Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
Par Michel SORIN
Le président de la République contraint de cohabiter avec la gauche
Emmanuel Macron, président de la République depuis 2017, tient à aller au bout de son second mandat, qui prendra fin en mai 2027. Il est le pivot des institutions, préside le Conseil des ministres mais ne gouverne pas la France. Il désigne le Premier ministre et compose avec lui le gouvernement, charge au Premier ministre d'obtenir la confiance de l'Assemblée nationale.
Car la Vème République est un régime parlementaire, dans lequel le président est le chef de l'exécutif quand il dispose d'une majorité de députés à l'Assemblée nationale.
Depuis sa réélection en 2022, Emmanuel Macron ne dispose que d'une faible majorité relative, ce qui l'a conduit à dissoudre l'Assemblée nationale le 9 juin 2024. Peine perdue, la nouvelle Assemblée lui est encore moins favorable que la précédente.
Le gouvernement Barnier tombe au bout de trois mois, censuré par une majorité de députés. Le gouvernement Bayrou, qui lui succède, fait voter le budget 2025 mais cale au moment de présenter le budget 2026, qui doit impérativement être voté avant la fin de l'année 2025.
Le Premier ministre, François Bayrou, veut obtenir le 8 septembre un vote majoritaire des députés sur son projet de budget 2026, avant les débats parlementaires amenés à l'amender. Il cherche à sensibiliser les Français au problème de la réduction de la dette de l'Etat.
Cette procédure, décidée avec l'accord du président de la République, a provoqué des réactions très négatives des groupes de députés ne faisant pas partie de ses soutiens. Toutes les oppositions ayant annoncé leur intention de voter contre, le Premier ministre sera contraint de présenter la démission de son gouvernement le 8 septembre au soir.
Les oppositions divergent sur l'Après-Bayrou. Les deux principaux groupes de députés ont chacun leur stratégie.
- Le Rassemblement national appelle à la dissolution de l'Assemblée nationale, les perspectives électorales lui étant favorables.
- La France insoumise, considérant la responsabilité du président de la République dans cette situation de crise politique, demande sa démission ou sa destitution.
Le président Macron a fait part de son double refus. Il veut aller au bout de son mandat et ne veut pas dissoudre l'Assemblée nationale. Il nommera donc un nouveau Premier ministre.
Le Parti socialiste s'est porté candidat. Voir Budget 2026 : le PS a présenté à Blois ses propositions alternatives
Son intention est de montrer ses capacités à gouverner, en le faisant différemment des gouvernements précédents. Sur la base de son programme, largement inspiré des orientations de la gauche en 2024, des compromis seraient possibles à l'Assemblée nationale avec les groupes soutenant le président de la République. Pas loin de la cohabitation, cela reste une ultime possibilité, évitant dissolution de l'Assemblée ou démission du président.
Photo : les dirigeants du PS à Blois, 30 août 2025, lors de la présentation de leurs propositions alternatives (LCP-Assemblée nationale).
Cet article est le 3534 ème sur le blog MRC 53 - le 171ème, catégorie France et Europe
Article paru le 03 septembre 2025 sur http://mrc53.over-blog.com/
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