proposition de Michel Rocard d'alliance PS-UDF ?

 Jean-Marc AYRAULT. - C'est un propos personnel et isolé de Michel Rocard. Ce dont nous avons besoin, c'est de sortir des confusions et de donner de la clarté. Notre pays a besoin que le changement soit réel et qu'il ne s'apparente pas à des combinaisons d'appareils surannées.

 Compte tenu de la faiblesse du reste de la gauche, avec qui le PS gouvernera-t-il s'il rejette le centre de François Bayrou ?

 Je suis sûr que les législatives donneront à Ségolène Royal les moyens de son action. Nous voulons construire une gauche de solidarité qui assume ensemble les bons comme les mauvais moments. C'est pourquoi chacun doit se prononcer sur le pacte présidentiel. Quant à François Bayrou, il faudra bien qu'il sorte de l'ambiguïté et choisisse au deuxième tour.

 Dans cette campagne, on a parlé sécurité, identité nationale... Constatez-vous une droitisation de la vie politique ?

 Dans une élection présidentielle, on doit parler de tout. Mais ce qui doit être au centre du débat, c'est l'avenir du modèle social français. Cette question est au cœur de l'identité du pays et de la gauche. L'originalité de la démarche de Ségolène Royal est d'associer dans un donnant-donnant solidarité collective et responsabilité individuelle. Il faut sortir d'une logique binaire entre ceux qui seraient pour l'assistanat et ceux qui seraient pour la responsabilité. Aujourd'hui, tous les clignotants économiques sont au rouge : chômage, précarité, protection sociale... La tâche sera rude. Quelle méthode voulons-nous ? Celle qui génère du conflit ou celle qui crée une dynamique de compromis et d'équilibre ? Beaucoup de gens ont peur de la dureté de la démarche de Nicolas Sarkozy. Sa méthode, c'est « je décide, les Français exécutent ». À chaque fois qu'on a voulu passer en force, le pays s'est cabré. C'est pourquoi la République nouvelle de Ségolène Royal repose sur la responsabilisation des citoyens et l'exemplarité de l'État.

 Parleriez-vous comme Ségolène Royal de la « brutalité de penser » de Nicolas Sarkozy ?

 Au fur et à mesure de la campagne, il s'est radicalisé. Au lieu de générer de la confiance, il provoque de l'inquiétude, comme avec ses propos sur le déterminisme génétique du suicide chez les jeunes. Pourquoi pas demain la prédestination à la délinquance ? L'un des fondements de l'esprit républicain, c'est la politique de la deuxième chance. En banalisant un certain nombre de thèses du Front national, Nicolas Sarkozy joue avec des allumettes dans un baril de poudre.

 Tous les sondages donnent Ségolène Royal vaincue, êtes-vous inquiet ?

 Les Français savent qu'on change de cycle et veulent être sûrs de leur choix. Le premier tour est une bataille de clarification. Nicolas Sarkozy cite Jaurès et produit un programme à l'opposé. Il embrouille pour éviter de parler de son bilan, de ses valeurs et de son projet. François Bayrou aussi participe à cette confusion. Le pays a besoin de choix clairs. Au premier comme au second tour, Ségolène Royal incarne le renouveau et le désir de changement.

Que dites-vous aux électeurs de gauche que la campagne de Ségolène Royal a déçus ?

 Ségolène Royal porte toutes les valeurs de la gauche. Elle s'inscrit dans sa volonté de transformation. Mais pour y parvenir, elle a décapé profondément son mode de pensée, l'a adapté aux enjeux de son temps, quitte à bousculer les codes et les conformismes. L'extrême gauche devrait réfléchir quand elle parle d'une soi disant « gauche molle ». Est-ce qu'elle préfère la droite dure ?

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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 19:33

 

Le modèle républicain est la meilleure réponse

 Hier matin, après que Jean-Pierre Chevènement en ait pris l'initiative, Ségolène Royal a publié le communiqué suivant sur www.desirsdavenir.org, concernant les attentats intégristes en Algérie et au Maroc.

 « Face aux attentats intégristes, le modèle républicain ».

 « L'horreur des attentats qui, après le Maroc, viennent d'endeuiller l'Algérie suscite en nous un sentiment d'indignation et de solidarité avec le peuple algérien, déjà si cruellement éprouvé par la barbarie intégriste.

Face au terrorisme, il n'y a qu'une seule réponse : une fermeté absolue, inébranlable, bien sûr, une coopération entière des services spécialisés et la vigilance civique, la nôtre, celle de tous les citoyens.

Face au défi du terrorisme intégriste, le barrage est dans le modèle républicain, dans ses valeurs de citoyenneté, de laïcité, de solidarité.

Lui seul est moderne face aux dévoiements du fanatisme, des intégrismes meurtriers, face à la tentation des repliements communautaristes, à la régression de la barbarie.

Oui, il faut l'affirmer : la France est une communauté de citoyens attachés à débattre dans un espace commun indépendamment des origines et à l'écart des dogmes religieux qui prétendraient confisquer l'espace public.

Oui, le modèle républicain est plein d'avenir. Face à un monde déchiré par les ethnicismes, les guerres tribales, l'appel à la guerre entre les civilisations, la France a un grand rôle à tenir : celui du dialogue entre les cultures fondé sur la raison naturelle que tous les hommes ont en commun ».

