Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
La désindustrialisation est le résultat de la politique de financiarisation de l’économie
C’est sur la base du slogan « La République partout, la République pour tous » que Bastien Faudot a lancé le 7 février 2016 sa candidature à l’élection présidentielle.
Voir (4 février 2017) les 250 idées neuves pour redresser la France et les titres :
Le programme de Bastien FAUDOT pour l'élection présidentielle 2017
Voir (16 et 17 février) les deux parties du programme traitant d’UN NOUVEAU CONTRAT DE DÉVELOPPEMENT POUR LA FRANCE PÉRIPHÉRIQUE :
- Présidentielle : FAUDOT pour un aménagement du territoire équilibré
- Présidentielle : FAUDOT sur le chemin de la souveraineté alimentaire
Voir (17 et 18 février) le premier titre REFONDER NOTRE DÉMOCRATIE
- Présidentielle : FAUDOT veut placer le citoyen au coeur des institutions
- Présidentielle : Bastien FAUDOT propose de refonder notre démocratie
Voir aussi (18 février) le deuxième titre POUR UNE COOPÉRATIVE DES NATIONS ET DES PEUPLES EN EUROPE :
- Présidentielle : FAUDOT veut dé-fédéraliser les institutions européennes
Et (19 février) la 1ère partie du 3ème titre CHANGER LE MODÈLE ÉCONOMIQUE PAR L’INTERVENTION DE L’ÉTAT :
- Présidentielle : par l'action de l'Etat, FAUDOT veut la fin de l'austérité
Voici la seconde partie du 3ème titre L’INDUSTRIE, NOTRE AVENIR
La désindustrialisation de l’économie française est l’une des plus avancées du continent.
Ce phénomène n’est pas une catastrophe naturelle, mais le résultat d’une politique appliquée avec continuité depuis plus de trente ans par des élites financiarisées qui considèrent que l’industrie appartient au passé.
Je suis au contraire convaincu que l’industrie a un avenir. L’industrie, c’est même notre avenir. Impossible d’imaginer une France souveraine sans base industrielle solide, ni de résoudre totalement la question du chômage sans ouvrir de nouvelles usines. Impossible d’inventer les technologies de demain sans site industriel pour regrouper les ingénieurs et les techniciens.
L’effort de montée en gamme de l’industrie française doit se poursuivre.
Je veux porter à 3 % du PIB l’effort de recherche de la Nation. Je maintiendrai le Crédit impôt recherche et créerai dans les entreprises un compte de provision pour l’investissement, défiscalisé d’impôt sur les sociétés à hauteur de 50 % pour les bénéfices réinvestis sur le territoire national. La BPI sera dotée d’une licence bancaire et je créerai un livret épargne industrie afin de faciliter le financement de l’investissement des entreprises et en particulier du secteur industriel. Enfin, j’instaurerai, sur le modèle du buy American act, un acte d’achat à la française pour soutenir le développement de notre économie par la commande publique. De la même manière, et pour soutenir plus particulièrement l’innovation, l’État orientera 2 % de ses achats courants vers les prototypes élaborés par les PME.
La politique de l’offre engagée sous le quinquennat de François Hollande partait d’un diagnostic juste, mais elle a été mal calibrée.
Financer la politique de l’offre par une politique d’austérité budgétaire a été une faute économique majeure ! Les nouvelles régulations économiques et la politique de relance budgétaire et monétaire dégageront les perspectives nécessaires à sa réussite. Dans ce cadre, je maintiendrai le CICE pour les 5 prochaines années en l’élargissant jusqu’à 3,5 fois le SMIC pour favoriser les entreprises industrielles qui comptent de nombreux emplois qualifiés. La Nation a engagé en faveur de ses entreprises un effort conséquent : il ne doit plus être toléré que celles-ci utilisent les marges ainsi dégagées à des fins financières, mais bien qu’elles les affectent à l’investissement et à l’emploi. Le rôle du comité d’entreprise en matière de contrôle de l’affectation des marges sera renforcé et les aides conditionnées à une utilisation en direction de l’investissement et de l’emploi.
