Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
Par Michel SORIN
Le 12 novembre, les députés ont voté en dehors des lignes convenues
Les lignes bougent à l'Assemblée nationale. Pas sûr de l'aboutissement, mais il faut sortir des sentiers battus qui ne mènent nulle part. Le mérite en revient d'abord aux socialistes mais aussi à leur interlocuteur, le Premier ministre.
Voir (LCP-Assemblée nationale, 12 novembre) :
- Retraites : l'Assemblée nationale a approuvé la SUSPENSION DE LA ReFORME
- Réforme des retraites : la gauche se divise sur LA SUSPENSION
La journée du 12 novembre restera comme une journée charnière à l'Assemblée nationale.
Voir (LCP-Assemblée nationale, 13 novembre) : Le budget de la Sécu transmis au Sénat sans vote à l'Assemblée, mais avec les amendements adoptés par les députés.
Au terme du délai constitutionnel dont dispose l'Assemblée nationale pour l'examen en première lecture du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026, le texte va être transmis au Sénat sans avoir été entièrement examiné et avoir fait l'objet d'un vote par les députés. Le gouvernement a cependant indiqué que les amendements adoptés au cours des débats seront intégrés à la copie envoyée aux sénateurs.
Cette dernière journée de débats de première lecture à l'Assemblée nationale a été marquée par l'examen de plusieurs articles clés, appelés en priorité par le gouvernement. Les députés ont ainsi approuvé la suspension de la réforme des retraites, promise au Parti socialiste par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, pour éviter la censure. Cette "suspension" jusqu'en janvier 2028, décrite comme un simple "décalage" par les élus LFI qui se sont opposés à la mesure, a notamment été élargie aux carrières longues.
En fin d'après-midi, les députés sont, en outre, revenus sur le gel des pensions de retraite et des minima sociaux (allocations familiales, RSA, etc.), habituellement plus ou moins indexés sur l'inflation. Le projet "d'année blanche", prévu par le gouvernement pour faire des économies, avait soulevé d'importantes réserves, sur les bancs de la gauche, des Républicains et du Rassemblement national. Opposés à un dégel général, plusieurs élus de l'ex-majorité présidentielle ont chiffré le coût de cette mesure à 3,6 milliards d'euros.
De manière plus consensuelle, les députés ont approuvé l'instauration d'un congé supplémentaire de naissance et avancé son entrée en vigueur à début 2026. Le gouvernement a sonné la fin des débats alors que l'examen de l'article consacré à l'objectif national des dépenses d'assurance maladie (Ondam) était sur le point de s'achever. Auparavant, les députés ont eu le temps d'approuver l'engagement du gouvernement de rehausser d'un milliard d'euros cet objectif, en fléchant 850 millions d'euros vers les hôpitaux et 150 millions vers les maisons France santé.
Les députés n'ont pour autant pas dit adieu aux débats budgétaires : ils reprendront dès ce jeudi matin l'examen de la partie "recettes" du budget de l'Etat, après l'avoir mis en pause pour pouvoir débattre de celui du budget de la Sécurité sociale. Là encore, le calendrier sera contraint en raison des délais prévus par la Constitution et du retard pris en début de procédure lors du changement de gouvernement. Puis le PLFSS reviendra à l'Assemblée nationale, soit sous la forme d'un accord qui aurait été conclu entre les deux Chambres du Parlement en commission mixte paritaire (CMP), soit en nouvelle lecture.
Voir aussi (Maire-Info, Franck Lemarc, 13 novembre) : Suspension de la réforme des retraites adoptée, PLFSS non voté... et maintenant ?
Et cette perspective, au bout du chemin. (...) On semble de plus en plus certainement se diriger vers une impossibilité d’adopter le budget dans les délais impartis par la Constitution, puisque le Sénat n'aurait, lui, que 15 jours pour se prononcer. Ce qui ouvrirait la voie à une situation inédite dans la Ve République, à savoir l’adoption d’un budget par ordonnances. Une situation qui pourrait conduire à la censure du gouvernement, à la fin de l’année ou au tout début de l’année prochaine – ce qui, à moins de trois mois des municipales, transformerait une situation déjà compliquée en casse-tête absolu.
Photo LCP-Assemblée nationale
Cet article est le 3565 ème sur le blog MRC 53 - le 126ème catégorie République Parlement
Article paru le 13 novembre 2025 sur http://mrc53.over-blog.com/
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog
/image%2F1500286%2F20251113%2Fob_e99e74_8047476496-62a3fe51c3-k.jpg)