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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 12:31

 

Femme et crédible pour relever le défi économique français

 Dans Libération, le directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Thomas Piketty, a réagi aux attaques qui visent Ségolène Royal en ce qui concerne ses propositions relevant de l’économie. Il y voit des comportements machistes vis-à-vis d’une femme qui n’hésite pas à innover sur le terrain de prédilection des hommes.

 L’exemple du projet de « contrat première chance » est, à son avis, significatif de cet état d’esprit. Voici l’article que j’ai trouvé sur www.liberation.fr le 9 avril dernier.

 « Le machisme économique »

 « Ségolène Royal est une femme, donc nulle en économie ? Aussi grossier puisse-t-il paraître, ce syllogisme d'un autre âge pèse visiblement lourd dans les subconscients. A en juger par certaines réactions, nombre de commentateurs doctes et avisés ont manifestement du mal à aller au-delà de leurs préjugés machistes.

 Les candidats masculins peuvent se permettre d'aligner les inepties économiques (Sarkozy) ou encore de revendiquer le vide de leur programme (Bayrou). Mais il suffit que la candidate Royal laisse un détail dans l'ombre pour que sa compétence économique soit immédiatement remise en cause.

 Les incohérences des autres candidats ne sont pas relevées

 Prenons l'annonce faite par Sarkozy d'abaisser les impôts de 4 points de PIB (produit intérieur brut) au cours de son mandat. Promesse invraisemblable s'il en est, puisque même Margaret Thatcher, en dépit de ses coups de boutoir forcenés sur les dépenses publiques, n'est parvenu à les réduire que de 2 points en dix ans ! Qu'aurait-on entendu si Royal avait fait le même étalage de légèreté et d'ignorance des ordres de grandeur les plus élémentaires ? On pourrait multiplier les exemples. Le candidat UMP prétend vouloir revaloriser le travail tout en proposant de supprimer l'impôt sur la fortune acquise par héritage, et nombre de journalistes semblent hésiter à pointer cette évidente contradiction économique. De même, Sarkozy comme Bayrou semblent envisager une hausse de la TVA, en oubliant au passage que c'est ainsi que Chirac-Juppé avaient cassé la croissance en 1995, et que le moral des ménages français est plombé par la stagnation du pouvoir d'achat. Commise par la candidate, une telle erreur de diagnostic macroéconomique serait stigmatisée beaucoup plus durement.

 Le contrat première chance pour les jeunes sans qualification

 Inversement, difficile de ne pas imputer au machisme économique ambiant la virulence des critiques adressées ces derniers jours au contrat première chance, proposé par Ségolène Royal. Et le fait que la conseillère sociale en charge du dossier ait également le mauvais goût d'être une femme (et inspiratrice d'excellentes propositions sur le service public de la petite enfance) n'a sans doute pas aidé.

 Que l'on reproche à ce nouveau contrat d'être encore incertain dans ses paramètres, passe encore. Il reste que la comparaison avec le CPE n'a aucun sens : alors que ce dernier concernait tous les jeunes et les mettait sous la coupe réglée des entreprises, le contrat première chance se concentre sur la petite minorité de jeunes sortis sans qualification du système éducatif et leur propose un parcours de formation en alternance.

 Surtout, tout laisse à penser que cette mesure ciblée aura un bien meilleur rendement économique que les nouveaux dispositifs d'exonérations de charges prônés par Sarkozy et Bayrou. L'exonération des heures supplémentaires défendue par le candidat UMP servira les insiders ayant déjà un emploi, mais sera par définition de peu d'utilité pour ceux qui en sont encore à chercher leur première heure de travail. Quand à l'exonération complète des charges pour deux emplois par entreprise, défendue par le candidat UDF, on croit rêver : applicable à toutes les entreprises quelle que soit leur taille et à tous les salariés quels que soient leur qualification et leur salaire, difficile d'imaginer un dispositif qui maximise à ce point les effets d'aubaine. Une entreprise passant de 520 à 522 salariés bénéficiera ainsi de la mesure à plein sans même s'en rendre compte.

 Par comparaison avec ces propositions, le contrat première chance de Royal est nettement moins coûteux et a l'immense mérite d'être beaucoup mieux ciblé et de se concentrer sur la population des jeunes sans qualification, auxquels les dispositifs actuels offrent peu d'opportunités pour reprendre le chemin de l'emploi et de la formation.

Ségolène Royal est la seule à tenir les deux bouts de la chaîne

 Plus généralement, la vérité est que Royal est la candidate la plus crédible pour s'attaquer au premier défi économique de la France, à savoir le déficit abyssal d'investissement dans la formation, la recherche et l'innovation.

 D'abord parce qu'elle est la seule à tenir les deux bouts de la chaîne en proposant à la fois de lutter contre l'échec scolaire à la racine (avec, enfin, un véritable ciblage des moyens en faveur des écoles défavorisées) et d'offrir au supérieur et à la recherche l'autonomie et la souplesse nécessaires pour figurer en bonne place dans la compétition internationale.

 Ensuite parce qu'elle est à la seule à pouvoir mener de concert ces réformes de structure tout en assumant l'indispensable hausse des moyens en faveur des universités (contrairement à son rival de droite, empêtré dans d'irréalistes promesses de baisses d'impôts).