La France doit avoir une politique industrielle plus ambitieuse, dégagée du verrou européen que constitue le droit de la concurrence.
Je conditionnerai les aides versées et les crédits d’impôts accordés aux grandes entreprises à un comportement plus vertueux de leur part à l’égard de leurs partenaires : sous-traitants, fournisseurs, PME. La politique de filière sera particulièrement attentive à l’amélioration de ces rapports. Le non-respect des délais légaux de paiement sera plus durement sanctionné. Pour améliorer l’orientation et la formation de la main d’œuvre industrielle, je propose de rapprocher les lycées professionnels et les entreprises, en permettant plus largement aux représentants des entreprises de siéger dans les conseils d’administrations des lycées.
Cette politique industrielle plus ambitieuse intégrera les enjeux liés à la révolution numérique. Protection des données, encadrement et développement de l’open data, prises de participation de l’État et des structures publiques dans les entreprises du secteur numérique, politique de filière, développement des infrastructures, fiscalité adaptée, soutien aux logiciels libres : la France doit avoir une politique de développement numérique ambitieuse, car la souveraineté numérique est une condition de la souveraineté nationale et populaire.
40- Poursuivre l’effort de montée en gamme de la production française en portant l’effort de recherche à 3 % du PIB
41- Maintenir les dispositifs d’aide à la recherche et à l’innovation, mais conditionnés pour les grandes entreprises à un soutien à leurs filières industrielles dans notre pays
42- Créer un compte de provision pour investissement, défiscalisé d’impôt sur les sociétés à hauteur de 50 %, pour les bénéfices réinvestis sur le territoire national
43- Conférer une licence bancaire à la Banque publique d’investissement (BPI) afin d’augmenter les ressources de cette institution et favoriser l’investissement
44- Mettre en place un livret « épargne industrie » réglementé afin d’assurer une meilleur financement du secteur industriel
45- Instaurer un « acte d’achat français » sur le modèle du buy American act pour soutenir l’industrie et l’économie productive
46- Maintenir le CICE sur 5 ans en étendant le dispositif jusqu’à 3,5 fois le SMIC
47- Prévoir pour les comités d’entreprise un rôle de contrôle accru sur l’utilisation des marges liées aux aides de l’État pour éviter une hausse de dividende ou des rémunérations des dirigeants
48- Conditionner les mesures de soutien aux entreprises du pacte de responsabilité à des résultats tangibles en matière d’investissement et d’emploi
49- Conditionner les aides aux grandes entreprises selon leur collaboration avec le tissu des PME
50- Conditionner les soutiens de l’État aux grandes entreprises à leur capacité à s’associer avec leurs fournisseurs et leurs sous-traitants afin de renforcer la solidarité au sein des filières industrielles
51- Animer les filières nationales prioritaires et décliner régionalement la politique industrielle
52- Rapprocher les lycées professionnels avec les entreprises par une présence des entreprises dans les conseils d’administration
53- Pénaliser plus durement le non-respect des délais légaux de paiement
54- Orienter 2 % des achats courants de l’État vers l’innovation et les prototypes élaborés par les PME
55- Adopter une loi de protection et de localisation des données en France pour renforcer la dynamique du cloud français
56- Développer et encadrer l’open data en instaurant le principe d’ouverture des données sur le modèle des Creative Commons
57- Développer les prises de participation de l’État et des structures publiques dans les entreprises du secteur numérique
58- Soutenir le développement d’une filière hardware/réseaux/logiciel/service en France
59- Poursuivre et renforcer le plan « France Très Haut Débit »
60- Créer une taxe à l’exportation des données pour favoriser les entreprises nationales face aux entreprises étrangères
61- Favoriser les logiciels libres dans les marchés publics
62- Créer un fonds de soutien pour le développement du logiciel libre
Cet article est le 2965ème sur le blog MRC 53 - le 197ème dans la catégorie MRC national