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Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.

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Accord de libre-échange UE-Mercosur : la France priée de le valider

L'agriculture sacrifiée sur l'autel des intérêts commerciaux européens
 

L'accord commercial UE-Mercosur, en négociation depuis 25 ans entre la Commission européenne et les pays sud-américains du Mercosur, ne demande plus qu'à être validé par les instances européennes.

- Voir (Wikipédia) : Accord de libre-échange entre le Mercosur et l'Union européenne

Extrait. (...) En 2024, la Commission européenne continue à mener des négociations. En novembre 2024, des négociations entre différents représentants gouvernementaux ont lieu en marge du G20 à Rio de Janeiro pour pousser l'UE à voter un accord avant la fin de l'année. Bien que la France maintienne son opposition, plusieurs pays de l'UE dont la position était plus mitigée en 2019 souhaitent que cet accord voit le jour. Le 6 décembre 2024, l'Union européenne et le Mercosur annoncent avoir à nouveau finalisé les négociations sur l'accord. En septembre 2025, la Commission européenne approuve l'accord.

Processus d’adoption de l’accord

Avant de pouvoir entrer en application, l'accord UE-Mercosur va devoir passer plusieurs étapes législatives. Il va d'abord être soumis à l’approbation des États membres dans le cadre du Conseil de l'Union européenne, où l'unanimité des 27 est nécessaire. Puis le traité sera soumis d'abord au vote du Parlement européen, puis au vote des parlements nationaux des États membres de l'UE. L'accord finalisé de 2019 n'a pas été ratifié et n'est donc pas rentré en application, les négociations ont été reprises en 2022 pour une finalisation en décembre 2024.

La Commission européenne peut choisir de séparer le volet commercial du reste de l'accord, les accords commerciaux relevant exclusivement de sa compétence. Il serait alors soumis au Conseil pour accord à la majorité qualifiée. Ainsi l'accord commercial ne nécessiterait pas la ratification des pays membres, et dans le cas de la France ne serait pas étudiée par le parlement (...).
 

- Voir (Vie publique) : L'accord d'association UE-Mercosur en huit questions
 

- Voir (Reporterre, le média de l'écologie, 03 septembre 2025) : Accord UE-Mercosur : le traité validé par la Commission européenne. Extrait.

En négociation depuis près de vingt-cinq ans, cet accord doit permettre à l’UE d’exporter plus de voitures, de machines, de vin et de spiritueux en Argentine, au Brésil, en Uruguay, au Paraguay et en Bolivie. En retour, il faciliterait l’entrée de produits comme la viande, le sucre, le riz, le miel et le soja sud-américains, au risque de fragiliser certaines filières agricoles européennes.

En France, ce traité est au cœur de nombreuses critiques et a alimenté plusieurs crises agricoles. Son abandon est une revendication récurrente des agriculteurs français, qui craignent la concurrence des éleveurs et cultivateurs d’Amérique du Sud, qui bénéficient de coûts de production plus bas.

Pour remédier à cela et rassurer les États membres, la Commission européenne entend compléter l’accord par un « acte juridique » renforçant les mesures de sauvegarde pour « les produits européens sensibles ».

Outre l’effet sur la filière agricole, la validation de cet accord pourrait avoir des conséquences majeures sur le climat mondial : augmentation des flux commerciaux, hausse des émissions de gaz à effet de serre, déforestation… En satisfaisant ses besoins agricoles, l’Europe déplacera ainsi une partie de son effet écologique vers l’Amérique latine, tout en exposant cette région à davantage de pollution industrielle.

Malgré tout, la Commission européenne insiste pour que les Vingt-Sept donnent « rapidement » leur aval à cet accord, si possible avant la fin de l’année 2025, tant que le président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, occupe la présidence tournante du Mercosur.
 

- Voir (European Milk Board: EMB - 04 septembre, Boris Gondouin vice-président) : « Non à la liquidation de l’agriculture »
Le 4 septembre 2025, l’European Milk Board (EMB) a participé à une manifestation d’envergure à Bruxelles, au cours de laquelle de nombreuses organisations issues des secteurs de l’agriculture, de l’environnement et du développement ont exprimé conjointement leur opposition à l’accord commercial prévu entre l’UE et les pays du Mercosur. 
Pour l’EMB, une chose est claire : l’accord avec le Mercosur sert uniquement les intérêts des grands groupes commerciaux et industriels, avec des conséquences graves pour l’agriculture européenne, l’environnement et la sécurité alimentaire.
 
« Cet accord est emblématique d’une politique commerciale qui désavantage systématiquement les fermes agricoles », déclare Kjartan Poulsen, président de l’EMB. « Il alimente une concurrence ruineuse dans le cadre de laquelle les denrées alimentaires européennes de haute qualité et produites de manière durable ne peuvent rivaliser avec les importations bon marché. » Selon l’EMB, l’ouverture prévue du marché européen aux denrées agricoles d’Amérique du Sud, qui sont souvent produites dans des conditions bien en deçà des normes européennes, par exemple en matière de protection de l’environnement et des animaux ou de composition des denrées alimentaires, constitue un problème majeur. Pour les producteurs européens, soumis à des exigences plus strictes, cela signifie une distorsion massive de la concurrence.
 
En outre, l’accord va à l’encontre des objectifs fondamentaux que l’UE s’est elle-même fixés, notamment en matière de protection du climat, de durabilité et d’approvisionnement régional. La hausse des importations de produits transportés sur de longues distances augmente les émissions et sape les efforts visant à rendre la production alimentaire plus respectueuse de l’environnement en Europe.
 
L’EMB voit également cet accord d’un œil critique en matière de politique de sécurité. Un approvisionnement alimentaire stable et autonome en Europe est d’une importance capitale, tant sur le plan économique que social et politique. La dépendance croissante vis-à-vis des marchés mondiaux rend le système alimentaire plus vulnérable aux crises et affaiblit la sécurité de l’approvisionnement.
 
En outre, l’EMB observe avec inquiétude que la politique de l’UE semble vouloir imposer l’accord sous une forte pression politique et sans contrôle démocratique suffisant. Une décision d’une telle portée doit être prise de manière transparente et avec la participation des parlements et de la société civile.
 
L’EMB appelle donc à une réorganisation fondamentale de la politique commerciale : elle doit créer des conditions équitables pour l’agriculture, prendre au sérieux la responsabilité écologique et sociale et être fondée sur une légitimité démocratique.

- Voir (Terre-net avec AFP, 4 septembre) :

. UE-Mercosur : FNSEA et JA dénoncent un accord toujours toxique

Accord UE-Mercosur : la Coordination rurale dénonce une trahison programmée

Photo (Reporterre) : manifestation contre le traité de libre-échange avec les pays du Mercosur, à Strasbourg, le 19 décembre 2024 © Tobias Canales / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
 

Cet article est le 3535 ème sur le blog MRC 53 - le 172ème, catégorie France et Europe

Article paru le 04 septembre 2025 sur http://mrc53.over-blog.com/

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