 Avec son parcours et son programme, un candidat masculin aurait peu de chances d'être attaqué sur sa crédibilité technique. Sa victoire permettrait de sortir enfin du machisme économique hexagonal ».

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8 avril 2007 7 08 /04 /avril /2007 11:59

 

A Carmaux, Ségolène Royal revendique l’héritage de Jaurès

 Comme François Mitterrand avant elle, Ségolène Royal est allée dans le Tarn, à Carmaux, invoquer l’esprit du fondateur du socialisme républicain en France. Il faut lire les ouvrages qui relatent la vie de Jaurès. Cet homme était d’une puissance humaine, philosophique et politique inégalée ! Nous avons besoin de lui aujourd’hui pour nous remettre les idées au clair. Quand j’écris « nous », je pense à la gauche autour de Ségolène Royal dans cette campagne présidentielle de premier et de second tour (les deux étant liés, personne n’en doute) et ce qui suivra la victoire le 6 mai.

 Xavier Dumoulin a eu la bonne idée, très tôt ce matin, de mettre en ligne sur son blog sr07 deux articles complémentaires, le compte rendu de la visite de Ségolène Royal à Carmaux, repris du site www.lemonde.fr d’une part, et des extraits du discours de Jaurès à la jeunesse d’autre part.

 « N’ayez peur d’aucune formule et d’aucune idée neuve »

 « Ségolène Royal a invoqué, vendredi soir 6 avril, l'esprit de Jean Jaurès qui n'hésitait pas en son temps à "bousculer toutes les idées reçues" pour défendre son "contrat première chance". ''Ce devoir d'invention qui nous incombe pour relever la France, Jaurès aussi l'assuma en son temps. Sa pensée visionnaire et son œuvre fondatrice ont montré le chemin du socialisme du réel, celui que j'appelle aussi de mes vœux'', a-t-elle loué devant près de 2 000 personnes entassées salle ''François Mitterrand'' à Carmaux, dont Jaurès fut député à la fin du XIXe siècle.

 ''Le Jaurès le plus hardi, le plus iconoclaste est celui qui houspillait fraternellement ses camarades en leur disant : 'mais n'ayez peur d'aucune formule et d'aucune idée neuve'', a-t-elle clamé. Avant de commettre un lapsus en défendant son ''contrat première chance'', qu'elle a appelé par erreur…''contrat nouvelle chance'', une expression qui rappelle le ''contrat nouvelles embauches'' du gouvernement Villepin. 

''Quand je propose un contrat nouvelle chance (sic) et que j'entends dire que 'ce n'est pas possible' et 'oh la la, ça va être compliqué' et 'qu'est-ce qui va se passer', eh bien moi j'entends la leçon de Jaurès : n'ayons peur d'aucune idée, n'ayons pas peur d'essayer d'avancer'', a-t-elle répondu aux critiques émanant de l'extrême gauche. ''Répondons d'abord aux problèmes, au désespoir, donnons une chance''. ''Devant l'innovation, Jaurès n'a jamais reculé, et nous non plus nous ne devrons pas reculer'', a-t-elle encore ajouté.

 Plus classiquement, elle s'est posée en continuatrice du combat de Jaurès sur ''la défense de la valeur travail''. ''Lorsqu'il dénonçait un système de métal qui traite des millions d'hommes comme une matière première (…), finalement est-ce que nous ne disons pas la même chose aujourd'hui ? Moi je dis la même chose, parce que je n'accepte pas que les salariés soient traités comme une vulgaire variable d'ajustement, qu'ils soient exposés aux licenciements boursiers ou aux délocalisations brutales''.

''C'est important à gauche de savoir d'où l'on vient, parce que cela aide aussi à imaginer l'avenir''
, a conclu Ségolène Royal, quittant la salle un bouquet de roses rouges dans les bras.

 Lire dans Le Monde http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-893112@51-822961,0.html

 Le courage, selon Jaurès, dans son « discours à la jeunesse » (extraits)

 « Surtout, qu’on ne nous accuse point d’abaisser et d’énerver les courages. L’humanité est maudite, si pour faire preuve de courage elle est condamnée à tuer éternellement. Le courage, aujourd’hui, ce n’est pas de maintenir sur le monde la sombre nuée de la Guerre, nuée terrible, mais dormante, dont on peut toujours se flatter qu’elle éclatera sur d’autres. Le courage, ce n’est pas de laisser aux mains de la force la solution des conflits que la raison peut résoudre ; car le courage est l’exaltation de l’homme, et ceci en est l’abdication.

 Le courage pour vous tous, courage de toutes les heures, c’est de supporter sans fléchir les épreuves de tout ordre, physiques et morales, que prodigue la vie. Le courage, c’est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces ; c’est de garder dans les lassitudes inévitables l’habitude du travail et de l’action. Le courage dans le désordre infini de la vie qui nous sollicite de toutes parts, c’est de choisir un métier et de le bien faire, quel qu’il soit ; c’est de ne pas se rebuter du détail minutieux ou monotone ; c’est de devenir, autant que l’on peut, un technicien accompli ; c’est d’accepter et de comprendre cette loi de la spécialisation du travail qui est la condition de l’action utile, et cependant de ménager à son regard, à son esprit, quelques échappées vers le vaste monde et des perspectives plus étendues.

