Le MRC 53 est la structure mayennaise du Mouvement Républicain et Citoyen, qui a pour but de rassembler la gauche républicaine à partir, notamment, des idées de Jean-Pierre Chevènement, l'un de ses fondateurs, qui n'est plus membre du MRC depuis 2015. Le MRC a pris le relais du Mouvement des Citoyens (MDC) après les élections de 2002. En 2022, le MRC est devenu membre de la Fédération de la Gauche Républicaine avec quatre autres organisations politiques.
Par Michel SORIN
Le PS veut rester 1ère force territoriale, LFI veut s'ancrer dans tout le pays
Après la rupture de l'alliance électorale "Nouveau Front populaire" constituée en 2024 pour les élections législatives, les élections municipales de mars 2026 mettent en concurrence le PS et LFI dans la recherche d'un leadership en vue de l'élection présidentielle en avril 2027.
L'hebdomadaire Politis.fr - Média 100% indépendant et engagé formalise à merveille ce qui apparaît comme un champ de bataille.
Pour bien comprendre l'enjeu, il faut lire cet article de Politis (Lucas Sarafian, Pauline Migevant et Pierre Jequier-Zalc • 18 novembre 2025) Jean-Luc Mélenchon : « Nous sommes les plus forts à gauche ».
Les élections municipales des 15 et 22 mars 2026 seront déterminantes pour l'avenir de la gauche en France. D'un côté (LFI) la gauche de rupture, de l'autre (PS) la gauche de gestion.
Voir (Politis, Lucas Sarafian, 3 décembre) Municipales : entre LFI et le PS, la guerre totale est lancée. Extraits.
Qu’il semble loin ce temps où socialistes et insoumis faisaient campagne main dans la main. Aujourd’hui, le Nouveau Front populaire (NFP) est mort et enterré. Et si certains peuvent encore en douter, les municipales de 2026 devraient normalement les convaincre.
Car, entre les socialistes et les insoumis, la bataille semble avoir repris de plus belle. D’un côté, les insoumis ambitionnent de s’ancrer dans tout le pays en vue de la prochaine présidentielle. De l’autre, les socialistes revendiquent être la première force territoriale à gauche et ne comptent pas céder cette place.
Depuis des semaines, les attaques fusent. Les stratèges des deux camps égrènent les villes dans lesquelles les insoumis font pression sur un maire rose. La liste est longue. À Rennes, la députée Marie Mesmeur compte faire tomber Nathalie Appéré. À Villeurbanne, l’adjoint au maire Mathieu Garabedian veut détrôner Cédric van Styvendael. À Montpellier, la députée Nathalie Oziol a lancé sa campagne depuis plusieurs semaines contre Michaël Delafosse.
À Nantes, le conseiller régional William Aucant veut prendre la place de Johanna Rolland. À Saint-Denis, Bally Bagayoko compte faire tomber Mathieu Hanotin. À Rouen, Maxime Da Silva veut battre Nicolas Mayer-Rossignol. À Nancy, Sarah Farghaly veut détrôner Mathieu Klein. À Brest, la suppléante du député Pierre-Yves Cadalen, Cécile Beaudouin, se verrait bien à la place de François Cuillandre. À Clermont, la députée Marianne Maximi vise le poste occupé par Olivier Bianchi. À cette liste s’ajoutent aussi les cas de Cergy, Reims, Marseille, Avignon ou Pantin.
Chez les socialistes, les objectifs sont clairs : conserver Paris, Lille et Marseille, maintenir les villes dirigées par la gauche et se rassembler dans les autres villes « avec deux ou trois forces », selon un cadre PS. Mais ils ne sont pas non plus sans ambitions, et espèrent rafler des communes dans des zones périurbaines et des sous-préfectures. Dans leur viseur, Amiens, Saint-Étienne, Limoges, Metz, Toulouse. Néanmoins, les socialistes ne décorrèlent pas totalement les municipales de la prochaine présidentielle.
Ils espèrent que le scrutin de 2026 permettra de donner une existence politique au périmètre unitaire qu’ils souhaitent pour la prochaine présidentielle. Le « club de Bagneux », cette alliance entre socialistes, écologistes et ex-insoumis officiellement baptisée « Front populaire 2027 », se frotterait pour la première fois aux urnes. « Il faut que ces municipales permettent de consolider l’axe de la gauche non-mélenchoniste », annonce le socialiste Luc Broussy (...).
À travers 2026, les insoumis jouent surtout la présidentielle. Les troupes de Jean-Luc Mélenchon comptent politiser ce scrutin pour lancer le plan qui conduirait le triple candidat à la présidentielle à l’Élysée. L’insoumis Hadrien Clouet en est convaincu : « Tout scrutin municipal sera un scrutin national : est-ce que les gens veulent l’eau publique ? Est-ce qu’ils veulent une police de proximité ? Est-ce qu’ils veulent plus de transports publics ? Ce sont des grands débats français. On est là pour appliquer “l’Avenir en commun” dès demain. »
Le socialiste Luc Broussy le prédit : « S’ils avaient envie de gérer des municipalités, ça se saurait. Ces municipales vont être le terrain de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. On aura droit au “Mélenchon tour” de janvier à mars financé par les budgets des campagnes. » « Toutes les formations politiques vont utiliser les municipales comme tremplin. Et ça tombe bien, il paraît qu’on a un candidat », confiait un député insoumis parisien il y a quelques semaines. La course de chevaux élyséenne commence déjà.
Photo : Jean-Luc Mélenchon, le 23 octobre 2008, à Laval
Cet article est le 3573 ème sur le blog MRC 53 - 68ème dans la catégorie Collectivités territoriales
Article paru le 03 décembre 2025 sur http://mrc53.over-blog.com/
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