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Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.

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Budget 2026 : un tournant social et démocratique, selon les syndicats

Les cinq grandes centrales syndicales vent debout contre Bayrou

En juillet 2025, une Pétition intersyndicale adressée au Premier ministre, François Bayrou a recueilli 300 000 signatures.

En août, par un communiqué, les cinq confédérations (CFDT - CGT - FO - CFE/CGC - CFTC) s'en prennent aux conditions posées par le Premier ministre concernant le budget 2026.

Voir (Le Monde, Mariama Darame, 12 août 2025, pour les abonnés) : Budget 2026 : François Bayrou braque les partenaires sociaux.

(...) Pour parvenir à ses fins, François Bayrou fixe un calendrier serré. Sur le principe, les partenaires sociaux doivent exprimer leur volonté de participer à de nouvelles négociations d’ici au 1er septembre. Si tel était leur souhait, la fin des discussions sur la mesure de suppression de deux jours fériés est prévue au mardi 30 septembre, avant la présentation officielle du budget en conseil des ministres. Quant à la réforme de l’assurance-chômage, la date butoir des discussions est fixée au 15 novembre.

« Passage en force »

Mais depuis la présentation des principales orientations du budget, mi-juillet, le torchon brûle entre les organisations syndicales, même les plus promptes à la négociation. « C’est tout sauf du dialogue social, c’est du passage en force à tous les niveaux, déplore Denis Gravouil, secrétaire confédéral de la CGT. Donc l’heure ne peut être qu’au rapport de force avec le gouvernement. » De son côté, la CFDT n’hésite plus à parler de « déni de démocratie sociale », s’érigeant contre l’avènement d’une sixième réforme de l’assurance-chômage depuis 2017, après l’accord conclu en 2024 entre les syndicats et le patronat.

Dans un communiqué, publié samedi soir, les cinq principales centrales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC) ont attaqué à l’unisson les conditions posées par M. Bayrou. « Les organisations syndicales regrettent profondément cette précipitation du gouvernement et avertissent solennellement que nous sommes à un tournant social et démocratique », prévient l’intersyndicale qui se réunira le 1er septembre pour convenir d’une éventuelle mobilisation d’ampleur à la rentrée, si elle refusait de négocier avec le gouvernement. Ce dernier reprendrait alors la main pour imposer ses propres règles.

Ce communiqué donne un avant-goût de la colère qui essaime dans les différentes corporations, prêtes à engager le conflit avec le gouvernement pour le faire reculer sur ses coupes budgétaires. Un mouvement de grève massif se prépare ainsi à l’AP-HP, le service public de santé d’Ile-de-France, dès la fin du mois d’août. Fin juillet, c’est FO qui a annoncé déposer un préavis de grève du 1er septembre au 30 novembre.

Ce front uni des syndicats était jugé prévisible au sein de l’exécutif alors qu’en parallèle le mouvement contestataire du 10 septembre, Bloquons tout, gagne en notoriété sur les réseaux sociaux. Dans une vidéo publiée lundi 11 août au soir sur sa chaîne YouTube, « FB direct », M. Bayrou s’adresse à la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, qui dans un message sur X, avait dénoncé samedi « le choix du passage en force du gouvernement » sur le budget. « Ce n’est pas un passage en force, et c’est d’autant moins un passage en force qu’en réalité les décisions seront prises par le Parlement », avance le premier ministre, qui craint des « sacrifices terribles » si son plan budgétaire n’était pas mis à exécution.

Dans l’attente d’une rentrée sous tension, les partenaires sociaux aiguisent leurs arguments, syndicats comme patronat s’estimant lésés. « C’est une arnaque absolue », a dénoncé, lundi 11 août sur Franceinfo, François Hommeril, président de la CFE-CGC, estimant que M. Bayrou « tire la France vers le bas ». Pour le président du syndicat des cadres, « il n’est pas question d’aller négocier les voies et les moyens par lesquels on va se faire voler », lui qui accuse le gouvernement « d’enrichir un peu plus le patronat » avec sa mesure.

Le risque de coaliser les colères

« Ces deux jours travaillés n’apporteront pas automatiquement aux entreprises plus de rentabilité, plus de chiffre d’affaires », a contre-argumenté le même jour Michel Picon, le président de l’U2P, l’Union des entreprises de proximité. A ses yeux, la suppression de deux jours fériés aboutirait à « mettre la pagaille dans le pays » après avoir contribué à « une rentrée avec un climat social épouvantable ».

Convaincu, avec sa copie budgétaire, d’avoir trouvé la martingale pour rétablir les comptes publics, le Béarnais ne veut pas ployer sous la pression de l’opinion et des corps intermédiaires. Très soucieux d’incarner la figure du courage en politique, il encourt toutefois le risque de coaliser les colères sur son budget.« En jouant le premier ministre inflexible, François Bayrou sature les Français et contribue à sa propre chute, lance le député socialiste du Calvados Arthur Delaporte, il n’a pas de majorité au Parlement pour faire passer ses réformes. »

Pourtant, le gouvernement se prépare à ouvrir un troisième front avec les syndicats. Les partenaires sociaux attendent à la rentrée un troisième courrier qui doit poser les termes d’une négociation pour une réforme visant à « la fluidification du marché du travail ». Les syndicats anticipent déjà un nouveau « musée des horreurs de la stigmatisation des demandeurs d’emploi et de la dérégulation du marché du travail », alors que M. Bayrou martèle que les Français n’ont pas d’autres choix que de travailler plus pour « éviter la catastrophe ».

Cet article est le 3527 ème sur le blog MRC 53 - le 158ème catégorie Travail Economie

Article paru le 13 août 2025 sur http://mrc53.over-blog.com/

 

Photo : 13 octobre 2023, à Laval, l'Intersyndicale devant la Maison des syndicats, avant une manifestation

 

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