 Le courage, c’est d’être tout ensemble, et quel que soit le métier, un praticien et un philosophe. Le courage, c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner cependant à la vie générale.

Le courage, c’est de surveiller exactement sa machine à filer ou à tisser, pour qu’aucun fil ne se casse, et de préparer cependant un ordre social plus vaste et plus fraternel où la machine sera la servante commune des travailleurs libérés. Le courage, c’est d’accepter les conditions nouvelles que la vie fait à la science et à l’art, d’accueillir, d’explorer la complexité presque infinie des faits et des détails, et cependant d’éclairer cette réalité énorme et confuse par des idées générales, de l’organiser et de la soulever par la beauté sacrée des formes et des rythmes. Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de n’en pas être accablé et de continuer son chemin.

 Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense. 

Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques. Ah ! Vraiment, comme notre conception de la vie est pauvre, comme notre science de vivre est courte, si nous croyons que, la guerre abolie, les occasions manqueront aux hommes d’exercer et d’éprouver leur courage, et qu’il faut prolonger les roulements de tambour qui dans les lycées du premier Empire faisaient sauter les cœurs ! Ils sonnaient alors un son héroïque ; dans notre vingtième siècle, ils sonneraient creux.

 Et vous, jeunes gens, vous voulez que votre vie soit vivante, sincère et pleine. C’est pourquoi je vous ai dit, comme à des hommes, quelques-unes des choses que je portais en moi ». 

Lire ces articles sur sr07 «  le blog citoyen, socialiste et républicain pour 2007 ».

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6 avril 2007 5 06 /04 /avril /2007 16:08

 

Une pratique plus simple, plus claire, plus démocratique

 Sur son site www.lexpress.fr le 3 avril 2007, l’hebdomadaire relate un entretien de Christophe Barbier, Elise Karlin, Corinne Lhaïk et Eric Mandonnet, avec Ségolène Royal.  

 

   « Si je suis élue… »  

 La candidate socialiste explique ce qui changerait dans la manière d'exercer le pouvoir et va plus loin sur son calendrier de réformes.  

 Existerait-il une façon féminine de diriger la nation dans un pays habitué au paternalisme de la loi salique ?

 Heureusement pour moi, l'élection de Michelle Bachelet au Chili et celle d'Angela Merkel en Allemagne ont donné, déjà, un peu de visibilité à l'exercice du pouvoir au féminin, même si, me concernant, ce serait la première fois qu'une femme serait élue au suffrage universel direct dans un grand pays d'Europe. C'est vrai, cela soulève dans l'inconscient collectif un certain nombre de questions - je ne sais pas encore dans quel sens elles seront tranchées - mais je pense profondément que l'opinion publique est souvent en avance sur les responsables politiques et les partis. Même si c'est en France que demeurent les inégalités les plus rudes entre les hommes et les femmes au niveau des salaires, de la précarité ou dans les conseils d'administration des grandes entreprises. La politique reste un monde construit par des hommes et pour des hommes…

 Faut-il changer la pratique de la fonction présidentielle?

 Oui. Je pense, par exemple, que la commission de la Défense de l'Assemblée nationale doit être informée des décisions concernant l'engagement des forces militaires sur des théâtres extérieurs. Je pense que le Parlement devrait être beaucoup plus associé qu'il ne l'est à la définition de la politique étrangère du pays. Le président ne devrait plus être non plus, depuis longtemps, à la tête du Conseil supérieur de la magistrature. Son pouvoir de nomination devrait, dans certains cas, être plus limité qu'il ne l'est. Est-ce à lui, et est-ce aux présidents des Assemblées, de choisir les membres des structures indépendantes? Voyez tous les abus actuels. Voyez la manière dont les membres des cabinets ministériels sont recasés dans les derniers jours d'un quinquennat. C'est l'équilibre général qu'il faut changer. Et c'est cela, aussi, que j'entends lorsque je parle de VIe République.

 José Luis Zapatero, le président du gouvernement espagnol, a créé une grosse polémique en étant incapable, à la télévision, de dire combien coûtait un café… Que feriez-vous pour ne pas vous couper des réalités quotidiennes?

 Quand on a à gérer les affaires de l'Etat, à régler la question basque, à relancer l'Europe, à lutter contre le chômage, je ne suis pas choquée qu'on ne connaisse pas le prix d'un café. Et je vais même vous dire mieux: aurait-il répondu que cela m'aurait paru de la démagogie! Car enfin, qui peut croire que M. Zapatero va tout seul dans un café pour se commander un expresso? Une vie de chef d'Etat - on peut le déplorer, mais c'est ainsi - ce n'est pas une vie normale. C'est une vie où il faut économiser son énergie pour se consacrer à son pays et aux enjeux qui décident du destin commun. Cela étant dit, je précise une chose. Derrière la question du prix du café, il y a celle du coût de la vie. Et, derrière la question du coût de la vie, il y a la tromperie sur l'indice des prix dont on m'a tant parlé lors des débats participatifs et que je me suis engagée à réformer. On m'a dit que ce n'était pas une question présidentielle, mais un sujet de ménagère. Faux: selon moi, le pacte social doit s'appuyer sur des indices incontestables.

 Comment éviter les phénomènes de cour si fréquents à l'Elysée?

 J'ai vu comment François Mitterrand faisait: il s'échappait. Eh bien, c'est cela la solution: il faut garder une lucarne ouverte, continuer d'avoir des antennes et des relais, voir ses amis, rester au contact des écrivains, des artistes, des créateurs, ne pas rompre le lien avec les élus, qui sont en première ligne et ont des échos directs des préoccupations des gens...

 Imaginez-vous le 14 Juillet très différent de ce qu'il est aujourd'hui? Avec la fameuse garden-party?

 On verra cela. Ce qui est sûr, c'est que cette fête devrait redevenir beaucoup plus populaire qu'elle ne l'est… Les gens ont envie d'une vraie refondation de l'identité nationale. Et ils en ont envie partout, y compris dans les cités et dans les quartiers difficiles. Redéfinir la France telle qu'elle est devenue, magnifier l'émotion de la France colorée d'aujourd'hui, voilà la tâche. Et ce n'est pas une nostalgie, c'est une pédagogie, une projection dans l'avenir.

 Le député socialiste René Dosière a durement critiqué le train de vie de l'Elysée. Le réduiriez-vous?

 Je souhaite une diminution du train de vie de l'Etat en général. La sobriété n'empêche pas la grandeur dans l'exercice du pouvoir et de l'autorité. Alors, en ce qui concerne l'Elysée en particulier, je demanderai à une commission parlementaire de faire des propositions sur la baisse de ses dépenses de fonctionnement. Et ce sera la même chose dans les ministères. Il faut tout faire pour réduire le côté monarchique de l'exercice du pouvoir en France. Et je le ferai, toute Royal que je suis!

Quel lien aurez-vous avec le Parti socialiste, si vous êtes élue?

 Il faut trouver un juste équilibre. Le chef de l'Etat est élu au suffrage universel direct. Il ou elle représente tous les Français. Et il est, en même temps, issu d'une formation politique qui, en l'espèce, est le Parti socialiste et qui constitue la majorité parlementaire sur laquelle il doit s'appuyer.

 Vous dites vouloir «dépoussiérer» le socialisme français. En quoi est-il poussiéreux?

 Je veux faire le socialisme du réel, celui qui regarde les choses en face sans se sentir prisonnier d'un certain nombre de dogmes ou d'actions du passé. Par exemple, j'estime que nous n'avons pas suffisamment pris en compte les acquis de la pensée antitotalitaire des années 1970 et 1980. Ou bien, pendant très longtemps, nous n'avons pas osé dire que les 35 heures n'étaient pas forcément bien appliquées partout.

 Mais le bilan des 35 heures vous paraît-il négatif?

 Non, les 35 heures n'ont pas été une erreur, ne tombons pas non plus dans l'exagération symétrique! Reconnaître qu'il faut les évaluer davantage et qu'elles ont créé dans certains secteurs plus de problèmes que de solutions, c'est se donner la capacité d'agir. Il faut savoir être cohérent et pragmatique. Fidèle à des principes et ouvert à la discussion, voire au compromis, quand il s'agit de leur application. Mais nous sommes dans un système, politique et médiatique, où il suffit de reconnaître une erreur pour que l'on cherche à tout détruire.

 Revendiquez-vous ce droit à l'erreur?

 Je suis modeste dans l'approche politique des choses et, en même temps, offensive dans ma volonté de réformer. Mais c'est l'éternelle histoire, n'est-ce pas, de l'ange qui fait la bête et de l'enfer pavé de bonnes intentions. Parfois, les bonnes intentions ne s'appliquent pas, sur le terrain, comme on l'avait imaginé. Alors, il faut le dire. Et réagir. L'administration française manque cruellement d'une culture de l'évaluation. On empile les réformes les unes sur les autres sans jamais évaluer les précédentes. Et c'est une partie du problème! C'est vrai dans le domaine de l'Education nationale. Ça l'est aussi pour l'emploi. Voyez les aides aux entreprises: il existe 700 procédures!

 Est-ce au chef de l'Etat d'impulser cette politique d'évaluation?

 Le chef de l'Etat donnera des instructions. Il dira à son gouvernement: il y a le pacte présidentiel, veillez à sa mise en application. Ensuite, il faudra qu'on lui rende compte. C'est à cela, d'abord, que doit servir le Conseil des ministres: que s'est-il passé au cours de la semaine écoulée? Actuellement, tous les mercredis, on engrange des réformes nouvelles sans jamais évaluer quoi que ce soit. Soyons concrets: les ministres me rendront compte de ce qu'ils ont fait pendant les sept jours précédents et de la manière dont ils évaluent l'application des réformes déjà adoptées; puis nous préparerons les réformes à suivre. C'est une question de crédibilité de la politique. Il y a un tel décalage, aujourd'hui, entre l'annonce d'une loi en Conseil des ministres, son vote et sa mise en application…

 Faut-il donc fixer un délai?

 Oui. Les décrets d'application seront prêts à être signés au moment où la loi sera déposée sur le bureau de l'Assemblée. Et il faudra tenir compte, bien entendu, des modifications inhérentes au débat parlementaire.

 Il existe un Conseil de sécurité intérieure, présidé par le chef de l'Etat. Maintiendriez-vous cette instance?

 Je maintiendrai cette instance. Les questions de sécurité sont cruciales et elles nécessitent une coordination entre ministères.

 Votre réforme institutionnelle conduirait-elle à un régime parlementaire?

 Non. Ce n'est pas parce que le Parlement voit son rôle consolidé que le régime redevient parlementariste! La stabilité des institutions sera maintenue. Et ma réforme institutionnelle est globale: elle ne concerne pas que les rapports entre le Parlement et l'exécutif. Le Parlement renforce son pouvoir de contrôle, mais plus aucune modification du Code du travail ne se fait sans négociation préalable avec les partenaires sociaux. Je veux aussi engager une nouvelle vague de régionalisation, car c'est la meilleure façon de réformer l'Etat et de lutter contre le gaspillage des fonds publics. Disons très clairement, à chaque échelon, qui est responsable de quoi.

 Quel sera votre calendrier pour la réforme des institutions?

 Il faut aller au plus simple et au plus rapide. Je mettrai en place, sous l'autorité du Premier ministre, un conseil consultatif constituant, avec des parlementaires, des représentants du Conseil économique et social, des élus locaux, des constitutionnalistes, ainsi qu'un jury de citoyens tirés au sort. La charte de laïcité que j'appelle de mes vœux sera, pour sa part, adossée à la Constitution.

 Le Premier ministre pourrait-il être une femme?

 Je ne m'interdis rien. Le Premier ministre, quel qu'il soit, aura un rôle très simple, une feuille de route claire: mettre en application le pacte présidentiel. C'est sur cette base que j'aurai été élue. Ce pacte présidentiel, que j'ai élaboré avec les Français, dans un rapport dialectique avec eux, au cours de cette belle phase de démocratie participative si décriée autour de moi, la moindre des choses est qu'il soit mis en chantier sans délai. Cette parole, qui est ma parole en même temps que la parole des Français que j'ai consultés, je m'engage aujourd'hui, solennellement, à ce qu'elle soit tenue. Et je viendrai personnellement, tous les ans, rendre compte devant le Parlement de l'application du pacte présidentiel.

 «Une quinzaine de ministères me paraît une bonne hypothèse de travail», dites-vous dans votre livre. Faut-il modifier la structure gouvernementale actuelle?

 Entre 15 et 18. Je veux stabiliser les découpages ministériels une fois pour toutes pour le quinquennat, sinon cela crée de l'incertitude et du désordre. Mêmes règles, mêmes structures pendant cinq ans: cela vaut pour les compétences ministérielles, mais aussi pour les règles fiscales et sociales, sous réserve d'évaluations, de réajustements ou d'éventuels effets pervers apparaissant en cours de route. Tout le monde, à commencer par les entreprises, a besoin de règles stables et simples. C'est pourquoi la Conférence nationale sur la croissance et les revenus sera immédiatement réunie, le Parlement sera ensuite saisi des travaux entre les partenaires sociaux et, à la fin de 2007, le paysage fiscal et social sera redessiné: c'est un engagement politique que je prends.

 Un ministre pourra-t-il rester à la tête d'une mairie ou d'un autre exécutif local?

 Etre ministre est un travail à temps plein. Mais je laisserai à chacun la liberté de conserver un simple mandat de conseiller municipal, pas d'adjoint au maire, pour garder un lien avec les électeurs.

 Etes-vous sûre de parvenir à respecter votre promesse de modifier les statuts de la Banque centrale européenne (BCE) pour y faire figurer les objectifs de croissance et d'emploi?

 Ce n'est pas une promesse. C'est l'expression d'une nécessité politique. Et c'est en Européenne fervente, résolue, que je vous le dis. D'abord, il faut un véritable gouvernement économique de l'Europe, qui n'existe pas aujourd'hui, avec, d'un côté, des chefs d'Etat et de gouvernement qui traitent des questions économiques et sociales chaque fois qu'ils se réunissent, et, de l'autre, des ministres de l'Economie et des Finances qui appliquent leurs instructions. La BCE ne doit pas être livrée à elle-même, sinon elle prend le pouvoir, comme une administration dans un ministère où les responsables politiques n'exerceraient plus leurs prérogatives. Je ne fais donc pas porter la responsabilité à la Banque centrale, mais aux chefs d'Etat et de gouvernement et à leur manque de volonté. Ensuite, je suis convaincue que les statuts de la Banque centrale, parce qu'elle les met souvent en avant pour justifier ses décisions, jouent un rôle important.

 Ce n'est donc pas seulement une question de pratique?

 La politique se fait aussi dans l'affichage des objectifs. Et mon objectif est d'élargir les missions de la BCE à la croissance et à l'emploi. Ce n'est pas l'avis actuel, je le sais, d'une majorité d'Etats européens. Mais cela peut évoluer en fonction de la situation économique. Si le chômage et les délocalisations continuent, si la croissance ne redémarre pas, les choses peuvent changer. Je connais mes futurs partenaires. Je ne crois pas qu'ils aient des positions si figées, ni si dogmatiques, qu'on le dit.

 Le 1er juillet, date de la revalorisation légale du Smic, lui donneriez-vous un coup de pouce supplémentaire?

 Oui, bien sûr, le Smic bénéficiera d'un coup de pouce. Même si elle relève de l'Etat, cette décision sera discutée avec les partenaires sociaux dans le cadre de la Conférence nationale sur la croissance et les revenus. Parce que je ne veux pas d'un écrasement de la hiérarchie des salaires et qu'il n'est pas question que les salariés rémunérés juste au-dessus du Smic n'aient pas de perspective d'augmentation. Le relèvement du Smic doit donc s'accompagner de la redéfinition d'une politique salariale. Pour ne pas pénaliser les entreprises de main-d'œuvre, il faudra accorder aussi, et en contrepartie, des allégements de charges sociales. C'est en France que l'on voit autant de salariés payés au Smic et pendant aussi longtemps, parfois toute la durée de leur vie professionnelle. Il y a là un vrai problème de déroulement de carrière qui doit être traité par la formation professionnelle.

 Comment comptez-vous persuader les patrons de mener cette politique?

 Ce sera une nouvelle donne. Un pacte. Du donnant, donnant. Il existe, aujourd'hui, énormément d'aides publiques, éparpillées, données sans contrepartie. Les allégements de charge sur les bas salaires, par exemple, sont les mêmes pour les grandes banques et les PME à capital familial. Sur les 63 milliards d'aides aux entreprises, seuls 9% vont aux PME, alors qu'elles créent 63% des emplois. Je vais remédier à cette anomalie en ciblant sur elles les allégements du coût du travail et les aides fiscales à l'innovation. Les allégements seront modulés notamment en fonction de la hausse de la masse salariale globale: soit par de nouvelles embauches, soit par l'augmentation des salaires.

 Vous voulez simplifier les règles fiscales et sociales, mais vous créez un dispositif très complexe!

 Beaucoup moins que maintenant! D'ailleurs, mon intention est de confier l'attribution des aides aux régions. Elles connaissent bien les entreprises, celles qui sont dans une logique économique et celles qui sont prêtes à mettre la clef sous la porte, du jour au lendemain, pour répondre à la demande d'un fonds de pension. Si les aides publiques avaient été conditionnées, certaines entreprises n'auraient pas délocalisé.

 Pour vous, il n'y a pas de problème global du coût du travail?

 Pour baisser le coût du travail, il faut prendre l'argent quelque part. Donc, l'opération doit profiter à l'emploi. C'est pourquoi je propose de concentrer les efforts, notamment sur les emplois tremplins. Premièrement, en incitant les PME à embaucher de jeunes diplômés au chômage. Pendant six mois, les régions paieront la totalité du coût de cet emploi nouveau, salaires et charges. Deuxièmement, pour les jeunes sans qualification, je propose le contrat première chance, afin d'offrir un emploi aux 190 000 jeunes qui sortent du système scolaire sans qualification et sans emploi. Je veux permettre aux commerçants et artisans, dans les entreprises de moins de 10 salariés, de pourvoir les 500 000 offres d'emploi qui ne sont pas satisfaites.

 Mais c'est de l'emploi gratuit!

 Plutôt que de saupoudrer les aides, il vaut mieux une règle claire: vous rendez un service à la nation en embauchant des jeunes sans qualification, vous y consacrez une partie de votre énergie, donc vous êtes aidé. Le jeune bénéficiera aussi d'une formation et d'un tutorat. Ma vision, c'est celle d'une société de confiance où l'on arrête de suspecter tout le monde de frauder ou de vouloir contourner les lois. Mais c'est, là encore, du donnant, donnant: vous ne fraudez pas, et tout le monde est gagnant. Sinon, il y a sanction. Cela suppose du sur-mesure et un engagement contractuel. Il faut individualiser les aides - c'est vrai dans tous les domaines de la société - si l'on veut éviter les gaspillages des fonds publics. Certaines entreprises sont tellement habituées à venir au guichet des collectivités territoriales qu'elles considèrent cela comme un dû; elles font du chantage à l'emploi. Eh bien, non. Il n'y a plus de «dû».

 Ces deux mesures, jeunes diplômés et non qualifiés, font partie des emplois tremplins?

 Oui. Enfin, il y a les bourses tremplins, les 10 000 euros d'aide gratuite qui fonctionnent déjà dans plusieurs régions et permettent de donner le coup de pouce initial pour créer son emploi, son activité. Aujourd'hui, les banques ne prennent plus aucun risque et la concentration du secteur est telle qu'il n'y a plus aucune concurrence. Voilà la première chose dont les PME se plaignent: l'accès au crédit. De manière tout à fait anormale, les régions doivent prêter aux entreprises pour que les banques acceptent ensuite d'apporter un crédit complémentaire! Il faut que chacun se remette à faire le travail pour lequel il est mandaté.

 Pensez-vous que, si vous êtes élue, vous devrez prouver pendant cinq ans qu'une femme peut faire aussi bien qu'un homme?

 Bien entendu, non. Si je suis élue, je serai élue. Et le peuple français est un peuple républicain qui ne tolérerait pas ce qui lui apparaîtrait, de la part des notables de la démocratie d'opinion, comme un coup d'Etat médiatique permanent ! 

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Published by SORIN Michel - dans Ségolène ROYAL
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2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 19:28

 

Pour tous, du travail et la confiance dans l’avenir

 C’est à Limoges, le 29 mars, en présence de François Hollande, que Ségolène Royal a parlé avec conviction du travail et du lien social, de la lutte contre le chômage et du service public de l’emploi, du respect de la dignité des personnes et de l’espérance dans l’avenir. Voici l’essentiel de ses propos, tels qu’ils sont rapportés sur www.desirsdavenir.org .

 « La valeur travail, c’est d’abord donner du travail à tous, c’est aussi de faire en sorte que le travail soit moins taxé que le capital ».

 « Ségolène Royal annonce ce qu’elle veut : « créer aujourd’hui pour la France de demain : c’est résister et c’est imaginer l’avenir ».

La candidate socialiste évoque «
d’abord la bataille pour le service public. »

« Je vous le dis ici, à Limoges, la République nouvelle que je veux construire, la 6e République, sera la République des services publics garantis. La France neuve que j’appelle, c’est une France qui résiste et qui imagine. Résister, c’est-à-dire maintenir les services publics, imaginer, cela veut dire les réformer.

 Dans le pacte présidentiel que je vous propose, c’est une bataille efficace contre le chômage, et en particulier par la réforme de toutes les aides à l’emploi qui seront désormais confiées aux régions, mais l'État garantira l’égalité entre les différents Territoires. »

« Cette bataille que nous conduirons, nous confierons également aux régions la gestion du service public de l’emploi, parce que ce sont elles désormais qui auront les aides à l’emploi, les aides à la formation professionnelle, et désormais, l’accompagnement individualisé de ceux qui recherchent un emploi. Voilà comment la bataille sera efficace. »

« Ce qui déprime un pays, c’est cela : c’est la peur de l’avenir. Et cette peur de l’avenir, on la sent aujourd’hui à tous les niveaux de la société. »

« Ce sont toutes ces inquiétudes qui dépriment collectivement la France et qui donnent à chacun le sentiment d’être irrésistiblement tiré vers le bas.

 Alors voilà l’enjeu de l’élection présidentielle, c’est d’en finir avec ces inquiétudes, c’est de renouer partout le lien social, c’est de donner à chacun une vision de son avenir, une espérance d’avenir, c’est de garantir partout d’abord que les familles vont bien fonctionner et seront aidées au moment où elles en ont besoin et que les parents vont pouvoir assumer leur autorité parentale, ensuite que l’école va bien marcher et la rentrée scolaire se fera ; après avoir cet été, si les Français me font confiance, rétablir les moyens scolaires et les postes que la droite vient de supprimer. »

 « J’entends bien les objections ici ou là, et peut-être ici, certains d’entre vous se posent aussi ces questions ». On me dit : Mais ce pacte présidentiel coûte cher. Alors, je vous le dis fermement : qu’est-ce qui coûte cher ?

 « Ce qui coûte cher, c’est le chômage ».

 Ce qui coûte cher, c’est la précarité. Ce qui coûte cher, c’est l’échec scolaire. Ce qui coûte cher, c’est toutes les formes d’insécurité. Ce qui coûte cher, c’est de ne pas pouvoir se loger. Ce qui coûte cher, c’est d’avoir peur de l’avenir.

 Ce qui coûte cher, c’est, comme je l’entendais tout à l’heure dans l’entreprise que je vous citais, ce qui coûte cher, c’est comprendre l’inquiétude des petites retraites et des bas salaires, et cette ouvrière qui part à la retraite et qui me dit : « Ça fait 40 ans que je travaille, et je vais partir à la retraite avec une retraite de 600 euros par mois, c’est-à-dire à peine plus que le minimum vieillesse. » Et on viendrait me reprocher de vouloir relever tout de suite les petites retraites et les bas salaires ! Mais ce n’est que justice ! Et non seulement ce n’est que justice, mais c’est aussi un levier de l’efficacité économique. »

Ségolène Royal insiste sur l’importance de « La valeur travail. ça consiste en quoi la valeur travail ? Ça consiste d’abord à lutter contre le chômage. Et quand j’entends le candidat de la droite proposer aux salariés d’avoir le choix de travailler jusqu’à 70 ans alors qu’il y a déjà tant de chômage chez les salariés. Oui, nous n’avons pas la même conception de ce que les uns et les autres nous appelons la valeur travail.

 La valeur travail, c’est d’abord du travail pour  tous.

 La valeur travail, c’est d’abord revaloriser les bas salaires, c’est sécuriser par des contrats durables – et je félicite les jeunes de leur lutte contre le cpe –, la valeur travail, c’est de faire en sorte, une bonne fois pour toutes, la gauche l’a souvent promis et pas vraiment réalisé, et nous devrons le faire, la valeur travail c’est de faire en sorte que le travail soit moins taxé que le capital ».

« La valeur travail, c’est de faire en sorte aussi que toute personne qui retrouve un emploi ne perde pas de revenus par rapport à une personne qui vit des revenus de l’assistance. »

« Dans le pacte présidentiel, il y a le revenu de solidarité active, c’est-à-dire que désormais toute personne qui sort des de revenus de l’assistance et qui retrouve un travail verra également son revenu augmenter, c’est-à-dire pourra garder un certain nombre d’avantages liés à la situation antérieure pour que plus personne ne soit laissé sur le bord de la route, et en particulier pour que tous ceux qui cherchent un travail et qui en retrouvent un ne soient pas découragés. Je ne suis pas favorable à une société de l’assistanat. La gauche, ce n’est pas cela.
La gauche, c’est la dignité du travail. »

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